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LIVRE BLANC ET RGPP : COMPOSANTE NAVALE


leclercs
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Je vous soumets les écrits du livre blanc en l'occurence le paragraphe consacré aux forces navales

Les forces navales assureront la permanence à la mer de la force

océanique stratégique, garante de la capacité de frappe en second de la

dissuasion. Elles garantiront la mise en oeuvre autonome et en sûreté

de la composante océanique, en acquérant la meilleure connaissance

possible des espaces de déploiement des SNLE et des mouvements des

forces étrangères qui y sont présentes. Elles conserveront une maîtrise

permanente des approches du port de soutien. Ces missions pourront

mobiliser deux sous-marins nucléaires d’attaque et jusqu’à quatre

frégates anti-sous-marines, ainsi que des moyens de guerre des mines

et des avions de patrouille maritime.

Elles surveilleront et contrôleront les approches du territoire national,

en métropole comme outre-mer. Elles devront en permanence

pouvoir renforcer la posture permanente de sûreté maritime en métropole,

par le déploiement d’une frégate, de deux chasseurs de mines et

d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 par façade maritime.

Elles matérialiseront la souveraineté française dans les espaces

sous juridiction nationale (mer territoriale, zone économique exclusive),

participeront à la protection et à la sauvegarde des personnes et

des biens, à la sécurité et à la sûreté maritimes, à la protection de

l’environnement marin et des ressources maritimes (espace protégé,

pêche…). Ces missions ressortent de l’action de l’État en mer (AEM) et

nécessitent le déploiement, tant en métropole que dans les DOM-COM,

des moyens de présence en haute mer adaptés à de telles tâches.

Au titre de la prévention, les forces navales devront pouvoir participer

à la maîtrise et au contrôle des espaces aéromaritimes dans nos

zones d’intérêt (Afrique de l’Ouest, golfe Arabo-Persique et océan

Indien en particulier), à la sécurisation des voies de communication,

au contrôle de la navigation dans le cadre de la lutte contre le terrorisme,

contre les trafics illicites et contre l’immigration clandestine.

Pour contribuer à la résolution d’une crise dans le monde, le groupe

aéronaval devra pouvoir être déployé sur un théâtre distant de 7 000 à

8 000 kilomètres, avec son groupe aérien complet et les frégates

d’escorte, ainsi que les sous-marins nucléaires d’accompagnement

nécessaires. Indépendamment de la disponibilité du porte-avions, les

moyens aériens pourront être utilisés dans le cadre des interventions

extérieures comme du renforcement de la posture de protection

aérienne au-dessus du territoire national.

Un ou deux groupes navals, amphibie ou de protection du trafic

maritime, avec leur soutien logistique, seront également disponibles

pour des missions d’intervention et de présence. Simultanément, une

capacité de réaction autonome, assortie d’un dispositif d’alerte, devra

pouvoir être engagée dans des opérations ponctuelles telles qu’une évacuation

de ressortissants, une action de contre-terrorisme maritime,

ou une opération humanitaire.

Le dimensionnement général des forces navales leur permettra en

outre :

– de contribuer au recueil du renseignement, tant dans nos approches

maritimes que sur les théâtres d’opérations ;

– d’assumer le commandement d’une composante maritime

embarquée de force interarmées (Maritime Component Command ou

MCC) ;

– de projeter une capacité de guerre des mines ;

– de disposer d’une flotte de soutien dimensionnée pour l’ensemble

de leurs missions.

Les efforts de modernisation porteront en priorité sur les capacités

de maîtrise du milieu sous-marin (sous-marins nucléaires d’attaque et

frégates anti-sous-marin), sur les capacités de frappe de précision dans

la profondeur par missile de croisière naval, et sur le renforcement de la

capacité de commandement et de projection à partir de la mer.

Dans ce cadre, le renouvellement des sous-marins nucléaires

d’attaque constitue une priorité stratégique. Par leur discrétion et leur

ubiquité, ils apportent en particulier une contribution essentielle à la

sûreté de la FOST et à la protection du groupe aéronaval. La construction

des 6 Barracuda devra permettre de disposer en permanence d’au

moins 5 sous-marins en parc pour faire face, durant toute cette

période, à ces missions.

Pour assurer l’ensemble de ces objectifs, la marine, avec un effectif

de 44 000 personnes, sera dotée notamment :

– de 4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins ;

– de 6 sous-marins nucléaires d’attaque ;

– d’un porte-avions avec son groupe aérien embarqué ;

– de 18 frégates de premier rang ;

– de 4 bâtiments de projection et de commandement.

COMMENTAIRES

Nos 4 SNLE sont pérennisés, leur liberté d'action impliquant la mobilisation de 2 SNA et de 4 FASM au maximum (+ guerre des mines + avions de patrouille maritime): les SNA et FASM sont donc des priorités reconnues!

La surveillance du territoire maritime en métropole impliquera la création d'un groupe d'action (une frégate (ASM?), deux chasseurs de mines, un ATL2) pouvant intervenir en permanence sur chaque facade maritime (atlantique et méditerranée), je laisse au spécialiste du forum le calcul des moyens nécessaires pour atteindre cet objectif d'intervention permanente

Le groupe aéronaval pourra être déployé a 7000 8000 km (1 PA + frégates + SNA): aucune précision sur le détail du nombre de frégates ni SNA requis: certainement à moduler selon la menace, disons un maximum de un PA + 2 FAA  + 3 FASM + 2 SNA

J'observe que le nombre de six SNA, 18 frégates de premier rang (donc FAA + FASM + FAVT??) est peut-être juste en regard des missions:

2 SNA, 4 FASM sont "occupés" à protéger les SNLE

Au moins 2 frégates pour la protection des facades maritimes

2 SNA +2 FAA + 3 FASM pour le GAN

Le total fait 4 SNA, 7 FASM, 2 FAA + 2 frégates de premier rang (FASM??)

A ces chiffres s'ajoutent les navires nécessaires à la mission :"Un ou deux groupes navals, amphibie ou de protection du trafic

maritime, avec leur soutien logistique, seront également disponibles pour des missions d’intervention et de présence" soit plusieurs frégates...en admettant qu'un groupe amphibie pourrait disposer du GAN ce qui demanderait moins de frégates d'escortes pour les amphibs supplémentaires: Je dirais donc 3 ou 4 frégates supplémentaires, on arrive à 14/15 frégates disponibles: est-ce que 18 en parc permettent d'assumer ces missions??

J'observe 4 BPC... soit 2 BPC de plus ou dans ce chiffre sont inclus les deux TCD: un passage du livre précise:

"En ce qui concerne la mobilité par voie maritime, la France s’est

dotée, notamment avec les bâtiments de projection et de commandement

(BPC) et les transports de chalands de débarquement (TCD),

d’une capacité d’emport et de débarquement. Leur renouvellement et

même leur renforcement seront assurés."

j'ai dans l'idée que les amphibs vont monter en puissance: 4 BPC et 2 TCD???

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Comparativement à ADT, la marine est pérénisée par le livre blanc.

A une exception, le PA2. Ce qui est, d'après la philosophie de ce livre blanc, un non-sens, mais on ne peut pas non plus tout avoir dans la marine !

Tu trouves?  On est loin du plan 2015 et pas seulement pour le PA, alors que, le plan 2015 était déjà un plan de réduction de la flotte .... Plan a son tour réduit par la supprésion des Hrz 3 et 4...

Vu que la Marine avait déjà réduit ses bases et rationnalisé pas mal de trucs, il restait pas grand chose à gratter.  Note que dans les tvx de la RGPP, elle est citée plusieurs fois comme exemple de bonnes pratiques( pour ce a quoi cela à servi....)

Ainsi  : 1 PA sur 2  ; presque 1 frégate FREMM sur 2 ; 2 Hrz à la place de 4 ; l'Avia réduite comme une peau de chagrin.. pas de vrai 6eme Commando "aguerrisement", comme le voulait le Alfusco, à la place un lot de consolation un "commando d'appui technologique" à 2 escouades (l'idée n'est pas conne mais un commando pour ça.....  O0) Le concept de 17 frégates de premier rang est pour le moins "flou" (je suis poli...).

Une réduction d'effectifs, qui ne repose sur aucune analyse organisationnelle, du moins publique. Et alors que la RGPP disait plutôt que le boulot était fait et que l'automatisation des navires va dans ce sens ....

Pour être franc, c'est se foutre du monde que de dire que les moyens sont maintenus. Surtout que l'on est dans le "noir" complet en tout ce qui concerne les "pétits moyens" qui font qu'une flotte est opérationnelle.

En vrac :

- quoi pour remplacer les A69 (ce n'est pas petit ça....)

-c'est bien beau d'avoir des navires amphibies mais avec quoi on les équipe? (et ne sortez pas le truc du pétit matériel, quand ils veulent ils savent parler de VBCI, ou d'hélicos...)

- Quid des navires de ravito et des navires ateliers-bases.

- Quelles orientations pour les P400 et BATRAL....

- les hélicos....?

Alors peut-être qu'il n'y a pas moyen de faire autrement (vous noterez ma modération... =D) et quil faudra se débrouiller avec les moyens du bord...  Mais moyens maintenus, non...

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Tu trouves?  On est loin du plan 2015 et pas seulement pour le PA, alors que, le plan 2015 était déjà un plan de réduction de la flotte .... Plan a son tour réduit par la supprésion des Hrz 3 et 4...

Vu que la Marine avait déjà réduit ses bases et rationnalisé pas mal de trucs, il restait pas grand chose à gratter.  Note que dans les tvx de la RGPP, elle est citée plusieurs fois comme exemple de bonnes pratiques( pour ce a quoi cela à servi....)

Ainsi   : 1 PA sur 2  ; presque 1 frégate FREMM sur 2 ; 2 Hrz à la place de 4 ; l'Avia réduite comme une peau de chagrin.. pas de vrai 6eme Commando "aguerrisement", comme le voulait le Alfusco, à la place un lot de consolation un "commando d'appui technologique" à 2 escouades (l'idée n'est pas conne mais un commando pour ça.....  O0) Le concept de 17 frégates de premier rang est pour le moins "flou" (je suis poli...).

Une réduction d'effectifs, qui ne repose sur aucune analyse organisationnelle, du moins publique. Et alors que la RGPP disait plutôt que le boulot était fait et que l'automatisation des navires va dans ce sens ....

Pour être franc, c'est se foutre du monde que de dire que les moyens sont maintenus. Surtout que l'on est dans le "noir" complet en tout ce qui concerne les "pétits moyens" qui font qu'une flotte est opérationnelle.

En vrac :

- quoi pour remplacer les A69 (ce n'est pas petit ça....)

-c'est bien beau d'avoir des navires amphibies mais avec quoi on les équipe? (et ne sortez pas le truc du pétit matériel, quand ils veulent ils savent parler de VBCI, ou d'hélicos...)

- Quid des navires de ravito et des navires ateliers-bases.

- Quelles orientations pour les P400 et BATRAL....

- les hélicos....?

Alors peut-être qu'il n'y a pas moyen de faire autrement (vous noterez ma modération... =D) et quil faudra se débrouiller avec les moyens du bord...  Mais moyens maintenus, non...

J'utilise ta citation fusilier pour tenter d'élucider le malaise, les inquiètudes et les analyses qui en découlent, de voir plus clair dans ce maestrum et ce flou artistique, comment expliquer cela sans heurter certains et faire simple ? il n'y a rien de personnel dans ce que je vais dire.  ;)

Tout d'abord, un élément essentiel à prendre en compte pour lancer le débat, ce que vient d'apposer Leclercs pour lancer ce fil de discussion, est tout simplement la synthèse de presse du LB, donc en partant de cet état de fait, on risque de jouer les échotiers sur des données différentes de celles du LB/RGPP/RP/LPM, ensuite si on se lance dans des directives passionnelles, on va vite se perdre dans des méandres politico-émotionnelles.

Enfin, n'ayant pas accès aux données restreintes, et non avalisées par les décideurs, on va échafauder des théories, des hypothèses et des plans dans tous les sens.

Il me semble avoir lu, qu'au chapitre 13 du LB, que le LB n'a pas vocation à déterminer un modèle d'armée, mais juste à simplement à faire une présentation des grands objectifs opérationnels et des capacités. Ensuite, la rédaction par les membres de la commission Mallet, puis celle de la Black team, puis celle du groupe Miroir Elyséen, puis les commentaires du Comité Surcouf puis les nôtres et ceux de la blogosphères de JDM ou JG, puis ceux des spécialistes, des consultants, des opposants, des experts et des militaires,  :lol: (heureusement que ce n'est pas la sélection à Raymond, sinon ce sont 65 M de sélectionneurs  :lol:) devront faire l'objet ensuite de traduction/transcription/détermination au travers de la LPM 2009/2013  O0 ,c'est à partir de là que l'on peut commencer à en débattre.

Mais, vu que nous sommes plus rapides à décrypter  :lol: on va donc jouer les amateurs rédacteurs livresques.

Est-ce qu'au moins, nous sommes d'accord sur le fait que le modèle capacitaire d'armées 2015 est inatteignable, plus du tout réalisable dans l'état actuel des choses, à cause des bosses budgétaires (une amplitude de 40 à 70 Md€ à trouver), des contraintes diverses et variées et des promesses non réalisées de la part des JC/LJ/AR/MAM/NS/HM...., si oui et que l'on commence à faire le deuil de la dites hypothèse capacité.*

A partir, de maintenant on peut redéfinir le contrat opérationnel d'approche capacitaire, voir et déterminer les besoins de notre outil de défense avec quel format **? quel dimensionnement de flotte et de combien d'effectif ***?

*capacité de déploiement, ambitions stratégiques, postures stratégiques, présences stratégiques, crédibilité de manoeuvre dissuasive,....

**Quel besoin permanent de nos moyens (bâtiments de surface, de soutien, sous-marins, aérien embarqué, souveraineté et surveillance, BatLog/BGM....)

***hiérarchisation des priorités à reéquiper, renouveller ou optimiser.

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Tu noteras Phippe, que je ne remettais pas en cause le(s) choix effectué(s). Je contestais simplement le point de vue "moyens maintenus" ; je veux bien être raisonnable, pas que l'on me prenne pour une andouille... :lol:  Donc acte, désormais il faudra faire avec les choix tel qu'ils sont /seront faits.

En ce qui concerne les blocs de bâtiments majeurs c'est explicité dans le LB, on ne peut désormais que s'interroger sur l'aspect qualitatif des 17 frégates...  Pour l'instant et jusqu'a nouvel ordre c'est : 8 FREMM (6 ASM et 2 AVT) 2 Hrz ; 5 FLF et 2 Cassard. Pour les Floreal pas de problème, elles vont continuer leur vie....

Donc interrogations sur tout le reste (missions -matériels)

A69

P 400

BATRAL

Logistique

Batellerie

Helicos

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Tu noteras Phippe, que je ne remettais pas en cause le(s) choix effectué(s). Je contestais simplement le point de vue "moyens maintenus" ; je veux bien être raisonnable, pas que l'on me prenne pour une andouille... :lol:  Donc acte, désormais il faudra faire avec les choix tel qu'ils sont /seront faits.

En ce qui concerne les blocs de bâtiments majeurs c'est explicité dans le LB, on ne peut désormais que s'interroger sur l'aspect qualitatif des 17 frégates...  Pour l'instant et jusqu'a nouvel ordre c'est : 8 FREMM (6 ASM et 2 AVT) 2 Hrz ; 5 FLF et 2 Cassard. Pour les Floreal pas de problème, elles vont continuer leur vie....

Donc interrogations sur tout le reste (missions -matériels)

A69

P 400

BATRAL

Logistique

Batellerie

Helicos

D'abord :

Au vue de mon éducation, j'ai beaucoup trop de respect pour les anciens, et encore plus pour ceux qui ont servi la France, je ne vais pas me permettre de te prendre pour une andouille ou encore moins t'insulter. J'avais pourtant pris le soin de dire que ce n'était pas une attaque personnelle, mais je prenais ta citation pour illustrer mes propos.

Ensuite :

Je disais que le sieur Leclercs a pris comme point de départ la synthèse de presse du livre blanc comme référence, alors qu'il faudrait voir dans les 2 tomes du livre blanc, tous les passages afférents à la composantes navales, ainsi ce qu'il en découle.

Lien sur la liste des membres de la commission de JC MALLET

http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/les_dossiers_actualites_19/livre_blanc_sur_defense_875/commission_882/composition_883/composition_commission_sur_livre_57068.html

Suivant cette analyse :

Après le Livre Blanc, il nous faut une stratégie industrielle de défense !

   

Par Olivier Darrason, président du conseil d’administration de l’Institut des Hautes Etudes de Défense nationale

 

La publication du Livre blanc «Défense et Sécurité nationale» a suscité nombre de réactions critiques. Rien de plus normal, et peut-être rien de plus sain, mais il convient désormais de tourner la page de la polémique pour celle de la dynamique.

En effet, la rédaction du Livre blanc ne saurait être une fin en soi et, au-delà de sa traduction concrète au travers de la nouvelle Loi de programmation militaire, il nous faut l’inscrire dans une volonté d’évolution et de prolongation. Cette dynamique s’impose comme une condition nécessaire pour garantir l’indispensable cohérence de notre sécurité nationale.

Depuis plusieurs années, nos armées s’efforcent d’affiner la lisibilité de leurs objectifs à court, moyen et long terme. Sur le plan de l’action militaire, essence même de leur mission, la rédaction des contrats opérationnels constitue le socle de cet effort : quelles missions voulons-nous remplir ? Avec quels moyens humains et matériels ? Pour combien de temps ? Or, ces dernières années, cette démarche s’inscrivait dans le référentiel commun de la loi de programmation militaire, elle-même élaborée à l’aune du Livre blanc de 1994 et de sa traduction en «modèle d’armée 2015».

Et c’est ici que le bât blessait. D’une part, le Livre blanc de 1994 ne pouvait plus servir de référence, tant il ne correspondait plus à l’environnement stratégique de la France et de l’Europe. D’autre part, le «modèle d’armée 2015» était devenu une chimère, tant les contraintes financières et les contorsions budgétaires avaient fini par le rendre inatteignable. En l’absence de tout référentiel adapté et réaliste, comment dès lors parler de contrats opérationnels, d’approche capacitaire et d’adaptation de notre outil de défense au juste besoin de notre défense et de notre sécurité nationale ?

Il importait donc de procéder à «un point fixe» permettant de dresser l’état des lieux et de rassembler les idées pour ensuite identifier des priorités. Le Livre blanc nouvellement rédigé aspire à proposer cette vision stratégique cohérente et lisible. Et, comme ses rédacteurs le rappellent en préambule du chapitre 13, il n’a pas vocation à «déterminer un “modèle d’armée” […] mais simplement [à] présenter les grands objectifs opérationnels et de capacités». Ces grands objectifs opérationnels deviennent ainsi la donnée d’entrée clairement identifiée de tout le processus, conceptuel et financier, guidant l’élaboration puis l’entretien des capacités nécessaires à notre défense mais également à notre sécurité nationale dans son ensemble.

Proposer des objectifs clairs en adéquation avec l’environnement général de notre défense et de notre sécurité, voilà ce qui fait la cohérence du Livre blanc. Cette cohérence ne peut s’envisager que si le cadre ainsi posé est en mesure de s’adapter aux évolutions de notre monde. C’est la raison pour laquelle il convient de définir sans trop tarder un véritable processus de remise à jour du Livre blanc. Mais la prise en compte d’un présent extrêmement mouvant ne doit pas nous entraîner dans le piège d’une stratégie impotente parce que fluctuante. C’est donc toute l’affaire d’un juste dosage entre adaptation permanente et adaptation régulière, gage d’une préparation de l’avenir cohérente et efficace.

Cette préparation cohérente de l’avenir implique de dépasser la seule sphère des capacités opérationnelles pour également proposer des objectifs en matière de capacités industrielles et technologiques tout aussi indispensables à notre outil de défense et de sécurité.

Le Livre blanc de 2008 établit un premier éclairage en ce sens : la France va devoir adapter et faire évoluer «ses compétences scientifiques, technologiques et industrielles» pour satisfaire «les besoins des armées, [de ses] partenaires européens, et […] des forces de sécurité intérieure et de sécurité civile». Il s’agit ici de faire les choix correspondant à la réalité de nos besoins actuels, sans injurier le futur et en exploitant au mieux les compétences de nos partenaires dans le respect du degré d’autonomie que nous souhaitons maintenir.

Mais ces grands objectifs ainsi énoncés appellent en la matière une feuille de route plus détaillée. Il pourrait s’agir d’un document de stratégie industrielle de défense et de sécurité, constituant la prolongation industrielle et technologique du nouveau Livre blanc. Nos partenaires britanniques se sont livrés à un tel exercice, passage obligé pour toute nation souhaitant conduire une politique de défense cohérente et pérenne.

A l’instar du Livre blanc, l’élaboration d’une telle stratégie industrielle et technologique implique, dans un premier temps, de faire l’inventaire analytique de l’ensemble des capacités françaises en la matière, notamment au vu de l’existant dans les autres pays européens. Puis, dans un second temps, d’identifier les priorités et de faire des choix au regard de l’évolution des besoins opérationnels de nos armées ; du niveau d’autonomie que l’on souhaite préserver ; de la contrainte budgétaire ; et enfin, de l’envergure internationale que l’on souhaite donner à notre industrie, c'est-à-dire sa compétitivité, ses capacités à exporter et donc à financer le maintien de son excellence.

Ici encore, ce document ne devra pas être vu comme une simple déclaration d’intentions, mais constituer la véritable feuille de route de notre base industrielle et technologique de défense, conforme aux enjeux nationaux et européens.

Jusqu’à présent, nombreuses étaient les voix qui, à plus ou moins juste titre, déploraient le manque de stratégie nationale. Il serait inexact d’affirmer que le Livre blanc suffit à lui seul pour caractériser cette stratégie nationale, mais il en constitue une pierre de fondation majeure ; tout comme devra l’être le prochain Livre blanc des Affaires étrangères et tout comme devrait l’être l’éventuel document de stratégie industrielle et technologique que j’appelle de mes vœux.

Nous devons poursuivre l’élaboration et la mise à jour de ce «corpus stratégique» national et l’engager dans le cercle vertueux qui le fera cohérent parce que dynamique et dynamique parce que cohérent

Composition de la commission sur le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale

Président

Jean-Claude Mallet, conseiller d’Etat

Secrétariat général

M. Francis Delon, Secrétaire Général de la Défense nationale

Membres

Au titre de la représentation nationale, 4 parlementaires

  Patricia Adam, députée du Finistère

  Didier Boulaud, sénateur de la Nièvre

  Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône, président de la commission de la défense nationale (Assemblée nationale)

  André Dulait, sénateur des Deux-Sèvres

Au titre des administrations

  Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales

Le secrétaire général du ministère, Mme Bernadette Malgorn

Le directeur général de la police nationale, M. Frédéric Péchenard

  Ministère des Affaires étrangères et européennes

Le directeur général des affaires politiques et de sécurité, M. Gérard Araud

  Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi

Le directeur général du trésor et de la politique économique, M. Xavier Musca

  Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Le directeur de la stratégie à la direction générale de la recherche et de l’innovation, Mme Laure Reinhard

  Ministère de la Défense

Le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin

Le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Guy Parayre

Le délégué général pour l’armement, M. François Lureau

Le secrétaire général pour l’administration, M. Christian Piotre

Le directeur général de la sécurité extérieure, M. Pierre Brochand

Le directeur chargé des affaires stratégiques, M. Michel Miraillet

  Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique

Le directeur du budget, M. Philippe Josse

Au titre des personnalités qualifiées

M. Benoît d’Aboville, conseiller maître à la Cour des comptes, ancien ambassadeur de France à l’OTAN et en République tchèque

M. Nicolas Baverez, avocat

M. Olivier Darrason, président de l’IHEDN

M. Olivier Debouzy, avocat

M. Alain Delpuech, directeur, conseiller de l’administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique

Mme Thérèse Delpech, directrice des affaires stratégiques au Commissariat à l’énergie atomique

M. Jean-Martin Folz, ancien président directeur-général de PSA Peugeot Citroën

M. le général de corps d’armée Pierre Garrigou-Grandchamp, commandant de la formation de l’armée de terre

M. François Heisbourg, conseiller special, Fondation pour la recherche stratégique

Mme Danièle Hervieu-Léger, président de l’Ecole des hautes études en sciences sociales

M. le général de corps aérien Patrice Klein, commandant de la région aérienne Sud et directeur central du matériel de l’armée de l’air

M. Thierry de Montbrial, président de l’IFRI

M. Bernard Pêcheur, conseiller d’Etat, ancien secrétaire général du ministère des Finances, ancien directeur général de la Fonction publique

M. Maurice Quénet, recteur de l’académie de Paris

Mme Christine Roger, ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l’Union de l’Europe occidentale et représentante permanente de la France au Comité politique et de sécurité de l’Union européenne à Bruxelles

M. Bruno Racine, conseiller maître à la Cour des comptes, président de la Bibliothèque nationale de France

M. l’amiral Edouard Scott de Martinville, chargé de mission auprès du ministre de la Défense

M. François Sureau, avocat, écrivain

M. Bruno Tertrais, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique et chercheur associé au Centre de recherches et d’études internationales

Donc mon cher fusilier, avec tous ses premiers élèments que je viens de te faire passer, que je pense que tu as déjà lu ou sinon tu pourras en prendre connaissance, très peu ne sont en mesure de d'évaluer les spécificités des bâtiments pré-cités si dessous, dont tu souhaites voir renouveller ou optimiser.

Donc interrogations sur tout le reste (missions -matériels)

A69

P 400

BATRAL

Logistique

Batellerie

hélicos

Ce n'est qu'au travers des EMA/CEMM et autres bureaux que seront abordés les conclusions, rédactions, transcriptions, propositions, suggestions, arbitrages, hiérarchisations des équipements choisis pour les forces armées.

Ce ne sont pas à Jean-Claude Mallet, Philippe Josse ou Jean-Martin Foltz pour ne citer qu'eux parmi la liste à arbitrer sur la battelerie ou les P400NG ou Nord 262 mais plutôt au CEMM et son staff de le faire. Ensuite, à la lecture de proposition de loi la LPM 2009/2014 que l'on pourra l'aborder.

Ainsi, la revue programmatique demandée par HMorin peut aussi t'éclairer mais à ce jour, très peu n'a transpiré. 

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@ Philippe,  ma remarque sur "l'andouille" n'était pas en lien avec ton message :lol:  C'était une réflexion "générale" une manière de préciser mon positionnement...

Sur le fond : je ne suis pas d'accord avec l'analyse stratégique du LB, si tant est qu'il y en ait une.....

Analyse que je trouve (ou soupconne) être sur-déterminée par les problèmes de "gestion comptable". Je peux accepter que l'on me dise : voila les ménaces, voila ce qu'il faudrait faire, voila  ce que l'on peut faire. Je peux admettre un delta entre les nécessites et les moyens, ce n'est pas le problème.... Mais, j'accepte assez mal que l'on "torde" la réalité stratégique, pour la faire coller à des "impératifs" économiques, aussi réels soient-ils....

Par ailleurs, le cadre conceptuel défense-sécurité nationale me laisse sceptique. Ce cadre, combiné avec les "contraintes" budgétaires, a probablement conduit à produire la "distorsion conceptuelle" que je signalais dans le paragraphe précèdent. Nonobstant, certaines réflexions sur la sécurité, en elles mêmes sont pertinentes...

Par rapport au paragraphe que tu soulignais :

(........) comme ses rédacteurs le rappellent en préambule du chapitre 13, il n’a pas vocation à «déterminer un “modèle d’armée”

Moi je veux bien, mais alors il faudrait qu'ils accordent leurs violons ou qu'ils apprennent à écrire...  Quand on se met à disserter sur nombre de VBCI, d'hélicoptères, de frégates, de BPC, de PA d'avions (et y compris la gestion des Rafy par l'AdA) et je ne sais quoi encore ; que l'on fixe des seuils des forces  : 30 000h, 5000, 10 000, que l'on commente des typologies de forces, on ne détermine peut-être pas un "modèle" d'armée (s) mais on détermine quand même le format et les conditions concrétes du modèle. D'autant plus, que le  modèle est encore  "sur-déterminé" par le lien Défense-Sécurité ; sur-détermination qui joue sur les "arbitrages".... Cela va, me semble-t-il, beaucoup plus loin que le simple cadre analyse - objectifs a atteindre.  Il s'agit bien d'un modèle et y compris organisationnel.

Il reste à décliner les modalités pratiques et non le modèle....

Voila, une fois l'analyse politico-stratégique du texte posée, il ne sert à rien d'en parler pendant 100 ans. Il ne nous reste plus qu'a discuter des modalités concrétes et les marges de manoeuvre du modèle  proposé.

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Moi je suis d'accord avec l'analyse du Livre blanc (que j'ai lu): il n'y a pas de menace directe sur la France à vue humaine, car pour la première fois depuis très longtemps nos frontières terrestres sont protégées par un énorme matelas de pays amis avec au-delà la Russie est impuissante, ou sinon des pays de seconde zone question puissance. Il y a juste à court terme une menace terroriste de masse qui se pare avec les services spéciaux et la police, et des menaces lointaines sur nos approvisionnements maritimes. Mais dans ce dernier cas c'est tout le monde industrialisé qui réagirait pour rétablir la liberté de navigation.

Que dans ces conditions on maintienne le budget de la Défense en l'état c'est déjà pas trop mal. Car la tentation de sabrer dedans doit être forte, vu l'état des finances publiques et surtout l'impératif bruxellois de 2012 pour le déficit.

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Moi je suis d'accord avec l'analyse du Livre blanc (que j'ai lu): il n'y a pas de menace directe sur la France à vue humaine, car pour la première fois depuis très longtemps nos frontières terrestres sont protégées par un énorme matelas de pays amis avec au-delà la Russie est impuissante, ou sinon des pays de seconde zone question puissance. Il y a juste à court terme une menace terroriste de masse qui se pare avec les services spéciaux et la police, et des menaces lointaines sur nos approvisionnements maritimes. Mais dans ce dernier cas c'est tout le monde industrialisé qui réagirait pour rétablir la liberté de navigation.

Que dans ces conditions on maintienne le budget de la Défense en l'état c'est déjà pas trop mal. Car la tentation de sabrer dedans doit être forte, vu l'état des finances publiques et surtout l'impératif bruxellois de 2012 pour le déficit.

Nos frontière terrestre métropolitaine ... heureusement que la défense ne se résume pas a ca.

Quant a l'impératif il n'est pas bruxellois ... l'impératif il est français ... rester dans l'euro est respecter nos partenaires - ou changer la règle - ou sortir et se faire massacrer économiquement.

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Nos frontière terrestre métropolitaine ... heureusement que la défense ne se résume pas a ca.

Quant a l'impératif il n'est pas bruxellois ... l'impératif il est français ... rester dans l'euro est respecter nos partenaires - ou changer la règle - ou sortir et se faire massacrer économiquement.

On a fait le choix de l'Europe depuis longtemps. C'est notre intérêt stratégique à long terme. Ce choix comporte des droits et des devoirs. Parmi les devoirs il y a celui du déficit public, c'est comme ça. Il faut respecter notre signature.

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Moi je suis d'accord avec l'analyse du Livre blanc (que j'ai lu): il n'y a pas de menace directe sur la France à vue humaine, car pour la première fois depuis très longtemps nos frontières terrestres sont protégées par un énorme matelas de pays amis avec au-delà la Russie est impuissante, ou sinon des pays de seconde zone question puissance. Il y a juste à court terme une menace terroriste de masse qui se pare avec les services spéciaux et la police, et des menaces lointaines sur nos approvisionnements maritimes. Mais dans ce dernier cas c'est tout le monde industrialisé qui réagirait pour rétablir la liberté de navigation.

Que dans ces conditions on maintienne le budget de la Défense en l'état c'est déjà pas trop mal. Car la tentation de sabrer dedans doit être forte, vu l'état des finances publiques et surtout l'impératif bruxellois de 2012 pour le déficit.

Le problème Jo, est que l'on n'est pas censés se préparer que contre les ménaces d'aujourd'hui ou de hier....  D'ailleurs, je te signale que le LB met plutôt l'accent sur la (pétite) projection de forces plutôt que sur la projection de puissance. Projection de puissance qu'était ton point de vue il me semble... =D

C'est cet arbitrage qui peut être discutable....

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On a fait le choix de l'Europe depuis longtemps. C'est notre intérêt stratégique à long terme. Ce choix comporte des droits et des devoirs. Parmi les devoirs il y a celui du déficit public, c'est comme ça. Il faut respecter notre signature.

On ne va pas continuer sur cette voie pour ne pas pourrir le  post. Mais, l'impératif d'équilibre budgétaire est un l'objectif,  ça ne définit pas les modalités pour atteindre l'équilibre.... 

C'est dans les arbitrages et les orientations socio-économiques pour l'atteindre qu'il peut y avoir discussion..

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Le problème Jo, est que l'on ne fait pas censés se préparer que contre les ménaces d'aujourd'hui ou de hier....  D'ailleurs, je te signale que le LB met plutôt l'accent sur la (pétite) projection de forces plutôt que sur la projection de puissance. Projection de puissance qu'était ton point de vue il me semble... =D

C'est cet arbitrage qui peut-être discutable....

Le LB ne privilégie pas forcément la projection de forces au détriment de la projection de puissance. Il opte pour les deux puisqu'il place en priorité N°1 les frappes dans la profondeur pour l'Aviation et le programme de missile scalp naval pour la Marine. C'est vrai qu'il place aussi en N°1 la capacité de transport aérien. Ce n'est pas contradictoire forcément. Si on peut faire les deux. Mon point de vue est qu'il faut frapper de préférence et ne s'engager à terre que si on a bien pesé le pour et le contre, sans analyser le contre en 3mn... ;) Bref faire la guerre que l'on peut gagner, sinon s'y prendre autrement. La stratégie des moyens c'est autre chose: il faut avoir le maximum d'options dans a musette; et avoir celle de projection de forces est bon... si on l'utilise avec parcimonie quand il s'agit de la stratégie de l'emploi des moyens...
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Citation : puisqu'il place en priorité N°1 les frappes dans la profondeur pour l'Aviation et le programme de missile scalp naval pour la Marine

Ca c'est le genre de truc qui ne coûte rien à écrire..... A partir de quelles plateformes on va frapper dans la profondeur....? Les AVT? Les SNA, en quelle année..? le PA? quand il sera dispo...?

Pour les frappes dans la profondeur de l'AdA, je prefère m'abstenir de comentaires....

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Synthèse de presse, bon sang j'ai pourtant scanner ce que je croyais être le LB complet (chapitre 13 page 221/228): je m'étais pourtant assuré quand j'ai téléchargez la version de ne pas avoir la version "presse"

je l'ai téléchargée ici: http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/les_dossiers_actualites_19/livre_blanc_sur_defense_875/livre_blanc_1337/livre_blanc_1340/

???

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Extrait du texte "modenisation de la défense" (1er Ministre)

La logique capacitaire découlant des conclusions du Livre blanc. Elle se traduit

par un ajustement de moyens terrestres et aériens considérés désormais comme

excédentaires au regard de l’évaluation des menaces. Cela concerne essentiellement

les moyens de combats lourds (artillerie, chars, génie), la flotte de surface et l’aviation

de combat.

Il y a comme un problème de rédaction... Ou alors, est un désir subliminal qui s'exprime....? O0

Peut-on traduire "ajustement de moyens " (.....) la flotte de surface, par  : "réduction de la flotte de surface"....?

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Guest grinch

Elle se traduit par un ajustement de moyens terrestres et aériens considérés désormais comme excédentaires au regard de l’évaluation des menaces. Cela concerne essentiellement

les moyens de combats lourds (artillerie, chars, génie), la flotte de surface et l’aviation

de combat.

Il y a comme un problème de rédaction... Ou alors, est un désir subliminal qui s'exprime....? O0

Peut-on traduire "ajustement de moyens " (.....) la flotte de surface, par  : "réduction de la flotte de surface"....?

BEn oui, ajustement de moyens considérés désormais comme excédentaires

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Extrait du texte "modenisation de la défense" (1er Ministre)

La logique capacitaire découlant des conclusions du Livre blanc. Elle se traduit

par un ajustement de moyens terrestres et aériens considérés désormais comme

excédentaires au regard de l’évaluation des menaces. Cela concerne essentiellement

les moyens de combats lourds (artillerie, chars, génie), la flotte de surface et l’aviation

de combat.

Il y a comme un problème de rédaction... Ou alors, est un désir subliminal qui s'exprime....? O0

Peut-on traduire "ajustement de moyens " (.....) la flotte de surface, par  : "réduction de la flotte de surface"....?

Cela voulait dire que la rivalité exacerbée entre la MN et l'ADA, a fait un gagnant et un perdant  :lol:

L'Ada ayant perdu beaucoup de BA et d'effectifs a par contre obtenue gain de cause sur ses contestations, critiques, argumentations à l'encontre du PA2, projet jugé par l'AdA trop onéreux sur les coûts globaux de possession et autres couts, tout en arguant que leurs escadrons peuvent être déployés sur court préavis en n'importe quel point du globe grâce aux ravitaillements en vol.

Donc, en conséquence soit on arbitrait pour le lancement du PA2 à 2500M€ HT ou soit on commandait rapidement 14 A330-200 MRTT pour bien moins cher.

On opte plus sur l'achat prioritaire des A400M/MRTT/TTH90 que sur les FREDA/FREMM/PA2. 

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Cela voulait dire que la rivalité exacerbée entre la MN et l'ADA, a fait un gagnant et un perdant  :lol:

L'Ada ayant perdu beaucoup de BA et d'effectifs a par contre obtenue gain de cause sur ses contestations, critiques, argumentations à l'encontre du PA2, projet jugé par l'AdA trop onéreux sur les coûts globaux de possession et autres couts, tout en arguant que leurs escadrons peuvent être déployés sur court préavis en n'importe quel point du globe grâce aux ravitaillements en vol.

Donc, en conséquence soit on arbitrait pour le lancement du PA2 à 2500M€ HT ou soit on commandait rapidement 14 A330-200 MRTT pour bien moins cher.

On opte plus sur l'achat prioritaire des A400M/MRTT/TTH90 que sur les FREDA/FREMM/PA2. 

Oui, oui jusque là j'avais compris.... =D

C'est juste que je trouvais intéressant de voir écrit noir sur blanc : "réduction de la flotte de surface par ce que : excédentaire "

Ce qui n'est pas tout à fait pareil que : "étalement du rénouvellement de la flotte de surface, par arbitrage sur les priorités". 

La justification donnée ici (pour la réduction) n'est pas d'ordre budgétaire mais, de l'ordre de l'analyse stratégique / missions....

Quand aux moyens de l'aéromobilité (A400, MRTT..) nous verrons bien d'ici une douzaine d'années....  Beaucoup d'eau aura coulé sous ponts....

Peut-être que vers 2020, nous serons capables de projeter 3 ou 4 avions et un bataillon sans récourir aux locations d'avions lourds....

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Autant tout mettre et dire ce que dit aussi le LBDSN 2008.

La sauvegarde maritime

Les moyens de surveillance et d’intervention maritime doivent permettre de mieux lutter contre les menaces terroristes, mais aussi de remplir l’ensemble des missions relatives à l’action de l’État en mer :

protection des intérêts nationaux, sauvegarde des personnes et des biens, lutte contre les activités illicites, protection de l’environnement et

des ressources naturelles. Ces moyens comportent la chaîne des sémaphores, des bâtiments et avions de surveillance et des hélicoptères.

Ils ont vocation à intervenir dans les eaux où la France exerce des droits souverains, mais où elle a également des devoirs (mer territoriale, zone économique exclusive, eaux internationales en fonction de ce que prévoient les conventions internationales). Pour la majorité, ils devront être renouvelés au cours des quinze prochaines années. Un effort d’optimisation sera conduit, visant à acquérir des unités peu sophistiquées mais

dotées de capacités de haute mer.

Cette orientation est essentielle pour garantir la continuité des missions de la marine nationale dans ce domaine. Une distinction devra être faite entre les moyens qui lui sont nécessaires à cette fin et ceux, plus exigeants sur le plan de la technologie militaire, qui relèvent des missions d’engagement et de combat, comme les frégates de premier rang.

Les moyens de surveillance à partir de la terre seront renforcés, en poursuivant le déploiement du réseau national interministériel de surveillance

intégrée, qui sera connecté avec les autres systèmes de surveillance maritime européens. L’effort d’amélioration de la protection des ports civils et militaires d’importance vitale, en particulier de leurs plans d’eau, sera poursuivi, conformément à la doctrine de sûreté maritime et portuaire.

Compte tenu du caractère interministériel de la sauvegarde maritime, une répartition du financement relatif à l’acquisition de ces moyens sera mise en place. Au niveau européen, la France proposera la planification de nouvelles capacités, telles que drones de surveillance maritime, moyens spatiaux de tenue de situation automatique, radars transhorizon, système intégré de renseignement d’intérêt maritime, etc

Tout doit s'organiser sur 2 horizons temporels :

Le choix des capacités requises pour préparer et réussir ces engagements est décrit ci-après, par fonction stratégique, et s’organise sur deux horizons temporels (court-moyen terme, d’ici 2015, et moyen long terme, 2025).

Donc, dans un premier temps, la phase 1 d'ici à 2015, mettra l'accent et porté sur la modernisation de la capacité de maîtrise du milieu sous-marin (frégates+ SNA) et l'adaptation des capacités amphibies, Dans une deuxième phase, de moyen-long terme (2025), l’accent sera porté sur les opérations maritimes, aériennes et aéromaritimes, avec :

– l’accélération du renouvellement de la flotte de surface, notamment des frégates, en vue de renforcer la capacité de présence sur l’ensemble des théâtres ;

– l’accélération de la modernisation de l’outil aérien, notamment en volume et en drones, pour conduire le renouvellement de génération en fin de phase ;

– la poursuite de la modernisation des forces terrestres ;

– le renforcement des capacités de frappe de précision dans la profondeur à grande distance en quantités significatives et sur plusieurs porteurs (aériens, navals, voire terrestres).

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  • 1 month later...

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=108231

Loi de programmation militaire : Projet présenté début octobre

11/09/2008

Le projet de loi relatif à la prochaine loi de programmation militaire devrait être présenté début octobre en conseil des ministres. Le texte passera ensuite devant l'Assemblée nationale et le Sénat, son examen devant durer plusieurs mois. L'actuelle charge de travail du parlement ne facilite d'ailleurs pas le passage du projet aux palais Bourbon et du Luxembourg.

Le texte présentera les arbitrages réalisés après la publication du Livre Blanc sur la Défense. Suppression de certains équipements, étalements ou reports de programmes... Les négociations se poursuivent entre les industriels et l'Etat, bien que la plupart des choix semblent aujourd'hui arrêtés ou en passe de l'être.

Concernant les équipements navals, les discussions portent essentiellement sur le rythme de production des frégates européennes multi-missions et des sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda, ainsi que des armements associés. Les premières, dont le nombre sera probablement réduit de 17 à 11, devraient être livrées au rythme d'une unité tous les 10 ou 11 mois (à compter de la troisième), contre une cadence d'une unité tous les 7 mois suivant le planning initial. Le nombre de SNA de nouvelle génération resterait inchangé, à savoir six unités. Le rythme de livraison serait légèrement ralenti, mais devrait se trouver sous la barre des 30 mois entre deux bateaux (contre 24 prévus dans le contrat initial). Compte tenu du vieillissement des actuels SNA, le programme ne peut, en effet, être trop étalé dans le temps.

DCNS, chargé de la réalisation de ces bâtiments, compte beaucoup sur les contrats à l'exportation pour compenser la diminution et le ralentissement des programmes destinés à la Marine nationale.

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En effet, comme les crédits diminuent, les marchés qu'on va passer avec DCNS ou d'autres industriels ne vont probablement pas tellement augmenter. Donc si on veut que nos bateaux tournent, il faudra un peu revenir aux bonnes vieilles méthodes, c'est-à-dire compenser avec un peu plus d'entretien militaire

Ce qui me faire rire, c'est que les conclusions du LB et du RGPP étaient de diminuer le soutien au profit d'une plus grande externalisation des tâches non coeur de métier et là on assite à l'effet inverse, baisse des budgets de prestations et augmentations du personnels dans les ateliers.

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D'ici 2015, la Marine perdra 220 emplois à Cherbourg. Une nouvelle saignée,même si le port reste base de défense.

Pour Cherbourg, quel sera le coût exact, en termes de perte d'emplois pour Cherbourg ? Les chiffres les plus fantaisistes ont circulé.

Comme on le sait, l'objectif général du gouvernement est de supprimer 54 000 emplois dans les armées.

Les économies ainsi réalisées seraient affectées au renouvellement du matériel militaire. La mission de contrôle que poursuit le député Bernard Cazeneuve consiste précisément à vérifier que c'est le cas. Pour « une armée plus réduite et mieux équipée ».

Le livre blanc de la Défense, la revue générale des politiques publiques (RGPP) et les mesures spécifiques à la Marine fixent l'impact de ces réformes pour Cherbourg. « La Marine paie deux fois » remarque Bernard Cazeneuve. « Elle va être taxée à hauteur de 11 %, puisqu'en plus des dispositions de la RGPP, elle doit alléger ses effectifs de 5 800 personnes au plan national. »

Cherbourg deviendra une base de défense à l'horizon 2010. Cela suppose la mutualisation de différents moyens de soutien. Avec la création d'un service de soutien aux armées, qui absorbera l'atelier militaire de la Flotte.

En terme d'effectifs, l'école des Fourriers et l'École atomique vont perdre à elles deux 30 postes dont 5 civils. La direction des systèmes d'information va perdre 27 postes dont 14 civils. Et comme annoncé, c'est la direction des travaux maritimes qui va subir le plus de pertes, avec 70 à 80 postes supprimés, soit 50 % de ses effectifs.

Si le volet du livre blanc de la défense n'a pas de conséquences pour le port de Cherbourg, on prévoit quand même le désarmement de quatre bâtiments, les remorqueurs Acharné, Vulcain, Coralline et Élan, qui emploie une trentaine de marins. Ces navires seront remplacés par un seul bâtiment affrété.

220 emplois perdus

Et il y aura aussi l'effort supplémentaire demandé à la Marine. Pour l'instant, on ne connaît pas les services concernés, il faut s'attendre à une perte de 75 emplois. « Au total Cherbourg perdra 220 emplois d'ici l'horizon 2015, l'équivalent de la suppression de l'hôpital maritime. »

Voilà pour la Marine. « Mon autre inquiétude ce sont les risques de pertes pour l'emploi industriel de DCNS. » Si le programme des sous-marins Barracuda est confirmé, l'étalement des commandes sur deux où trois ans, pour chaque sous-marin peuvent changer la donne. D'autant que la fin de la construction du Terrible, menace la survie de 800 sous-traitants.

Cherbourg espère aussi obtenir la construction d'anneaux de frégates FREMM. Mais là encore la balance pèse en faveur de Brest. « Nous nous battons sur tous ces points et j'ai bon espoir d'être entendu. »

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  • 3 weeks later...

le fait que le PA2 n'ayant pas d'avions à lui, son intérêt est jugé très faible pour 15% d'indisponibilité réelle pour des vrais opérations.Là, c'est la Marine qui a été très nulle en ne proposant pas le transfert de Rafale AA à la Marine et en exprimant jamais son apport réel et potentiel en terme de sorties par jour.

Lancé trop tard, et de construction trop longue vu le montage industriel et les flux de crédits disponibles, il n'était plus là à temps pour la prochaine IPER du CDG en 2015.

D'ou le report en 2011.

Bravo l'AT, l'AA et la DGA qui l'ont facilement sabordé vu son manque d'utilité.

La DGA préfère investir dans les nouvelles technologies pour éviter que l'on prenne du retard ce qui se défend.

A la limite, il se murmure à l'Elysée que l'Etat aurait pu mettre les 2,5 Md'€ à la poche s'il avait été jugé indispensable (lors des discussions des PPP) mais que de toute manière vu qu'il ne serait pas là pour 2015, ça ne servait à rien.

En plus, vu les nombres de sorties affichées d'un seul PA, ils disent que ça ne sert que pour la gesticulation médiatique ou une petite opération.

Bizarrement, les politiques disent aujourd"hui que ce qui compte, ce sont les capacités réelles et effectives! LOL

D'ou la priorité à l'accroissement du renseignement et surtout spatial car il donne plus de levier politique en terme de politique étrangère qu'un PA sans avion.le PA2 lui a aussi été sacrifié et on a dit qu'on se demerdera avec les ravitailleurs en vol.

Les réponses d'experts ou celles des conseillers élyséens ? Parce que si l'on recoupe, on découvre des incohérences dans les argumentations.

D'abord, le CEMM est un sous-marinier donc il est normal qu'il protège les 6 SNA, mais rien n'est acté pour l'instant sur le futur format de l'escadrille à 6 Suffren.

Les SNA Rubis devaient être 8, ils ne sont que 6 dont 2 en ATM/IPER. On tourne à 4. En plus, les SNA vont encore être décalés.

Le GAe est à 60 Rafale M pour le PAN ou le PA2. Mais où est-ce écrit noir sur blanc que ce serait le PAN Charles de Gaule, le navire amiral à déployer en premier ? D'autant plus que son emport capacitaire est à 24 Rafale contrairement au PA2 à 32 Rafale. Ni sur le white paper UK ni les LB Fr était écrit que les 2 CVF et les PAN/PA2 seraient déployés simultannement. Une hypothèse de déploiement PAN pour faire très peur à Téhéran ,avec 24 Rafale et PA2 avec 28/32 Rafale, les 3 Hawkeye, les 2 FDA, 2 à 4 FREMM ASM, 1 à 2 SNA, 1/2 FLF pour couvrir le Super GAN n'a jamais été avalisé par le CEMA/PR/MinDef même si on pouvait politiquement le lancer.

Lancer trop tard, EURONAVAL en20Octobre 2008 EST IDEAL POUR LE FAIRE, ce n'est pas trop tard. C'est politique, ou du moins Sarkozy n'a pas tous les éléments en main, on lui cache des choses et il n'a pas été influencé. Thales/DCNS/Akers France ne savent plus faire du lobbying, il n'y a pas d'amiral pour voir le CEMP de PR, l'amiral E.G ou voir l'amiral Oudot de Dainville.

Rien n'est sur à ce que 2015 soit la prochaine ATM/IPER du Cdg, on parlait de 2015/2016/2017. On rentre dans les clous.

Pourquoi les chantiers navals britanniques qui ne sont pas aussi restructurés, qui sont coutumiers de retards calendaires et dérapages budgétaires excessifs voir SSN Astute, Larg Bay, T45, et surtout qui n'ont plus développé depuis 30/40 ans de PA à plus de 250 mètres, vont sortir le premier en 2014/2015.

Bon, ils ont les crédits, et commandé les tonnes de ferrailles. DCNS/STK/AKERS France ne sont plus capables d'en faire autant.

Donc, c'est du foutage de gueule de la part des conseillers élyséens s'ils annoncent que le PA2 ne serait pas lancé et MSA à temps. De qui se moque-t-on ? A Saint-Nazaire ils ont sortis le QM2 à temps et correctement, j'en conviens c'est un paquebot civil mais il était super long et très lourd.

Où sont passés les 700/900M€ mis de côté pour ce programme ? Vont-ils au moins être réaffectés pour des programmes navals ?

Dire que le PAN ne sert à rien,=2 0que l'on fait que des petites opérations avec le PAN. il suffit alors de demander aux Indiens, Brésiliens ou Russes s'ils n'en veulent pas.

Comme disent les généraux, on n'a pas attendu après Sarko et son équipe de bras cassés conseillers pour se lancer dans le renseignement tout azymuts.

En plus, regarde ce jour, il parle du Syracuse II à vendre. LoL, ils veulent nous faire croire que grâce à la nouvelle élaboration du LB, on aura les capacités RENS qu'on n'avaient pas.

Nos oreilles sont sourdes, nos stations amorphes, nos images sat aveuglées. Super Fontaine et Sarko sont là avec Mallet la marionnette pour impulser.

Les MRTT sont indispensables pour la FAS, tout comme les Satellites MUSIS et le PA2, ce sont ces systèmes qui crédibilisent la France, mais si à l'heure H, on doit être opérationnel, effectifs et destructeurs. Alors, bougeons nous le cul, pour commander des bon GPB, des MiniMi 7.62, des HM, des Mo60 mm et des LG40 mm, des tenues amples et confortables, camodigitalisées desert avec des desert boots, des PA HK en double dotation, des PB, des drones de combat, ....comme le font ce qui sont aux combats depuis 2003 en Irak et Afghanistan, et que l'on arrête d'envoyer des autobrozants et des crêmes solaires en Afrique.

Car au final, en supprimant 40 Tigre (1000M€) un PA2 à 2500M€, 200 MdCN, pas de rénovation des FLF, 80 Leclerc en moins, pas de HM trA 8s lourd, des Rafale/Tigre/FREMM/SNA décalés et aux comptes-goûtes, on finira pas encore trouver des excuses pour annuler d'autres programmes et garder tout autant nos effectifs non indispensables.

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