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il y a 21 minutes, mayamac a dit :

J'y connais pas grand chose au conflit israelo palestinien, mais j'ai quand même tendance a penser qu'en 48, les Palestiniens etaient sur le point d'avoir un pays, ...

Une remarque juste sur ce point en particulier: en 48 il n'était pas encore question d'état palestinien.

 

 

il y a 7 minutes, Benoitleg a dit :

Ou les régimes de certains pays arabes ont clairement pris conscience qu'agiter la cause palestienne régulièrement ne les protégeaient plus de leur opposition interne.

Les masquent tombent entre "frères arabes"....:sad:

 

Que disait Talleyrand déjà ?

Bien agiter le peuple avant de s'en servir.

Mais ils ont dépassé ce stade...

En effet, ils ne font même plus cas de leur opinions publiques. Non qu'ils s'en soit soucié un jour, mais ils ne cherchent même plus à faire semblant.

Ils ont complétement intériorisé que leur maintient en place dépend du bon vouloir des puissances étrangères. Ils ne s'en cachent même plus !

 

 

 

Edited by Shorr kan
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il y a 15 minutes, mayamac a dit :

J'y connais pas grand chose au conflit israelo palestinien, mais j'ai quand même tendance a penser qu'en 48, les Palestiniens etaient sur le point d'avoir un pays, mais grace a leurs amis/freres arabes(*), 70 ans plus tard, ils n'ont toujours rien, voire moins que rien. 

(Alors certes, ce qui leur etait offert en 1948 etait peut etre insuffisant, mais force est de constater que 70 ans de souffrance plus tard, c'est pas mieux) 

(*) j'ai bien conscience que c'est la partie polémique de mon texte

En fait, ils étaient déjà trahis à cette date : les britanniques ont déjà fait le choix de soutenir les ambitions jordaniennes.

Dès le retrait des britanniques, les territoires palestiniens sont envahis par les jordaniens, les israéliens ( avant même le départ des britanniques ) et ( mais là c'est en réaction aux actes jordaniens et israéliens ) par les égyptiens et les syriens.

La Palestine disparaît tout court en 1948 et le conflit israélo-palestinien devient alors un conflit israelo-arabe jusqu'en 1967.

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https://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/1602155492-israel-et-la-jordanie-signent-un-accord-aerien-qui-raccourcira-le-temps-de-vol-vers-les-etats-du-golfe

"Israël et la Jordanie ont signé jeudi un accord permettant le survol de leur espace aérien respectif, et qui devrait raccourcir le temps des vols, entre autres, vers les Etats du Golfe, l'Afrique et l'Asie, ont rapporté les médias israéliens."

(....)

"La signature de l'accord de paix avec les Émirats arabes unis et l'obtention d'une autorisation historique pour les vols à destination et en provenance d'Israël au-dessus de l'Arabie saoudite, ont conduit à une accélération des négociations avec la Jordanie."

 

ma question est :

maintenant que les avions civils israéliens vont prendre l'habitude de survoler la Jordanie et l'Arabie Saoudite, est ce que ca ne va pas faciliter un raid sur l'Iran ? par exemple en prenant la signature d'avions civils pour tromper les radars ? (désolé si la question parait stupide mais je n'y connais rien en radar, SER, etc...)

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il y a 10 minutes, loki a dit :

Normalement non car un tel raid engagerait la responsabilité de l'état ayant permis de survoler son territoire et comme l'Iran a des moyens de rétorsion....

je comprends mais en fait je demandais sur le plan technique si c'était faisable

Edited by Phoenix
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Techniquement oui tant que le rayon d'action des avions le permet ou qu'il y a des avions ravitailleurs.

Par contre la SER d'un chasseur diffère radicalement de celle d'un avion de ligne ( ou alors il faut virer l'ingénieur qui a conçu le chasseur :biggrin: )

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il y a 52 minutes, loki a dit :

Techniquement oui tant que le rayon d'action des avions le permet ou qu'il y a des avions ravitailleurs.

Par contre la SER d'un chasseur diffère radicalement de celle d'un avion de ligne ( ou alors il faut virer l'ingénieur qui a conçu le chasseur :biggrin: )

Si je te comprends bien, les opérateurs du (des) radars comprendraient vite que la signature émise ne correspondrait pas avec l'echo radar ? 

Edited by Phoenix
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il y a une heure, loki a dit :

Normalement non car un tel raid engagerait la responsabilité de l'état ayant permis de survoler son territoire et comme l'Iran a des moyens de rétorsion....

S'il y a des bisbilles entre l'Iran et la Jordanie, du point de vue israëlien, c'est tout bénef'.

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il y a 44 minutes, Phoenix a dit :

Si je te comprends bien, les opérateurs du (des) radars comprendraient vite que la signature émise ne correspondrait pas avec l'echo radar ? 

Normalement oui surtout que les avions civils israéliens ont peu de chance d'approcher le territoire iranien, là où se trouvent les radars iraniens.

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il y a 45 minutes, Kelkin a dit :

S'il y a des bisbilles entre l'Iran et la Jordanie, du point de vue israëlien, c'est tout bénef'.

D'autant que c'est le roi de ce pays qui a inventé la notion de "croissant chiite".

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  • 2 weeks later...

Et pendant la pandémie, le haut Karabagh, l'élection US et le reste, la colonisation se poursuit autour de Jerusalem.

Réaction de l'UE donc (en anglais seulement) :

Citation

In recent days, Israel has announced a significant expansion of settlements in the occupied West Bank, in areas in and around Jerusalem. These plans, which foresee the construction of close to 5.000 housing units, jeopardise the viability and territorial contiguity of a future Palestinian State as the outcome of a negotiated two-state solution, in line with the internationally agreed parameters.

-->

Ces derniers jours, Israël a annoncé une expansion significative des colonies en Cisjordanie occupée, dans des zones situées à l'intérieur et autour de Jérusalem. Ces plans, qui prévoient la construction de près de 5 000 unités de logement, compromettent la viabilité et la contiguïté territoriale d'un futur État palestinien qui serait le résultat d'une solution négociée de deux États, conformément aux paramètres convenus au niveau international.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Le même communiqué signale aussi une flambée des destructions/confiscations de bâtiments palestiniens ces derniers mois : c'est méprisable.

Citation

The period from March to August 2020 also saw a spike in demolitions or confiscations of Palestinian-owned structures in the West Bank in spite of the COVID-19 pandemic. The EU reiterates its call on Israel to halt all such demolitions, including of EU-funded structures, in particular in light of the humanitarian impact of the current pandemic.

-->>

La période de mars à août 2020 a également vu une flambée des démolitions ou des confiscations de structures appartenant à des Palestiniens en Cisjordanie, malgré la pandémie de COVID-19. L'UE demande une nouvelle fois à Israël de mettre un terme à toutes ces démolitions, y compris celles de structures financées par l'UE, compte tenu notamment de l'impact humanitaire de la pandémie actuelle.

 

Edited by Boule75
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  • 2 weeks later...
  • 5 weeks later...

Une nomination intéressante que voilà :

Citation

Les rescapés de la Shoah indignés par la nomination du futur président de Yad Vashem

La nomination attendue d'un ex-ministre de la droite nationaliste à la tête du mémorial de la Shoah de Yad Vashem fait polémique en Israël. A Jérusalem, des rescapés de la Shoah ont notamment manifesté la semaine dernière devant le siège du ministère de l'Education pour protester contre cette annonce.

La nomination probable d'un ex-ministre de la droite nationaliste à la tête du mémorial de la Shoah de Yad Vashem sème la zizanie dans la classe politique israélienne et déroute des rescapés du génocide nazi. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait fait part en août de son intention de nommer Effi Eitam à la tête de ce lieu de mémoire visité chaque année - hors pandémie - par des centaines de milliers de personnes et des dignitaires étrangers.

bon, et qui ce qui gêne chez cet ancien militaire ?

Citation

En 2006, Effi Eitam avait affirmé que "les Arabes israéliens devraient être expulsés de la scène politique car formant une 5e colonne", expression désignant des ennemis de l'intérieur. Il avait également suggéré "d'expulser la majorité des habitants arabes" de Cisjordanie occupée, estimant que l'Etat d'Israël ne pouvait renoncer à ce territoire sur lequel les Palestiniens veulent établir l'essentiel de leur futur Etat. En 2014, il avait appelé à annexer l'ensemble de la Cisjordanie et à donner la nationalité israélienne aux Palestiniens, tout en expulsant ceux qui refuseraient de se plier à ce changement. Une pétition contre sa nomination a été signée par plus de 800 personnalités parmi lesquelles chercheurs, historiens et des rescapés de la Shoah arguant que "la rhétorique d'Effi Eitam envers les Palestiniens et les Arabes israéliens va à l'encontre des valeurs de Yad Vashem".

ah oui tout de même. Ce qui est rigolo, c'est qu'une partie des opposants à sa nomination ne parlent que de compétences vu que Yasd Vashem est aussi un centre de recherche...

https://www.geo.fr/histoire/les-rescapes-de-la-shoah-indignes-par-la-nomination-du-futur-president-de-yad-vashem-203011

 

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  • 1 month later...

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/vaccin-vaccin-anti-covid-19-sont-pays-accelerent-ceux-sont-traine-84960/ (31 décembre 2020)

« D'ici un mois, 2,25 millions de personnes auront été vaccinées. Nous pourrons sortir du coronavirus, rouvrir l'économie, et faire des choses qu'aucun autre pays monde ne pourra faire », s'est vanté le Premier ministre Benjamin Netanyahou le 27 décembre dernier. Israël, qui a déjà connu trois confinements, est le pays le plus avancé au monde en matière de vaccination. L'État hébreu a ainsi administré en seulement neuf jours le vaccin à plus de 643.600 personnes, sur un total de neuf millions d'habitants, soit 7,4 % de sa population. La vaccination s'effectue 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 au rythme de 150.000 personnes par jour.

Si Israël peut se permettre une telle rapidité, c'est parce que l'État a acheté ses doses 43 % plus cher que le prix du marché pour être servi prioritairement, selon la presse locale. Un surcoût pour les finances publiques parfaitement assumé. « Chaque jour de confinement coûte une fortune en détruisant des vies entières », justifie Yishay Falick, le directeur d'un hôpital de Jérusalem.

27c2d0bb1b_50171747_covid-vaccination-do

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On 1/4/2021 at 9:33 AM, Wallaby said:

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/vaccin-vaccin-anti-covid-19-sont-pays-accelerent-ceux-sont-traine-84960/ (31 décembre 2020)

« D'ici un mois, 2,25 millions de personnes auront été vaccinées. Nous pourrons sortir du coronavirus, rouvrir l'économie, et faire des choses qu'aucun autre pays monde ne pourra faire », s'est vanté le Premier ministre Benjamin Netanyahou le 27 décembre dernier. Israël, qui a déjà connu trois confinements, est le pays le plus avancé au monde en matière de vaccination. L'État hébreu a ainsi administré en seulement neuf jours le vaccin à plus de 643.600 personnes, sur un total de neuf millions d'habitants, soit 7,4 % de sa population. La vaccination s'effectue 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 au rythme de 150.000 personnes par jour.

Si Israël peut se permettre une telle rapidité, c'est parce que l'État a acheté ses doses 43 % plus cher que le prix du marché pour être servi prioritairement, selon la presse locale. Un surcoût pour les finances publiques parfaitement assumé. « Chaque jour de confinement coûte une fortune en détruisant des vies entières », justifie Yishay Falick, le directeur d'un hôpital de Jérusalem.

27c2d0bb1b_50171747_covid-vaccination-do

On est un des pays au monde qui a payé le vaccin le plus cher aussi. Ceci explique en partie cela.

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  • 3 weeks later...

https://edition.cnn.com/2021/01/29/middleeast/israel-ultra-orthodox-coronavirus-intl/index.html

Les affrontements entre les Juifs ultra-orthodoxes et les autorités israéliennes sont devenus une routine presque quotidienne.

Au cœur immédiat des tensions se trouve le refus de certains éléments de la communauté d'observer les règles strictes de confinement qui interdisent les rassemblements de plus de cinq personnes à l'intérieur et de dix personnes à l'extérieur.

Plus largement, les actions policières à leur encontre sont considérées par de nombreux Israéliens comme un effort attendu depuis longtemps pour mettre fin à l'exceptionnalisme qui caractérise les ultra-orthodoxes depuis des décennies. Cela leur a permis de se soustraire au service militaire, de vivre des prestations de l'État et d'agir souvent comme des faiseurs de rois dans la politique israélienne, selon les critiques et les rivaux politiques.

Bnei Brak, une ville en grande partie ultra-orthodoxe de plus de 200 000 habitants, et le petit quartier de Mea Shearim à Jérusalem ont connu les pires violences.

Des extrémistes au sein de la communauté ont été accusés d'avoir fait des graffitis sur un mur de Jérusalem qui disait que le chef de la police de la ville était "Hitler".

L'atmosphère est devenue si fébrile que certains Haredim, comme les ultra-orthodoxes sont collectivement connus, ont épinglé des insignes jaunes de l'étoile de David sur leurs vestes et ont étiqueté les récentes mesures de répression policière à Bnei Brak comme "Kristallnacht".

Ces allusions à l'Holocauste et les allégations de "nazisme" israélien ont été largement et immédiatement condamnées par les rabbins et les politiciens de la communauté Haredi. Mais ces mêmes dirigeants ont été, au mieux, équivoques sur la question de savoir s'il fallait obéir au verrouillage du pays et aux règlements de distanciation sociale pendant la pandémie de Covid-19.

Le chef de la communauté lituanienne ultra-orthodoxe, le rabbin Chaim Kanievsky, a ordonné à plusieurs reprises aux écoles de la communauté de rester ouvertes au mépris des réglementations gouvernementales pendant de nombreux mois. Récemment, le rabbin aurait déclaré qu'elles ne devraient pas ouvrir si une confrontation avec la police semblait probable.

Près de la moitié de la population Haredi vit dans la pauvreté matérielle, selon l'OCDE.

Bien qu'ils soient rarement intégrés aux autres parties de la société israélienne, ils mènent une vie sociale et religieuse très active. Se réunir fréquemment en grand nombre est un élément central de leur vie culturelle.

Juif ultra-orthodoxe lui-même, Halbertal est cependant très critique envers ses confrères rabbins qui, pendant près d'un an, ont mené leurs communautés à se rebeller contre les réglementations nationales destinées à faire baisser le taux d'infection par Covid-19 en Israël.

Il a déclaré que de nombreux rabbins craignaient que leurs fidèles ne subissent des dommages spirituels s'ils s'abstenaient d'étudier et de prier en commun. Et que certains craignaient que les jeunes membres s'éloignent complètement de leurs congrégations.

"Les rabbins peuvent perdre leur pouvoir sur les communautés", a ajouté M. Halbertal.

https://www.letemps.ch/monde/israel-virus-pousse-jeunes-ultraorthodoxes-semanciper (1er février 2021)

En Israël, le virus pousse les jeunes ultraorthodoxes à s’émanciper.

L’interruption de la vie communautaire a accéléré le départ de nombreux adolescents vers le monde laïc. Un phénomène qui pousse certains rabbins à s’opposer aux mesures sanitaires imposées par l’Etat.

 

https://www.rts.ch/play/radio/hautes-frequences/audio/les-jeunes-juifs-ultra-orthodoxes-prennent-la-cle-des-champs?id=11901961 (31 janvier 2021)

En Israël, la fermeture des maisons dʹétudes et des synagogues lors des confinements offre un temps libre inespéré aux jeunes ultra­-orthodoxes juifs. Certains dʹentre eux en profitent pour précipiter leur départ vers le monde laïc. Le phénomène pousse de nombreux rabbins à sʹopposer aux mesures sanitaires, jugées menaçantes pour la pérennité des traditions. Un reportage dʹAline Jaccottet, correspondante en Israël pour la presse romande.

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https://en.wikipedia.org/wiki/Haredi_Judaism#Population

Israël a la plus grande population de Haredim. Alors que les Haredim ne représentaient que 9,9 % de la population israélienne en 2009, avec 750 000 personnes sur 7 552 100 ; en 2014, ce chiffre est passé à 11,1 %, avec 910 500 Haredim sur une population israélienne totale de 8 183 400. Selon une étude menée en décembre 2017 par l'Institut israélien de la démocratie, le nombre de Juifs Haredim en Israël a dépassé le million en 2017, soit 12 % de la population du pays. En 2019, les Haredim ont atteint une population de 1 125 000 habitants. D'ici 2030, la communauté juive Haredi devrait représenter 16 % de la population totale, et d'ici 2065, un tiers de la population israélienne.

https://www.aa.com.tr/en/middle-east/israel-pushes-to-conscript-ultra-orthodox-jews/2126259 (28 janvier 2021)

Le ministre israélien de la défense, Benny Gantz, a déclaré mercredi qu'il cherchait à inclure tous les citoyens israéliens dans le service militaire national, sans exception pour les Juifs ultra-orthodoxes et les Arabes.

Selon le quotidien local Times of Israel, Gantz "a menacé de procéder à la conscription de tous les Israéliens ultra-orthodoxes, qui sont actuellement largement exemptés du service militaire, à partir du mois prochain".

Le site d'information cite Gantz qui dit qu'"en fin de compte, tous les Israéliens devront accomplir une forme quelconque de service national après le lycée", y compris les Arabes.

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https://www.swp-berlin.org/en/publication/the-haredim-as-a-challenge-for-the-jewish-state/ (14 décembre 2020)

Conclusions

Les Haredim changent l'État d'Israël - parfois consciemment et par anticipation, parfois simplement par leur présence physique dans des endroits où ils n'étaient pas présents auparavant. Leur mode de vie a de plus en plus d'impact sur l'ensemble de la société : puisqu'un nombre important d'hommes ne travaillent pas, que seuls quelques-uns servent dans l'armée, et que les Haredim ont une culture de consommation différente de celle du reste des Israéliens et que le marché s'y adapte désormais.

Toutes ces facettes font partie de la guerre culturelle israélienne, qui est menée sur la politique municipale autant que sur les principes concernant l'identité de l'État. Cette analyse a exploré trois domaines de conflit pour illustrer ce point.

Le premier domaine concerne l'identité juive de l'État. Ici, les partis ultra-orthodoxes ont développé, surtout depuis le tournant du millénaire, une nouvelle image d'eux-mêmes en tant que défenseurs du caractère juif d'Israël. Cela s'exprime, tout d'abord, dans les tentatives d'empêcher l'État et ses institutions d'être légalement décidés par des normes qui contredisent la vision du monde Haredi. Les Haredim tentent de neutraliser de tels projets, comme on peut le voir dans le débat sur la constitution et les lois fondamentales, mais aussi dans leur demande d'établissement d'une procédure qui permettrait au Parlement d'annuler la Cour suprême, qu'ils perçoivent comme trop libérale. Il s'agit d'une tentative de repousser le caractère libéral de fond de la démocratie israélienne en faveur d'une démocratie purement procédurale sans fondement normatif. Deuxièmement, les Haredim ont essayé - avec un certain succès - d'obtenir l'hégémonie politique sur la relation entre religion et politique. Comme l'ont montré les exemples du repos du Shabbat et de la conversion, ils parviennent à imposer leurs convictions politiques, souvent même à l'encontre des majorités, et/ou à empêcher une plus grande libéralisation.

Le deuxième domaine de conflit concerne les droits spéciaux de la communauté ultra-orthodoxe à se protéger de l'influence de l'État, notamment en ce qui concerne le service militaire, la scolarité ultra-orthodoxe et l'emploi rémunéré des hommes ultra-orthodoxes (dont environ 50 % s'abstiennent en faveur d'études de la Torah tout au long de leur vie). Cela conduit à des confrontations politiques non seulement sur les questions de conscription et de distribution équitables, mais aussi sur les conséquences économiques pour l'État, à moins que et jusqu'à ce que le pourcentage de Haredim dans le travail rémunéré augmente sensiblement. Jusqu'à présent, les Haredim ont protégé ces droits spéciaux avec un succès remarquable. Mais, comme il est également devenu évident, ce succès dépend exclusivement de leur participation au gouvernement.

Le dernier domaine de conflit concerne la normativité dans la sphère publique. Plus la part de la population ultra-orthodoxe est importante, plus la sphère publique devient un lieu de confrontation sur des questions d'identité et de mode de vie. Les exemples analysés - la "haredisation" des quartiers résidentiels, et le débat sur le rôle et la visibilité publique des femmes - montrent comment la société est modifiée par la simple présence des Haredim : dans les quartiers mixtes, les habitants non orthodoxes sont souvent chassés, les équipements de divertissement et culturels sont remplacés par des équipements de la communauté ultra-orthodoxe, et les femmes sont limitées dans leur liberté de mouvement.

De par leur nature, les Haredim sont un défi à l'image que les sionistes se font de l'État juif : ils placent les lois religieuses, plutôt que la nation, au cœur de la judaïcité. Par conséquent, des conflits encore plus petits prennent rapidement des proportions fondamentales puisqu'ils sont liés à la fois à des questions sur le "bon" mode de vie et à des questions d'image de soi, d'identité et de caractère de l'État. Cela est également évident dans les tentatives de règlement des conflits par la loi : pour les Haredim, les tribunaux d'État sui generis sont un problème normatif puisque leurs décisions ne sont pas fondées sur la halakha. La question de l'interprétation correcte de la judaïcité imprègne donc toutes les zones de conflit.

Une autre conclusion de cette analyse est que la société dominante est confrontée à une sorte d'aporie : si elle n'essaie pas d'intégrer les Haredim, le conflit sur leurs droits spéciaux sera exacerbé. Si elle essaie d'intégrer les Haredim, cela signifie inversement que les normes Haredi trouveront de plus en plus leur place dans la vie de la société dans son ensemble.

L'espoir que les Haredim puissent changer après avoir poursuivi leur intégration et s'adapter à la société en général ne s'est que partiellement réalisé. La transformation la plus évidente peut être observée dans le phénomène des "nouveaux Haredim" - une branche hétérogène qui est ouverte à l'emploi rémunéré, à l'éducation laïque et à la participation à la société israélienne. Toutefois, ces tendances s'accompagnent rarement d'un changement fondamental de leur vision du monde ultra-orthodoxe. Néanmoins, il existe des attitudes divergentes quant au rôle des ultra-orthodoxes au sein de l'État. Alors que la majorité des nouveaux Haredim continue de prôner l'isolement comme modèle de vie, suivant ainsi les instructions des rabbins, deux (sous-)courants appellent à une plus grande implication dans l'État. L'un est favorable à l'intégration et à la modération de l'"extrémisme de la Torah" prôné par certains rabbins ; l'autre soutient une politisation résolue de la vision du monde ultra-orthodoxe dans le sens d'une conception ultra-orthodoxe de l'État. Cependant, les deux groupes attendent toujours le soutien des rabbins.

Dans le contexte de la croissance démographique dynamique des Haredim, leurs développements intrasociétaux seront décisifs pour l'avenir d'Israël. Selon Neri Horowitz, de l'Institut pour la démocratie en Israël, les questions ne sont donc pas seulement de savoir combien il y aura de Haredim, mais aussi quel type d'ultra-orthodoxie ils pratiqueront.

Cela affecte également la mesure dans laquelle leurs partis peuvent encore fonctionner comme un bloc unifié, et comment le comportement de vote des Haredim pourrait se développer. En outre, un scénario non improbable est que le conflit social entre les Haredim et le reste de la société israélienne devienne si dominant qu'il remplace l'autre ligne de conflit - la confrontation avec les Palestiniens. Cela ferait probablement perdre aux partis Haredi leur position clé de faiseurs de rois dans des coalitions politiquement diverses. La guerre des cultures prendrait ainsi de l'ampleur.

Ce qui est déjà clair, c'est que la crainte d'une prise de pouvoir religieuse, sans parler d'une "version israélienne de l'Iran", n'est pas justifiée malgré toutes les projections démographiques. Toutefois, il y a des arguments convaincants en faveur de deux développements parallèles. D'une part, Israël va probablement connaître une polarisation plus prononcée, avec de nouvelles régions et de nouveaux quartiers laïques et ultra-orthodoxes. Deuxièmement, le pays deviendra plus conservateur et religieux sous l'influence des Haredim. Cela se manifeste non seulement dans la politique, mais aussi dans la vie publique. Tout cela fait partie des douleurs de l'accouchement du "nouvel ordre israélien". Son processus de négociation nous accompagnera encore pendant quelques années.

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  • 2 weeks later...

Un très léger problème en cours de gestation ou comment des ingénieurs israéliens auraient vendu aux Chinois de la technologie sur les munitions rôdeuses.

https://www.richardsilverstein.com/2021/02/11/breaking-israeli-missile-engineers-sold-advanced-weapons-to-china-earning-tens-of-millionsbreaks-up/

Je suis sur que l'Inde saura remercier son fournisseur qui vient de donner à la Chine un moyen supplémentaire de lui péter les rotules.

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il y a 25 minutes, collectionneur a dit :

@Ciders Ici , c'est de la contrebande ou de l'espionnage industriel, ce ne sont pas les autorités de ce pays qui ont vendu les secrets a la Chine bien que l'on précise que cela est déjà arrivé.

J'ai bien précisé "ingénieurs israéliens".

Ceci dit, et je vais prendre un ton complotiste de bon aloi - MOUHAHAHAHA.

Ce ne serait pas non la première fois que les Israéliens agissent ainsi pour troquer des technologies ou les vendre, même à des gens pas amis de leurs alliés. Et cet espionnage, officiel ou pas, va faire enrager les Américains.

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