S-37 Berkut

Les forces armées terrestres russes

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Je crée ce nouveau sujet de discution dans le but de mieux comprendre et mieux analyser les nouvelles doctrines de défences de la Russie d'aujourd'hui, (et aussi pour arrêter d'entendre vendre la peau de l'ourse ici et là pour un oui ou pour un non.)

Vers une OTAN russo-chinoise ?

Le sommet de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) qui aura lieu samedi à Douchanbé promet un scoop : la signature d’un Protocole de coopération entre l’OTSC et l’OCS. Les experts parlent déjà de la création d’un puissant bloc militaro-politique susceptible de défier l’OTAN non seulement en Asie centrale, mais aussi sur tout le continent eurasien.

"Ces deux organisations possèdent des structures similaires", constate le directeur du Groupe d’évaluation des risques (Kazakhstan), Dossym Satpaïev, "tandis que de nombreux pays membres de l’OTSC font également partie de l’OCS." En effet, l’OTSC regroupe l’Arménie, la Biélorussie, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, alors que l’Organisation de coopération de Shanghai rassemble la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

Il s’agira du premier document instaurant des relations officielles entre les deux organisations. Le protocole suppose une coopération dans les domaines de la sécurité, la lutte contre le trafic de drogue, la reconstruction de l’Afghanistan et la répression de l’extrémisme politique et religieux.

Les analystes russes notent qu’en cas de signature de ce protocole, la Chine nouera un partenariat stratégique avec l’Arménie et la Biélorussie qui permettra de donner naissance à un axe géostratégique Minsk-Moscou-Pékin. Ce nouveau bloc est censé devenir un puissant contrepoids à l’OTAN et au GUAM (Géorgie, Ukraine, Arménie et Moldavie). On n’exclut pas que le Turkménistan rejoigne "l’OTAN russo-chinoise".

"Je m’abstiendrai de surestimer le rôle de la Chine dans la coopération politique et militaire avec la Russie, explique Alexeï Malachenko, expert au Centre Carnegie de Moscou. La Chine a essentiellement besoin de l’OCS en tant qu’instrument économique. La Chine mène une politique étrangère tous azimuts et investit énormément dans l’économie américaine. A Pékin, on a répété cent fois qu’on ne pensait à aucune confrontation. Dans le même temps, les Chinois renoncent progressivement aux technologies militaires russes et n’en finissent pas d’évincer la Russie de l’Asie centrale."

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"D’une part, l’OCS est pour la Chine un instrument d’expansion économique en Asie centrale, et Pékin prend ses distances par rapport aux projets militaires de grande envergure en préférant évoquer la lutte antiterroriste. D’autre part, les exercices militaires organisés conjointement par l’OCS et l’OTSC prendront de plus en plus d’ampleur tant que la limite entre la lutte antiterroriste et la coopération militaire proprement dite ne disparaîtra pas", estime Piotr Kozma, expert du centre Economie ouverte.

"La Chine n’en finit pas de creuser des canaux qu’elle peut à tout moment remplir d’eau. L’Asie centrale cherche à relever le défi posé par les capitaux américains et européens. La Russie se dote d’un contrepoids face à l’OTAN. Bien sûr, il y a des contradictions entre la Chine et la Russie, mais n’y en a-t-il a pas également au sein de l’OTAN, entre la Turquie et la Grèce par exemple ?" s’interroge-t-il.

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Une deuxième info

Sur le redéploiement géostratégique de la Russie

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Contrairement aux apparences la Russie ne cesse d’évoluer. Elle se remodèle certes à partir de son substrat soviétique mais pas seulement. Elle a été obligée de composer avec une réalité qui ne correspond plus à ses objectifs. Désormais elle a dépassé cette phase où seuls les objectifs avaient une réalité, une réalité jamais réalisée mais uniquement conceptualisée. La Russie retravaille ses relations et ses dépendances. Elle se structure mais pas seulement pour combler des fissures comme persistent à le penser certains analystes. Elle redéfinit une hiérarchie de valeurs dans un contexte qui n’obéit plus aux principes doctrinaux. Sur le plan géostratégique, elle tente une stabilisation par le bas car l’imposer par le haut n’a plus de sens. En réalité, le redéploiement géostratégique consiste tout d’abord à une infiltration des anciennes républiques. Les données stratégiques de certaines d’entre elles les transforment en cibles faciles. Cependant cette caractéristique est universelle. Par conséquent, elles se trouvent dans l’intersection de plusieurs zones d’influence. Aussi sur le plan dynamique, les frontières des bassins d’attraction sont beaucoup plus complexes qu’auparavant. L’infiltration consiste à soutenir une percolation orientée. Seulement, le noyau du groupe opérationnel n’est pas encore assez centralisateur pour tenir face aux attaques qui se développent à l’interface. La résurgence des religions a rendu nécessaire la reconfiguration du noyau qui n’a plus son universalité, certes uniquement phénoménologique, d’antan. Aussi le redéploiement géostratégique ne peut être symétrique. Il s’adapte d’une part et exploite le différentiel d’autre part. L’ancienne sphère d’influence s’est transformée en un réseau d’infiltration. Ce dernier n’hésite pas à mettre en avant le substrat soviétique pour asseoir une nouvelle forme de syncrétisme. Certes ceci ne va pas sans certaines oppositions, néanmoins il faut reconnaître que malgré l’effondrement du matérialisme, l’aspect dialectique est toujours aussi tenace. Sans parler véritablement de doctrine, la Russie met en place un dogme géostratégique qui s’appuie d’une part sur l’armement et surtout sur l’impact cognitif qu’il produit, ainsi la facilité d’accès à l’efficacité cf. la mise au point du S-400, et d’autre part sur les dangers du monde extérieur. Le dogme agit donc sur un double emploi de l’assurance ce qui engendre des mouvements tactiques relativement habituels de la part des anciennes républiques. Par ailleurs dans le cadre de la défragmentation de la structure dure, le dogme russe en profite pour se réorganiser de manière plus flexible mais aussi plus robuste afin que le réseau d’infiltration se transforme en une entité protéiforme de manière à absorber les effets des chocs locaux de l’interface. Ainsi dans le contexte de l’autodétermination des peuples, la Russie joue un rôle beaucoup plus fin qu’auparavant mais qui lui permet malgré tout d’agir pour obtenir des résultats analogues. Le redéploiement géostratégique de la Russie ne se contente plus de manœuvres tactiques. La stratégie mise en place même si elle est moins agressive en apparence, est évolutive et se dote peu à peu d’une efficacité redoutable. Car les innovations techniques s’accompagnent cette fois d’une approche où domine la grande stratégie.

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Source : Article de N. Lygeros, conseiller stratégique auprès des Etats grec et chypriote, conseiller scientifique auprès du Ministère des Affaires Etrangères grec, conseiller à l’Ecole de Défense Nationale, professeur de géostratégie à l’Académie de Police de Grèce, professeur à l’Ecole Nationale de Sécurité de Grèce, à l’Ecole de Défense Nationale de Grèce, et à l’Académie de Police de Chypre. Il est aussi Conseiller Scientifique du Ministère des Affaires Etrangères grec et Expert Judiciaire près la Cour d’Appel de Lyon.

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La Russie multiplie les manoeuvres militaires

D’importantes manoeuvres militaires qui, de par leur ampleur, n’ont pas eu d’équivalents dans l’histoire postsoviétique se déroulent aujourd’hui aux quatre coins de la Russie.

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La particularité de ces exercices est qu’ils se déroulent tous à proximité des frontières russes, qu’ils engagent l’aviation pendant toutes les phases et qu’ils remplissent des missions pratiques liées à la situation politique et militaire dans les différents théâtres de conflit.

Lors d’une manoeuvre baptisée Kavkazski Roubej-2007 ("frontière caucasienne" en français) qui s’est déroulée dans la république russe d’Ossétie du Nord, des unités d’infanterie ont "liquidé" une grande bande armée de plus de 500 personnes en faisant usage de l’aviation, de canons automoteurs, de chars et de lance-roquettes multiples Grad, raconte le colonel Igor Konachenkov, porte-parole du commandant en chef de l’armée de terre. A la veille des exercices, poursuit le colonel, des extrémistes avaient réellement tiré sur la cité militaire du régiment en question, et les militaires avaient repoussé l’attaque.

Selon M. Konachenkov, Kavkazski Roubej-2007 est une manoeuvre routinière qui n’a rien à avoir avec l’aggravation de la situation en Ossétie du Sud et en Abkhazie, deux républiques autoproclamées sur le territoire de la Géorgie voisine, ou avec les exercices de l’OTAN organisés en mer Noire. Ces manoeuvres ont engagé plus de 250 blindés et canons d’artillerie, plus de 30 avions et hélicoptères.

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La flotte du Nord a de son côté mobilisé des navires de différentes classes, l’aviation embarquée et des unités côtières. Selon le colonel Alexandre Drobychevski, porte-parole du commandant en chef de l’armée de l’air, l’aviation militaire a appuyé les manoeuvres de l’armée de terre dans le Caucase comme en haute mer. Dans les eaux de la mer de Barents, par exemple, des avions Su-27, MiG-29, Su-24 et des hélicoptères Mi-24 ont procédé à des tirs réels, alors que des bombardiers stratégiques Tu-22MZ ont lancé des missiles de croisière air-sol.

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Pendant les exercices Krylo-2007 ("aile" en français) organisés dans le territoire de Khabarovsk, en Extrême-Orient, des pilotes se sont entraînés à échapper aux missiles ennemis, poursuit M. Drobychevski. Plus de 20 avions Su-24 ont décollé de l’aérodrome à 40 sec d’intervalle, effectué la reconnaissance du terrain et attaqué l’ennemi avant d’atterrir sur des aérodromes différents. Jeudi, deux avions Su-27SM ont simulé un atterrissage sur une route automobile en descendant jusqu’à 4 mètres d’altitude, à 50-60 sec d’intervalle, avant de reprendre leur envol. En revanche, un avion Iak-52 et des hélicoptères Mi-8, Mi-24 et Mi-2B ont réellement atterri sur la route automobile où ils ont subi un entretien pour redécoller ensuite.

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C'est possible qu'une guerre froide reprenne ?

On dirait vraiement, parce qu'un nouveau bloc avec une alliance chine-russie, corée du nord, iran est en train de se former. Commerce d'armes entre ces 4 pays, relance de l'industrie militaire russe, augmentation du budget défense des 4 pays (presque 60 milliard pour la russie)

Montée en puissance : SNLE, porte-avions, nouveaux avions de combats (J10, Su35, etc).

Nouvelles tension avec l'occident : taiwan, nucléaire irannien/coréen, problèmes de la géorgie/tchetchenie avec la russie, problème du bouclier antimissile américain

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  Pas une guerre froide entre des blocs car le monde est (presque) entièrement capitaliste et que les liens économiques sont très forts entre les grands pays. Par contre il y a des pôles qui vont lutter (sans conflit direct à grande échelle normalement) entre eux pour être le plus influent possible.

  Les alliances mentionnées ne sont que passagères et il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes; la Chine et la Russie sont d'une autre importance que l'Iran ou la CdN.

  Bon c'est pas vraiment le sujet et j'apprends rien à personne.

  Sur le sujet il y a aussi la reprise de la permanence aérienne nucléaire, les vols de Bear et les intrusions de SM à côté de la GB, etc..;

  Et sur l'OCS il y a une grosse différence avec l'OTAN: c'est principalement une coopération entre deux grands, pas un outil de domination sur des pays moins puissants.

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Un bloc économique, je ne sais pas, mais un bloc militaire Chine-Russie, est très possible.

Je suis plus réservé par contre en ce qui concerne la Corée du Nord et l'Iran.

Des ventes d'armes oui, mais un partenariat militaire, j'ai de sérieux doutes. =|

Voilà un autre article très intéressant sur la réforme de l’industrie de défense russe.

Qui réforme l’industrie de défense russe ?

Le rôle de ROE [Rosoboronexport] dans les transformations actuelles de l’industrie de défense russe va bien au-delà de celui d’un intermédiaire étatique pour les exportations d’armements. Bien que n’étant pas une entreprise publique, ROE a formé avec succès quelques holdings et même pris le contrôle de certaines industries. De plus, ROE participe activement aux politiques concernant l’ensemble du complexe militaro-industriel.

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Sergeï Chemezov, le directeur général de Rosoboronexport (photo : Kommersant).

Ces deux dernières années, les dirigeants de la majeure partie des entreprises de défense russe ont pris conscience des problèmes de qualité et de « modernisation technologique ». ROE participe à la mise en œuvre d’une solution d’ensemble pour ce problème en étant notamment à l’initiative de la création du Centre National pour la Modernisation Technique des Entreprises du Complexe Militaro-Industriel (NCTP OPK). Ce centre est supposé assister les industries de défense à mettre en oeuvre des projets de modernisation technique.

Avec la Ligue d’Assistance aux Entreprises de Défense, le NCTP OPK tente avec succès d’influencer le système national des commandes militaires. Ils partent du principe que les structures fédérales qui prennent les décisions en matière de contrats de défense doivent avoir des informations détaillées et précises sur le potentiel de production de chaque entreprise. Jusqu’ici, il y a eu beaucoup trop d’exemples d’entreprises qui ont remporté des contrats avant qu’on ne se rende compte qu’elles ne pouvaient pas remplir le contrat. En conséquence, les délais de livraison se sont allongés, la qualité chute et les coûts augmentent. Les deux structures citées supra suggèrent d’introduire un système d’audit technologique pour empêcher de telles situations. L’entreprise qui n’a pas passé un tel audit ne devrait pas être autorisée à répondre à un appel d’offre du Ministère de la défense.

Un autre problème majeur de l’industrie de défense est celui des prix. Depuis que ce problème a été publiquement reconnu à haut niveau ces deux dernières années, les structures gouvernementales n’ont pas fait preuve de beaucoup de progrès dans sa résolution. ROE a pris certaines mesures dans les limites de ses compétences. Cependant, une intervention étatique s’avère nécessaire. Les producteurs de minerais et métaux rares ont par exemple augmenté leurs prix de 100% en un an après avoir réalisé qu’ils étaient en situation de monopole. D’après des experts indépendants, il n’y a aucune raison économique à une telle augmentation.

La numérisation de l’industrie de défense est souvent considérée comme la priorité n°1 de la « modernisation technologique ». Il est encore trop tôt aujourd’hui pour avancer que l’industrie de défense est complètement tournée vers l’introduction des technologies numériques. Le Centre et la Ligue soutiennent activement ce processus en développant et finançant un programme fédéral spécial d’introduction de technologies. ROE participe également à ce processus en assurant la coordination des travaux. Si l’on se réfère aux déclarations publiques des dirigeants de ROE, les marchés étrangers exigent des supports numériques dans quasiment tous les contrats d’armements à l’export. Le développement de supports numériques pour les exportateurs de matériels militaires va de paire avec la création d’offres incluant le soutien logistique, la documentation opérationnelle et technique et un service après-vente et de livraison de pièces détachées efficaces.

Les gestionnaires du processus de numérisation du complexe militaro-industriel russe veulent s’assurer qu’il n’y aura pas de situation où une société travaillerait avec des documents papier et aurait dans le même temps une production numérisée. Malheureusement, c’est arrivé. ROE fait appel à l’aide du Ministère de la défense. Il est suggéré de faire appel aux services étatiques de la commande militaire pour forcer les industriels à numériser leurs production et documents. Pour des raisons économiques, il est hors de question d’avoir des documents papiers pour le Ministère de la défense et des documents numériques pour les clients étrangers.

Il est important de noter que ROE est considéré comme un instrument du combat contre la bureaucratie. Les réformes du complexe militaro-industriel n’ont pas résolu ce problème. De plus, les managers des entreprises et ceux qui gèrent les activités économiques avec l’étranger se plaignent d’un nombre croissant de structures impliquées dans ces processus. S’il y a plus de personnes supposées donner leur accord à chaque étape, par contre, la majorité d’entre elles ne prennent pas la responsabilité du résultat final. L’exemple le plus significatif est celui des décrets présidentiels sur la formation de holdings spécifiques à une branche. L’application du décret prend un an ! Et personne ne peut être accusé du retard.

Malheureusement, il existe quelques raisons objectives également. Il est très souvent nécessaire d’inclure dans un holding une entreprise entièrement privée. Parfois, c’est juste un obstacle. D’autres fois, c’est une barrière insurmontable. Par exemple, selon certaines sources non officielles, c’est la raison pour laquelle il a été impossible de former un holding des blindés légers il y a quelques temps.

Et ROE a une fois encore montré qu’il pouvait résoudre ce problème. Le holding « Hélicoptères de Russie », qui a été formé par la filiale Oboronprom de ROE, a fait de l’industrie des hélicoptères l’une de celles qui se sont développées le plus dynamiquement. Au sein de cette structure intégrée, les décisions managériales et stratégiques sont prises d’une manière totalement différente. Si les hélicoptères étaient toujours managés des organismes bureaucratiques, il aurait été quasi impossible d’obtenir les moyens budgétaires pour acheter les actions nécessaires pour créer le holding et les entreprises russes auraient continué à se concurrencer entre elles, laissant le marché aux industriels étrangers.

ROE représente les intérêts de toute l’industrie à haut niveau. Cela peut en effet aller jusqu’à critiquer publiquement le Ministère de la défense pour ses mauvaises pratiques en matière de contrats avec l’industrie de défense. Avec la récente modification de la législation, le ministère devrait conclure d’ici janvier des contrats facilitant les prévisions des industriels et le versement de l’argent. Cependant, ces contrats sont encore retardés jusqu’à avril-mai. Les représentants de l’industrie se sont plaints à répétition de cette situation qui devrait être changée. L’argent devrait être versé régulièrement au cours de l’année et non pas entièrement à la fin de l’année, ce qui embarrasse les managers. Auparavant, une entreprise était forcée de contracter des crédits, ce qui n’améliorait pas ses indicateurs économiques. ROE fait des contrats avec les industriels depuis trois voire cinq ans. La raison pour laquelle le Ministère de la défense ne peut pas signer de tels contrats reste un mystère. Heureusement, la situation sera corrigée à partir de janvier prochain quand l’agence d’acquisition d’armements, constituée de spécialistes civils, débutera son activité à plein régime.

L’Union des fabricants de machines, une autre institution non gouvernementale, dirigée depuis peu par le directeur général de ROE, Sergeï Chemezov, est également considérée par les militaires comme leur propre structure représentant les intérêts de l’industrie de défense. Tout d’abord, l’Union va participer à la « modernisation technique ». Ce n’est pas un secret que certains membres influents du gouvernement ne veulent pas accélérer ce processus. Ils se satisfont de 1% par an alors que les représentants des organisations mentionnées supra pensent que le taux de modernisation technologique devrait être de plus de 10% par an.

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Le char russe T-90 se prépare à décoller.

Les chars russes fabriqués en Sibérie, typiquement reconnaissables à leurs silhouettes basses, sont les seuls au monde à être surnommés les « chars volants ». En négociant des bosses à pleine vitesse, ces chars peuvent franchir ce type d’obstacle en restant en l’air plus longtemps et plus haut que n’importe quel autre char. Aujourd’hui, il semble que le T-90, fabriqué à Nizhni Tagil, se prépare aussi à un décollage commercial. Le T-90 est une version modernisée du fameux T-72, le char qui a été le plus produit parmi les chars de la dernière génération (10 000 unités).

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Récemment, le general-colonel Vladislav Polonsky, responsable du département blindés du Ministère de la défense, a publiquement déclaré que d’ici 2010 deux divisions du district militaire de Moscou, Kantemirovskaya et Tamanskaya, seront complètement rééquipées avec de tout nouveaux chars T-90A. Polonsky a annoncé que « pour la troisième année consécutive, nous recevons un bataillon de chars fabriqués par Uralwagonzavod. A partir de 2008, nous devrions doubler les acquisitions annuelles, ce qui nous permettra de former d’ici 2010 deux divisions avec les nouveaux chars ». L’armée russe possède actuellement environ 200 T-90.

C’est pas mal mais ce n’est rien comparativement à l’appétit des clients étrangers. La signature d’un contrat avec l’Inde à l’automne 2007 pour 350 T-90S (la version export) vient d’être annoncée quasi officiellement. Le précédent contrat pour 300 T-90S avec l’Inde est en cours d’exécution. Le montant du second contrat indien est d’environ 950 millions de dollars. La principale raison de ce nouveau contrat est l’incapacité de l’industrie indienne à organiser la production sous licence de ces chars. Le nouveau contrat s’étalera sur 3 à 4 ans.

Pour la seconde année, Uralwagonzavod livre des T-90S à l’Algérie. Environ 90 chars ont déjà été livrés. Ce pays a acheté au total environ 200 T-90S. Selon Polonsky, le Yémen a fait des demandes pour l’acquisition de T-90S. La Libye et l’Arabie Saoudite s’intéressent également énormément au T-90S depuis un certain temps. Des représentants d’Uralwagonzavod en ont officiellement parlé. D’habitude, les fabricants d’armes ne mentionnent pas « l’intérêt » d’un client avant d’être sûr des contrats potentiels. Même des experts indépendants s’accordent à dire que l’Arabie Saoudite pourrait acheter un lot de T-90S à long terme. L’expert de l’Institut du Moyen-Orient basé à Moscou, Valentine Yurchenko, ne l’exclu pas non plus. Cependant, il pense que ce ne sera pas en grandes quantités : si l’Arabie Saoudite veut faire un geste en faveur de Moscou, peut-être en achètera-t-elle une centaine. Quoi qu’il en soit, le « précédent » est plus important que les quantités. Comme on le sait, l’Arabie Saoudite est la chasse gardée des fabricants d’armes américains.

Quelques observateurs occidentaux doutent que la Russie puisse produire autant de chars. Lors du salon d’armement MILEX-2007 qui s’est récemment tenu à Minsk, un correspondant de Pravda.ru a posé la question au directeur adjoint d’Uralwagonzavod, Sergey Kolosk. Ce dernier a affirmé que les capacités actuelle d’Uralwagonzavod sont bien plus importantes que la demande actuelle.

A la question du role d’Omsk KBTM et de Omsktransmash dans le futur holding russe des producteurs de chars, Sergey Kolosk a précisé qu’Omsk KB étant financièrement indépendant, il le restera, au moins dans un premier temps. Il a ajouté qu’ils « fabriquent leurs propres produits qui trouveront des niches sur le marché également mais dans le futur, tant sur un point de vue temporel que de gamme de produits, il est difficile de déterminer à quel degré l’intégration d’Omsktransmash sera souhaitée par le holding. Pour le moment, Omsktransmash a suffisament à faire avec la modernisation des T-80 ».

Uralwagonzavod se prépare quant à lui à se transformer en société par actions. Une réunion s’est récemment tenue entre les représentants des directions économiques, juridiques et financières des entreprises de défense membres du futur holding. Uralwagonzavod s’apprête à devenir le cœur du holding. Sergey Kolosk affirme que le processus de formation du holding en est à son stade final.

Enfin, signalons que des nations partenaires s’intéressent aux nouveaux chars russes. Selon Sergey Kolosk, cet intérêt est croissant. La Biélorussie est par exemple considérée comme plus qu’un client potentiel. « En Biélorussie, nous avons un partenaire qui livre des pièces pour nos chars et c’est l’un de nos plus importants sous-traitants. L’un des éléments les plus vitaux du char, le système de visée, est fabriqué en collaboration avec des entreprises françaises, biélorusses et russes. Bien que la Russie puisse tout fabriquer elle-même, une collaboration internationale de ce type est plus intéressante en termes de qualité et de prix » souligne Sergey Kolosk.

Le nouveau système informatique qui sera intégré dans la nouvelle version du char T-90S autorise des tirs de précision en environnement complexes, de jour comme de nuit. Les industriels indiens vont contracter directement avec le fabricant biélorusse « Beltech » pour les équipements des chars indiens. Le contrat pourrait atteindre 110 millions d’euros.

Source : RIA Novosti.

Et bien les exportation de T-90 se portent bien à ce que je voix. :P

Thales va fournir des caméras thermiques Catherine à la Russie pour ses chars T-90

Thales a signé un contrat avec Rosoboronexport portant sur la fourniture d’une centaine de caméras thermiques "Catherine FC" destinées aux chars russes T-90. "Catherine FC" a récemment été qualifiée sur la version russe du char T-90, une première en Russie pour des équipements "occidentaux" selon Thales. Le groupe précise aussi que "ce succès constitue une étape claire dans la volonté du groupe de prendre des positions sur le marché de défense russe, et d’amplifier ses coopérations et ses investissements avec l’industrie russe".

Source : Thales.

Cette information date de quelques mois. Il s’agit de l’une des rares ventes de matériels occidentaux à la Russie qui ne sont pas destinés à être réexportés mais utilisés par ses propres forces armées !

Rosoboronexport propose des chars T-80U à Chypre

Rosoboronexport a proposé à Chypre des chars T-80U dans le cadre d’un plan d’acquisition de 41 chars d’ici la fin de l’année. Le T-80U sera en concurrence avec les AMX-30B2 français (Nexter) et T-84UD ukrainien (Ukrspetsexport). L’allemand Rheinmetall n’a pas fait de proposition pour son Leopard 1 malgré une demande chypriote.

Source : Jane’s.

Les T-80U et AMX-30B2 partent à priori favoris étant donné que Chypre possède déjà des AMX-30 et des T-80U. Il s’agirait très probablement de chars d’occasion.

La Russie prédomine sur le marché mondial des lance-roquettes.

Les lance-roquettes de fabrication russe occupent les 2/3 du marché mondial des armes antichars portables et ils prédomineront au cours des dix prochaines années dans ce secteur, indique Defense Aerospace.

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D’après les données de l’agence Forecast International, les ventes de lance-roquettes russes représentent 69 % du marché mondial des RPG pour le nombre d’armes vendues et 51,5 %, pour leur coût. Les experts prédisent que ces proportions se maintiendront au moins jusqu’à 2015.

Selon Forecast International, la part léonine des ventes sera constituée par les lance-roquettes RPG-26 Aglen et RPG-27 Tavolga : 55 % du nombre total de lance-roquettes et 31,6 % de la somme totale des ventes. Le lance-roquettes "immortel" RPG-7 créé il y a plus de quarante ans détiendra, comme par le passé, une part importante du marché : plus de 8 % du nombre total des nouveaux lance-roquettes vendus et environ 5,7 % de la somme des ventes.

Le RPG de fabrication occidentale le plus populaire sera le M72 LAW américain, dont la part constituera 5,45 % pour la quantité et 5,43 % pour le coût des lance-roquettes vendus.

De 2007 à 2015, plus de 1850 mille lance-roquettes pour 5,25 milliards de dollars seront vendus sur le marché international, résume Forecast International.

Selon les spécialistes, la popularité des lance-roquettes russes est liée, pour beaucoup, aux résultats de leur emploi lors des combats au cours du récent conflit israélo-libanais et dans les hostilités sur le territoire de l’Irak où les pertes causées par les tirs de lance-roquettes constituent la part léonine de toutes les pertes en blindés.

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Ainsi, le quotidien israélien Haaretz a fait savoir que le Hezbollah avait employé, au cours du conflit armé contre Israël, le dernier modèle de lance-roquette russe RPG-29 Vampir. Grâce à la tête explosive en tandem, le RPG-29 a percé le blindage des chars israéliens Merkava. D’après les données des services secrets israéliens, les Vampir parviennent au Hezbollah en provenance de Syrie, qui les achète à la Russie dans le cadre de la coopération technico-militaire.

Les Troupes aéroportées russes vont recevoir de nouveaux matériels

Selon l’assistant du Commandant des Troupes aéroportées russes, les essais de largage en vol du chasseur de chars 2S25 ont été achevés avec succès de même que ceux du camion KAMAZ-43501 qui doit remplacer les Gaz-66. D’ici fin 2007, plus de 100 de ces véhicules seront livrés aux Troupes Aéroportées (VDV).

Source : Shipbuilding.ru

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Oui, mais c'est le prix à payer si l'on veut un char qui puisse s'opposer efficacement aux chas occidentaux.

La technologie a un prix.

Autre news très intéressante sur l'armée russe :

De l’amélioration des conditions de vie des militaires russes : salaires, logements et retraites

Selon Rossiyskaya Gazeta, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la dette de l’Etat russe envers les militaires en retraite allait être réglée . De plus, la court suprême russe a confirmé le recalcul des droits de retraite de la période 1995-98.

Selon Moskovsky Komsomolets, les salaires des militaires russes vont être augmentés.

Selon Krasnaya Zvezda, le Ministère de la défense russe construit des logements pour les militaires professionnels qui sont mariés.

Sources : Rossiyskaya Gazeta, Moskovsky Komsomolets, Krasnaya Zvezda.

Quelques éléments qui permettent de constater que les conditions de vie des militaires russes semblent s’améliorer en même temps que l’Armée russe se modernise...

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Tu veux dire quand il ne sera plus premier ministre? :lol:

Il y a des chance de retrouver un ancien du KGB.

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Poutine va céder son siège de président à un collègue pour prendre le rôle de premier ministre, dans tous les cas, jouera le rôle d'éminence grises pour quelques mandats (pas les siens bien entendu) avant éventuellement de remonter sur le trône de Russie ou de trouver un remplaçant suffisamment charismatique, fédérateur et entreprenant ( en clair encore plus dangereux au sens diplomatique ) pour continuer le boulot qu'il a amorcé. Nous on a des énarques mou du genou, en Russie on a des anciens membres des services secrets... Personnellement à choisir entre un gars qui fait de la politique politicienne et un gars qui va au charbon en connaissant les rouages obscurs de la politiques et des affaires je choisis le second.

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Poutine va céder son siège de président à un collègue pour prendre le rôle de premier ministre, dans tous les cas, jouera le rôle d'éminence grises pour quelques mandats (pas les siens bien entendu) avant éventuellement de remonter sur le trône de Russie ou de trouver un remplaçant suffisamment charismatique, fédérateur et entreprenant ( en clair encore plus dangereux au sens diplomatique ) pour continuer le boulot qu'il a amorcé. Nous on a des énarques mou du genou, en Russie on a des anciens membres des services secrets... Personnellement à choisir entre un gars qui fait de la politique politicienne et un gars qui va au charbon en connaissant les rouages obscurs de la politiques et des affaires je choisis le second.

De toute façon, Poutine a sauvé la russie, et je te suis que je préfére un ex du KGB que certain politicien russe (vodka).

Il n'y a que les USA qui prennent conscience du renouvellement de la russie et l'UE, elle fait quoi?

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De toute façon, Poutine a sauvé la russie, et je te suis que je préfére un ex du KGB que certain politicien russe (vodka).

Il n'y a que les USA qui prennent conscience du renouvellement de la russie et l'UE, elle fait quoi?

Malheureusement, je suis en partie d'accord.

Même si l'avenir nous le dira, en Europe on ne voit que la démocratie, et rien d'autre.

Il faut que les pays soient tous des pays libre et démocrate.

Tout le reste, on s'en tape. Le niveau de vie, l'état des institutions, l'Europe s'en cogne.

On n'a vue ce que la liberté d'entreprendre sauvage a donnée dans les années 90.

Le pays à été livré à la prostitution et à la mafia. Mais tout le monde trouvait ça bien.

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Normal que tout le monde en occident trouvait ça bien, ce la signifiait que le grand ennemi séculaire était enfin vaincu et en pleine déchéance, ce qui était effectivement le cas.

Ce que fait l'UE? Elle se regarde le nombril comme d'habitude, ou plutôt les nombrils car plus qu'une fédération de pays unis, c'est un agglomérat contre nature d'entités qui ne s'entendent sur rien, ne cherchent qu'à profiter de ce qui a été fait par les membres fondateurs et ne voient dans l'UE qu'un moyen soit de se faire de l'argent/une situation (pays de l'Est et plus anciennement Portugal, Espagne, Grèce, bref les pays "pauvres" de l'UE) et pour d'autres un moyen de se faire reluire en jouant les petits chefs, Allemagne et France en tête... Les Brits étant depuis le début les Judas à la solde de Rome aka les USA (don't shoot ce n'est que la vérité, la phrase de Churchill n'a jamais été aussi vraie et jamais démentie d'ailleurs.)

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juste un petit HS en ce qui concerne poutine

il porrait se faire reelire comme president si il profite d'une petite faille de la constitution qui dit qu'un president ne peut pas se presenter après 2 mandats successifs si lesdits mandats ont été mené a terme

si poutine demissione avant la fin de son mandat il pourra alors postuler à la présidence pour une troisiemem fois, mais il hésite a ce que j'ai lu  =)

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Normal que tout le monde en occident trouvait ça bien, ce la signifiait que le grand ennemi séculaire était enfin vaincu et en pleine déchéance, ce qui était effectivement le cas.

Ce que fait l'UE? Elle se regarde le nombril comme d'habitude, ou plutôt les nombrils car plus qu'une fédération de pays unis, c'est un agglomérat contre nature d'entités qui ne s'entendent sur rien, ne cherchent qu'à profiter de ce qui a été fait par les membres fondateurs et ne voient dans l'UE qu'un moyen soit de se faire de l'argent/une situation (pays de l'Est et plus anciennement Portugal, Espagne, Grèce, bref les pays "pauvres" de l'UE) et pour d'autres un moyen de se faire reluire en jouant les petits chefs, Allemagne et France en tête... Les Brits étant depuis le début les Judas à la solde de Rome aka les USA (don't shoot ce n'est que la vérité, la phrase de Churchill n'a jamais été aussi vraie et jamais démentie d'ailleurs.)

T'es sympa pour l'UE mais c'est ce que j'en pense aussi. Les anglais ne se comporte pas en Judas mais comme une nation cherhcant à avoir le plus gros profit.

Tu penses pas que l'aquistion des T90 ne vont pas porter préjudice aux black eagle?

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Le Black Eagle ne sera jamais en dotation dans l'Armée russe. C'est un prototype qui définit ce que sera le prochain char ou du moins dégrossit quelques idées et en affine d'autres mais en l'état il ne sera pas adopté sauf miracle. Le char de l'Armée russe est et va rester pour les dix à quinze prochaines années le T90. Il a m'avantage d'avoir des performances plus que correctes et de ne pas coûter trop cher à produire et il faut rapidement équiper les forces avec un char moderne même si l'on ne verra plus jamais les même chiffres en terme de blindé alignés évidemment.

en matière d'UE, le Royaume Unis est depuis le départ le faux frère. Le terme Judas peut sembler un peu fort mais en fait non... Qui abrite sur son sol un système d'espionnage américain? Qui suit à la lettre les directives de Washington quand bien même cela va à l'encontre de la politique européenne? Si ponctuellement on pourrait citer d'autres état (comme l'Allemagne dans l'affaire Yougoslave, principale instigatrice de ce merdier sans nom avec les américains, l'Espagne avec l'Irak...) avec les britons c'est SYSTEMATIQUE. Churchill nous l'avait annoncé avec sa petite phrase et cela c'est toujours vérifié comme je le disais précédemment. De là à voir la Perfide Albion comme un membre infiltré au service de notre rival et meilleur ennemi transatlantique il n'y a qu'un pas vraiment pas dur à franchir...

De Gaulle disait, l'ONU, ce machin... on peut dire la même chose de l'UE en fait.

Pour ce qui est de Poutine et d'un troisième mandat je ne sais pas s'il n'hésite pas pour la simple et bonne raison qu'il ne veut pas qu'on lui colle l'étiquette de nouveau Tsar de Russie. Il préférera, au moins pour un temps, œuvrer dans l'ombre. A moins qu'il ne soit plébiscité par la  population. Cette hésitation est plus pour moi une manière de prendre la température de l'opinion publique, nous savons pertinemment qu'il a trop de choses sur le feu pour les laisser en plan et partir à la pêche. 

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La Russie et les Etats-Unis signent un accord secret de coopération en matière de défense

Le vice ministre de la défense russe, le Général Yury Baluyevsky, et son homologue américain, l’Amiral Michael Mullen, ont signé un accord secret de coopération en matière de défense.

Il spécifie les projets de coopérations entre les deux pays pour 2008 et la "compatibilité" entre les forces armées des deux pays.

Source : Pravda.

Red Stars

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Le Black Eagle ne sera jamais en dotation dans l'Armée russe. C'est un prototype qui définit ce que sera le prochain char ou du moins dégrossit quelques idées et en affine d'autres mais en l'état il ne sera pas adopté sauf miracle. Le char de l'Armée russe est et va rester pour les dix à quinze prochaines années le T90. Il a m'avantage d'avoir des performances plus que correctes et de ne pas coûter trop cher à produire et il faut rapidement équiper les forces avec un char moderne même si l'on ne verra plus jamais les même chiffres en terme de blindé alignés évidemment.

Excellent résumé

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L’Armée de terre russe recevra environ 300 "nouveaux" chars et blindés d’ici la fin de l’année

Selon le commandant de la direction des blindés de l’Armée russe, le Colonel-Général Vladislav Polonsky, environ 300 nouveaux chars et blindés entreront en service dans l’armée de terre russe d’ici la fin de l’année. Il s’agit notamment d’un bataillon de chars T-90A (30 unités), deux bataillons de chars T-72 modernisés, une compagnie et demi de chars T-80 modernisés (15 unités), deux bataillons de véhicules de combat d’infanterie BMP-3 et 154 véhicules blindés de transport de troupes BTR-80.

Image IPB

T-80 modernisé

Notons toutefois que les T-72 et T-80 modernisés ne sont pas des chars neufs contrairement aux T-90A. Cela complète et corrobore les propos de Polonsky de juin 2007.

Image IPB

BMP-3

Image IPB

BTR-80

Source : RedStar photo : Army recognition

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J'ai vu cette article tiré d'une interview de Sergueï Ivanov sur RedStar, et je la trouve assez inquiétante. :-[

Industrie d’armement russe en 2008 : le problème complexe de la commande de l’Etat

L’année qui se termine a été marquée par de nombreux succès dans les secteurs militaires de l’industrie russe, mais elle a aussi mis en évidence une série d’importants problèmes. S’ils ne sont pas réglés, il est peu probable que le programme d’Etat des armements, échelonné sur une période allant jusqu’à 2015, soit appliqué. En ce qui concerne les succès, on peut assurément citer le groupe de missiles stratégiques mobiles Topol-M mis en service dans la division des forces des missiles stratégiques de Teikovo dans la région d’Ivanovo, située au nord-est de Moscou. A présent, cette division dispose d’un régiment de missiles Topol-M qui contribuera au renforcement du potentiel des forces stratégiques russe de dissuasion. On vient de procéder aux essais du nouveau missile stratégique RS-24 à ogives MIRV qui pourrait à long terme remplacer les systèmes stratégiques, dont le délai de service opérationnel s’est achevé.

L’une des brigades de missiles de la Région militaire du Caucase du Nord a été équipée d’un groupe de missiles opérationnels tactiques Iskander-M. Les forces aériennes ont reçu des chasseurs polyvalents modernisés Su-27SMK, des avions d’assaut Su-24 et de nouveaux bombardiers tactiques Su-34. Le nouveau système de missiles de DCA S-400 est devenu opérationnel dans les environs de Moscou. La liste est longue. Mais un problème saute aux yeux.

Image IPB

Cérémonie de livraison des deux premiers Su-34 de série de la force aérienne russe

L’armée devait s’équiper fin 2005 d’un groupe de missiles opérationnels tactiques Iskander-M. Quant aux bombardiers tactiques Su-34, les unités militaires devaient en recevoir non pas deux, comme aujourd’hui, mais six comme cela avait été promis fin 2006 par les dirigeants de l’usine aéronautique de Novossibirsk. La mise en service du système S-400 a également été reportée à l’année d’après. Et même en 2007, sa mise en service opérationnel avait tout d’abord été promise en mars, ensuite en juin, mais ce n’est qu’au mois d’août qu’elle a finalement eu lieu. La mise en service du Système global de navigation par satellite (GLONASS) ne correspond pas non plus au calendrier établi. Quelles en sont les raisons ?

Certaines d’entre elles ont été citées par le premier vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov lors de la dernière réunion de la Commission militaro-industrielle qu’il dirige. Ce sont la pénurie de cadres qualifiés, le vieillissement des capacités technologiques et la baisse de la qualité du matériel de guerre fabriqué. Bien que les entreprises du complexe militaro-industriel aient augmenté leur production de 14,1% au cours de ces derniers mois - la production militaire, de 19,1% et la production civile, de 7,6 % - certaines d’entre elles ne peuvent exécuter la commande de l’Etat. Bien plus, elles ne peuvent utiliser entièrement les sommes allouées, bien que le budget ne soit pas avare à leur égard. Ainsi, 800 milliards de roubles ont été alloués au règlement des problèmes militaires pour 2008, 900 milliards pour 2009, 1.100 milliards de roubles pour 2010. Mais rien ne garantit qu’ils soient entièrement utilisés.

Il est presque impossible de rénover le parc technologique des entreprises d’armements. Le problème ne réside pas seulement dans le prix exorbitant des machines-outils modernes à découper les métaux et des chaînes de fabrication automatique. Les entreprises russes ne fournissent pas toutes les pièces, il est donc nécessaire de beaucoup acheter à l’étranger. Les achats entraînent le paiement de taxes douanières élevées qui ne peuvent être ni baissées, ni annulées. Malgré les propositions réitérées des entreprises et le soutien du gouvernement, le problème reste au point mort. Il faut y ajouter l’augmentation incessante du coût des pièces auxiliaires, des matériaux premiers, des combustibles, de l’électricité, etc. Il est évident que les fonds budgétaires alloués, par exemple, pour l’achat de dix véhicules militaires ne suffiront que pour six ou sept au maximum.

On peut également y ajouter le décalage qui existe entre les prix réels et "dictés" ainsi que la nécessité d’entretenir les capacités mobilisées qui ont cessé d’être utilisées. Tout cela a pour résultat que seuls 36% des entreprises militaires stratégiques restent solvables tandis que 23% d’entre elles sont au bord de la faillite.

La main-d’oeuvre pose également un problème dans l’industrie d’armement. L’âge moyen des cadres hautement qualifiés des usines et des Instituts de recherche s’approche de celui de la retraite. Les jeunes diplômés des Instituts et des collèges techniques ne se pressent pas de rejoindre leurs rangs. Les raisons en sont compréhensibles : les salaires bas et la promotion trop longue à venir. Tout le monde n’y est pas prêt, loin s’en faut. Sans cadres hautement qualifiés, sans rénovation du parc des machines-outils, il est impossible de fournir des produits de bonne qualité à l’armée russe et pour l’exportation. D’ailleurs, cela a déjà été confirmé par des réclamations provenant d’Inde, d’Algérie et d’autres pays.

Il existe d’autres obstacles encore, dont le plus important est l’absence de règlement du problème des droits du propriétaire. Certaines entreprises du complexe militaro-industriel se trouvent depuis longtemps dans le secteur privé, d’autres appartiennent toujours à l’Etat. Il y a des entreprises qui possèdent une forme de propriété mixte. La création de holdings d’armements, qui pourraient aider à sortir de cette situation complexe, est retardée car on ne parvient pas à leur trouver une forme adéquate. "Seulement 16 des 37 structures intégrées prévues pour la fin de cette année ont été entièrement formées, a expliqué le premier vice-premier ministre Sergueï Ivanov au cours de la dernière réunion du complexe militaro-industriel. Il fallait soumettre au gouvernement avant le 1er janvier les documents concernant les 21 autres structures, mais seules les données concernant la moitié d’entre elles ont été soumises. Il est question de la responsabilité des dirigeants des ministères et des départements pour l’accomplissement de la consigne du président".

Mais même les holdings déjà créés n’arrivent pas à régler les problèmes de restructuration de la production, d’élimination des excédents industriels, du choix de la voie optimale de développement et des produits prometteurs qui seront nécessaires au pays et à l’armée dans les prochaines années. Pourtant, les besoins des forces armées sont connus depuis longtemps. Ils sont cités dans le programme d’Etat des armements pour 2007-2015. Hélas, il n’est pas encore appliqué intégralement.

Cela arrive régulièrement à la commande militaire de l’Etat. Ces quinze dernières années, aucune commande n’a été entièrement exécutée, ni livrée dans les délais prévus. Il faut être naïf pour espérer que des problèmes qui persistent depuis de nombreuses années puissent disparaître au bout de deux ans et qu’une grande percée puisse être effectuée dans la nouvelle année 2008. Il faut rester patient et travailler. L’essentiel étant de ne pas abandonner la voie choisie.

Source : RedStar

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