Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

AFRIQUE : politiques internes et relations internationales


Recommended Posts

https://www.spiegel.de/kultur/koeln-will-benin-bronzen-an-nigeria-zurueckgeben-a-63a31cc1-1a66-47ad-b12b-6e6c5c8a7152 (4 février 2022)

Le Nigeria réclame depuis longtemps la restitution des bronzes béninois volés pendant la période coloniale. La ville de Cologne a maintenant décidé de restituer 96 œuvres d'art de la cour du Bénin appartenant au Rautenstrauch-Joest-Museum.

Link to comment
Share on other sites

L’Obs (10fév.) Jean-Baptiste Naudet

La main de Poutine en Algérie et au Mali

Un axe Moscou-Alger-Bamako s’est formé pour bouter la France hors de son pré carré africain. A la manœuvre, la société privée de mercenaires russes Wagner, faux-nez du Kremlin

Loin du brûlant Mali infesté de djihadistes, à des milliers de kilomètres des sables et des rocailles incandescentes du Sahara et de la savane aride du Sahel, commencent, en ce mois d’octobre 2021, d’inédites et étranges manœuvres militaires dans les froides montagnes du Caucase. Pour la première fois, appuyés de blindés, de drones et de chasseurs bombardiers, près d’une centaine d’hommes de l’Armée nationale populaire algérienne et autant de fusiliers des forces russes s’entraînent ensemble en Ossétie du Nord, forteresse du Kremlin dans le Caucase du Nord. Ce premier exercice entre soldats de ces deux pays, amis depuis la guerre d’indépendance algérienne, vise à préparer les deux armées à combattre de concert des groupes terroristes. Comme ceux qui gangrènent le Mali, voisin de l’Algérie, où d’officieux soldats russes, les mercenaires de la société privée Wagner, sont déjà à l’œuvre ?

Cette grande première est-elle le cauchemar de Paris ? L’émergence d’un axe « anticolonial » Moscou-Alger-Bamako, visant à bouter la France hors de son pré carré sud-saharien ? Le fait est que la Russie, l’Algérie et le Mali, alliés historiques du « camp socialiste » contre « l’impérialisme occidental », n’en finissent pas de se rapprocher et de chercher à déstabiliser la présence française. Le trio franchit allègrement toutes les lignes rouges tracées par Paris. Certains proclament même la mort prochaine d’une Françafrique déjà à l’agonie. Suivie de l’émergence d’une « Russafrique », en coopération avec la boulimique « Chinafrique ». Le point de rupture, c’est-à-dire le retrait de l’armée française du Mali, semble approcher.

Guerre des sables.

Rien ne semble cependant encore joué. L’Algérie a qualifié de « manipulation grossière et malveillante » les informations selon lesquelles elle financerait le déploiement au Mali des mercenaires russes du sulfureux groupe Wagner, propriété d’un proche de Vladimir Poutine. Après sa fermeture aux avions français, l’ouverture de l’espace aérien algérien aux appareils russes n’est pas confirmée. Pourtant, plusieurs capitales d’Afrique de l’Ouest accusent ostensiblement Alger d’avoir offert son ciel tout au long du mois de décembre aux Tupolev de l’armée russe, transportant vers Bamako, depuis la base militaire russe de Lattaquié, en Syrie, hommes et équipements des « privés » de Wagner.

L’Algérie n’a pas condamné le déploiement de ces mercenaires au Mali. Et n’applique pas contre une junte malienne qui s’accroche au pouvoir les sanctions prônées par la France – mais bloquées à l’ONU par Moscou et Pékin. Au contraire, elle montre son soutien à un régime jugé « illégitime » par Paris en lui envoyant de l’aide. Même si le président Abdelmadjid Tebboune a assuré que « la solution au Mali sera à 90 % algérienne », à Alger, la façon de sortir de la crise ne semble pas encore avoir été tranchée. D’un côté, une armée algérienne très prorusse ; de l’autre, des cadres du renseignement qui ont coopéré avec Paris dans la lutte contre l’islamisme et seraient réticents à s’embarquer avec Moscou dans une aventure malienne. L’Algérie préfère de loin une « solution politique » : la relance des accords intermaliens conclus sous son égide en 2015. Elle veut appliquer au Mali la stratégie de réconciliation utilisée, avec succès, pour mettre fin à la violence terroriste islamiste sur son territoire.

Cette prudente méthode de la carotte politique n’exclut pas, bien au contraire, de brandir un gros bâton militaire. Les déclarations se multiplient à Alger sur une intervention de l’armée algérienne au Mali, qui n’est « pas souhaitée » mais « pas exclue » non plus, « si nécessaire ». Mais il semble que ce sera avec l’aide de Moscou, et non de Paris, qu’Alger va tenter de rétablir la sécurité à ses frontières du sud du Sahara (1 300 kilomètres avec le Mali, 1 000 avec le Niger). Nouveau chef d’état-major d’une puissante armée algérienne qui a toujours détenu le véritable pouvoir depuis l’indépendance, le général Saïd Chengriha est très russophile. Il a été formé dans les années 1970 à l’académie militaire Vorochilov (ex-Frounze) de Moscou. Formant ses cadres, la Russie fournit aussi près de 70 % des armes de l’armée algérienne. Celle-ci a toujours vu d’un mauvais œil la présence de troupes de son ancien colonisateur à ses frontières. Ce que le ministre algérien de la Communication a reconnu publique-ment, déclarant que son pays « ne bénissait pas la présence » de l’armée française dans le nord du Mali. Après l’annonce de la réduction des forces françaises au Mali – souvent interprétée comme une retraite en bon ordre –, les grandes manœuvres ont commencé. Le général Chengriha a alors cherché des options pour combler ce vide, contrer la menace à ses frontières sud. Début juin 2021, il se rendait à Paris lors d’une mission secrète révélée par « Jeune Afrique ». Ce voyage semble ne pas lui avoir donné satisfaction. Quelques jours plus tard, l’homme fort algérien recevait une délégation militaire russe. Peu après, fin juin, il se rendait à Moscou pour rencontrer le ministre russe de la Défense. Le vieux conflit avec le Maroc sur le Sahara occidental, qui vient de se rallumer, a également pu accélérer le rapprochement avec le Kremlin. Cette guerre des sables a rouvert les fractures de la guerre froide : Moscou soutient l’Algérie et le Front Polisario. Tandis que Washington (et Israël) est ouvertement dans le camp du Maroc. La France, elle, est accusée d’être du côté de ces « colonialistes ». L’affaire s’envenime, un conflit entre l’Algérie et le Maroc n’est plus totalement exclu. C’est dans ce contexte qu’Alger aurait conclu un accord secret avec Moscou, non seulement sur le Mali, mais aussi sur le Sahara occidental, selon la lettre confidentielle « Maghreb Intelligence » : Wagner entraînerait une force d’élite du Polisario afin de mener des opérations contre les Marocains.

Rupture inédite

Le penchant stratégique algérien en faveur de la Russie semble s’accentuer. Ce retournement, qui serait vécu comme une trahison par Emmanuel Macron, expliquerait notamment sa violente sortie, fin septembre, contre « le système politico-militaire » algérien. Une diatribe de rupture inédite, assortie d’une douloureuse réduction des visas. Le président français avait alors dénoncé une « histoire officielle » algérienne, « totalement réécrite et qui ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui repose sur une haine de la France ». Puis Emmanuel Macron s’en était même pris à l’identité algérienne, demandant « s’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ».

Pour le président français, la déception a sans doute été grande. Il semble qu’il avait beaucoup misé sur une normalisation, un reset avec la Russie, mais surtout avec l’Algérie. Avec sans doute l’espoir de s’extraire du bourbier malien. Après avoir qualifié de « crime contre l’humanité » la colonisation française en Algérie, le chef de l’Etat avait multiplié les gestes mémoriels pour tenter d’effacer en Algérie les rancœurs héritées du passé colonial. En annonçant début juin la fin de l’opération Barkhane, Emmanuel Macron comptait sans doute sur le « réengagement algérien » dans les affaires maliennes dont il s’était à l’avance félicité. A en croire « Algeria Politics & Security », publication des consultants britanniques en risques internationaux Menas Associates, Paris pré- parait même des plans pour le déploiement des forces algériennes au Mali, peut-être dans le cadre de l’ONU.

A Bamako, on se frotte les mains des déboires de Paris. On ne jure plus que par Moscou − dont les services mènent au Mali une guerre hybride, multipliant les opérations de désinformation pour discréditer la France. Fermement condamnée par l’Elysée, la prise de pouvoir par les militaires a aussi des allures d’opération spéciale des services secrets de Moscou, où près de 80 % des cadres de l’armée malienne sont instruits. Les deux colonels maîtres d’œuvre du premier coup d’Etat en 2020 sortaient tout juste de formation en Russie lorsqu’ils ont mené le putsch. L’un d’eux, devenu le principal artisan du rapprochement avec Moscou, le colonel Sadio Camara, est ministre de la Défense... Nommé par les militaires, le Premier ministre civil du gouvernement malien, Choguel Maïga, est un ingénieur en télécommunication lui aussi formé à Moscou. C’est lui qui avait mis le feu aux poudres entre Paris et Bamako en déclarant, en septembre 2021 devant l’Assemblée générale de l’ONU, que la France était coupable d’« abandon en plein vol » du Mali, fustigeant le redéploiement de l’opération française Barkhane et justifiant ainsi l’appel à « d’autres partenaires ».

Cependant, le Mali dément toujours, très officielle- ment, tout contrat avec la société de mercenaires russes Wagner. Tout en se réservant le droit, en tant que pays souverain, de s’associer avec qui lui plaît. Tout aussi officiellement, la Russie n’a rien à voir avec Wagner. Les sociétés militaires privées étant interdites en Russie, le siège de Wagner se trouve en Argentine. Propriété d’Evgueni Prigojine − surnommé le « cuisinier de Poutine » car l’une de ses sociétés ravitaille les cantines du Kremlin −, Wagner est dirigée par Dmitri Outkine, un ancien lieutenant-colonel des services secrets de l’armée (GRU). Admirateur du IIIe Reich et du compositeur allemand Richard Wagner, il a été reçu au Kremlin et décoré par Vladimir Poutine en 2016, après les « exploits » de Wagner lors des opérations spéciales russes en Ukraine et en Syrie.

Au Mali, les hommes de Wagner restent invisibles. Ils seraient pourtant entre 200 et 1 000, selon les sources. Les satellites ont détecté la construction de nouveaux camps militaires. Et Prigojine, un ancien voyou de Saint-Pétersbourg – comme Vladimir Poutine –, s’est dévoilé après le récent putsch militaire au Burkina Faso, voisin du Mali, lors duquel des drapeaux russes sont apparus dans la foule, comme à Bamako. Il a laissé éclater sa joie sur VKontakte, le réseau social russe, saluant « un nouveau mouvement de libération » en Afrique, une « nouvelle ère de décolonisation ». C’est son ami Vladimir Poutine, le champion du néo-impérialisme russe, qui le premier avait entonné le refrain bien connu à Moscou de la « lutte contre le colonialisme ». Amplifié par la propagande, ce chant révolutionnaire résonne toujours dans les cœurs africains, surtout auprès de la jeunesse, sur fond de romantisme guévariste, d’échecs français et d’affairisme, dont l’oligarque Vincent Bolloré, qui a dû reconnaître des actes de corruption en Afrique, fournit un bon exemple.

Pari risqué

Officiellement, donc, il n’y a pas de mercenaires russes au Mali. En revanche, chacun le souligne, sur la base d’un accord de juin 2019, Moscou et Bamako mènent une « fructueuse coopération militaire », notamment dans la « lutte contre le terrorisme ». La Russie, qui a déjà fait don au Mali de deux hélicoptères d’attaque MI-35 en 2017, espère lui vendre d’autres appareils ainsi que diverses armes. Moscou fournit aussi une assistance technique. Les militaires russes présents au Mali ne seraient donc que de très officiels « conseillers » ou « formateurs », non des combattants ou des mercenaires. Le Kremlin semble prendre l’affaire assez au sérieux. En juin 2019, Vladimir Poutine a nommé ambassadeur au Mali un diplomate de haut vol, Igor Gromyko. Ce dernier n’est autre que le petit-fils de celui qui fut le monstre froid de la diplomatie soviétique pendant vingt-huit ans, Andreï Gromyko (« Un glaçon avec un bâton dans le c... » disait Coluche). Pour donner le ton, Igor Gromyko a été le premier à être reçu par la junte et il accueille à son tour la société civile malienne, où il compte quelques agents.

Déjà, le chef de l’Etat malien, le colonel Assimi Goïta, revendique des victoires militaires sur les islamistes grâce aux nouveaux accords de coopération avec la Russie. Cependant, les observateurs militaires doutent que Wagner, qui a subi de graves échecs au Mozambique et en Libye et n’arrive pas à tenir le terrain en Centrafrique, puisse venir à bout d’une rébellion islamiste qui ne cesse de s’étendre. La junte malienne se jette-t-elle dans une fuite en avant, populiste et désespérée, vers une tragique impasse, comme le répètent les autorités françaises ? Ou bien bluffe-t- elle afin de faire monter les enchères entre ses partenaires ? L’isolement du Mali est-il tel qu’aujourd’hui « il n’a que Wagner pour seul partenaire », comme l’affirme Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française ? On peut en douter à en juger par le soutien marqué de Moscou et, plus discret, d’Alger.

Tout se passe comme si, pendant que dans les chancelleries se trament de nouvelles et sérieuses alliances, les « affreux » de l’armée fantôme de Wagner amusaient la galerie et préparaient le terrain. Se détourner de la France pour se jeter dans les accueillants mais dangereux bras de l’ancien lieutenant-colonel du KGB Vladimir Poutine est sans doute un pari risqué pour Bamako. Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a répondu à ce dilemme : « Si les Maliens veulent que le diable soit là, eh bien le diable sera là. »

https://www.nouvelobs.com/monde/20220209.OBS54254/les-mercenaires-du-groupe-wagner-ce-faux-nez-de-la-russie-a-la-manoeuvre-en-algerie-et-au-mali.html#modal-msg

(paywall)

  • Thanks 1
Link to comment
Share on other sites

Composition intéressante. Chacun des pays choisis mérite en effet une place d'importance soit par sa démographie, soit par son économie...

Pays africains les plus peuplés :

  1. Nigeria (206 millions)
  2. RD Congo (115 millions)
  3. Éthiopie (110 millions)
  4. Égypte (101 millions)
  5. Afrique du Sud (60 millions)

Pays africains les plus riches (en GDP nominal)

  1. Nigeria (480 milliards $)
  2. Égypte (396 milliards $)
  3. Afrique du Sud (329 milliards $)
  4. Algérie (163 milliards $)
  5. Maroc (126 milliards $)

Mais c'est quand même un peu bizarre de faire sans l'Égypte.

Link to comment
Share on other sites

Il y a 3 heures, Kelkin a dit :

Composition intéressante. Chacun des pays choisis mérite en effet une place d'importance soit par sa démographie, soit par son économie...

Pays africains les plus peuplés :

  1. Nigeria (206 millions)
  2. RD Congo (115 millions)
  3. Éthiopie (110 millions)
  4. Égypte (101 millions)
  5. Afrique du Sud (60 millions)

Pays africains les plus riches (en GDP nominal)

  1. Nigeria (480 milliards $)
  2. Égypte (396 milliards $)
  3. Afrique du Sud (329 milliards $)
  4. Algérie (163 milliards $)
  5. Maroc (126 milliards $)

Mais c'est quand même un peu bizarre de faire sans l'Égypte.

L'Egypte est sans doute vu comme trop proche des Saouds eux même trop proche des tazus.

Link to comment
Share on other sites

L'assemblée tenant lieu d'organe législatif au Mali depuis la prise de pouvoir par les militaires a ratifié lundi une période pouvant aller jusqu'à cinq ans avant des élections et un retour des civils à la tête du pays.

 

Révélation

 

 

Edited by 13RDP
  • Haha 1
Link to comment
Share on other sites

Il y a 6 heures, seal33 a dit :

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/centrafrique/centrafrique-quatre-militaires-francais-ont-ete-arretes-a-l-aeroport-de-bangui_4974990.html
 

 4 militaires Français arrêtés en centre Afrique, un  moyen de pression au vu de la avec la situation en Ukraine? 
 

Très probable. A voir sur France 5 en replay le docu sur Wagner. Ils contrôlent complètement le Centrafrique. Leurs activités (viols, tortures, extorsions) donnent envie de gerber….

Edited by tipi
Link to comment
Share on other sites

Il y a 8 heures, Teenytoon a dit :

A quel moment on leur rentre dedans et on débarque au commissariat avec une compagnie de combat et ses appuis pour récupérer nos 4 légionnaires ? 

Ils ont été libérés depuis.

  • Thanks 1
Link to comment
Share on other sites

https://www.dw.com/en/france-and-china-link-up-in-global-infrastructure-projects/a-60890734 (24 février 2022)

Paris et Pékin prévoient de construire conjointement sept projets d'infrastructure d'une valeur de plus de 1,7 milliard de dollars (1,9 milliard d'euros) en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Europe de l'Est, ce qui fait de la France le premier pays à établir le mécanisme de coopération intergouvernemental du marché tiers avec la Chine.

"Paris et Pékin discutent depuis des années d'une coopération sur des projets de développement dans des pays tiers. D'une certaine manière, c'est une façon pour Paris de ne pas laisser la Chine agir seule en Afrique", a déclaré à DW Marc Julienne, responsable des recherches sur la Chine au Centre d'études asiatiques de l'Institut français des relations internationales (IFRI).

La France a perdu près de la moitié de ses parts de marché en Afrique depuis 2001, passant de 12 à 7%. "Les exportations françaises ont doublé dans un marché qui a quadruplé, d'où une diminution de moitié de nos parts de marché", selon l'ancien ministre Hervé Gaymard dans un rapport remis en 2019.

Link to comment
Share on other sites

  • 3 weeks later...

Selon un général américain, la Chine serait sur le point d’établir une base navale sur la façade Atlantique de l’Afrique

http://www.opex360.com/2022/03/20/selon-un-general-americain-la-chine-serait-sur-le-point-detablir-une-base-navale-sur-la-facade-atlantique-de-lafrique/

... Quoi qu’il en soit, en décembre dernier, et se basant sur des informations provenant du renseignement américain, le Wall Street Journal révéla que la Pékin avait finalement jeté son dévolu sur la Guinée équatoriale… et plus précisément sur la ville portuaire de Bata, qui, donnant sur le golfe de Guinée, a l’avantage de disposer d’un port en eaux profondes, par ailleurs construit par la Chine [comme ceux Kribi au Cameroun et Lekki au Nigeria]... Coincée entre le Gabon et le Cameroun, la Guinée équatoriale ne manque pas d’atouts aux yeux de Pékin. À commencer par sa proximité avec le golfe de Guinée, une zone considérée comme stratégique dans la mesure où elle est une voie de transit pour le commerce maritime mondial et les approvisionnements pétroliers de l’Europe en général et de la France en particulier. En outre, elle est aussi confrontée à la piraterie maritime [un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur], aux trafics divers et variés et… à la surpêche, due notamment à la présence massive de chalutiers chinois...

  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

  • 2 months later...

https://www.france24.com/fr/afrique/20220525-afrique-du-sud-des-manifestants-exhortent-la-france-à-quitter-le-continent-africain

Des centaines de militants de la gauche radicale sud-africaine ont manifesté, mercredi, à Pretoria pour exiger que la France quitte le continent africain.  

"La France dehors". Quelques centaines de militants de la gauche radicale sud-africaine ont manifesté, mercredi 25 mai, à Pretoria pour exiger que Paris, taxé d'impérialisme post-colonial, quitte le continent africain, selon l'AFP sur place.

Aux couleurs du parti mené par Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique (EFF), t-shirts et casquettes rouges avec un logo en forme d'Afrique, ont brandi des pancartes "La France dehors", "Richesse de la France sur le dos des Africains" ou encore "Réparations pour les crimes coloniaux".

"Vous avez tué beaucoup de gens en Afrique"

Ils avaient débarqué dans la matinée dans des bus affrétés par le parti et s'étaient rassemblés à quelques rues de l'ambassade de France, a constaté une équipe de l'AFP.

"Va te faire foutre la France, va te faire foutre", a scandé un militant sur une scène aménagée sur un camion ouvert, la petite foule reprenant les slogans en chœur avant de se rapprocher des grilles de l'ambassade, protégées par un cordon de policiers armés.

Exigeant de rencontrer un représentant français sous peine de bloquer les accès, Julius Malema a lancé au micro : "Vous avez tué beaucoup de gens en Afrique, pourquoi avez-vous si peur aujourd'hui ?", affirmant s'adresser aux tenants de la "suprématie blanche française".

Lors d'une brève apparition, l'ambassadeur de France, Aurélien Lechevallier, s'est adressé aux manifestants, assurant : "Nous sommes les amis des nations africaines".

Paris rappelle son respect vis-à-vis des nations africaines

"La relation France-Afrique doit changer, les pays africains doivent être considérés comme des partenaires et pas seulement comme des fournisseurs de matières premières", a renchéri un autre porte-parole, Sinawo Thambo.

Dans un communiqué, l'ambassade a "rappelé que la France est un partenaire solide de l'Afrique du Sud" et qu'elle "respecte pleinement l'intégrité, la souveraineté et l'indépendance de toutes les nations africaines".

Julius Malema, qui attire dans ses rangs des millions de jeunes noirs pauvres et chômeurs, est connu pour ses sorties outrancières. Se déclarant dans la mouvance anti-impérialiste opposée à l'Europe et aux États-Unis, il a récemment apporté un soutien appuyé à la Russie après l'invasion en Ukraine.

  • Haha 1
  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

https://www.jeuneafrique.com/1341084/politique/senegal-guy-marius-sagna-de-la-prison-a-la-mairie-de-dakar/ (22 avril 2022)

Mais, ce 20 avril, c’est face au nouveau maire de la capitale sénégalaise, Barthélémy Dias, que Guy Marius Sagna pose, tout sourires, vêtu d’un t-shirt à l’effigie de son mouvement, le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp-France dégage). Au sortir de l’entretien, on apprend la nouvelle : le trublion a été nommé conseiller technique du maire, chargé de l’action sociale et de la réinsertion.

Autres sujets de mobilisation communs, « les accords léonins de partenariat économique entre l’Union européenne et l’Afrique ou encore l’occupation monétaire de nos pays par la France à travers le franc CFA », ajoute Guy Marius Sagna.

https://www.marianne.net/monde/afrique/de-kemi-seba-a-franklin-nyamsi-les-influenceurs-anti-france-attisent-le-mecontentement-populaire-en-afrique (20 mai 2022)

Grâce à un discours plus ou moins lisse mais résolument opposé à la présence française en Afrique et une communication bien rodée sur les réseaux sociaux de Youtube à Telegram en passant par les médias traditionnels, ils élargissent progressivement leur audience et revendiquent influencer une jeunesse africaine de plus en plus connectée.

C’est le cas notamment de Franklin Nyamsi. Professeur dans l’Éducation Nationale en France qui compte près de 90 000 personnes qui le suivent sur Twitter. Interrogé par Marianne sur sa pensée, il récuse le qualificatif « d’anti-France » mais plaide pour l’établissement d’un « partenariat gagnant-gagnant » entre la France et les pays Africains qu’il juge encore pour partie sous domination néocoloniale de la part de Paris.

Dans un discours posé, cet élégant professeur de philosophie assure que sa « perspective a toujours été d’être l’intellectuel qui va aider la réconciliation des mémoires. Je suis de ces voix qui veulent réconcilier ce qu’il y a de plus grand en France avec ce qu’il y a de plus grand en Afrique ». L’homme, qui pose en photographie avec le colonel Assimi Goïta, le nouveau chef de l’État malien dont le gouvernement a signé des accords avec la firme de mercenaires Wagner, récuse l’hypothèse de connivence avec la Russie et affirme ne recevoir ni consigne ni argent de cette dernière.

Autre influenceur qui s’est fait remarquer au moment du convoi militaire bloqué au Burkina Faso fin décembre 2021 : Roland Bayala. Le porte-parole de la Coalition des patriotes africains du Burkina Faso (COPA-BF) et actuel député de l’ALT refuse le qualificatif d’influenceur mais considère quand même qu’il a une « mission auprès de la jeunesse africaine ». Auprès de Marianne, il revendique pour son mouvement la paternité de l’épisode du blocage du convoi de l’armée française parti de Côte d'Ivoire et qui devait ravitailler la base militaire française de Gao au Mali, avant que Barkhane ne parte du Mali. Dans le journal « L’Express du Faso », il n’hésite pas à déclarer que « le seul ennemi à combattre c’est la France ».

Dernier influenceur interrogé par Marianne le militant de la LDNA (Ligue de Défense Noire-Africaine) Egountchi Behanzin. L’homme, de son vrai nom Sylvain Afoua, est suivi par plus de 200 000 personnes sur Facebook. Comme les autres, il refuse le qualificatif « anti-France » qui peut lui être accolé. Dans ses vidéos, le militant panafricaniste affirme que la France mène une politique néocoloniale en Afrique et fustige des médias français qui « ne vont pas aux racines du mal ». Connu pour ses actions « coup de poing » comme la fois où il est allé brûler un drapeau français devant l’ambassade de France au Mali, il publie aussi régulièrement des vidéos considérées comme complotistes. Dans certaines, il affirme que l’armée française est complice de trafic d’organes au Sahel ou évoque l’implication des « forces spéciales » françaises derrière le coup d’État au Burkina Faso.

  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

 Share

  • Member Statistics

    5,765
    Total Members
    1,550
    Most Online
    yggtor
    Newest Member
    yggtor
    Joined
  • Forum Statistics

    21.4k
    Total Topics
    1.5m
    Total Posts
  • Blog Statistics

    4
    Total Blogs
    3
    Total Entries
×
×
  • Create New...