Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Recommended Posts

Certes je suis loin d'affirmer le contraire.

Sinon les fonctionnaires flamands formellement interdits de tweeter dans une autre langue que le néerlandais dans le cadre de leur fonction. Au fond une application de la loi linguistique en vigueur mais l'attitude fait sourire.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/811876/les-fonctionnaires-flamands-pries-de-tweeter-en-neerlandais.html

J'avoue ne pas trop savoir dans quel contexte professionnel un fonctionnaire pourrait bien tweeter.

Link to comment
Share on other sites

La Flandre patine certes, mais soyons aussi réaliste, si la France par exemple avait les mêmes indicateurs économiques que la Flandre, on aurait 5 mio de pélerins tous les jours à Tulle, en train de se prosterner devant la statue de St François de Hollandie ....

Clairon

C'était aussi tout l'intérêt du développement d'HAROPA et de tout l'hinterland qui va avec , dont le TGV et les lignes FRET, pour recapter une partie de la manne financière due à Anvers et Rotterdam.

http://www.haropaports.com/

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • 2 weeks later...

Conflit linguistique, énième épisode avec le N VA ...

http://www.lematin.ch/vivre/societe/Une-planche-de-BD-en-francais-censuree-au-Parlement-flamand/story/22113680

 

Pour une exposition intitulée «Le monde de la bande dessinée en version originale», qui s'est ouverte jeudi au Parlement flamand à Bruxelles, les commissaires ont sélectionné une planche en noir et blanc de «L'enfant penchée», un album de Schuiten et du scénariste français Benoît Peeters.

Mais sur la couverture de la brochure de l'exposition, le texte de phylactère (bulle), en français, a été remplacé par un placard blanc.

Cette «censure» est due à une intervention du président du Parlement flamand, Jan Peumans, figure du parti indépendantiste Nouvelle alliance flamande (N-VA), selon le quotidien néerlandophone De Standaard.

«Nous ne pouvions tout de même pas laisser un texte en français au parlement flamand», a justifié son porte-parole, Luc Demullier. «Le gouvernement flamand paie les commissaires de l'exposition 10'000 euros pour remplir leur rôle, est-ce trop demander de choisir une planche sans phylactère en français ?», a-t-il ajouté.

«A la limite, j'aurais compris qu'ils remplacent le texte en français par la version en flamand, qui existe, mais supprimer le texte, c'est extraordinairement choquant», a réagi François Schuiten, en précisant que le projet de brochure qui lui avait été soumis pour approbation comportait bien le texte en français.

 

  On rêve la ...

«Nous ne pouvions tout de même pas laisser un texte en français au parlement flamand», a justifié son porte-parole, Luc Demullier. «Le gouvernement flamand paie les commissaires de l'exposition 10'000 euros pour remplir leur rôle, est-ce trop demander de choisir une planche sans phylactère en français ?», a-t-il ajouté.

  Le N VA ne serait il pas en train de purement et simplement basculer dans la francophobie la + crasse ? Avec ces propos on peu se poser la question

Link to comment
Share on other sites

Continuons, applaudissons des deux mains et encourageons ces décideurs flamands à de tels actes ...

Il faut absolument mettre en avant ces grands intellectuels, comme ce maire d'une commune périphérique qui s'insurgeait que l'on puisse donner un nom Italien à une pizzeria, qui allait à l'encontre de la culture flamande de sa commune ... On lui a demandé en conf. de presse comment Pizza se disait en Néerlandais .... y a eu un blanc ...

C'est comme cela qu'on les aime ces bons petits flamingants complètement omnubilés par la langue de Voltaire, ce sont de telles déclarations qui permettent sans peine de prouver qu'un simple thermomètre  retiré à l'instant de mon fondement fiévreux affichera toujours une t° dépassant largement leurs QI  ....

Clairon

Link to comment
Share on other sites

Vu que l'europe est suceptible d'éclater d'ici peu si elle continue la même politique en dépit des économistes de plus en plus nombreux qui argumentent pour arrêter l'hémoragie de l'austérité à tout va.... il y aura bientôt matière à refaire une petite Europe type CECA des années 60.  France + Wallonie pour commencer avec les italiens et les ibériques. Les autres comme on dit chez nous à Toulon "On s'en cague".

La Teutonie et les grand Bretons nous sont trop estrangers ...je parle meme pas des descendants  des Huns à l'Est et autres Cracoviens morfalous !

Notre petite Europe à 180 millions d'habitants c'est bien suffisant - Grosso modo les limites de l'ex Empire Romain ....des latins et rien que les latins.  Peut être la raison pour laquelle dans notre inconscient on un peu les mêmes valeurs et on se comprend entre nous.

Link to comment
Share on other sites

Vu l'état de délabrement et de pre-Espagne dans lequel se trouve la France actuellement ... Pas sûr que ce soit une bonne affaire ... Surtout quand on voit que la Wallonie rattachée à la France serait la 5e région la plus riche de France ... Perso la perspective de payer de l'ISF et de mourir sous la paperasse et les réglèment a faire palir un secrétaire de Soviet Suprem, j'aime pas trop ...

Clairon

Link to comment
Share on other sites

Vu l'état de délabrement et de pre-Espagne dans lequel se trouve la France actuellement ... Pas sûr que ce soit une bonne affaire ... Surtout quand on voit que la Wallonie rattachée à la France serait la 5e région la plus riche de France ... Perso la perspective de payer de l'ISF et de mourir sous la paperasse et les réglèment a faire palir un secrétaire de Soviet Suprem, j'aime pas trop ...

Mouais 6eme région en 2011, loin derrière les 5 premières , presque ex-aequo avec la 7eme et pas loin de la 8ème, elle s'intégrerait bien donc :lol:

http://www.iweps.be/pib-en-volume

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_fran%C3%A7aises_class%C3%A9es_par_produit_int%C3%A9rieur_brut

En revanche, niveau pib/habitant,  il me semble qu'elle serait plutôt en queue de peloton..

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...

La SNCB va casser le contrat avec le constructeur italien du FYRA

Le conseil d'administration de la SNCB a décidé vendredi de donner mandat à son CEO, Marc Descheemaecker, de casser le contrat conclu avec le constructeur italien des trains à grande vitesse Fyra, AnsaldoBreda, et de refuser la livraison des trois trains prévus pour la SNCB, a annoncé Marc Descheemaecker. Une décision logique et nécessaire, selon le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille.

Le CEO de la SNCB a également reçu mandat pour lever la garantie bancaire couvrant les avances de 37 millions d'euros déjà payées par la SNCB pour la commande. La SNCB entend aussi obtenir réparation auprès d'AnsaldoBreda, via la voie judiciaire, des dommages qu'elle a subis et évalués à "plusieurs millions d'euros".

Les analyses effectuées sur les trains ont mis en lumière des "lacunes fondamentales" dans la conception des trains Fyra (V250), ce qui posait des risques importants tant au niveau de la fiabilité que de la sécurité, a souligné la SNCB.

L'administrateur délégué de la SNCB, Marc Descheemaecker, a détaillé par le menu les ennuis survenus aux Fyra durant leur brève exploitation, entre le 9 décembre 2012 et le 17 janvier 2013 : une porte qui se détache lors d'un arrêt à Bruxelles-Central, fermeture des portes difficiles, portes vulnérables aux infiltrations d'eau, dégâts hivernaux aux marche-pieds, une partie du toit d'un train qui se détache pendant un trajet ou encore détachement d'une grille sous un train.

En outre, il a été constaté que le dessous des trains était insuffisamment protégé contre les obstacles, une formation prématurée de rouille, une protection non étanche des éléments électriques, un problème de conception des câbles et conduits, l'absence de protection solide entre deux caissons ou encore un klaxon du train inutilisable à cause de la neige.

Des tests effectués après la mise à l'arrêt des rames ont mis en évidence une surchauffe des batteries, lesquelles étaient situées sous les compartiments passagers, et un système de freinage inadapté pour un train susceptible de rouler à 250 km/h.

Marc Descheemaecker a aussi communiqué les conclusions, sans appel, du bureau d'ingénieurs anglais Mott MacDonald évoquant des problèmes fondamentaux ne pouvant être solutionnés que sur le long terme et après de sérieuses recherches complémentaires. "Mott MacDonald a notamment constaté, au sujet des câbles et des conduits, que chaque monteur d'AnsaldoBreda avait utilisé son propre modus operandi. Cette absence de standardisation fait que l'on se retrouve aujourd'hui avec 19 trains différents", a souligné Marc Descheemaecker.

Des solutions à l'étude

Étant donné la suppression du service des Fyra, la SNCB va étudier la mise en place d'une relation directe IC entre Anvers et Roosendaal durant les mois d'été ainsi que d'une relation directe Anvers-Eindhoven. En tant qu'actionnaire de Thalys, la SNCB va également demander un renforcement de l'offre de Thalys entre Paris et Bruxelles et Amsterdam.

Le service de trains Fyra entre Bruxelles et Amsterdam, mis en place fin 2012, soit cinq ans plus tard que le calendrier initialement prévu, avait connu une succession de graves problèmes techniques qui avaient conduit à sa suspension en janvier dernier pour une durée indéterminée.

Une décision logique et nécessaire, selon le ministre Labille

Jean-Pascal Labille invite la société ferroviaire à trouver une solution structurelle en instaurant au plus vite une liaison "sûre, régulière et de qualité" entre la Belgique et les Pays-Bas, selon son cabinet. Le ministre PS a dit entre autres partager les préoccupations de Toerisme Vlaanderen (voir ci-dessous). Le ministre ne s'est pas prononcé sur des options concrètes, laissant à l'entreprise publique autonome le soin d'avancer elle-même ses propositions.

Toerisme Vlaanderen souligne l'importance d'une solution de rechange

Le secteur touristique flamand souligne vendredi l'importance cruciale d'une bonne solution de rechange au Fyra, le train à grande vitesse qui reliait Amsterdam à Bruxelles. Les touristes néerlandais se rendant en Flandre dépensent en effet chaque année plus de 60 millions d'euros, estime Toerisme Vlaanderen.

Selon une enquête de 2011, environ un touriste néerlandais sur cinq séjournant en Flandre utilise le train pour se rendre dans l'une des villes d'art flamandes (Anvers, Gand, Bruges, Malines et Louvain) ou à Bruxelles. Ce marché représenterait 180 000 nuitées, pour un total de dépenses récréatives évalué à quelque 23,5 millions d'euros.

A cela s'ajoutent les dépenses effectuées par les touristes néerlandais d'un jour, ce qui représenterait environ 40 millions d'euros.

"Bien sûr, ce chiffre d'affaires ne disparaîtra pas totalement avec la suppression du Fyra", déclare un porte-parole de Toerisme Vlaanderen. "Mais nous craignons qu'une partie de ce chiffre soit perdue si aucune solution de rechange n'est prévue. Ce serait une mauvaise nouvelle pour le secteur touristique ici."

Ecolo réclame le retour du train Benelux

"Il faut (...) sans plus tarder (...) en revenir à la formule antérieure du train Benelux et de ses 16 trains offrant des liaisons régulières entre Bruxelles et Amsterdam, ou toute alternative similaire rapidement exploitable, à côté d'une offre Thalys qui ne correspond pas aujourd'hui aux besoins et aux moyens des voyageurs du train Bénélux", a affirmé le député Ronny Balcaen dans un communiqué.

Selon lui, les mesures annoncées vendredi par la SNCB aujourd'hui "ne correspondent pas à l'urgence et sont en inadéquation avec une politique orientée vers le client".

Pour Ecolo, l'abandon du Fyra - à ce jour par la seule société ferroviaire belge - est "un fiasco industriel et commercial" d'un projet insuffisamment orienté vers les besoins des voyageurs.

Dès sa mise en œuvre et le retrait du train Benelux, l'option Fyra s'est avérée plus chère pour les voyageurs, moins souple (obligation de réservation) et avec une offre restreinte tant en termes d'arrêt que de fréquences. Les problèmes au matériel roulant qui se sont rapidement manifestés, avec les problèmes de sécurité qui auraient pu en découler, ont fini de plomber le projet, a fait valoir M. Balcaen.

Le projet Fyra "se révèle aujourd'hui un gaspillage énorme de moyens", a-t-il poursuivi.

Pour les écologistes, les opérateurs en cause devront rendre des comptes, ouvrir les dossiers et les mettre à disposition des parlementaires afin que l'on sache combien d'argent a été dépensé en pure perte.

Décision pour la mi-juin aux Pays-Bas

"Nous devons d'abord nous concerter avec notre secrétaire d'Etat à l'Infrastructure Wilma Mansveld et nous prendrons une décision à la mi-juin", a indiqué vendredi Eric Trinthamer, le porte-parole des chemins de fer néerlandais (Nederlandse Spoorwegen/NS).

"Bien évidemment, nous sommes pleinement conscients de la décision de la SNCB qui a décidé, vendredi, de rompre le contrat avec le constructeur du Fyra V250. Nous devons nous concerter avec la secrétaire d'Etat et l'actionnaire. Nous enverrons nos conclusions à la secrétaire d'Etat, sur base de notre enquête technique, d'ici la mi-juin. Par ailleurs, les NS présenteront, en concertation avec le ministère, un plan pour les liaisons Pays-Bas - Belgique", a souligné la société néerlandaise dans un communiqué.

Le monde politique néerlandais est moins policé que les NS dans ses réactions. Liesbeth van Tongeren (GroenLinks) a notamment tweeté : "Le bon marché est revenu cher. La saga Fyra nous a coûté des millions d'euros. Les Belges ont arrêté les frais et je veux un débat prochainement pour savoir ce que cela signifie pour les Pays-Bas".

Farshad Bashir (SP): "Il est maintenant temps de récupérer notre argent et d'acheter des trains valables. Je vais demander à la secrétaire d'Etat Mansveld d'arrêter les Fyra aux Pays-Bas".

Sander de Rouwe (CDA) estime pour sa part qu'une enquête parlementaire est "inévitable".

D'après Belga

Link to comment
Share on other sites

  • 1 month later...

Le suspense autour de l'abdication du roi des Belges prendra fin ce mercredi à 18 heures. Plus tôt ce mercredi, Albert II a en effet fait savoir dans un communiqué  qu'il s'adressera «à la population» via les principales chaînes de télévision et de radio, alors que des rumeurs persistantes font état depuis plusieurs mois d'une possible abdication, qui serait prévue le 21 juillet. 

Le palais a annoncé qu'à l'issue d'un «conseil des ministres restreint» réuni à 13h15, «en présence du Roi», il a été décidé que «le Roi s'adressera à la population aujourd'hui à 18 heures par le biais d'une allocution sur les quatre grandes chaînes de télévision du pays et leurs stations de radio». Après cette allocution, le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, fera une déclaration à 18h15.

Par ailleurs, Martin Buxant, un journaliste du quotidien flamand «De Morgen», a indiqué vers 14h30 sur son compte Twitter que le roi allait annoncer «son abdication à 18h». Le quotidien «De Standaard» précise pour sa part que le roi abdiquera le 21 juillet, en citant une source ministérielle, jour de la fête nationale de la Belgique.

http://www.leparisien.fr/international/belgique-le-roi-albert-ii-va-annoncer-son-abdication-03-07-2013-2950935.php

Link to comment
Share on other sites

Et si le roi abdiquait.

Quelles conséquences?

Avis des forumeurs belges.. =)

S'ouvrirait un interrègne au cours duquel le gouvernement et la fonction de chef d'Etat serait assuré par les ministres réunis en Conseil. Philippe (logiquement) prêtera ensuite serment.

La question porte autour de l'acceptation de Philippe par le monde politique, surtout flamingant. Depuis plus d'un an on fait un gros travail autour de la personne du Prince. Il me semble que son entourage de conseillers a aussi bénéficié d'un renouvellement, notamment sur le plan de la communication. Il semblerait que l'on soit parvenu à le décoincer un peu et à le rendre plus amical dans ses relations de travail.

Après à mon avis il y aura toujours une NVA pour diaboliser l'affaire quoi qu'il se passe car c'est son fond de commerce...

Link to comment
Share on other sites

Par rapport a il y a 2 ou 3 ans, certains aspects ont quand même changé en Belgique .... Progressivement toute une partie du monde politique ne craint plus nécessairement le changement. On croyait qu'un 1er ministre socialo francophone allait conduire le pays au chaos, faut bien se rendre compte que c'est pas le cas .... Même si c'est pas l'amour, certains au nord du pays commencent à se rendre compte que ce que l'équipe soit-disant bancale en place a réussi à faire en moins de 2 ans était pas mal du tout (25 milliards d'efforts, réforme de l'état, séparation de BHV, ...) le tout avec des résultats économiques pas trop mauvais (chomage en progression certes, mais qui n'explose pas comme en France, déficit contenu à moins de 3 %, agitation sociale faible/moyenne, ...)

On criait partout, moi le premier, que l'arrivée de Philippe allait tout faire exploser, aujourd'hui j'en suis nettement moins sur ... De toute façon cela allait arriver un jour, donc autant le prendre au moment le plus opportun, ou le moins inopportun ... On aura des élections le printemps prochain, imaginez en plus un Roi que l'on aurait gardé le plus longtemps possible en une fois incapable de régner, là on aurait eu un boxon de première classe.

Clairon

Link to comment
Share on other sites

  • 3 weeks later...

Comme décrit pour le PP, armée mexicaine. Ces partis sont en effet des partis de personnes aucunement institutionnels, concentrés sur un ou deux "dossiers" et e maîtrisant qu'imparfaitement le reste de l'agenda voir pas du tout (où bizarrement selon eux il faudrait repartir d'une feuille blanche, absolument  :lol:). En général centrés autour d'un ou deux chefs ne tolérant aucune nuance dans leur opinion, aucun cadre un peu efficace dans le parti. De facto inapte a diriger ne serait-ce que plusieurs communes (et dans un pays qui a pour certains endroits une tradition de presque un millénaire d'autonomie communale...). c'est une puissante limite.

Le Modem français en souffre un peu aussi, parait-il.

Link to comment
Share on other sites

La SNCB va casser le contrat avec le constructeur italien du FYRA

Le conseil d'administration de la SNCB a décidé vendredi de donner mandat à son CEO, Marc Descheemaecker, de casser le contrat conclu avec le constructeur italien des trains à grande vitesse Fyra, AnsaldoBreda, et de refuser la livraison des trois trains prévus pour la SNCB, a annoncé Marc Descheemaecker. Une décision logique et nécessaire, selon le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille.

Le CEO de la SNCB a également reçu mandat pour lever la garantie bancaire couvrant les avances de 37 millions d'euros déjà payées par la SNCB pour la commande. La SNCB entend aussi obtenir réparation auprès d'AnsaldoBreda, via la voie judiciaire, des dommages qu'elle a subis et évalués à "plusieurs millions d'euros".

Les analyses effectuées sur les trains ont mis en lumière des "lacunes fondamentales" dans la conception des trains Fyra (V250), ce qui posait des risques importants tant au niveau de la fiabilité que de la sécurité, a souligné la SNCB.

L'administrateur délégué de la SNCB, Marc Descheemaecker, a détaillé par le menu les ennuis survenus aux Fyra durant leur brève exploitation, entre le 9 décembre 2012 et le 17 janvier 2013 : une porte qui se détache lors d'un arrêt à Bruxelles-Central, fermeture des portes difficiles, portes vulnérables aux infiltrations d'eau, dégâts hivernaux aux marche-pieds, une partie du toit d'un train qui se détache pendant un trajet ou encore détachement d'une grille sous un train.

En outre, il a été constaté que le dessous des trains était insuffisamment protégé contre les obstacles, une formation prématurée de rouille, une protection non étanche des éléments électriques, un problème de conception des câbles et conduits, l'absence de protection solide entre deux caissons ou encore un klaxon du train inutilisable à cause de la neige.

Des tests effectués après la mise à l'arrêt des rames ont mis en évidence une surchauffe des batteries, lesquelles étaient situées sous les compartiments passagers, et un système de freinage inadapté pour un train susceptible de rouler à 250 km/h.

Marc Descheemaecker a aussi communiqué les conclusions, sans appel, du bureau d'ingénieurs anglais Mott MacDonald évoquant des problèmes fondamentaux ne pouvant être solutionnés que sur le long terme et après de sérieuses recherches complémentaires. "Mott MacDonald a notamment constaté, au sujet des câbles et des conduits, que chaque monteur d'AnsaldoBreda avait utilisé son propre modus operandi. Cette absence de standardisation fait que l'on se retrouve aujourd'hui avec 19 trains différents", a souligné Marc Descheemaecker.

Des solutions à l'étude

Étant donné la suppression du service des Fyra, la SNCB va étudier la mise en place d'une relation directe IC entre Anvers et Roosendaal durant les mois d'été ainsi que d'une relation directe Anvers-Eindhoven. En tant qu'actionnaire de Thalys, la SNCB va également demander un renforcement de l'offre de Thalys entre Paris et Bruxelles et Amsterdam.

Le service de trains Fyra entre Bruxelles et Amsterdam, mis en place fin 2012, soit cinq ans plus tard que le calendrier initialement prévu, avait connu une succession de graves problèmes techniques qui avaient conduit à sa suspension en janvier dernier pour une durée indéterminée.

Une décision logique et nécessaire, selon le ministre Labille

Jean-Pascal Labille invite la société ferroviaire à trouver une solution structurelle en instaurant au plus vite une liaison "sûre, régulière et de qualité" entre la Belgique et les Pays-Bas, selon son cabinet. Le ministre PS a dit entre autres partager les préoccupations de Toerisme Vlaanderen (voir ci-dessous). Le ministre ne s'est pas prononcé sur des options concrètes, laissant à l'entreprise publique autonome le soin d'avancer elle-même ses propositions.

Toerisme Vlaanderen souligne l'importance d'une solution de rechange

Le secteur touristique flamand souligne vendredi l'importance cruciale d'une bonne solution de rechange au Fyra, le train à grande vitesse qui reliait Amsterdam à Bruxelles. Les touristes néerlandais se rendant en Flandre dépensent en effet chaque année plus de 60 millions d'euros, estime Toerisme Vlaanderen.

Selon une enquête de 2011, environ un touriste néerlandais sur cinq séjournant en Flandre utilise le train pour se rendre dans l'une des villes d'art flamandes (Anvers, Gand, Bruges, Malines et Louvain) ou à Bruxelles. Ce marché représenterait 180 000 nuitées, pour un total de dépenses récréatives évalué à quelque 23,5 millions d'euros.

A cela s'ajoutent les dépenses effectuées par les touristes néerlandais d'un jour, ce qui représenterait environ 40 millions d'euros.

"Bien sûr, ce chiffre d'affaires ne disparaîtra pas totalement avec la suppression du Fyra", déclare un porte-parole de Toerisme Vlaanderen. "Mais nous craignons qu'une partie de ce chiffre soit perdue si aucune solution de rechange n'est prévue. Ce serait une mauvaise nouvelle pour le secteur touristique ici."

Ecolo réclame le retour du train Benelux

"Il faut (...) sans plus tarder (...) en revenir à la formule antérieure du train Benelux et de ses 16 trains offrant des liaisons régulières entre Bruxelles et Amsterdam, ou toute alternative similaire rapidement exploitable, à côté d'une offre Thalys qui ne correspond pas aujourd'hui aux besoins et aux moyens des voyageurs du train Bénélux", a affirmé le député Ronny Balcaen dans un communiqué.

Selon lui, les mesures annoncées vendredi par la SNCB aujourd'hui "ne correspondent pas à l'urgence et sont en inadéquation avec une politique orientée vers le client".

Pour Ecolo, l'abandon du Fyra - à ce jour par la seule société ferroviaire belge - est "un fiasco industriel et commercial" d'un projet insuffisamment orienté vers les besoins des voyageurs.

Dès sa mise en œuvre et le retrait du train Benelux, l'option Fyra s'est avérée plus chère pour les voyageurs, moins souple (obligation de réservation) et avec une offre restreinte tant en termes d'arrêt que de fréquences. Les problèmes au matériel roulant qui se sont rapidement manifestés, avec les problèmes de sécurité qui auraient pu en découler, ont fini de plomber le projet, a fait valoir M. Balcaen.

Le projet Fyra "se révèle aujourd'hui un gaspillage énorme de moyens", a-t-il poursuivi.

Pour les écologistes, les opérateurs en cause devront rendre des comptes, ouvrir les dossiers et les mettre à disposition des parlementaires afin que l'on sache combien d'argent a été dépensé en pure perte.

Décision pour la mi-juin aux Pays-Bas

"Nous devons d'abord nous concerter avec notre secrétaire d'Etat à l'Infrastructure Wilma Mansveld et nous prendrons une décision à la mi-juin", a indiqué vendredi Eric Trinthamer, le porte-parole des chemins de fer néerlandais (Nederlandse Spoorwegen/NS).

"Bien évidemment, nous sommes pleinement conscients de la décision de la SNCB qui a décidé, vendredi, de rompre le contrat avec le constructeur du Fyra V250. Nous devons nous concerter avec la secrétaire d'Etat et l'actionnaire. Nous enverrons nos conclusions à la secrétaire d'Etat, sur base de notre enquête technique, d'ici la mi-juin. Par ailleurs, les NS présenteront, en concertation avec le ministère, un plan pour les liaisons Pays-Bas - Belgique", a souligné la société néerlandaise dans un communiqué.

Le monde politique néerlandais est moins policé que les NS dans ses réactions. Liesbeth van Tongeren (GroenLinks) a notamment tweeté : "Le bon marché est revenu cher. La saga Fyra nous a coûté des millions d'euros. Les Belges ont arrêté les frais et je veux un débat prochainement pour savoir ce que cela signifie pour les Pays-Bas".

Farshad Bashir (SP): "Il est maintenant temps de récupérer notre argent et d'acheter des trains valables. Je vais demander à la secrétaire d'Etat Mansveld d'arrêter les Fyra aux Pays-Bas".

Sander de Rouwe (CDA) estime pour sa part qu'une enquête parlementaire est "inévitable".

D'après Belga

  Une excellente nouvelle, ce petit train même pas digne de faire office de TER de secours qu'on laisse pourrir dans un hangar "au cas ou" ...

Il s'agit purement et simplement d'une escroquerie industrielle de la part de Fyra au vu du cumul des défauts dont certains sécuritairement très inquiétants on peut légitimemement se poser la question sur le bureau d'ingénieurie qui a développé cette espèce de charette sur rail ... Ou si le problème vient de la phase réalisation ou il y aurait eu un faible respect du développement initial en tout cas, quelque chose ne va pas !

  Cette affaire donne le sentiment que Fyra s'est comporté comme un petit artisan verreu comme il en existe parfois hélas qui viennent alors leur devis tout beau pour votre cahier des charges alors qu'en réalité vous ne le savez pas encore mais vous venez de signer avec un incompétent qui le sait d'ailleurs et vous a concocté une belle arnaque au moins disant qualitatif ... Une analyse de divers matériaux utilisés devrait être intéressante dans un tel dossier

  Cela fait peur pour l'avenir avec l'italie qui a commandé a AnsaldoBreda 50 futures ETR 1000 "zefiro 300" ... Bien que j'admet ne pas avoir entendu ni vu de problèmes majeurs avec les ETR 500 ... Du coup c'est le grand questionnement : Qu'est ce qui a bien pu se passer pour un tel désastre autour du Fyra dans cette société expérimentée pourtant dans le matériel ferrovière (moins dans la grande vitesse) et les trams ...

Ceci dit Finmeccanica projette de revendre sa filiale ferrovière AnsaldoBreda a Hitachi qui pourrait a la limite radicalement changer la donne

  En tout cas l'état belge se réserve de projeter des poursuites judiciaires pour l'affaire autour de ce train qu'on peut même pas qualifier de maudit, mais surement pire que cela pour rester dans la dignité (bon allez j'avoue : moisi  =D)

Link to comment
Share on other sites

Le problème c'est que beaucoup des défauts du train étaient connus lors de l'appel d'offres mais il a quand même été sélectionné. Le rail reste un gros point faible de la Belgique même si de gros efforts ont été accomplis en matière de matériels roulants (nouvelles rames Desiro par exemple). En particulier au Sud du pays d'ailleurs. Le RER est bientôt en service en Flandre tandis qu'en Wallonie c'est largement pour après 2020.

Link to comment
Share on other sites

Questions aux belges fréquentant ce forum, de la part d'un petit français qui voit ça de loin.

Est ce que ceux qui réclament le scission du pays sont crédibles, aujourd'hui? Leurs arguments sont ils rationnels?

La séparation des deux communautés linguistiques gagne t elle en popularité?

Les arguments avancés pour justifier la fin de la Belgique sont ils les mêmes qu'il y a qqes années?

En France, les medias ont repris l'idée que la Wallonie avait plus à perdre, car économiquement "à la remorque" de la Flandre, car "sous-perfusion" de subventions,etc... Comme si les medias reprenaient texto l'avis des autonomistes flamands. Ces arguments sont ils au coeur du débat en Belgique?

Les tensions entre communauté sont elles courantes? On a bcp parlé ici de cette commune qui voulait interdire l'installation de francophones.

Merci de votre aide.

Link to comment
Share on other sites

Est ce que ceux qui réclament le scission du pays sont crédibles, aujourd'hui? Leurs arguments sont ils rationnels?

Ceux qui réclament la scission du pays sont principalement la NVA, de loin le premier parti de Flandre. Donc oui, il a du poids. Quant aux arguments ça dépend du point de vue. Ils n'ont pas tort sur tout mais il y a aussi une large part de mauvaise foi.

La séparation des deux communautés linguistiques gagne t elle en popularité ?

Pas que je sache.

Les arguments avancés pour justifier la fin de la Belgique sont ils les mêmes qu'il y a qqes années?

Le discours n'a pas vraiment changé : différences culturelles, poids du boulet Wallonie...

En France, les medias ont repris l'idée que la Wallonie avait plus à perdre, car économiquement "à la remorque" de la Flandre, car "sous-perfusion" de subventions,etc... Comme si les medias reprenaient texto l'avis des autonomistes flamands. Ces arguments sont ils au coeur du débat en Belgique ?

Il ne faut pas oublier non plus que le premier importateur des biens et services flamands est la Wallonie ! Donc oui, il y a assistance de la Flandre envers la Wallonie (mais dans des proportions que je ne connais pas) mais c'est contrebalancé par le fait que la Wallonie achète plus que n'importe quelle région du monde la production flamande.

Les tensions entre communauté sont elles courantes? On a bcp parlé ici de cette commune qui voulait interdire l'installation de francophones.

Les politiciens beuglent souvent mais au niveau de la population il n'y a pas vraiment de problèmes. Je n'ai jamais entendu parler de "lynchage". Il y a parfois des lois en Flandre pour limiter la venue de non néerlandophones mais ces textes sont recalés dès qu'il faut les traduire en lois. 

Link to comment
Share on other sites

  • Fenrir changed the title to [Belgique]

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

 Share

  • Member Statistics

    5,796
    Total Members
    1,550
    Most Online
    ixnay
    Newest Member
    ixnay
    Joined
  • Forum Statistics

    21.3k
    Total Topics
    1.5m
    Total Posts
  • Blog Statistics

    4
    Total Blogs
    3
    Total Entries
×
×
  • Create New...