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France : Création d'une cellule vente d'armes

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Création d'une cellule vente d'armes

La France a mis en place une cellule opérationnelle pour réagir rapidement et faire des offres attractives en matière de ventes d'armes, a-t-on appris aujourd'hui dans l'entourage du président français Nicolas Sarkozy à Marrakech.

"Il existe des domaines qui sont aux confins des champs industriel, stratégique, politique, et militaire. Il faut prendre des décisions politiques et militaires très vite et il faut des arbitrages urgents", a expliqué un haut fonctionnaire de l'Elysée.

Constatant que "la stratégie des grands contrats militaires est une mauvaise statégie" et qu'il faut être hyperréactif dans ce secteur, le président français a mis en place il y a quelques mois cette "war room", comme l'appellent ses collaborateurs, qui est une cellule interministérielle "pour porter ces projets de ventes d'armes".

Cette unité est composée d'un représentant des ministères des Affaires Etrangères, de la Défense, des Finances, du Premier ministre, du chef d'Etat-major particulier de la présidence de la République et du secrétariat général de l'Elysée.

Source Figaro

Bon l'échec du Rafale au maroc est acté. =(

Enfin... j'espère juste que cette cellule n'aura pas en son sein les incompétents du dossier Rafale...  =(  Stratège vient peut-être de trouver un nouveau boulot ?  :lol:

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Stratège vient peut-être de trouver un nouveau boulot ?

Si il s'adresse aux acheteurs potentiels comme il s'adressait aux participants du forum on est pas prêt de le vendre notre Rafale  =D

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http://www.lefigaro.fr/actubourse/20071025.FIG000000340_vente_d_armes_le_dispositif_a_l_export_sera_remis_a_plat.html

Vente d'armes : le dispositif à l'export sera remis à plat

De notre envoyé spécial à Marrakech THIERRY OBERLÉ.

Publié le 25 octobre 2007

Actualisé le 25 octobre 2007 : 07h55

lAprès l'échec du Rafale au Maroc, Nicolas Sarkozy souhaite mettre en place une nouvelle organisation pour soutenir les grands contrats français à l'étranger.

L'ÉCHEC du projet de vente d'avions de combat Rafale au Maroc ne restera pas sans suite. Hier, Nicolas Sarkozy a indiqué avoir engagé une révision de fond en comble des structures étatiques chargées de réaliser des grands contrats à l'étranger. « La stratégie des grands contrats est une mauvaise stratégie puisque les contrats ne sont pas au rendez-vous, a confié le chef de l'État. L'organisation française n'est pas efficace. Je vais la supprimer de haut en bas, de droite à gauche. » Il reconnaît ainsi - même s'il n'est pas entré dans le détail - des erreurs et des incohérences dans le traitement par l'administration de ce dossier.

Convaincu que l'avion de combat de Dassault * est une « réussite technologique », le président français a déploré son « échec commercial ». Et d'ajouter : « Les discussions ont duré des années mais, que voulez vous, le Maroc est un pays indépendant. » « Le Rafale est un avion remarquable, mais le problème est financier. Il faut faire preuve d'imagination et de volontarisme », a-t-il poursuivi en prônant une politique plus offensive.

Pour faire évoluer les choses, Nicolas Sarkozy a décidé de créer une « war room », une cellule opérationnelle destinée à huiler les rouages entre les divers services engagés dans des opérations commerciales à l'international. Elle sera composée de François Pérol, le secrétaire général adjoint de l'Élysée, d'un représentant de Matignon, du ministère des Affaires étrangères, de la Défense et de Bercy. « Ces dossiers sont aux confins du militaire, du stratégique et de l'industriel. Il y a des questions de financement par des crédits et des garanties accordées par la Coface à régler », a-t-il expliqué. Le président français a également confié au ministre de la Défense, Hervé Morin, la rédaction d'un livre blanc sur la Défense. « Il y aura beaucoup à élaguer », prévient-il déjà en visant, sans les désigner, plusieurs organismes.

« Je veux copier les Américains »

Nicolas Sarkozy a cité l'exemple des États-Unis, qui ont finalement réussi à fournir des chasseurs bombardiers F16 au Maroc. « Les Américains ont compris : ils sont efficaces. Je ne vais pas leur en vouloir et je veux au contraire les copier. Quant on arrive deuxième d'une course, on ne dit pas que le premier est mauvais, mais on travaille pour faire mieux », a lancé le président français.

Consommé avant la visite d'État au Maroc, le revers a été compensé, selon le président français, par le succès du premier TGV du monde arabe avec la création d'une liaison Tanger-Casablanca. « On était pas là pour vendre des avions, mais pour gagner de l'argent », a glissé le chef de l'État. Trois milliards d'euros de contrats ont été signés avec des entreprises françaises. Sur le plan de l'armement, la vente d'une frégate apparaît cependant comme un lot de consolation.

* Le groupe Dassault est propriétaire du Figaro.

Je me permet de mettre l'article en entier parce qu'il y a d'autres choses intéressantes (notament lorsque j'avais traité la haute administration "d'incapables" dans un autre post, on m'était tombé dessus mais c'était pas si loin de la vérité...)

En tout cas des têtes tombent et c'est une excellente nouvelle.

Et puis je met aussi le liens vers le Figaro, c'est la moindre des choses. Que ceux qui veulent lire l'article aillent plutôt sur le lien pour leur faire de l'audience; et profitent des pub' qui les font vivre  ^-^

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Quand j'ai posté, il n'y avais qu'un petit lien dans "dernières nouvelles", je pouvais pas faire de lien pérenne dessus, l'article entier n'était pas encore publié...  ;)

On poste des news fraîches ici mon ami !  :lol:

Sinon je mets toujours un lien vers la source.  O0

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Invité Orca

Thales a reçu deux commandes d'un montant "supérieur à 128 millions de dollars" (88,6 millions d'euros) pour la fourniture de 40.000 radios portables pour l'armée américaine. Cette commande intervient dans le cadre de l'accord-cadre signé en juin par le groupe français avec le Pentagone, et qui devait déboucher sur 3,5 milliards de dollars de contrats

Ce contrat a surement du être évoqué, pourtant je ne me souviens pas d'une armée de troll parlant d'un contrat génial, qui nous glorifie (bah oui le contraire de ridiculiser puisqu'il parait qu'on se ridiculise quand on rate un contrat).

Ah oui c'est vrai j'oubliais que les troll magnaco-dépressifs et assoifés de sang comme Rochambeau ne sortent de leur cachette qu'une fois l'animal blessé.

Ou alors serait-ce que tout le monde s'en tape globalement (ma position) ? Faut croire que non vu le nombre de pages sur les échecs commerciaux du rafale à l'export.

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Thales a reçu deux commandes d'un montant "supérieur à 128 millions de dollars" (88,6 millions d'euros) pour la fourniture de 40.000 radios portables pour l'armée américaine. Cette commande intervient dans le cadre de l'accord-cadre signé en juin par le groupe français avec le Pentagone, et qui devait déboucher sur 3,5 milliards de dollars de contrats

Ce contrat a surement du être évoqué, pourtant je ne me souviens pas d'une armée de troll parlant d'un contrat génial, qui nous glorifie (bah oui le contraire de ridiculiser puisqu'il parait qu'on se ridiculise quand on rate un contrat).

Ah oui c'est vrai j'oubliais que les troll magnaco-dépressifs et assoifés de sang comme Rochambeau ne sortent de leur cachette qu'une fois l'animal blessé.

Ou alors serait-ce que tout le monde s'en tape globalement (ma position) ? Faut croire que non vu le nombre de pages sur les échecs commerciaux du rafale à l'export.

Oui mais ce contrat n'est pas un contrat Export. C'est Thales Inc. qui gere et tout le boulot est fait aux US.

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hier le producteur d'armement était au centre du jeu, on le courtisait.

Aujourd' hui avec la multiplication des producteurs c'est le client qui joue des rivalités de ces fournisseurs pour obtenir des transferts de technologies et une production locale sans parler des dessous de table.

Serait il possible de remettre les producteurs (de préférence fr)au centre du jeu avec de nouvelles méthodes de ventes ?

J'y connait rien à la vente alors soyez indulgent. ^-^

Ma petite idée c' est de créer une sorte de "EBAY" pour éxporter.

Quand on a fermer la ligne des 2000 en Fr on aurait du la mettre en vente aux enchères à grand renfort de communication plutot que d'essayer en catimini avec tel cllient(Inde, Brésil), cette méthode nous mettrait en relation avec plein d'autres pays(Turquie,Chine, Mexique,....).

Le kif pour la chaine des 2000 c'est que les US finissent par la racheter plutot que de la voire à Pékin. :rolleyes:

Idem pour la chaine des Leclercs, suceptible d'interesser plus de monde(Algérie,Sud Af,Vietnam,Ukraine,......)

Pour le matériel encore en production on fait un lot de 5 SAMP-T ou 200 VBCI, mise en vente à prix coutant pour attirer le chaland. Et hop l'AS remporte le lot.

Vous allez me dire, tu rèves, mais ça fait du bien.

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La refonte du dispositif de soutien aux exportations d'armements devrait permettre à la France d'atteindre sept milliards de prises de commandes d'ici trois ans, selon le ministre de la Défense, Hervé Morin.

"L'objectif est de parvenir à plus de 5 milliards d'euros (cette année), soit un chiffre comparable à celui 2006. D'ici à trois ans, on vise 7 milliards de prises de commandes par an", peut-on lire dans l'édition de ce jeudi du quotidien économique Les Echos.

Hervé Morin prévoit de mettre en place début 2008 cette réforme des procédures françaises d'exportation, mises en cause notamment après l'échec de la vente du Rafale de Dassault Aviation au Maroc.

"Ce qu'il faut, c'est absolument améliorer notre organisation et faire en sorte que la France parle d'une seule voix. Qu'il y ait une vraie coordination entre les actions des industriels et celles de l'Etat", observe-t-il, préconisant notamment une simplification des nomenclatures de la Cieemg, l'organisme délivrant les autorisations pour l'exportation d'armes.

Hervé Morin souligne que l'échec du Rafale au Maroc n'est pas seulement imputable à son prix.

"Ce n'était pas seulement une affaire de prix. Ca l'est devenu dès lors que les américains sont arrivés. L'affaire aurait du être bouclée avant avril 2007. Mais Washington a mis tout son poids politique, notamment en modifiant sa position sur le Sahara occidental, et en donnant 700 millions de dollars à la fondation du roi", a souligné le ministre de la Défense.

Le Maroc a signé la semaine dernière une série de contrats commerciaux avec la France à la faveur de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy, qui a chiffré le montant global à trois milliards d'euros. Rabat n'a cependant pas acheté l'avion de combat français, lui préférant les F-16 américains.

Hervé Morin avait suscité l'émoi en septembre dans les milieux de la défense en déclarant que l'hypertechnologie pouvait être un frein à l'export, prenant les exemples du char Leclerc et du Rafale, qui n'a pour le moment fait l'objet d'aucune commande à l'exportation.

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@philippe

Ce n'est pas la simple réforme de la nomenclature tarifaire de la Commission interministérielle d'étude des exportations de matériel de guerre qui va résoudre les pbs...

J'ai eu l'occasion de le dire dans le topic sur le Rafale

Quand on sait comment sont instruites et surtout délivrées les AEMG dans le cadre des "grands contrats" ce discours ressemble au mieux à de la méthode coué au pire à un rideau de fumée...

L'affaire marocaine confirme que l'Etat n'a pas voulu engager de l'argent pour garantir le contrat (ce qu'ont peu ou prou fait les américains) confère le communiqué de Ch. Edelstenne en interne

La grosse question est de savoir si l'on veut payer pour vendre, notamment les produits d'un industriel dont tout le monde sait qu'il tire ses bénéfices et garanti ses emplois grace au marché des jets d'affaire...

La qualité du produit n'est pas en jeu

Je me demande parfois si pour Dassault le militaire n'est pas devenu ce que la haute couture est pour Dior ou Chanel... un moyen de vendre du prêt à porter (des Falcons) :-\

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Selon la Tribune :

Exportations d'armement : bataille pour le contrôle de la Sofema

Plusieurs possibilités sont ouvertes dont la reprise par deux acteurs privés et une fusion des offices d'exportation d'armement. Aucune décision n'est encore prise alors que le ministre de la Défense présente aujourd'hui jeudi 13 décembre son plan de relance des exportations de matériel militaire dont les grandes lignes ont été dévoilées ce matin dans la Tribune.

La Sofema, l'un des offices français chargés de promouvoir les exportations françaises d'armement, est au centre d'une bataille pour décider de son avenir. Selon les informations de latribune.fr, deux entreprises privées seraient sur les rangs pour prendre son contrôle. Une autre option consisterait à la regrouper avec la Sofresa, l'autre office d'aide à l'exportation des armements, longtemps dédiée aux ventes à l'Arabie saoudite.

Pour l'heure aucune décision ne serait prise alors que le ministre de la Défense présente aujourd'hui jeudi 13 décembre son plan de relance des exportations de matériel militaire - dont les grandes lignes sont révélées ce jeudi dans la Tribune par notre spécialiste, Michel Cabirol - après de cruels échecs, notamment celui de la vente de Rafale au Maroc (mais la Libye devrait en acheter), qui auraient sérieusement énervé le président de la République.

Le capital de la Sofema, dirigée aujourd'hui par Guillaume Giscard d'Estaing, est détenu à 22% par EADS, 12% par Safran, 10% par DCN et 10% par Thales, 9% par Nexter (l'ex Giat Industries) et 7% par Dassault. Les 30% restant sont contrôlés par divers acteurs de l'industrie de défense.

Première possibilité de réorganisation, et la plus avancée à ce jour, le rachat de la Sofema par Général marketing development (GMD). Cette entreprise de représentation de compagnies européennes sur les marchés de défense et sécurité est dirigé par François-Régis Tézé. Une data room aurait été mise en place, toutefois, aucune offre précise n'aurait été déposée.

"Nous sommes intéressé pour redresser et développer Sofema", indique François-Régis Tézé, contacté par latribune.fr. Il ne confirme pas l'existence d'une data room. Mais il précise son projet. "Le matériel militaire français vieillissant pourrait être mieux promu afin de prendre pied sur des marchés étrangers afin de vendre du matériel neuf", précise-t-il. Il insiste sur les liens qui pourraient être noué entre la Sofema et la Délégation générale pour l'armement (DGA) du ministère de la Défense.

Deuxième possibilité, la Sofema pourrait être reprise par ATE France, filiale d'ATE group, notamment implanté en République Sud-africaine. Ce groupe est dirigé par Jean-Marc Pizano. Celui-ci, sollicité à plusieurs reprises par téléphone et mail, n'a pas souhaité répondre à latribune.fr.

Enfin la dernière possibilité figurerait dans le rapport industries de l'armement, destiné à nourrir le Livre blanc sur la défense, qui doit être présenté en mars 2008. Selon les informations recueillies par latribune.fr, les rédacteurs de ce rapport tableraient sur une fusion de la Sofema avec sa soeur-jumelle, la Sofresa (Société française d'exportation de systèmes avancés), à l'origine spécialisée dans la vente d'armement dans les pays du Moyen-Orient mais qui depuis à élargi ses activités à d'autres zones géographiques du monde. La nouvelle structure serait alors contrôlé à 51% par l'Etat et à 49% par les industriels de défense.

Ce dossier de reprise est compliqué par deux difficultés. La première consiste à régler le sort de DCI, Défense conseil international, la véritable pépite de la Sofema, chargée de "la transmission du savoir-faire, opérationnel ou technique, des armées françaises à des pays partenaires, en particulier lors de la vente de matériels d'armement". Sofema détient 30% du capital de DCI, dont 49,9% sont contrôlé par l'Etat.

L'arrivée d'un repreneur privé pour la Sofema inquiète les dirigeants de DCI à tel point que, selon nos informations, l'entreprise aurait demandé à Civipol, la société de conseil pour les ventes à l'étranger du ministère de l'intérieur de prendre des parts dans son capital. La seconde difficulté, et non la moindre, sera de savoir qui mettra la main sur les secrets des ventes d'armes de la France enfermés à double tour dans les coffres de la Sofema ...

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Guillaume Giscard d'Estaing fut pacha d'une flotille d'hélicos de la Marine avec le grade de LV alors que ses prédécessuers et successeurs le furent avec celui de Capitaine de Corvette...

A présent patron d'un fromage de rêve... tout çà me laisse un goût amer...

La fusion des deux So... aurait selon moi le mérite de la cohérence.

Mais j'avoue ne pas maîtriser grand chose dans ce sujet complexe

En tout cas le triple exemple marocain séoudien et indien montre qu'en matière d'armes si l'on prétend en vendre il faut respecter l'adage bien connu

"c'est le premier qui bande qui encule l'autre"

Ce qui veut dire qu'il faut y aller franco et décomplexé en alliant les décideurs politiques (là il n'y en a qu'un sous la V ème c'est le pdt) et les industriels de l'armement au sein d'une structure seule interlocutrice des clients avec Oudot de Dainville à la manoeuvre.

De plus si on veut un secteur viable il faut laisser les industriels vendre à leur prix... suivez mon regard

"pour la bonne marche du service et l'honneur des armes de la France"

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Quand meme , les armes frappées du sceau FR se vendent pas trop mal.Quoi qu'il en soitla France est un grand exportateur d'armes. Sauf que parfois, elle se ramasse des rateaux comme avcele Rafi, bon espérons que la Libye l'achète.

Y'a aussi les Services de renseignements qui peuvent jouer un role dans tous les contrats commerciaux: Comme en 1994 - Interception des négociations entre le fabricant français de radars Thomson-CSF et les autorités brésiliennes. C'est finalement la firme américaine Raytheon qui décrochera le contrat pour assurer la couverture radar de l'Amazonie. Sur ce coup la la NSA fait son sale boulot comme il se doit. C'est acceptable comme idée d'inclure un systeme francais comme Echelon US à la cellule vente d'armes FR? (surement que ca existe mais je ne suis pas pro dans le domaine  =) )

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Quand meme , les armes frappées du sceau FR se vendent pas trop mal.Quoi qu'il en soitla France est un grand exportateur d'armes. Sauf que parfois, elle se ramasse des rateaux comme avcele Rafi, bon espérons que la Libye l'achète.

Y'a aussi les Services de renseignements qui peuvent jouer un role dans tous les contrats commerciaux: Comme en 1994 - Interception des négociations entre le fabricant français de radars Thomson-CSF et les autorités brésiliennes. C'est finalement la firme américaine Raytheon qui décrochera le contrat pour assurer la couverture radar de l'Amazonie. Sur ce coup la la NSA fait son sale boulot comme il se doit. C'est acceptable comme idée d'inclure un systeme francais comme Echelon US à la cellule vente d'armes FR? (surement que ca existe mais je ne suis pas pro dans le domaine  =) )

La coopération état (renseignement) et les industries est en place depuis quelques années via Frenchelon le système d'espionnage des télécommunications français, géré par la DRM et la DGSE. Il y a à-peu-près une dizaine de station d'écoute en métropole, 6 dans les principaux DOM-COM et une à Djibouti. C'est suite à l'histoire que tu décris, l'affaire GEMPLUS que ça a été mis en place et à Boeing contre Airbus pour des avions-ravitailleurs pour les USA (il y a certainnement eu d'autres affaires).

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Il y a encore du boulot ...

LaTribune.fr, 28/01/08

"La France peine à vendre ses armes à l'Inde

L'Inde n'est pour le moment pas l'eldorado attendu par les industriels français. Pour plusieurs raisons. La faute en revient autant aux groupes et à l'Etat français qu'aux hésitations, voire à la mauvaise foi, de l'administration indienne vis-à-vis de la France. Enfin, la concurrence très vive des Russes, des Américains et des Israéliens fait de l'ombre à la technologie française.

À l'exception du contrat de sous-marins Scorpène signé en 2005 (1 milliard d'euros pour DCNS et Thales), la plupart des industriels français sont allés de désillusion en désillusion, alors qu'ils offraient pourtant d'importants transferts technologiques. Ce que demande désormais Delhi, qui a profité de la visite de Nicolas Sarkozy vendredi et samedi pour rappeler ce principe. Le président français et le Premier ministre indien Manmohan Singh ont déclaré avoir décidé d'aller "au-delà d'une simple relation acheteur-vendeur" et de mettre l'accent sur les projets de Recherche et développement (R&D) conjoints ainsi que les transferts de technologies.

Toutefois, pour les industriels français, ces transferts ne sont pas forcément un gage de succès en Inde, qui semble plus exigeante pour les groupes français que pour les rivaux russes et israéliens, regrette-t-on dans les rangs des industriels tricolores. Eurocopter a été récemment recalé par Delhi, qui aurait été influencé par les Américains puis les Russes. L'Inde avait choisi le leader mondial des hélicoptères pour des négociations exclusives sur la vente de 197 hélicoptères légers Fennec, dont la majorité aurait été fabriquée sur place. Soit un contrat de 400 millions d'euros qui aurait pu s'élever à 1,5 milliard d'euros pour 600 hélicoptères. "Une lettre anonyme est opportunément arrivée au ministère de la Défense en juin pour discréditer l'offre française, explique-t-on à Delhi (La Tribune du 21 juin 2007). Elle révélait certaines pratiques de corruption d'Eurocopter". Ce qui a in fine jeté le discrédit sur la proposition de la filiale d'EADS, qui avait, semble-t-il, fait la meilleure proposition sur le plan capacitaire.

Le ministère de la Défense pourrait lancer avant cet été un nouvel appel d'offres international, qui remettra en jeu Russes et Américains (le groupe Bell). Il pourrait notifier une première tranche de 300 à 350 appareils pour l'armée de l'air et l'armée de terre pour un montant estimé de 750 millions à 1 milliard d'euros. En dépit d'un besoin urgent, les Indiens ne seraient livrés qu'en 2012, voire 2013. "Tout dépendra de la rapidité de la procédure indienne", note-t-on à Paris. Chez EADS, il existe un débat pour savoir s'il faut s'engager dans une nouvelle campagne. D'autant que la proposition d'Eurocopter est connue au niveau industriel et commercial de ses concurrents américain et russe. "Seule l'enveloppe d'Eurocopter sur les prix a été ouverte par le ministère indien", indique-t-on à Delhi.

Dassault Aviation avait été lui aussi victime en 2004 d'un revirement du gouvernement indien. Alors qu'il négociait avec Delhi de gré à gré depuis trois ans la vente de 126 Mirage 2000-5 fabriqués en Inde avec un transfert de la chaine d'assemblage, le ministère de la Défense avait finalement préféré lancer un appel d'offres international. Après avoir longuement hésité, Dassault Aviation, qui souhaitait quelques garanties avant de se lancer dans une coûteuse campagne de marketing, proposera le Rafale pour un contrat estimé à 10 milliards de dollars (La Tribune du 30 octobre 2007). Delhi demande entre autres aux compétiteurs 50 % de retours industriels (offsets) en Inde du montant du contrat. Soit 5 milliards de dollars qui seront réinvestis par le gagnant dans l'industrie indienne.

"L'obligation des offset devra être acquittée directement ou par la combinaison d'achats directs en Inde de matériels, de composants, de design, de solutions logicielles et des services. L'investissement dans des sociétés indiennes en tant que partenaire financier ou technologique dans le cadre de joint-venture fera l'objet d'un examen pour savoir si elles entrent dans le cadre d'offset", explique le Dr Krishnadas Nair, le patron de l'industrie aéronautique et spatiale indienne, le SIATI (Society of Indian Aerospace, Technologies & industries).

Depuis 50 ans, Safran qui a beaucoup investi en Inde où il emploie déjà 1.500 personnes, a lui aussi connu quelques difficultés dans l'appel d'offre portant sur le moteur Kaveri, qui doit équiper l'avion de combat léger monoplace LCA. Le ministère de la défense indien a relancé plusieurs fois l'appel d'offre. Opposé au motoriste russe NPO Saturn, Safran, qui s'appuie sur les briques technologiques du moteur du Rafale le M88, propose un partenariat de R&D étroit avec HAL. Le plus gros industriel indien (1,8 milliard de dollars de chiffre d'affaires sur l'exercice en 2006-2007) a besoin d'un partenaire occidental pour développer ce type de moteur. S'ils étaient retenus, les deux partenaires se partageraient les parties chaudes et froides du moteur. Pour Safran, ce programme pourrait ainsi générer 1 à 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, hors support, pour la fabrication de près de 1.000 moteurs au total.

Si la visite en fin de semaine dernière de Nicolas Sarkozy n'a pu relancer l'offre d'Eurocopter en dépit de pressions de Paris, elle a permis d'accélérer un contrat de modernisation de 51 Mirage 2000 indiens, estimé à 2 milliards d'euros, qui faisait du surplace depuis des mois. Les Indiens ont promis d'entrer en négociations exclusives avec Thales en tant que maître d'oeuvre du projet, et Dassault Aviation, qui pourraient se partager 1,2 milliard d'euros avec un ratio de l'ordre de 75/25. Ils seront notamment associés au groupe aéronautique indien Hindustan Aeronautics Limited (HAL) qui devrait retirer de ce contrat 600 millions d'euros, et au missilier MBDA (400 millions), qui proposerait le missile air-air Mica. De son côté Safran tenterait d'inclure dans l'offre la bombe AASM dans le package armement.

D'une façon générale, le Dr Krishnadas Nair considère que les groupes français sont "trop réactifs et pas assez proactifs". Selon lui, ils "n'anticipent pas assez les besoins des armées indiennes". Citant en exemple la stratégie de Safran en Inde, le Dr Krishnadas conseille aux groupes français de se lancer dans une coopération plus étroite, voire de devenir des partenaires à risques dans certains programmes indiens. Dans ce cadre, le SIAT et le GIFAS (Groupement des industriels français de l'aéronautique et du spatial) ont un accord pour "stimuler les partenariats", rappelle-t-il.

Safran a été l'un des premiers groupes à créer un joint-venture à 50-50 avec HAL en 2005 dans la fabrication de tuyaux rigides pour des moteurs (70 personnes). Le groupe aéronautique table sur une rapide croissance de la production (13.000 tuyaux en 2007, 50.000 en 2008 et 100.000 en 2010). "Cela nous permettra de garantir des offset à l'Inde", estime Jeanne Robert, le directeur régional Asie-Océanie de Safran.

Enfin, contrairement à certains pays comme l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et les Etats-Unis, la France n'a pas de constance dans ses relations avec les pays où les industriels français souhaitent exporter. "Il n'y a pas assez de visites à haut niveau en Inde, regrette un industriel. Il faut que le Premier ministre, le ministre de la défense et les chefs d'Etat-major se déplacent plus régulièrement dans les pays cibles". Surtout, la France doit progresser dans le marketing et le lobbying. "Deux mots qui n'existent pas en français", remarque un industriel."

Michel Cabirol à Delhi

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Ils veulent pas faire affaire avec nous c'est clair!

Sur ce coup là, je rejoins l'avis de Zamorana... une fois que l'armée balayera l'armée indienne nous auront la "petite" satisfaction d'avoir "participé" :P

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