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Les batailles d'El Caney et de San Juan


Gran Capitan
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La Bataille d’El Caney

Le 1 juillet fut le jour choisit par l'US Army pour initier son attaque sur Santiago de Cuba. Devant la ville s'élevaient les collines stratégiques de San Juan, sur lesquelles devraient se concentrer l'attaque principale américaine, une attaque secondaire et une autre de diversion  étant réalisées sur d'autres positions espagnoles. A quelques kms au nord des collines de San Juan, il y avait une petite garnison dans le village d’El Caney. Les unités espagnoles déployées à cet endroit ne représentaient pas de menaces sérieuses, mais le général Lawton  proposa de réaliser sur cette position l'attaque secondaire et d'annihiler sa garnison en moins de deux heures pour ensuite arriver avec ses troupes en appui de l'attaque principale sur les collines de San Juan. Dans le village, protégé par le petit fort de pierre d’El Viso, il y avait 550 soldats espagnols sous les ordres du général Vara del Rey, qui totalisaient au total 3 compagnies du régiment de la Constitution, un détachement du régiment de Cuba, un autre de Cubains mobilisés, une guérilla et deux canons de montagne.

En plus du fort mentionné, les positions espagnoles se trouvaient protégées par 6 blockhaus en bois disposés autour du village et nommés le Río, le Nord, l'Asie, l'Abattoir, le Cimetière et le Gaucher, et par des tranchées du type carliste c'est-à-dire des tranchées où la terre qui est extraite de son excavation est dispersée vers l’arrière au lieu de former des parapets avec elle ce qui les fait plus difficile à localiser. L'église et la prison, les deux en pierre, furent dotés de meurtrières (ainsi que les murs arrières des maisons) pour renforcer la défense. Les positions défensives espagnoles étaient complétées par une ligne de barbelés qui compliquaient l'accès aux rues du village.

Alors que le village se fortifiait, les troupes espagnoles de Vara del Rey pratiquèrent divers mouvements tactiques qu’ils auraient sans doute  à utiliser durant le combat.

Le déploiement des troupes espagnoles au début du combat était le suivant :

- dans El Viso et ses tranchées : les hommes appartenant au Régiment de Cuba.

-deux Compagnies du Régiment de la Constitution dans les tranchées et les blockhaus d’El Caney.

-une autre Compagnie du Constitution en réserve sur la place et ses bâtiments.

-les volontaires cubains distribués dans les maisons avec meurtrières.

Avec cette attaque, les Américains essayaient d'éviter que les forces espagnoles du général Vara del Rey puissent harceler leurs flancs durant leur attaque sur San Juan, menaçant tout leur déploiement. Au même temps, pour créer plus de difficultés au commandement espagnol, ils mèneraient une attaque de divertissement sur Aguadores pour éviter que le Général Linares puisse arriver en renfort de San Juan et d’El Caney avec les unités existantes dans la zone. Pour l’attaque d’El Caney les troupes de Lawton furent utilisées, composées par  la 2em division de l'US. Army qui disposait de quatre brigades avec son artillerie de campagne.

Le déploiement Américain fut le suivant:

-la 1ère brigade, située sur le chemin de Santiago, au sud-ouest du village. Sa mission était d'isoler El Caney de Santiago de Cuba;

- la 2em brigade formait la réserve. Finalement, quand son intervention fut nécessaire à cause de la forte résistance des troupes espagnoles, elle se déploya à droite de la 1ère brigade;

-la 3em brigade, se trouva située à l’est, près du fort d’El Viso.

-la brigade Indépendante se trouvait en chemin vers le lieu du combat.

Pour appuyer l'attaque, ild disposaient d'une batterie de 4 canons de 81 mm située à 1 km au sud d’El Caney, sur une hauteur qui dominait El Viso, protégée par un régiment d'infanterie et un escadron de cavalerie.  L'artillerie commença à attaquer les positions espagnoles vers 06:30 du matin, quand les troupes Américaines ne s'étaient pas encore déployées. Les deux canons espagnols de montagne ne répondirent pas au feu simplement parce qu'ils ne disposaient pas de munitions. Vers 07:00, deux brigades américaines initièrent l’attaque, elles disposaient de presque 4.000 hommes, tandis que les deux brigades restantes, confiantes que leur intervention n’allait pas être nécessaire, se maintenaient un peu plus éloignées. Cependant, les salves effectuées par les soldats espagnols furent si efficaces qu'elles freinèrent l'avance américaine. L'un des régiments américains parvint au sommet, mais il fut  expulsé de là peu après, la première attaque était repoussée. Cependant, Lawton  lança à la lutte une nouvelle brigade de 1.500 hommes, dont l’attaque échoua également. Pendant ce temps, le général Shafter, qui trouva une forte résistance dans son attaque sur San Juan, demanda à Lawton d’annuler l'attaque sur El Caney et de le rejoindre. Cependant, Lawton ne voulait pas que la victoire lui échappe, il fit donc la sourde oreille aux ordres de son supérieur et fit entrer dans la lutte sa dernière brigade, qui n’obtiendra rien non plus.

Vers 14:00, eut lieu un fait d'importance capitale dans le dénouement final du combat: l'artillerie américaine, qui n’avait pas joué jusque-là un rôle important, avança  sa position jusqu'à environ 500 mètres du village, commençant à bombarder efficacement El Viso. Vers 15:00, les troupes de Chaffe se sont lancèrent à l'assaut du fort en s'emparant de la position après avoir surbmergé les peu nombreux défenseurs qui résistaient encore dans le petit fort. Malgré cela, les troupes espagnoles continuèrent de combattre dans les rues du village jusqu'à 17:00 heure, quand les Américains réussirent, enfin, à s'emparer du village, car le bataillon qui le défendait avait pratiquement utilisé toutes ses munitions, consistantes en 150 cartouches de mauser par homme, et il avait vu son nombre diminué  par les pertes. Le général Vara del Rey, qui avait vu mourir dans l'action deux de ses fils, mourut après être atteint par une salve de fusils en étant évacué sur une civière.

Pour les américains, le résultat était désolant. Ils avaient obtenu la victoire, mais à un prix élevé : 550 soldats espagnols avaient résisté durant presque 10 heures à l'attaque de presque 7.000 soldats américains, toute la division de Lawton, en les détournant de leur objectif principal (qui n'était autre que l'attaque sur San Juan), en subissant 38 morts et 138 blessés, y compris le général Vara del Rey et ses deux fils, et environ 120 prisonnier, et en causant à l'US. Army 81 morts et 360 blessés. Le reste de la garnison, environ 100 survivants sous la conduite du Lieutenant Colonel Puñet, parvint à arriver à Santiago de Cuba par un chemin inconnu des américains.

Les mots du Capitaine suédois Wester, un attaché militaire des ambassades de  Suède et de Norvège à Washington, un témoin oculaire du combat, montrent l'admiration que les soldats espagnols ont éveillée ce jour-là chez les propres Américains et chez les observateurs neutres présents :

(...); la confiance règne dans le camp américain, où la seule crainte est que l'ennemi s'échappe sans combattre; mais à El Caney, comme on le verra, les espagnols sont  très loin de penser de cette manière. Les maisons du village ont été fortifiées, des tranchées ont été creusées sur un terrain rocailleux, et le feu de celles-ci est rasant sur un espace de 600 à 1.200 mètres; sur la pointe nord-est de la position, le fort d’El Viso tenu par une compagnie, occupe une colline dominant les alentours(...).Vers six heures du matin, commença le feu des tranchées espagnoles; subitement, on découvre une ligne de chapeaux de paille; immédiatement le bruit d'une décharge, suivi de la disparition des chapeaux; cette opération se répète chaque minute, une grande régularité est observée, ainsi que l’action d’une volonté ferme, ce qui provoque une forte impression dans la ligne d'explorateurs américains; les balles sifflent dans l'air, en rasant le sol, blessant et tuant. Peu de temps après, toute la brigade Chafee se trouve déployée, mais sans pouvoir avancer un mètre, et celle de Ludlow se trouve également immobilisée. (...); la batterie américaine commence à faire feu. (...) un peu plus tard, les grenades éclataient au-dessus des tranchées, atteignaient les maisons du village et perforaient les murs du fort, les shrapnels projetant sa pluie de plomb sur la position; mais, malgré tout, le feu espagnol était toujours d’une grande régularité et violence.

Devant El Viso, on pouvait voir un officier se promenant tranquillement le long des tranchées: il est facil de comprendre le but de ce voyage dangereux au milieu des projectiles fusants dans l'air, encourager par son exemple les braves défenseurs; on le voit, de temps en temps, agiter la main avec son chapeau et on entendait des acclamations. Ah, oui! Vive l’Espagne! Vive le peuple qui dispose de tels hommes! 

Les masses d'infanterie américaine se jetaient et se serraient contre le sol jusqu'au point de sembler clouées à lui, ne faisant plus un mouvement à cause des décharges que la petite force espagnole leur envoyait à chaque instant. Il devint nécessaire de demander des renforts, (...).  Enfin à trois heures et trente-six minutes, la brigade Chafee se lance à l'attaque contre El Viso; au début elle est stoppée au pied de la colline, et n’envahit le fort qu’après une seconde et violente attaque.

Les Espagnols cèdent lentement du terrain, en démontrant par leur ténacité, ce que beaucoup de militaires supérieurs n'ont pas voulu admettre : qu'une bonne infanterie peut tenir longtemps sous le feu rapide des armes à répétition. Le dernier soldat américain qui est tombé fut blessé à 22 pas des tranchées. Bien que la clé de la position fût conquise, le travail continuait (...).

Une fois le fort occupé, les troupes américaines commencent à tirer depuis celui-ci sur le village (...), mais l'occupation ne fut pas effectuée jusqu'à quatre heures et demie, heure à laquelle les derniers Espagnols ont abandonné les maisons pour recommencer le feu depuis une colline située 600 mètres à l'ouest.

Admirable obstination de résistance, à laquelle tous contribuent jusqu'au dernier instant !

(...) Le bruit du combat ne cessa que quand le soleil était sur le point de se coucher. Durant près de dix heures, 500 soldats braves résistèrent unis et comme enchaînés sans céder un pouce de terrain à 6.500 autres pourvus d'une batterie, et renforcés par des centaines de guérilleros, et les ont empêché de prendre part au combat principal contre San Juan.

A partir de ce moment là ,on n’entendra  plus un seul mot dans le camp américain au sujet de l’infériorité de la race espagnole !

Et ce combat d’El Caney: n’apparaîtra-t-il pas aux yeux du monde entier comme un de plus beaux exemples de courage et d’abnégation militaire ?

(...) contemplez ce village! Les maisons sont en ruines, les rues couvertes de morts et de blessés (...) Tous ont accompli leur devoir, sans exceptions.

Heureux le pays qui est si aimé de ses enfants!

Heureux les héros qui ont succombé dans un combat si glorieux!

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La Bataille de la Colline de San Juan

La colline de San Juan se trouvait protégée initialement par 137 hommes du Régiment de Talavera, et faisait partie du dispositif espagnol autour de Santiago de Cuba. On remarque que malgré l'importance de la position il y avait aussi peu de troupes destinées à sa défense.

Cette position stratégique se trouvait située sur un terrain abrupt et avec une végétation dense,  bien que les troupes espagnoles aient dégagé quelques zones de terrain (de la même manière qu’à El Caney) pour faciliter ainsi le tir depuis leurs positions défensives.

Elle disposait comme défenses naturelles de la présence de la rivière San Juan et de quelques ruisseaux qui coulaient  près de la position, et avec une colline (appelée "Kettle" par les américains) comme position avancée du système défensif.

Entre cette colline et San Juan existait, de plus, un étang d'eau qui contribuait à sa défense.

Pour renforcer le dispositif espagnol, des ouvrages défensives consistants en un blockhaus en brique et certains en bois au sommet des coteaux avaient été construits avant l’attaque américaine, alors que sur la colline de Kettle, les infrastructures d'une plantation de chaume furent transformées en bastion défensif. L'ensemble fut renforcé avec l'excavation de tranchées "carlistes", de puits de tireur et la pose de barbelés.

La petite garnison fut renforcée par deux autres compagnies (l'une du Provisoire de Puerto Rico et l'autre du Talavera, de 60 Volontaires et de 2 pièces de montagne Krupp de tir rapide. Au total 521 soldats.

La deuxième ligne défensive, établie à environ 700 mètres derrière les Coteaux de San Juan, à l’endroit où le général Linares  établi son quartier général, était constituée de  trois compagnies du Talavera avec un total de 411 hommes.

Les forces de cette deuxième ligne ont été déployées de la manière suivante :

-1 compagnie dans le chemin de El Pozo, dansle but d'éviter que les troupes américaines enveloppent les positions espagnoles.

-1 compagnie à l'intersection des chemins d’El Pozo et d’El Caney.

-1 compagnie sur le chemin à El Caney.

La troisième ligne défensive se trouvait près du fort de La Canosa, composée d’une guérilla à cheval de 140 hommes, qui formaient la réserve. À ces forces, se joindraient, à la fin du combat, 1.000 hommes des équipages de la flotte de Cervera sous les ordres de Bustamante, qui effectuèrent une contre-attaque qui n’obtint de résultats.

Entre les Coteaux de San Juan et la colline de Kettle Hill, les troupes espagnoles érigèrent une ligne de tranchées et de barbelés afin de compliquer la progression américaine.

Pendant ce temps, le général Lawton attaquait El Caney avec presque 7.000 hommes, se préparant à une promenade, le général Shafter se préparait à réaliser l'attaque principale sur San Juan.

Ses plans prévoyaient de déployer à droite la division de cavalerie, en face de Kettle et la 1ère division d'infanterie à gauche, directement sur San Juan.

Comme forces de réserve il comptait avec la 2ème brigade de la division d'infanterie.

Une fois que ces forces seraient déployées, l'artillerie battrait les positions espagnoles tandis que les Américains les assailleraient.

Pendant ce temps, les "victorieuses" unités de la division Lawton, après avoir anéantit la garnison d’El Caney devraient se joindre à l'attaque à l'heure prévue (10:00 du matin), en le faisant par la droite du déploiement américain.

Vers 08:20 du matin, l'artillerie américaine commence à ouvrir le feu sur les coteaux, depuis un peu plus de 2.000 mètres pour protéger la progression de ses troupes mais, localisées par la fumée que ses tirs provoquaient avec l’utilisation de poudre noire, ils sont réduits au silence par le feu de contre-batterie des deux canons krupp espagnols à 09:00 du matin, en causant des pertes non seulement aux artilleurs américains mais aussi à quelques unités qui ont été déployées près des pièces.

Les troupes américaines, confiantes en leur supériorité numérique et dans la croyance de la faible combativité des troupes espagnoles, se sont directement lancées à l'attaque sans reconnaître au préalable le terrain, la même scène qu’à El Caney se répétant : la précision et le volume du feu espagnol les obligent à se jeter au sol sans pouvoir avancer. Les troupes américaines commencent à s’entasser sur le terrain escarpé, certaines unités refusant même d’avancer, elles sont donc obligées d’abandonner le chemin pour ne pas gêner la progression du reste des troupes.

Le chaos régnant est énorme en ces premiers moments du combat parmi les forces de l'U.S. Army, un chaos qui n'arrive pas à être mis à profit par les troupes espagnoles faute de renforts.

Au vu de l’intense feu espagnol qui empêchait le mouvement des troupes américaines, celles-ci déployèrent un ballon d'observation, à 09:30 du matin, d'une couleur jaune qui contrastait fortement sur le bleu du ciel et qui fut rapidement abattu par les canons espagnols.

De plus, les canons espagnols bombardèrent l’endroit d'où le ballon s'était élevé après avoir supposé, avec raison, que des unités américaines se concentraient là, leur causant un nombre élevé de pertes.

Cependant, avant qu’il ne fût abattu, un sentier fut repéré depuis le ballon d’observation, par où sont déployées les unités américaines entassées.

Malgré cela, le feu espagnol ne décrû ni en intensité ni en précision, malgré les pertes, en obligeant les Américains à ralentir leur progression du fait des pertes qu'ils subissaient.

Vers 10:00 heures du matin, quelques unités américaines se sont déjà déployées en face de Kettle Hill tandis que d’autres se sont situées en position pour attaquer San Juan.

Sans l'appui de leurs batteries, la progression américaine est reçue par un feu nourri de la part des 2 canons et des mausers espagnols qui provoquent d’importantes pertes dans leurs rangs, mais bientôt, les munitions des deux pièces commencent à s'épuiser. Les plans des troupes américaines se trouvent sérieusement compromis dû à la très dure résistance que les troupes espagnoles leur opposent.

En se rendant compte de l'erreur commise en envoyant à El Caney les forces de la division Lawton, qui ne finissent pas d’écraser la résistance des troupes de Vara del Rey raison pour laquelle ils ne peuvent participer à l'attaque sur San Juan, on leur ordonne de cesser le combat et revenir immédiatement. Mais Lawton livre sa propre guerre et, bien qu'il s'agisse d'une victoire stérile, il ne désire pas laisser s’échapper l'opportunité d'avoir sa propre victoire, il désobéit donc les ordres reçus et il continue avec son attaque sur El Caney, en compromettant sérieusement les opérations sur le principal objectif.

À 13:00 heure, les unités de la Brigade Summer appartenant à la division de Cavalerie (les régiments 3 º, 6 º et 9 º) commencent l'assaut sur Kettle Hill, au début très lentement dû à la résistance espagnole. Finalement, le nombre l’emporte, et les défenseurs, qui après s'être défendu avec une grande détermination ont subi de nombreuses pertes qui ne peuvent être couvertes par des renforts, se replient vers leurs nouvelles positions sur les coteaux, en permettant ainsi aux Américains de conquérir la colline. La conquête de cette position aura des conséquences fatales pour la peu nombreuse garnison espagnole, qui se verra obligé de distraire des unités pour défendre l'un des flancs que menaçaient maintenant les troupes américaines depuis Kettle Hill. Appuyés par le feu de la brigade Summers depuis la position récemment conquise, l'attaque sur les défenses principales de San Juan débute. Les 16ème et 6ème d’infanterie de la brigade Hawkins se lancent à l'assaut, en voyant leur progression freinée par le feu des tranchées espagnoles. Pendant ce temps, les deux canons espagnols, qui avec leur feu bien dirigé avaient réduit au silence l'artillerie américaine, tombaient à court de munitions, permettant aux Américains d’utiliser, maintenant  impunément, leurs  batteries. À une distance de 500 mètres, les Américains situent trois mitrailleuses gatling qui commencent à balayer les positions  espagnoles en lançant sur celles-ci en peu de temps, une quantité énorme de projectiles qui balaient les tranchées en provoquant une multitude de pertes. Peu après, au feu des mitrailleuses se joindrait le feu de l'artillerie qui avait été si efficacement annulée par les Espagnols et qui ne trouvait maintenant aucune opposition à son tir.

Appuyées par les troupes qui occupent  Kettle, les troupes américaines se lancent à l'assaut des tranchées espagnoles, déjà vides, ayant pour seule opposition le feu de la poignée de défenseurs des blockhaus. Mais la situation pour les troupes espagnoles est déjà insoutenable, la majorité des défenseurs morts ou blessés, et sans renforts, elles doivent progressivement se retirer vers le seconde  ligne de défense. La situation d'infériorité numérique dans laquelle se trouvent les forces espagnoles est telle que, pour renforcer certaines positions, ils utilisent des hommes blessés ou malades, en les sortant des hôpitaux. Les Coteaux sont totalement occupés par des soldats américains exténués, qui doivent faire face maintenant aux troupes espagnoles situées sur la deuxième ligne de défense. Mais à ce moment, quand il semble que la progression américaine va continuer sur cette ligne, une contre-attaque espagnole inespérée se produit, réalisée par une compagnie formée par les troupes de débarquement de la flotte de Cervera, sous la conduite du Capitaine de Vaisseau Bustamante, qui ne réussit pas à récupérer les positions perdues. Bustamante, qui dirige l'attaque monté à cheval, est blessé au ventre, mourrant par la suite de ses blessures le 19 juillet. Cependant, cette action arrête la progression des américains, qui voient que les troupes de renfort si attendues ne font toujours pas acte de présence sur le champs de bataille, car encore bloquées à El Caney. C'est pourquoi, dans la crainte de nouvelles contre-attaques espagnoles qui peuvent être réalisés par les renforts espagnols que l’on sait sur le point d’arriver, amène les américains à renforcer leurs positions sur tout le front, en continuant les combats avec une moindre intensité, pendant encore deux jours, mais sans se décider à réaliser une attaque définitive. Les troupes espagnoles déplorèrent à San Juan un total de 58 morts et 170 blessés. Les Américains souffrirent dans les durs combats pour s’emparer des coteaux, un total de 205 morts et 1.180 blessés, ce qui suppose presque 10 % des troupes de l'U.S. Army destinées à Cuba. Les troupes cubaines de Calixto qui participèrent à l'action subirent environ 200 pertes. Les combats à San Juan produisirent une profonde préoccupation chez l’état-major américain, ainsi qu’une grande démoralisation au sein de la troupe.

Le propre Roosevelt écrivit au sénateur Henry Cabot le message suivant : Dites au président que, pour l'amour du ciel, nous envoie chaque régiment et, surtout, chaque batterie possible. Jusqu'à présent nous avons gagné à un prix élevé, mais les Espagnols combattent très durement et nous sommes tout près d'un terrible désastre militaire (...).

Le désespoir dans les rangs américains devant l'impossibilité de surpasser les défenses espagnoles est tel que le 3 juillet, le général Shafter envoya au secrétaire de la guerre le télégramme suivant : Nous avons encerclé la ville par le nord et par l’est, mais avec une très faible ligne (...)je considère donc sérieusement une retraite de 5 milles (...).

Roosevelt dira plus tard à propos des espagnols: Ce jour, ils démontrèrent être des ennemis très braves, dignes des plus grands honneurs pour leur courage.

Très bon site avec des photos.

http://www.eldesastredel98.com/capitulos/caribe4.htm

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Exellent site, je ne conaisai pas,...

Cette guerre aurait put etre gagner sur Cuba, enfin je parle sur le sol, car la guerre sur mer etait deja perdut et au final il aurait été tres difficile, voir imposible de conserver cette colonie avec la logistique et les renforts US si pres de l'ile...

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