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Les services de renseignements dans le monde

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Ca me rappelle les petits livrets livrés aux résistants français durant la Seconde Guerre Mondiale. Sauf que derrière des couvertures innocentes, il y avait souvent des informations de ce type. ;)

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Les espions ont rendez-vous à Paris cette semaine

Américains, Israéliens et même Français : chaque pays dépêche ses « observateurs » pour arpenter les Salons. Lors du Bourget 2009, les Chinois sont allés un peu trop loin. Au point qu'ils ont failli être interdits de territoire un an plus tard, lors d'Eurosatory.

C'était il y a un an, lors du Salon Eurosatory, la grand-messe mondiale de l'armement terrestre. Contrairement à la plupart de leurs concurrents, qui présentent des blindés ou des canons grandeur nature, les entreprises du pavillon chinois se sont contentées d'affiches ou de modèles réduits. Et encore ! Il s'en est fallu de peu qu'elles soient interdites d'entrée sur le territoire national. Quelques semaines plus tôt, Quai d'Orsay et ministère de la Défense se sont affrontés sur le sujet. Pour ne pas fâcher Pékin, les diplomates plaidaient pour la mansuétude. Les militaires, eux, voulaient employer la manière forte. Matignon tranche avec un compromis : d'accord pour exposer, mais pas de matériel lourd.

Pour comprendre l'origine de cet épisode, resté confiné dans les cercles réservés, il faut remonter un an plus tôt, lors de l'édition 2009 du Bourget. Une entreprise chinoise est alors prise la main dans le sac en plein délit d'espionnage. « Ce n'est pas la seule qui a fauté, mais là, ils avaient dépassé les bornes », explique un témoin des faits de l'époque sous couvert d'anonymat. Aucun détail n'a filtré sur les moyens employés - certains évoquent un réseau d'écoute sophistiqué -, mais ils ont été jugés suffisamment graves pour que les plus hautes autorités françaises s'en saisissent.

Micros, photos, « carottages »

Etant donné le caractère souverain des technologies présentées, les Salons aéronautiques et de défense sont de vrais nids d'espions. Certains ne s'en cachent pas. A l'image de ces Chinois (toujours eux !) qui se baladent en groupe de stand en stand, l'appareil photo en bandoulière et la casquette vissée sur le crâne. Clic-clac et puis s'en va, tout sourire. On est loin de l'image du héros à la James Bond équipé de gadgets dernier cri. D'autres sont plus hardis, mais non moins discrets. L'année dernière par exemple, un curieux n'a pas hésité à se pencher sous les essieux d'un blindé léger de Panhard. Pas plus gêné que cela, l'impétrant s'en est allé aussi tranquillement qu'il était venu, une fois ses vérifications faites. Où cela ? Sur le stand d'un concurrent allemand, à quelques mètres de là. Le tout sous l'oeil à peine perturbé de Christian Mons, le PDG du fabricant de blindés.

Etant donné son âge vénérable, le VBL n'a, il est vrai, plus grand-chose à cacher. Les choses peuvent être plus sérieuses néanmoins. MBDA en a fait l'expérience en 2006 (toujours à Eurosatory), quand le fabricant de missiles européen a eu la désagréable surprise de découvrir qu'un pneu de son Souvim, un gros tracteur de déminage, avait été « carotté ». Spécialement conçu pour l'armée de terre française, sa composition est classée secret-défense. Les espions venaient-ils du froid ? « On ne le saura jamais », déplore un ancien salarié. Peu importe... car le pneu exposé était faux. Comme d'ailleurs tous les équipements sensibles. Dimensions modifiées, matériaux factices, formes imparfaites : toutes les maquettes exposées sur les stands français, en France comme à l'étranger, sont modifiées si besoin. La DGA s'en assure avant d'autoriser qu'un matériel soit exposé.

On aurait tort de croire que la menace vient essentiellement d'Asie. Américains, Britanniques, Turcs... tous les pays dépêchent leurs « honorables correspondants » pour arpenter les allées des manifestations professionnelles. Les Israéliens sont particulièrement dans le collimateur. « Une année, on en a trouvé un qui utilisait un supermicro dirigé pour écouter les conversations alentour. Depuis, on protège nos pavillons en les regroupant », témoigne un industriel.

Et les Français dans tout cela ? A peine plus vertueux. Au sein de la Direction du renseignement militaire, les espions de la Grande Muette, une sous-direction armement est censée couvrir les Salons kaki. Il s'agit de petites équipes, composées de sous-officiers spécialisés dans la guerre électronique ou l'avionique par exemple et qui agissent sous couverture. « On appelle cela du renseignement conventionnel. Mais, généralement, cela ne va pas très loin, quelques photos tout au plus », témoigne un bon connaisseur de l'institution. Pour ce qui est des technologies civiles susceptibles d'intéresser la France, c'est au sein de la DCRI et de la DGSE que cela se passe.

Les Echos

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sujet intérressant, mais peut être un peu trop à finalité anti-chinoise !

c'est curieux , car nous sommes sur un site (1) où tout client peut avec son chequier repartir avec l'avion qu'il veut ( libre à lui de le scanner ou de le dépiauté ). ne soyons pas hypocrite , de nombreuses nations réalisent des "transferts" de techno sur des vols ou des adaptations de process. c'est d'ailleurs ce que représente maintenant l'Europe ! une succursale des USA pour vendre et acheter. les dispositifs d'armements sont plus à seul usage domestique, mais bien à des finalités commerciales. c'est plus une guerre commerciale , qu'une guerre d'espions.d'ailleurs au passage nous abordons souvent des projections sur des conflits militaires alors que les guerres sont maintenant pour beaucoup économiques.

la position anti-chinoise n'a pas plus de sens que ça ! tout le monde fait des photos dans les salons ! même moi !

regardons la Chine dans son ensemble et arrêtons de vouloir être le centre du monde ! la France joue un rôle ( qui lui coute de + en + cher d'ailleurs) pour quel profits ? il me semble que la balance commerciale n'est pas bonne ! combien de rafale vendu ! le meilleur avion du monde ! alors que moi je considère le F16 encore meilleur. c'est un marché que l'europe à voulu ! alors ne nous étonnons pas que le chinois de base viennent toucher les essieux ou la carrosserie des beaux oiseaux ! au salon de l'auto ! je fais des photos et je touche les Porche ! et on organise pas de réunion de l'espionnage !

(1) le salon d'expo

http://lci.tf1.fr/economie/entreprise/2011-06/mega-contrat-chinois-pour-airbus-6552861.html

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la position anti-chinoise n'a pas plus de sens que ça ! tout le monde fait des photos dans les salons ! même moi !

Si le passage sur le photographes prête à sourire *, l'utilisation de système d'écoute radio ou de micro est sévèrement réglementé en France et il y a donc violation de la loi...

* : exemple classique de l'inculture du renseignement français : incapacité à comprendre que le renseignement n'est pas un truc réservé à des ninjas masqués mais que tout le monde fait du renseignement comme monsieur Jourdain faisait de la prose (à commencer par toi avec tes photos  :lol:).

Pour les transferts, ils sont généralement associés à des clauses de non-réexportation. Alors que si on vole des secrets industriels, il faut prouver le vol. Pas facile si on ne prend pas sur le fait. Et si les chinois sont les plus souvent pointés du doigt, c'est qu'ils sont nombreux dans les affaires, relativement nombreux à oser se renseigner de manière considérée comme pas polie, et donc nombreux à se faire choper.

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je reviens sur ton astérisque , car je pense que tu as raison ! c'est un point très important et peu souvent abordé. pourquoi ne pas mieux fédérer les voyages des français , leurs visites de salon avec la banque de données d'une grande agence de renseignement Française.

c'est finalement pas idiot du tout de pouvoir aller sur un site par exemple et y déposer des photos par exemples d'hélicos en Jordanie, ou de bateaux à quai dans un port d'amérique du sud. finalement le témoignage et la participation au renseignement en serait déculpé.

ainsi , finalement on s'aperçoit qu'une nuée de témoins avec leur mobile pourrait être plus efficace qu'un agent isolé.

comme j'aime bien donné des exemples, j'ai souvenir d'avoir discuter un jour avec une amie qui travaille au ministère de la culture et qui se trouvait en mission en syrie pour une durée de 6 mois. je l'ai au téléphone et elle m'explique que notre 1er ministre de l'époque se trouve en syrie en visite "dite secrète" ...et au final , je vérifie en effet cette visite n'a figuré nul part et seul des témoins directs pouvaient en avoir connaissance.

alors peut-être , pourrions nous avoir une certaine "tracabilité" avec des témoins dit lambda...c'est à creuser.

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une jolie anecdote qu'un professionnel m'avait racontée :

à l'occasion de la visite d'une délégation asiatique sur un site de production chimique français, le chef de cette même délégation avait "malencontreusement" trempé sa cravate dans un bac de produit en se penchant. Ne restait alors plus qu'à analyser la cravate de retour au pays.

Pour éviter le pillage industriel sans froisser l'invité, l'hôte a imaginé une réponse géniale : à l'issue de la visite, il a signifié à son invité qu'il était de coutume d'échanger sa cravate avant de se quitter, comme des footballeurs échangent leur maillot à l'issue d'un match.

Et hop, la fuite évitée sans incident diplomatique ! :oops:

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une jolie anecdote qu'un professionnel m'avait racontée :

à l'occasion de la visite d'une délégation asiatique sur un site de production chimique français, le chef de cette même délégation avait "malencontreusement" trempé sa cravate dans un bac de produit en se penchant. Ne restait alors plus qu'à analyser la cravate de retour au pays.

Pour éviter le pillage industriel sans froisser l'invité, l'hôte a imaginé une réponse géniale : à l'issue de la visite, il a signifié à son invité qu'il était de coutume d'échanger sa cravate avant de se quitter, comme des footballeurs échangent leur maillot à l'issue d'un match.

Et hop, la fuite évitée sans incident diplomatique ! :oops:

j'aime !

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Et un fichier de plus ...

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2011/07/07/un-fichier-de-45m-de-gens-honnetes/

MaJ : la proposition de loi a donc été adoptée, en première lecture, en présence de 7 députés de la majorité, et de 4 députés de l'opposition; comme le titre PCInpact, 11 députés votent le fichage de 45 millions d'honnêtes gens...

L'Assemblée nationale va débattre, ce jeudi 7 juillet, une proposition de loi sur la protection de l'identité, dans un hémicycle fort de 11 députés . Objectifs : ajouter à la future carte d'identité une puce électronique régalienne, pour être identifié auprès des services de sécurité, une deuxième puce facultative pour les services et le commerce électronique, mais aussi et surtout créer une base de données centralisée des empreintes digitales et photographies de leurs titulaires.

Le rapporteur de la proposition de loi a ainsi qualifié de “fichier des gens honnêtes” (sic) cette base de données qui répertoriera les noms, prénoms, sexe, dates et lieux de naissance, adresses, tailles et couleurs des yeux, empreintes digitales et photographies de 45 millions de Français voire, à terme, de l’ensemble de la population.

Dans le même temps, le gouvernement britannique a décidé, lui, d'abandonner son projet de carte d'identité, parce qu'attentatoire aux libertés, et le gouvernement néerlandais vient d'annoncer qu'il allait cesser de prendre les empreintes digitales de ceux qui réclament un passeport, et de détruire, à terme, la base de données, au vu du nombre trop élevé d'erreurs rencontrées…

Ce sera le premier « fichier des gens honnêtes »

Le nombre de fichiers policiers a augmenté de 169% depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, en 2002 : plus de la moitié des 70 fichiers recensés ont été créés sous son autorité. Dans le même temps, le Parlement a voté pas moins de 42 lois sécuritaires. On aurait pu penser qu'à ce train-là, le problème de l'insécurité devrait avoir été au moins partiellement réglé.

Mais tel n'est pas l'avis de la Cour des Comptes, qui vient de publier un rapport particulièrement sévère sur les tripatouillages statistiques du ministère de l'Intérieur. Mais tel n'est pas non plus l'avis du gouvernement, qui continue à vouloir sévir dans le sécuritaire.

Prenez, par exemple, l'usurpation d'identité. Le code de la route, le code de procédure pénale et le code des transports comprenaient d'ores et déjà différentes mesures réprimant les infractions ayant trait à la fourniture d'identités imaginaires ou à l'usurpation d'identité. Et la LOPPSI II a, précisément, en mars dernier, créé un délit d'usurpation d'identité... mais ça n'était pas encore assez.

Officiellement, la proposition de loi sur la protection de l'identité, adoptée en première lecture au Sénat et à l'Assemblée, vise à lutter contre l'usurpation d'identité, un phénomène croissant mais qui, d'après la police, ne représenterait pas plus de 15 000 faits constatés par année (voir Vers un fichage généralisé des "honnêtes gens", mon enquête à ce sujet sur OWNI). Comme l'a rappelé François Pillet, rapporteur de la loi au Sénat, "pour atteindre l’objectif du texte, il faut une base centralisant les données" :

   Ce sera le premier « fichier des gens honnêtes ».

   Ce fichier n’a pas d’équivalent. Toutes les personnes auditionnées ont mis en garde, plus ou moins expressément, contre son usage à d’autres fins que la lutte contre l’usurpation d’identité, ce qui présenterait des risques pour les libertés publiques.

De fait, le Conseil d'État, la CNIL et la Cour européenne des droits de l'homme se sont d'ores et déjà prononcés contre ce type de fichage biométrique généralisé de personnes innocentes de tout crime ou délit, pour la simple et bonne raison qu'il s'agit là d'une violation manifeste de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, de la convention sur la protection des données du Conseil de l’Europe, et de la loi informatique et libertés.

C'est même précisément ce pour quoi, estime l'opposition, le gouvernement n'a pas rédigé de projet de loi à ce sujet, afin d'éviter d'avoir à saisir le Conseil d'État et la CNIL, et préféré demander à un sénateur de rédiger cette proposition de loi.

Au Sénat, François Pillet avait tenté d'empêcher tout détournement de finalité de la base de donnée, afin d'exclure, notamment, son utilisation en matière de police judiciaire, et faire de sorte qu'il soit techniquement impossible de s'en servir pour identifier un individu à partir de ses empreintes digitales ou de sa photographie :

   Nous ne voulons pas laisser derrière nous une bombe : c’est pourquoi nous créons un fichier qui ne peut être modifié.

Mais le gouvernement, tout comme Philippe Goujon, le rapporteur de la proposition de loi à l'Assemblée, s'y sont fermement opposés, arguant du fait qu'il serait dommage de ne pas profiter de l'occasion pour permettre à la police, sur réquisition judiciaire, de se servir de la base de données en matière de recherche criminelle…

Pour Delphine Batho, la députée PS spécialiste des fichiers policiers, "le véritable objectif de ce texte" n'est donc pas la lutte contre l'usurpation d'identité, mais "le fichage biométrique de la totalité de la population à des fins de lutte contre la délinquance" :

   Il existe un fichier permettant d’identifier les fraudeurs : le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), qui recense 3 millions d’individus, soit 5 % de la population, et qui a permis de détecter 61 273 usurpations d’identité. Cet outil me semble suffisant.

   Les auteurs de cette proposition de loi estiment, pour résumer, que pour détecter un fraudeur, il faut ficher tout le monde.

De la convivialité des technologies de contrôle

L'autre véritable objectif de la loi, c'est de soutenir les industriels de l'identification biométrique, dont les leaders sont français, comme l'a reconnu Jean-René Lecerf, l'auteur de la proposition de loi, en déclarant sobrement que "les entreprises françaises sont en pointe mais elles ne vendent rien en France, ce qui les pénalise à l’exportation par rapport aux concurrents américains" (voir Fichons bien, fichons français, deuxième partie de mon enquête).

Philippe Goujon a été encore plus clair, ne cherchant même pas à cacher qu'il s'agit là d'une opération de patriotisme économique résultant d'une campagne de lobbying :

   Comme les industriels du secteur, regroupés au sein du groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques (GIXEL), l’ont souligné au cours de leur audition, l’industrie française est particulièrement performante en la matière : les principales entreprises mondiales du secteur sont françaises, dont 3 des 5 leaders mondiaux des technologies de la carte à puce, emploient plusieurs dizaines de milliers de salariés très qualifiés et réalisent 90 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation.

   Dans ce contexte, le choix de la France d’une carte nationale d’identité électronique serait un signal fort en faveur de notre industrie.

MaJ : l'AFP indique que les versions adoptées par le Sénat et l'Assemblée n'étant pas analogues, il faudra que soit désignée une commission mixte paritaire (CMP) pour établir un texte de compromis. Celle-ci ne sera probablement désignée qu'au cours de la prochaine session parlementaire, à la rentrée.

Quand le GIXEL proposait de ficher les enfants dès l'école maternelle pour leur "faire accepter les technologies de surveillance et de contrôle"

Le GIXEL s'était déjà fait connaître, en 2004, pour avoir proposé de "faire accepter la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles", hélas "souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles" par des opérations soutenues par les pouvoirs publics et accompagnées d'"un effort de convivialité d'une reconnaissance de la personne et de l’apport de fonctionnalités attrayantes" :

   - Éducation dès l’école maternelle, les enfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l’école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ou leurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants.

   - Introduction dans des biens de consommation, de confort ou des jeux : téléphone portable, ordinateur, voiture, domotique, jeux vidéo

   - Développer les services « cardless » à la banque, au supermarché, dans les transports, pour l’accès Internet, ...

   La même approche ne peut pas être prise pour faire accepter les technologies de surveillance et de contrôle, il faudra probablement recourir à la persuasion et à la réglementation en démontrant l’apport de ces technologies à la sérénité des populations et en minimisant la gène occasionnée. Là encore, l’électronique et l’informatique peuvent contribuer largement à cette tâche".

Un tel "effort de convivialité" avait alors valu au GIXEL de remporter un prix Novlang aux Big Brother Awards.

GB: le ministère de l'immigration fait un autodafé des cartes d'identité

A contrario, et afin de "démontrer l'engagement du gouvernement à restaurer les libertés civiles", Damian Green, le ministre de l'immigration britannique, a de son côté officiellement enterré le projet de doter les Britanniques d'une carte d'identité :

   "Il est important que le peuple aie confiance dans la façon qu'a l'État de détenir et d'utiliser des données à caractère personnel, et il est important que le gouvernement fasse confiance au bon sens et au sens des responsabilités du peuple.

   Et ce n'est que le premier pas du processus que nous entamons afin de restaurer et maintenir nos libertés."

Et pour être sûr d'être bien entendu, le ministère de l'immigration a détruit, le 10 février dernier, quelques 500 disques durs et 100 bandes de sauvegarde contenant les données personnelles des 15 000 personnes ayant accepté de se porter volontaires pour être dotées de cartes d'identité, avant d'en publier les photos sur Flickr, et la vidéo sur YouTube :

Pour son tout premier discours, en mai 2010, Nick Clegg, Vice-Premier ministre libéral-démocrate du gouvernement conservateur britannique, avait en effet annoncé un "big bang" politique, visant "la liberté du plus grand nombre, et non pas le privilège de quelques-uns", afin de "rendre le pouvoir au peuple". Objectif : enterrer la société de surveillance et enrayer le "Database State" (l'État-base de données), incarné par les dérives sécuritaires du précédent gouvernement labour (de "gauche") :

   "Il est scandaleux que les gens respectueux des lois soient régulièrement traitées comme si elles avaient quelque chose à cacher."

Résultat : du projet avorté de carte d'identité britannique, il ne reste plus que ça :

Shredded bits of the database

La Hollande, l'autre pays du contre-fichage

Le gouvernement néerlandais, lui, avait annoncé, en avril dernier, qu'il allait effacer toutes les empreintes digitales des 6 millions de détenteurs de passeports biométriques, et il vient d'annoncer qu'à compter de ce mois de juillet, les empreintes digitales ne seront plus stockées, et qu'il donnait aux responsables jusqu'à la fin août pour trouver une solution afin de détruire la base de données.

Une étude avait en effet démontré le peu de fiabilité de la biométrie tel que déployée, aux Pays-Bas (par la société Morpho, celle qui, en France, a aussi emporté le marché du passeport biométrique -voir Morpho, n°1 mondial de l'empreinte digitale, troisième partie de mon enquête) : sur les 448 demandes de passeports biométriques étudiées, 55 personnes n'avaient pu faire reconnaître qu'une seule des deux empreintes de doigts qu'ils devaient entrer dans la base de donnée, et 42 personnes aucune de leurs empreintes... Autrement dit : 21% des personnes ne pouvaient pas être reconnues par leurs empreintes digitales…

Le problème ne vient pas forcément des algorithmes de Morpho, qui sont considérés comme les meilleurs pour ce qui est des empreintes digitales par l’Institut National des Standards et Technologies américain (NIST)…: nombreux sont ceux, notamment ouvriers manuels, ou personnes âgées, dont les empreintes sont trop abîmées pour être identifiables (voir aussi ces réfugiés aux doigts brûlés pour ne pas, précisément, être identifiés par leurs empreintes).

Alors que nombreux sont ceux qui craignent de voir l'arrivée de la reconnaissance faciale sur Facebook, Google et autres services et réseaux sociaux, il est tout de même étonnant qu'aucun des députés et sénateurs qui se sont à ce jour prononcés sur ce texte n'aient soulignél e risque que ce "fichier des gens honnêtes" puisse être utilisé pour identifier des gens à partir, non seulement de leurs empreintes digitales, mais également de leurs photos… Morpho est également considéré comme le n°1 de la reconnaissance de l'iris et faciale par le NIST...

NB : comme le rappelle très opportunément Pierrick en commentaire de mon enquête sur OWNI.fr, si on vous demande de justifier de votre identité, voilà ce qu’il vous faut savoir :

La carte d’identité n’est pas un document obligatoire. L’identité peut être justifiée par un autre titre (passeport ou permis de conduire), une autre pièce (document d’état civil indiquant la filiation, livret militaire, carte d’électeur ou de sécurité sociale), voire un témoignage.

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Des agents plus si secrets

Alors que la principale agence de renseignements du pays – objet de scandales en série – s'apprête à être démantelée, ses agents ont commencé à vendre la base de données des services secrets. Avec les conséquences que l'on imagine.

23.09.2011 | Semana

Le démantèlement annoncé du Département administratif de sécurité (DAS, les services secrets colombiens) risque d’être bien plus brusque que prévu. Après le scandale des écoutes téléphoniques qui, depuis deux ans, a mis sous le feu des critiques cette agence de renseignements au service exclusif du palais de Nariño [la présidence], puis la condamnation à vingt-cinq ans de prison [le 17 septembre] de l’ancien directeur Jorge Noguera [déclaré coupable d'avoir entretenu des liens avec les groupes paramilitaires et d'être responsable de l'assassinat d'un universitaire] qui aurait dû signer le dernier acte de toute cette affaire, voilà qu’un nouveau scandale éclate, et pas des moindres.

La chose la plus grave qui puisse arriver à un service de renseignements, c’est de perdre les informations contenues dans sa base de données et de voir divulgués le nom de ses agents secrets et les missions qui leur sont assignées. Et c’est encore pire si ces informations tombent dans les mains "ennemies". Or c’est exactement ce qui est en train de se passer en Colombie. L’identité des agents du DAS, leur nom, leur métier d’emprunt, les missions qui leur étaient confiées, les cibles qu’ils espionnaient, les noms de leurs informateurs ainsi que de leurs sources régulières d’information sont aujourd’hui aux mains de particuliers, de groupes illégaux ou peu scrupuleux. D’après notre enquête, une partie de ces archives a même été récupérée par la bande du narcotrafiquant Daniel Barrera, dit "le cinglé", et par un gouvernement étranger qui ces dernières années entretenait des relations houleuses avec la Colombie.

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http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/La-CIA-se-militarise-mais-risque-d-y-perdre-son--me-22892075

La CIA se militarise mais risque d'y perdre son âmeLa CIA se militarise mais risque d'y perdre son âme

En se focalisant sur la traque et l'élimination des terroristes, la CIA s'est militarisée, quitte à brouiller les lignes avec les missions dévolues à l'armée, mais elle risque de perdre de vue ses traditionnelles missions d'espionnage.

Le raid mené début mai contre Oussama Ben Laden en a été l'expression: des forces spéciales de la Marine ont mené à bien l'assaut mais l'opération elle-même a été conduite sous le contrôle de la puissante agence de renseignement, dont la mission première est pourtant de recueillir et d'analyser des informations pour le gouvernement américain.

«Le prédécesseur de la CIA pendant la Seconde guerre mondiale, l'OSS, se concentrait sur les opérations paramilitaires et essayait de semer le chaos derrière les lignes ennemies. La CIA n'a depuis jamais perdu cette activité», souligne Richard Kohn, professeur à l'université de Caroline du Nord.

Mais les actions du service clandestin ont changé de dimension depuis le 11-Septembre: l'Agence mène une traque mondiale aux terroristes, les capture ou les élimine.

Au Pakistan, les drones, bien que pilotés depuis les Etats-Unis par des militaires de l'armée de l'Air, sont dirigés par la CIA. En Afghanistan, elle a même mis sur pied une armée de 3000 Afghans pour pourchasser les insurgés.

«La CIA n'a jamais autant ressemblé à son ancêtre l'OSS qu'en ce moment», confie à l'AFP Michael Hayden, directeur de l'Agence de 2006 à 2009.

Activité «intensément opérationnelle»

Les différences culturelles entre le Pentagone et la CIA se sont estompées, «grâce notamment aux nombreux analystes de la CIA en Irak qui ont favorisé l'émergence d'une culture commune», écrit le chercheur Raphaël Ramos dans un article du Centre européen de recherche stratégique (ESISC).

L'activité de la CIA est devenue «intensément opérationnelle» depuis le début de la «guerre contre le terrorisme», juge pour sa part un ancien responsable du renseignement américain. «A cause de la nature particulière de cette guerre, l'action clandestine consomme une part historiquement importante de l'énergie de l'Agence», explique-t-il.

Pour lui, dans la lutte contre Al-Qaïda, la mue de la CIA est une réussite: «Nous tuons les gens plus vite qu'ils ne peuvent les remplacer».

De son côté le commandement des opérations spéciales du Pentagone (JSOC) a institutionnalisé sa collaboration avec les agents de Langley. Ce n'est pas sans poser de problèmes légaux, selon l'Union pour les libertés civiques (ACLU). Au contraire de la CIA dont les opérations clandestines peuvent être niées par le gouvernement, les activités militaires des forces spéciales sont soumises à un cadre législatif plus contraignant.

Pour le secrétaire à la Défense Leon Panetta, cette interaction entre forces spéciales et CIA donne au président américain «une certaine flexibilité» dans l'emploi de la force.

Une agence de renseignement

Les liens sont tels que l'actuel patron du Pentagone était auparavant directeur de la CIA. Il y a été remplacé par David Petraeus, général tout juste retraité. M. Panetta a de son côté succédé au Pentagone à Robert Gates, qui a passé 27 ans à la CIA.

Pourtant le risque est d'oublier la raison d'être de la CIA, une agence de renseignement.

«Même si au niveau tactique et opérationnel nous avons vu de réels progrès et innovations, je reste inquiet à propos de la qualité de notre renseignement au niveau politique et stratégique», a déclaré Robert Gates peu avant de quitter le Pentagone fin juin.

L'ancien responsable du renseignement évoque lui le besoin de garder les «idées larges» et «le risque d'être noyé par l'action clandestine et de ne pas accorder assez d'attention à l'analyse et à l'espionnage habituels».

Pour Richard Kohn, le risque pour Washington est de ne «pas voir venir des développements cruciaux dans le monde». En se concentrant sur les terroristes mais en oubliant la population dans son ensemble, les Etats-Unis n'ont pas vu venir le printemps arabe.

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De son côté le commandement des opérations spéciales du Pentagone (JSOC) a institutionnalisé sa collaboration avec les agents de Langley. Ce n'est pas sans poser de problèmes légaux, selon l'Union pour les libertés civiques (ACLU). Au contraire de la CIA dont les opérations clandestines peuvent être niées par le gouvernement, les activités militaires des forces spéciales sont soumises à un cadre législatif plus contraignant.

Ce qui n'a jamais gêné la CIA pour que lui soient affectés des militaires, que ce soit pour former des cubains anti-castristes, des moudjahidines afghans ou piloter des drones...

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Petit post-dissertation de ma part (un peu façon tonton Tancrède ;) ).

Ca fait deux fois en deux jours que je lis des clichés erronés sur une compétition supposée entre renseignement humain et renseignement technique dans les services américains.

La principale thèse est que ces services, en particulier la CIA, auraient délaissé l’HUMINT et y reviendraient depuis le 11 septembre.

C’est faux, ou du moins, à nuancer très fortement.

1) Des coupes de budgets et d’effectifs similaires... si ce n'est pire

Une citation semblant résumer cette légende vient de Bob Woodward, qui a écrit dans Bush s’en va-t-en guerre que la CIA aurait « diminué le rôle de l’HUMINT » au profit du SIGINT  [traduction personnelle de la citation originale : « the CIA had downgraded the role of HUMINT »]. Il est évidemment difficile de quantifier ces rôles respectifs d’une manière générale, encore plus si on n’a pas d’accès aux données (la plupart d’entre elles étant classifiées). Celles qui sont publiques permettent néanmoins de jeter un regard intéressant.

En 1995, la CIA avait 800 officiers traitants, soit 25% de moins que pendant la guerre froide. Ce niveau s’est maintenu jusqu’en 1999, année où le directeur de l’agence George Tenet relança le recrutement d’officiers traitants. Le manque de ressources a touché tous les secteurs, y compris le centre contre-terroriste (CTC) et la station dédiée au problème Ben Laden : cette année-là, le CTC dût diminuer son budget de 30% - alors même que Tenet avait déclaré que la CIA était en guerre contre al-Qaïda. [steve Coll, Ghost Wars, 2004 p. 317, 455. D’après des données de Bob Woodward, il convient de signaler]

Du côté de la NSA, principale autorité en matière de SIGINT, les choses n’étaient pas très différentes. Au cours des années 1990, la NSA a perdu environ un tiers de son budget et un tiers de son personnel. [statement de Michael V. Hayden à la Joint Inquiry, 17 oct. 2002] Je n’ai pas de chiffre concernant le personnel des services SIGINT des forces armées américaines, véritables bras du système cryptologique américain dont la NSA est la tête, et qui représentent bien plus de personnel. Mais il est bon de savoir qu’au cours de la seule autre période de « dégraissage » de l’histoire de la communauté du renseignement américain, il souffrit bien plus : les effectifs du système cryptologique américain passèrent plus de 88 600 personnels en 1970 à 41 000 en 1979 (-53%), soit a priori -64% pour les services des forces armées, contre -13% pour la NSA. [Thomas R. Johnson, American Cryptology during the Cold War, Book II p. 293, Book III p. 21 et Book IV p. 271]

On a donc une diminution de personnel qui touche plus durement le SIGINT que l’HUMINT.

Les budgets de la CIA en général et de sa direction des opérations (principale autorité en matière d’HUMINT) en particulier ne sont pas disponibles. Tout ce qu’on sait, c’est que le budget du renseignement a baissé de 16% entre 1991 et 1998, et celui du département de la Défense, de 29%. [Charlie E. Allen, Intelligence Community Overview for Japanese Visitors Public Security Investigation Agency, 1998] La baisse de budget de la NSA est donc proche de celle du DoD et nettement supérieure à la baisse moyenne du renseignement américain, dont elle représente un part importante. Cela laisse supposer que la CIA a été moins touchée.

2) La question de la qualité

Ces estimations sont vagues et purement quantitatives. Se pose la question de la qualité. On pourrait en effet penser que le renseignement humain a été plus durement touché qualitativement pour diverses raisons, telle que les meilleurs officiers partant en nombre. [cf. notamment Robert Baer, La Chute de la CIA] Ce serait oublier que la NSA eut le même genre de problèmes. Elle a perdu pendant cette période des compétences critiques en gestion de programmes, ingénierie système et définitions de besoins. [Joint Inquiry p. 76]

Un autre argument est la CIA s’est vue imposer des règles plus contraignantes pour les opérations clandestines, le politiquement correct washingtonien préférant le « renseignement propre » du SIGINT, mené en toute sécurité depuis des bases en territoire ami, à l’HUMINT qui peut déboucher sur des incidents diplomatiques. Il est vrai qu’on a vu dans cette décennie des années 1990 une série de coups bas au moral des officiers traitants : ordre de considérer la Russie comme un pays ami, chasse à la taupe consécutive à l’affaire Aldrich Ames, mise à l’écart des sources « pas propres » suite à un scandale au Guatémala – y compris donc les plus susceptibles d’avoir des liens avec des régimes brutaux, des criminels internationaux ou des terroristes… Il est également vrai que si on a vu des HUMINTers provoquer des incidents gênants (expulsion de 5 officiers de la CIA de France suite à une tentative de se renseigner sur la position de Paris au GATT, détention d’attachés militaires en RPC en 1995 et 1996, etc.), la principale controverse publique sur le SIGINT (la médiatisation du réseau « Echelon ») s’est terminée en cul-de-sac : il ne viole pas de lois (bien que contraire à l’esprit de diverses constitutions et déclarations de droits de l’Homme protégeant la vie privée) et les principaux pays membres du Parlement Européen - qui a lancé la controverse - le pratiquent également.

Mais le SIGINT a fait face à d’autres contraintes. Pendant cette décennie des années 1990, le monde a connu une révolution numérique sans précédent. On a vu le nombre de téléphones portables passer de 16 millions à 741 millions, les utilisateurs d’internet de 4 millions à 361 millions. [Hayden] En outre, les communications satellites se sont éclipsées au profit de la fibre optique très difficile à mettre sur écoute, et le cryptage s’est libéralisé avec notamment la diffusion de PGP. Alors qu’à la fin des années 1990 les Européens s’inquiétaient d’un Echelon supposé omnipotent, divers journalistes a priori bien renseignés parlaient d’une NSA risquant de devenir sourde. [Le premier d’entre eux est  Seymour Hersh, The Intelligence Gap] A l’opposé, les opérations extérieures de cette décennie ont été marquées par des environnements « low-tech » pour lesquels les moyens techniques américains n’étaient pas préparés. Selon un des principaux auteurs sur l’histoire du renseignement électromagnétique américain, le renseignement humain dépassa en importance le SIGINT lors des opérations en Somalie, à Haïti et en ex-Yougoslavie.[Matthew M. Aid, The Secret Sentry, p. 202]

Autre élément, l’aversion pour les opérations clandestines touche également les opérations de SIGINT clandestin : placer un appareil d’écoute dans un lieu hostile pour intercepter un signal impossible à capter autrement, ou tenter de dérober du matériel cryptographique pour faciliter la tâche des décrypteurs entraîne autant de risques. Or ce type d’opérations est celui considéré comme le plus productif par les experts du domaine. [Déjà signalé en... 1974 par Victor Marchetti et John D. Marks, La CIA et le culte du renseignement, p. 191 ; Angelo Codevilla, Informing Statecraft, p. 124 ; Gregory F. Treverton, « Intelligence Crisis » ; Matthew M. Aid, « All Glory is Fleeting », p. 106]

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http://www.lemonde.fr/m/article/2012/01/06/clint-eastwood-face-au-mythe-hoover_1626077_1575563.html

Clint Eastwood face au mythe Hoover

Dans "J. Edgar", le réalisateur explore la face sombre de celui qui dirigea le FBI pendant 48 ans. Un homme dont la toute-puissance, raconte-t-il, a marqué son enfance. Par Samuel Blumenfeld

Même avec le recul, Clint Eastwood est encore marqué par la violence qui émane de l'assassinat de John F. Kennedy tel qu'il l'a mis en scène dans J. Edgar (sur les écrans le 11 janvier). Sans empathie pour la victime. La scène est d'autant plus choquante pour le spectateur qu'on envisage généralement ce fatidique 22 novembre 1963 comme une tragédie qui touche alors profondément tous ceux qui en ont vu les images, pas seulement le clan Kennedy. Or dans J. Edgar, la mort du président devient l'équivalent d'une note de bas de page dans un livre d'histoire. Eastwood est d'autant plus secoué par l'impact inattendu que prend cette séquence qu'il ne tenait guère à accorder de place aux Kennedy dans son film. "Tout avait été dit et écrit sur eux. Les affaires conjugales de John, celles des deux frères avec Marilyn, les relations exécrables entre Hoover et la famille Kennedy. Qu'y avait-il d'autre à rajouter ?" D'évidence, rien. Si ce n'est mettre en scène autrement la chute du clan.

Il fallait pour cela inverser les perspectives. Ne plus se préoccuper du président ou de son meurtrier présumé, Lee Harvey Oswald, pour raconter ce 22 novembre du point de vue de John Edgar Hoover, qui fut le patron du Bureau of Investigation puis du FBI de 1924 à 1972. " Un homme mystère ", résume le réalisateur, qui a rencontré plusieurs collaborateurs de Hoover pour préparer ce film. Certains en parlent avec émotion. D'autres avec infiniment plus de réserve. Tous le considèrent comme un personnage indéchiffrable. " Mais personne n'était allé au-delà de la simple biographie. Je ne voulais pas me contenter de relater ses faits d'armes. Je tenais à comprendre ce qui se passait dans sa tête " explique-t-il.

Dans sa reconstitution du 22 novembre, Eastwood montre Edgar Hoover, incarné par Leonardo Di-Caprio, apprenant par un coup de téléphone qu'un tueur isolé vient de tirer sur le président à Dallas. Le patron du FBI se dirige machinalement vers la ligne sécurisée le reliant au ministre de la justice, Robert F. Kennedy. Il annonce sèchement au frère cadet de JFK : "Le président a été abattu", et raccro-che aussitôt. Tout est signifié en quelques secondes. L'antagonisme entre Hoover et le clan Kennedy. La prépondérance du premier, en mesure, par son r-éseau d'informations, de défaire les rois. Le patron du FBI détient un pouvoir souterrain et immuable, face à un hôte de la Maison Blanche forcément de passage - de Coolidge à Nixon, Hoover a servi huit présidents américains.

201201071.0.891964300BE034384 6 - Hoover embrasse Shirley Temple en 1938. L'enfant star triomphe alors sur les écrans dans Heidi d'Allan Dwan. Photo: Bettmann/CORBIS © Bettmann/CORBIS/Bettmann/CORBIS

Dans la réalité, J. Edgar Hoover s'est un petit peu moins précipité que dans le film d'Eastwood. Il y avait une agressivité, voire un soulagement quand il transmit la terrible nouvelle. Mais pas cette cruauté. Ce 22 novembre, Hoover rentra chez lui et regarda la télévision. Le lendemain, un samedi, il se rendit comme chaque week-end sur les champs de courses de Pimlico, à Baltimore, en compagnie de son inséparable numéro deux, Clyde Tolson, à la fois homme de confiance, indéfectible alter ego, et peut-être amant. Il passa une partie de sa journée à c-oordonner, depuis un bureau prêté par le champ de courses, l'enquête sur la mort de Kennedy et l'interrogatoire mené sur un c-ertain Lee Harvey Oswald. Puis, poursuivit, comme d'habitude, ses paris.

201201071.0.89152970297274153 5 - John Edgar Hoover et le journaliste Walter Winchell lors du réveillon du 1er janvier 1937. Le patron du FBI cultivait ses relations dans les médias. Photo: NY Daily News/Getty Images NY Daily News via Getty Images/New York Daily News Archive

"Cet épisode me tenait vraiment à coeur, insiste Eastwood. J'ai demandé à mon scénariste, Dustin Lance Black, de rassembler tous les détails qu'il était possible de retrouver. Hoover pouvait-il être à ce point cruel ? D'une telle sécheresse ? C'est pour cela que je montre Leonardo DiCaprio de dos à ce moment, comme s'il signifiait son mépris au spectateur." En préparant cette scène, Eastwood avait pensé à la célèbre séquence de L'Ennemi public de William Wellman où James Cagney écrase avec délectation un demi-pamplemousse sur le visage de sa compagne.

C'est après avoir découvert L'Ennemi public, puis Scarface de Howard Hawks et Little Caesar de M-ervyn LeRoy, ces films de gangsters en vogue au d-ébut des années 1930 (pour la plupart produits par Warner Bros, le studio avec lequel Eastwood travaille depuis le milieu des années 1970), que Hoover a réalisé qu'il lui fallait gagner la guerre des images pour imposer le tout nouveau FBI, créé en 1935 à partir du Bureau of Investigation. Dans le film d'Eastwood, Leonardo DiCaprio découvre au cinéma la bande-annonce de L'Ennemi public au m-ilieu d'un public surexcité. Sur l'écran, le visage halluciné de James Cagney frappe le jeune directeur du Bureau. Dès 1935, dans G Men de William Keighley, James Cagney incarnera un jeune agent fédéral. C'est un tournant : les jeunes Américains s'identifient désormais au défenseur de l'ordre, et non plus au gangster.

201201071.0.89152968697264803 Photo: NY Daily News/Getty Images NY Daily News via Getty Images/New York Daily News Archive

"C'est à cette époque, au tout début des années 1940, se souvient Clint Eastwood (né en 1930), que nous avons commencé à prendre conscience de l'importance qu'il avait acquise. Mes parents, d'autres adultes autour de moi, ne parlaient que de Hoover, au moins autant que des procès en paternité d'Errol Flynn. Et il y avait ce feuilleton radiophonique, FBI in Peace and War ("Le FBI dans la paix et dans la guerre") que nous écoutions tous. " A partir de 1935, quand sa photo paraît en couverture de Time (cela se reproduira trois fois au cours de sa carrière), J. Edgar Hoover devient une icône. Une enquête menée en 1936 auprès de 11 000 écoliers conclut que Hoover est alors pour eux la deuxiè-me personne la plus populaire du pays, juste derrière un dessinateur de bandes dessinées R-obert Ripley. Le président Franklin Roosevelt n'arrive qu'en septième position.

Edgar Hoover n'aura de cesse de cultiver son image pour contrôler de manière toujours plus efficace son organisation. Il entretenait soigneusement ses liens avec Jack Warner. Quand le patron de Warner Bros prenait l'avion, des agents du FBI l'escortaient dans l'aéroport et facilitaient ses déplacements. L'acteur James Stewart, qui tint le rôle d'une nouvelle recrue du FBI dans un film produit par la Warner, The FBI Story (1959), eut droit à un traitement comparable. La série télévisée " The FBI ", diffusée à partir de 1965, était suivie avec attention. Hoover et son numéro deux Clyde Tolson lisaient les scénarios de chaque épisode et un agent du FBI assistait aux tournages.

En retrouvant les bandes dessinées consacrées au patron du FBI et à ses hommes, ou en relisant les feuilletons relatant les exploits de Hoover, Eastwood a été surpris de découvrir à la fois " un flic de pacotille " et " un homme politique exceptionnel ". Il savait se faire photographier en compagnie des stars holly-woodiennes, Shirley Temple, Dorothy Lamour, G-inger Rogers, et faire taire les journalistes trop critiques. Le film montre comment Hoover était passé maître dans l'art de se faire passer pour l'homme qu'il n'était pas. Il laissa croire qu'il avait arrêté en personne plusieurs criminels de renom, John D-illinger, Alvin Karpis et " Machine Gun " Kelly, dans les années 1930. Or on sait aujourd'hui que, s'il avait bien orchestré ces arrestations, Hoover ne s'est jamais trouvé sur le terrain. C'est un autre agent du FBI, Melvin Purvis, (Christian Bale l'incarne au c-inéma dans Public Ennemies de Michael Mann) qui a arrêté John Dillinger, ce qui lui valut de devenir célèbre. Une reconnaissance dont prit ombrage son supérieur. Hoover trouva en 1938 un prétexte pour le renvoyer du Bureau. " Melvin Purvis n'a jamais eu le moindre mot de ressentiment à l'égard de Hoover, s'étonne Eastwood. C'est quand même fascinant. Plus étonnant encore, lorsque Purvis s'est suicidé, Hoover n'en a jamais parlé, aucun regret, rien. "

201201071.0.890882057JED01572 1- Armie Hammer (dans le rôle de Clyde Tolson), Leonardo DiCaprio (John Edgar Hoover) et Judi Dench (Annie Hoover) dans une scène du film J. Edgar de Clint Eastwood, sur les écrans le 11 janvier. Photo: Keith Bernstein/ Warner Bros. Entertainment Inc. 2011 DR

Hoover était un animal politique hors du commun. Mais lorsque Eastwood prend la mesure de ce talent, c'est du point de vue d'un metteur en scène et d'un acteur, pas d'un historien. Sur un enregistrement audio découvert par le réalisateur mettant Hoover aux prises avec Richard Nixon, Eastwood est frappé par la manière dont le patron du FBI donne son avis sur tout et exerce son ascendant sur le président. " C'est très impressionnant, note-t-il, admiratif. Cela montre l'idée que se faisait Hoover de son pouvoir. Il se comporte comme un roi ; il s'adresse au président comme on parle à un sujet. Il avait une intensité inhabituelle dans sa voix, qui donne l'impression qu'en plus de mener les débats, il calme son interlocuteur. "Son pouvoir, Hoover le tenait aussi des fameuses écoutes, enquêtes, enregistrements, qu'il faisait r-éaliser sur tout le personnel politique, depuis le parlementaire jusqu'au président, et qu'il mettait à jour et classait scrupuleusement. " Ces dossiers ont été détruits par Helen Gandy, la secrétaire de Hoover, juste après sa mort, raconte Eastwood. Que contenaient-ils ? On ne le saura jamais. Contenaient-ils seulement quelque chose ? J'aime bien l'idée que tout son pouvoir reposait peut-être sur du vent. "Hoover était aussi fier de son système d'archivage que de la création d'une banque centrale d'empreintes digitales pour faciliter la recherche des criminels, véritable révolution dans la lutte contre le crime. Un classement kafkaïen, mystérieux et inintelligible, volontairement labyrinthique, dans lequel il était le seul à se retrouver, avec des dossiers intitulés " Obscène ", " Pervers sexuels ", " Personnel et confidentiel " ou encore, le plus baroque de tous : " Ne pas classer ".

Dans les centaines de photos de Hoover et de tous ceux côtoyés par le patron du FBI, compilées par East-wood dans d'énormes classeurs, on voit les images qui l'ont inspiré pour son film. Se détache une série publiée par Life. Dans le magazine, J. E-dgar Hoover pointe le doigt sur une gigantesque carte des Etats-Unis dont les principales villes sont punaisées par un drapeau, signe évident de la gigantesque toile d'araignée tissée par le patron du FBI. " Il jouait aux échecs avec cette carte ", estime East-wood. Sur un autre cliché, le plus impressionnant peut-être, Hoover est assis, une mappemonde à ses pieds, dans un lien de sujétion qui en dit long sur la manière dont il envisageait sa tâche. Jeune patron du FBI, Hoover avait détesté L'Enfer est à lui et S-carface, deux films auxquels il reprochait de donner une vision héroïque du gangster. Dans L'Enfer est à lui, James Cagney répétait à sa mère qu'il se trouvait sur le toit du monde, tandis que le Paul Muni de Scarface, regardait un ballon dirigeable où était inscrit en signe de devise : " Le monde est à toi. " Hoover leur disputait cette emprise sur le monde. Il les a finalement surpassés.

Hoover contrôlait son univers depuis les quartiers généraux du FBI à Washington. C'est d'ailleurs la principale perspective offerte dans J. Edgar : un b-ureau d'où il observe le monde et regarde les présidents passer. Un royaume miniature, en autarcie, fonctionnant selon ses propres règles. " Hoover se montrait strict sur les costumes de ses employés, leur vie maritale, leur consommation d'alcool. Ils devaient en outre tous être diplômés en droit. Il agissait en metteur en scène dans son univers, attentif à chaque détail. Avec les excentricités qui l'accompagnent. Par exemple, il ne tolérait pas les gens aux mains moites. "D'autres détails émergèrent après la mort du patron. Ce dernier interdisait les pauses café. Lettres et mémos devaient être rédigés de manière uniforme, dans un respect des marges et des interlignes fixés au millimètre par le patron. Il ne supportait pas non plus la contradiction. " Qu'il neige ou qu'il vente, si Hoover estime que c'est une journée ensoleillée, racontait Sam Noisette, le réceptionniste du FBI, il n'y a rien d'autre à ajouter si ce n'est dire que le soleil brille. " D'autres excentricités se manifestaient, rapprochant Hoover d'un personnage à la Howard Hughes. Après un accident de voiture, survenu alors qu'il tournait à gauche, Hoover demandait au chauffeur de sa Cadillac de systématiquement se diriger vers la droite, au risque de rendre compliqué le t-rajet le plus simple.

Le monde de Hoover tournait dans un périmètre réduit. D'abord ses bureaux. Puis sa maison. Enfin, le restaurant du Mayflower Hotel, où il déjeunait chaque jour avec Clyde Tolson, et Harvey's, au 1 100 Connecticut Avenue, où il dînait tous les - soirs, toujours en compagnie de son numéro deux. H-oover mangeait invariablement la même chose, un hamburger puis une glace à la vanille, parfois de la soupe à la tortue et des huîtres, et repartait avec des sandwiches au jambon pour ses chiens. Il s'asseyait systématiquement dos au mur, Clyde Tolson en face de la porte, de manière à voir qui arrivait.

Il ne fallut pas longtemps pour que les rumeurs d'homosexualité se développent autour du couple Hoover-Tolson. Deux scènes de J. Edgar, évoquent le sujet. Dans l'une, Armie Hammer, le comédien incarnant Clyde Tolson, embrasse Leonardo Di-Caprio. Dans l'autre, ce dernier enfile la robe de sa mère - selon l'un des bruits circulant autour du p-atron du FBI, il aimait s'habiller en femme. De fait, les rumeurs circulaient à l'intérieur du FBI. Des agents parlaient entre eux de " J. Edna " et " Maman Tolson ". L'écrivain Truman Capote, lui-même homosexuel, assurait à un rédacteur en chef d'un magazine que Hoover et Tolson faisaient p-artie de la même confrérie que lui. Il songea à leur consacrer une longue enquête mais n'alla jamais au-delà d'un titre, Johnny and Clyde.

201201071.0.893003618Eastwood1 Photo: Martin Schoeller/August-Agence A DR

Pour le scénariste de J. Edgar, Dustin Lance Black, l'homosexualité du patron du FBI ne fait guère de doute. " D'anciens agents estimaient n'avoir aucune idée là-dessus. D'autres, conscients que leur patron n'était pas un homme à femmes, répondaient pudiquement : "Hoover était marié au FBI." Il faut remettre les choses dans leur contexte. Hoover prenait soin de se débarrasser des agents du FBI soupçonnés d'homosexualité. Dans une administration pareille, bien avant la révolution des années 1960, il était impensable d'afficher sa différence sexuelle. Hoover ne pouvait pas sortir du placard. "

Eastwood a préféré tracer un immense point d'interrogation sur l'orientation sexuelle de son personnage. Quand on découvre les photos de son compagnon prises par Hoover, sur lesquelles s'est appuyé le metteur en scène - Clyde Tolson e-ndormi, en robe de chambre, ou torse nu au bord de la piscine -, on découvre une intimité évidente. " L'amour et le sexe sont deux choses différentes. Hoover avait d'évidence une grande estime pour Tolson, il m'apparaissait superficiel d'envisager leur relation comme seulement homosexuelle, à supposer qu'elle l'ait été. "

L'univers de J. Edgar Hoover s'organisait avec peu de monde. Deux personnes, concrètement : sa secrétaire, Helen Gandy, et Clyde Tolson. Dans une structure qui rappelle les microcosmes, souvent situés en marge de la société, à l'intérieur desquels les personnages des films d'Eastwood s'épanouissent et vivent leur différence, que ce soit les membres du cirque de Bronco Billy, les marginaux de Josey Wales hors-la-loi, ou les soldats de -Mémoires de nos pères. " Hoover fonctionnait avec des personnes de confiance. Sa mère, avec laquelle il habitait, et Helen Gandy firent partie du premier cercle. A la mort de sa mère, Tolson entre dans ce cercle, explique Eastwood. Helen G-andy est une légende au FBI. Son patron actuel, R-obert Mueller, m'a avoué ne rien connaître d'elle, sauf une chose : elle -assurait l'intendance de manière i-ncroyable. Quand on y pense, à la mort de Hoover, Tolson et Helen Gandy n'ont pratiquement pas parlé. Ils auraient pu écrire un livre de Mémoi-res, et toucher des millions de dollars. Ils ne l'ont jamais fait. La loyauté était la clé de l'univers de Hoover, avec le sens aigu du secret qui l'accompagne, et c'est bien la seule chose dont je sois -certain à son sujet. "

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Certains disent qu'en fait Hoover, du fait de son homosexualité, subissait lui-même un chantage de la police et était en fait manipulé et tenu en laisse.

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je découvre un peu plus le personnage et au vu de se qui en est dit ,j'étais resté sur le personnage connu et pas sur l'envers de se personnage .

s'est connu qu'à des périodes ou le fait d'être Homo sa ne le faisait pas ,des gens d'importance qui était homo était parfois encore plus vindicatif envers les homos ...

qu'il est évité d'avoir des agents gay ,sa ne prouve pas qu'il n'était pas homo ,peut-être qu'il avait peur de lui même et qu'une petite aventure avec un jeune agent sa aurait pu causer problème .

la tentation quoi  =)

et puis quid de la réaction de son adjoint ,si un coup de canif dans le contrat arrivé ?

il avait tout se qu'il avait besoin ,le poste ,du pouvoir avec juste l'entourage au minimum pour tenir dans la durée .

que la secrétaire soit resté fidèle ,s'est pas étonnant ,sa existe la fidélité au patron (j'ai pas dit que s'était courant  :lol: ,mais sa existe ) surtout à se niveau ou on arrive à un niveau de confiance si élevé .

elle avait son job ,une sécurité assuré pour sa carrière et elle aimé le chef d'une manière je dirais fidèle .sa devait pas être courant une telle responsabilité pour une femme à l'époque ,enfin au FBI .

enfin voilà mon poste de psychologie de bazar ,mais mine de rien ,sa fait pensé à l'époque des Rois je dirais  :lol:

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En même temps, son homosexualité ne peut être que supposée, on n'a aucun témoignage ou élément certain à ce sujet. Quant à l'idée qu'un chantage aurait pu être exercé par ce moyen, autant que je sache ca part d'un livre romancé (Marc Dugain). Helen Gandy ne s'est jamais mariée non plus, mais ca bizarrement tout le monde s'en fout.

Un autre personnage du genre qui intrigue pas mal de monde par sa complexité est James J. Angleton, longtemps chef du contre-espionnage de la CIA. Il apparaît notamment dans le roman et la série télé La Compagnie.

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Et depuis sa mort, les politicitiens US ont tout fait pour qu'aucun directeur du FBI n'ai autant de pouvoir et qu'il reste sous la tutelle du ministre de la justice.

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En même temps, son homosexualité ne peut être que supposée, on n'a aucun témoignage ou élément certain à ce sujet. Quant à l'idée qu'un chantage aurait pu être exercé par ce moyen, autant que je sache ca part d'un livre romancé (Marc Dugain). Helen Gandy ne s'est jamais mariée non plus, mais ca bizarrement tout le monde s'en fout.

Un autre personnage du genre qui intrigue pas mal de monde par sa complexité est James J. Angleton, longtemps chef du contre-espionnage de la CIA. Il apparaît notamment dans le roman et la série télé La Compagnie.

je ne fais que des déductions d'amateur  ;)

ben pour Helen Gandy ,sa existe aussi des femmes qui disons ont axé leur vie avec le job ,et qui ont complètement zappé le fait d'avoir une vie amoureuse .ceci expliquerait cela  =)

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On pourrait tout aussi bien imaginer alors des relations entre Edgar et Helen, non ? Un patron qui couche avec sa secrétaire, on peut pas dire que ce soit de l'inédit :lol:

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On pourrait tout aussi bien imaginer alors des relations entre Edgar et Helen, non ? Un patron qui couche avec sa secrétaire, on peut pas dire que ce soit de l'inédit :lol:

certes mais si on va plus loin dans nos investigations ,on va partir dans le scabreux à trois  :lol: :lol:

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Hoover a aussi saboté l'enquête sur l'assassinat de Kennedy. Je ne sais pas du tout pour qui ou quoi ce bonhomme roulait : la mafia, une puissance étrangère, des intérêts américains occultes, sa propre pomme,...

Sinon deux livres que j'ai achetés et que je conseille :

Des Tsars à Poutine détruit un peu le mythe du KGB infaillible avec notamment pas mal de ses bourdes, petites combines, opérations ratées, etc. En fait après Enormoz les succès du KGB se feront de plus en plus rares.

Image IPB

Un enquête sur le nouveau FSB et quelques opérations emblématiques : assassinats ciblés au Qatar, infiltration de l'opposition politique,... On y découvre aussi le fonctionnement du FSB au quotidiens : comment les agents sonr rémunérés, les privilèges accordés à ses cadres,...

Image IPB

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On pourrait tout aussi bien imaginer alors des relations entre Edgar et Helen, non ? Un patron qui couche avec sa secrétaire, on peut pas dire que ce soit de l'inédit :lol:

Par exemple. Là où je voulais en venir, c'est que tout le monde tourne autour de la rumeur d'homosexualité de Hoover en négligeant qu'on n'a guère d'éléments, et que les possiblités sont nombreuses.

Hoover a aussi saboté l'enquête sur l'assassinat de Kennedy. Je ne sais pas du tout pour qui ou quoi ce bonhomme roulait : la mafia, une puissance étrangère, des intérêts américains occultes, sa propre pomme,...

Saboté ? L'enquête du HSCA dix ans plus tard, menée dans un contexte hostile à l'enquête précédente (commission Warren), a confirmé la plupart des conclusions précédentes, y compris les trois tirs d'Oswald.

La différence a été une analyse d'un enregistrement d'un micro de la police qui semblait laisser entendre un 4ème tir (ce qui a conduit le HSCA a conclure à la présence de deux tireurs, donc d'une conspiration d'au moins deux personnes), mais par la suite beaucoup de doutes sont apparus sur la validité de l'enregistrement.

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Impossible qu'Oswald ait tiré trois fois et fait mouche à chaque coup : aucun tireur d'élite de la police n'a jamais pu reproduire son tir.

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