Marechal_UE

[Union Européenne] nos projets, son futur

Recommended Posts

Citation

Lors de Munich la France avait mobilisé ses troupes et était prête à en découdre. Les Tchécoslovaques avaient mobilisé leurs troupes. C'est uniquement parce que les Anglais ont voulu signer Munich que les Français ont signé. Si les Anglais avaient dits "on y va", les Français y seraient allés. On ne pouvait pas y aller tout seul sans l'allié britannique.

 

En terme de moyens oui. cela a été démontré lors du tribunal de Nuremberg il me semble. Un des ténors du parti nazi avait avoué que c'était un gros bluff. Si la France franchissait la frontière l'Allemagne se couchait. Elle n'était absolument pas prête en 37/38. 

Par contre politiquement oui on était complètement aux abois. Avec une Allemagne revanchard, un ancien allié italien qui se retourne, une Espagne bientôt au main des franquistes, un ancien allié russe au main d'un despote complètement taré et porteur d'une idéologie révolutionnaire et les US qui nous battent froid oui l'"allié anglais" est tout ce qui nous reste. . .

D'ailleurs (navré du HS) n'est il pas en partie responsable (voir complètement) de l'abandon d'une ligne Maginot allant jusqu'a la  mer du  nord ? Pour conserver un "glacis" protecteur qu'est la Belgique (et qu'un isolement aurait condamné) ? Je pose la question, il m'avait semblé l'avoir entendu je ne sais plus où mais rien trouvé depuis sur cette allégation. . .

 

Edited by elannion

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, Wallaby a dit :

Lors de Munich la France avait mobilisé ses troupes et était prête à en découdre. Les Tchécoslovaques avaient mobilisé leurs troupes. C'est uniquement parce que les Anglais ont voulu signer Munich que les Français ont signé. Si les Anglais avaient dits "on y va", les Français y seraient allés. On ne pouvait pas y aller tout seul sans l'allié britannique.

 

 

Et c'est peut être la deuxième fois en 20 ans qu'on les écoute au sujet de l'Allemagne alors qu'on aurait mieux fait de pas en tenir compte.

Edited by Castor

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 11 heures, Rochambeau a dit :

Juste pour dire que c'est très faux ce type d'affirmation, car l'Allemagne fut plus puni après la SGM qu'au traité de Versailles, le dit traité fut même très doux par rapport à ce que l'Allemagne subit après 45. (Ou le pays fut occupé, l'obligation de payer une indemnité, perd sa souveraineté, démantèlement de son industrie, servir éventuelle de champs bataille etc ...)

Ce rappel est utile. Néanmoins, ne pas oublier que des réparations ou pénalités de guerre se conçoivent, entre autres aspects, à l'aune de ce qui peut être reproché aux vaincus. Etrangement, on ne reproche jamais rien aux vainqueurs, mais passons sur ce point. En l'occurrence, la population allemande n'a vraisemblablement pas considéré les réparations ou pénalités être en adéquation avec les griefs qui pouvaient être retenus contre leur pays suite à la 1ère Guerre Mondiale. Sans doute cette population a-t-elle été amenée à penser ainsi par certaines personnes influentes. Mais on peut aussi voir la chose dans le sens inverse. Sans un certain ressentiment au sein de la population allemande, il aurait été difficile de profiter politiquement de ce filon. Après la 2nde Guerre Mondiale, et bien qu'il y ait eu quelques voix pour tenter de légitimer ou du moins réévaluer l'action de l'Allemagne et de ses troupes, c'était tout de même difficile de faire comme si les griefs retenus, particulièrement lourds, n'avaient pas un certain fond de vérité.

Edited by Skw
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 21 minutes, Skw a dit :

Ce rappel est utile. Néanmoins, ne pas oublier que des réparations ou pénalités de guerre se conçoivent, entre autres aspects, à l'aune de ce qui peut être reproché aux vaincus. Etrangement, on ne reproche jamais rien aux vainqueurs, mais passons sur ce point. En l'occurrence, la population allemande n'a vraisemblablement pas considéré les réparations ou pénalités être en adéquation avec les griefs qui pouvaient être retenus contre leur pays suite à la 1ère Guerre Mondiale. Sans doute cette population a-t-elle été amenée à penser ainsi par certaines personnes influentes. Mais on peut aussi voir la chose dans le sens inverse. Sans un certain ressentiment au sein de la population allemande, il aurait été difficile de profiter politiquement de ce filon. Après la 2nde Guerre Mondiale, et bien qu'il y ait eu quelques voix pour tenter de légitimer ou du moins réévaluer l'action de l'Allemagne et de ses troupes, c'était tout de même difficile de faire comme si les griefs retenus, particulièrement lourds, n'avaient pas un certain fond de vérité.

Au contraire même, la population allemande n'a même pas pu intérioriser que la défaite avait été également militaire, difficile pour eux de comprendre pourquoi il y avait eu une capitulation et pourquoi il y avait tant de réparation. Le mouvement Dolchstoßlegende, la légende du coup de poignard dans le dos, en est une illustration significative.

Le fait qu'un Keynes, proche des positions allemandes, critique autant le traité de Versailles n'a pas du aider non plus, que les allemands le critiquent soit, mais qu'il se fasse démolir par les gens même qui sont censés veiller à son application ....

 

  • Upvote 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 3 heures, Skw a dit :

En l'occurrence, la population allemande n'a vraisemblablement pas considéré les réparations ou pénalités être en adéquation avec les griefs qui pouvaient être retenus contre leur pays suite à la 1ère Guerre Mondiale.

Rare sont les cas dans l'histoire de vaincus qui admettent leur défaite sans amertume ... que les allemands de l'après PGM critiquent l'attitude des vainqueurs est tout à fait normal, ajoutons à cela que la défaite n'est pas visible pour les allemands qui retrouvent un pays au final quasiment intact et unifié. La défaite est d'autant plus inacceptable dans les esprits de l'armée du Second Reich qui était surnommé la "machine à vaincre" ( Ludendorff), que n'importe quel traité n'allant pas dans le sens des allemands ( cela aurait été la même chose avec d'autres peuples ) était une injustice.   

A peu de chose près on peut faire un léger parallèle avec à la situation de la France pendant le Congrès de Vienne, la différence étant que la France a été envahi et défait sur son sol.(et encore entre temps il y a eu le retour de l'Empereur ... ) 

 

Edited by Rochambeau

Share this post


Link to post
Share on other sites

Et Maginot a toujours été conçue pour se coordonner avec des troupes mobiles autour et de fort soutien d'artillerie. Les canons supérieurs a 75mm étaient volontairement très rares dans les fortifications. L'artillerie lourde aurait dû être derrière en permanence.  Les ouvrages devaient harceler, canaliser et renseigner sur l'avancée ennemie dont les concentrations et points de passage auraient été traité par le feu.

A la faveur de la débâcle, dès que Maginot a perdu ses troupes d'interstice et ses régiments d'artillerie, elle devenait inefficace et obsolète. Là, où la cohérence du dispositif a été maintenu, elle a tenu plusieurs jours.

 

PS. oups HS

Edited by Chaps
  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Citation

Merkel endorses Macron’s EU military plan

German Chancellor sounds cautious note on Macron’s eurozone reform plans.

German Chancellor Angela Merkel said Sunday she supports the idea of a joint European defense force, adding that the initiative could be open to British participation post Brexit.

Merkel’s French counterpart Emmanuel Macron has been pushing for the creation of a combined EU military force that could be deployed to trouble spots around the world. The idea had so far received a frosty reception in Berlin, with defense minister Ursula von der Leyen saying the idea is “not an imminent project for tomorrow.” Merkel’s intervention represents a significant change of tone.

“I am in favor of President Macron’s proposal for an intervention initiative,” Merkel said in a wide-raning interview with Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

Merkel said the initiative “needs to fit into the structure of defense cooperation,” which she said should bring down the number of different EU weapon systems from 180 to “about 30.”

“With this, we will already develop more European unity. This will need to be complemented by joint strategic action in [military] deployment.” (...)

Suite: https://www.politico.eu/article/emmanuel-macron-angela-merkel-endorses-eu-military-plan/

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Il fallait bien donner quelque chose. Ça coûte pas grand chose a l’Allemagne de dire ça et en même temps de diminuer les crédits à la défense.
Sur le reste il semblerait que ce soit le statut quo. Un FME pour remplacer le MSE, non catégorique a la mutualisation des dettes, tout petit budget d'investissement ...

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/06/03/97002-20180603FILWWW00050-zone-euro-merkel-prete-a-faire-des-concessions-avec-quelques-reserves.php (3 juin 2018)

Angela Merkel a détaillé dimanche, dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, sa réponse à Emmanuel Macron sur l'avenir de la zone euro, en acceptant un budget d'investissement limité (...) "à deux chiffres en milliards d'euros".

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 2 heures, zx a dit :

Défense européenne : Merkel abat ses cartes

La chancelière propose la création d'un conseil de sécurité européen, avec un nombre réduit de membres, pour agir plus vite. Une vision à long terme.

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/defense-europeenne-merkel-abat-ses-cartes-06-06-2018-2224727_1897.php

 

  Masquer le contenu

 

Sans être belliciste, l'Allemagne n'entend pas laisser au Royaume-Unil'avantage d'être l'allié naturel et unique de la France dans un monde où les États-Unis se retirent peu à peu du théâtre militaire européen. C'est un point d'inflexion important qui mûrit depuis quelques années dans l'esprit d'Angela Merkel et qu'elle a exposé clairement dans une grande interview accordée à la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

Naturellement, la chancelière ne méconnaît pas les contraintes qui pèsent sur l'exécutif allemand dans le recours à la Bundeswehr. Les règles constitutionnelles de l'emploi de la force en Allemagne ne sont pas, pour autant, inconciliables avec l'Europe de la défense au sein de laquelle Berlin entend prendre toute sa place.

La doctrine militaire allemande raccrochée à l'Europe

Emmanuel Macron a lancé l'idée de « construire une culture stratégique commune » en vue de parvenir, plus tard, à la mise au point d'interventions militaires communes. « Nos militaires le disent aussi, précise un conseiller de la chancelière. Mais cette préparation commune de nos armées ne remplacera pas les décisions parlementaires qui seules peuvent décider de la participation allemande à une mission spécifique. Les règles constitutionnelles allemandes ne seront pas contournées. Nous cherchons cependant le raccrochage de la doctrine militaire allemande à la politique européenne. »

Selon celles-ci, la Bundeswehr peut agir, avec l'accord du Parlement, dans le cadre d'une mission onusienne basée sur le chapitre 7 de la Charte des Nations unies. Elle peut aussi venir au secours d'un État demandeur, toujours selon les règles onusiennes. Un article de la Constitution allemande permet aussi à l'armée allemande de prêter son concours à une action européenne. En revanche, le bombardement en Syrie à la suite des attaques chimiques décidé récemment par Donald Trump et Emmanuel Macron « n'est pas envisageable pour l'Allemagne, quelles que soient les justifications onusiennes avancées en l'occurrence par ces deux pays », précise-t-on à Berlin.

Des systèmes d'armes européens incompatibles 

Mais, pour parvenir à une force européenne, il faut d'abord s'assurer que les systèmes d'armement des armées européennes réussissent à communiquer entre eux afin de se coordonner. Ce n'est absolument pas le cas pour le moment. Les armes européennes risqueraient du reste de se tirer l'une sur l'autre… Angela Merkel rappelle, pour le déplorer, qu'il existe en effet, dans l'Europe des 28, 180 systèmes d'armes différents. « Nous devons arriver à une situation comme celle des États-Unis où il n'y a qu'une trentaine de systèmes d'armes. »

Dans le cadre de la coopération militaire structurée (Pesco, selon l'acronyme bruxellois), à laquelle adhère 25 pays, c'est à l'Agence européenne de défense (AED) que revient le rôle de recenser les différents systèmes d'armes et d'identifier quels sont les besoins en armement pour les années à venir. Mais, dans ce domaine, la souveraineté reste essentielle et chaque État est libre de faire appel à l'expertise de l'AED pour améliorer ses capacités militaires. La création du Fonds européen pour la défense – encore faible – constitue une avancée majeure sur une longue route qui prendra au moins dix ans avant que l'Europe de la défense ne soit capable de se projeter dans une réelle opération commune et coordonnée.

Menace numérique 

Le plus difficile sera sans doute de se mettre d'accord sur une ligne stratégique commune. Qui sont nos alliés ? Qui sont ceux qui nous menacent ? Quel degré de menace et quelle réponse proportionnée ? Il n'aura échappé à personne qu'on ne peut guère décider du feu nucléaire à 27 (option ultime, s'entend)... Mais, en vérité, la menace la plus sérieuse réside plutôt dans une prise de contrôle numérique de nos infrastructures par une puissance étrangère. Et c'est cette défense européenne là qu'il faudrait construire en commun tant la parade coûte cher. Et l'Europe n'est pas la plus avancée dans ce domaine...

Quant à se défendre rapidement contre une agression extérieure, là aussi, le nombre ne plaide pas en faveur d'une réactivité pertinente. Angela Merkel suggère de remédier à ce problème par deux propositions fortes. D'abord, transformer les sièges non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU occupés par les nations européennes à l'ONU en sièges européens, de manière à exister en tant que tel sur la scène internationale. On notera cependant qu'elle ne demande pas à la France de renoncer à son statut de membre permanent du Conseil de sécurité ni de placer son droit de veto au service de l'Union européenne.

Un Conseil européen de sécurité

Ensuite, elle propose de réfléchir à la création d'un « conseil de sécurité européen » dont les pays européens seraient membres par rotation et « qui pourrait agir plus rapidement, en étroite collaboration avec la haute représentante pour la politique étrangère et avec les membres européens du Conseil de sécurité de l'ONU », explique la chancelière.

« Mon objectif est que le monde sache que l'Europe agit d'une seule voix en matière de politique étrangère », conclut Angela Merkel sur ce chapitre, esquissant sans doute ce qu'elle considérerait comme son héritage à la fin de son long règne. À Adenauer, la réconciliation avec la France. À Helmut Kohl, la réunification. À Gerhard Schröder, les réformes et le redécollage économique de l'Europe. À Angela Merkel, l'arrimage de l'Allemagne à une Europe unie face aux défis du monde ?

 

 

Ça ne couvre pas tout mais c'est tout de même dense et ça me semble cohérent. Ensuite, le diable est évidemment dans les détails (règles de vote, obligation ou pas des décisions du conseil ainsi créé, politique industrielle de souveraineté afférente, etc..) mais ça me semble être un net progrès dans le bon sens.

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, Boule75 a dit :

Ça ne couvre pas tout mais c'est tout de même dense et ça me semble cohérent. Ensuite, le diable est évidemment dans les détails (règles de vote, obligation ou pas des décisions du conseil ainsi créé, politique industrielle de souveraineté afférente, etc..) mais ça me semble être un net progrès dans le bon sens.

C'est surtout une net affirmation de l'Europe au-delà des nations européenne. Je note que la Belgique a pris soin d'attendre cette déclaration et n'a pas fait d'annonce sur le f-35. Quant au noyau dur il y aura l'allemagne, la France et l'Espagne, l'Italie ? , la suède ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 1 minute, herciv a dit :

C'est surtout une net affirmation de l'Europe au-delà des nations européenne. Je note que la Belgique a pris soin d'attendre cette déclaration et n'a pas fait d'annonce sur le f-35. Quant au noyau dur il y aura l'allemagne, la France et l'Espagne, l'Italie ? , la suède ?

Mais qui dit que la dite synergie sur le matériel ne se fera pas au profit des US et pourquoi pas du F-35?

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 1 minute, Castor a dit :

Mais qui dit que la dite synergie sur le matériel ne se fera pas au profit des US et pourquoi pas du F-35?

Ben le programme FCAS n'inclus pas le f-35 sauf erreur de ma part ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 4 minutes, collectionneur a dit :

Cela fait plus de 70 que l'OTAN a des normes communes. A quel niveau se situe les incompatibilités entre européens ?

La connectique ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 44 minutes, herciv a dit :

Ben le programme FCAS n'inclus pas le f-35 sauf erreur de ma part ?

Je ne répondait pas sur  le FCAS forcement, mais il est évident avec la composante OTAN et le prisme de certain pays que les US  se procureront une part du gâteau et profite de cette initiative.

Si le FCAS se fait, Il y aura une partie des forces UE avec le F-35 et l'autre avec le FCAS, les deux ne seront pas incompatible. 

 

 

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 5 heures, Castor a dit :

les deux ne seront pas incompatible

Ca c'est un choix stratégique auquel les US ont choisi de répondre négativement avec le MADL. Bon il reste la l-16

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 3 heures, herciv a dit :

Ca c'est un choix stratégique auquel les US ont choisi de répondre négativement avec le MADL. Bon il reste la l-16

Mais la le sujet bascule sur la compatibilité d'une des liaisons de donnée. Ça n’empêchera pas les Rafale et les F-35 de coopérer, surtout si on envisage qu'a terme les US en feront la référence pour les opérations de la coalition. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 15 heures, zx a dit :

La chancelière propose la création d'un conseil de sécurité européen

C'est assez malin comme idée car la seule manière de faire assumer par les Allemands une politique des intérêts (voire une politique délibérément agressive ?) c'est de le faire sous le masque de l'Europe, en disant "c'est pas l'Allemagne, c'est l'Europe" :

Le 31/5/2018 à 17:10, Wallaby a dit :

L'Allemagne s'est unifiée par la guerre : bataille de Sadova, guerre prusso-danoise, guerre franco-allemande. La bataille de Sadova peut être considérée comme une guerre civile allemande.

Et pourJoschka Fischer, ministre des affaires étrangères allemand, la guerre du Kosovo était une "guerre d'unification européenne" : l'union européenne est une justification idéologique de la guerre.

--

Le 4/6/2018 à 13:15, Wallaby a dit :

23 avril 2018. Stephen Holmes :

14:13 Ils ne veulent pas imiter l'Allemagne. Parce que les Allemands, afin de mettre en avant leur sentiment de culpabilité d'avoir ravagé le monde autour d'eux, effacent leur fierté nationale. Mais les Polonais disent : pourquoi effacer notre fierté nationale ? Notre fierté nationale était notre résistance, contre les nazis, et notre résistance contre Moscou aussi. Nous n'allons donc pas être comme les Allemands. Habermas peut parler de "patriotisme constitutionnel", mais c'est pour les Allemands. On ne veut pas de ça. Cela n'a rien à voir avec nous.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le 06/06/2018 à 19:14, zx a dit :

Défense européenne : Merkel abat ses cartes

La chancelière propose la création d'un conseil de sécurité européen, avec un nombre réduit de membres, pour agir plus vite. Une vision à long terme.

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/defense-europeenne-merkel-abat-ses-cartes-06-06-2018-2224727_1897.php

  Révéler le texte masqué

 

Sans être belliciste, l'Allemagne n'entend pas laisser au Royaume-Unil'avantage d'être l'allié naturel et unique de la France dans un monde où les États-Unis se retirent peu à peu du théâtre militaire européen. C'est un point d'inflexion important qui mûrit depuis quelques années dans l'esprit d'Angela Merkel et qu'elle a exposé clairement dans une grande interview accordée à la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

Naturellement, la chancelière ne méconnaît pas les contraintes qui pèsent sur l'exécutif allemand dans le recours à la Bundeswehr. Les règles constitutionnelles de l'emploi de la force en Allemagne ne sont pas, pour autant, inconciliables avec l'Europe de la défense au sein de laquelle Berlin entend prendre toute sa place.

La doctrine militaire allemande raccrochée à l'Europe

Emmanuel Macron a lancé l'idée de « construire une culture stratégique commune » en vue de parvenir, plus tard, à la mise au point d'interventions militaires communes. « Nos militaires le disent aussi, précise un conseiller de la chancelière. Mais cette préparation commune de nos armées ne remplacera pas les décisions parlementaires qui seules peuvent décider de la participation allemande à une mission spécifique. Les règles constitutionnelles allemandes ne seront pas contournées. Nous cherchons cependant le raccrochage de la doctrine militaire allemande à la politique européenne. »

Selon celles-ci, la Bundeswehr peut agir, avec l'accord du Parlement, dans le cadre d'une mission onusienne basée sur le chapitre 7 de la Charte des Nations unies. Elle peut aussi venir au secours d'un État demandeur, toujours selon les règles onusiennes. Un article de la Constitution allemande permet aussi à l'armée allemande de prêter son concours à une action européenne. En revanche, le bombardement en Syrie à la suite des attaques chimiques décidé récemment par Donald Trump et Emmanuel Macron « n'est pas envisageable pour l'Allemagne, quelles que soient les justifications onusiennes avancées en l'occurrence par ces deux pays », précise-t-on à Berlin.

Des systèmes d'armes européens incompatibles 

Mais, pour parvenir à une force européenne, il faut d'abord s'assurer que les systèmes d'armement des armées européennes réussissent à communiquer entre eux afin de se coordonner. Ce n'est absolument pas le cas pour le moment. Les armes européennes risqueraient du reste de se tirer l'une sur l'autre… Angela Merkel rappelle, pour le déplorer, qu'il existe en effet, dans l'Europe des 28, 180 systèmes d'armes différents. « Nous devons arriver à une situation comme celle des États-Unis où il n'y a qu'une trentaine de systèmes d'armes. »

Dans le cadre de la coopération militaire structurée (Pesco, selon l'acronyme bruxellois), à laquelle adhère 25 pays, c'est à l'Agence européenne de défense (AED) que revient le rôle de recenser les différents systèmes d'armes et d'identifier quels sont les besoins en armement pour les années à venir. Mais, dans ce domaine, la souveraineté reste essentielle et chaque État est libre de faire appel à l'expertise de l'AED pour améliorer ses capacités militaires. La création du Fonds européen pour la défense – encore faible – constitue une avancée majeure sur une longue route qui prendra au moins dix ans avant que l'Europe de la défense ne soit capable de se projeter dans une réelle opération commune et coordonnée.

Menace numérique 

Le plus difficile sera sans doute de se mettre d'accord sur une ligne stratégique commune. Qui sont nos alliés ? Qui sont ceux qui nous menacent ? Quel degré de menace et quelle réponse proportionnée ? Il n'aura échappé à personne qu'on ne peut guère décider du feu nucléaire à 27 (option ultime, s'entend)... Mais, en vérité, la menace la plus sérieuse réside plutôt dans une prise de contrôle numérique de nos infrastructures par une puissance étrangère. Et c'est cette défense européenne là qu'il faudrait construire en commun tant la parade coûte cher. Et l'Europe n'est pas la plus avancée dans ce domaine...

Quant à se défendre rapidement contre une agression extérieure, là aussi, le nombre ne plaide pas en faveur d'une réactivité pertinente. Angela Merkel suggère de remédier à ce problème par deux propositions fortes. D'abord, transformer les sièges non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU occupés par les nations européennes à l'ONU en sièges européens, de manière à exister en tant que tel sur la scène internationale. On notera cependant qu'elle ne demande pas à la France de renoncer à son statut de membre permanent du Conseil de sécurité ni de placer son droit de veto au service de l'Union européenne.

Un Conseil européen de sécurité

Ensuite, elle propose de réfléchir à la création d'un « conseil de sécurité européen » dont les pays européens seraient membres par rotation et « qui pourrait agir plus rapidement, en étroite collaboration avec la haute représentante pour la politique étrangère et avec les membres européens du Conseil de sécurité de l'ONU », explique la chancelière.

« Mon objectif est que le monde sache que l'Europe agit d'une seule voix en matière de politique étrangère », conclut Angela Merkel sur ce chapitre, esquissant sans doute ce qu'elle considérerait comme son héritage à la fin de son long règne. À Adenauer, la réconciliation avec la France. À Helmut Kohl, la réunification. À Gerhard Schröder, les réformes et le redécollage économique de l'Europe. À Angela Merkel, l'arrimage de l'Allemagne à une Europe unie face aux défis du monde ?

 

 

(recopié du fil guerre commerciale US UE)


L'article (américain) parle du désarroi des (ex-?)alliés américains devant l'évolution des relations transatlantiques sous Trump (et surtout en 2018 sur les dossiers intérnationaux), avec des sources (canadiennes, UK et surtout allemandes).

Les allemands auraient eu un déclic sur Trump, et commencent à envisager les USA comme n'importe quel autre pays ... concurrent ou ennemi.
On verra peut être les allemands bouger plus sur l'Europe prochainement.

https://www.newyorker.com/news/letter-from-trumps-washington/under-trump-america-first-really-is-turning-out-to-be-america-alone

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


  • Member Statistics

    5,510
    Total Members
    1,550
    Most Online
    zorkhoff
    Newest Member
    zorkhoff
    Joined
  • Forum Statistics

    20,893
    Total Topics
    1,316,849
    Total Posts
  • Blog Statistics

    3
    Total Blogs
    2
    Total Entries