Philippe Top-Force

Exportation d'armement

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-20090907]http://www.lesechos.fr/info/aero/020124509397.htm?xtor=EPR-1085-[aeronautique]-20090907

Compte tenu des prises de commandes enregistrées depuis janvier, Paris devrait dépasser les 7 milliards d'euros d'exportations cette année. Dont près de 5 milliards pour le contrat des sous-marins brésiliens officialisé aujourd'hui.

Avec l'annonce officielle aujourd'hui de la finalisation des contrats de sous-marins au Brésil, la France peut sans grand risque tabler sur un très bon millésime 2009 en ma­tières d'exportations d'armement. La mise en oeuvre de l'accord - c'est-à-dire le premier paiement - est attendu d'ici à fin oc­tobre. C'est cette étape qui conditionne sa prise en compte dans les statistiques.

A fin juin, les prises de commandes de matériel militaire s'élevaient déjà à 2,2 milliards d'euros, selon des proches du dossier. Si l'on ajoute les 4,8 milliards de part française du contrat brésilien, on dépasse les 7 milliards. Soit 400 millions de plus que le chiffre total atteint l'année dernière (6,6 milliards d'euros), qui marquait déjà un net rebond par rapport aux années précédentes. Et si d'aventure un premier contrat Rafale était signé avant la fin 2009 - c'est l'objectif résolu de Paris -, l'addition grimperait de plusieurs milliards. Mais, là encore, à condition que le premier acompte intervienne d'ici au 31 décembre.

L'objectif des pouvoirs publics est d'arriver à exporter chaque année pour 10 milliards d'euros d'armes, l'équivalent de la commande nationale. Ce qui permettrait à la France de regagner une partie du terrain perdu, notamment face aux Israéliens, depuis la fin des années 1990.

Signe positif pour le Rafale

En attendant, à Paris, les déclarations du président Lula au sujet du Rafale ne sont évidemment pas passées inaperçues. En affirmant que la France bénéficiait d'un « avantage compétitif exceptionnel » grâce à sa « plus grande flexibilité en matière de transfert de technologies », le chef de l'Etat brésilien a laissé poindre sa préférence pour l'avion de chasse de Dassault, opposé au F-18 de Boeing et au Gripen de nouvelle génération de Saab, pour la vente de 36 appareils (« Les Echos » du 4 septembre). « Nous avons noté avec intérêt les propos cryptés, mais positifs », expliquait-t-on vendredi de source proche de l'Elysée, tout en affirmant ne pas savoir quand les Brésiliens annonceront le vainqueur de la compétition. S'il l'a remportait, l'avionneur français pourrait ­signer un contrat d'un peu plus de 4 milliards d'euros (hors ­armement).

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-09-07/armement-l-amerique-latine-un-fidele-client-de-l-europe/916/0/375007

En matière d'armement, l'Amérique du Sud a depuis longtemps cessé d'être le pré carré des Etats-Unis, au profit notamment de l'Europe, comme l'a encore illustré lundi le choix du Brésil de négocier le renouvellement de sa flotte de chasse avec le français Dassault. Le Rafale a coiffé sur le fil ses concurrents suédois (le Gripen de Saab) et surtout américain (le F18 de Boeing) pour un contrat estimé par l'Elysée à "5 milliards d'euros au minimum".

Cette préférence européenne est loin d'être une nouveauté en Amérique du Sud, malgré l'influence des Etats-Unis dans la région, qui s'est notamment traduite par plusieurs interventions militaires. Au Chili, "la coopération remonte au début du XXe siècle", a expliqué à l'AFP Guillermo Patillo, spécialiste des questions de défense. L'armée chilienne avait choisi des fournisseurs européens "pour des questions de proximité culturelle et en raison de la plus grande stabilité de l'approvisionnement", a-t-il ajouté. Côté américain, existait en effet le risque d'un embargo.

À plusieurs reprises, Washington a interdit à ses compagnies d'armement de faire affaire avec des pays jugés infréquentables. Ce fut notamment le cas sous la présidence de Jimmy Carter (1976-1980), qui avait mis en place un embargo sur les ventes de matériel militaire aux dictatures sud-américaines. Du coup, l'Argentine a réactivé sa filière européenne, initiée dès la fin du XIXe siècle, pour lutter contre "l'hégémonie de Washington dans la région", selon Rosendo Fraga, spécialiste argentin des questions d'armement. Et c'est avec des Super-Etendard français (Dassault), équipés de missiles Exocet, que son aviation coula le destroyer britannique Sheffield lors de la Guerre des Malouines en 1982.

Plus récemment, un autre président américain, George W. Bush, a décrété un nouvel embargo sur les ventes d'armes à l'encontre du Venezuela de Hugo Chavez, car il lui reprochait de ne pas collaborer suffisamment à la lutte contre le terrorisme. Le dirigeant socialiste s'est alors tourné vers la Chine, le Belarus et surtout la Russie, à qui il a acheté 24 avions de chasse Sukhoï, 50 hélicoptères de combat ou encore des lance-missiles. Au total, Caracas et Moscou ont signé pour 4,4 milliards de dollars de contrats d'armemement entre 2005 et 2007 et Hugo Chavez doit en signer un nouveau la semaine prochaine à l'occasion d'une visite en Russie. Bien avant lui, le Pérou avait déjà fait affaire avec Moscou.

Sous le régime militaire de gauche du général Juan Velasco (1968-1975), Lima acheta ainsi une douzaine de chasseurs bombardiers Sukhoï-22 à l'Union soviétique. Même la Colombie, principal allié des Etats-Unis dans la région, a diversifié son armemement. En plus de 15 hélicoptères américains Black Hawk, son armée de l'air doit ainsi recevoir 5 MI-17 russes cette année et elle utilise également des Dagger israéliens ou des Tucanos brésiliens. Dans le cadre d'un plan de renouvellement de son équipement militaire de quelque 4 milliards de dollars, Bogota fera aussi appel à des experts français et allemands pour moderniser des frégates et sous-marins.

Les deux pays ont également décroché plusieurs contrats au Chili, qui remplace aussi une partie de ses appareils, et avant de choisir le Rafale, le Brésil avait déjà commandé à Paris cinq sous-marins d'attaque Scorpène et 50 hélicoptères de transport EC-725, pour un montant de 6,7 milliards d'euros. Les Européens sont ainsi parmi les premiers bénéficiaires de l'explosion des dépenses d'armement dans la région. Elles ont augmenté de 50% entre 1999 et 2008, selon l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri), référence en matière d'armes et de conflits dans le monde.

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Surprenante étude du Congrès US.

http://www.latribune.fr/entreprises/industrie/aeronautique-defense/20090907trib000418963/les-etats-unis-toujours-premier-vendeur-d-armes-au-monde.html

Une étude du Congrès américain confirme la place de leader des Etats-Unis sur le marché de l'armement. En 2008, les signatures de contrats d'armement représentaient 37,8 milliards de dollars, soit 68,4% du marché mondial.

Avec 37,8 milliards de dollars (26,4 milliards d'euros) de contrats signés en 2008, les Etats-Unis confirment leur place de leader mondial sur le marché de l'armement, loin devant le deuxième vendeur mondial, l'Italie, qui totalise 3,7 milliards de dollars de montant de contrats d'armement. La Russie prend la troisième place avec 3,5 milliards de dollars, conte 10,8 milliards en 2007. Une étude du Congrès dévoilée par le New York Times révèle que les Etats-Unis contrôlent 68,4% du marché mondial.

Dans un contexte de baisse des dépenses d'armement, les Etats-Unis sont parvenus à augmenter significativement leur chiffre d'affaires. En 2008, le marché mondial représentait 55,2 milliards de dollars, en baisse de 7,6% par rapport à 2007, mais le montant total des contrats signés par les Etats-Unis, eux, a bondi de près de 50%!

Selon ce rapport, cette forte progression s'explique par une augmentation de la demande au Proche-Orient et en Asie., ainsi qu'à la poursuite de contrats de service d'équipement et de maintenance.

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Akhilleus    2403

petites munitions en tout genre, mines, obus d'artillerie et composante navale (patrouilleur, canons embarqués, missiles) ainsi que des vehicules (la gamme LMV Iveco marche bien entre autre ....)

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ATO    0

:O L'Italie devant la France et l'Allemagne ? Ils ont livré des sous marins l'année dernière, c'est peut être cela qui à fait gonflé les ventes ?

Tout dépend ce qui est pris en compte dans cette étude. Si celle-ci est basée sur les bénéfices des sociétés nationales et non sur la production nationale, la présence de l'Italie n'est pas trop surprenante avec par exemple une société comme Finmeccanica qui est très implantée à l'étranger et possède des participations dans des grands groupes du domaine (25% de MBDA par exemple).

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:O L'Italie devant la France et l'Allemagne ? Ils ont livré des sous marins l'année dernière, c'est peut être cela qui à fait gonflé les ventes ?

Je n'ai pas encore trouvé trace de liens, mais ce qui est surprennant c'est qu'il n'y a ni la Grande Bretagne ni l'Allemagne dans le classement, alors que ce sont de très gros vendeurs.

L'Italie n'a pas vendu de sous-marin, mais un PR à l'Inde, des canons gros calibres, des LMV Iveco, des hélicoptères Agusta, par ex des A129 Mangusta à la Turquie, des torpilles lourdes, y compris des missiles MBDA et des petits patrouilleurs. Enfin, ne pas oublie le C27J Spartan aux USA.

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scalp79    4

En 2008, la France a vendu pour plus de 6 milliards d'armements à l'étranger

Le ministère de la Défense a rendu public ce matin le rapport annuel, transmis au Parlement, sur les exportations d'armement de la France en 2008, que l'on peut lire intégralement en cliquant ici. On en retiendra quelques chiffres.

Les ventes d'armes se sont élevées l'an passé à 6,58 milliards d'euros, un chiffre en augmentation de 13% par rapport à 2007. Sur le moyen terme, ce montant reste relativement stable, avec une moyenne de plus de cinq milliards depuis dix ans. L'objectif fixé par Nicolas Sarkozy est d'atteindre dix milliards par an.

Les exportations françaises représentent 7,2% des ventes d'armes au niveau mondial, ce qui place la France en quatrième position, derrière les Etats-Unis (49%), le Royaume-Uni (15%), la Russie (8%) - devant Israël (6%).

En 2008, les trois premiers clients de la France ont été le Brésil (hélicoptères EC 725), le Maroc (frégates) et l'Arabie Saoudite (Airbus MRTT).

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En 2008, la France a vendu pour plus de 6 milliards d'armements à l'étranger

Le ministère de la Défense a rendu public ce matin le rapport annuel, transmis au Parlement, sur les exportations d'armement de la France en 2008, que l'on peut lire intégralement en cliquant ici. On en retiendra quelques chiffres.

Les ventes d'armes se sont élevées l'an passé à 6,58 milliards d'euros, un chiffre en augmentation de 13% par rapport à 2007. Sur le moyen terme, ce montant reste relativement stable, avec une moyenne de plus de cinq milliards depuis dix ans. L'objectif fixé par Nicolas Sarkozy est d'atteindre dix milliards par an.

Les exportations françaises représentent 7,2% des ventes d'armes au niveau mondial, ce qui place la France en quatrième position, derrière les Etats-Unis (49%), le Royaume-Uni (15%), la Russie (8%) - devant Israël (6%).

En 2008, les trois premiers clients de la France ont été le Brésil (hélicoptères EC 725), le Maroc (frégates) et l'Arabie Saoudite (Airbus MRTT).

Tous les détails ici http://www.defense.gouv.fr/defense/content/download/161721/1393945/version/1/file/Exportations+armement+2008_Rapport.pdf

Sur l'exportation d'armement 2008.

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Bighoz    0

Je me posais aussi la question sur ce type de calcul, si pour déterminer les ventes d'armes annuel on prenait les contrats signé cette année là, ou le matériel effectivement livré cette année, ou encore à partir du moment ou le matériel est payé.

Personnellement le plus logique me semble être la deuxième solution, et je pencherais plutôt pour celle là aussi pour le calcul fait par le Sénat américain.

Je serais pas surpris que nous nous mettions tout ce que l'on peut mettre dans le calcul pour gonfler le chiffre, quitte à avoir des contrats qui apparaissent plusieurs fois d'une année à l'autre :)

Bon je suis mauvaise langue  ;) si quelqu'un pouvait donner des informations sur ces calculs je serais très reconnaissant :)

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Skw    1259

Blog Ares

ITAR Bites FLIR Systems

Posted by Bill Sweetman at 10/5/2009 10:24 AM CDT 

FLIR Systems is looking at increasing its investments in offshore operations as US International Traffic in Arms Regulations (ITAR) drive customers to non-US suppliers, according to Bill Sundermeier, president of the company's government systems unit. "Some international customers, even NATO countries, are purging their fleets of US equipment because of ITAR," he said at the Association of the US Army show in Washington this morning. "I find it amazing, but it's true, and it is making us think of how we invest in our international activities."

In one case, FLIR Systems had delivered a sensor package to a European UAV company. "But they wanted to demonstrate it around the world and realized that, everywhere they wanted to demonstrate it, they had to apply for a US license. They finally bought Swedish kit from us, so it was OK." FLIR Systems already has a substantial development and manufacturing operation in Sweden. Now, Sundermeier suggests that FLIR may invest in more non-US technology in order to deliver more high-end ITAR-free products.

In another international venture, FLIR Systems has reached agreement with France's Sofradir to incorporate the latter's dual-band detector cores into its systems. FLIR considers that Sofradir's technology, using a single chip to acquire mid-wave and long-wave infrared images simultaneously, has advantages over rivals, including a less demanding cooling requirement and potentially higher yields. The advantage of dual-band technology is that mid-wave sensors work best in hot environments, while long-wave is better at lower temperatures and in dusty or smoky conditions. FLIR expects to be using Sofradir dual-band cores in its top-end thermal imagers by late 2010 or early 2011.

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http://www.lesechos.fr/info/aero/300389650.htm?xtor=RSS-2094

[ 14/11/09  - 17H58  - actualisé à 18:53:00  ]

En 2010, les ventes du secteur pourraient bénéficier de l'achat, en cours de finalisation, d'avions Rafale par le Brésil.   

Le Rafale de Dassault - La France va exporter pour 7 milliards d'euros de matériels de défense en 2009 et "cette croissance se poursuivra en 2010, certainement grâce au Rafale", a déclaré le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon, dans un entretien au Monde daté samedi-dimanche.

M. Collet-Billon observe que le marché mondial de l'armement est "en croissance continue, à 70 milliards d'euros cette année" et que la France "reste le quatrième exportateur mondial". "On retrouve les chiffres d'affaires de la grande époque ", estime-t--il. Mais "avec la crise, on voit réapparaître des acteurs extrêmement agressifs au plan commercial, Chinois, Russes, Américains", ajoute-t--il. M. Collet-Billon rappelle que les commandes passées par la Délégation générale pour l'armement (DGA) dans l'industrie et la recherche vont se monter à 20 milliards d'euros en 2009.

"Nous sommes prêts à participer au grand emprunt avec des projets de technologie duale civile et militaire", dit le délégué général pour l'armement, en citant comme exemple "un hélicoptère militaire de 4 à 5 tonnes à l'horizon 2020, pour plusieurs centaines de millions d'euros à parts égales entre industrie et grand emprunt".

Interrogé sur le programme d'avion de transport militaire A400M qui a pris du retard, M. Collet-Billon précise qu'un "audit financier sur les comptes A400M d'EADS sera disponible au début de la semaine prochaine". "A partir de là, nous allons attaquer la négociation financière", poursuit--il. "On s'est donné jusqu'à la fin de l'année pour aboutir". "En France, nous maintenons la quantité d'appareils commandés", déclare encore M. Collet-Billon, qui estime que l'avion "va voler fin novembre-début décembre".

Sur le dossier de la vente de Rafale au Brésil, il affirme que "tout ce qui est dit sur le prix et sur la réduction du prix est faux". "Il est comparable à celui d'un Rafale français avec tous ses équipements", dit le délégué général pour l'armement. "Nous espérons arriver à un accord le plus vite possible, début 2010", déclare-t-il. La DGA est le maître d'ouvrage des programmes d'armement, responsable de la conception, de l'acquisition et de l'évaluation des systèmes qui équipent les forces armées.

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TRIMIX    1

ç'est déjà arrivé que des armes qu'on a exporté à un pays se retournent contre nous ?

Ouf..... ;)

Lybie, ( affaire tchadienne)

Irak

syrie ( via affaire libanaise)

argentine ( indirectement:affaire malouine/angleterre )

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Lord Aevy    0

Référendum: La Suisse pourra continuer d'exporter du matériel de guerre

Les Suisses ne veulent pas interdire l'exportation d'armements. Près de sept votants sur dix ont refusé dimanche par référendum l'initiative populaire "pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre". Tous les cantons ont rejeté cette initiative de la gauche.

L'initiative populaire a été rejetée par une majorité de 68,2% des votants (1.797.876 personnes), selon les résultats définitifs de la Chancellerie fédérale. Le "oui" a obtenu 836.669 voix, soit 31,8%.

Il s'agit de la troisième fois en 37 ans qu'une initiative populaire demandant d'interdire l'exportation d'armes est écartée. La dernière tentative avait été écartée en 1997 par une majorité de 77,5% des votants et tous les cantons. Le résultat était plus serré en 1972, puisque le texte d'alors, qui avait séduit sept cantons, avait été refusé par 50,3% des votants.

Déposée en septembre 2007 avec 109.000 signatures, la présente initiative voulait interdire l'exportation et le transit de matériel de guerre, y compris des avions d'entraînement ou des simulateurs. Elle a été lancée par le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et était soutenue par une coalition réunissant le PS, les Verts et des oeuvres d'entraide comme Terre des hommes.

Qu'il s'agisse des chars Mowag en Afghanistan, des grenades à main de la Ruag en Irak ou des avions Pilatus au Darfour, le matériel de guerre suisse tue des innocents de par le monde, selon les partisans de l'initiative. Celle-ci voulait garantir que cela n'arriverait plus. De plus selon les promoteurs du texte, le commerce d'armes est incompatible avec la neutralité et la tradition humanitaire de la Suisse.

De leur côté, l'Union démocratique du centre, le Parti libéral-radical, le Parti démocrate-chrétien et le Parti bourgeois démocratique ont fait front commun pour appeler les citoyens à refuser cette initiative "tueuse d'emplois".

Plus de 10.000 emplois dans plus de 550 entreprises - dont un grand nombre de PME - seraient détruits, la fermeture ou la délocalisation à l'étranger des entreprises d'armement compromettrait aussi la défense nationale. Pour ses achats d'armement, la Suisse serait dépendante d'autres Etats, ont-ils fait valoir.

Autre argument des opposants, l'initiative est inutile car il existe déjà aujourd'hui de contrôles sur les exportations d'armement. Interdire les exportations suisses de matériel de guerre, qui représentent 0,7% des exportations mondiales, n'aurait aucun effet sur la paix dans le monde, ont-ils dit.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/europe/20091129.FAP5457/referendum_la_suisse_pourra_continuer_dexporter_du_mate.html

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alexandreVBCI    274

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-12-14/la-thailande-intercepte-35-tonnes-d-armes-nord-coreennes-a-bord-d/1648/0/404670

Agissant sur renseignements, émanant sans doute des services secrets américains, les autorités thaïlandaises ont conclu samedi une opération de surveillance, qui durait depuis plusieurs semaines, en saisissant une très importante cargaison d'armes en provenance de Corée du Nord .

Les armes constituent l'une des seules exportations de ce pays, pour environ un milliard de dollars par an. Cette fois, elles étaient transportées à bord d'un avion-cargo IL-76 immatriculé en Géorgie. Les cinq personnes (Ilyas Issakov (commandant de bord), Viktor Abdullayev (copilote), Alexandr Zrybnev, Vitaliy Shumkov et Mikhail Petukhou] à bord de l'appareil qui s'est posé sur l'aéroport civilo-militaire de Don Mueang, à Bangkok, pour faire le plein, n'affichent pas précisément des allures de touristes et sont de nationalité kazakhe pour quatre d'entre eux et biélorusse pour le cinquième.

Roquettes antichars RPG

En comparaissant lundi matin devant les juges thaïlandais, ils n'ont pu les convaincre de la véracité de leurs premières déclarations selon lesquelles, affirme le New York Times , ils transportaient du matériel de forage. Devant le tribunal, ils ont prétendu qu'ils ignoraient la nature de la cargaison transportée. À bord de l'avion, les Thaïlandais ont découvert 35 tonnes d'armes, dont "des roquettes antichars RPG, des missiles et d'autres armes de guerre", selon le général Thangai Prasajaksattru, chef du bureau central de la police criminelle. Les Thaïlandais ont placé les hommes en détention, et les armes ont été saisies et envoyées sur une base aérienne de la région.

Le caractère illégal de ce transport se fonde sur une violation de la résolution 1874 du Conseil de sécurité de l'ONU , qui a décidé, le 12 juin dernier, un embargo sur les armes en provenance de Corée du Nord à la suite de l'essai nucléaire nord-coréen du 25 mai. Selon les Thaïlandais, l'avion se rendait au Sri Lanka, mais il ne s'agissait pas de sa destination finale. Celle-ci aurait pu être le Pakistan ou les Émirats arabes unis.

De nombreuses zones d'ombre demeurent autour de cette mystérieuse affaire. Tous les passagers ont la cinquantaine, possèdent la qualification de pilote, et personne ne comprend très bien pourquoi ils seraient allés se poser sur un aéroport utilisé par les militaires pour faire le plein d'un avion trafiquant des armes ? Alors même que la Birmanie voisine les aurait accueillis sans problème ! Cet avion n'aurait-il pas plutôt été contraint de se poser par des chasseurs encore non identifiés actuellement ? Affaire à suivre...

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