alexandreVBCI

AFRIQUE : politiques internes et relations internationales

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Où l'on s'aperçoit que l'exploitation de pays par d'autres n'a rien de nouveau, n'est certainement pas une spécificité, historique ou culturelle, occidentale, et que ce qu'on décrit aujourd'hui comme du "néocolonialisme" a de multiples stratégies et tactiques d'insertion et de développement. Il y a 15-20 ans, on entendait partout à propos des Africains que "les Chinois sont juste là pour faire du business, et pas dire aux locaux quoi et comment faire, ou les juger"; la partie "jugement moral" des militants occidentaux, si elle a certainement ses aspects utiles, est effectivement toujours là, condescendante, irritante et à certains égards raciste et paternaliste, mais l'emprise économique et politique chinoise, qui repose avant tout sur l'emprisonnement par la dette (tout le reste en découle: prise en mains de secteurs et d'actifs économique, importation de main d'oeuvre chinoise, effacement des producteurs locaux, orientation des productions vers les besoins chinois prioritairement....), n'a vraiment, mais alors vraiment, rien de nouveau. Elle a juste eu un marketing différent.... Initialement. Et elle s'est développée bien au-delà de ce que faisaient les occidentaux post décolonisation. 

En plus, j'avais jamais vraiment pensé au sujet, mais le développement chinois étant ce qu'il est, et laissant de côté une partie de la population (1/3, 40%, plus?), surtout issue des campagnes et petites villes, pour favoriser le reste, ça fait encore une belle réserve de main d'oeuvre désespérée qui peut être exportée (parce que tout le monde ne peut pas aller au travail forcé en camp spécialisé); l'Afrique est apparemment une destination. Et cela permet de concurrencer les locaux à tous les échelons de l'économie, y compris pour le travail le moins qualifié, avec une préférence nationale qui ne se cache pas (accès aux réseaux commerciaux et financements, embauche préférentielle, networking local...); la masse critique est déjà là dans de nombreux pays pour avoir de fait une emprise importante et totalement maîtrisée "en interne", sans dépendre des locaux. 

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Le 19/11/2019 à 21:46, Bechar06 a dit :

Découverte fortuite pour moi .. pour vous ?  Je ne savais qu'existait un "plan" à long terme pour des autoroutes trans africaines   ou  Trans-African Highways TAH  poussé par de grands organismes internationaux

https://fr.wikipedia.org/wiki/Réseau_des_routes_transafricaines

 

Révélation

map_of10.png

 

Intéressant

Dit, as-tu une version soulignant les portions ayant un financement chinois significatif?

Je parie que la 4, 6, 8 en auraient pas mal ...

Edited by rogue0

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Il y a 9 heures, rogue0 a dit :

as-tu une version soulignant les portions ayant un financement chinois significatif?

Non, mais je serai intéressé !

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Concernant également l'économie chinoise en Afrique :

https://www.lapresse.ca/international/afrique/201911/29/01-5251725-pugilat-au-parlement-du-lesotho-au-sujet-du-mohair.php

Les parlementaires du Lesotho en sont venus aux mains dans l’hémicycle au sujet d’une régulation controversée accordant à une entreprise chinoise le monopole de l’achat de mohair (laine fabriquée à partir de la toison de la chèvre angora) produit par ce petit pays pauvre d’Afrique australe

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https://www.latribunedelart.com/ouvrez-ouvrez-la-cage-aux-oiseaux-quelques-remarques-a-propos-d-une-promesse-de-restitution (10 décembre 2019)

Récemment, l’Université de Cambridge a annoncé la « restitution » au Nigéria d’un coq en bronze de l’ancien royaume de Benin. Cette pièce fut saisie par les troupes coloniales anglaises lors de la prise de Benin-City en 1897 et arriva en la possession du capitaine George W. Neville, un des officiers de cette expédition militaire, qui le légua ensuite au Jesus College.

Une partie du « butin » contribua par sa vente à payer les frais de l’expédition et à pensionner les soldats blessés ainsi que les veuves de ceux qui furent tués. Le reste fut réparti entre les différents officiers au titre de trophées ou de souvenirs. Précisons ici que, à cette époque, ces pratiques susmentionnées, de même que la saisie d’objets dans un but stratégique (affaiblir la puissance politico-religieuse du vaincu), étaient considérées comme légitimes aussi bien par les armées européennes que par les armées africaines.

A notre connaissance, aucun de ces objets récemment mis sur le marché n’a été acquis pour ses musées par le Nigéria, pays pourtant premier producteur de pétrole en Afrique ; et aucune de ces œuvres ne fut non plus acquise par de généreux donateurs nigérians pour le compte de ces mêmes musées. Soit dit en passant, le pays compte plus de 15.000 millionnaires en dollars et aussi une vingtaine de milliardaires.
Cela pourrait s’expliquer par le fait que le Nigéria possède déjà de solides collections qui ne collent pas vraiment avec l’image misérabiliste que l’on donne parfois des musées africains. Serait-ce en réalité du paternalisme déplacé que de justifier ici des restitutions de pièces au prétexte que « nous avons tout et ils n’ont rien » ? Ainsi, les collections du Nigerian National Museum de Lagos tournent autour de 45.000 pièces en réserves.

Il est vrai qu’en ce qui concerne la question des restitutions, l’époque est à la moraline. L’important est de ne surtout pas créer un scénario trop compliqué afin que l’on puisse avoir, comme dans un très mauvais film hollywoodien, des méchants et des gentils bien identifiables… quitte à s’arranger avec l’histoire et le droit.

Relevons pour finir que l’Université de Cambridge a en ce moment un vrai problème avec les volatiles. En effet, la digne institution a décidé, toujours sous la pression de quelques étudiants, de retirer du réfectoire dans lequel il se trouvait un tableau du XVIIème ; intitulé le Fowl Market (Le Marché aux volailles), cette copie d’atelier d’une œuvre de Frans Snyders conservée à L’Ermitage a pour sujet un étal garni de gibiers à poils, mais aussi et surtout à plumes. La raison de ce retrait est simple : le tableau, très peu sanguinolent au demeurant, choquait des élèves végétariens et végans.

Le 27/11/2019 à 12:39, Wallaby a dit :

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/24/la-premiere-uvre-qui-est-restituee-a-l-afrique-est-un-objet-europeen_6020342_3212.html (24 novembre 2019)

Le 17 novembre 2019, à Dakar, le premier ministre Edouard Philippe a symboliquement remis au président sénégalais Macky Sall le sabre dit d’El Hadj Oumar Tall.

Sauf que...

Dakar n’a jamais fait partie de l’empire toucouleur qui se trouvait plus à l’est, sur des territoires situés aujourd’hui en partie au Sénégal, mais surtout en Guinée et au Mali.

Aucune source historique, locale ou européenne, ne fait la moindre allusion à un sabre européen qu’aurait possédé El Hadj Oumar Tall. Il est difficile de croire, en effet, que le conquérant toucouleur se soit servi d’un sabre fabriqué par des chrétiens pour mener le djihad !

https://www.latribunedelart.com/la-restitution-du-sabre-d-el-hadj-oumar-tall-un-perilleux-galop-d-essai-au-mepris-du-droit-et-de-l (29 novembre 2019)

Ainsi, la simple lecture des travaux de l’historienne malienne Madina Ly-Tall publiés en 1996 dans le volume VI de l’« Histoire générale de l’Afrique », pages 658 à 682, montre « la violence avec laquelle l’islam fut imposé à des peuples pétris par plusieurs siècles de croyances à leurs religions traditionnelles » notamment aux populations animistes bambara, dont plusieurs cités importantes furent ravagées par les mudjāhidūn d’El Hadj Oumar Tall, pour qui « la terreur était une arme stratégique : massacre des hommes, réduction à l’esclavage des femmes et des enfants brisaient le moral des pays menacés et amenaient certains à se rendre sans combattre » (p. 671). L’historienne décrit également la pratique systématique du butin de guerre (p. 675) dont les chantres des restitutions font souvent la justification.

Convenons également qu’il est plus que curieux de restituer le dimanche un symbole de l’établissement par le djihad d’un empire islamique fondé au prix de la soumission brutale de populations locales animistes et de participer le lendemain à un forum consacré à la paix et la sécurité en Afrique en fustigeant, à juste titre cette fois, les groupes terroristes se revendiquant de Daesh dont, finalement, le but n’est autre que d’imposer à leur tour par la force un état islamique, notamment, comme le fit au Mali celui dont on honorait la mémoire la veille, El Hadj Oumar Tall.

La place du sabre d’El Hadj Oumar Tall est-elle au Sénégal, comme l’affirme Edouard Philippe ? Rien n’est moins certain mais, à Paris, il n’était que le souvenir d’une victoire d’un empire colonial sur un autre, alors qu’à Dakar, il risque de redevenir celui de l’un des premiers califats imposés en Afrique de l’Ouest par la violence.

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Le Burkina Faso au bord du gouffre

Les Peuls : des pions sur l’échiquier djihadiste ?

Grand Reportage par Aurélie Kieffer et Claude Guiba

13/12/2019, Audio, 56 min

https://www.franceculture.fr/emissions/grand-reportage/les-peuls-des-pions-sur-lechiquier-djihadiste

"La contagion djihadiste au Sahel a gagné le Burkina Faso, devenu le nouvel épicentre de la violence terroriste en Afrique de l'Ouest. Dans ce pays jadis modèle de cohésion sociale, la poussée djihadiste se fait sur l'instrumentalisation des différends communautaires. En première ligne : les Peuls.

Le Burkina Faso a longtemps été un modèle de cohésion sociale. 

Mais depuis début 2015, les attaques attribuées aux groupes djihadistes ont fait près de 700 morts dans le pays, et environ 500 000 déplacés internes et réfugiés. 

Les terroristes savent jouer sur les failles de l’Etat, et attiser les divisions entre communautés. Les disputes ancestrales, liées à l’accès aux ressources, ont viré aux massacres. Et les Peuls, ce peuple de nomades musulmans, sont suspectés de connivence avec les djihadistes." ......

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On 12/11/2019 at 12:31 PM, Wallaby said:

https://www.latribunedelart.com/ouvrez-ouvrez-la-cage-aux-oiseaux-quelques-remarques-a-propos-d-une-promesse-de-restitution (10 décembre 2019)

 

Il est vrai qu’en ce qui concerne la question des restitutions, l’époque est à la moraline. L’important est de ne surtout pas créer un scénario trop compliqué afin que l’on puisse avoir, comme dans un très mauvais film hollywoodien, des méchants et des gentils bien identifiables… quitte à s’arranger avec l’histoire et le droit.

 

Tant que les Angliches sont dans cette mode, y'a tout un tas de trucs pris pendant la Guerre de Cent Ans et en 1815 qu'on devrait essayer de récupérer. On aurait tort de se priver de l'essai... 

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https://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-bonimenteurs-du-postcolonial-business-en-quete-de-respectabilite-academique_2112541.html (26 décembre 2019)

On peut craindre qu'un pas de plus soit franchi en France dans l'institutionnalisation des études postcoloniales en dépit des critiques dirimantes qu'elles ont suscitées, et ce, alors même qu'elles sont monopolisées par l'ACHAC ("Association Connaissance de l'histoire de l'Afrique contemporaine"), créée en 1989 et regroupant des chercheurs véritables ou supposés, des militants politiques, des journalistes ou des entrepreneurs idéologiques ou culturels, qui disent travailler "sur les représentations et les imaginaires coloniaux et postcoloniaux". Les animateurs de l'ACHAC (Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch, Éric Deroo, Sandrine Lemaire) ont publié en 2002 leur livre-manifeste, Zoos humains XIXe et XXe siècles. De la Vénus hottentote aux reality shows, aux éditions La Découverte. Ils prétendent ainsi contribuer à la "compréhension du passage d'un racisme scientifique à un racisme colonial et populaire diffusé en Occident".

Dans sa forme, et parfois dans son fond, le livre Zoos humains n'échappe pas à l'hyperbole commerciale et au sensationnalisme des spectacles qu'il dénonce. Gageons qu'il y fera carrière. Le tome deux est annoncé !

Le principal travers des postcolonial studies tient à ce que ses adeptes voient du colonialisme partout et qu'ils érigent ce dernier en principe d'explication universel, comme l'avait bien aperçu dès 2004 l'historienne Emmanuelle Sibeud dans son article sur les études coloniales et postcoloniales. À la fin de son article, l'historienne déplorait déjà "les succès récents en France d'un anticolonialisme d'arrière-garde qui ressemble fort à une importation des postcolonial studies dans ce qu'elles ont de plus mystificateur".

Mais ce sont surtout les historiens Gilbert Meynier et Pierre Vidal-Naquet qui lui donnent le coup de grâce [à Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l'État colonial (Paris, Fayard, 2005) d'Olivier Le Cour Grandmaison] dans un long article publié par Esprit en décembre 2005, "Coloniser Exterminer : de vérités bonnes à dire à l'art de la simplification idéologique". Lui reprochant de surfer sur la vague médiatique et de donner à la fois dans l'approximation et dans l'arrogance, ils pointent la faiblesse principale de ce méchant ouvrage : "À le lire, on ne peut s'empêcher de poser la question : un sottisier peut-il tenir lieu d'oeuvre de réflexion et de synthèse historique ? (...) Assimiler peu ou prou le système colonial à une anticipation du IIIe Reich, voire à un "précédent inquiétant" d'Auschwitz, est une entreprise idéologique frauduleuse."  

Dans cette perspective, [Françoise] Vergès n'hésite pas à dénoncer la "maladie blanche" (white disease).

Ce qui nous paraît particulièrement inquiétant, c'est la démission de certaines autorités administratives de la recherche et de l'édition scientifiques devant les prétentions des tenants du postcolonial business ; c'est aussi leur soumission aux dernières modes idéologiques parées d'antiracisme et d'antisexisme, alors que leur devoir est de tout faire pour garantir la qualité de la recherche française.

 

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https://www.telos-eu.com/fr/quand-les-prohibitions-menent-a-la-contrebande.html (12 décembre 2019)

Depuis juillet 2019, et un sommet de l'Union Africaine à Niamey (Niger), la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECA) est dans sa phase opérationnelle, après la signature tardive du traité par le Nigeria et le Bénin, et la ratification par le Gabon et la Guinée Equatoriale. Pourtant, en août 2019, le gouvernement nigérian a décidé d'interdire l'importation, en provenance des pays voisins, d'une longue liste de produits, dont le porc, le bœuf, les huiles et graisses végétales raffinées, le sucre, mais aussi les médicaments et les voitures d’occasion... Le Nigeria avait déjà, en 2004, interdit les importations de riz depuis le Bénin, puis en 2016 depuis les autres pays voisins, tout en autorisant les importations de riz étranger par ses ports, mais en les taxant à hauteur d’un droit de douane de 70 %. Depuis 2015, l'interdiction par le Nigeria d'utiliser les devises étrangères pour importer des produits alimentaires tels que le riz - l'aliment de base du Nigeria - s'est intensifiée et a porté atteinte aux intérêts de ses voisins. Ces décisions vont clairement à l'encontre de l’esprit et de la lettre de la ZLECA, en compromettant l’intégration régionale par des décisions unilatérales et l’absence de distinction entre produits africains et produits non-africains. En outre, il semble peu probable que le Nigeria ait même informé ses partenaires régionaux de manière appropriée, ce qui est requis par le traité de la Communauté Economique Des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une fois encore, le Nigeria semble enfermé dans de vieilles traditions protectionnistes.

Les routes reliant le Bénin au Nigeria sont traditionnellement utilisées par les contrebandiers qui profitent des écarts importants de prix des deux côtés de la frontière. Il est vrai que le Bénin a abaissé ses droits de douane sur les importations de riz en 2014, de 35% à 7%, alors que le Cameroun les a complètement supprimés. Les importations officielles de riz au Bénin en provenance de Thaïlande ont monté en flèche en 2017 et 2018. A leur apogée, le ratio des importations annuelles en provenance de Thaïlande sur la population béninoise (11,5 millions de citoyens) était de 150 kilogrammes, ce qui représente une consommation quotidienne de riz de 410 grammes pour chaque Béninois. Sans compter le riz provenant d'autres sources ! Il est clair que la plupart de ces importations officielles de riz au Bénin sont expédiées clandestinement au Nigeria, après avoir été reconditionnées.

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On 1/2/2020 at 3:12 PM, Wallaby said:

ce qui représente une consommation quotidienne de riz de 410 grammes pour chaque Béninois. Sans compter le riz provenant d'autres sources ! Il est clair que la plupart de ces importations officielles de riz au Bénin sont expédiées clandestinement au Nigeria, après avoir été reconditionnées.

Cest sûr, parce que sinon, le Bénin devient la cible mondiale des vannes sur la constipation. 

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Les Luanda Leaks :

https://afrique.latribune.fr/finances/2020-01-20/luanda-leaks-pwc-bcg-kmpg-ces-cabinets-qui-auraient-facilite-la-construction-de-la-fortune-d-isabel-dos-santos-837580.html

Sur la base de 715 000 documents, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) révèle notamment des « montages financiers » complexes et l’existence de sociétés offshore qui auraient permis à Isabel dos Santos de bâtir sa fortune. Dans cette aventure, plusieurs cabinets internationaux de premier plan dont PwC, Boston Consulting Group (BCP) ou KPMG auraient « joué un rôle clé ».

https://afrique.latribune.fr/finances/banques-assurances/2020-01-21/luanda-leaks-2-2-un-reseau-bancaire-africain-pour-contourner-le-veto-des-banques-occidentales-837693.html

Considérée comme une cliente à risque par certaines banques internationales devenues réticentes à partir des années 2010 aux opérations liées à ses entreprises, Isabel dos Santos ambitionne depuis quelques années de bâtir un « réseau bancaire africain » important. Selon Luanda Leaks -l'enquête de l'ICIJ, la milliardaire avait déjà commencé à miser sur des banques en Afrique, notamment au Cap-Vert, ainsi qu’une de ses « fidèles » au Portugal.

https://afrique.latribune.fr/finances/commodities/2020-01-22/luanda-leaks-3-3-le-pillage-organise-de-sonangol-et-sodiam-837684.html

En novembre 2017, la compagnie pétrolière angolaise Sonangol ordonne via à sa banque d'effectuer trois virements d'une valeur d'environ 58 millions de dollars au profit de Matter Business Solutions, l’une des sociétés détenues par le couple dos Santos-Dokolo, au lendemain du limogeage d’Isabel dos Santos à la tête de l’entreprise publique. L’information mise au jour par l’ICIJ n’est qu’une partie des révélations sur le tentaculaire réseau d’entreprises de la fille de l’ancien président, qui aurait également détourné les fonds de Sodiam, la société angolaise chargée de la vente des diamants extraits dans le pays.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/21/apres-les-luanda-leaks-le-monde-de-l-art-refuse-de-tourner-le-dos-a-sindika-dokolo-mari-d-isabel-dos-santos_6026742_3212.html

En moins de dix ans, Sindika Dokolo est devenu l’homme providentiel du continent, le plus gros collectionneur et mécène des artistes africains. « On est toujours charmé par l’Afrique qui prospère, on a faim de personnalités comme lui. Il nous faisait rêver », confie Didier Claes, marchand bruxellois d’origine congolaise qui a fait pendant quatre ans affaire avec lui. Pour l’élite mondialisée, il était devenu un des leurs, VIP de la foire Art Basel, invité au dîner de gala des amis du Musée d’art moderne de la ville de Paris en octobre 2019.

Les galeries du monde entier lui ont déroulé le tapis rouge parce qu’il achetait massivement. Sa collection compte 3 000 œuvres, mais seulement environ 500 pièces de grande qualité selon les spécialistes. Un jour, il apportait son obole à une revue d’art, le lendemain il sponsorisait la foire 1-54 à Londres et New York. Chevalier blanc, il s’est engagé dans un processus de rachat et rapatriement d’œuvres volées au musée du Dundo, à Luanda. Il avait ainsi acquis un masque de jeune fille – Mwana Pwo – à la foire d’antiquités de Maastricht et, en octobre 2019, s’était porté acquéreur à Bruxelles du journal de l’officier Albert Lapière, relatant le pillage d’un masque luba dans un village congolais en 1896.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/20/luanda-leaks-sindika-dokolo-l-art-brut-de-la-finance-offshore_6026564_3212.html

L’époux de la femme la plus riche d’Afrique apparaît comme dirigeant d’une myriade de sociétés offshore soupçonnées d’avoir bénéficié de fonds publics. Sindika Dokolo aimerait ne parler que des œuvres d’art qu’il collectionne. Une passion, certes, mais aussi une couverture idéale pour cacher d’autres activités : négoce de diamants à grande échelle, prise de participation dans des sociétés pétrolières, création de brasseries et de cimenteries…

https://www.eurotopics.net/fr/233937/les-ramifications-europeennes-des-luanda-leaks

Zueddeutsche Zeitung : «C'est certainement une bonne chose que les banques allemandes s'emploient à favoriser les exportations. Mais lorsqu'une banque d'Etat allemande [l'établissement de crédit à l'exportation KfW IPEX-Bank, pour l'achat d'installations brassicoles bavaroises] octroie indirectement un crédit à la fille du président Isabel dos Santos, alors cela contredit tout ce que nous raconte d'habitude la politique étrangère allemande ».

De Volkskrant : « De telles affaires font rarement l'objet de poursuites judiciaires. Les juges néerlandais n'accordent pas de priorité aux activités économiques à l'étranger entachées de corruption, d'évasion fiscale et de violations des droits humains. Récemment encore, les stratégies de contournement fiscal par le biais d'entreprises néerlandaises prête-nom étaient considérées comme un secteur économique majeur de 'Pays-Bas SA'. Il faut mettre un terme à cette approche opportuniste ».

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Femme extrêmement intelligente qui, malgré sa mauvaise tendance à se servir dans les caisses de l'état, a paradoxalement assaini la situation des sociétés publiques qui étaient sous sa direction (la Sonangol notamment). L'équipe qui a remplacé les Dos Santos est loin de faire mieux en matière de corruption et détournement de fonds...

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