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Le système de radionavigation européen Galileo devrait entrer en fonctionnement en Chine pour 2008. S'appuyant à terme sur une constellation de 30 satellites, il permettra à tout utilisateur muni d'un récepteur de connaître sa position précise partout sur Terre et sous n'importe quelles conditions climatiques. Le projet a été lancé conjointement en mars 2002 par l'Union Européenne et l'Agence Spatiale Européenne (ESA) afin d'obtenir l'indépendance technologique et stratégique de l'Europe par rapport au système militaire Global Positionning System (GPS) développé par les Etats-Unis. Contrairement à ce dernier, Galileo fournira un service payant, plus performant et plus fiable qu'un service gratuit sans obligation de résultat, ce qui permettra le développement d'applications plus poussées. La Chine a rejoint le projet en 2004 avec une participation de 200 millions d'euros comprenant la conception et le développement d'équipements embarqués et la formation d'ingénieur chinois aux technologies de Galileo. Outre la Chine, l'Union Européenne a déjà signé des accords de coopération avec les Etats-Unis, Israël, l'Ukraine, l'Inde, la Corée du Sud et récemment avec le Maroc.

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Galileo, le GPS européen : ça passe ou ça casse ! Le projet Galileo prend du retard. Selon le Commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, Galileo serait même en péril si chaque pays à l'origine du projet continue de protéger ses propres intérêts plutôt que collaborer avec ses partenaires. Depuis son lancement dans les années 70, le GPS américain s'est imposé, en l'absence de toute concurrence, comme système universel de navigation par satellites. La conséquence de cette situation est une dépendance technique, politique, stratégique et économique de millions d’utilisateurs. Pour cette raison, l’Europe s'est décidée à créer un dispositif similaire, mais mieux adapté à une utilisation civile et domestique, affichant clairement une volonté politique d’émancipation vis à vis de la tutelle technologique des Etats-Unis. C'est le système Galileo. A l'origine, il avait été prévu que les industriels, prioritairement européens, puissent constituer des consortiums et soient en compétition. Après de longs palabres, deux consortiums se sont créés: Euraly, comprenant Alcatel avec l’italien Finmeccanica ainsi que les espagnols AENA et HispaSat iNavSat, réunissant EADS, le français Thales et le britannique Inmarsat Mais des tensions, qui agitaient à ce moment EADS (dont l'enjeu était l'équilibre des emplois entre la France et l'Allemagne) n'ont pas manqué de polluer toute discussion portant sur l'avancement du programme Galileo, d'où intervention en juin 2005 de la Commission de Bruxelles et de l'Agence Spatiale Européenne (ESA). Les deux consortiums rivaux étaient alors invités à dialoguer pour chercher une alliance raisonnable. On pouvait espérer… Or, dix-huit mois après cette étape, rien n'a été fait et chaque pays concerné continue à privilégier ses propres intérêts, en termes d'économie ou d'emploi, avant toute action collective. D'où l'intention de Jacques Barrot de sermonner fermement les ministres européens. Vue comme cela, la situation paraît encore simple. Trop simple. Si tous les Etats concernés peuvent légitimement souhaiter leur part du gâteau dans l'aubaine que représente pour les industriels la construction de 30 satellites, de l'implantation au sol de l'infrastructure de contrôle et de l'administration du réseau, ce qui représente des milliers d'emplois et des revenus assurés pour plusieurs décades, il faut aussi compter avec les industriels eux-mêmes qui tous estiment avoir les meilleurs atouts pour construire cette constellation. D'abord EADS et Alcatel Alenia Space bien sûr, la première possédant des sites dans toute l'Europe pouvant très bien assurer à elle seule la distribution géographique, la seconde ayant déjà réalisé l'intégration de tous les satellites du réseau similaire russe Globalstar, donc bénéficiant d'une expérience unique doublée d'une capacité de 4 à 5 satellites par mois. Mais il faut aussi compter avec les Britanniques de SSTL (Université de Surrey), qui ont su imposer la réalisation de Giove-A, démonstrateur dont la principale fonction était d'occuper les fréquences d'émission attribuées à Galileo par l'UIT (Union Internationale des Télécommunications) avant qu'elles ne tombent dans le domaine public suite aux retards accumulés et ne soient finalement accordées à une société concurrente. Et lorsque les Etats réussissent à se mettre d'accord, ce sont les industriels qui trouvent à y redire en tendant d'attirer la couverture des crédits et des emplois de leur côté. Ce qui n'est pas surprenant au sujet d'un système qui promet des revenus de plusieurs milliards d'euros sous forme d'activités et de produits dérivés. Autrement dit, la meilleure des coopérations peut porter en elle les gènes de sa propre discorde. Et pour une fois, ce n'est pas l'Europe qui est à accuser, mais plutôt son absence. Dès lors, faut-il s'étonner que M. Jacques Barrot soit en train de préparer une série de scenarii alternatifs si les industriels se révèlent incapables de respecter les échéances qui leur ont été fixées… en 2005 ?

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Galiléo avance.

Galileo : accord au sommet entre EADS, Thales et Finmeccanica

[ 22/08/07 ]

Les présidents des trois champions européens de l'espace ont jeté les bases d'un partage des responsabilités de maîtrise d'oeuvre, en attendant que Bruxelles résolve la question du financement.

Galileo reprend vie petit à petit. Trois mois après que la Commission de Bruxelles a signifié l'abandon du projet européen de radionavigation par satellites sous forme de partenariat public-privé, ou PPP (« Les Echos » du 7 mai), optant pour un financement public de la constellation encore incertain, les trois champions européens de l'espace ont conclu un accord de principe sur le futur partage des responsabilités. C'est ce qui est ressorti d'une réunion au plus haut niveau, tenue fin juillet entre Tom Enders et François Auque pour EADS, Denis Ranque et Pascale Sourisse pour Thales, ainsi que Pier Francesco Guarguaglini pour Finmeccanica.

« Il s'agissait de finaliser des principes de coopération industrielle et de faire oeuvre de proposition vis-à-vis de Bruxelles et de l'Agence spatiale européenne », explique-t-on de bonne source. Une présentation du schéma de coopération aux services de Jacques Barrot, le commissaire européen des Transports, et à l'ESA (Agence spatiale européenne) est prévue.

Lors du Salon du Bourget, les intéressés avaient laissé entendre qu'ils cherchaient un accord pour éviter que les batailles homériques du passé ne pourrissent la deuxième vie du GPS européen. « Galileo est en danger, mais Thales et Finmeccanica sont d'accord pour remettre ce projet sur pied. Pour cela, nous devons renouveler notre accord avec EADS, sans changer l'équilibre global de la charge de travail », avait notamment déclaré Denis Ranque, le PDG de Thales. Quelques heures avant l'ouverture du Salon aéronautique, François Auque, le patron d'EADS Astrium, avait appelé à ne pas « rouvrir la boîte de Pandore » des déchirements passés.

L'accord prend donc acte de la volonté des trois groupes de valoriser ce qui a déjà été fait pour le développement des premiers satellites de la constellation, en préservant les équilibres nationaux. Concrètement, il partage la responsabilité de maîtrise d'oeuvre entre EADS Astrium pour les satellites, Thales et Finmeccanica pour les stations au sol. « Soit de 10 % à 15 % de la valeur du futur contrat », estime un connaisseur. Sous l'oeil bienveillant de l'ESA et de la Commission ? Pas si sûr...

2,4 milliards d'euros

En entérinant la mort du PPP, Bruxelles doit en effet trouver 2,4 milliards d'euros publics. Or, qui dit argent public dit mise en concurrence, selon les règles communautaires. Celle-ci pourra s'exercer au niveau des équipements (comme c'est déjà le cas), et des interventions croisées seront possibles entre EADS Astrium et Thales ou Finmeccanica. Enfin, l'imprimatur de Tom Enders à cet accord laisse imaginer que les appétits de « retours industriels » de Berlin, que la partie française décrit comme très importants, devraient être satisfaits.

Reste maintenant à résoudre l'équation financière. « Difficile, mais pas impossible », estimait en juin Jean-Jacques Dordain, le directeur de l'ESA, toujours lors du Salon du Bourget. Une des pistes promues par les équipes de Jacques Barrot consisterait à prendre dans les sommes non engagées de la politique agricole commune, mais rien n'est arrêté. Et il est fort probable qu'aucune décision n'interviendra lors des Conseils Transport d'octobre et novembre, renvoyant toute décision sur le financement au Conseil européen de la mi-décembre.

EADS, Thales et FINMECCANICA progressent dans le dossier Galileo

(AOF) - Selon le journal "Les Echos", les présidents des trois champions européens de l'espace, EADS (EAD), Thales (HO) et Finmeccanica, ont jeté les bases d'un partage des responsabilités de maîtrise d'oeuvre du projet Galileo (projet européen de radionavigation par satellites), en attendant que Bruxelles résolve la question du financement. Une réunion s'est tenue fin juillet entre Tom Enders et François Auque pour EADS (EAD), Denis Ranque et Pascale Sourisse pour Thales (HO), ainsi que Pier Francesco Guarguaglini pour Finmeccanica.

"Il s'agissait de finaliser des principes de coopération industrielle et de faire oeuvre de proposition vis-à-vis de Bruxelles et de l'Agence spatiale européenne", a expliqué une source aux "Echos". Une présentation du schéma de coopération aux services de Jacques Barrot, le commissaire européen des Transports, et à l'ESA (Agence spatiale européenne) est prévue.

Concernant le financement, "Les Echos" rappelle qu'en entérinant la mort du PPP (partenariat public-privé), Bruxelles doit trouver 2,4 milliards d'euros publics. Or, qui dit argent public dit mise en concurrence, selon les règles communautaires, souligne le quotidien économique.

Galileo, le GPS européen en attente de financement, se discute

22 août 2007 | 08:15 BST

Par Yves Grandmontagne

Le projet européen de radionavigation par satellites progresse malgré tout, affirment ses protagonistes

EADS, Thales et Finmeccanica auraient jeté les bases d'un partage des responsabilités de maîtrise d'œuvre du projet européen de radionavigation par satellites baptisé Galileo.

"Il s'agissait de finaliser des principes de coopération industrielle et de faire œuvre de proposition vis-à-vis de Bruxelles et de l'Agence spatiale européenne", affirme une source proche du dossier citée par Les Echos.

Pour autant, le projet semblait au point mort depuis que l'Europe a changé son fusil d'épaule et a choisi de relancer le projet à zéro en décidant de le financer à 100 %. La tentative d'un premier consortium d'entreprises européennes avait échoué.

En fait, la question du financement revient au cœur du débat, car la Communauté européenne se doit de respecter ses règles, et en particulier de mettre en concurrence les candidats aux deniers publics.

Quand d'un côté un nouveau consortium industriel travaille sur le projet Galileo, mais que dans le même temps l'Europe n'a pas encore trouvé les fonds (3,4 milliards d'euros), ne risque-t-on pas de mettre la charrue avant les bœufs ?

Car, pendant ce temps, les ministres des Transports des Vingt-Sept Etats membres, même s'ils ont exprimé leur volonté de sauver ce projet-phare de l'Union Européenne, restent encore fortement divisés sur les modalités précises du financement. Ils ont déjà une première fois reporté la question à l'automne prochain.

Bref, le système GPS américain peut souffler, ce n'est pas encore aujourd'hui qu'un concurrent sérieux viendra le déloger !

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Europe plans €2.1bn cash snatch to rescue ‘white elephant in the sky’

J.Barrot, le commissaire EU au transport ayant en charge le projet Galileo a trouvé une solution pour budgeter le projet.

Il propose de taper dans la caisse de la PAC, en effet une partie du budget de celle-ci n'a pas été attribué suite à la hausse des prix agricole.

Il a l'appui de la commission mais les Britanniques s'y oppose et argue que certains exploitants agricoles comme les producteurs de viandes ont souffert de la hausse des céréales et que l'argent pourrait leur etre attribué, de leur coté les Allemands s'inquiète d'un précédent.

Dans le meme temps les US garantisse (pas dans cet article) que la continuité du signal GPS sera  assuré.

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Faudra passer par les russes pour lancer l'ensemble de ces sats. Ariane tout eseule ne s'en sortira pas avec les cadences planifiées. Manque de bol la Russie aussi doit speeder pour lancer ses sat, elle a prevu de vendre ses recepteurs Glonass debut 2008.

Beau combat en perspective ;) Les americains serront tres mecontents. héhé

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Pour ce qui est des lancements pas de soucis: le proto pèse une demie tonne pour 1 m x 1 m x 2,4 m.

une coiffe ariane 5 permet de placer des charges utiles sur une hauteur de 15,5 mètres et a un diamètre intérieur de 4,57 mètres. Donc même si les satellites de série prennent du volume (ça m'étonnerait quand même que ça double) on pourra sans pb en caser 4 par vol, mais je pencherais pour plus, quitte à développer des supports de lancement *8 vu la place et le faible poids.

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Pour ce qui est des lancements pas de soucis: le proto pèse une demie tonne pour 1 m x 1 m x 2,4 m.

une coiffe ariane 5 permet de placer des charges utiles sur une hauteur de 15,5 mètres et a un diamètre intérieur de 4,57 mètres. Donc même si les satellites de série prennent du volume (ça m'étonnerait quand même que ça double) on pourra sans pb en caser 4 par vol, mais je pencherais pour plus, quitte à développer des supports de lancement *8 vu la place et le faible poids.

Et la navette US, ce ne serais pas mieux?

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Elle décolle encore celle-là ? Je crois que le coup d'un vol de la navette est beaucoup plus élevé qu'une Ariane V et en plus les sens pas trop coopératifs là-dessus les US...  :lol: Après tout il s'agit de faire voler en éclat leur monopole GPS...

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Les propositions se multiplient pour sauver Galileo.

par Yves Clarisse

BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne explore actuellement toutes les pistes, tant financières qu'industrielles, pour sauver le projet Galileo menacé par la défaillance du privé et les réticences allemandes.

Les propositions se sont multipliées ces derniers jours pour sortir de l'impasse sur le financement de ce projet-phare de positionnement par satellite et ses retombées industrielles.

Faute d'accord avant la fin de l'année, Galileo risque de prendre un retard impossible à rattraper par rapport à la nouvelle version de son principal concurrent, le GPS américain.

Les ministres du Budget des Vingt-Sept se sont réunis vendredi avec des représentants du Parlement européen, qui ont un pouvoir de décision égal à celui des gouvernements sur les dépenses européennes, mais une solution rapide est exclue.

"Il est extrêmement important de maintenir ce projet en vie si l'Europe veut rester compétitive et indépendante vis-à-vis des Etats-Unis, de la Russie voire de la Chine dans un secteur ultra-stratégique", a déclaré Reino Paasalinna, porte-parole des députés socialistes pour les questions industrielles.

Selon des diplomates, les ministres des Transports, qui se réunissent le 29 novembre, ne devraient pas non plus parvenir à une solution définitive et les dirigeants européens devront se saisir du dossier lors de leur sommet du 14 décembre.

Le premier problème est d'abord financier.

Le consortium privé qui avait été choisi a renoncé à participer au financement de l'infrastructure de 30 satellites, pour laquelle il manque 2,4 milliards d'euros.

PAS UN PRÉCÉDENT

La Commission européenne, appuyée par la plupart des Etats membres et le Parlement européen, a proposé que le budget européen prenne le relais, ce qui est aisé.

Il suffit d'effectuer des modifications de lignes budgétaires et de consacrer à Galileo les fonds, essentiellement agricoles, qui n'ont pas été utilisés grâce à la bonne tenue des cours mondiaux des céréales, qui permettent d'économiser sur les subventions à l'exportation de produits européens.

"Quelque 2,5 milliards d'euros restent disponibles sur les crédits de la politique agricole commune (PAC)", explique Catherine Guy-Quint, une parlementaire qui négocie les questions budgétaires pour le groupe socialiste européen.

La France, pourtant très sourcilleuse de la défense des intérêts de ses agriculteurs, accepte cette proposition.

Mais l'Allemagne ne veut pas de cette manipulation et estime que les fonds qui ne sont pas dépensés doivent revenir dans ses coffres, soit 500 millions d'euros rien que pour elle en 2007.

"C'est pour l'Allemagne une question de principe", explique un diplomate, soulignant qu'elle refuse de créer un précédent.

Les diplomates travaillent donc à la rédaction d'une déclaration qui affirmerait qu'il s'agit d'une opération unique que le Parlement européen ne pourra pas invoquer dans l'avenir pour obtenir plus d'argent pour telle ou telle politique.

"Mais ce n'est pas qu'une question de principe pour l'Allemagne, c'est aussi de la tactique", a dit l'un d'eux.

Berlin craint que ses entreprises, essentiellement des entités moyennes sur ce marché, n'obtiennent pas leur part du gâteau dans les appels d'offre et soupçonne la France de vouloir rafler la mise grâce à ses géants du secteur.

PARTAGE DU GÂTEAU

L'Allemagne propose donc de procéder au financement des satellites de Galileo par des contributions nationales à l'Agence spatiale européenne (ESA), ce qui garantirait un meilleur "retour" automatique aux entreprises allemandes.

Aucun autre Etat membre ne veut de cette solution qui obligerait les capitales à de longues tractations et la Commission a formalisé cette semaine une alternative qui permettrait de garantir le partage du gâteau.

Le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, a proposé de le diviser en six lots et aucune entreprise ne pourrait être chef de file dans plus de deux lots.

"C'est un pas dans la bonne direction", souligne-t-on côté allemand, où l'on reste toutefois ferme sur le financement.

Les diplomates espèrent qu'un mélange de toutes les propositions - la déclaration assurant qu'il ne s'agit pas d'un précédent et le partage des marchés - finira par vaincre les réticences allemandes au plus haut niveau.

Les sommes avancées par le public seraient remboursées lorsque le système - d'un coût global, construction comprise de 10 milliards d'euros - sera opérationnel et qu'il sera possible de retirer des bénéfices de son exploitation commerciale.

Le consortium défaillant mais qui assurera cette exploitation est composé de grands groupes industriels: le géant de l'aérospatiale EADS, les français Thales et Alcatel-Lucent, le britannique Inmarsat, l'italien Finmeccanica, les espagnols AENA et Hispasat et le duo allemand Deutsche Telekom.

Beaucoup plus précis que le GPS, Galileo devrait avoir de multiples applications dans des domaines aussi variés que l'agriculture, les transports, l'environnement et la pêche.

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L'UE tente de partager le gâteau industriel de Galileo.

par Yves Clarisse

BRUXELLES (Reuters) - Après avoir assuré le financement de Galileo, les Etats membres de l'UE ont entrepris de se partager le gâteau industriel du projet européen de positionnement par satellite, rival du GPS américain.

Les ministres des Transports des Vingt-Sept se sont réunis à Bruxelles pour tenter de parvenir à un accord afin d'éviter que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne aient à se saisir du dossier lors de leur sommet du 14 décembre.

"La présidence portugaise (de l'UE) pousse pour arracher un compromis, mais ce n'est pas gagné", souligne un diplomate.

Un pas important a été franchi vendredi dernier lorsque les ministres du Budget des Vingt-Sept ont assuré le financement de Galileo, qui était menacé par la défaillance du secteur privé et les réticences de l'Allemagne sur ses modalités.

Faute de compromis avant la fin de l'année, Galileo risque tout simplement d'être abandonné, puisque le retard de plus de cinq ans déjà accumulé le rendrait obsolète par rapport à la nouvelle version du GPS, dont l'accès est gratuit.

Le budget communautaire sera mis à contribution pour financer à hauteur de 2,4 milliards d'euros la constellation de satellites et l'argent proviendra des fonds non dépensés, essentiellement dans le domaine agricole, en 2007 et 2008, grâce à la bonne tenue des cours des matières premières.

Mais l'Allemagne avait voté contre cette solution. Elle préférait procéder au financement du lancement de Galileo par des contributions nationales à l'Agence spatiale européenne (ESA), ce qui aurait garanti un meilleur "retour" automatique aux entreprises allemandes.

LES BRITANNIQUES RUENT DANS LES BRANCARDS

Mise en minorité, l'Allemagne a toutefois obtenu la garantie que les contrats seraient équitablement répartis entre les participants pour assurer que ses entreprises, essentiellement des entités moyennes sur ce marché, obtiennent leur part du gâteau dans les appels d'offre. Elle soupçonne la France de vouloir rafler la mise grâce à ses géants du secteur.

Le différend entre la France et l'Allemagne sur la restructuration d'Airbus a créé de la méfiance entre les deux pays.

De source française, on souligne que les entreprises françaises sont capables de "tout faire" mais que la France est prête à partager le gâteau pour préserver la cohésion de l'UE.

Jacques Barrot, commissaire européen aux Transports, a donc proposé de diviser le marché en six segments et aucune entreprise ne pourrait être chef de file dans plus de deux lots.

L'Allemagne a bien accueilli cette proposition qui lui permettrait par exemple d'obtenir un centre de contrôle des données satellitaires en temps réel, tout comme l'Italie.

Mais d'autres pays ruent dans les brancards, comme l'Espagne et le Royaume-Uni, qui souhaiterait préserver une véritable concurrence dans les appels d'offre pour les segments.

Le consortium défaillant mais qui assurera l'exploitation de Galileo est composé de grands groupes industriels: le géant de l'aérospatiale EADS, les français Thales et Alcatel-Lucent, le britannique Inmarsat, l'italien Finmeccanica, les espagnols AENA et Hispasat et l'allemand Deutsche Telekom.

Beaucoup plus précis que le GPS, Galileo devrait avoir de multiples applications dans des domaines aussi variés que l'agriculture, les transports ou l'environnement.

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De source française, on souligne que les entreprises françaises sont capables de "tout faire" mais que la France est prête à partager le gâteau pour préserver la cohésion de l'UE.

Sauf que le contribuable Fr ne suffit plus  :'(

edit: Au fait, si le projet Galileo a trainé ce n'est sans doute pas seulement due aux pressions US, il ce peut que des pays de l' UE en aient  profité pour acquérir les compétances nécéssaires au partage industriel.

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Invité Rob

De source française, on souligne que les entreprises françaises sont capables de "tout faire" mais que la France est prête à partager le gâteau pour préserver la cohésion de l'UE.

La meme est vrai pour le Royaume-Uni (SSTL, Astrium UK) et l'Allemagne (OHB, Astrium Deutschland) et peut-etre aussi l'Italie.

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La meme est vrai pour le Royaume-Uni (SSTL, Astrium UK) et l'Allemagne (OHB, Astrium Deutschland) et peut-etre aussi l'Italie.

Comme d'habitude tu ragis pour defendre l'honneur du UK sans comprendre de quoi on parle.

Galileo a 6 lots: satellites, lanceurs, logiciels, relais au sol, centres de contrôle, gestion de l'ensemble.

Pas besoin d'etre un genie pour voir que le UK ne peut pas repondre aux 6 lots sauf a developper un nouveau lanceur en 5 ans...

A+

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