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Interview de Clotilde Reiss emprisonnée en Iran qui revient sur les leçons qu’elle a tirées de son expérience

 

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5061571

Je n'avais jamais suivi cette affaire mais la vache elle en tient une couche, participer a des manifs, en prendre des photos, en discuter avec des locaux, certain(e)s cherchent les emmerdes carabinées. 

Edited by Tonton Flingueur
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Je n'avais jamais suivi cette affaire mais la vache elle en tient une couche, participer a des manifs, en prendre des photos, en discuter avec des locaux, certain(e)s cherchent les emmerdes carabinées. 

Elle le dit, qu'elle s'est gravement trompée sur l'Iran.

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Elle le dit, qu'elle s'est gravement trompée sur l'Iran.

Tout a fais et je le crois de bonne fois. Mais c'est justement le problème, la 1ère chose que tu fais quand tu vas dans un pays c'est consulté la page du ministère des affaires étrangères liée aux précautions dans le pays visité. Et ce que j'ai décris y figure. Résultat, sa négligence/naïveté a coûtée une blinde. 

Edited by Tonton Flingueur
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Tout a fais et je le crois de bonne fois. Mais c'est justement le problème, la 1ère chose que tu fais quand tu vas dans un pays c'est consulté la page du ministère des affaires étrangères liée aux précautions dans le pays visité. Et ce que j'ai décris y figure. Résultat, sa négligence/naïveté a coûtée une blinde. 

Elle a fait Sciences Po, elle a étudié le Persan à l'Inalco et elle rédigeait un mémoire sur l'enseignement en Iran. On ne peut pas dire qu'elle ignorait l'Iran, mais elle selon ce qu'elle dit, elle pensait peut-etre que le régime était un peu plus libéral qu'il ne l'est en réalité

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Interview de Clotilde Reiss emprisonnée en Iran qui revient sur les leçons qu’elle a tirées de son expérience

 

la vache elle en tient une couche, participer a des manifs, en prendre des photos, en discuter avec des locaux, certain(e)s cherchent les emmerdes carabinées. 

 

Résultat, sa négligence/naïveté a coûtée une blinde. 

 

"Naïveté" ?

 

Mm-hmm. C'est une interprétation, oui.

 

Une question aux modérateurs, en passant. Est-il contre les règles du forum de faire des spéculations sur l'identité d'éventuels agents des services de renseignement français ?

 

Non, non, je pose la question comme ça, à tout hasard.  ^_^

 

Elle a fait Sciences Po, elle a étudié le Persan à l'Inalco et elle rédigeait un mémoire sur l'enseignement en Iran. On ne peut pas dire qu'elle ignorait l'Iran, mais elle selon ce qu'elle dit, elle pensait peut-etre que le régime était un peu plus libéral qu'il ne l'est en réalité

 

Elle avait donc une connaissance sérieuse de l'Iran, et elle a fait cette erreur. Naïveté frappante, en effet. Voire surprenante.

 

Tout autre hypothèse serait pure spéculation, bien entendu.  :lol:

 

D'ailleurs, la DGSE avait officiellement communiqué sur le sujet à l'époque, un ancien de ses responsables ayant affirmé à l'antenne que Reiss aurait travaillé pour les services. Clotilde Reiss, espionne ? "N'importe quoi !" assure la DGSE

 

Pierre Siramy, ancien sous-directeur à la DGSE, a affirmé hier sur LCI que Clotilde Reiss, retenue plusieurs mois en Iran, aurait travaillé pour le compte des services de renseignement français. «Elle a travaillé au profit de la France pour collecter des informations qui étaient de nature de politique intérieure et d’autres qui étaient sur la prolifération nucléaire. Elle est immatriculée à la DGSE», affirme-t-il. (...)

 
Ces déclarations sont irresponsables.

 

Moi je dis qu'à partir du moment où la DGSE a quand même dit clairement la réalité des choses, conserver un doute serait totalement anti-patriotique. 

 

Bien sûr, tel ou tel Suisse contribuant au forum ne se sentira peut-être pas contraint d'accorder foi aux déclarations d'un service de renseignement étranger. Par exemple un oncle qui flingue, disons.

 

Mais que tous les Français contribuant à ce fil l'affirment avec moi : la DGSE ne ment jamais !

Edited by Alexis
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Et tu penses que la DGSE serait assez stupide pour envoyer ouvertement un étranger faire de l'agitation dans un pays comme l'Iran ? 

 

Non.

 

Mais "faire ouvertement de l'agitation", quoique correspondant assez bien à ce dont l'a accusée le régime de Téhéran, est peut-être un raccourci simplificateur voire tendancieux pour décrire ses activités.

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Il est tout à fait possible que la DGSE connaissant son voyage et ses idées lui ait demandé de leur retourner certains renseignements sur le pays et son opposition, prendre des photos. Mais à mon avis si elle a fait de l'agitprop, ce fut de son initiative et je ne serais étonné que ce fut au grand damne de ceux qui attendaient des informations de sa part et qui auraient préféré qu'elle reste discrète ^^

Edited by Dino
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"Naïveté" ?

 

Mm-hmm. C'est une interprétation, oui.

 

Une question aux modérateurs, en passant. Est-il contre les règles du forum de faire des spéculations sur l'identité d'éventuels agents des services de renseignement français ?

 

Non, non, je pose la question comme ça, à tout hasard.  ^_^

 

 

Elle avait donc une connaissance sérieuse de l'Iran, et elle a fait cette erreur. Naïveté frappante, en effet. Voire surprenante.

 

Tout autre hypothèse serait pure spéculation, bien entendu.  :lol:

 

D'ailleurs, la DGSE avait officiellement communiqué sur le sujet à l'époque, un ancien de ses responsables ayant affirmé à l'antenne que Reiss aurait travaillé pour les services. Clotilde Reiss, espionne ? "N'importe quoi !" assure la DGSE

 

 

Moi je dis qu'à partir du moment où la DGSE a quand même dit clairement la réalité des choses, conserver un doute serait totalement anti-patriotique. 

 

Bien sûr, tel ou tel Suisse contribuant au forum ne se sentira peut-être pas contraint d'accorder foi aux déclarations d'un service de renseignement étranger. Par exemple un oncle qui flingue, disons.

 

Mais que tous les Français contribuant à ce fil l'affirment avec moi : la DGSE ne ment jamais !

 

Moi je pense que s'est tout simplement une "gentille correspondante"  ,le truc passif qui faisait du compte rendu  d'ambiance .

Et pour sa pas besoin d'être un agent formé ou accrédité DGSE , juste de l'informel en acceptant de parlé de l'ambiance dans le pays ou elle devait allé .

 

Maintenant je ne suis pas un naïf non plus ,le régime iranien ne fait pas dans la dentelle non plus je dirais .

 

Je pense que les iraniens n'avaient rien contre elle même si elle faisait en mode cool  ( renseignement d'ambiance ) , mais avec les manifestations fallait faire passer le message que côté iranien on était pas dupe du soutien venu de l'étranger pour ces manifestations si soudaine .

 

Faute de choper des agents étranger ( des vrais ) ,les iraniens ont fait passé le message avec cette française .

 

Moi je ne suis pas dupe , des personnes qui ce sont vu proposé de faire dans le passif en faisant juste que relaté l'ambiance dans un pays ou ils vont s'installer ,s'est assez courant .

 

 

 

Et tu penses que la DGSE serait assez stupide pour envoyer ouvertement un étranger faire de l'agitation dans un pays comme l'Iran ? 

 

Moi non ,mais comme je le dis plus haut je pense que s'est plutôt en mode passif .

 

 

 

Il est tout à fait possible que la DGSE connaissant son voyage et ses idées lui est demandé de leur retourner certains renseignements sur le pays et son opposition, prendre des photos. Mais à mon avis si elle a fait de l'agitprop, ce fut de son initiative et je ne serais étonné que ce fut au grand damne de ceux qui attendaient des informations de sa part et qui auraient préféré qu'elle reste discrète ^^

 

Oui s'est aussi possible mais on lui a peut-être juste demandé le minimum avec du renseignement d'ambiance ( comportement de la population ,etc ...sans cherché à en savoir plus sur l'opposition  ) ,mais je pense qu'elle a peut-être juste était un peu curieuse en observant peut-être d'un peu plus près ces manifestations histoire de faire un compte rendu plus précis , peut-être sans pensé que qu'elle en ferait de trop , sauf qu'au vu des événements tout cela a pris une proportion d'état à état .

 

Et puis :

 

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/services-aux-citoyens/preparer-son-expatriation/dossiers-pays-de-l-expatriation/iran-22966/

 

Au 31 décembre 2014, 968 Français étaient enregistrés auprès de l’ambassade de France.

Localisée principalement à Téhéran, la communauté française est active dans l’industrie et les services.

 

Enfin voilà loin de moi l'idée de penser que le régime iranien est plein de bonnes intentions en mode angélique ,mais bon j'ai pas l'impression qu'ils aient ciblé cette dame au hasard sur la quelques centaine ( 900 et quelques ) de français présent en Iran .

 

Et puis dans ce genre de merdier , tout est bon pour tenir les uns et les autres par les bourses je dirais .

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Elle a fait Sciences Po, elle a étudié le Persan à l'Inalco et elle rédigeait un mémoire sur l'enseignement en Iran. On ne peut pas dire qu'elle ignorait l'Iran, mais elle selon ce qu'elle dit, elle pensait peut-etre que le régime était un peu plus libéral qu'il ne l'est en réalité

Justement, c'est ce rends son comportement d'autant plus bête ...

 

A moins comme le souligne Alexis que ce soit une "honorable correspondante" et la forcement ma remarque ne s'applique plus. 

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L’Iran court à la catastrophe écologique. Un haut responsable iranien, ancien ministre de l’agriculture, a récemment tiré la sonnette d’alarme: lacs et cours d’eau sont asséchés, et les deux tiers de la population pourraient être contraints d’émigrer si rien ne change. Les raisons de ce désastre? Elles sont avant tout politiques et idéologiques. L’analyse de Mohammad-Reza Djalili, professeur émérite de l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève

 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c9c82442-4f35-11e5-81d9-3af08ac280c8/La_grande_catastrophe_iranienne_cest_maintenant

 

La signature, le 14 juillet dernier, après deux ans d’intenses négociations entre l’Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne, d’un accord sur le nucléaire qui prévoit une levée progressive des sanctions économiques, a été très bien accueillie par l’opinion publique iranienne. La majorité des Iraniens espère désormais vivre un avenir meilleur. Mais ils savent cependant que le pays est aussi confronté à un autre problème encore plus grave que la question du nucléaire, un problème dont la responsabilité incombe presque exclusivement au pouvoir et qui malheureusement ne pourra pas être réglé par une négociation internationale.

 
L’Iran va vers une «grande catastrophe». Cette constatation n’est pas le fait d’opposants au régime de Téhéran, ni même celle d’analystes critiques de la politique iranienne tentés par l’utilisation de formules alarmistes. L’expression «grande catastrophe» (fajeh-e bozorg) a été utilisée par Issa Kalantari dans une interview accordée au quotidien iranien Shahrvand publié le lundi 27 avril 2015 à Téhéran. Issa Kalantari, ancien ministre de l’Agriculture dans le gouvernement Rafsandjani (1989-1997) ainsi que sous le premier mandat de Khatami (1997-2001), est aujourd’hui conseiller pour les questions relatives à l’eau, à l’agriculture et à l’environnement auprès du vice-président de la République islamique, tout en exerçant la fonction de secrétaire du comité chargé de la régénération du lac d’Orumiye.
 
Pour Kalantari, l’Iran s’achemine vers une catastrophe écologique sans précédent dans son histoire dont la principale raison est la raréfaction des ressources en eau du pays. Il n’hésite pas à dire que si les choses continuent à ce train, dans un avenir proche, 70% de la population totale de l’Iran, soit environ 50 millions d’habitants, sera contrainte de quitter le pays à cause de la pénurie d’eau. Parmi les formules chocs que Kalantari emploie, on notera: «Ce que nous faisons avec les nappes phréatiques de notre pays prépare à un génocide», ou «Nous n’avons pas su préserver l’héritage de 7000 ans de civilisation qui nous a été confié». Il avance aussi des chiffres effrayants. Ainsi, la plupart des rivières et cours d’eau du pays sont pratiquement asséchés. Selon Kalantari, deux pays au monde détiennent le record de l’utilisation excessive de leurs réserves d’eau de surface: l’Egypte et l’Iran. Cependant, l’Egypte n’utilise que 46% de ses eaux alors que l’Iran atteint 97%. De plus, le lac Orumiye, le plus vaste du pays et le deuxième lac salé du monde, est à sec, comme la quasi-totalité des autres lacs iraniens situés au sud et à l’est du pays.
 
A l’origine de cette situation, le réchauffement climatique et le doublement du nombre des habitants du pays depuis la Révolution islamique. Mais ces deux raisons n’auraient jamais conduit le pays au bord de la situation catastrophique où il se trouve aujourd’hui si l’Etat avait appliqué une politique raisonnable fondée sur des critères scientifiques et des techniques de l’usage parcimonieux de l’eau, méthodes connues des Iraniens depuis des millénaires. La mauvaise gestion de l’économie du pays en général et plus particulièrement du secteur agricole, ainsi que l’interférence des considérations idéologiques dans les prises de décision en matière de développement, sont les facteurs qui ont fortement contribué à l’état actuel dans lequel se trouve l’Iran. En d’autres termes, la crise de l’eau en Iran a des dimensions politiques évidentes.
 
Les dix premières années de l’histoire de la République islamique, les années Khomeyni, ont été marquées par l’agitation révolutionnaire, la prise en otage des diplomates américains ainsi que la guerre Iran-Irak (1980-1988). Durant cette décennie, l’Iran a surtout connu une économie de guerre, destinée à soutenir l’effort militaire et à répondre aux besoins vitaux de la population, ainsi que la nationalisation des secteurs industriels et bancaires.
 
La fin de la guerre et la présidence Rafsandjani (1989-1997) correspondent au lancement d’un programme de reconstruction nationale. Cette politique ambitieuse menée tambour battant, sans concertation avec les responsables concernés, donne un peu d’air à l’économie du pays tout en contribuant à la montée de l’inflation qui désormais s’installe durablement. Par ailleurs, Rafsandjani lance aussi un programme de construction de barrages et de digues à grande vitesse, sans études préalables et sans en mesurer les conséquences sur l’environnement. De même, il ne prend pas du tout en compte la question de l’évaporation de l’eau retenue dans un pays à climat continental.
 
Les responsables politiques de la République islamique semblent d’ailleurs totalement imperméables aux critiques formulées, déjà à l’époque, à propos des risques de la construction de trop nombreux barrages dans les pays du Sud. Parallèlement à la construction de barrages et de digues, on assiste aussi, dans un désordre total, avec ou sans autorisation, au forage de très nombreux puits à travers tout le pays, ce qui va contribuer à l’assèchement progressif des nappes phréatiques. Cette politique de surexploitation des ressources en eau, inaugurée par Rafsandjani, va se poursuivre sous la présidence Khatami (1997-2005) et atteindre son paroxysme avec Ahmadinejad (2005-2013).
 
Comment expliquer le déclenchement et l’évolution de cette politique qui, par à-coups successifs, va conduire le pays à la crise de l’eau et au désastre écologique que connaît l’Iran d’aujourd’hui?
 
Au départ, ce qui intéresse surtout les responsables politiques de la République islamique, c’est de montrer la capacité du régime à réaliser des projets de déve­loppement aussi bien et même mieux qu’à l’époque du régime précédent. En d’autres termes, il s’agit de minimiser l’importance de la politique développementaliste du Shah, qui fut, dans les années 1960-1970, un facteur de légitimation de son pouvoir.
 
A cet objectif s’ajoute une considération plus idéologique. Alors que durant le règne de Mohammad-Reza Shah, en sollicitant une expertise internationale et en collaboration avec des compagnies étrangères spécialisées dans la construction de barrages, le gouvernement avait construit quatorze barrages en trente-huit ans, la République islamique va construire plus de cinq cents barrages et digues en un quart de siècle. La grande majorité de ces projets sont exécutés par une société de travaux publics et d’ingénierie, le Khatam al-Anbia, contrôlée par le Corps des gardiens de la révolution. Ainsi le développement économique et la construction des barrages sont passés aux mains de l’organe chargé de la sécurité du régime. Plus question d’expertise externe, plus question d’offre d’adjudication publique et surtout plus question d’analyse scientifique et d’évaluation des conséquences écologiques des grands travaux.
 
Dans le sillage de cette manière de faire se développe une rhétorique nationaliste et populiste. Les déclarations des dirigeants iraniens sont de plus en plus émaillées de phrases comme: «Nous n’avons pas besoin de l’apport des étrangers» ou «Nous sommes parfaitement capables de réaliser les projets de grande envergure par nos propres moyens». Quand certains économistes essaient d’attirer l’attention des responsables sur l’importance du respect des principes de base du développement durable dans la réalisation de leurs objectifs, ils sont accusés d’être influencés par des idées d’origine occidentale qui n’ont plus de raison d’être dans un Etat révolutionnaire. L’utilisation de ce discours nationaliste a aussi pour objectif de rassurer la population dans le contexte de l’isolement international dans lequel se trouve le pays depuis bien longtemps. Il s’agit même de valoriser les contraintes imposées par les Etats étrangers, qui en fin de compte renforcent l’indépendance nationale.
 
La question de l’indépendance nationale va tout naturellement être à l’origine du thème de l’autosuffisance alimentaire. Afin de mettre en place un tel projet, il fallait évidemment augmenter la superficie des terres cultivables et subvenir à leurs besoins en eau. Barrages et digues vont servir à détourner l’eau vers les nouvelles zones agricoles. De nombreux puits vont être forés sans autorisation, ce qui va épuiser les nappes phréatiques. Cette politique sera un échec. Non seulement l’autosuffisance alimentaire s’avère impossible à réaliser pour une population de 80 millions de personnes, mais de plus elle est à l’origine de nouvelles tensions sociales qui prennent rapidement des dimensions de contestations régionalistes mettant en cause la sécurité interne de l’Etat. Les cultivateurs de la province d’Ispahan, les habitants du Khouzistan ou du pourtour du lac Orumiye et bien d’autres régions ont l’impression que l’on «vole» leurs rivières et leurs réserves souterraines pour les diriger vers des régions où les notables du régime et les «institutions révolutionnaires» comme les pasdarans ont des intérêts particuliers. Diminuer la dépendance alimentaire de l’Iran ne peut se faire que par une diminution drastique de l’eau utilisée par l’agriculture, actuellement de l’ordre de 92% des ressources du pays, dont 70% est gaspillée, et par la limitation de la production agricole essentiellement à des denrées à faible consommation d’eau.
 
Cerise sur le gâteau, conséquence de plusieurs tranches superposées de décisions politiques malencontreuses au cours de l’été 2012, au moment où la crise de l’eau devient de plus en plus alarmante, le guide suprême Ali Khamenei décide l’abandon de la politique de contrôle des naissances en vigueur depuis 1989, et opte pour une politique nataliste dont l’objectif devrait être une population de 150 millions d’habitants! Certes, pour des raisons sociales et économiques, le doute plane sur la réussite d’un tel projet, mais il est révélateur de l’inconscience de la situation réelle du pays au sein des sphères dirigeantes du régime.

 
A la fin, l'article aborde la politique nataliste pour passer d'une population de 79 millions à 150 millions, je crois que cela avait déjà été aordé dans ce topic, mais dans le doute  :cool: :
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"Naïveté" ?

 

Mm-hmm. C'est une interprétation, oui.

 

Une question aux modérateurs, en passant. Est-il contre les règles du forum de faire des spéculations sur l'identité d'éventuels agents des services de renseignement français ?

 

Non, non, je pose la question comme ça, à tout hasard.  ^_^

 

 

Elle avait donc une connaissance sérieuse de l'Iran, et elle a fait cette erreur. Naïveté frappante, en effet. Voire surprenante.

 

Tout autre hypothèse serait pure spéculation, bien entendu.  :lol:

 

D'ailleurs, la DGSE avait officiellement communiqué sur le sujet à l'époque, un ancien de ses responsables ayant affirmé à l'antenne que Reiss aurait travaillé pour les services. Clotilde Reiss, espionne ? "N'importe quoi !" assure la DGSE

 

 

Moi je dis qu'à partir du moment où la DGSE a quand même dit clairement la réalité des choses, conserver un doute serait totalement anti-patriotique. 

 

Bien sûr, tel ou tel Suisse contribuant au forum ne se sentira peut-être pas contraint d'accorder foi aux déclarations d'un service de renseignement étranger. Par exemple un oncle qui flingue, disons.

 

Mais que tous les Français contribuant à ce fil l'affirment avec moi : la DGSE ne ment jamais !

Ca me rappelle le scénario d'une série française passée sur canal + l'an dernier, dont j'ai oubliée le nom ( pas mal foutu dailleurs) qui raconte le quotidien d'agents de la dgse, on voit ce service entre autre chose, préparer et envoyer en Iran une de leur agent, sous couvert d'étude en sismologie.

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Ca me rappelle le scénario d'une série française passée sur canal + l'an dernier, dont j'ai oubliée le nom ( pas mal foutu dailleurs) qui raconte le quotidien d'agents de la dgse, on voit ce service entre autre chose, préparer et envoyer en Iran une de leur agent, sous couvert d'étude en sismologie.

 

Le bureau des Légendes, pas mal en effet :)

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Une info que je n'ai pas vue reprise sur ce fil:

"Nucléaire iranien : Barack Obama s’assure le vote au Sénat (...) "   http://mobile.lemonde.fr/ameriques/article/2015/09/02/nuceaire-iranien-barack-obama-obtient-la-majorite-requise-au-congres_4743731_3222.html

Pour mémoire, l'accord sur le nucléaire iranien ne constitue pas, du point de vue juridique, un traité international que le congrès US devrait ratifier.

Pour que les Républicains, majoritaires, puissent s'y opposer, ils devraient faire voter une loi, mais Obama la bloquerait. Passer outre le veto du président démocrate nécessiterait une majorité des 2/3 tant chez les sénateurs, que chez les membres de la Chambre des Représentants.

L'article du Monde indique que la Maison Blanche a rallié un nombre suffisant d'élus, ce qui rend cette hypothèse invraisemblable. Prochaine étape, le 17 septembre, date limite à laquelle le Congrès pourra se prononcer..

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Le JPOA , l'accord sur le nucléaire a survécu au Sénat américains !.

Pour passer directement au vote pour désapprouver l'accord ( ce qui aurait empêché Obama de lever les sanctions), les Républicains devaient surmonter le "filibuster" démocrate en obtenant une majorité qualifiée de 60 sénateurs. Ils n'ont eu finalement que 58. Tous les sénateurs démocrates en faveur de l'accord ont soutenu le filibuster .

 

http://www.nytimes.com/2015/09/11/us/politics/iran-nuclear-deal-senate.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&module=span-ab-top-region&region=top-news&WT.nav=top-news

 

Les débats sont donc toujours ouverts jusqu'au 17 septembre. Le Congrès a jusqu'au 17 septembre  en vertu de la loi Corker-Cardin pour rejeter la deal mais leurs tentatives de passer au vote vont échouer comme aujourd'hui, les démocrates vont utiliser le filibuster jusqu'à cette date. 

 

Difficile de ne pas voir une défaite personnelle de Netanyahu. Tout d'abord, il voulait un rejet massif de l'accord par le congrès. C'était l' un des objectifs affichés de son discours polémique devant le Congrès. Une fois le deal obtenu et soumis au Congrès, ses conseillers se sont rendu très vite compte que cela n'arrivera pas, qu'Obama peut au moins s'assurer du soutien de 32 démocrates pour soutenir un veto.  La vague démocrate opposée au deal n'est pas arrivée, il a changé de stratégie et voulait forcer Obama à opposer son véto et ainsi affaiblir le deal. Il ne croyait pas qu'Obama pourrait s'assurer du soutien de 42 sénateurs pour empêcher tout passage au vote. Finalement, Obama n'aura rien à faire, pas de véto, pas de signature. 

 

L'AIPAC a aussi laissé des plumes dans cette histoire. Des millions dépensés pour des résultats extrêmement maigres. Les sénateurs démocrates qui ont voté contre le deal étaient déjà connu pour leurs positions extrêmement hawkish à l'égard de l'Iran et en faveur de l'Israel. A la chambre, seulement 19 démocrates se sont opposé au deal. Mais c'est surtout l'image du lobby qui fait la pluie et le beau temps à DC qui est écornée. Non seulement, l'AIPAC s'est rangé du côté du PM Israélien contre le Président des Etats-Unis mais en plus ils n'ont pas été capable de convaincre les élus démocrates que leur avenir était menacé si ils n'adhérait pas à la ligne dictée.  

 

 

Edited by Tomcat
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Ça y est, c'est officiel:

L'administration américaine a commencé formellement jeudi à appliquer l'accord nucléaire international historique scellé avec l'Iran en juillet, après avoir contourné l'obstacle législatif du Congrès.

Symboliquement, le secrétaire d'État John Kerry (...) a annoncé dans un communiqué la nomination d'un coordinateur en chef pour la mise en oeuvre de l'accord, l'ambassadeur Stephen Mull. (...)

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201509/17/01-4901536-washington-commence-a-appliquer-laccord-nucleaire-avec-liran.php

 

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  • 4 weeks later...

Iran test-fires new generation of ballistic missiles

Tehran, Oct 11, IRNA – Defense minister announced on Sunday that a long-range surface-to-surface missile dubbed 'Emad' (Pillar) as new generation of the ballistic missiles was test-fired successfully.

Brigadier General Hossein Dehqan said the Defense Ministry's strategy is to develop and complete the armed forces' missile capability and strengthen the defense power.

He said Emad has been designed and built by the Iranian experts.

Emad, he said, is the first Iran's long-range missile that can be directed and controlled till it strikes the target.

Emad is also capable of scrutinizing the targets and destroying them completely, the minister said.

'To follow our defense programs, we don't ask permission from anyone,' stressed Dehqan.

Iran has successfully test fired a new long-range surface-to-surface missile, state-run IRNA reported on Sunday.

The Emad (Pillar) missile, designed and built by Iranian experts, is the country's first long-range missile that can be precision guided until it reaches its target, said Brigadier General Hossein Dehqan, Iran's defense minister.

"To follow our defense programs, we don't ask permission from anyone," he said, according to IRNA.

Anthony Cordesman, a researcher at the Center for Strategic and International Studies, wrote in October last year that the Emad was a variant of Iran's existing Shahab-3 long-range missile, "but with a maneuvering reentry vehicle to improve system accuracy and complicate missile defense."

The liquid-propelled rocket had a range of 1,700 kilometers (1,056 miles) and was accurate to within 500 meters (547 yards) of the target.

The rocket could carry a 750 kg (1,653 pound) payload, and was scheduled for deployment some time after 2016, he wrote.

Photos du missile :

http://www.irna.ir/fa/Photo/2951544/

2951544-4570564.jpg

En tout cas la portée de 1 700 km n'est pas un hasard.

DZg3E0u.jpg

Henri K.

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oh?

Un cousin du df-21D ASBM?

Les infos de ciblage par drone et RORSAT sont disponibles par abonnement c'est ça :tongue: ?

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oh?

Un cousin du df-21D ASBM?

Les infos de ciblage par drone et RORSAT sont disponibles par abonnement c'est ça :tongue: ?

DF-21D a, à la louche, 3 générations d'avance (DF-3 >> DF-21 >> DF-21C) par rapport à ce missile.

Emad dérive de Shahab-3, un missile balistique mono-étage à ergol liquide, lui-même dérivé du missile balistique Nord-coréen Nodong-A.

La forme à double-cône de la coiffe et les 4 mini-ailerons indiquent une certaine capacité de manœuvre RV. On pense que son CEP est < 500m, contre 1 à 2 km pour Shahab-3. Avec un tel CEP, à moindre d'avoir une tête nucléaire, ou beaucoup de xvarnah le moment du lancement, sinon il ne pourra jamais prétendre d'être un ASBM, sans parler de la capacité de suivre, d'identifier et d'acquérir une cible en mouvement sur mer. Rien que pour atteindre le CEP < 30 m de DF-21C, les Iraniens auront encore beaucoup de travail devant eux en matière du système d'inertie, des calculs aérodynamiques et balistiques, des matériaux et de protection thermique, du moteur à ergol solide de diamètre > 1m...etc...etc...etc.

Le coefficient balistique de la tête semble être beaucoup plus faible que celui de DF-21C, cela signifie aussi que la tête réduit plus rapidement sa vitesse RV que le missile chinois.

Henri K.

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