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il y a 1 minute, Ciders a dit :

Drogue aussi (le Triangle d'Or avait repris des couleurs ces dernières années mais visiblement ça se tasse de nouveau). Je me demande si ils ne font pas aussi maintenant dans les drogues de synthèse.

https://www.unodc.org/unodc/fr/frontpage/2020/February/myanmar-opium-cultivation-drops-again-as-the-regional-drug-economy-continues-to-evolve.html

Ils font aussi du business avec la Corée du Nord :

https://www.reuters.com/article/us-northkorea-missiles-un-exclusive-idUSKBN1FM2NB

Il me semble avoir vu passer récemment un article sur des usines militaires dans le pays qui auraient pu produire pour la Corée du Nord mais je ne le retrouve plus. En tout cas, le pays est une zone noire idéale pour de nombreux trafics...

 

C'est ça, c'est le pays de la contrebande. La junte contourne les sanctions internationales et se finance comme ça.

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à l’instant, Shorr kan a dit :

C'est ça, c'est le pays de la contrebande. La junte contourne les sanctions internationales et se finance comme ça.

D'ailleurs, ça a récemment un peu couiné quand on s'est aperçus que les deux Casa C295 jordaniens avaient été semble t-il discrètement revendus au Myanmar. Scramble s'en est fait l'écho donc ça semble très sûr.

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Tiens, je viens de lire que le nouveau boss s'était fait bannir de Facebook il y a deux ans :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Min_Aung_Hlaing

À la suite de la publication du rapport de l’ONU le réseau social Facebook annonce avoir banni le compte du commandant en chef de l’armée, ainsi que ceux d’une vingtaine d’autres individus et organisations également sanctionnés, comme la télévision militaire Myawady.

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il y a 58 minutes, TarpTent a dit :


Quand on pense qu’on commence à mettre le bannissement par FB comme élément signifiant, devant même un rapport de l’ONU, maintenant... 

Le monde va mal :tongue:

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@TarpTent La, c'est de l'exagération :bloblaugh:

Je n'ai copier que les dernières phrases du paragraphe sur le dit rapport pour indiquer que les réseaux sociaux n'ont pas banni que Trump... Voici le début de celui-ci :

 

Accusation par l'ONU de crimes contre l’humanité et crimes de guerre

Un rapport de l’ONU, publié le 27 août 2018, accuse le commandant en chef de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Ce sont les massacres à grande échelle commis par l’armée birmane contre les Rohingya, qui constituent les faits visés. La commission de l'ONU chargée de l'enquête, dirigée par Marzuki Darusman, vise également cinq autres personnes, dont l'adjoint du commandant en chef, le général Soe Win. À la suite de la publication du rapport de l’ONU...

 

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https://edition.cnn.com/2021/02/01/politics/biden-myanmar-takeover/index.html (2 février 2021)

"La prise de pouvoir par l'armée en Birmanie, la détention d'Aung San Suu Kyi et d'autres responsables civils, ainsi que la déclaration de l'état d'urgence national constituent une attaque directe contre la transition du pays vers la démocratie et l'État de droit", a déclaré M. Biden dans un communiqué lundi. "Depuis près d'une décennie, le peuple birman travaille sans relâche à la mise en place d'élections, d'une gouvernance civile et d'un transfert pacifique du pouvoir. Ces progrès doivent être respectés".

"Les États-Unis ont levé les sanctions contre la Birmanie au cours de la dernière décennie sur la base des progrès réalisés vers la démocratie", a-t-il poursuivi, en utilisant un autre nom pour le Myanmar. "L'annulation de ces progrès nécessitera une révision immédiate de nos lois et de nos autorités en matière de sanctions, suivie d'une action appropriée."

Déclarer officiellement que les événements du Myanmar sont un coup d'État obligerait légalement les États-Unis à couper l'aide étrangère au gouvernement du pays. Le bureau juridique du département d'État étudie cette détermination et devrait prendre l'initiative sur cette question, ont déclaré les responsables. Il n'y a pas d'obligation légale pour les États-Unis de déclarer officiellement qu'une prise de pouvoir militaire est un coup d'État, mais l'administration prendra cette décision si elle estime qu'il est dans l'intérêt de la sécurité nationale des États-Unis de le faire.

L'administration Trump a imposé des sanctions contre le commandant en chef des forces armées du Myanmar, Min Aung Hlaing, et l'a empêché d'entrer aux États-Unis en raison de son rôle dans les violations des droits de l'homme contre la population rohingya dans l'État de Rakhine au Myanmar.

L'administration Biden pourrait appliquer des sanctions dès cette semaine, mais sa décision d'appuyer sur la gâchette sera probablement influencée par le désir de se joindre à ses alliés. Elle s'efforce de se faire une idée de la rapidité avec laquelle les autres pays veulent agir, ont déclaré les responsables.

Bonnie Glaser, conseillère principale pour l'Asie et directrice du China Power Project au Centre d'études stratégiques et internationales, a déclaré à CNN que l'imposition de sanctions ou la limitation des interactions avec le Myanmar pourrait "ouvrir la porte à une influence chinoise encore plus grande".

Cependant, un troisième assistant du Congrès a noté qu'"il n'est pas évident que ce qui s'est passé soit considéré par la Chine comme un développement positif".

Edited by Wallaby
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https://asia.nikkei.com/Politics/International-relations/Biden-s-Asia-policy/Myanmar-poses-early-test-for-Biden-s-diplomacy-with-allies (2 février 2020)

L'armée du Myanmar va certainement se pencher sur la réponse de Washington, mais les États-Unis ont un pouvoir de pression limité et "les acteurs extérieurs les plus importants sont la Chine, l'Inde et le Japon", a déclaré Josh Kurlantzick, chargé de recherche pour l'Asie du Sud-Est au Council on Foreign Relations, un groupe de réflexion basé à New York.

La Chine est la superpuissance régionale. L'Inde, un autre voisin important, a offert un sous-marin de classe Kilo de l'ère soviétique au Myanmar en octobre, une initiative que de nombreux analystes ont considérée comme une tentative de contrer l'influence de Pékin dans la région.

En partie pour des raisons d'intérêt géopolitique et en partie pour rechercher un autre centre de production avec des salaires plus bas que ceux de la Chine, le Japon a mené une vague d'investissements dans le pays, surnommé la "dernière frontière de l'Asie". Plus de 400 membres de la Chambre de commerce et d'industrie japonaise locale y opéraient à la fin du mois de mai 2020.

L'autoritarisme a également gagné du terrain en Thaïlande, où les militaires ont pris le pouvoir lors d'un coup d'État en 2014 et où ils jouissent toujours d'une influence considérable ; au Cambodge, où le parti du Premier ministre Hun Sen détient le contrôle total du Parlement après avoir réprimé l'opposition ; et aux Philippines, où le gouvernement du président Rodrigo Duterte mène une guerre brutale contre les drogues illégales.

Biden a fait appel à des visages familiers de l'administration Obama pour son équipe diplomatique et place la démocratie et les droits de l'homme au cœur de sa politique étrangère. Mais les États-Unis ont perdu beaucoup d'influence en Asie, après que le rééquilibrage de l'ère Obama se soit essoufflé et que le président Donald Trump, qui vient de quitter le pouvoir, ait largement négligé la région. Reprendre le terrain perdu ne sera pas chose facile.

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https://asia.nikkei.com/Opinion/Myanmar-coup-will-reverberate-far-beyond-Southeast-Asia (2 février 2021)

Bilahari Kausikan est l'ancien secrétaire permanent du ministère des affaires étrangères de Singapour.

Kurt Campbell, aujourd'hui coordinateur pour l'Indo-Pacifique à la Maison Blanche, et secrétaire d'État adjoint dans la première administration Obama, a été l'architecte de l'ouverture au Myanmar. Il est conscient de la futilité d'isoler le Myanmar - deux décennies de sanctions n'ont rien changé au comportement du Tatmadaw - et de la validité toujours plus grande des considérations stratégiques étant donné la concurrence accrue avec la Chine.

L'administration Biden pourrait être confrontée à des pressions pour une action plus dure de la part des républicains qui cherchent à embarrasser l'administration et l'aile progressiste du parti démocratique. Vont-ils écouter Campbell ?

Le Congrès n'est pas une institution réputée pour sa capacité à adopter une vision stratégique ou à long terme. Au fur et à mesure de l'évolution de la situation au Myanmar, il serait prudent que les États-Unis et l'ASEAN n'oublient pas qu'aucun parti extérieur n'a beaucoup d'influence au Myanmar et que l'avenir du pays est entre les mains du Myanmar.

Les deux principaux acteurs sont toujours la conseillère d'État Aung San Suu Kyi et le commandant en chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing. Ils ont plus en commun que beaucoup ne le pensent. La réponse de la première à la crise des Rohingya a montré clairement qu'elle n'est pas une icône de la démocratie libérale et le bilan de son premier mandat a révélé que, réticente à déléguer son autorité, elle s'est embourbée dans les petits détails du gouvernement mais n'a pas été en mesure de fournir la direction stratégique dont son pays avait besoin.

Avant les élections de novembre 2020, le Myanmar n'était pas une démocratie idéalement gouvernée. Qu'on le veuille ou non, le Tatmadaw était et reste l'institution qui fonctionne le mieux dans un État largement dysfonctionnel, un pouvoir qui ne peut jamais être ignoré. Tous deux sont des nationalistes têtus dont la réponse instinctive à un problème politique est de ne pas faire de compromis.

Aung San Suu Kyi et le Tatmadaw sont tous deux enclins à considérer les myanmarais ordinaires de la rue, qu'il soient bamars ou de minorité ethnique, comme des sujets plutôt que des citoyens. En fin de compte, il s'agit bien plus d'une question de pouvoir que de principes.

Edited by Wallaby
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https://www.lemonde.fr/international/live/2021/02/02/coup-d-etat-en-birmanie-comment-la-crise-a-t-elle-commence-pourquoi-aung-san-suu-kyi-a-t-elle-ete-arretee_6068475_3210.html

Plusieurs facteurs peuvent néanmoins expliquer le coup d’Etat :

- La dégradation continue des relations entre Aung San Suu Kyi (« ASSK ») et le chef de l’armée, le général Min Aung Hlaing ;

- Ce dernier, qui devait normalement prendre sa retraite l’été prochain, pouvait craindre de se retrouver affaibli et isolé en tant que simple citoyen alors qu’il est désigné comme le coupable numéro un par l'Organisation des Nations unies du massacre des musulmans rohingya, que l'agence onusienne a qualifié de « génocide » ;

- La nouvelle session du Parlement allait s’ouvrir lundi, il fallait agir vite : la spectaculaire victoire de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) aux élections de novembre, qui a renforcé l’assise politique d’« ASSK », aurait pu mener, à terme ,à une révision de la Constitution.

Des amendements à cette dernière, objectif affiché de la NLD, auraient pu notamment permettre à Aung San Suu Kyi de devenir chef de l’Etat. Ces perspectives n’auraient sans doute pas pu devenir réalité dans un avenir proche, car cette même Constitution réserve à l’armée 25 % de sièges dans chacune des chambres du Parlement. La présence de ces « parlementaires-militaires » permet donc à l’armée de posséder un droit de veto effectif.

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Ça m'étonne que personne n'ait titré "Pékin se félicite du retour de l'ordre en Birmanie". La Chine ne le dira pas bien sûr, mais ces régimes mafieux lui conviennent à merveille, comme au Cambodge, en Corée du Nord, etc...

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il y a 2 minutes, Boule75 a dit :

Ça m'étonne que personne n'ait titré "Pékin se félicite du retour de l'ordre en Birmanie". La Chine ne le dira pas bien sûr, mais ces régimes mafieux lui conviennent à merveille, comme au Cambodge, en Corée du Nord, etc...

Il y a quand même deux dissonances entre la junte birmane et le régime chinois :

- le régime chinois est un régime de parti unique civil qui domine les militaires (la dernière fois qu'un militaire a essayé de prendre le dessus, ça s'est mal passé pour lui : Lin Biao), ce qui est en continuité avec ce qui se passait sous l'empire : les mandarins, lettrés, dominent les hommes de guerre (du moins selon l'interprétation de John Fairbank : https://en.wikipedia.org/wiki/Wen_and_wu )

- le régime chinois est un régime de parti unique, or que demandent les militaires birmans ? Des élections multipartites ! Ils se plaignent que la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi ait acquis une telle position de domination qu'elle est devenue un quasi-parti unique.

 

 

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il y a une heure, Wallaby a dit :

Il y a quand même deux dissonances entre la junte birmane et le régime chinois :

- le régime chinois est un régime de parti unique civil qui domine les militaires (la dernière fois qu'un militaire a essayé de prendre le dessus, ça s'est mal passé pour lui : Lin Biao), ce qui est en continuité avec ce qui se passait sous l'empire : les mandarins, lettrés, dominent les hommes de guerre (du moins selon l'interprétation de John Fairbank : https://en.wikipedia.org/wiki/Wen_and_wu )

- le régime chinois est un régime de parti unique, or que demandent les militaires birmans ? Des élections multipartites ! Ils se plaignent que la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi ait acquis une telle position de domination qu'elle est devenue un quasi-parti unique.

7 sept nuances de rouge.

  • La notion de "parti unique civil" est spécieuse : c'est une structure pyramidale non-démocratique d'abord, et quand elle n'est pas soumise au peuple est avant tout non-démocratique préoccupée par sa propre survie et par la maximisation des profits de ses membres.
  • Les militaires birmans ne demandent rien je crains : ils ont repris le pouvoir qu'ils n'ont jamais véritablement lâché.

 

Oh quelle surpriseRFI :

Citation

Légende de la photo : "Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, reçu le 12 janvier 2021 à Naypyidaw par le général Min Aung Hlaing, qui s'est emparé du pouvoir avec l'armée birmane le 1er février 2021. AP"

Le putsch des militaires birmans, lundi 1er février, et l'arrestation d'Aung San Suu Kyi est un « remaniement ministériel majeur », selon la presse officielle chinoise, qui rivalise d'euphémismes pour éviter de parler de coup d'État. Le gouvernement de Pékin s'est, en effet, contenté d'appeler à la « résolution des différends dans le cadre de la loi », se gardant bien de condamner l'armée birmane.

Surtout ne pas dire le mot. L'agence Chine Nouvelle a évoqué « un important remaniement ministériel ». Pas question de coup d'État mais d'un « remplacement des ministres civils par des militaires ». Citant « des experts », le quotidien de langue anglaise Global Times a, de son côté, qualifié la prise du pouvoir par l'armée d'« ajustement de la structure déséquilibrée du pouvoir ».

Par la suite c'est de la faute de Donald Trump, aussi...

 

Je note surtout la remarquable politesse de la junte, qui demande poliment l'autorisation de faire un coup d'état au Grand Voisin Amical et Surconscient du Nord juste avant.

Mon coeur pleure des perles de sang joyeux,
La joie sanglante ruisselle par mes yeux !
Comme c'est beau, comme c'est creux.

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https://www.straitstimes.com/asia/se-asia/myanmars-army-is-back-in-charge-it-never-truly-left (3 février 2020)

"L'armée est tissée dans le tissu humain de la société du Myanmar", a déclaré Richard Horsey, analyste politique à Yangon, la plus grande ville du Myanmar.

"Non seulement elle a ses propres écoles, ses hôpitaux et son système de production alimentaire, mais son élite est mariée avec des familles de commerçants et des familles de la LND, créant ainsi un tissu intégré presque impossible à défaire".

La domination de l'armée s'étend au-delà de la puissance de feu de son demi-million de soldats, dont les attaques contre les minorités ethniques se sont intensifiées pendant le mandat de Min Aung Hlaing. Les deux conglomérats les plus puissants du pays sont sous le commandement de l'armée, contrôlant une vaste fortune qui comprend du jade, du bois, des ports et des barrages. Le Tatmadaw s'occupe des banques, des assurances, des hôpitaux, des gymnases et des médias. Il est le plus grand propriétaire foncier du pays.

Ce n'est pas un hasard si le réseau de téléphonie mobile Mytel a été le premier à reprendre vie lundi après que les télécommunications aient été perturbées dans tout le pays par le coup d'État. Mytel appartient en partie aux militaires.

Et le caractère de Suu Kyi est également marqué par la détermination militaire : Son père a fondé l'armée moderne du pays, et même s'il a été assassiné quand elle avait deux ans, elle l'a appelé son modèle politique. La Ligue nationale pour la démocratie a été cofondée par un autre ancien chef de l'armée, et le parti place une femme comme son commandant incontesté.

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Il y a 20 heures, Boule75 a dit :

7 sept nuances de rouge.

  • La notion de "parti unique civil" est spécieuse : c'est une structure pyramidale non-démocratique d'abord, et quand elle n'est pas soumise au peuple est avant tout non-démocratique préoccupée par sa propre survie et par la maximisation des profits de ses membres.
  • Les militaires birmans ne demandent rien je crains : ils ont repris le pouvoir qu'ils n'ont jamais véritablement lâché.

Oh quelle surpriseRFI :

https://www.lepoint.fr/monde/birmanie-aung-san-suu-kyi-a-ete-arretee-par-l-armee-selon-le-parti-au-pouvoir-01-02-2021-2412032_24.php

« Nous mettrons en place une véritable démocratie multipartite », ont déclaré les militaires dans un communiqué publié sur leur page Facebook, ajoutant que le pouvoir sera transféré après « la tenue d'élections générales libres et équitables ».

Bien sûr, il ne faut pas prendre ces promesses pour argent comptant. C'est une rhétorique. Mais elle est difficilement compatible avec celle de Pékin, régime de parti unique.

D'autre part, j'ai la faiblesse de croire qu'en première approximation, la Chine est une dictature d'extrême gauche, ou un régime qui se pare d'oripeaux d'extrême gauche, tandis que le régime militaire birman est une dictature d'extrême droite, de la même façon que Cuba est une dictature d'extrême gauche, tandis que le régime de junte du Brésil était une dictature d'extrême droite.

Cela n'empêche pas les rapprochements, mais c'est au prix de contorsions idéologiques acrobatiques.

 

Edited by Wallaby
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https://www.bbc.com/news/business-55944643 (4 février 2021)

Le géant japonais de la bière Kirin a déclaré qu'il se retire d'un partenariat au Myanmar qu'il gère avec un conglomérat lié à l'armée du pays.

La société a une entreprise commune avec Myanmar Economic Holdings, qui est supervisée par le commandant en chef, le général Min Aung Hlaing.

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https://www.franceculture.fr/emissions/affaires-etrangeres/affaires-etrangeres-emission-du-samedi-06-fevrier-2021

Sophie Boisseau du Rocher 32:23 Je crois qu'il faut faire quand même très attention, l'armée est finalement à mon avis l'institution la plus méfiante à l'égard de la Chine. On a parlé de son nationalisme exacerbé, on a parlé de son complexe obsidional, et donc les militaires birmans ne veulent pas être alignés sur les positions chinoises et craignent évidemment qu'en raison d'une certaine dépendance économique ou logistique, à l'égard par exemple des armements chinois, ils soient obligés de s'aligner sur les positions de Pékin. Donc il y a aussi une certaine méfiance, et je crois qu'il ne faut pas penser que le général Min va obligatoirement s'aligner sur les intérêts de Pékin.

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remaniement ministériel majeur

Je dois avouer j'ai bien rigolé en voyant ça ils ont le sens de la formule en Chine !

Le 03/02/2021 à 15:03, Wallaby a dit :

Cela n'empêche pas les rapprochements, mais c'est au prix de contorsions idéologiques acrobatiques.

Du moment que l'idéologie plie mais ne rompt pas, l'honneur est sauf. :rolleyes:

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Il y a 17 heures, Arland a dit :

Je dois avouer j'ai bien rigolé en voyant ça ils ont le sens de la formule en Chine !

Nos journalistes occidentaux ont eux-mêmes été très créatifs en 2019 s'agissant de convaincre leurs auditeurs et lecteurs que l'interruption du processus électoral en Bolivie n'était pas un coup d'État :

http://www.air-defense.net/forum/topic/6968-bolivie-•-l’épouvantail-du-séparatisme/?do=findComment&comment=1350764

 

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https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/10/le-nouvel-homme-fort-de-la-birmanie-un-general-sans-charisme-et-juriste-pointilleux_6069396_3210.html

L’auteur du coup d’Etat du 1er février en Birmanie, le général Min Aung Hlaing, est un homme disposant d’un certain bagage universitaire.

Lors d’entretiens avec ses interlocuteurs étrangers, il a tendance à se comporter comme un juriste pointilleux, héritage de ses deux années passées à étudier le droit à la faculté des arts et des sciences de Rangoun, en 1972.

Ce n’est pas un homme du sérail : fils d’un ingénieur, le général est un provincial qui a dû souquer ferme pour se hisser sur la plus haute marche de la hiérarchie. Ses origines se situent sur les marches lointaines du pays, une région excentrée et méridionale : il est né en 1956 à Dawei, capitale du Tenasserim, près de la frontière thaïlandaise.

Grimpant peu à peu les échelons de la Tatmadaw (les forces armées birmanes), le futur général en chef va voir sa carrière s’envoler après sa nomination comme responsable militaire de l’Etat Shan, au début des années 2000. Là-bas, dans cet univers de toutes les turbulences où éclatent des insurrections variées et parfois concurrentes, il va apprendre à négocier avec les chefs de guerre. Il connaît son heure de gloire en 2009, quand il prend la tête des opérations destinées à mater les combattants de la guérilla des Kokang – Birmans d’origine chinoise –, qui guerroient aux portes de l’empire du Milieu.

De longue date considéré comme un dur – donc un homme de confiance – par l’ancien dictateur Than Shwe qui passe la main en 2011, Min Aung Hlaing accède, la même année, au poste de commandant en chef de l’armée de terre, de l’aviation et de la marine.

Les succès lui sont peut-être montés à la tête quand il arrive au sommet : un ancien ambassadeur d’Australie à Rangoun, Nicholas Coppel, décrivait cette semaine le général comme un homme qui ne sait pas « écouter et ne laisse parler personne ». Le jugement émis par cet ancien diplomate dans une interview sur le site du journal japonais Nikkei Asian Review est sévère : « Il me semblait qu’il était une victime de sa propre arrogance et de son ignorance [des réalités ]. »

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