Napoléon III

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    France
  1. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Février 1944 Les Soviétiques pénètrent en Bessarabie mais sont finalement stoppés par les Germano-Roumains. Cette situation apparaît cependant des plus provisoires à la vue de la nette disproportion des forces en présence. L'Armée rouge est donc sur les Carpates. Cette situation couplée aux rapports de ses agents l'informant de l'existence du bloc national démocrate roumain et des négociations secrètes entre le Roi Michel et les Alliés d'une part, et entre Horthy et ces mêmes Alliés de l'autre, pousse Adolf Hitler à déclencher l'Opération Margarethe, l'occupation de la Hongrie et de la Roumanie par les Armées du Reich et la nomination de gouvernements encore plus proches de l'Allemagne idéologiquement à leurs têtes. La double opération a été planifiée par Otto Skorzeny, le libérateur de Mussolini. Pour commencer, Hitler convoque le Régent Horthy et le Roi Michel à Salzbourg. Cependant, Si Horthy se rend à la convocation, le monarque roumain flairant le piège, décide de déclencher prématurément l'Opération Berthelot, le retournement d'alliance. Hitler est furieux et se venge sur le Régent hongrois. Alors qu'il n'avait prévu qu'une simple mise à l'écart du Régent via la formation d'un nouveau gouvernement, encore plus favorable à l'Allemagne, il fait jeter Miklós Horthy dans un camp de concentration, non sans lui avoir fait signer au préalable son acte d'abdication. L'Autrichien sadique fait également exécuter le fils du Régent déchu, capturé par les hommes de Skorzeny. En Hongrie, personne ne s'oppose à la destitution du Régent et presque tous rallient Ferenc Szálasi, le chef pro-nazi des Croix-fléchées, nommé à la fois Chef de l’État et chef du gouvernement d'Unité nationale. Le Royaume de Hongrie devient également l’État hongrois. Mieux pour Berlin, la Honvéd ne cessera donc pas le combat contre les Soviétiques tandis que la police assiste désormais les SS dans la traque des Juifs hongrois, jusque là relativement épargnés par le Régent. Ferenc Szálasi Concernant la Roumanie, depuis de long mois, les Occidentaux, poussés par la France, ont entamés des pourparlers secrets avec la résistance roumaine favorables au roi Michel Ier tout en rejetant violemment les offres en provenance du dictateur fasciste Antonescu. Les Alliés ont secrètement donné leur accord pour soutenir un coup d’État antifasciste et reconnaître immédiatement le nouveau gouvernement qui en découlera mais à la condition que la Roumanie déclare immédiatement la guerre à l’Allemagne. Le Royaume de Roumanie récupérera en échange la Transylvanie du nord ainsi que la Dobroudja du sud (la France ayant fait pression pour ses retours de souveraineté) mais il devra céder définitivement la Bessarabie et la Bucovine du nord à l’URSS. Une action avait été coordonnée avec les Russes pour que le coup d’État soit déclenché quelques heures après le déclenchement d’une offensive majeure de l’Armée rouge contre les forces germano-roumaines en Bessarabie mais la convocation d'Hitler a donc contraint le Roi Michel à renverser Antonescu plus tôt que prévu et à nommer Iuliu Maniu, chef de la Résistance roumaine, à la tête du nouveau gouvernement tandis que le Conducator est jeté en prison. Iuliu Maniu L'Armée roumaine qui aidait jusque là les Allemands à contenir les Russes en Bessarabie se retourne brusquement contre les soldats du Reich. Ordre est donné aux Allemands qui défendaient Iasi et Chisinau contre l'Armée rouge de se replier sur la ligne des Carpates. Ceux-ci tentent désespérément d'effectuer cette retraite dans une Roumanie devenue soudainement hostile. Attaqués par les Roumains lors de leur retraite, les convois allemands sont aussi matraqués par l’Aviation soviétique. Des milliers d’Allemands meurent ou sont capturés par les Roumano-soviétiques lors de cette débâcle. Ainsi, si les hommes de Skorzeny occupent sans résistance les points clés de Budapest, et finissent par fraterniser avec les Hongrois, la section chargée de noyauter Bucarest est brusquement attaquée par les soldats roumains fidèles au Roi Michel. L'intégralité du « Kommando » est perdu, les hommes, des soldats d'élite dont beaucoup avaient participé à la libération de Mussolini, finissant soit prisonniers soit tués. Cependant, les Allemands tentent de réagir et lance une violente contre-attaque sur Bucarest avec le soutien de la Honvéd, contre-offensive difficilement contenue par les Roumains jusqu’à l’arrivée des Russes. Cependant, une fois les Allemands rejetés au-delà des Carpates, l'essentiel du corps de bataille de Staline se rue vers le sud et le sud-est, vers Belgrade et Sofia et non sur Budapest... D'ailleurs, le gouvernement bulgare présidé par Ivan Ivanov Bagrianov, voyant le vent définitivement tourner en faveur des Alliés, leur demande un armistice. Cependant, la Résistance, conduite par le Front patriotique à dominante communiste, renverse le gouvernement pro-allemand à l’heure où les chars russes franchissent la frontière nord de la Bulgarie. Le pays est lui aussi rapidement occupé par l’URSS tandis que que l'Armée grecque et des contingents franco-britanniques partis de Crète s’empressent de débarquer en Grèce continentale pour y restaurer Georges II et le gouvernement Venizelos. Drapeau du Front patriotique bulgare En Bulgarie, Kimon Georgiev, l'ancien dictateur nationaliste désormais allié aux Communistes, devient Premier ministre tandis que les 3 membres du Conseil de Régence du Roi Siméon II, le Prince Kiril, Bogdan Filov et le Général Nikola Mikhov, sont jetés en prison. Le nouveau gouvernement bulgare ordonne l'évacuation des régions annexées depuis 1939 et le retour à la Bulgarie d'avant-guerre en ce qui concerne les frontières tout en déclarant la guerre à l'Allemagne. Les soldats bulgares agiront bientôt de concert avec l'Armée rouge sur le théâtre yougoslave. Mais comme dans les pires craintes de Churchill et de Mandel, c’est bien l’Union soviétique qui a pris le dessus dans les Balkans mais le Français sait que les Alliés occidentaux ne pouvaient à la fois débarquer massivement en France et libérer les Balkans soit en y débarquant soit en l’attaquant depuis l’Italie. Cependant, les dirigeants français n'ont pas l'intention de rester totalement inactif dans les Balkans. Ainsi, Mandel, accompagné du Général, s'envole pour La Canée pour y rencontrer Churchill et préparer avec lui les opérations qui permettront de placer le plus à l'est possible la future ligne de démarcation entre le Monde occidental (que l'on espère ne pas devenir le Monde américain, surtout pour les 2 Français) et ce qui sera le Monde russe. D'ailleurs, c'est dans cette idée que Daladier, le moins visible des 4 « Grands » du gouvernement de la République (bien qu'on le surnomme « Le taureau du Vaucluse ») part pour Rome tandis que seul Blum gère les affaires courantes à Alger. Édouard Daladier rencontre en toute discrétion le Lieutenant-Général du Royaume d'Italie, le Prince héritier Humbert de Savoie. Le Vice-Président du Conseil français annonce rien moins au dirigeant italien que l'Armée française sûrement, et les Britanniques peut être, enverront des troupes occuper Zara « lorsque l'état d'avancement des opérations dans la région le permettra » et la considéreront comme un territoire italien. Alger pressentant un désastre pour les royalistes yougoslaves, le Français explique au Prince héritier que la ville devra servir de base arrière aux Tchéniks « au cas où Staline et Tito trahiraient leurs engagements envers Pierre II » et les accueillir « si ceux-ci perdent leur combat ». En France même, les Alliés approchent de Marseille qui se soulève spontanément contre l'occupant honni. Les Résistants de l'intérieur sont rapidement rejoints par l'Armée française, et notamment les fameux Goumiers marocains du Général Guillaume, appuyés par la 1ère Division blindée du Général Touzet du Vigier, Marseille est finalement délivrée. C'est un port copieusement ravagé par l'occupant que reprennent les Alliés, port qui sera inutilisable pour de longs mois. Marseille libérée, les Alliés peuvent entamer leur remontée le long de la vallée du Rhône. Celle-ci est d'ailleurs facilitée par le fait que les troupes de montagne alliées, principalement les unités de Tabors marocains, progressent relativement vite à travers les Alpes. En culbutant ainsi les défenses allemandes, ils contraignent à chaque fois les Allemands à se replier vers le nord dans les combats de la Vallée du Rhône. Rommel a d'ailleurs ce constat amer. « Plus le temps passe, plus les Alliés se renforcent et plus, au contraire, nous nous affaiblissons. C'est sur les plages qu'il aurait fallu stopper l'invasion. Une fois la tête de pont solidement installée, il était quasiment impossible d'arrêter les Alliés. ». En Orient, l'Inde est envahie par les Japonais et les Anglais semblent incapables de les arrêter sans le recours massif à leurs soldats indiens, alors que ces derniers n'ont désormais plus vraiment envie de servir la puissance tutélaire britannique… Drapeau de "l'Armée nationale indienne" de Bose En effet, c'est désormais un secret de polichinelle que même Nehru et le Congrès ne soutiendront plus les Britanniques sans, a minima, une autonomie immédiate. En parallèle, le discours tenu par Bose à Imphal, proclamée « Capitale provisoire de l'Inde libre » et diffusé sous le manteau de Dacca à la frontière iranienne et du Cachemire au Deccan, n'a strictement rien à voir avec les horreurs beuglées par les Nazis. Bose déclare en effet que tous les Indiens sont égaux, qu'ils soient Sikhs, Musulmans ou Hindous. Et pour ces derniers, qu'ils soient Intouchables ou bien Brahmanes. Il annonce des élections générales une fois « le joug britannique mis à bas » et reprend les thèses de la déclaration finale de la Conférence de la Grande Asie orientale de Novembre. Malheureusement pour Bose, des exactions japonaises commises dans les parties de l'Inde qu'ils occupent terniront petit à petit leur image de « libérateurs » en dépit des ordres successifs de « pondération » venant de Yamashita lui même… D'ailleurs, les Britanniques n'ont pas l'intention de perdre la guerre sur le Front indien alors que partout ailleurs, les voyants sont « au vert ». Ainsi, dans l'ensemble du Raj, une sévère répression s'abat sur le Congrès et pas moins de 100 000 Indiens (dont Nehru) sont jetés en prison suite à l'échec des pourparlers entre Cripps et le meneur du Congrès. Cette mission de conciliation ayant échouée, c'est désormais la coercition qui reprend ses droits tandis que Cripps sera bientôt rétrogradé au poste de « Ministre de la production aéronautique » et que sa carrière politique en général connaîtra un sérieux coup d'arrêt… Dans le Pacifique, les Alliés continuent le « nettoyage » des régions situées au sud des Monts Owen Stanley. À moyen terme, ils ont certes pour objectif la base japonaise de Lae mais n'ont pas du tout l'intention d'y aller par la piste de Kokoda et donc par voie terrestre, tant les montagnes sont jugées quasiment infranchissables. Seuls des fous oseraient s'aventurer à travers ces montagnes pour aller du sud au nord de la Nouvelle Guinée...
  2. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Janvier 1944 Déclenchement de l'Opération Overlord/Seigneur suprême, le débarquement allié, dans le sud de la France. Plusieurs futures personnalités politiques participent à l'opération comme Jean, futur Grand-Duc du Luxembourg, engagé dans l'Armée britannique et Chapour Bakhtiar, engagé dans l'Armée française et futur grand homme politique iranien. Jean Moncorgé, soldat au Régiment blindé de fusiliers-marins de la 2ème Division blindée française participe également à l'opération. Ce dernier est plus connu sous son nom de scène, Jean Gabin. Emblème de la 2ème division blindée de la République française 5 plages provençales, désignées sous le nom d’une lettre de l’alphabet grec (car donner 2 noms, un en Français et l’autre en Anglais à chaque plage eusse compliqué la tâche des Alliés et sans doute provoqué des erreurs néfastes), sont l’objet du débarquement allié de Janvier 1944. Ce sont les célèbres plages Alpha, Bêta, Delta, Epsilon et Omega. Cette attaque amphibie est précédée d’un assaut aéroporté des parachutistes américains, britanniques mais aussi français qui sème le chaos dans les arrières des armées allemandes, facilitant ainsi la prise des plages et l’établissement des têtes de pont. La progression alliée, quoi que lente, est continue contrairement à ce qui s'est passé à Anzio, et ce en dépit d'un terrain accidenté et d'une végétation qui facilite d'ailleurs la résistance acharnée mais désespérée que mènent les Allemands. Néanmoins, la Luftwaffe, encore vaillante, organise de nombreux raids non seulement contre les unités terrestres alliées mais également contre leurs grandes unités navales. D'ailleurs, les Allemands utilisent pour la première fois les bombes téléguidées Fx 1400 Fritz X. Un cuirassé britannique est notamment coulé. Cependant, une contre-mesure consistant en un brouillage radio est rapidement trouvée pour contrer le radioguidage des bombes tandis que l'aviation alliée prend petit à petit le dessus sur son adversaire allemande. Les assauts de la Luftwaffe contre la Flotte alliée sont furieux La Résistance intérieure française mène une guérilla intense sur les lignes de communication allemandes, tout en évitant les grandes concentrations de FFI, conformément aux consignes d'Alger, bien consciente que former de vastes forteresses républicaines sur les arrières des Allemands ne ferait qu'offrir des cibles faciles aux soldats du IIIème Reich. Ainsi, l'idée d'un vaste maquis dans le Vercors, conformément à ce que stipulait le « Plan Montagnard » est elle abandonnée depuis longtemps, ce qui n'empêche pas aux résistants qui auraient dû le constituer, de harceler les colonnes ennemies dans leur descente de la Vallée du Rhône. Malheureusement, toute la Résistance n'obéit pas « au doigt et à l’œil » aux ordres d'Alger. Ainsi, un puissant groupe de FTP communistes décide-t-il, de son propre chef, de libérer Tulle dès l'annonce du débarquement. Certes, la garnison n'est pas fameuse, mais ces hommes oublient un peu vite l'inévitable riposte allemande à l'heure où les Alliés sont à des centaines de kilomètres ! À peine la garnison composée de soldats de la Wehrmacht et de FSL est vaincu que les collaborateurs sont passés par les armes par les Communistes. Quant aux soldats allemands, ils sont molestés et internés dans le lycée de la ville. Von Rundstedt est furieux et donne l'ordre de reprendre la ville. Il rassemble rapidement les forces nécessaires soit des bataillons de SS, aidés de Feldgendarmes et même, de cosaques (!), chargés de la traque des résistants dans la région et qui n'ont, désormais, plus besoin de les chercher… Le gouvernement républicain hésite sur la conduite à tenir. En effet, les FTP, qui ont jurés de défendre la ville, ne lui obéiront pas s'il leur ordonne d'évacuer la ville. Mais ordonner aux groupes de Résistances locaux « républicains » de rejoindre les Communistes pour défendre Tulle ne ferait qu'augmenter inutilement les pertes de la Résistance. Mais surtout, Mandel et les dirigeants français se soucient des malheureux habitants de Tulle, pris en otage par l'action inconsidérée des FTP . En effet, Mandel a eu vent des mauvais traitements infligés aux soldats allemands et sait que les Allemands se vengeront des civils dès qu'ils sauront ce qui s'est passé… C'est alors qu'un grand homme émerge. Celui-ci, qui sera surnommé « le sauveur de Tulle ». Résistant d'obédience communiste, il prend sur lui de se rendre au GQG du commandement allemand à l'ouest à Paris afin d'y négocier avec Von Rundstedt rien moins que la vie des habitants de Tulle. En effet, il sait, grâce à ses contacts au sein de la Résistance, qu'elle soit communiste ou non, que les troupes allemandes chargées de reprendre Tulle sont déjà rassemblées et ont commencées leur marche vers leur proie. Les Allemands sont stupéfaits et menacent l'homme d'enfermement. Mais la vie des Tullistes est bien trop importante pour qu'il se laisse ainsi intimider. « Accepteriez-vous que de valeureux soldats allemands soient exécutés simplement parce que vous aviez refusé d'écouter un homme ? » Dit-il aux soldats qui veulent le jeter en prison. Abasourdis, les Allemands acceptent de parler de cette demande de négociation au Maréchal Von Rundstedt. Quelques minutes plus tard, le Français est accueilli froidement mais courtoisement par le commandant suprême des troupes allemandes à l'ouest. L'officier allemand explique qu'il accepter de lui parler car il représente « le gouvernement d'Alger » et qu'il ne parle pas au « terroriste ». En effet, l'homme est un membre du CNRI, le « Conseil national de la Résistance intérieure » et c'est à ce titre que Von Rundstedt, soucieux de la vie de ses hommes, s'entretient avec lui. En effet, le Maréchal a bien compris qu'il n'a aucun mandat d'Alger pour lui parler car jamais la République n'aurait envoyé directement un grand chef de la Résistance dans la « gueule du loup ». De plus, Raoul Nordling, ambassadeur de Suède auprès de l’État français est déjà en négociation avec le Maréchal allemand pour sauver les Tullistes. Secrètement, le Maréchal d'Hitler trouve que la démarche du Résistant ne manque pas de panache. Le Résistant propose d'entrer en contact avec les meneurs des forces communistes qui ont pris Tulle. En échange de la libération des prisonniers allemands, aucunes représailles ne seront exercées contre les habitants de la ville. Les 2 ennemis décident que ceux-ci seront pris en charge par la Croix-Rouge car, Von Rundstedt est catégorique sur ce point, la cité sera brûlée, l'armée allemande ne pouvant laisser une action de « Terroristes » entièrement impunie. Le temps presse pour le Résistance français car pendant que l'on négocie, les SS avancent toujours vers la ville et l'essentiel reste la vie des habitants de Tulle. Le Français accepte les conditions du Maréchal allemand et entre en contact avec les meneurs FTP dans la ville. Ceux-ci sont furieux mais finissent par se plier à la volonté d'un de leur représentant au CNRI. Les SS aussi sont mécontents. On a osé les empêcher de tuer des civils ! Quelle horreur pour ces vétérans du Front de l'Est ! Quant à Hitler, quoi que « travaillé » discrètement par Rommel qui aurait voulu faire arrêter le Français et massacrer les Tullistes, les images de l'incendie de la cité par les SS réussirent à le calmer et, accessoirement, à sauver la tête de Rundstedt... Néanmoins, ceux-ci se rattraperont sur les FTP en les exterminant presque tous (non sans que ceux-ci ne se soient défendus comme des lions, infligeant des pertes substantielles aux assaillants) et en envoyant les survivants dans des camps en Allemagne et en Pologne. Tulle est détruite par les Allemands non sans que les « Hiwis » n'aient pillés les maisons avant d'y mettre le feu… Les survivants, pris en charge par la Croix-Rouge, seront ensuite dispersés à travers la France. Beaucoup ne revinrent jamais dans la ville après la guerre. Néanmoins, tous rejoignirent l'association tulliste qui fut fondée après la guerre. Pour seul récompense de ses « camarades » pour avoir sauvé des milliers de personnes, Charles Tillon sera progressivement écarté des instances dirigeantes du Parti avant d'en être exclu définitivement pour une broutille en 1946. Le « sauveur de Tulle » fondera le « Parti ouvrier français » qui restera microscopique. Cependant, si la population de Tulle est épargnée, ce ne sera pas le cas de celles de nombreux villages situés entre Lyon et les plages du débarquement. En effet, des centaines de civils seront massacrés par les soldats du Führer en route pour contrer Overlord/Seigneur suprême en représailles à des raids éclairs de la Résistance sur leurs colonnes. Sur le front naval, les U-Boot basés à Toulon, au nombre de 5, lancent également une contre-attaque désespérée sur la Flotte de débarquement alliée. Cependant, les Amiraux, qui n'ont plus aucune conscience des réalités, ordonne aux sous-marins d'avancer vers leur cible en surface et en ligne ! Rapidement repérés et attaqués par l'aviation alliée, celle-ci met moins de 20 minutes à envoyer par le fond les 3 premiers sous-marins de la ligne. Le commandant du 4ème, Herbert A. Werner, ordonne à son équipage et à son dernier compagnon d'arme de plonger, qu'importe les conséquences. Ordre salvateur car les 2 U-boots parviennent à s'enfuir et à rejoindre Toulon. Si les bombardiers alliés basés en Méditerranée sont détournés de leurs objectifs habituels (comme Ploiesti ou les industries du Reich basées en Bavière et en Autriche) pour soutenir des cibles liés directement au débarquement, les bombardiers stationnés en Angleterre, suite au pression du Général « Bomber Harris », sont lancés dans une campagne de destruction massive des villes allemandes, en particulier Berlin. En effet, celui-ci veut détourner la Luftwaffe de la Provence en l'obligeant à défendre ses villes. Notons que désormais, les bombardiers alliés sont défendus tout au long des raids par les P-51, chasseurs à long rayon d'action, et ce, même au cœur du Reich, ce qui accroît les pertes allemandes. "Bomber Harris" Quelques jours après le lancement d'Overlord, Mandel, Daladier, Blum et De Gaulle entre autres débarquent en France et y tiennent des discours fameux. Mandel annonce notamment le retour du Préfet de 1940, Paul Haag, à la tête du département du Var, mais cette fois avec le titre de « Commissaire de la République ». En effet, le gouvernement de la République française a décidé de supprimer la fonction de Préfet, héritage du Bonapartisme, et de la remplacer par cette nouvelle appellation, dont les détenteurs seront moins puissant. Il est en effet prévu à terme de céder les pouvoirs exécutifs des départements au Président du Conseil général, élu au suffrage universel indirect. Le Commissaire ne n'exercera plus qu'un contrôle a posteriori des décisions prises par les Conseils généraux. Malgré le lent mais continuel recul allemand, certains soldats d'Hitler réalisent de véritables exploits. Ainsi, Michael Wittmann, commandant de panzers, anéanti avec son seul char Tigre une colonne britannique d'une vingtaine de véhicules blindés. Exploit retentissant encensé par la propagande de Goebbel, histoire de faire oublier que les Alliés n'ont pas été rejetés à la mer... À l'est, les Soviétiques, commandés par le Général Vlassov, chassent les Allemands de la région de Leningrad mais sont stoppés à Narva, en Estonie. S'engage alors une rude bataille. Au sud, Von Manstein a perçu ses renforts. Il parvient alors à stopper la progression soviétique aux portes du Dniestr et de la Bucovine et même à mener plusieurs contre-attaques localisées (notamment des encerclements tactiques) qui infligent de lourdes pertes à l'Armée rouge. En conséquence de quoi, le Roi Michel ordonne au Prince Barbu Stirbei de finaliser avec les Occidentaux la mise en place du plan Berthelot, dont le roi avait fini par craindre qu'il serait mort né au vu de l'ampleur des victoires soviétiques au sud. Mais les succès de Manstein lui redonne donc toute son utilité. Le terrible conflit qui se déroule dans le Pacifique voit les troupes américaines associées aux Australiens faire leur retour en Nouvelle-Guinée et débarquer près de Port Moresby. La ville finit par tomber après 2 semaines de combats. Les combats sont encore plus acharnés sur l'île de Bougainville, dont les défenses ont été considérablement renforcées les mois précédents, comme on l'a vu mais dont la prise est nécessaire pour isoler Rabaul, la grande base navale japonaise. À cette résistance tenace conduite sur terre, s'ajoute le harcèlement nocturne de la flotte alliée qui défend les navires de transport qui ravitaillent les Marines US assaillant Bougainville par les destroyers et croiseurs qu'a laissé la Marine impériale japonaise en Nouvelle-Bretagne. Mais si les Japonais reculent dans le Pacifique, il n'en est pas de même en Asie du Sud-Est. En effet, U-Go, modifiée par Yamashita, met en déroute l'Armée britannique. Pire, des milliers de soldats indiens préfèrent rejoindre l'Armée indienne libre de Bose plutôt que d'endurer la détention et les mauvais traitements. La route de Birmanie est coupée et les Japonais pénètrent même dans le Yunnan chinois après avoir repoussés les troupes envoyées par Tchang ! Yamashita préfère jouer la carte de la prudence mais ses subalternes, notamment les officiers présents sur place, s'emballent et préparent rien moins qu'un assaut sur l'Inde elle même ! À Londres, c'est la stupeur, alors que le cabinet et l’État-Major britanniques peaufinaient la reprise de Rangoon et l'expulsion des Japonais de Birmanie, voilà les Nippons aux portes d'un Raj au bord de la révolte ! En effet, Nehru et les meneurs de Congrès ont lancés un appel. Celui-ci, bien qu'officiellement un soutien à l'effort de guerre allié, est en réalité, si on lit entre les lignes, un appel à l'indépendance immédiate de l'Inde sous peine d'une explosion générale dans tout le pays… Churchill envoie sur place négocier avec les indépendantistes indiens son « Leader of the House of Commons », c'est à dire son Ministre en charge des relations avec le parlement, Stafford Cripps. Objectif, obtenir leur soutien contre la promesse d'une autonomie de l'Inde après la guerre (dans le style de celle accordée à l'Indochine par les Français). La tâche est rude pour Cripps car plus les Japonais progresseront dans l'Assam, plus les demandes indiennes seront importantes dans ce qui est une transcription au monde réel du principe des vases communicants…
  3. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Edition de Décembre 43 avec des ajouts concernant le Pacifique.
  4. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Bonjour chers amis lecteurs, Après réflexions, j'ai décide de ne nommer Yamashita que Ministre de la guerre. Désormais, c'est Naruhiko Higashikuni, oncle de l'Empereur, qui succède comme Premier ministre à Tojo. Octobre et Novembre ont donc été édités en ce sens.
  5. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    En Yougoslavie occupée, les premiers conseiller militaires français arrivent auprès des Partisans de Tito. Tito lui-même nommé Général par le gouvernement de Pierre II. Tito qui hésitait à « suspendre » la Monarchie et à former son propre gouvernement sous le nom de « Comité national de libération de la Yougoslavie » y renonce, du moins pour le moment, par peur d'irriter les Alliés occidentaux, surtout les Français qui commencent à peine à lui reconnaître une once de légitimité. Le chef des Partisans se contente donc du « Conseil antifasciste de libération nationale de Yougoslavie », qui lui est presque entièrement inféodé et qui fonctionne déjà comme un gouvernement dans les zones sous son contrôle là où Mihailovic administre les territoires au nom du gouvernement de Subasic et du Roi Pierre II. En prévision de l'arrivée prochaine de l'Armée rouge, le Général Tadeusz Bór-Komorowski, le chef de l'Armia Krajowa (la Résistance intérieure polonaise), approuve le plan Tempête. Ce plan consiste à soutenir l'avance des Soviétiques en déclenchant un soulèvement général de la Pologne à l'arrivée des hommes de Staline. Dans le même temps, en effet, l'Armée rouge progresse. Tandis que de violents combats éclatent à l'ouest de Kiev et aux portes de la Pologne de 1939 (Von Manstein tentant de s'opposer à la ruée soviétique avec les trop faibles moyens mis à sa disposition), les Soviétiques isolent les forces germano-roumaines engagées en Crimée. Je crois que j'ai compris le problème. Visiblement, le message était trop lourd pour être posté en une fois. J'ai crée 2 message et ils ont été fusionné par le forum. Bonne lecture ! PS : En corrigeant une coquille, le bug est revenu et là, les messages n'ont pas fusionnés. Désolé. Décembre 1943 En Yougoslavie, Dobroslav Jevđević, qui collabore avec les Allemands, est assassiné par un Tchétnik loyal à Mihailovic. En Europe, les préparatifs du débarquement allié en France s'accélèrent. Tout d'abord, dans l'optique d'affaiblir la Luftwaffe, les Alliés déclenchent l'Opération Argument, une campagne de bombardements contre les usines de production aéronautique du Reich, bientôt surnommée « Big Week ». L'objectif est double. En premier lieu, affaiblir la production de nouveaux appareils par les Allemands via la destruction directe des usines les produisant tout en obligeant l'aviation d'Hitler à combattre et donc à s'affaiblir en vue de défendre ces usines en parallèle. Les pertes des bombardiers, non encore escortés, sont très lourdes, tandis que la production aéronautique de l'Allemagne n'est affaiblie que quelques semaines. Dans le même temps, une campagne de raids aériens est menée contre les installations allemandes en France occupée. Cependant, afin de tenter de tromper l'ennemi, 3 fois plus de cibles sont bombardés au nord du pays (et principalement dans le Pas de Calais) que dans le sud, le véritable objectif des Alliés. Toujours dans le cadre de cette campagne d'intoxication dénommée Fortitude/Courage, Patton, mal vu depuis qu'il a giflé un soldat victime d'un syndrome post-traumatique en Italie, est nommé commandant du groupe d'Armée stationné en Angleterre avec son propre QG dans le Kent. Von Rundstedt et les Allemands, qui admirent Patton, pensent que jamais les Alliés ne se priveraient d'un tel officier pour leur débarquement principal et maintiennent une Armée dans le Nord-Pas-de-Calais, lieu supposé de l'assaut. La Normandie, quant à elle, est presque vide de troupes… En parallèle, les Alliés déclenchent l'opération Crossbow/Arbalète, une campagne de bombardement stratégique systématique des centres d'expérimentation et de production des fusées "Vergeltungswaffe" ("Armes de représailles"), comme Peenumunde, sur la côte Baltique, et Watten en France, ainsi que des sites de lancement identifiés entre Cherbourg et la Pas-de-Calais. Signature d'un pacte d'amitié entre Benes et Staline. Souhaitant éviter une soviétisation complète du pays après guerre, le Président tchécoslovaque décide la nationalisation de l'industrie lourde et la création de comités populaires à la fin de la guerre tout en plaçant volontairement son pays dans l'orbite soviétique. Pendant ce temps, la contre-attaque soviétique se poursuite en Ukraine. Tandis que Vatounine franchit l'ancienne frontière polonaise de 1939, plus au sud Koniev franchit le Dniepr à Tcherkassy et se rue en direction de Krivoï-Rog et Kirovograd. L'Allemagne n'est plus seulement blessée, elle souffre d'une hémorragie presque totale ! Manstein supplie Hitler d'envoyer rapidement des renforts d'autres secteurs, notamment les précieuses forces blindées stationnées en Grèce mais surtout, en France. Hitler finit par céder. Manstein, le « pompier du Reich », recevra ses renforts dans moins d'un mois tandis que Rommel quitte la Grèce pour la France occupée avec comme charge de repousser le débarquement allié. Ainsi, des précieuses Panzerdivisionen quittent la France à quelques semaines d'Overlord/Seigneur suprême… Dans « cette quête désespérée des renforts » comme aurait dit Jean-Baptiste Duroselle, le Führer décide également de convoquer Horthy au Berghof pour lui intimer l'ordre d'expédier à nouveau des troupes hongroises à l'Est. Le Régent cède rapidement, conscient qu'il est à la fois bien trop tôt pour s'opposer à l'Allemagne et qu'il vaut mieux éviter une ruée rouge sur le Danube avant d'avoir obtenu à cessez-le-feu avec Moscou… Néanmoins, le dirigeant hongrois demande à ses diplomates d'accélérer les discussions avec les Alliés en vue d'un armistice. Dans le Pacifique, les Américains occupent les îles Carolines et la base navale de Truk, abandonnée par les Japonais. Nimitz, déjà stupéfait par l'exécution de Yamamoto, voit se multiplier les rapports de ses submersibles et avions de reconnaissances lui annonçant que les Japonais évacuent les atolls les plus avancés de leur dispositif de défense comme Wake et Nauru et agglutinent les soldats évacués vers les Mariannes, et principalement Guam et Saipan. « À quoi jouent les Nippons ? » Se demande l'Amiral américain. D'ailleurs, il fait face à un dilemme. Si l'ensemble du corps des officiers américains veut attaquer de suite ces mêmes Mariannes, le renforcement considérable des défenses de l'archipel par les Japonais ne joue pas en faveur d'une action immédiate. De plus, même si les îles tombaient rapidement, les B-29 ne sont pas encore prêts et donc, Tokyo et l'archipel nippon ne pourrait être attaquée de suite. Nimitz fait donc le choix d'attendre Mars et l'arrivée de renforts avant de déclencher l'assaut. D'autant qu'en parallèle, l'Amiral n'est pas d'accord avec ses subalternes sur la suite à donner aux opérations après la prise de Saipan et Guam. En effet, l'immense majorité des officiers américains plaident en faveur des Palaos comme prochaine cible avec dans le viseur, les Philippines, et le plus célèbre des prisonniers américains, Douglas Mc Arthur ! Pire, le Président Roosevelt met une « amicale pression » sur l'Amiral dans ce sens. De son côté, l'Amiral américain préférerait attaquer en direction de Formose avec un assaut préalable sur Iwo Jima. Concernant, les opérations dans les Salomons, le gros des forces japonaises se sont repliés sur Bougainville et les renseignements issus tant des reconnaissances aériennes que des interceptions radios montrent que les Japonais ont l'intention de la transformer en forteresse. Le reste de l'archipel est quant à lui délaissé, seuls des unités retardatrices sont laissées sur place. Le « nettoyage » de ces îles est confiés par Nimitz aux Australiens, Néo-Zélandais et Français issus des tirailleurs du Pacifique. L'Amiral Nimitz
  6. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Novembre 1943 Le nouveau Premier ministre de l'Empire du soleil levant, Naruhiko Higashikuni, décide de confirmer les décisions militaires prises par Yamamoto avant son meurtre, ce qui est en adéquation avec les vœux de l'Empereur. Dans le même temps, U-Go, désormais entre les mains de Yamashita, est également maintenue. Tomoyuki Yamashita, Ministre de la guerre du Japon. Ainsi, commence le transfèrement de l'essentiel de l'aviation japonaise basée à Guadalcanal et à Rabaul plus au nord-ouest, vers les îles indonésiennes et les Philippines. Ainsi Saburo Sakai, Hiroyoshi Nishizawa et les autres pilotes japonais expérimentés pourront, loin des escadres alliées, y former les nouvelles recrues en vue de la future bataille des Îles Mariannes, prévue pour 1944. La garnison japonaise de San Cristobal est donc, comme celles des Fidji et des Nouvelles-Hébrides, abandonnée à son sort. Cela ne l'empêche pas de continuer à se battre bien que pour les Alliés, la campagne se résume désormais à un vaste nettoyage. Dans le même temps, les garnisons japonaises de nombreux atolls du Pacifique centre sont évacuées par des destroyers vers les Mariannes. Higashikuni n'a donc pas vraiment le temps de s'installer car, en plus des impératifs qu'impose la guerre, il doit présider la Conférence de la grande Asie orientale, qui réunit les États satellites de l'Empire nippon. Celle-ci réunit les Birmans, les Vietnamiens, les Cambodgiens, les Laotiens, les Indonésiens, les Philippins, les Chinois du gouvernement collaborateur et, même le Thaïs ainsi que les Indiens de Chandra Bose, qui n'ont pourtant autorité sur aucun territoire, juste une représentation à Singapour. Bien que la Conférence fut principalement un acte de propagande, les dignitaires présents à celle-ci n'en produisent pas moins une déclaration commune : « C'est dans l'espoir d'une paix mondiale que les nations du monde ont chacune leur juste place et espère que l'aide mutuelle et l'assistance leur apportera la prospérité. Les États-Unis d'Amérique et les empires britannique et français cherchent à s'enrichir en opprimant d'autres peuples et pays. Tout particulièrement en Asie orientale, ils se livrent à l'agression et à l'exploitation insatiable des ressources, ils cherchent à assouvir leur ambition démesurée d'asservir toute la région, et ils sont devenus une menace sérieuse pour la stabilité de l'Asie orientale. C'est là que réside la cause de cette guerre. Les pays de la grande Asie orientale, avec pour volonté d'établir la paix dans le monde, s'engagent à coopérer pour amener la guerre de la grande Asie orientale à une conclusion positive, libérer la région de la domination américano-anglo-française, assurer leur existence et leur auto-défense, et à construire une grande Asie orientale conformément aux principes suivants : - Les pays de la grande Asie orientale s'engagent à coopérer mutuellement pour assurer la stabilité de la région et construire un monde de prospérité commune et de bien-être fondé sur la justice. - Les pays de la grande Asie orientale assureront la fraternité des peuples de leur région en respectant la souveraineté et l'indépendance des uns et en pratiquant l'assistance mutuelle et l'amitié avec les autres. - Les pays de la grande Asie orientale respecteront les traditions de tous et développeront les facultés créatives de chaque race, permettant ainsi d'améliorer la culture et la civilisation de la grande Asie impériale. - Les pays de la grande Asie orientale s'efforceront d'accélérer leur développement économique par coopération étroite sur base de la réciprocité et de favoriser la prospérité générale de leur région. - Les pays de la grande Asie orientale cultiveront des relations amicales avec tous les pays du monde, et travailleront pour l'abolition de la discrimination des races, la promotion des échanges culturels, et l'ouverture de l'accès aux ressources dans le monde entier, et contribueront ainsi aux progrès de l'humanité. » En parallèle, notons que la prompt réaction d'Hiro-Hito au meurtre de l'Amiral et le strict contrôle de l'information au sein de l'Empire a permis de limiter les troubles opposants « Marins » et « Terriens » à quelques rixes dan Tokyo. Certes, la nouvelle de la mort d'Isoroku Yamamoto a finalement été propagée, mais elle est accompagnée de l'annonce du châtiment du responsable de sa mort. À Pearl Harbor, le cuirassé Oklahoma, coulé le 7 décembre 1941, est renfloué. En France occupée, le commandant en chef allemand, Gerd von Rundstedt, bien conscient qu'un débarquement dans le nord du pays, alors que la mauvaise saison bat son plein, est des plus improbable, transfère plusieurs division, dont des redoutables unités de panzers, vers le sud du pays. Les Alliés, informés par leurs reconnaissances et la Résistance de ces déplacements, sont inquiets mais décident de maintenir le débarquement prévu en Janvier. Cependant, l'événement central de ce mois de Novembre 1943 est l'opération Alcazar. En effet, les Maréchalistes, sentant tout à la fois le vent tourner et constatant la mise à l'écart de leur chef, décident de prendre langue avec les éléments les plus conservateurs de la Résistance intérieure en vue de faire évader Pétain de Métropole ! Pierre Pucheu, un proche de Pétain mais également un opportuniste qui a bien compris que les chars de Mandel seraient bientôt dans les rues de Paris, prend contact avec Henri Frenay dans ce sens. Mis en confiance, le Résistant décide de rencontrer l'ancien ministre collaborateur dans une villa isolée, tout en en référant qu'à des amis sûrs, la découverte du projet par Alger et Passy pouvant être explosive. Alors que les 2 hommes mettent en place les modalités du plan (Pétain serait exfiltré par avion en direction de la Corse) et décident de contacter Giraud, l'officier le plus haut gradé susceptible de soutenir l'opération (il vaut mieux éviter que la chasse alliée n'abatte l'avion…), l'armée allemande cerne la villa et des agents de la Gestapo arrêtent Frenay et Pucheu, qui sont immédiatement envoyés Rue des Saussaies... Pierre Pucheu Pétain proteste, il veut faire libérer Pucheu (il a très vite oublié Frenay….) mais les Allemands lui amènent une fin de non recevoir à peine polie... Chez les Lavalistes, c'est tout d'abord la stupéfaction. Aucun de ces traîtres ne s'attendaient en effet à ce que le « vieux », comme Laval l'appelait avec ses intimes, ne prenne une initiative aussi audacieuse, surtout au nez et à la barbe des Allemands ! Cela aurait pu être inquiétant, vu qu'elle montre que désormais nombre de Réactionnaires sont désormais ralliés au « Juif Mandel ». Pire pour les Fascistes français, si la nouvelle de la tentative de défection de Pétain s'ébruite, ses partisans suivront désormais les « Africains » et non plus le gouvernement parisien. Cependant, Laval préfère n'y voir que les avantages immédiats. C'est désormais lui le seul maître de la France soumise. Désormais, Pétain n'est plus qu'un portrait dans les bâtiments officiels de Métropole. C'est lui, Pierre Laval, qui tire les ficelles (enfin, temps qu'Abetz l'y autorise…). Pétain est désormais un « Chef de l’État » sans autorité, placé quasiment en résidence surveillée… À l'annonce de la tentative de fuite de Pétain, Hitler explose. Pourquoi dès lors encore « ménager » la France alors que même celui qui était censé maintenir l'ordre allemand dans ce pays a tenté de rallier le « Juif » ? Himmler se rue sur l'occasion. Lui qui rêvait de bâtir un État SS en Bourgogne, idée qu'Hitler avait reporté à l'après-guerre, revient à la charge. Néanmoins Hitler, bien que d'accord avec le principe, craint que l'Allemagne s’aliène les derniers collaborationnistes si elle commence dès maintenant le dépeçage de la France. De plus, Laval remplacera aisément Pétain dans sa tâche de direction de l’État français et ses FSL sont néanmoins de très bons supplétifs dans les tâches de lutte contre les Résistants et la traque des Juifs... Il apporte donc au chef SS une fin de non recevoir. Pour le moment... Pendant ce temps, l'USS Corsica, surnom donné à la Corse par les Américains, devient un véritable porte-avions incoulable en prévision d'Overlord/Seigneur Suprême tandis que l'Armada alliée continue de gonfler en Corse, Sardaigne et Italie du sud. D'ailleurs, afin de renforcer les forces qui débarqueront en Provence, les Alliés confient à plusieurs divisions italiennes réarmées des secteurs jugés calmes du Front italien. La purge à la tête de l’État français commence. Maurice Sarrault, un Maréchaliste convaincu, est ainsi assassiné par des FSL. La propagande fera passer le meurtre pour une action de Résistants...
  7. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Bonjour, Je n'arrive pas à poster la suite du récit. Je n'ai aucun message d'erreur mais quand j'enregistre, rien ne se passe.
  8. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Merci Patrick !
  9. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Octobre 1943 En ce mois d'Octobre 1943 se tient la Conférence de Téhéran, réunissant les 4 Grands que sont les États-Unis, l'URSS, la France et le Royaume-uni. Ceux-ci décident de confirmer le déclenchement du débarquement dans la sud de la France en Janvier 1944 en lieu et place du débarquement dans les Balkans voulu par Churchill mais auquel il avait finalement déjà renoncé. Concernant ces mêmes Balkans, Churchill informe le dirigeant soviétique de son intention de soutenir autant les Partisans de Tito que les Tchétniks non collaborateurs de Mihailovic. Concernant la Pologne, les 4 Grands ne parviennent pas à s'entendre sur ses futures frontières, Mandel s'opposant encore à toute cession de territoires polonais à l'URSS. D'ailleurs, démontrant le ferme appui du Président du Conseil aux Polonais, les cartes du Front de l'Est publiées par « La France combattante » montrent les frontières de 1937 avec en plus les États baltes que Staline veut annexer comme nations indépendantes... Notons que c'est au cours de cette conférence que Mandel informa pour la première fois Staline sur les négociations qui ont lieu entre le gouvernement de la République française et la Résistance roumaine regroupée autour du Roi Michel. Le moment venu (c'est à dire quand l'Armée rouge sera aux frontières de la Roumanie), le Roi Michel et la Résistance renverseront Antonescu et déclareront la guerre à l'Allemagne. En échange, la Roumanie récupérera la Transylvanie du nord et la Doubroudja du sud, la Bessarabie et la Bucovine du nord revenant de nouveau à l'URSS. En effet, bien qu'étant favorable au retour aux frontières d'avant guerre, Mandel sait que Staline a cette fois la moralité et le droit de son côté (La Roumanie combattant aux côtés d'Hitler) en ce qui concerne le retour de la Bessarabie à l'URSS… À l'issue de la conférence, Mandel et Churchill ne rentrent pas directement à Alger pour le premier et à Londres pour le second. En effet, les 2 chefs de gouvernement font un détour par Adana, en Turquie, pour discuter avec le président turc Inönü. En effet, ils ont l'intention de faire participer la Turquie neutre à leur tentative pour repousser le plus à l'est possible la limite de l'influence stalinienne. Mandel et Churchill explique au Président turc qu'ils ont les forces suffisantes pour libérer la Grèce, voire l'Albanie, mais que sans l'intervention turque dans le conflit, l'occupation de la Bulgarie par Staline apparaît comme inévitable, ce qui mettra Istanbul, et donc les détroits, à portée des chars russes. Informé par René Massigli des craintes turcs sur le sujet, les 2 hommes espèrent faire mouches. Inönü hésite cependant. En effet, il craint de devoir accepter la présence soviétique sur son sol s'il met fin à la neutralité de son pays. Les 3 hommes se quittent sans parvenir à un accord, le Turc réclamant en plus des garanties militaires massives contre l'inévitable riposte du Reich. Ismet Inönü En URSS, les Troupes soviétiques libèrent Kiev. En Italie, Rome étant libérée, les antagonismes entre le Roi et Badoglio d'un côté et les meneurs de la Résistance de l'autre (soutenus discrètement par la France) refont surface. Les meneurs antifascistes obtiennent le remplacement de Badoglio par Bonomi à la Présidence du Conseil tandis que le Roi Victor-Emmanuel III se retire sans abdiquer et cède ses prérogatives royales à son fils, Humbert. Humbert, Prince de Piemont Au Japon, Yamamoto analyse les dernières victoires américaines dans le Pacifique centre et en tire des conclusions importantes concernant la stratégie des États-Unis dans la région. Tout d'abord, la mobilisation de gigantesques ressources japonaises aux Salomons arrange grandement les Américains, ceux-ci n'ayant que des garnisons isolées face à eux dans le Pacifique centre. Mais surtout, Yamamoto craint que la Flotte combinée ne soit pas prête à l'heure de la bataille décisive qu'il envisage autour des Îles Mariannes. En effet, en dépit du travail acharnée des ouvriers, le Japon ne retrouvera pas une force de frappe aéronavale suffisante avant 1944. Or, Yamamoto a compris que les Américains ignorent délibérément certains atolls forteresses japonais et se contentent de les isoler comme Nauru et Wake. L'Amiral japonais en conclue que les Américains ignoreront Truk et attaqueront le plus vite possible, bien trop vite pour les Japonais, les Îles Mariannes, mettant le Japon à portée des assauts des bombardiers US ! Le commandant de la Flotte combinée rédige un rapport présentant ses conclusions qu'il présente directement à l'Empereur Hiro-Hito, plus susceptible de le comprendre que le Premier ministre Tojo. En effet, Yamamoto propose rien moins que l'abandon de Nauru, Wake et Truk et d'autres îles isolées pour que leurs garnisons renforcent Saipan et Guam. Par ailleurs, ces îlots gaspillent d'autant plus de ressources que des destroyers sont mobilisés inutilement pour les ravitailler alors qu'ils seraient plus utiles à traquer les sous-marins alliés et à défendre les lignes de ravitaillement de la Sphère de Co-prospérité ou plutôt, à défendre le fruit des pillages japonais en Asie. Enfin, l'Amiral propose de retirer la majeure partie des forces aériennes et navales engagées autour de San Cristobal. Ayant pris connaissance du rapport de l'Amiral, l'Empereur tranche en sa faveur. Tojo est furieux. Il n'a pas l'intention d'en rester là. En effet, comment un officier japonais peut-il sciemment abandonner des territoires aux ennemis du Japon, même s'agissant d'atolls n'ayant plus aucune valeur stratégique ? Mais que peut-il bien faire ? S'opposer à l'Empereur-Dieu ? Sûrement pas. Mais il existe une cible qui, si elle est frappée, n'entraînera pas la malédiction divine sur Tojo et ses proches. Yamamoto en personne ! Un jeune officier, Kenji Hatanaka, se porte volontaire pour assassiner l'Amiral… Kenji Hatanaka Quelques jours plus tard, Hatanaka tire au revolver sur Yamamoto qui meurt sur le coup. L'assassin ne cherche même pas à fuir, se croyant à la fois protégé par Tojo tout en pensant que son geste sera cautionné par l'Empereur. Rien n'est plus faux. Hiro-Hito comprend vite qui est le responsable du meurtre de l'Amiral et contraint Tojo à se faire seppuku. Pour mieux humilier son ancien Premier ministre, il lui annonce en personne la nomination au poste de Ministre de la guerre de son ennemi intime… Tomoyuki Yamashita… En parallèle, l'Empereur, soucieux de reprendre la main sur le gouvernement de son pays, nomme son oncle, Naruhiko Higashikuni au poste de Premier ministre.
  10. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Bonjour Rob1, Idée intéressante ma foi. Cependant, je doute que Staline aille aussi loin, en effet, si le débarquement échoue, c'est toute l'Armée allemande qu'il devra affronter ou presque, et même plus puissante qu'IRL, l'Armée rouge souffrira. Par contre, c'est sûr qu'il va utiliser le groupe de Cambridge pour manipuler les Alliés.
  11. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Une très bonne année 2018 à tous ! Voici la suite ! Septembre 1943 En URSS, la grande bataille pour le contrôle du bassin du Donbass continue. Au prix de lourdes pertes, les Soviétiques reconquièrent Stalino, la grande cité industrielle de la région et se dirigent vers l'ouest. Dans la bataille du Dniepr qui s'ensuit, les Soviétiques parviennent à établir plusieurs têtes de pont à l'ouest du grand fleuve en dépit des furieuses contres-attaques allemandes. La ligne Panther-Wotan est morte-née et avec, le rêve du Führer d'arrêter les Soviétiques le long d'une ligne fortifiée sur le Dniepr… Soldats soviétiques s'apprêtant à traverser le Dniper. On peut voir une pancarte "À Kiev !" en arrière plan. Dans le Pacifique, le trio des nettoyeurs japonais (Saburo Sakai, Toshio Ōta et Hiroyoshi Nishizawa) semble inarrêtable. Comme dans les récits grecs de l'Antiquité, seul un héros peut en arrêter un autre. Or, un ou plutôt des héros émergent dans le camp allié (ce qui n'exclut en rien le courage chez les pilotes alliés en général). En Septembre, les « Boyington's bastards » de Gregory « Pappy » Boyington, un vétéran des Tigres volants qui combat depuis des années donc l'impérialisme du Japon de Hiro-Hito, infligent de sérieux revers aux pilotes nippons. Toshio Ōta lui-même est tué au combat, laissant Sakai et Nishizawa « orphelins » tandis que le Japon ne peut compenser ses pertes qu'avec des pilotes trop peu formés là où les Alliés prennent au moins le temps de bien former leurs nouvelles recrues. Gregory « Pappy » Boyington Plus au nord, les Américains s'emparent des îles Marshall. Cependant, en vue de préparer le terrain à l'invasion, la Marine américaine avait au préalable déclenchée l'Opération Hailstone (Grêle en Français), un assaut aéronavale sur la base de Truk. Or, Yamamoto avait fait évacuer sa Flotte ce qui fit que seuls quelques petites unités et navires marchands japonais furent coulés en dépit de la débauche de moyens engagés par Nimitz. Néanmoins, la victoire US était désormais assurée aux Marshall, Kwajalein, Eniwetok devinrent des bases avancées des Alliés dans le Pacifique centre au prix de pertes beaucoup moindres qu'aux Gilbert. Un navire japonais coulé dans le lagon de Truk. L’État-major impérial de l'Empire japonais se réunit à Tokyo. Il ne peut que constater que la Chine est toujours debout et que le flot ininterrompu de matériels en provenance de la Route de Birmanie compensera bientôt les lourdes pertes subis par les Chinois, leur permettant d'équiper de nouvelles divisions. C'est alors que les chefs de l'Armée impériale de l'Empire du Soleil levant prêtent oreilles à l'idée proposée par le Commandant de la 15ème Armée, Renya Mutaguchi, visant à « tuer le colosse chinois non en l'affrontant de face mais en lui coupant les jambes par derrière ». En somme, à s'emparer de la Route de Birmanie. L'offensive, baptisée U-GO, sera déclenchée en Janvier 1944. Le mois de Septembre 1943 voit la tenue de la Conférence du Caire. Celle-ci réunit le président américain Franklin Roosevelt, le Premier ministre britannique Winston Churchill, le Président du Conseil français Georges Mandel et le généralissime Tchang Kaï-chek, Président de la République de Chine. Chine désormais reconnue comme étant un partenaire majeur au sein des Alliés donc. Staline refusa de participer à la conférence car le pacte de neutralité soviéto-japonais de 1941 était encore en vigueur. Les réunions eurent lieu à la résidence de l'ambassadeur américain, Alexander Kirk. Les principales clauses de la déclaration du Caire, qui en résulta sont : Le Japon doit être contraint par la force à une reddition sans condition Le Japon doit être dépossédé des îles du Pacifique occupées à partir de 1914 Tous les territoires chinois occupés par le Japon (tels la Mandchourie, l'Île de Taïwan et les Îles Pescadores) doivent être restitués à la Chine La Corée doit être libre et indépendante En marge de la Conférence et dans l'optique de mettre un terme à la « crise » qui sévit entre leurs 2 pays, Churchill et Mandel discutent, en particulier des Balkans. Cet entrevue a été permise grâce à l'insistance d'Anthony Eden côté britannique, et du Général côté français. Les 2 chefs de gouvernement se mettent d'accord pour unir leurs efforts en vue de « sauver » le maximum de territoires des Balkans de l'emprise stalinienne avec notamment un débarquement a minima en Grèce « au moment opportun » de troupes françaises et britanniques. Churchill promet aussi de continuer à aider les Tchéniks, du moins « ceux qui le méritent » tandis que Mandel promet l'envoi de conseiller militaires aux Partisans et « d'insister » auprès de Pierre II et de Subasic pour que Tito obtienne une reconnaissance de leur part. En Italie, les troupes alliées libèrent Rome mais les Allemands se rétablissent plus au nord, le long de la Ligne gothique. En Afrique du nord, le gouvernement Mandel, soucieux de l'indépendance de la patrie à terme, continue à produire des prototypes d'avions et de chars comme le Bloch MB.157, un chasseur conçu par Marcel Bloch et qui n'a rien à envier au P-51 que livre en masse les Américains à l'Armée de l'air. Est également produit le Somua S-42, conçu par l'équipe de l'ingénieur Lavirotte, et qui est bien digne du Sherman qui équipe les Armées américaine et française (et dont on dit d'ailleurs qu'il est issu du Somua S-35). Gerd von Rundsted, commandant allemand du Front ouest et donc des troupes allemandes basées en France transmet un rapport à l'OKW et à Hitler. Il informe ses supérieurs que la France est en situation « quasi-insurrectionnelle » et qu'elle « se couvre de maquis servant de bases arrières aux « terroristes » » Il cite notamment comme zones dangereuses pour la Wehrmacht, le Limousin et les massifs montagneux français comme le Jura, les Alpes, le Massif central et les Pyrénées tout en ne faisant pas du reste du pays une zone sûre pour les soldats allemands. Gerd von Rundsted La guerre mondiale ne se fait pas qu'à grands coups de canons, elle se fait aussi avec des mots. C'est exactement ce qu'ont compris Pierre Dac, le célèbre brocardeur du Régime nazi et des Collaborateurs mais aussi l'un de ses derniers, Philippe Henriot, rien moins que le Ministre de la propagande de l’État français ! En ce mois de Septembre, la guerre des mots qui oppose les deux hommes atteint son sommet lorsque Henriot remet en cause le patriotisme de Dac du fait de ses origines juives. Dac lui répond qu'au moins, sur la tombe de son frère, tombé durant la Grande guerre, il est mentionné « Mort pour la France » tandis que sur celle d'Henriot, il sera écrit « Mort pour Hitler, fusillé par les Français ».
  12. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Août 1943 Lors de leur contre-offensive consécutive à leur victoire durant la bataille de Kharkov, les Soviétiques reprennent Poltava. La propagande soviétique fera grand bruit de ce succès et le comparera à la victoire de Pierre Ier contre les Suédois de Charles XII lors de la Grande guerre du Nord dans cette même cité tout en n'en faisant non pas une victoire d'un Tsar, mais celle du peuple russe ! Après cette grande victoire, les Russes se lancent à l'assaut du Donbass (Opération Jdanov). Face à cette déroute, et conformément à ce qu'il avait dit à von Manstein, Hitler ordonne la construction de la ligne Panther-Wotan sur la rive occidentale du Dniepr (du moins pour sa partie ukrainienne, la ligne devant au final couvrir l'ensemble du front) en vue de stopper la ruée des Soviétiques. En Italie, après avoir buté de longs mois sur les solides fortifications allemandes, les Alliés, Français en particuliers, s'emparent de Monte Cassino. La route de Rome est ouverte. Cependant, la destruction du verrou du Monte Cassino et l'abandon par les Allemands de la ligne Gustav marque le début du retrait de l'Armée française et de nombreuses troupes alliées du Front italien en vue de l'assaut sur le sud de la France. D'ailleurs, en préparation du futur débarquement de Provence est crée la 2ème Division blindée française. Son commandement est confié à Philippe de Hauteclocque, nommé Général à cette occasion. Le général de Hauteclocque En Yougoslavie, Mihailovic et ses hommes, accompagnés par les agents de liaison envoyés par Mandel, mènent campagne en Bosnie, région yougoslave peuplée en partie de musulmans, afin de montrer que l'Armée yougoslave de la patrie (le nom officiel des Tchétniks) protège et se bat pour l'ensemble des Yougoslaves. En effet, les Oustachis croates catholiques mènent une nouvelle campagne de terreur, à la fois contre les Serbes orthodoxes, mais aussi les Bosniaques musulmans. Mihailovic a reçu l'ordre express de Subasic et de son Roi de frapper un grand coup, alors que les Musulmans bosniaques commencent à être dragués par le IIIème Reich ! De plus, Tito opère également en Bosnie et fait moins peur aux Musulmans que le groupe de Mihailovic, dont certains chefs sont des nationalistes serbes. Durant cette opération, les Tchétniks infligent de sérieux revers aux soldats de Pavelic, le chef des Oustachis, et sauvent plusieurs villages musulmans et serbes tout en se retirant avant que les Allemands ne puissent intervenir, tout en emportant de nombreuses recrues, serbes ou musulmanes. La France combattante encensera cette victoire de la Résistance monarchiste tandis que la BBC… en attribuera les mérites à Tito ! Les Alliés détruisent Hambourg dans la cadre de l'Opération Gomorrah/Gomorrhe. Cependant, les Alliés ne se contentent pas de bombarder des objectifs civils. Ainsi, le centre de recherche de Peenemünde où les chercheurs nazis conçoivent les missiles V1 est également attaqué. Hambourg est en ruine. Face au renforcement continuel de la Résistance au Danemark, les Allemands exhortent tout d'abord le gouvernement danois de les autoriser de juger eux-mêmes les « saboteurs » puis, face au refus du Premier ministre Scavenius, adresse au gouvernement danois, resté au pays, un ultimatum lui enjoignant d'accepter la mise en place d'un état d'exception dans le pays. Celui-ci refuse et démissionne. Désormais, ce sont les Allemands qui administrent directement le pays en la personne du général von Hanneken. Dans le Pacifique, les Japonais, soucieux de se rallier les populations locales des défuntes Indes orientales néerlandaises, proclament l'indépendance de l'Indonésie avec Sukarno comme Président et Hatta comme Vice-Président. Les combats continuent aux Salomons. Dans le ciel, en dépit du fait que les Alliés ont désormais de meilleurs chasseurs avec le Corsair, des héros japonais émergent tels Saburo Sakai, Toshio Ōta et Hiroyoshi Nishizawa qui abattent des dizaines d'appareils alliés à eux trois. Sur mer, le Japon se défend aussi plutôt bien, en effet, un sous-marin japonais coule le croiseur lourd australien HMAS Camberra tandis que plusieurs autres unités sont soit coulées, soit endommagées. Sur terre, les Alliés, majoritairement des Marines américains, avancent et conquièrent méthodiquement San Cristobal mais les Japonais sont solidement retranchés sur les hauteurs, quoi que pas aussi bien qu'aux Fidji ou aux Nouvelles-Hébrides, les Japonais n'ayant pas envisagés d'y mener le même type de campagne, c'est à dire un combat retardateur désespéré. Notons qu'un aérodrome est désormais installé sur la partie de l'île tenue par les Alliés. Celui-ci sera la raid de furieux raids de la part des Betty nippons. Saburo Sakai Tandis, que les combats continuent sur et autour de San Cristobal, les Alliés décident de poursuivre sur leur lancée et d'attaquer le mois prochain les îles Marshall. La prise de cet archipel menacera directement la base navale nippone de Truk. Yamamoto en est bien conscient, et ordonne aux unités présentes sur place de se replier vers des bases situées en Indonésie. Non seulement cela les mettra à l'abri de la puissante armada alliée présente dans la Pacifique centre, mais en plus la rapprochera des puits de pétrole indonésien, les pétroliers ramenant le précieux or noir dans l'archipel japonais et vers les bases comme Kure ou Nagasaki se faisant massacrer les uns après les autres par les sous-marins alliés. À ses officiers mécontents de cet abandon indigne du code du Bushido, Yamamoto promet une gigantesque bataille d'anéantissement de la Flotte alliée dans le Pacifique centre une fois que l’aéronavale sera reconstruite, c'est à dire en 1944. En Australie, le Parti travailliste du Premier ministre Curtin remporte les élections. Pendant ce temps, en Chine, l'offensive « finale » des Japonais s’essouffle. D'immenses territoires ont été conquis mais la Chine est toujours debout. La position de Tchang Kaï-chek sort considérablement renforcée de cet échec japonais qui a montré la valeur combative des Chinois. Celui-ci se fait « élire » Président de la République, à titre provisoire certes, suite à la mort de Lin Sen, malade. Le nouveau chef de l’État chinois informe ses alliés qu'il peut désormais quitter le territoire chinois pour se rendre au Caire où doit se tenir une Conférence inter-alliée sur l'Asie avec Roosevelt, Churchill, Mandel mais sans Staline, qui n'est pas en guerre avec le Japon.
  13. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Juillet 1943 En URSS, déclenchement par les Nazis de l’Opération Citadelle, leur grande offensive contre le front ukrainien de l’Armée rouge autour de la ville de Kharkov. Malgré l’emploi de nouveaux chars comme le Panther (qui se révélera efficace) et l’Elefant (qui se révélera de piètre qualité), des bombardements massifs par la Luftwaffe (qui voit cependant encore une fois le ciel lui être contesté par l’Aviation soviétique), l’offensive sera un échec, du fait de la résistance acharnée des défenseurs soviétiques et du fait que les points d’attaque de l’offensive étaient tellement logiques, que les Soviétiques ont pu les fortifier massivement. Les Panzers avant l'assaut Les Allemands ne parviennent à avancer péniblement que de quelques kilomètres dans les lignes soviétiques, non sans subir une série de contre-offensives locales de la part de l'Armée rouge. Pire pour les Allemands, les Soviétiques déclenchent une série de contre-attaque de grandes ampleurs vers l’ouest dès que Citadelle commence à patiner. Ainsi, l'Opération Molotov contre le groupe d'Armée du centre permet la libération de Smolensk tandis que l'offensive « Louis Rossel » permet, elle, la destruction du saillant d'Orel tandis que les défenseurs soviétiques dans la région de Kharkov n'ont donc quasiment pas perdus de terrain. 3 jours après le déclenchement de Citadelle, Hitler convoque Von Manstein à la tanière du loup et lui ordonne de « suspendre » Citadelle. Face aux objections de son subalterne, pour qui la bataille peut encore être gagnée, le Führer explique qu'au vu de la situation, il vaut mieux attendre que les Russes se « cassent les dents » sur une armée allemande solidement retranchée. Citadelle, qui sera plus tard connue sous le nom de bataille de Kharkov, fut la dernière grande offensive de la Wehrmacht en URSS. Accords de Beyrouth. L'indépendance complète sera accordée à la Syrie et au Liban au maximum 6 mois après la fin de la guerre. En échange, la France maintiendra son influence culturelle et conservera des bases dans les 2 pays. La situation difficile de l'armée allemande à l'est a poussé le Roi Michel Ier de Roumanie à accélérer la constitution du bloc national démocrate, regroupant les forces opposées au Régime pro-allemand d'Antonescu ainsi que, dans la même optique, les négociations avec les USA, la Grande Bretagne et la France par l'entremise de leurs représentation diplomatiques à Ankara (où René Massigli, l'ambassadeur de la République française, fait un travail formidable). Bien qu'il ne soit pas chargé des affaires étrangères, Charles De Gaulle a insisté pour mener la seconde phase des négociations préliminaire avec l'envoyé du jeune monarque car en effet, le Général est extrêmement soucieux du sort des anciens amis de la France en Europe de l'est. L'envoyé roumain, s'adressant dans un Français impeccable avec toutefois un léger accent, fait part de l'intention de la Résistance politique roumaine d'entrevoir les conditions à laquelle les Alliés seraient prêt à faire la paix avec son pays et espère qu'ils empêcheront les Russes de faire de la Roumanie une République socialiste soviétique, "d'ailleurs" déclare l'émissaire, "la seule raison qui a poussé son pays à entrer en guerre aux côtés de l'Allemagne est la..." De Gaulle le coupe alors sèchement "Votre altesse. Ne perdons pas de temps avec ce genre d'explications. Je sais parfaitement les événements qui ont conduit la Roumanie là où elle se trouve actuellement. Votre belle nation a été trahie par un Maréchal félon, tout comme la mienne. D'ailleurs, c'est uniquement du sauvetage de la Roumanie que nous débattrons aujourd'hui. Maintenant, je vais vous exposer ce que je compte offrir votre nation, amie de toujours de la France et puissance latine. Tout d'abord, je compte m'appuyer sur votre jeune monarque, Michel Ier, et le bloc national démocrate pour renverser Antonescu et installer un gouvernement d'union nationale, votre roi proposera alors un armistice aux Alliés qui sera immédiatement accepté par mon gouvernement et rapidement par au moins l'Angleterre (je m'arrangerai pour), armistice dans lequel il sera stipulé le maintien, en attendant un traité de paix, de l'administration roumaine dans vos anciennes frontières, ce qui inclus donc la Transylvanie et la Dobrogée (Nom français de la Dobroudja) mais pas la Bessarabie, pour laquelle, malheureusement, la France ne peut plus rien. Notre seule condition étant que la Roumanie déclare immédiatement la guerre à l'Allemagne. » L'émissaire apparaît un peu abasourdi mais ravi par des conditions si tolérantes mais il ne peut s'empêcher d'objecter que Staline n'acceptera pas si facilement ces conditions. "Je m'en doute bien mais j'ai l'intention de lui offrir des gages en échange, des gages qui auront en plus le mérite de vous ravir. Tout d'abord mon gouvernement et celui de sa majesté ont l'intention d'offrir à la Russie une influence prépondérante en Hongrie. En effet, nous n'avons nullement l'intention de manœuvrer pour sauver la complice de toujours des razzias hitlériennes" L'émissaire hoche la tête affirmativement. Et au delà des petites nations baltes qui sont, malheureusement, définitivement condamnées à l'annexion stalinienne, nous comptons laisser Staline une grande influence en Bulgarie, cette amie naturelle de la Russie qui n'a pas pour cela participer à Barbarossa alors que cela ne l'a pas empêchée de prêter son territoire aux forces allemandes pour qu'elles puissent se jeter contre nos forces et envahir l'héroïque petite Grèce. Très bien, alors elle sera ravie d'accueillir les troupes du père Joseph sur son sol !" L'émissaire fait part de son ravissement devant la proposition de De Gaulle, il lui déclare que le gouvernement pro allié qui se formera fera tout pour parvenir à la réalisation de ce plan et il promet une amitié renouvelée et éternelle entre la France et la Roumanie. "Ce plan peut paraître rude voir impossible à réaliser mais qui début Juin 1940 pariait un seul centime sur l'avenir de la France et regardait où nous en somme aujourd'hui ! Nous sommes toujours une grande puissance et ce n'est plus qu'une question de temps avant que notre armée, aidée des alliés, n'écrase l'envahisseur germanique et ne le chasse de la "terre sacrée" de France. Cependant, je ne vous cache pas que votre position sera la plus difficile à soutenir avec celle de la Pologne que mon pays et l'Angleterre essayons par ailleurs de sauver au maximum du dépeçage auquel compte se livrer à nouveau Staline mais nous ne sommes pas entrer en guerre pour voir livrer l'Europe de l'est à un régime despotique, qu'il soit brun ou rouge !" Le Prince Barbu Stirbei, car c'est bel et bien lui qui rencontre De Gaulle à Alger, remercie alors chaleureusement le Général et lui serra la main. Le Prince Barbu Stirbei Les 2 hommes commencent alors à discuter des détails techniques du futur retournement d'alliance roumain. En Italie tombe Henri d'Orléans, Comte de Paris et engagé dans la Légion étrangère française, durant les combats pour la prise du Monte Cassino. En Birmanie, déclenchement de l'opération Longcloth, un puissant raid des « Chindits » sur les arrières des troupes japonaises dans le pays. L'opération conduite par Orde Wingate désorganise les communications nippones dans le pays mais ses résultats seront exagérés en vue de montrer que les Britanniques peuvent, à l'égal des Français en Indochine, conduire une bataille victorieuse dans la jungle contre les Japonais. Dans le Pacifique, les Américains lancent une double offensive contre les Salomon (et plus particulièrement l'île de San Cristobal) et les Îles Gilbert. L'opération ou plutôt les opérations sont couvertes par les Porte-avions alliés HMS Formidable, Lexington, Cabot mais aussi le fraîchement mis en service Douglas Mc Arthur. Originellement nommé Bonhomme Richard, il fut nommé en l'honneur du Général US prisonnier des Japonais à la demande des ouvriers qui le construisirent. À ces grosses unités il faut ajouter plusieurs portes-avions d'escorte plus petits. Déjà fortement éprouvés aux Fidji, les Marines US connaissent un véritable enfer aux Gilbert. En dépit de l'étroitesse des îlots, la résistance japonaise est acharnée, notamment à Tarawa. En effet, là où les experts avaient prédit qu'il suffirait seulement de 24 heures pour sécuriser l'atoll, il fallu en réalité 3 jours aux Américains pour écraser la résistance nippone et ce, au prix de plus de mille morts. Sur ordre de Yamamoto, la Marine et l'aviation japonaise ne sont pas intervenues aux Gilbert. En revanche aux Salomons… Dès l'annonce du débarquement allié (auquel participent les « Tirailleurs du Pacifique », unité composée d'Indigènes et de colons de Nouvelle-Calédonie et d'autres îles françaises du Pacifique), l'aviation japonaise basée à Rabaul et à Guadalcanal lancent une série de furieuses contre-attaques contre la Flotte d'invasion. Au sol, les Japonais, contrairement à ce qu'ils firent aux Fidji, n'abandonnent pas l'essentiel de l'île aux Alliés mais lancent dès qu'ils le peuvent une série de contre-attaques contre les têtes de pont alliés, conformément aux ordres du Grand État-major impérial décidé à défendre l'île coûte que coûte. Les offensives nippones contre les plages ne sont repoussés que grâce à l'aide opportune de l'artillerie des puissants Croiseurs et Cuirassés couvrant l'invasion. Néanmoins, une effroyable guerre d'usure commence… La seconde nuit suivant le débarquement, une puissante armada nippone attaque la flotte alliée. Les Alliés se tiennent prêt à la recevoir, les Japonais ayant été repérés à plusieurs reprises par des sous-marins. Cependant, la flotte rassemblée par l'Empire du soleil levant apparaît formidable et ce, en dépit de l'absence des monstrueux cuirassés Yamato et Musashi, restés en réserve à Truk. Néanmoins, face à cette terrible menace, les Amiraux alliés décident de tendre une embuscade à la flotte japonaise qui descend le long du « Slot », le chenal située entre les parties occidentale et orientale de l'archipel. En effet, les vedettes lances-torpilles et les destroyers alliés devront faire pleuvoir la mort sur les unités lourdes japonaises avant le début de l'engagement principal. Cette embuscade est permise grâce à la présence du fameux Radar du côté des Alliés (dont l'efficacité est cependant réduite du fait que les Japonais se déplacent en longeant les îles montagneuses de l'archipel) mais surtout des sous-marins, qui signalent chaque minute la position des bâtiments nippons, ce qui permet aux Alliés de « voir » les Japonais sans que la réciproque ne soit forcément vraie. L'escadre japonaise est commandée par le Vice-Amiral Gunichi Mikawa, ardent à l'idée d'enfin affronter les « Américains » à grand coups de canon. C'est alors qu'une série de gigantesque explosions frappe les grandes unités de la Marine impériale japonaise à l'instar du vaisseau amiral de Mikawa, le cuirassé Kirishama. D'importants dégâts sont signalés, le Cuirassé Hiei étant par exemple devenu incontrôlable. Mais Mikawa ne se laisse pas démonter et ordonne de poursuivre la marche vers San Cristobal. Une mêlée confuse s'engage alors au cours duquel les marins du Richelieu font preuve d'un courage à toute épreuve et d'une parfaite intelligence avec leurs frères d'armes du Washington, coulant de concert le Kirishama, détecté comme meneur de la Flotte ennemie et expédiant Mikawa au fond du « Slot ». En récompense de cette victoire, l'équipage du Richelieu reçut la « Medal of honor » US tandis que celui du Washington recevait la « Médaille militaire » française. Les Alliés ont certes subis de lourdes pertes mais la Marine impériale japonaise est encore moins bien lotie. Le Vice-Amiral Gunichi Mikawa Cependant, la bataille de San Cristobal ne faisait que débuter...
  14. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Juin 1943 En Chine, tandis que l'offensive japonaise continue et que l'Armée impériale progresse toujours vers l'Ouest et le cœur du pays (les Nippons se sont emparés de Luoyang et assiègent Changsha), l'ambassadeur de France à Chongqing depuis Décembre 1941 (et le remplacement du bien trop mou Henri Cosme), Jean Escarra, Professeur de droit et Sinologue accompli, fait le siège de celui qui n'est officiellement que le Premier ministre chinois, Tchang Kai Tchek. Tout en lui affirmant le soutien indéfectible de la France et des Alliés à la cause de son pays, il l'enjoint de proposer, à l'instar de celui que la France d'Alger prépare, un programme de reconstruction nationale allant vers plus de démocratie et une série de réformes sociales. L'objectif étant de renforcer la volonté de se battre des soldats de l'Armée révolutionnaire chinoise (le nom de l'Armée de Tchang) et, aussi, de contrer les velléités de prise du pouvoir des Communistes, grande obsession des dirigeants français, dans l'après-guerre. Tchang Kai Tchek est tiraillé tout d'abord entre son nationalisme intransigeant, qui est choqué par ses Occidentaux qui se mêlent encore des affaires intérieures chinoises 1 siècle après les guerres de l'Opium, et sa reconnaissance envers ces mêmes Français qui n'ont désormais plus que de bonnes intentions à l'égard de son pays. Il est aussi coincé entre son Conservatisme social (il est allié aux grands propriétaires qui oppriment toujours les paysans en dépit du fait que le pays ait renversé les Qing en 1912) et son sentiment intérieur qui lui fait comprendre que le monde change et qu'il faut par conséquent réformer la Chine. D'ailleurs, n'est-il pas un dirigeant révolutionnaire ? En Roumanie, formation du Bloc national démocrate qui regroupe l'ensemble des forces politiques opposées à la dictature. Ce rassemblement va des Communistes aux Libéraux et est patronné par le Roi Michel. Mais il est encore trop tôt pour espérer renverser Antonescu. Suite à la trahison de 3 membres de l'Armia Krajowa (AK), Ludwik Kalkstein (Hanka), Eugeniusz Swierczewski (Genes) et Blanka Kaczorowska (Sroka), le général Stefan Rowecki, son commandant, est arrêté par les Allemands. Il est "interrogé" par la Gestapo à Berlin, où les allemands lui proposeront une alliance anti-bolchévique qu'il refusera. Il sera exécuté en Juin 1944 au camp de Sachsenhausen. En Yougoslavie, Mihailovic et Tito parviennent tout deux à échapper aux forces de l'Axe. Certes, leurs forces ont subis des pertes importantes (Bihac, d'où Tito narguait l'Axe, ayant été reprise par les Allemands) mais ils en ont également infligés d'importantes aux Allemands et à leurs alliés. La phase finale de Fall Schwarz est d'ailleurs l'objet de la pire dispute qui opposa Churchill et De Gaulle, qui se rencontraient à Tarente pour discuter justement de la guerre en Yougoslavie. Churchill reproche tout d'abord aux Français de n'avoir aidé que Mihailovic puis tend au Général un rapport d'un officier britannique certifiant que des groupes tchétniks ont participés aux actions contre les Partisans. Il conclue en disant qu'il a envoyé auprès de Tito des agents britanniques. De Gaulle est furieux et un violent accrochage se produit durant lequel Churchill menace De Gaulle en ces termes et en Français. « Si vous et Alger m'obstaclez, je vous liquiderai ! » mais De Gaulle n'est pas homme à se laisser faire et à la fin de l'échange, il répond simplement. « Est-ce tout? », salue le Premier ministre et se retire. Comme d'un curieux hasard, des violentes manifestations nationalistes éclatent aux Levant français dans les jours suivants (alors qu'ont lieu des négociations sur l’obtention de leur indépendance par les 2 mandats français de la région). Quant au gouvernement d'Alger, il décide d'aider coûte que coûte les Tchétniks mais demande quand même à Mihailovic de frapper un grand coup contre les « Faux tchétniks » selon les termes utilisé par le Général. Dobroslav Jevđević est la première cible désignée par les services secrets français dans cette lutte contre les Tchétniks collaborateurs. En Italie, les offensives alliées sur le Monte Cassino ou depuis la tête de pont d'Anzio alternent avec les contre-attaques allemandes visant à reprendre tout ou une partie du terrain perdue. Dans cette guerre d'usure, qui ressemble fort à la Bataille de la Somme du conflit précédent, tombent de nombreux vétérans alliés des campagnes précédentes. Dans le Pacifique, les Alliés se préparent à assaillir les Îles Gilbert et les Salomon. Yamamoto, bien conscient du futur assaut sur les positions japonaises, déclare à ses officiers que la Flotte sera engagée massivement pour défendre les Îles Salomon. L'infériorité en nombre de Porte-avions du Japon sera quant à elle compensée par le fait qu'il pourra s'appuyer sur ses nombreuses bases aériennes de la région. Désireux de soutenir l'allié chinois mais étant bien incapables, en dépit de leur supériorité en homme et en matériel, de prendre l'ascendant sur les Japonais en Birmanie, les Britanniques décident de déclencher pour le mois suivant une vaste opération aéroportée sur les arrières des armées nippones, nom de code : Opération Longcloth. L'initiateur du plan, le Général Orde Wingate, s'inspire à la fois des « Commandos » britanniques et des actions menées par les hommes de Salan en Indochine. Le but de l'opération est de lancer une série d'attaques sur les lignes logistiques de l'Empire du milieu par des soldats qui seront ravitaillés par les airs.
  15. LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

    Mai 1943 Les opérations se poursuivent en Italie et les Alliés continuent à progresser lentement mais sûrement face aux puissantes positions défensives allemandes installées autour du Monte Cassino, transformé en bunker par les hommes de Kesselring avec l'aide involontaire des bombardiers alliés. Une attaque par les montagnes utilisant la grande mobilité des troupes nord-africaines est désormais hors de propos, les Allemands ayant retenus la leçon de la campagne de Sicile est gardant désormais les plus inaccessibles des sentiers. C'est donc par un assaut frontal que sera pris le monastère. Le monastère est en ruine Pendant ce temps, la Bataille de l'Atlantique semble tourner définitivement en faveur des Alliés. En effet, près d'une quarantaine de U-Boot sont coulés durant ce mois, notamment grâce à l'utilisation de plus en plus massive de l'arme aérienne dans la chasse aux Sous-marins allemands et la protection des convois. Donitz, face à cette situation catastrophique, ordonne l'arrêt des attaques dans l'Atlantique nord ! Ce désastre se déroule alors qu'Hitler venait de décider d'intensifier encore la guerre sous-marine... En Chine, l'Armée impériale japonaise déclenche une gigantesque offensive qui a comme objectif rien moins que la chute de ce pays ! En effet, l’État-major nippon craint le renforcement progressif de l'Armée chinoise du fait de l'arrivée constante de l'aide américaine par la Route de Birmanie qui n'a pu être coupée en 1942. 2 colonnes nippones s'ébranlent, l'une depuis la région du fleuve jaune, l'autre depuis le Tonkin. L'objectif étant d'isoler les gigantesques troupes chinoises engagées plus à l'Est dans le Fujian, l'Anhui et le Jiangxi entre autres, des bases logistiques de l'Armée de Tchang près de Kunming et Chongqing. Cependant, la concentration de troupes japonaises au nord du Vietnam n'est pas passé inaperçue aux yeux de la Résistance française qui prévenu le commandement allié d'une probable attaque de la Chine par les Japonais. De plus, Salan a lancé préventivement une série d'attaques contre les convois ravitaillant ces forces et a multiplié les assauts contre les postes japonais en vue de contraindre les Japonais à divertir leurs forces. Soldats de la Résistance Cependant, face à l'ampleur de l'assaut, les Chinois plient malgré leur résistance héroïque et les Japonais menacent d'isoler des centaines de milliers de soldats chinois du cœur de la Chine non occupée. Craignant une défection chinoise qui libérerait de trop nombreuses troupes japonaises, Roosevelt ordonne d'augmenter encore l'aide à la Chine tandis que les stratèges américains décident d'accélérer l'assaut dans le Pacifique centre, dont la première phase s'apprête à s'achever avec la libération des Îles Fidji (et dans le Pacifique sud, des Nouvelles-Hébrides). En Pologne, la résistance des Juifs du Ghetto de Varsovie est écrasée dans le sang. Le Ghetto est rasé. Les survivants qui n'ont tout simplement pas été assassinés par les Nazis sont déportés vers les camps de la mort. En ce mois de mai 1943, Mandel est écœuré. En effet, les preuves fournies par le pasteur Bonhöffer viennent confirmer ce que les Alliés soupçonnaient déjà. Les Nazis ne se contentent donc pas de déporter les Juifs à l'Est. Ils ont entreprise une politique d'extermination massive ! Mais l’écœurement n'est pas le sentiment le plus cruel qui traverse le cœur du chef du gouvernement de la République française. Pire que ce dégoût, il y a surtout son impuissance. En effet, même dans l'optique où la guerre s'achèvera fin 1944, ce qui est la prévision des stratèges les plus optimistes, les Allemands auront le temps d'assassiner des millions de personnes ! Mandel a bien envisagé de révéler au Monde le génocide commis par les Nazis puis de menacer l'Allemagne d'une destruction totale si elle ne cesse pas immédiatement son crime, mais Mandel sait bien que cela n'arrêtera pas les disciples fanatiques du Führer et, surtout, que les Allemands se vengeront immédiatement sur la population française, véritable otage du IIIème Reich ! Mandel décide donc, pour l'instant, que la meilleure chose est de tout faire pour gagner au plus vite la guerre contre le Reich. Ce sera le meilleur moyen de sauver un maximum de vies ! Pendant ce temps, le tyran cruel de l'Allemagne nazie décide de repousser le déclenchement de Citadelle, afin de pouvoir y faire participer en masse ses jouets que sont les Tigres et les Panthers. Cette décision est prise malgré l'opposition d'une partie du haut commandement allemand, qui craint, à raison, que les Soviétique ne profitent du temps gagné pour renforcer encore plus leurs défenses. Un char Panther Déclenchement par les Alliés de l'opération Chastise/Punition. Destruction par une escadrille spéciale (Les Dambusters, les destructeurs de barrages) de plusieurs barrages dans la Ruhr, cœur industriel du Reich. Le dégâts sont très importants mais seront rapidement réparés par les Allemands grâce à l'utilisation d'un nouveau type de pompe, inauguré l'année précédente. Un barrage après l'attaque En Yougoslavie, les Allemands déclenchent l'Opération Schwarz, une vaste campagne anti-partisan et anti-tchetniks (la majorité de ceux-ci ayant désormais optés pour la résistance à tout prix contre l'Axe et les Collaborateurs). 90 000 soldats de l'Axe (Allemands mais aussi Croates et Bulgares) sont engagés dans l'Opération. Dès que les Alliés apprennent le déclenchement de l'opération, ils multiplient les raids aériens contre les positions axistes et les parachutages d'armes aux Résistants (Alger n'aidera cependant que les hommes de Mihailovic). Churchill, quant à lui, impressionné par les performances de Tito et désireux de le mettre dans sa poche, décide de lui envoyer des agents de liaison. Alger fait tout le contraire. La France combattante, l'organe de presse fondé par Mandel en Août 1940, ne parlant que de la résistance héroïque et efficace des hommes de Draza Mihailovic.