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Shuggart

Embuscade à Surobi

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Sauf que G4lly, quand tes véhicules de soutien sont bloqués, par le feu ennemi, des gros rochers ou le trainneau du père Noel (problème tactique ... bel euphémisme militiare ...), tu fais décoller ton drone d'attaque et tu peux apporter un soutien feu à ta section 500m ou 3 km plus loin ... (un soutien feu inattendu, vu qu'il vient des airs ...)

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En général on fait pas passer le drone quand on arrive a pieds ... on fait passer le drone avant ... bien avant, c'est discret c'est petite bête, ça vol assez haut, ça fait peu de bruit ... pour peu qu'on les laisse dans le soleil je suis pas sur que ça se repère du sol facilement ni a la vue ni a l'oreille. Les Taliban ont pas tendu l'embuscade 15j avant, il se sont probablement posté dans la matinée s'il ont étaient informé de l'opération, ou vers le départ de la patrouille donc au alentour de 12h. Ca fait quelques heures de surveillance tout au plus, et pas nécessairement en continue, faire monté 50 hommes sur la crête ça se fait pas en un clin d'œil c'est flash les taliban non plus.

Pour les esprit chagrin qui me dirait qu'il était posté bien avant ... je leur répond reco IR ... la nuit même en Afghanistan il fait frais sur les hauts, un passage en début de mâtiné aurait mis a jour le dispositif.

Mais en fin! Qui a dit que les réco aéro ça ne servait à rien?

Maintenant il s'agit de drones d'altitude (alors que l'on nous a bassiné avec les DRAC..) Bon d'accord un drone c'est le Piper moderne, c'est plus discret,  il y a des machins thermiques et même la télé en direct. Et alors? Il n'y a pas de quoi grimper aux arbres. Il y a toujours moyen de "baiser" un dispositif technique. D'ailleurs, si c'était si "infallible" on s'emmerderait pas a envoyer des patrouilles ni des FS en réco profonde. Un coup de drone et que je t'envoie deux Rafy, deux bombes et tout le monde à la maison pour la bière...

Au début il fallait des Leclercs et je ne sais quoi encore, "merde" ça passe pas.  Et puis, c'est quoi ce truc "archaique" de mecs à pince? Vive la charge de la cavalerie légère, façon VAB, et sus au col direct,  "merde" il n'y a pas de route et pas de piste... Après, il manque du matos! Et on découvre que les gus avaient les mortiers...

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L'article de match qui est pas mal

Il y en a un autre ou l'on apprend qu'un lieutenant Français était avec l'ANA et qu'un de leur véhicule aurait tenté une approche de la séction de tete.

Pour la cape c'est sur que ça marche à 100%, voila un truc utile et pas chère pour nos gars, mieux que le pixeliser hight tech. :lol:

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http://www.parismatch.com/parismatch/dans-l-oeil-de-match/reportages/afghanistan-les-temoignages-accablants-et-poignants-des-paras/(gid)/49035

28 Août 2008 - 21:25

Afghanistan : les témoignages accablants et poignants des paras

Au lendemain de l’embuscade, notre reporter Caroline Fontaine a recueilli les récits bouleversants des survivants

de notre envoyée spéciale en Afghanistan Caroline Fontaine

Assis sur un muret devant l’hôpital militaire de Kaboul, cloîtrés dans leur deuil, ils ont d’abord refusé de parler. Six hommes, serrés les uns contre les autres. Six survivants, rescapés de la mortelle embuscade qui tua dix des leurs. Ces soldats sont jeunes, très jeunes. 20 ans en moyenne. «C’est notre histoire», assène l’un d’eux, blessé au ­visage. Puis, au fil de la pensée, malgré les réticences, les mots se forment, et là, le drame se dévoile. Pour l’armée, les récits sont souvent durs. Sans mettre en cause leur honnêteté, l’état-major à Kaboul rappelle que, dans le feu du combat, la perception du temps est altérée. La compréhension des événements, réduite à un champ limité qui ne permet pas d’appréhender toutes les données, déforme parfois la réalité.

C’est le besoin de rétablir leur vérité, de rendre hommage à leurs camarades «morts en héros» qui pousse ces rescapés à raconter. La colère, aussi. «Nous avons été lâchés», dénonce un soldat encore sous le choc, une perfusion dans le bras. Lâchés face à un ennemi qui est partout et peut, à tout moment, surgir là où on ne l’attend pas. Des talibans si proches qu’ils en distinguent parfois les visages. Et ce terrible témoignage : «Certains des nôtres ont été attaqués à l’arme blanche.» Ses camarades acquiescent.

La trentaine d’hommes de Carmin 2, la 2e section de la 4e compagnie du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres (RPIMa), arrive au pied du col vers 13 h 30, «après deux heures de route difficile» depuis la base opérationnelle avancée (Fob) de Tora, leur camp, à une quinzaine de kilomètres. Derrière eux, entre le précédent col et le dernier village traversé, sont stationnés une section du régiment de marche du Tchad (RMT), deux sections de l’Ana (l’armée afghane) et un détachement des forces spéciales américaines. En tout, 61 Français. Face à eux : jusqu’à une centaine de talibans.

«ON ENTENDAIT A LA RADIO : “UN MEC VIENT DE TOMBER.” MAIS LE FEU ETAIT TELLEMENT VIOLENT QU’EXFILTRER NOS CAMARADES ETAIT IMPOSSIBLE. ON ASSISTAIT, IMPUISSANTS, A LEUR MORT»

Huit des trente hommes de Carmin 2 restent en bas du col avec leurs quatre Vab (véhicules de l’avant blindés). Les vingt-deux autres, accompagnés par l’auxiliaire sanitaire, Rodolphe Penon, un légionnaire du 2e régiment étranger de parachutistes (REP), commencent l’ascension. Plus de 600 mètres à gravir à près de 2 000 mètres d’altitude. Il leur a fallu, disent-ils, «entre trois quarts d’heure et une heure» avant d’atteindre le sommet tant le chemin est escarpé, la chaleur oppressante, leurs équipements encombrants, la poussière asphyxiante. Peu avant le col, ils essuient les premiers tirs. «Ils nous attendaient, raconte un des survivants. Ils étaient à 50 mètres de nous. Nous étions complètement dépassés en nombre, trop loin des Vab pour nous replier. Le piège s’est refermé.»

Les talibans ont des kalachnikovs, des fusils de tireurs d’élite et des mitrailleuses lance-roquettes RPG pour frapper des véhicules, mais qu’ils utilisent aussi comme mortier. Très vite, le chef de section du 8e RPIMa, l’adjudant Evrard, est touché à l’épaule. L’interprète et un transmetteur radio sont mortellement blessés. Une deuxième radio est détruite. Il n’en reste plus que deux. C’est la confusion. Des hommes se dispersent à la recherche d’abris, très rares ici. «On faisait des bonds en arrière, on essayait de se sauver tout en tirant», raconte l’un d’eux. Un autre ajoute : «Neuf étaient directement au contact des talibans sur la ligne de crête.» Les soldats sont «fixés», dira à la radio l’adjudant Evrard pour signaler qu’ils ne peuvent plus se déplacer ni manœuvrer. Coincés, en sous nombre, isolés, ils sont éparpillés sur les 200 mètres qui les séparent du col. Ils tentent désespérément de survivre sous le feu ennemi. En théorie, chaque soldat dispose de six chargeurs de 25 cartouches – soit 150 coups –, de grenades à main et à fusil, et d’une mitrailleuse pour neuf personnes. «Très vite, on a manqué de munitions», affirment plusieurs hommes.

Tous savent qu’il faut du temps aux renforts pour arriver : «A la base, témoigne un blessé, ils doivent être prêts à partir en cinq minutes. Mais comme il y a plus de deux heures de route...» Pourtant, assurent-ils, rien ne vient. «Nous n’avons jamais été soutenus par les appuis mortiers», disent-ils. Plus grave, «l’intervention aérienne n’est arrivée qu’au bout de deux heures et demie et a d’abord tiré à plusieurs reprises sur nous. On était à la radio, on ne comprenait pas ce qu’ils faisaient. Cela n’a fait ni blessés ni morts, mais c’était proche». Ils soutiennent aussi que «trois véhicules de l’Ana, venus en renfort», leur ont «tiré dessus».

Selon l’état-major à Kaboul, les éléments de l’Ana restés au village avec un lieutenant français n’ont pas fait défection. Quant aux autres soldats afghans, postés plus en arrière, ils ont aussi essuyé des tirs des talibans. Toujours selon l’état-major, les soldats français et les talibans étant «trop imbriqués», ce même lieutenant a refusé d’utiliser les mortiers et a demandé aux premiers appuis aériens de ne pas intervenir. Vers 17 heures, officiellement, l’aviation de l’Otan n’aurait donc visé que les crêtes pour essayer, au moins, de neutraliser les tireurs rebelles qui y sont postés.

Mais les soldats français, piégés aux abords du col, ont le sentiment d’être abandonnés «sous le feu ennemi pendant six heures. Les talibans utilisaient des techniques de combat à l’occidentale. Ils étaient parfaitement préparés». Pendant ces six interminables heures, avant que la nuit ne tombe, les soldats ont essayé de survivre. «On se cachait. On attendait qu’il fasse nuit, on rampait derrière les cailloux», raconte l’un d’eux. Le salut ne peut pas venir de leurs huit camarades restés 600 mètres plus bas, au pied du col, avec les quatre Vab. Car, à peine la section de tête attaquée, les talibans lancent l’offensive contre eux, les coupant des autres et des appuis arrière, pris également, à partie. Ces huit hommes se retrouvent aussi très vite à court de munitions «Pendant près d’une heure, dit l’un d’eux, nous n’avions plus que nos Famas. Or, leur portée est de 300 mètres.» Insuffisant. Mais, contrairement à leurs camarades bloqués sur le col, ils seront ravitaillés peu après 16 h 30 par Carmin 3, une autre section du 8e RPMIa venue en renfort, elle aussi attaquée.

«ON DANSAIT AUTOUR DES VAB CAR ÇA TIRAIT DE PARTOUT»

L’embuscade est parfaite. «La zone était comme un fer à cheval, décrit l’un des huit hommes. Nous étions en plein centre, encerclés.» Selon lui, «une roquette a touché un Vab», heureusement vide. «On dansait autour des Vab car ça tirait de partout, ajoute un autre. On se cachait derrière les véhicules, on faisait des tirs de saturation en essayant de maintenir une continuité des feux, pour permettre aux autres de descendre de la crête. Mais comme il y avait des roches, d’en bas, on n’arrivait pas à les voir.» Ce que confirme un gradé à Kaboul : «Le feu était tellement violent qu’il n’était pas possible d’exfiltrer nos camarades.» Ni de les ravitailler en munitions. Et ils assistent, impuissants, à la mort de leurs compagnons. «On entendait à la radio : “Un mec vient de tomber.”» Les survivants maintiennent que tous ne sont pas morts au début de l’affrontement. «Certains ont été blessés jusqu’à 19 h 30. Un est mort dans les premières heures du matin», affirme un blessé. Des témoignages corroborés par les soldats partis chercher les corps au petit matin. «Ils étaient encore chauds» dit l’un d’eux. Ce que le général français Michel Stollsteiner, confirme à demi-mot : «Vous savez, quand des blessés restent douze heures sans soins... »

Il est 20 heures. La nuit est enfin tombée. Les blessés restés aux Vab sont évacués par hélicoptère. Au col, les survivants commencent à descendre. Ils rampent pour passer inaperçus. Ils mettront des heures, sentant parfois la présence des talibans à quelques mètres. «Je suis arrivé aux Vab à 2 h 30 du matin, confie un blessé. Plus loin, les hélicoptères nous attendaient.» En bas du col, dès 21 heures, les soldats de Carmin 3 commencent, eux, l’ascension. Avec une mission, confiera le général Stollsteiner : «Dégager nos hommes imbriqués avec la rébellion et les ramener morts ou vivants.» Ils atteignent le sommet, mardi 19 août à 5 heures du matin, après une nuit d’horreur à tenter de contourner les talibans, évitant de tirer pour ne pas attirer l’attention. Le col est enfin sous contrôle français. En tout, 400 hommes ont participé à l’opération, qui aurait fait entre 35 et 50 morts côté rebelles. Depuis, les survivants de Carmin 2 ont été rapatriés en France. Et les missions des forces françaises ont repris : «Aujourd’hui, déclare le général Stollsteiner, le plus important c’est ressouder autour de ces morts l’ensemble de la compagnie. Et prouver que leur sacrifice n’a pas été inutile.»

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Oui.... 

C'est pourquoi les Ricains et autres utilisateurs intensifs de drones ne se font jamais taper.... =D

Plus sérieusement, je ne m'y connais pas assez dans ce genre de "bidule". Mais je ne vois pas pourquoi le camouflage ne marcherait pas du point de vue optique drone ou réco hélico...

En ce qui concerne le thermique je veux bien croire tout ce que l'on me dira. Mais, je reste dubidatif sur un terrain à 40° à l'ombre ce qui veut dire beaucoup plus en temperature au sol.

D'ailleurs, des militaires (je crois...) étaient intervenus dans ce sens dans le blog de Merchet.

Maintenant, j'y connais quedale...

Un être humain normal monte rarement au delà de 39°, donc il y a comme un contraste avec un sol plus chaud ou plus froid (tout dépend des matériaux et du temps), à moins d'être équipé de dissipateur thermique (une rivière ou une de ses fameuses capes IR que l'on a montré aux journaux).

Les US répliquent comme des bourrins, c'est du courage pour s'attaquer à une patrouille US, entre les LGA de 40mm, la 12,7, le spectre et autre cauchemar, c'est assez sportif.

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Les US répliquent comme des bourrins, c'est du courage pour s'attaquer à une patrouille US, entre les LGA de 40mm, la 12,7, le spectre et autre cauchemar, c'est assez sportif.

Visiblement, ça n'impressione pas vraiment les taliban. Combien de bases (je dis bien des bases et pas seulement des patrouilles) US ont été attaquées ces derniers temps? 

Si je me souviens bien il n'y a pas longtemps les Taliban sont même rentrés dans le périmètre, bourrins ou pas...

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Le Monde 29/08:

Le général Benoît Puga, sous-chef "opérations" à l'état-major des armées (EMA), n'a aucun doute : la mission qui a été conduite, le 18août en Afghanistan, et au cours de laquelle dix soldats français ont été tués lors d'une embuscade, a été "remplie", "réussie". Pourquoi ? "N'en déplaise à certains tacticiens en herbe ou en chambre", a-t-il expliqué, jeudi 28 août, "l'adversaire a été repoussé, il a pris une sacrée raclée" et "les talibans ont fui la zone".

L'ancien patron des forces spéciales a pris ses distances avec le jugement du général Michel Stollsteiner, qui commande les troupes françaises de la région de Kaboul, lequel avait jugé que le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS, sous commandement OTAN) avait "péché par excès de confiance" lors de la mise en œuvre de cette mission. "Il a dit ce qu'il avait sur le cœur, c'est une réaction à chaud qui lui fait honneur", a commenté le général Puga, mais, sur le fond, il en est sûr : "il n'y a pas eu d'erreur commise par le commandement pendant l'ensemble de l'opération".

Pendant une heure et demie, le général Puga a retracé le film des événements, apportant diverses précisions et démentis. Il a notamment réfuté la thèse selon laquelle un ou plusieurs interprètes afghans des soldats français auraient fait défection. Quatre interprètes faisaient partie de la mission des soldats français et afghans, selon le général Puga : celui qui accompagnait la section qui est allée reconnaître le col d'Uzbin a été tué, et les trois autres ont participé de bout en bout à l'opération. "Nous n'avons aucun soupçon" à l'égard des interprètes, a-t-il assuré.

"DÉTAILS SORDIDES"

Se refusant à entrer dans des "détails sordides", demandant de la "pudeur", l'officier, qui prendra le 1er septembre les fonctions de directeur du renseignement militaire, n'a pas voulu commenter les indications selon lesquelles certains soldats auraient été tué à l'arme blanche : "Qu'ils soient morts par arme blanche ou arme à feu ne change rien", a-t-il estimé.

Chaque soldat avait gardé des munitions jusqu'au bout, a-t-il expliqué, "parce qu'aucun soldat ne souhaite tomber vivant aux mains de l'ennemi". Il s'agissait d'un "combat rapproché", et tous les soldats ont été tués "au cours des opérations de combat", a-t-il insisté, réfutant l'idée que certains d'entre eux auraient été faits prisonniers, puis exécutés.

S'agissant du déroulement des combats, le général Puga a indiqué que les véhicules blindés VAB ont dû s'arrêter à proximité du village de Sper Kunday (distant de 1,5 kilomètre du col), la route menant à celui-ci n'étant pas carrossable. A partir de cette position, les soldats demeurés sur place ont appuyé leurs camarades avec des mitrailleuses de 12,7 mm. Par la suite, les renforts ont fait usage de mortiers de 81mm, de missiles antichar Milan et de canons de 20 mm contre les insurgés disposés sur la crête, lesquels, selon le général, ont obtenu des renforts pendant la nuit.

Au cours de la contre-offensive de la FIAS, qui a rassemblé jusqu'à 500 hommes, "une quarantaine" de talibans ont été tués (sur la centaine impliquée dans l'embuscade), ce bilan étant porté à quelque 80 au cours des opérations menées les jours suivants par les forces spéciales, qui ont permis de détruire une "colonne de talibans", ainsi que des caches d'armes. Pourtant un seul corps a été retrouvé sur place, a reconnu le général Puga, qui a émis l'hypothèse que les villageois ont aidé les talibans à faire disparaître les corps.

Le représentant de l'état-major s'est insurgé contre l'idée selon laquelle cette opération a représenté un fiasco en matière de renseignement, tout en reconnaissant que celui-ci était perfectible.

Laurent Zecchini

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Sinon pour les morts Français, il y a aussi les 9 de Bouaké (+23 blessés).

Je ne ferais pas de commentaires sur les témoignages de Surobi, trop de bruits, pas de recul suffisant, respect aux gars sur place...

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Si je me souviens bien il n'y a pas longtemps les Taliban sont même rentrés dans le périmètre, bourrins ou pas...

Presque 2 compagnie de taliban contre une grosse section US et une section ANA ...

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Presque 2 compagnie de taliban contre une grosse section US et une section ANA ...

Contre une position organisée, ce n'est pas rien. Un rapport de 1/ 3 ou 1/4  c'est logique...

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Contre une position organisée, ce n'est pas rien. Un rapport de 1/ 3 ou 1/4  c'est logique...

Je rappelle que la position US était encore en chantier ... des Hummer servaient de "bastion wall" - alors que normalement on a deux hauteur d'énorme sandbag ce qui donne pas loin de 4m de haut -, pas de barbelés etc.

C'est la raison pour laquelle l'attaque a été si sanglante. Notamment sur l'avant poste.

La aussi c'est une erreur tactique ... que les taliban on réussi a rapidement exploiter, voir même forcer. Le déménagement étant du a la fragilité de la position précédente aux attaque quotidienne desdits taliban.

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Je rappelle que la position US était encore en chantier ... des Hummer servaient de "bastion wall" - alors que normalement on a deux hauteur d'énorme sandbag ce qui donne pas loin de 4m de haut -, pas de barbelés etc.

C'est la raison pour laquelle l'attaque a été si sanglante. Notamment sur l'avant poste.

La aussi c'est une erreur tactique ... que les taliban on réussi a rapidement exploiter, voir même forcer. Le déménagement étant du a la fragilité de la position précédente aux attaque quotidienne desdits taliban.

Oui, oui.. Je sais tout ça. Mais une position organisée ce n'est pas forcement Fort Apache, avec des tours partout... :lol:  Quand une section s'arrête et commence à creuser c'est une "position organisée", plus ou moins je te l'accorde. Même si les défenses ne sont pas finies, les tirs sont répèrés, les armes automatiques  calées, etc... (ou alors les gus connaissent pas leur boulot) et ça devient tout de suite compliqué....

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Fus, toujours avec sa pelle, il a du en creuser des trous de combats :lol:

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Intervention du général Puga sur le déroulement des combats des 18 et 19 août en Afghanistan

Intervention du général de corps d’armée Benoît Puga, sous-chef opérations de l’Etat-major des armées, au point de presse hebdomadaire du ministère de la Défense le 28 août 2008.

Cette intervention avait pour but de présenter le déroulement des combats des 18 et 19 août en Afghanistan.

1. Organisation générale

Actuellement, à l’issue des déploiements et des relèves qui se sont opérées au cours de l’été, 3300 soldats français sont engagés en Afghanistan.

- Au sein de l’opération Enduring Freedom : en mer d’Arabie des bâtiments de la Marine nationale; l’opération Epidote consacrée à la formation de l’Armée national afghane et des éléments de liaison auprès d’US CENTCOM (US Central Command) à Tampa en Floride.

- Un dispositif aérien composé de 2 C160 et 1 C130 à Douchanbé et d’un détachement aérien à Kandahar (3 Super Etendard modernisés – 3 Mirages 2000), représentant un volume total de 500 militaires.

- Un dispositif terrestre interarmées, au sein de l’ISAF, de 2500 militaires : une cinquantaine au quartier général de la FIAS, 300 au sein des 6 OMLT (Operational Mentoring and Liaison Teams – 5 dans la région de Kaboul et 1 dans la région sud sous commandement néerlandais), 1450 au sein du Regional Command Capital de Kaboul et 700 dans le commandement régional Est.

2. Cadre des opérations :

Il s’agit d’une opération de maintien de la paix sous mandat de l’Organisation des nations-unies (chapitre VII) et dirigée par l’OTAN.

La direction politique appartient au Conseil de l’Atlantique Nord (CAN) à Bruxelles, où siègent les ambassadeurs de tous les états membres. Le commandement des opérations de l’Alliance est exercé par le SACEUR à Mons (Supreme Allied Commander Operations), le commandement de l’opération en Afghanistan par le Joint Force Command de Brunssum et le commandement de la force sur le terrain par le général McKiernan, commandant la FIAS.

La FIAS (Force internationale d’assistance et de sécurité) comprend 5 commandements régionaux : Capital, Nord, Sud, Est Et Ouest.

3. Déroulement des combats.

L’action de combat du 18 août a eu lieu en commandement régional –Capital, commandé depuis le 6 août par la France et dont une compagnie est installée dans la région de Surobi pour assurer le contrôle du terrain.

Dans ce cadre et selon les directives de l’ISAF, le commandant du RC-C a confié au bataillon français (BATFRA) la mission de reconnaître l’ensemble de la zone. Ces opérations ont débuté le 15 août.

L’action de combat a eu lieu au cours de l’une de ces reconnaissances. La mission reçue était de reconnaître les points importants du terrain et de prendre contact avec la population.

En tête, la section du 8e RPIMa est accompagnée d’une section de l’ANA et suivie par une section du RMT, elle-même accompagnée d’une section de l’ANA renforcée d’un détachement de forces spéciales américaines.

Il est 13H15 lorsque la section du 8 RPIMa (CARMIN 2) aborde en véhicules blindés le village de SPER KUNDAY. Plus en arrière, la section du RMT (ROUGE 4) s’est installée en observation au niveau du col précédent, prête à intervenir à son profit. La section de l’ANA qui accompagne CARMIN 2 rejoint le village.

Le col est distant de 1500m et relié au village par une piste en lacet non carrossable.

Ne voulant pas perdre de temps pour être sûr de réaliser sa mission avant la tombée de la nuit, le chef de section fait débarquer sa section et place ses 4 véhicules blindés en appui face au col et la section de l’ANA s’installe en lisère de village, prête à intervenir.

En ce début d’après midi, la chaleur est élevée, il fait 30 degrés. La section progresse lentement et en sureté. Les marsouins portent casque et gilet pare balle. Cette progression est éprouvante.

Il est 15H45 lorsque les parachutistes de tête arrivent au dernier lacet, à environ 50 mètres du col. Le feu se déclenche à partir de la crête Nord, un feu précis et nourri sur l’ensemble du dispositif de la section. Les hommes ripostent et se postent comme ils peuvent derrière les rochers, ils ne peuvent pas bouger car sont pris chacun à partie par plusieurs tireurs insurgés. Ils ripostent chaque fois que possible.

Les 12,7 des VAB restés en appui commencent leur tir sur la crête, réglé par le chef de section.

Au déclenchement du tir, ROUGE 4 se déplace rapidement avec ses véhicules blindés vers le village pour porter secours à CARMIN 2. La section arrive au village 8 minutes après et se fait prendre à partie par un groupe d’insurgés à partir d’une ligne de crête au Nord du village, elle est prise sous un tir nourri.

Les deux sections sont au contact lorsqu’un nouveau groupe d’insurgés se dévoile sur la ligne de crête SUD du col. Le tir est toujours dense et la section CARMIN 2 est prise sous un tir croisé ; il sait qu’il ne peut plus manœuvrer, qu’il est bloqué sur place et que pour se désengager, il devra bénéficier d’appuis et de la manœuvre des réserves.

A 16 H 10 le chef de section demande un appui aérien, les avions A10 arrivent 10 minutes plus tard mais ne peuvent tirer car les insurgés sont trop près du groupe de tête.

Simultanément, la section de réserve de la FOB TORA renforcée d’appuis et le CDU quittent la FOB moins de 25 minutes après les premiers tirs.

Rouge 4 tente de se dégager en débordant par la gauche du village, il tombe face à une tentative d’encerclement qu’il bloque, mais il ne peut plus manœuvrer. L’ensemble du dispositif est fixé. Seul l’engagement des moyens d’alerte permettront de renverser le rapport de force et de rétablir la situation.

La section de l’ANA tente bien une contre attaque par la droite du village. Elle est stoppée par un tir nourri.

La section venant de TORA est engagée à 17H05, soit 1H20 après le contact initial. Elle est tout de suite prise à partie aux abords village, mais résiste et applique des tirs d’appui, mortier, milan et canon de 20 au profit de CARMIN 2 et Rouge 4.

Il est 17H50, l’ensemble de la zone est sous un feu nourri des insurgés qui commencent à s’approcher dangereusement de ses positions. La situation est très critique pour CARMIN 2 qui subit toujours des tirs croisés. Il faut coûte que coûte qu’il tente de se replier pour sauver ce qu’il reste de ses hommes. Il est appuyé pour cela par des tirs aériens A 10 et hélicoptères américains qui tireront pendant plus d’une heure.

La section parvient péniblement à se dégager grâce aux appuis, il faut parfois une à deux heures pour bondir de 20 mètres et les pertes augmentent sous un feu qui ne faiblit pas.

Lorsque la nuit tombe vers 19H30, la situation est toujours critique et le repli de CARMIN 2 se fait à proximité immédiate des insurgés qui exploitent la situation pour tenter de le devancer sur SPER KUNDAY et refermer ainsi la nasse.

A 20H00 l’arrivée des renforts en provenance de KABOUL (1 SGTIA renforcé d’appuis dont des mortiers lourds) permet d’améliorer la situation.

Les 4 premiers blessés, dont le chef de section, arrivent au village. Les tirs y sont toujours nourris. Ils sont tout de suite évacués par hélicoptère.

Le SGTIA du RMT, tout juste arrivé, se déploie sans attendre pendant qu’un drone PREDATOR est mis en place pour renseigner et guider les tirs d’appui de nuit. Le rapport de force a changé, et les insurgés sont toujours là, des petits groupes et des isolés de CARMIN 2 parviennent à se faire recueillir au niveau du village.

Il est 22H00 quand le SGTIA lance la reprise des abords Est du village, le C130 GUNSHIP commence ses tirs d’appuis dans la profondeur. En 2 Heures, toute la zone du village est sous contrôle et les tirs cessent définitivement dans SPER KUNDAY. Le BATFRA peut reprendre l’initiative en lançant la reconquête du terrain perdu en direction du col.

Il est 1H40, lorsqu’arrivé à mi pente, les premiers corps sont relevés, et les derniers blessés recueillis.

Au lever du jour, le col est repris, et les derniers corps sont relevés. Quelques insurgés harcèlent une dernière fois les unités ratissant la crête et tirent quelques obus de mortiers à proximité de la base d’appuis. Ils seront tus par un tir de contre batterie et un appui aérien.

A 12H00, la vallée de l’UZBEEN est totalement contrôlée, les insurgés ont fui. L’ordre de désengagement est donné pour qu’il soit achevé en sureté avant la nuit.

Le bilan confirmé ultérieurement fait état d’une quarantaine d’insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles.

En conclusion, à l’issue de cette opération de combat difficile et coûteuse en vie humaine, la mission a été remplie, l’adversaire repoussé et durement touché. Le comportement de nos soldats a été exemplaire sous le feu et les actes d’héroïsme individuel et collectif nombreux.

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Le bilan confirmé ultérieurement fait état d’une quarantaine d’insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles.

J'aimerais que l'on nous explique comment on peut "confirmer" un bilan "d’une quarantaine d’insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles" lors de cette embuscade alors qu'on affirme par ailleurs n'avoir retrouvé qu'un seul corps de Taliban sur les lieux...

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Il est 1H40, lorsqu’arrivé à mi pente, les premiers corps sont relevés, et les derniers blessés recueillis.

Est-ce qu'au final on peut dire qu'on a eut de la "chance" qu'ils n'aient pas pris les corps des soldats Français avec eux ? Parce que si je comprends bien, ils ont eut pendant de plusieurs heures un contrôle complet des positions ou certains de nos soldats sont tombés.

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J'aimerais que l'on nous explique comment on peut "confirmer" un bilan "d’une quarantaine d’insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles" lors de cette embuscade alors qu'on affirme par ailleurs n'avoir retrouvé qu'un seul corps de Taliban sur les lieux...

Et bien les services de renseignement par exemple. C'est leur boulot...

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franchement, tout ça est bien pathetique...

La vérité , ,toute froide servie.....c'est qu'on a merdé bien grave et que 9 mecs sont restés sur le tapis...

moi, dans tout ça ce qui me fait le plus mal aux tripes...C'est qd je lis que des radios crépitaient à 19H " un type est tombé " et qu'on révéle que des types etaient morts dans la nuit vraisemblablement suites à blessure...

une HONTE!!!!!

j'ai du mal à rester calme....J'espere , si c'est avéré que les sanctions vont tombées...

maintenant qd aux unités de feu embarquées dans le brelage....6 CHARGEURS...pour faire de la police, c'est suffisant...pour faire la guerre...

C'est 3 unités feu qu'il faudrait...300 COUPS;

M'enfin l'escouade etait légerement équipée...PAS DE COLLECTIF, d'anti fortin etc etc ???

je me repète..je ne juge pas les acteurs de ce triste épisode...Je juge les initiateurs de cette folle aventure...

a pluche

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Ouép..Le plus gros gâchis c'est bien les morts par manque de soin..D'après A&C il va y avoir un déploiement supplémentaire d'Hélico ,et plus de demande de JTAC..Ou de renseignements.

Théoriquement on devrait plus se faire avoir comme ça,mais on l'a clairement payé trop cher,en esperant néanmoins que des tourelleaux seront installés sur nos VABs

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A propos des tourelleaux, il y a une info intéressante sur le blog de JD Merchet.

L'armée étudie l'envoie de VIB de l'armée de l'air.

Le VIB, c'est un VAB avec un canon de 20 mm et une mitrailleuse de 7.60 téléopérée. Ils nécessiteraient une remise à niveau, mais ils seraient bien utile en Afghanistan.

D'un coté, c'est une bonne nouvelle car ça montre que l'état major commence à prendre sérieusement en compte la sécurité de nos soldats.

En même temps, pourquoi c'est seulement maintenant qu'ils se rappellent que les VIB existent ???  >:(

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En même temps, pourquoi c'est seulement maintenant qu'ils se rappellent que les VIB existent ???  >:(

Par ce qu'ils sont à l'Armée de l'Air  et qu'ils servent à la protection des bases... Ils déjà été déployés en OPEX...

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A propos des tourelleaux, il y a une info intéressante sur le blog de JD Merchet.

L'armée étudie l'envoie de VIB de l'armée de l'air.

Le VIB, c'est un VAB avec un canon de 20 mm et une mitrailleuse de 7.60 téléopérée. Ils nécessiteraient une remise à niveau, mais ils seraient bien utile en Afghanistan.

D'un coté, c'est une bonne nouvelle car ça montre que l'état major commence à prendre sérieusement en compte la sécurité de nos soldats.

En même temps, pourquoi c'est seulement maintenant qu'ils se rappellent que les VIB existent ???  >:(

Les VAB 20mm sont déjà en Afghanistan depuis plusieurs année !

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Je note que les talibans évacuent leurs morts ! ils doivent se méfier (tout comme nous ..) de l'effet désastreux pour eux que pourrait avoir des images d'un col jonchés d'armes et de cadavres taliban ... surout s'ils sont la conséquence d'un combat traditionnel c'est à dire au "flingue" d'homme à homme.

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Les VAB 20mm sont déjà en Afghanistan depuis plusieurs année !

C'est pas les mêmes, je crois.... Si? Ceux de l'AdT sont téléopérés? Je ne crois pas...

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