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  1. 22 points
    Mais avoir un gros nez serait la panacée, du moins si l'on en croit les plus endoctrinés. Seuls ces coqs gaulois, adeptes de finesse, arrogants emplumés qui n'ont jamais de cesse de savoir mieux que tous ce qu'il convient de faire pour économiser et pourtant faire la guerre, n'ont pas encore cédé aux canons du moment qui viennent des US, l'étalon des faignants.
  2. 19 points
    Bonjour, Étant poli de nature et respectueux des us et coutumes des endroits qui m’accueille voici un petit résumé du pourquoi de mon inscription sur AD Net. Né en 1971, je manifeste rapidement un attrait pour les armes et plus particulièrement les avions de chasse. Sans raison apparente, aucun de mes proches n’étant de près ou de loin dans ce domaine, j’honore scrupuleusement tous les mercredis un rendez-vous avec le buraliste pour acheter un petit magazine, Armes de guerre il me semble, que je dévore et collectionne. Je me souvient d’y avoir lu, au mi-temps des années 80, un drôle de mot qui fait parti maintenant du langage commun : le drone ! A ce sujet, j’avais essayé de la placer lors d’une partie de Scrabble et, évidemment, on me l’avait refusé ! Étant fils d’une première génération d’immigré (message caché pour Armen56), mon père à toujours présenté comme un devoir sacré la conscription. Et c’est tout naturellement qu’a la suite de mon diplôme de fin d’étude je part « la fleur au fusil » donner à la France une année de mon temps. Mes études et surtout l’appui « d’un politique » devait m’orienter plus spécialement vers le SIRPA ! Hélas, ce que je ne savais pas à l’époque c’est que les places y étaient chers et que l’on réservait un « traitement de faveur » à l’impétrant au piston manifestement insuffisant ! Pour ma part, au lieu de Balard et du service communication des armées, j’ai arpenté le camp de frileuse ! Il portait bien son nom celui-là ! Hop ! Me voilà, bleu bite au 5 ème RI, régiment de Navarre, classe 93/10 ! Ainsi, au lieu de parfaire ma maîtrise des logiciels de mise en page j’ai acquis une solide expérience sur le fonctionnement du PR4G et des entrailles du 20 mm que je servais au titre de Radio-Tireur sur AMX-10 ! Je fini Capo-Chef sous le commandement du plus « spatial » des capitaines, j’ai nommé -et c’est pas une blague- le capitaine SPOCK ! Depuis, je n’ai cessé de parfaire, par pure curiosité, mes connaissances sur tout ce touche les armes et c’est avec plaisir que je lis, ici, depuis quelques années, les contributions d’Armen56 qui dans une vie antérieur était sans aucun doute un mammifère marin, de DEFA550, l’homme balistique qui parle comme un canon, de Picdelamirand-oil celui qu’il vaut mieux ne pas trop chatouiller, d’Hirondelle, plus proche d’un rapace que d’un petit migrateur, de g4lly, de PolluxDeltaSeven, d’herciv, de Bechar06 et enfin de Gibbs « pas un pas sans soutien » le Cajun ! et bien d’autres que j’oublie, qu’ils me pardonnent. Merci au forum et merci à vous tous pour toutes les lectures passionnantes que j’ai pu faire ici. Sincèrement
  3. 17 points
    Je serais d'avis de proposer des Rafale à Taiwan, et tant pis si les Chinois arrêtent d'acheter des Airbus: si les Allemands viennent nous le reprocher, on leur dira que maintenant on fait comme eux, on fait passer les intérêts Français avant les intérêts européens.
  4. 17 points
    Bon...Pour que ça parle à tout le monde. Ma femme je l’ai connu y a 11 ans. A l’époque elle était state of the art. 11 ans après elle fait toujours tout aussi bien (vaisselles, s’occuper de l’enfant, me casser les burnes etc...) et en plus elle est amortie : son coût d’acquisition est soldée et elle me coûte de moins en moins cher à entretenir. Elle est à son plus bas niveau coût utilisation. J’imagine que quand elle sera vraiment vieille elle pèsera sur mon budget entretien de façon plus lourde mais elle a encore de belles années devant elle. L’année dernière j’ai fait la connaissance d’une petite jeune, plus fraîche et belle que ma femme. Sur certains domaines, spécialement sous les draps, elle est mieux que ma femme (ah la jeunesse). Un moment c’est posé un arbitrage : ma jeune maîtresse me coûte quand même de l’argent, et ça grève mon budget. Je me suis demandé si je ne devais pas quitter ma femme. Après mûres réflexions et savants calculs j’ai réalisé que certes, proportionnellement, je passais plus de temps sous la couette avec ma petite jeune mais que 90% du reste du temps elle m’offrait les mèmes services que ma femme tout en me coûtant plus cher. Si je devais switcher ça me coûterait un bras : nouvel appart’, pension alimentaire, frais liés à sa jeunesse vénale et dispendieuse, changer ma berline pour un coupé sport etc...Tout ça pour au final plus de plaisir charnel qui ne représente même pas 5% de mon temps. Ce n’était pas raisonnable. J’ai arbitré : je reste avec ma femme qui satisfait 95% de mes besoins et j’entretiens à minima ma jeune maîtresse, qui d’ailleurs grâce à la fermeture des restaus me revient moins cher, et je suis un homme heureux. D’ailleurs je ne la sors plus, si ce n’est pour me la jouer devant mes potes quand ils dégainent la photo de leurs jeunes maîtresses pour leur prouver que moi aussi je suis dans le Game. Si j’avais budget illimité je me mettrais avec elle, mais malheureusement je n’ai pas eu d’augmentation de salaire cette année. Je suppose que l’AAE fait les mêmes arbitrages que moi quand il s’agit de gérer son parc de radars.
  5. 16 points
    Selon le CV Charpentier (callsign Charpy, bien connu), cité par Jean-Marc Tanguy dans le Air & Cosmos spécial Chammal, il y a quelques infos intéressantes sur le Rafale M : Le radar avec l'antenne AESA aurait une portée triple par rapport à l'antenne PESA. Portée maximale, portée pratique, portée moyenne, je n'en sais rien, mais triple ! Le temps de traitement (consolidation) d'une piste en basse altitude est aussi visiblement accéléré par l'antenne AESA. Les configurations bi-Scalp sont ouvertes sur le Rafale M. C'est leur emploi embarqué qui est interdit. Depuis le sol ET avec retour au sol, c'est possible. C'est le signe que la charge de travail induite pour le pilote n'est pas insurmontable pour un monoplace. Les configurations bi-Exocet en point 2, en revanche, n'ont pas été ouvertes parce que ça coûte cher (sous entendu "pour une option qui n'est pas indispensable"). La GBU-24 (2000 lbs) a été tirée en opération, depuis un emport ventral. Le bi-GBU-24 est en train d'être ouvert sur le Rafale F3R. Si les riverains de Mont de Marsan et de Landivisiau se plaignent du bruit des Rafale (c'est un commentaire perso, que je tiens de source locale, ce n'est pas dans l'article), en revanche, Charpy dit que le Rafale en moyenne altitude fait peu de bruit et peut donc surprendre ses cibles lorsqu'il frappe - d'autant plus quand il tire ses AASM de loin.
  6. 16 points
    To whom It Might concern, You guys might be interested that Rafale had a great run in defensive counter air scenario I ran on Command Modern Operations. Everything in is English though, but I dont think that it will pose a problem for you. https://epamuodikkaitaajatuksia.com/2021/02/09/rafales-very-good-showing/
  7. 16 points
    J'ai été absent un moment causes persos, désolé pour la cascade de citations. Les mêmes singes anti-Rafale qui nous ont fait rire pendant 25 ans à répéter que c'était un "échec industriel" etc? et bah on aura qu'à aggrandir un peu les zoos. Ça fera de l'activité pour la relance post-covid. "Bonjour, je représente le Bundestag, nous vous proposons de renégocier le caractère non-négociable de la négociation." C'est atavique comme dirait le PR. Il faut aussi dire que nos voisins ont pardonné les allemands pour hitler, mais pas les français pour Napoléon. Ou plus simplement l'Inde. Si d'aventure le BJP prenait un coup de chaud et violait un peu plus les droits des minorités musulmanes... Je le crois aussi. Les allemands l'ont mauvaise et cherchent à mettre en parallèle Rafale et Eurofighter alors qu'on sait tous que le Rafale sera en vol 15 ans minimum après que le tout dernier Eurofighter aura été transformé en pot de fleur ou en matériaux à recycler. Là je ne suis pas d'accord parce que les industriels français ont tout rationnalisé et prouvé qu'ils savent faire des effort, y-compris financiers. Ce qui prouve donc que: soit un des deux états ne veut pas soit aucun des deux ne veut soit un des deux joue la montre soit les deux jouent la montre Je penche pour la 4eme option à plusieurs égards. Mais les allemands sont en position de force parce qu'ils n'ont besoin de rien. L'histoire de l'Eurofighter dit exactement le contraire, jusqu'à l'absurde avec les 3 radars AESA différents. À bien des égards les espagnols sont un partenaire plus fiable, et leur choix d'Indra a ulcéré les allemands qui pensaient pouvoir les contrôler via Airbus. Malgré le passif de l'affaire Navantia-DCNS qui n'inspire pas confiance, ils ont au moins le bon goût de défendre leurs billes sur ce coup-là. Mais idéalement il faudrait pouvoir leur proposer quelque chose d'adapté à leurs besoins parce que le NGF sera trop cher pour eux s'ils veulent aussi une aéronavale. Oui. Même pas besoin de ça en fait, un simple démonstrateur suffirait, avec demande à l'industrie allemande de faire de même pour rappeler tout le monde au principe de réalité: le GIE Rafale sait faire un avion d'arme qui vole et peut devenir opérationnel, pas Airbus D&S+MTU+Hensoldt. Ah bon? On a oublié les 100% de dérive des coûts de l'EF en Allemagne? 60 milliards au lieu de 30? Contre ceux du Rafale qui n'ont pas dépassé 5%? Oui. Qui dit que les anglais accueilleront les allemands sur le Tempest? Les anglais ne voulaient en aucun cas refaire un Eurofighter-bis. Ils subiront la même pression allemande et seront encore moins capables d'y résister que nous. Si les allemands les rejoignent, c'est en partenaire junior. Surtout si entretemps les anglais ont sanctuarisé les participations italiennes et suédoises. Ils auront aussi un gros avantage: ils sont acheteurs de F-35 ou partenaires industriels sur le T-7A pour SAAB. Les allemands eux n'ont pas encore acheté leurs F-18. Échec et mat. Ils paieront et achèteront. Mais ne développeront pas. Malheureusement les anglais achètent des Boxer, pas des VBCI. Et sont en train de subir les appels du pied de GDLS et LM qui vont jusqu'à saboter le boulot sur l'AJAX et le Warrior. Leur souci est qu'ils n'ont pas de partenaires en Europe, et qu'ils ne savent pas apprécier ce que les français pourraient leur offrir. Et ce serait l'argument massue pour tout arrêter. Exactement. Voilà aussi pourquoi j'étais favorable à un second mandat trump. Les allemands auraient été coincés. Là les petites affaires reprennent normalement. Rejoindre? Les anglais ne les accueilleraient que comme porteurs de devises. Les allemands se rêvent faiseurs de rois en brandissant l'apport français telle une marionnette dans le FCAS NGF + FCAS-TI "appelé à converger" alors qu'il n'en a jamais été question pour nous. Leur idée étant d'exister avec les compétences françaises apportées au Tempest pour tenter de neutraliser alors à la fois les anglais et les français. Sauf que pour le moment, on sait qu'ils ont un gros porte-feuilles, mais ils n'allongent pas la monnaie. Esbrouffe, frime, baratin, tromperie, bluff, fanfaronnade. C'est déjà trop tard pour eux et ils s'en foutent. S'ils rejoignent le F-35 ils peuvent gratter le workshare turc, ils peuvent exiger des trucs que d'autres en Europe ne veulent pas payer, ils peuvent semer la zizanie pour le plus grand plaisir des américains qui feront monter les enchères. En plus, si ils commandent 100 F-35 ce ne sera qu'une petite opération à 15-20 milliards pour eux: L'avion n'est pas si cher à l'achat, et les leurs ne voleront jamais. Ils pourraient même débarasser les US de tous leurs LRIP pourris et intransformables. Aucun changement pour les allemands. Mais du workshare sur de la maintenance ou la fourniture de pièces sur le long terme en Europe. Bingo. Mais le mieux serait qu'on les vende aux américains en échange de quelque chose. Dans ce cas-là c'est nous qui serions les interlocuteurs privilégiés des US sur ce dossier. De quoi monnayer une tranquilité d'esprit pour un successeur du Rafale. "et Verduuuun, la victorieeuuuuse, pousse un criiii, que porte là-baaaas, les échos des vents de la Meeeeuuuuse, Halte-làààà, on ne passe paaaas!" Oui. Non. Non plus. Oui, c'est bien ce qu'on avait compris. Comment un pays en retard de 15 ans sur les radars AESA peut nous apporter quelque chose? Je rappelle aussi qu'on leur a payé, avec nos sous, une soufflerie state of the art. Alors qu'ils sont censés être pétés de thunes. Et que pendant ce temps-là l'ONERA galère à payer ses chercheurs. On arrête deux secondes avec le suprémacisme allemand. Ce n'était pas vrai avant. Ce n'est toujours pas vrai aujourd'hui. Aucun mépris, juste du réalisme. Ils travaillent, font plein de trucs, mais ne sont pas si bons que ça. Sinon ils n'auraient pas besoin de préempter des capacités industrielles en criant "es ist meins". Les USA sont derrière, la France a toujours été une cible. Nous avons échappé à l'AMGOT en échange d'une prise en charge de la solde des G.I.s stationnés sur le sol français. Nous aurions été traités pire que l'Italie et pire que l'Allemagne qui n'ont jamais vu leur monnaie menacée par les USA. Nous avons eu de la chance suite à la politique pro-nucléaire d'installer un parc de réacteurs sous licence Westinghouse qui nous a donné l'indépendance énergétique. Nous avons eu du bol de pouvoir créer CFM international avec GE suite à l'affaire Farewell. Notre opposition à la guerre en Irak nous a beaucoup coûté. On a énormément vécu sur la semi-mansuétude des américains. Mais ça ne peut pas durer. C'est pour ça qu'on doit soit faire monter les enchères et nous rapprocher des USA (dangereux) soit nous rapprocher d'autres puissances: les indiens (c'est fait) les russes, les chinois, voire tenter une petite entente en Europe, plutôt que nous plier à la fable du "couple franco-allemand", vu que les allemands sont eux-mêmes inféodés aux USA. C'est une blague? C'est Dirk Hoke qui est venu chercher Dassault juste après l'échec de FCAS-DP! En disant "allez les français on fait un avion pour remplacer les Tornados". Oui. Ou simplement au fait qu'il faut faire tourner l'industrie pour générer du workshare. Voir le cas de Quadriga qui ne va servir strictement à rien. Qui paient plus que nous? En quoi? Dans la défense européenne collective? Non. Ça les augmente parce que la Suisse n'est pas dans l'UE et que la Finlande n'est pas dans l'OTAN. Et que la France ne peut survivre que si le multilatéralisme l'emporte sur la scène diplomatique mondiale. Il y a du ToT partiel a minima. Mais on sait ce qu'on donne et pourquoi. D'autre part on sait aussi nous servir de ce levier pour obtenir d'autres choses. Alors pourquoi ils ne font pas un avion tout seuls s'ils sont si malins. Comme les sous-marins, les chars, les frégates Meko, les armes légères... Être séparés n'empêche heureusement pas d'être interopérables sinon l'OTAN serait infoutue de mener une quelconque campagne où que ce soit. Les exercices type trilat ont fait travailler des systèmes qui n'avaient rien en commun. Et ben ça a marché quand même. Et sinon c'est pas Thalès qui est en charge des nouvaux réseaux de l'OTAN? http://www.opex360.com/2021/01/25/thales-fournira-a-lotan-une-solution-de-cloud-militarise-et-deployable/ Ça doit être parce qu'on est trop bêtes en France pour faire de l'interopérable.
  8. 16 points
    Est-ce de la finesse ou l'esprit agacé Souvent tordu, gaillard devant l'adversité Le fier gaulois ne s'en laisse pas compter Ses forumeurs, ses ingénieurs, ses chercheurs, Tous en cœur veulent répliquer et s'impliquer. Les bonimenteurs, les flatteurs, les emmerdeurs N'auront grâce qu'une fois le rafale loué
  9. 15 points
    Dans le document du Sénat que tu cites, je remarque ce paragraphe 1. Un projet sans doute trop coûteux pour un seul pays La plupart des interlocuteurs de la mission ont considéré comme un fait acquis qu'un programme tel que le SCAF était impensable dans le cadre d'un seul pays, tant les coûts de développement d'un programme aussi complexe le mettent hors de portée d'un seul budget national. Développer un avion de combat coûte en effet aujourd'hui plus cher que par le passé, et, à plus forte raison, développer un système de systèmes aérien comme le SCAF. À titre d'exemple, les motoristes choisis pour le projet (Safran et MTU) ont rappelé lors de leur audition que les États-Unis avaient versé plus d'un milliard de dollars au cours des deux dernières années à chacun de leurs deux motoristes (Pratt&Whitney et General Electric) pour conserver leur avance en matière de parties chaudes du moteur, à comparer par exemple avec le programme d'études amont (PEA) « Turenne 2 », d'un montant de 115 millions d'euros, notifié par la DGA à Safran pour consolider ses compétences. Plus globalement, le développement simultané d'une nouvelle plateforme d'avion de combat, d'un nouveau moteur, de drones de plusieurs types et d'un cloud de combat spécifique représente un investissement extrêmement important qui paraît très lourd pour un seul pays. Or, si la coopération internationale en matière de défense accroît légèrement le montant des frais non récurrents (recherche et développement), elle en permet aussi le partage entre les partenaires et réduit ainsi le total des dépenses à assumer pour chaque État. Elle permet également, du fait de l'importance des commandes, d'obtenir des prix unitaires plus intéressants (les coûts de production peuvent être réduits grâce à une plus grande industrialisation des processus rendue possible par le volume de la série commandée). Enfin, comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport de 20186(*), des économies seront également possibles lors de la phase d'exploitation, par la mutualisation du soutien, et en particulier de la phase industrielle du maintien en condition opérationnelle des matériels. Le partage des coûts constitue donc bien une nécessité pour pouvoir préserver l'autonomie stratégique de chacun des pays membres du programme en matière de système de combat aérien. Rappelons que la loi de finances pour 2020 prévoit 1,4 milliard d'euros d'autorisations d'engagement, visant à couvrir le lancement des premières activités de développement du programme de démonstration. L'investissement prévu dans le SCAF, à parité entre Paris et Berlin7(*), est pour le moment d'environ 4 milliards d'euros d'ici à 2025-2026 (démonstrateur), et de 8 milliards d'euros d'ici à 2030, après quoi viendront les dépenses d'industrialisation. Le coût total du programme est évalué par certains analystes à une fourchette comprise entre 50 et 80 milliards d'euros. Le passage que j'ai mis en gras… comment dire … il explique bien pourquoi le programme Eurofighter a coûté moins cher à l'Allemagne ou à la Grande-Bretagne que le Rafale à la France - puisque chacun de ces pays n'en supportait qu'une partie du coût. Il explique en somme pourquoi le coût unitaire développement compris de l'Eurofighter est inférieur à celui du Rafale. Vous dites ? La réalité est à l'opposé ? Sinon, l'estimation du coût total du programme entre 50 et 80 milliards d'euros est intéressante. Resterait bien sûr à savoir dans quel périmètre et pour quel nombre d'appareils. Elle peut être comparée avec 46,4 milliards d'euros pour le programme Rafale aux prix 2014, soit aux prix 2021 un total de 49 milliards d'euros pour 286 appareils, dont 55% pour R&D, développement et industrialisation soit 27 milliards et 22 milliards pour la fabrication. Même si le coût final est forcément un peu différent puisque moins d'appareils sont prévus, cela donne l'ordre de grandeur qui est donc… sensiblement le même ! Ceci bien sûr alors que la France est aujourd'hui - hors crise Covid qui aura une fin - nettement plus riche qu'elle ne l'était dans les années 1990 lorsque le plus clair de ces dépenses a eu lieu. Les chiffres sont clairs : la France a les moyens financiers de réaliser seule le SCAF le cas échéant.
  10. 15 points
    Petit aparté : Pourquoi donc lisons-nous à répétition dans les médias (de défense et généralistes) que le successeur du Rafale ne peut être qu'européen ? Le programme Rafale, c'est 45 milliards sur 30 ans. La dépense sociale, c'est 750 milliards sur un 1300 milliards de dépense publique par an. La fraude aux prestations sociales, c'est 50 milliards par an. PAR ANNÉE. https://www.youtube.com/watch?v=htX6JUcYMd8 On veut remplacer la part de l'Allemagne dans le projet ? On a qu'à traiter certains sujets de fond sur l'organisation de la dépense de notre Etat... Je n'arrive pas à me résoudre qu'on soit obligés de s'embarquer dans un projet multinational avec des gens qui se contre fichent de la performance finale de l'appareil, qui sont dans la défense permanente de leurs intérêts industriels et des retombés de technologies réutilisables dans le civil, alors que l'on constate chaque jour à quel point le Rafale est un succès technologique, économique, stratégique pour la France. Qu'est ce qui oblige notre État souverain, à l'aube d'un projet aussi structurant pour nos forces armées (Air, Marine et bientôt l'Espace), d'aller se perdre dans les méandres d'un programme mal engagé, mal organisé, démarré pour les mauvaises raisons et à la merci d'un parlement d'une puissance étrangère. Cette façon péremptoire de nous balancer à tue-tête que l'avenir de notre pays et de notre défense, de notre souveraineté passe FORCEMENT par nos partenaires européens me rend dingue. Je sollicite vos avis pour débat.
  11. 15 points
    Le Growler c’est la doctrine américaine : il s’allume et tu sais que de toutes façons tu vas te faire défoncer dans l’heure qui vient. Tu as deux choix : soit c’est tout le monde aux abris et tu laisses le strike package te défoncer en toute impunité, soit tu essayes de t’organiser dans le brouillard en espérant faire le plus mal possible au raid US. Si tu choisis cette option gloire à tes pilotes aveugles qui se feront poutrer par le sweep yankee. C’est américain : gros moyens, grosses burnes. Dans les faits ça fonctionne quand tu es américain ou intégré dans un package américain. Le Rafale et SPECTRA c’est français : quand la suite EW du Rafale s’allume t’es pas forcément au courant et tu ne sais pas se faisant que tu vas te faire défoncer. Donc tu continues à vaquer à tes occupations, tes pilotes ne seront pas forcément mis en l’air etc... Je simplifie outrageusement. Ceci étant quand tu es un petit pays avec une volonté farouche de résister à ton énorme voisin et ses grosses paluches et avec l’envie de lui en donner pour son argent la question qui se pose est : dois-je m’équiper avec du matériel étudié pour un colosse qui a plus de muscles dans le petit doigt que moi sur tout mon corps, ou dois-je m’équiper avec du matos de ninja qui permette d’enfoncer mon sabre dans l’arrière train de mon gros voisin slave ni vu ni connu ? Moi qui trouve les finlandais intelligents, malgré leur étrange rapport à l’alcool, je parie qu’ils vont prendre le Rafalé.
  12. 15 points
    Mais que n'ai-je provoqué, dans vos esprits agités ? Qu'ai-je réveillé, tapis dans l'adversité ? Le Peuple Français, si coutumier des défis ne saurait résister sans quelques mots d'esprit pour désarmer les contempteurs du Rafale et faire au Lightning II le juste honneur du pal.
  13. 14 points
    Le message de Billou plus bas apporte une précision à ce propos: Donc l'état allemand parle bien d'ACHAT et non de développement. Donc il faut mettre le F-18, l'éventuel F-35, et le NGF, dans le même sac. Question: l'Allemagne aura-t-elle la propriété intellectuelle de ses futurs F-18? Réponse: non. Vouloir nous faire le coup des méchants Dassault qui font rien qu'à pas partager, c'est oublier que les gouvernants allemands s'asseoient déjà quelque peu sur les demandes de leurs propres industriels qui insistent eux-même pour protéger LEURS brevets. Auxquels Dassault, Safran, Thalès, n'auront pas accès non plus. Pas plus que le gouvernement français ou l'AAE. Sauf à un stade "d'utilisateur avancé". De la même manière que nous n'avons pas "accès" au coeur des systèmes de nos AWACS made in USA ce qui ne nous empêche pas de nous en servir, et ce alors que nos E-3 sont du standard le plus moderne existant ce qui si je ne m'abuse n'est le cas de personne d'autre en Europe. Pense-tu qu'acheter des F-35 en remplacement des Tornados et vieux Eurofighters allemands ainsi que d'une partie des F-18 acquis en 2030 à partir de 2045,coûtera moins cher à l'Allemagne que participer au projet NGF avec Dassault? Eut égard au coût du développement et de l'acquisition, certes, mais SURTOUT au regard des subsides que leur offrirait un tel programme? En prix fly away additionné aux "Life Cycle Costs"? Et bien désolé mais le NGF sera bel et bien l'option la moins chère, parce que le F-35 (planche de salut en cas d'abandon du NGF) et le F-18 (dont la présence est actée pour 2030) ne rapporteront RIEN à l'Allemagne. Il est de plus trop tard pour organiser la transition de la chaîne turque vers l'Allemagne pour gratter du workshare, c'était en 2018 qu'il fallait réagir. Là il y a trop de partenaires en Europe qui ont été lésés (Belgique...) ou qui ont les dents longues (Pologne...) ou se sentent délaissés (Italie...) et attendent du workshare de la part de LM. Airbus ne se satisferont pas d'un contrat de maintenance. D'autre part, détail amusant: Tiens donc, "46%", ça ne vous rappelle rien ce fameux chiffre? C'était le nombre fantasmé par les eurofanboys qui hurlaient que les français réclamaient 46% du programme en 1985 ce qui aurait provoqué la rupture. En réalité ce n'était que l'addition des 32% auxquels la France avait droit avec un achat supérieur, le workshare étant calculé au pro rata nombre d'avions acquis, et des parts concernant le moteur M-88 qui aurait dû équiper les Eurofighter français ce que Rolls Royce refusait bec et ongles... avant de proposer la même chose sur le F-35 grâce au F-136, parce que paie ta logique, une fois de plus... Plus tard, parce que karma is a bitch, ils se feront bananer par LM et Pratt&Whitney qui refuseront un autre moteur que le F-135 sur le F-35, même après que RR/GE aient proposé de financer le F-136 sur fonds propres. Voilà pour la barre de rire du soir. Sérieusement, faites attention à ce genre de détails, les gens qui utilisent ce genre de chiffres sans aucun contexte dans les deux cas, hier comme aujourd'hui, ne le font pas innocemment. *** La citation de l'article de Billou prouve que c'est faux. L'Allemagne s'attend à avoir la main sur ses ACHATS. L'a-t-elle? Avec le matos américain? Même pas en rêve. Donc ce qu'il faut comprendre c'est que l'Allemagne ne s'attend pas à obtenir de la part des USA un accès aux technos des matériels américains achetés à grand frais, mais qu'elle s'attend à obtenir un accès aux technos françaises tout en payant BEAUCOUP moins cher. Et je me répète: les industriels allemands ont été les premiers à insister sur la souveraineté relative à leurs "IP". D'accord. Dans ce cas dis-moi à quel moment SNECMA est-il propriétaire de la moindre parcelle de brevets sur les parties chaudes du CFM-56 réalisé en partenariat avec General Electric? (au sein de la JV CFM international créée à l'époque pour remercier les français d'avoir donné toute la documentation que Vladimir Vetrov, dit, "Farewell", avait transmis de l'URSS vers la France, France qui, étant incapable de mettre à l'étude de cette montagne de documents assez de spécialistes, ce qui nous fera passer pour des bouffons auprès de Vetrov, donnera donc l'info aux US qui étaient déjà au courant qu'on avait hérité d'un paquet de plans soviétiques ultrasecrets, Reagan étant ainsi rassuré sur la loyauté du socialiste Mitterand et faisant un gros cadeau à notre pays, mais c'est un détail). Ce n'est le cas ni sur le CFM, ni sur le LEAP, son successeur. SAFRAN ce sont, sur ces moteurs-là, les parties froides, et rien d'autre. Contrairement par exemple au SAM-146, qui a été réalisé à partir d'un core dérivé partiellement de celui du M-88. Donc oui, il est tout à fait normal que la France n'ait pas la main sur les parties chaudes de moteurs réalisés certes en coopération, et vendus sous une marque à moitié française, mais sur lesquels ils n'ont pas entièrement la main. Le scandale, du point de vue de GE, serait effectivement qu'il en soit autrement. Même si c'est bien ce partenariat avec des français qui leur a ouvert les portes d'Airbus, et permis ainsi de faire du CFM-56 dans toutes ses versions le moteur de liner le plus vendu dans le monde, de très très loin. On est typiquement dans un cas identique à celui qui nous intéresse. Et on voit bien que le partage, ce n'est pas automatique. *** J'en profite d'ailleurs pour répondre sur un autre point grâce à une autre partie de l'article cité par Billou: Qui a démontré quoi sur ces sujets? Qui est le "best athlete"? Cette notion étant supposément au centre de tout. Et bien c'est Dassault. Dassault ont été les premiers à faire voler des drones furtifs en Europe, avec les AVE. À l'époque Barracuda n'était même pas une vision d'artiste. NeuroN a été le premier UCAV furtif européen (réalisé à 6 nations, France, Italie, Suède, Espagne, Suisse, Grèce). le seul drone européen réalisé à ce jour ayant LARGUÉ DES BOMBES (ce qui est utile pour faire la guerre). Les deux Barracuda restants sont au stade de pot de fleur ou relégués au hangar. LOUT d'Airbus est une maquette posée sur un poteau, et n'est pas destiné à voler. Sur les commandes de vol, ce n'est même pas négociable, autant essayer de prétendre que la Tour Montparnasse serait plus haute que le Burj Khalifa... Sur l'ergonomie et l'intégration des éléments au cockpit où là encore, en Europe, le Rafale écrase toute concurrence. SITAC, fusion de données, et ergonomie étant à l'avenant. Ce n'est pas négociable non plus. Sur la guerre électronique et les radars de chasseur Thalès étaient déjà eux aussi les best athlete, avec un RBE2 AESA opérationnel et déployé QUATORZE ANS avant le reste de la concurrence européenne. Bref, Si on s'asseoit sur ces réalités, ce n'est plus des coups de canif qui sont mis dans le contrat, c'est carrément un passage à la broyeuse. Oui il est normal que le gouvernement allemand ou ses entreprises n'aient pas la main sur des sous-systèmes développés en France, de la même manière qu'il est normal que les français n'aient pas la main sur ceux fabriqués en Allemagne. C'est inacceptable à tous points de vue et c'est bien pour ça que ce projet est une avanie. Reste la possibilité de ne rendre commun que certaines choses développées ensembles, comme un réseau de data dans l'avion, une manière de traiter les données, un système de combat, etc. Mais dans quel but? L'interopérabilité? En réalisant les futurs réseaux de l'OTAN, Thalès sera déjà au coeur de cette interopérabilité et n'a pas besoin de l'Allemagne pour cela. Franchement, si on pouvait s'en sortir avec une solution à la F-35I sur lequel les israéliens ont eu le droit d'installer leur propre suite de guerre électronique, ce serait mieux pour ce programme. ...Mais d'ailleurs, les américains accepteraient-ils que les futurs F-18G allemands aient une suite de GE allemande? Ou que de potentiels futurs F-35 allemands volent avec des radars Hensoldt? Même pas en rêve, bis repetita.
  14. 14 points
    Les arguments cite le standard F4 Avec ce standard, le Rafale sera équipé des nouvelles radios logicielles "Contact". Ces radios de nouvelle génération sont compatibles avec des formes d'ondes anciennes et futures et elles ont commencé à être testées par la DGA sur le Rafale. La flexibilité de ces radios est un atout pour utiliser le Rafale comme noeud de transmission. Le Rafale sera également équipé d'une nouvelle liaison de données tactiques, discrète, directionnelle, à haute vitesse utilisable pour les communications et les partages d'informations au sein d'une patrouille de Rafale grâce à une forme d'onde en trois dimensions (FO3D, ou Forme d'Onde 3 Dimensions) généré par synthèse numérique en utilisant des antennes adaptées aux largeurs de bande et aux débits attendu. Cette nouvelle liaison de données tactique va compléter -et non remplacer- la liaison actuelle L16. Le système d'arme du standard F4 est donc conçu pour supporter 2 liaisons de données tactiques. On doit pouvoir configurer certains Rafale pour s'appuyer sur cette caractéristique pour faire communiquer deux mondes différents.
  15. 14 points
    Ayant, enfin, (au bout de 18 mois) pu récupérer la quasi totalité du contenu de mon précédent ordinateur crashé, j'ai retrouvé certaines de mes archives et où je les avais récupérées : le dessinateur Alain Ratinaud (qui avait illustré l'article du Fana sur les Dassault tri-soniques) avait laissé trois schémas sur le site SecretProjects en ce qui concerne la série "L" (avions motorisés avec des versions du SNECMA M53), en l'occurrence des biréacteurs à géométrie variable ("W") assez semblables (ils ressemblent, en gros, au deux Dassault G8 qui voleront quelques années plus tard) : LW1-42, LW1-42-02b et LW2-47-02b. Sachant que le biréacteur LZ1-43 de la même série "L" (donc moteurs M53 également), mais à ailes delta, était : "capable de pointes de Mach 3,5, d'un temps de montée à Mach 3,2 et 16 500 m de 5 à 6 minutes, avec poursuite à Mach 3,2 de 10 minutes", leurs performances devaient être approchantes (je n'ai, pour l'instant, jamais réussi à trouver l'explication du "1" et du "2" pour cette série "L") : Si je retrouve d'autres précisions ou si je trouve d'autres dessins/schémas, je vous les communiquerai.
  16. 14 points
    En gros, l'allemagne demande le partage de la proprieté intellectuelle de nos savoirs faire et l'interdiction des boites noires pour laisser à chaque pays la possibilité de faire leurs propres devps. Bref, l'allemagne nous demande comme à chaque fois de leurs refiler nos compétences en armement. J'en ai deja marre... Pourquoi faire le SCAF avec eux, serieusement ????
  17. 13 points
    Un article du 28 janvier dans Die Welt présente les points de vue et exigences des autorités et industries allemandes sur le FCAS. J'ai ajouté quelques commentaires Escorte de drones, super logiciel - mais le projet d'avion de chasse européen a un problème L'Allemagne, la France et l'Espagne veulent construire un nouvel avion de chasse pour un montant pouvant atteindre 300 milliards d'euros. Mais il y a des problèmes : Berlin met en garde contre un accord à tout prix. Sous la direction de la France, l'économie allemande pourrait être laissée en dehors du processus de développement. Personne ne peut dire exactement combien le projet d'armement du futur système aérien de combat (FCAS) coûtera aux contribuables allemands, français et espagnols. Les experts estiment qu'il coûtera 300 milliards d'euros sur plusieurs décennies. Au cœur du projet se trouve un nouvel avion de chasse. Il est censé être opérationnel en 2040 avec une escorte de drones, une mise en réseau avec d'autres systèmes d'armes et un super logiciel (Combat Cloud). Les spéculations se répètent selon lesquelles le projet échouera parce que la France est en tête et que les politiciens berlinois craignent que l'industrie allemande soit laissée en dehors du développement des technologies clés. Par conséquent, il n'y a pas de carte blanche pour le financement. Les représentants allemands de la politique, de l'économie et de la Bundeswehr doutent désormais qu'elle en arrive au big bang. Mais ils font des demandes. Lors d'une vidéoconférence, par exemple, le politicien de la CSU Reinhard Brandl, membre de la commission de la défense et du budget, a parlé des négociations actuellement difficiles. Mais il s'attend à un accord. La relation entre Dassault et Airbus n'a pas été clarifiée. Faux, Dassault est maître d'œuvre de l'avion. De même que Airbus est maître d'œuvre pour le nuage de combat. Il s'agit d'un exemple de discours "Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toit est négociable" Un point de friction, a-t-il dit, est celui des droits et de l'accès aux nouveaux développements, en particulier entre Dassault et Airbus. "Ce que nous ne voulons pas, c'est que les mauvais compromis ne soient faits qu'au prix d'un accord". Le politicien a conseillé que pour des raisons politiques, chaque pays devrait obtenir ses propres modèles de test (démonstrateurs). Ce serait une plus grande sécurité et une plus grande souveraineté que s'il n'y avait "qu'un seul démonstrateur central, qui se trouve alors à Dassault". Pourquoi pas, mais alors il est nécessaire de missionner Thales pour commencer à concevoir le nuage de combat en parallèle d'Airbus… Et alors, pourquoi maintenir le projet FCAS pour faire semblant, autant ne pas se cacher et le scinder en deux ! Dans l'industrie, le projet FCAS est considéré comme un exemple parfait de la politique industrielle stratégique française. Actuellement le plus grand projet d'armement en Europe, il a une importance clé qui va bien au-delà du domaine militaire, par exemple avec le développement de nouveaux logiciels et la mise en réseau. Les experts parlent d'un "système de systèmes". Le FCAS est décrit par ses partisans comme un "garant de la souveraineté européenne - stratégique, technologique, économique et politique". Pourtant, il existe même un deuxième projet européen pour un nouvel avion de chasse, le projet Tempest, sur lequel la Grande-Bretagne, l'Italie et la Suède travaillent. Mais si le FCAS et Tempest devaient fusionner, ce serait probablement la France avant tout qui devrait compromettre sa prétention au leadership. C'est bien sûr l'espoir de l'industrie allemande. Peut-être suivie par son gouvernement ? Dans un projet gloubi-boulga, il serait plus facile à l'Allemagne de jouer France et Grande-Bretagne l'une contre l'autre. L'industrie observe avec impatience comment le gouvernement de Berlin se positionne par rapport à Paris. Comme l'a déclaré Thomas Jarzombek, le coordinateur aérospatial du gouvernement allemand, lors de la vidéoconférence, il se réjouit que le ministère de l'économie mène également une politique industrielle par l'intermédiaire du ministère de la défense. Le remplacement du Rafale et de l'Eurofighter "ne permettra pas d'organiser une seule nation ou une seule compagnie", a déclaré le politicien de la CDU. "Nous nous battrons avec le défenseur pour qu'il y ait aussi des parts industrielles décentes." Littéralement, "Nous veillerons à ce qu'il y ait un partenariat d'égal à égal ici". Tout est dit, un partenariat d'égal à égal entre un pays qui utilise tous les jours un avion de combat avancé qu'il a conçu lui-même et un pays qui a utilisé la dernière fois un tel avion de combat il y a... 76 ans ! Et l'illusion des années 1980 est clairement prégnante : les responsables allemands semblent sincèrement persuadés qu'il est "impossible" à un pays européen seul de construire seul un avion de combat avancé. Comme ils l'étaient il y a 35 / 40 ans. La réalité du Rafale et de sa supériorité sur l'Eurofighter n'est pas présente à leur esprit. C'est pourquoi ils pensent sans doute que la partie française ne pourra que céder au final. C'est pourquoi peut-être, après avoir très bien joué jusqu'ici - ils ont obtenu de très belles parts dans la répartition actuelle ! - ils sont en train de faire l'erreur de pousser le bouchon trop loin. L'accent devrait être mis sur les logiciels. L'Allemagne devrait développer son expertise en matière de logiciels. "J'aimerais que le FCAS soit le projet initial pour amener notre plate-forme logicielle à un nouveau niveau pour nous en Europe". Cela, a-t-il dit, sera la vis de blocage cruciale dans "les confrontations du futur, que vous maîtrisiez cette technologie". La division de défense d'Airbus, qui est fortement impliquée dans le projet FCAS et est dirigée par Dirk Hoke, qui est à son tour président de l'association allemande de l'industrie aérospatiale BDLI, est dans une situation délicate. L'Allemagne et la France sont les principaux actionnaires d'Airbus. Comme l'a dit Hoke, un travail intensif est effectué pour "assurer l'équilibre". Il s'est dit confiant que la prochaine étape de financement (phase 1B) sera prise par l'Allemagne. Les représentants du motoriste MTU Aero Engines et du fournisseur d'ingénierie aéronautique Liebherr ont souligné que le FCAS sera utilisé pour développer des technologies pour les vols de demain, y compris dans le secteur civil, comme le vol sans émission et les commandes de vol pour un futur cockpit monopilote. Il ne devrait pas y avoir de "boîtes noires" nationales L'inspecteur de l'armée de l'air, le lieutenant général Ingo Gerhartz, a appelé à la transparence dans les développements techniques. Il ne devrait pas y avoir de "boîtes noires" nationales, a-t-il dit. M. Hoke a reconnu qu'il y avait eu des "différences spécifiques à certains pays" dans le passé, mais il s'est dit confiant que celles-ci pouvaient être surmontées. @Patrick a déjà expliqué il y a quelques pages à quel point cette demande est aberrante - que Berlin demande la même chose à Washington et on lui rira au nez ! Le politicien Brandl de la CSU s'est dit confiant que, au moins pour le moment, le projet FCAS n'échouerait pas à cause de l'argent. Cependant, a-t-il dit, on ne sait pas encore clairement quel argent devra être dépensé à cet effet au cours des 20 prochaines années. Parce que les milliards dépensés en recherche et développement pour le projet au cours des 20 prochaines années ne se reflètent pas encore directement dans le nouvel avion de chasse de la Bundeswehr, le projet gigantesque devrait être retiré de la responsabilité du financement du ministère de la défense, a déclaré le politicien de la CSU. Sinon, la pression pourrait se faire sentir pour dépenser de l'argent dans des projets qui conduiraient à une amélioration plus rapide de l'équipement fédéral. Les premiers démonstrateurs de vol du FCAS devraient décoller en 2026/27. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'objectif est clair. L'industrie allemande fait mine de ne pas avoir compris que comme dans les années 1980 elle a le choix entre rejoindre un projet d'avion de combat dirigé par la France et un projet dirigé par la Grande-Bretagne. L'espoir est clairement qu'à force de pressions, et faisant fond sur le désir français de pouvoir présenter un projet "européen" qui fonctionne, il sera possible d'amener la France à l'accepter. Certes, le tout ferait un projet plus long, plus cher et l'avion serait probablement moins bon au final. Mais de toute façon il s'agit avant tout d'un projet industriel, la défense de l'existence et de la liberté de l'Allemagne c'est l'Amérique qui s'en occupe et s'en occupera toujours, donc qu'importe si son avion de combat futur est moins bon et arrive plus tard ? Ca ne peut pas convenir à la France.
  18. 13 points
    C'était quand même une bonne idée de tenter une coopération Européenne, mais sitôt Trump défait, certains renouent avec le parapluie US sans avoir compris qu'ils ne seront plus les protégés par l'ombrelle... Après, on ne peut pas dire que la réponse de Mme Parly soit du type carpette : clairement elle previent que sauf retour à la raison, cela va pas le faire. Surtout qu'entre le Rafale et le savoir -faire de Nexter sur le leclerc, on a clairement les moyens de faire sans les Allemands et rapidement (cf le projet de char de 45 t de Marc Chassilian dans Raids)
  19. 13 points
    C'est légèrement plus complexe que ça hein. . . On considère d'ailleurs que la France en 1918 est la première nation à avoir pensé et commencé à mettre en place le concept d'art opératif. Et si les anglais et américains n'avaient pas tout fait et obtenu d'arrêter la guerre en Novembre 1918 l'Allemagne l'aurait salement senti passer . . . Ensuite et comme trop souvent dans l'histoire française son élite politique a ruiné tout les progrès réalisés (tant militaires que sociétaux. Largement HS mais c'est une honte de ne pas avoir attribuer par exemple le droit de vote aux femmes dans l'entre deux guerres.) . On a surtout obligé l'armée à avoir le cul entre deux chaises l'obligeant à garder sous les drapeaux des effectifs pléthoriques en temps de paix l'empêchant d'investir et de penser son évolution. Une immobilisation criminelle. On ne parlera évidemment pas de l'instabilité politique majeure qui règnera et comme au début du XX siècle (l'histoire des fiches) et d'une classe militaire aux ordres et dont on se soucie plus de sa "ferveur républicaine" que de sa compétence. Sans compter les hommes politiques comme Aristide Briand que l'on pourrait qualifier de naïf et stupide si l'on est d'humeur clémente avec un pacifisme complètement hors sol. Et pour recoller au sujet on peut remarquer de nombreuses similitudes entre ces années là et aujourd'hui. Une classe politique prête à touts les compromissions avec l'Allemagne par trouille, incompétence et fantasme fédérale européen. Alors certes les moyens sont différents aujourd'hui qu'hier. Les allemands ne comptent plus sur la force militaire brute ( et je pense, mais c'est un simple avis, par pure impossibilité technique plutôt que par "éthique" morale. Ils n'ont pas l'arme atomique et nous oui. Qu'ils s'aventurent sur ce terrains là et c'est game over, DEFINITVEMENT. Pas pour rien qu'ils essaient depuis des années de saborder notre industrie nucléaire ou de réclamer la double clé. ). On a rien à attendre de l'Allemagne. Et elle nous l'a clairement fait comprendre depuis la trahison du traité de l'Elysée en 1963. "Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont elles chérissent les causes." Je ne sais pas combien de partenariats foireux il faudra pour que certains comprennent enfin le sens de cette citation
  20. 13 points
    Surtout il dit implicitement qu'il n'y a rien à négocier: Dassault a été nommé maître d'œuvre, le partage des tâches c'est à lui de le faire.
  21. 13 points
    Ce qui a été rejeté c'est le Gripen C/D MS20. C'est une modernisation du Gripen "legacy", une modernisation qu'il faut payer. En comparaison un Rafale F3.x avec tous les rafinements disponibles revendu moitié prix, voire encore moins, c'est bien plus intéressant. En fait on joue très aggressif, à la suédoise, mais sans recours à des "queues blanches" ou des appareils surnuméraires. Ils avaient réussi de bons coups en République Tchèque et en Hongrie avec cette méthode, mais depuis les avions qu'ils offrent sans modernisation ne sont plus réellement à un niveau technologique suffisant. Or si les suédois investissent dans des systèmes pour moderniser leurs Gripen au standard MS20, leur prix augmente de façon déraisonnable. Pour info, les thaïlandais viennent tout juste de débuter l'upgrade au standard MS20 de leurs Gripen! https://defense-studies.blogspot.com/2021/02/rtaf-begins-to-update-gripen-to-ms20.html C'est la même punition qu'avec les F-16 d'ailleurs: tout le monde veut du block 70/Viper. Pas du 52+. Du coup les américains ne sont plus les mieux-disants sur cette offre puisqu'ils n'ont pas de block 70 en stock. Notre plus-value avec le Rafale "d'occasion", c'est de ne pas avoir à faire d'investissements pour offrir un produit pourtant state of the art à prix cassé. Et comme en plus tout est plug&play et virtualisé, le client peut acheter des doses homéopathiques de sous-systèmes performants (RBE2 ASA, DDM NG...) et les saupoudrer parmi les avions de la flotte. ...Ça rappelle un peu la façon dont les allemands ont liquidé une partie de leurs Leopard 2 A6.
  22. 13 points
    Plus on est mauvais, plus on est puissant, c'est ça le délire ? La dernière fois que MTU a voulu toucher à un truc inconnu, il a fallu repasser derrière pour tout recommencer dans les règles de l'art. Je parle bien du FADEC du TP-400, entre autres choses. Mais peut-être la puissance scientifique se mesure à la capacité à gruger les autorités, comme pour le diesel gate, hum ? On peut aussi parler de la mission InSight et de l'instrument HP3, qui a magnifiquement foiré sur Mars... Ca fait beaucoup de branquignoles tout ça, non ?
  23. 13 points
    Et la courtoisie, tu en fais quoi? Quand quelqu'un est perdu, on lui indique le chemin… @Predator14 Tu trouveras le forum que tu cherches ici: https://www.f-16.net/
  24. 12 points
    Les compétences accumulées par les entreprises françaises de l'armement aéro ont été financées par les impôts des français pendant des décennies et ça se chiffre en dizaines de milliards, il est donc normal de défendre cet acquis. Il me semble que certains n'en tiennent pas compte, ni ici, ni outre Rhin. Dans cette fable qu'est le FCAS depuis le début, je pense que nombreux sont ceux qui inversent les rôles de la cigale et de la fourmi...
  25. 12 points
    J'ai pas l'impression que cela soit aussi limpide. Pour moi on ne leur a rien lâché lors des dernières négociations. En tout cas c'est ce que j'ai compris de la sortie de la ministre à Munich, et des petites "piques" d'industriels et parlementaires français impliqués dans les récentes négociations. Tout n'est pas joué évidemment, on verra dans les semaines à venir, mais on ne semble pas céder pour le moment. A ce propos, je suis allé faire un petit tour sur la twittosphère défense européenne pour voir ce que nos voisins pensent des déboires du programmes. Déjà il y a un dénominateur communs, qu'ils soient Italiens, British ou Allemands. La plupart, à quelques exceptions près, ne relève absolument pas le fait que les demandes allemandes soient absolument délirantes. Chez nos voisins Anglais, certains espèrent un prototype basé sur le Typhoon et un ruissellement de nouvelles technologies sur leur plateforme, à nos dépends évidemment. D'autres encore souhaitent que l'Allemagne rejoignent Tempest, tout en minorant leur participation au programme (ben tiens on se demande pourquoi). Chez certains experts italiens, le constat que l'Allemagne soit un partenaire peu fiable est une évidence, mais c'est quand même de notre faute si le programme échoue parce qu'on refuse de leur transférer toutes nos technologies . Enfin, je dois souligner que certains experts allemands sont malgré tout lucides vis-à-vis de la situation: la coopération est rendue extrêmement difficile sinon impossible du fait des exigences fantasmagoriques de leurs industriels et politiques qui n'ont que faire de la coopération européenne. Je suis par ailleurs tombé sur un thread ahurissant de deux spécialistes d'outre-rhin. Ils vont jusqu'à remettre en cause le leadership et les compétences de Dassault et avancent carrément qu'ils peuvent faire un SCAF sans nous. Je cite de mémoire un truc du style: "Il n'y a pas que Dassault qui puisse faire un avion de chasse en Europe". A part Saab je ne vois pas. J'étais loin de me douter qu'on pouvait susciter au temps de jalousie de la part de nos voisins, et à quel point leur mépris peut les aveugler. Une bonne raison de plus de faire ce Scaf sans personne.
  26. 12 points
    Oui, Airbus a tout intérêt à faire émerger un projet franco-allemand, car cela : 1. amène les gouvernants allemands à s'inscrire dans une posture un peu plus engageante (révision des modalités de financement des programmes, révision de la politique d'exportation, adoption d'une ligne un peu plus ouverte vis-à-vis des drones, etc.) 2. pousse les politiques allemands à prendre leurs responsabilités (défendre les intérêts de l'aéronautique militaire allemande vis à vis de sa consœur française... sans quoi les politiques allemands auraient probablement laissé vivoter/péricliter cette industrie.) 3. permet de profiter de l'expertise de Dassault Aviation dans le domaine de l'aviation militaire sachant qu'ils n'ont pas l'expertise suffisante pour monter un tel projet (avec qui plus est un poids important dans le programme sachant que la participation espagnole fait basculer le barycentre vers Airbus) __________ Dans les faits, cela fait reposer pas mal de risques côté français : - Rien ne dit que les Allemands seront capables d'assurer politiquement/budgétairement l'effort sur la durée...alors même que le pays est pourtant bien moins endetté que le voisin français (et les blocages sur le financement du projet U-212 CD laissent penser qu'ils n'en ont pas grande chose à faire que des engagements aient été pris avec des partenaires ; à ma connaissance, le projet attend toujours la validation parlementaire, sachant pourtant que le naval est considéré comme un secteur stratégique et que les Norvégiens attendent depuis fin 2019) - Rien ne dit qu'Airbus sera capable de développer les composantes du FCAS comme il se doit. Disons que certains précédents, et notamment des projets qui ne paraissaient pourtant pas d'une complexité absolue, laissent interrogateurs. Alors, certes, rien n'est garanti non plus du côté de chez Dassault, Safran ou Thalès... et un accident industriel peut tout à fait se concevoir. Mais le risque me semble d'autant plus conséquent du côté d'Airbus sachant que la marche est particulièrement haute, d'autant plus quand on voit l'ampleur du programme. Personnellement, je redoute du LM en force derrière les vidéos présentant les concepts bien ambitieux, alors que la firme américaine a pourtant une expérience bien supérieure à l'entreprise européenne dans le champ militaire. __________ Alors, je veux bien que l'on s'inquiète du sort du contribuable allemand qui paierait pour des développements qui bénéficieraient trop peu en terre germanique... Mais je voudrais bien que l'on s'inquiète du sort du contribuable/citoyen français si l'on s'aperçoit que les sommes investies ne permettent pas d'atteindre les résultats attendus et que le système s'avère ne pas satisfaire les besoins opérationnels. Les Allemands ont peut-être le droit de s'inquiéter sur la destination du pognon. On a aussi le droit de s'inquiéter quant au futur de notre armée et de ses capacités opérationnelles.
  27. 12 points
    La déclaration de Florence Parly me semble tout à fait claire Ce « n’est pas seulement un projet technologique incroyablement ambitieux, qui contribuera pour sa prochaine phase à créer 7000 emplois dans nos deux pays et à assurer la place de nos industries dans la concurrence mondiale » mais ce sera « système d’arme qui va nous permettre de faire face aux menaces auxquelles nous serons confrontés à l’avenir, de nous défendre contre des ennemis comme nous le faisons aujourd’hui avec notre Rafale contre Daesh et de dissuader ceux qui autrement nous attaqueraient, sans avoir besoin l’autorisation ou l’aide de quiconque pour le faire. » En moins de mots ===> Les mecs, un avion de combat c'est une arme, et on le fait pour raison de sécurité. Faut qu'elle soit bonne, cette arme ! « C’est quelque chose que vous ne pouvez faire qu’avec de vrais amis, ceux qui tiennent parole, qui sont bien conscients que nos destinées nationales vont de pair avec notre identité et notre engagement européens » En à peine plus direct ===> Si vous ne tenez pas parole, vous n'êtes pas de vrais amis et vous retrouverez le bec dans l'eau « Dans le passé, pour les avions de combat, l’Allemagne se rangeait du côté du Royaume-Uni tandis que la France allait seule. C'est-à-dire ===> Si vous n'êtes pas content, allez demander aux Anglais quelle part ils sont prêts à vous laisser de LEUR programme Je pense toujours que c’est le bon choix Sous-entendu ===> Du moins pour l'instant. Et contrairement à vous, peut-être ? Reste à savoir dans quelle mesure elle est suivie. Je ne peux que souhaiter que Brigitte "tienne" bien son mari afin qu'il n'aille pas céder aux beaux yeux et à "l'esprit européen" d'Angela… Euh discuter avec New Delhi oui certes, de la coopération avec certaines de leurs entreprises pourquoi pas. Mais un projet de construction d'avions de combat avec l'Inde ? Je crains qu'on regrette bien vite les Allemands... Non, si le SCAF tombe à l'eau, la solution devra être soit française seulement comme le Rafale, soit française + des partenaires comme le Neuron. Dans tous les cas, maîtrise d'œuvre française seulement. Franchement, j'étais plutôt favorable au SCAF au départ même avec quelques inquiétudes, mais maintenant je souhaite qu'il échoue et qu'il échoue rapidement. Un partenaire qui fait pression constamment pour renégocier ce qui a déjà été décidé, c'est intolérable et ça condamne à l'avance tout projet au long cours ambitieux. Il restera toujours de la laine à manger sur le dos des Français. D'autant plus un partenaire qui utilise son avantage particulier pour faire la razzia chez le voisin : l'avantage de penser ne pas avoir vraiment besoin de cet appareil, parce que la sécurité n'est-ce pas de toute façon c'est l'Amérique qui s'en occupe. Evidemment, les Français qui veulent continuer à garantir leur sécurité eux-mêmes, qui savent donc avoir besoin de cet appareil, se retrouvent désavantagés !
  28. 12 points
    Toute sa réponse est comme ça, c'est bien simple il n'y a pas une phrase qui ne soit un révélateur des dissensions entre France et Allemagne: Démonstration: Quoi qu’il en soit, le Pdg de Dassault Aviation, Éric Trappier, a répondu à la chancelière allemande lors d’un entretien donné au Journal de l’Aviation. « Le SCAF et le NGF répondent […] à l’ambition politique de donner à l’Europe une certaine autonomie stratégique, D'entrée de jeu on est pas raccord avec la vision allemande qui place les USA au centre de tout. Cette ambition politique d'autonomie n'existe pas en Allemagne, et si il y a eu des signes, ils ont disparu en même temps que trump. et dans l’autonomie stratégique, l’industrie joue son rôle. La France le fait depuis longtemps mais tous les autres pays d’Europe ne le font pas », a-t-il commencé par relever. Allez deuxième tacle, "tous les pays d'Europe ne le font pas", comme ceux qui achètent des F-35... ou des F-18 comme l'Allemagne le souhaite. Or quand on achète américain on ne peut pas parler d'autonomie stratégique surtout au niveau industriel, il faut être logique. Ensuite, a expliqué M. Trappier, « on ne fait pas un avion de combat simplement pour faire plaisir à trois pays [en l’occurrence, la France, l’Allemagne et l’Espagne, qui a rejoint le programme SCAF, ndlr]. Allez ça c'est la première vraie mandale, le NGF ne sera pas un "objet" destiné à faire tourner des BE et filer du boulot à des syndicalistes, mais une arme de guerre destinée à faire la guerre. On fait des avions de combat pour répondre à des besoins opérationnels, pas faciles à évaluer, du futur, dans un monde qui est de plus en plus dangereux. Par conséquent, il faut faire un avion de combat qui soit de plus en plus performant », c’est à dire qui « va être le premier à détecter l’ennemi et le dernier à être détecté. » Ce qui suppose, a pourvuivi le Pdg de Dassault Aviation, de développer des « technologies de furtivité et de manoeuvrabilité pour dominer l’espace aérien » et des « capacités d’emport intégrées pour préserver la discrétion et être capable de rester dans des zones dangereuses, défendues par des systèmes d’armes sol-air de plus en plus sophistiqués comme on peut en voir fleurir un petit peu partout. » Cee qui colle pile-poil à l'idée des avions furtifs selon les américains. Furtif de formes, hautes performances dynamiques, présence soutes à bombes/missiles. Une histoire de dire que d'autres solutions existent si les allemands sont prêts à acheter sur étagère? Je surinterprête sans doute mais vu ce qu'il y a avant peut-être pas tant que ça. Sur ces technologies, Dassault Aviation a évidemment quelques arguments à faire valoir… notamment avec le démonstrateur de drones de combat nEUROn, qui, mis au point dans le cadre d’une coopération européenne [avec la Suisse, la Suède, l’Italie, la Grèce et l’Espagne, l’Allemagne étant absente, ndlr] qu’il a dirigée, affiche d’excellentes performances en matière de furtivité… Et pendant ce temps LOUT d'Airbus D&S est une maquette posée sur un poteau. Justement, ce modèle de coopération est celui que ne cesse de promouvoir Dassault Aviation. Ainsi, a fait valoir M. Trappier, la priorité étant de satisfaire les ambitions opérationnelles, « il faut que l’équipe de coopération ait en tête que le but n’est pas simplement de se partager le travail mais d’être efficace. » En clair avant de demander ce que le SCAF/NGF peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le SCAF/NGF. Et pour cela, a-t-il continué, il « faut un maître d’ouvrage qui […] représente les intérêts des opérationnels » et un maître d’ouvre industriel et technique qui va vraiment porter la performance de l’avion » tout en veillant à ce que le « programme soit tenu en termes de délais et de coûts. » S’agissant du SCAF, ce rôle est revenu à Dassault Aviation… Une manière de rappeler les +5% de dérive des coûts du Rafale contre les +100% de dérive des coûts de l'Eurofighter, en Allemagne le programme devait coûter 30 milliards (en € constants) il en coûtera 60, et encore, c'était avant la tranche 3B et quadriga! Reste qu’un tel maître d’oeuvre doit aussi être capable de coopérer. C’est à dire, a dit M. Trappier, « être capable de donner du travail aux pays coopérants, à bon niveau pour que celui qui côtise ait un bon retour industriel, qui ne soit pas forcément du ‘geo-return’ [axé sur le ‘ »retour géographique’] comme on le dit puisqu’on a vu que ce type de méthode n’est pas forcément compatible avec l’efficacité. » Donc exit le modèle Eurofighter qui ne marche pas et a justement démontré qu'il était conçu autour de cette notion de "géo-return". "On" a fait "capoter" un deal pour 126 Rafale en Inde avec HAL sur cette base-là, de reponsabilité industrielle, et il y a des gens parmi les politiques allemands pour croire que Dassault va avaler ces couleuvres-là sans sourciller dans le cadre d'un partenariat franco-allemand sur un avion du futur? En clair, pour le Pdg de Dassault Aviation, s’il faut évidemment veiller à ce qu’il y ait des retours industriels pour les pays participants, il ne faut pas rigide en la matière. « Il ne faut pas sacrifier la coopération à un partage des tâches à ce point équilibré au millimètre près », a-t-il conclu. Reste à voir ce que l’on en pensera outre-Rhin. Bref les conditions du divorce sont déjà en place puisque c'est ce modèle que souhaitent les responsables allemands. Un modèle qui d'ailleurs rappelle énormément celui du F-35... du moins aux USA! Avec chaque état US ayant sa petite partie du programme pour le sanctuariser politiquement au Congrès. Là il est question de saupoudrer "au milimètre" des éléments du SCAF à tout le monde pour que les allemands soient contents du partage... Et ils ne sont justement JAMAIS contents du partage! Sachant qu'à l'export en revanche, sur le F-35, c'est la jungle! Avec droit des "partenaires" d'être mis en concurrence dans une tombola pour fournir des pièces et des services au F-35, et la croyance que cela permettra de fournir du boulot à tout le monde, ou du moins aux meilleurs, qui auront ainsi prouvé qu'ils méritaient plus ces contrats que les autres! Un mariage de darwinisme et de keynésianisme à la subtilité d'un hamburger dégoulinant de ketchup, comme seule une boite américaine pouvait l'inventer, mais un modèle que l'Allemagne rechigne à suivre vu qu'elle n'est pas partenaire du F-35 en premier lieu et cherche à gratter le maximum. *** Bref cette sortie de Trappier est une excellente chose. Attendons. Et surtout gagnons en Suisse, et espérons gagner en Finlande. Je suis plus que jamais persuadé qu'il faut nous rapprocher des USA avec une posture neutre politiquement, et directement gérer cette situation avec eux, puisqu'ils sont concernés au premier chef. L'opinion publique allemande ne sera peut-être pas contente, mais bon, à elle de voter pour d'autres politiques, et surtout de soutenir une autre forme de politique pour son industrie militaire, une qui ne cherche pas à exister au détriment des autres. En attendant tout est fait par Merkel sa clique et leurs alliés politiques pour faire capoter ce truc. À un moment donné la coopération "obligatoire" avec l'Allemagne en Europe va apparaître comme une position extrémiste. Et ce dans un contexte où çe ne fera pas avancer l'autonomie européenne pour autant vu que l'Allemagne s'y refuse par ailleurs! Connectons les points. Et espérons une décision type "PA-2", "Photonis", ou "programme SCORPION"... Allez, j'ai la foi.
  29. 12 points
    Ca se précise en Croatie..... Rafale Croatie : Dassault aux portes du succès ? 07/02/2021 19:29 | Yannick Genty-Boudry Moins de deux semaines après son succès en Grèce, Dassault Aviation vient d’être retenu par les autorités croates comme l’un des deux finalistes de la compétition destinée à remplacer les 12 Mig-21 des forces aériennes qui seront retirés du service en 2023. Toutefois, la commission en charge de l’appel d’offres n’a pas communiqué les conclusions de son évaluation, et laisse au gouvernement de Zagreb le soin de sélectionner le vainqueur. Le caractère tout autant politique qu'opérationnel de cette décision peut permettre d'évaluer les chances du Rafale. Dernier Round En janvier 2020 la commission interministérielle croate chargée de l’évaluation des différentes candidats postulant au remplacement des vénérables Mig-21 LanceR, avait émis une RFP (Request for Proposal) à destination de plusieurs pays. Si deux d’entre eux proposèrent des appareils neufs, les F-16V américains et les Gripen C/D MS 20 suédois, les autres offraient des appareils d’occasion comme l’Italie avec ses Eurofighter, la France avec le Rafale au dernier standard F3, mais aussi la Norvège, la Grèce, et Israël qui proposaient toutes les trois des F-16. Après un premier filtrage qui a écarté les F-16 norvégiens et grecs, c’est désormais au tour des Gripen et des F-16 israéliens de s’incliner. Le choix du Rafale n’a guère surpris l’opinion publique, ni même l’éviction des suédois ou des israéliens. Certes, le Gripen, déjà opéré en Europe centrale par les hongrois et les tchèques, était bien adapté aux capacités de financement de la Croatie, et les suédois avaient même proposé un montant d’investissements dans le pays égal au montant de l’enveloppe, soit 1 Geur. Mais avec l’évolution de la menace extérieure, et après une campagne médiatique implacable, l’offre suédoise était considérablement affaiblie. Israel était un partenaire critique des forces aériennes croates, qui avaient confié en 2002 à la JV Aerostar/Elbit la modernisation de 12 Mig-21 au standard LanceR. Il s’agissait de les rendre compatibles avec les normes STANAG de l’OTAN, comme de les doter d’équipements modernes au niveau de l’avionique (HUD Elop 921, MFCD, HOTAS, INS), des capteurs (Radar EL/M-2001B, pod de guerre électronique ELL-8222 R) ou encore des missiles air/air à courte portée (Magic II, Python 3). Mais surtout en mars 2018, Zagreb avait fait le choix de les remplacer par des F-16 D israéliens d’occasion modernisés au standard Barak (éclair). Nouveau Contexte Toutefois la situation a brutalement basculé. Tout d'abord la Croatie ne décolère pas depuis l’échec de cette acquisition. En janvier 2019, Washington s’est en effet opposé à la revente des F-16 Barack pour un montant de 500 M$, en se fondant sur le fait que les transferts de technologies accordés sur cet appareil ne pouvaient être cédés à un tiers. Et plus précisément sur les performances du radar et du système de guerre électronique, qui avaient séduit les autorités croates, en raison de leurs capacités à traquer et à détruire les capacités sol/air adverses. Or, les autorités israéliennes avaient certifié dès le début des pourparlers avec le ministre de la défense croate Damir Krsticevic, que Washington ne ferait aucune objection. Malgré un lobbying appuyé de la part de B. Netanyahu auprès de M. Pompeo, le directeur général du ministère de la défense israélien, Udi Adam, n'a eu d'autre choix que de venir à Zagreb présenter officiellement ses excuses. Cette mésaventure a démontré, que même si ces appareils avaient été modernisés par les industriels israéliens, ceux-ci restent souvent dépendants du bon vouloir du Pentagone quant à leurs innovations technologiques. En outre, le contexte géostratégique s’est radicalisé aux frontières de la Croatie. Si Zagreb suit avec beaucoup d’attention l’activité de la Turquie en Bosnie-Herzégovine, comme la radicalisation islamiste qui y prolifère, elle est encore plus inquiète du retour en force de la menace aérienne serbe. Belgrade a en effet bénéficié d’un don de 14 Mig-29 offerts par la Russie et la Biélorussie, qui pourraient être complété par 8 appareils supplémentaires. De plus, elle planifie le renforcement de ses capacités de défense sol/air. Après l’acquisition de plusieurs systèmes de courte portée Pantsir, elle mène des négociations avec Pékin pour l’achat de plusieurs systèmes de moyenne portée HQ-22. Enfin elle a perçu l'été dernier le premier batch d'une série de 24 drones d’attaque au sol chinois CH-92A. Choix Politique Le Rafale devra donc se confronter au F-16 Viper américain qui intègre non seulement des technologies directement issues des avions de cinquième génération comme le F-35 ou le F-22 (fusion de données, combat collaboratif ..) mais il promet également d’emporter l’ensemble des armes américaines disponibles et futures de l’US Air Force. Toutefois, deux points affaibliraient son offre. Pour rentrer dans le budget, Lockheed ne serait pas en mesure de fournir autant d’avions que Dassault. En effet en juillet 2019, le gouvernement bulgare a dû débloquer prés de 1,1 Geur pour lancer l’acquisition de seulement 8 de ces appareils. En outre, alors que ces appareils avaient la faveur du précédent ministre de la défense croate, Damir Krsticevic, le blocage de Washington sur les transferts de technologies des F-16 israéliens a laissé des traces. De nombreux décideurs sont persuadés que les performances des appareils américains seraient fortement dégradées. Une situation qui avantage donc le Rafale, d’autant que selon certains contacts locaux l’appareil français aurait la faveur des militaires. Grâce à lui, la Croatie disposerait d’une capacité opérationnelle et technologique sans comparaison dans les Balkans (hormis la Grèce). De plus, et contrairement au F-16, il est disponible à très court termes puisque les appareils sont déjà en dotation au sein de l’Armée de l’Air. A cela s’ajoute la dimension politique. En effet, le nouveau ministre de la défense croate Mario Banozic n’a cessé de marteler depuis sa nomination son souhait d’une solution européenne. Une position renforcée par la visite le 14 janvier dernier du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, fin connaisseur du dossier Rafale après être parvenu à le vendre à trois reprises (Inde, Egypte, Qatar). Même si la coopération avec les Etats-Unis est stratégique pour le gouvernement croate, celui-ci cherche avant tout à obtenir le soutient de la France qui présidera l’UE en 2022. Non seulement pour obtenir son opposition à l'intégration de la Serbie dans le concert européen, intégrer l’espace Schengen, mais surtout bénéficier d’une aide économique massive qui lui permettrait de relancer la croissance après un tremblement de terre, les conséquences du COVID sur le tourisme, et le retour des partis ultra-nationalistes lors des dernières élections.
  30. 12 points
    Voici une douzaine d'années, j'ai eu à croiser Sanofi, du côté de son informatique : j'en ai gardé un souvenir plus que mitigé. Gros investissements sur l'optimisation fiscale, recours massif à la sous-traitance sous la férule d'un encadrement qui jouait à la guerre de tranchées entre Sanofi historiques et anciens d'Aventis, Des consultants US qui venaient fouiller les comptes (Sarbanes-Oaxley). Certains préceptes ineptes du point de vue documentaire. Recours à des pondeurs de power-point stratégiques creux pour "régler" les différents de la hiérarchie ou masquer sa vacuité. Réunions tenues en anglais sous prétexte d'un unique non-français dans la salle, avec fatalement un formidable appauvrissement du niveau des discussions, de gros efforts pour produire les comptes rendus, et pour le lire, etc, etc... Intrigues et stress, chasse aux bonnes places. Une bonne odeur de gangrène à la Alcatel, si vous voyez ce que je veux dire.
  31. 12 points
    Magnifique !
  32. 12 points
    Ce qu'il nous faut, c'est de la brouette volante ! On dirait du Fernandel.
  33. 12 points
  34. 12 points
    Comme si c'était demander la lune... Avoir l’entièreté de la flotte au dernier standard s'impose par le fait qu'on a un nombre d'avions de chasse qui est notablement réduit. J'ai vu passer l'argument qu'un "PESA était largement suffisant pour faire de la PO". C'est vrai, mais ce n'est pas le problème (Un Mirage F1 et son cyrano IV sont suffisants pour faire de la PO). Le problème c'est qu'on subit une diminution très importante du nombre d'avions de chasse et donc la PO "cheap" devient un luxe : On ne peut plus se permettre d'avoir des avions réservés à la PO qu'on ne pourra pas envoyer en première ligne parce qu'ils ne pourront pas tirer les derniers armements au max de leur capacité. Jusqu'à l'arrivée du Meteor, il n'y avait pas d'urgence à remplacer les PESA. Aujourd'hui, on est dans une période de transition pendant laquelle les PESA ne sont pas encore totalement obsolètes. Mais quand l'AESA GaN sera dispo, il faudra planifier leur mise à la retraite progressive pour ne pas avoir à gérer un radar avec 2 générations de retard. PS : si vous voulez financer 120 AESA, vous pouvez demander à Sanofi, Carrefour et Auchan de rembourser les milliards d'argent publique perçus sous forme de CIR / CICE et qu'ils n'ont utilisés que pour gaver leurs actionnaires.
  35. 12 points
    J'avais zappé les pathétiques tentatives de plombage US...sachant que c'est LM qui est (en partie et une fois encore ?) responsable d'un merdier outre-Manche : Source : https://blablachars.blogspot.com/2020/10/tirs-croises-americains-sur-le-canon.html Un papier anglais (à lire dans sa version originale, idéalement...) : Source : https://www.army-technology.com/features/ct40-cannon-proven-system-or-cause-of-delays/
  36. 12 points
    Ce n'est pas ce que j'ai entendu. Il me semble que la Grèce a remboursé par anticipation les prêts qui lui restaient suite à la crise de 2008. On n'est pas les seuls à apprécier not'minist' !
  37. 11 points
    Ce qu'il faut comprendre c'est que la France et l'Allemagne sont concurrent pour le lead dans l'Union ... ou du moins pour que l'autre ne le prenne pas. L'Allemagne n'a pas forcément envie que le SCAF soit une réussite en y participant à minima, parce que ce serait un succès français ... ... en gros le projet allemand c'est soit c'est un "succès allemand" soit c'est pas un succès. --- Le problème est le même au niveau des industriels ... concurrents ... AB se faire poutrer par Dassault ce n'est pas envisageable - en terme d'image et d'avenir - par exemple ... alors autant planter le projet ... --- Et c'est comme cela à tous les niveaux. --- Construire une "Union" de la concurrence tout azimut n'a pas que des avantages ...
  38. 11 points
    Pour une fois que le Typhoon sera premier quelque part, on ne va pas chipoter, hein ? Même si c'est au parc à ferraille....
  39. 11 points
    On apprend tout de même que LM fait dans le commerce équitable. Il aurait été dommage de rater l'information.
  40. 11 points
    Pourquoi à titre personnel je ne souhaite pas que le Rafale se pose un jour en AS "actuelle" ? Le Rafale est un instrument de puissance bien plus versatile et efficace que ne le sont un Leclerc ou une Lafayette. Or qu'est ce qui serait promu ? un petit panel non exhaustif : parce que j'estime à titre personnel qu'ils ont été et sont sans doute encore les financiers du terrorisme islamiste. parce que j'estime que la vision politique de l'Islam que ce pays promeut n'est jamais en accord avec les pays qui voient l'arrivée des ses imams et madressa, et j'estime encore plus que cet Islam politique est en contradiction totale avec les valeurs de notre République. parce que ce sont des racistes, esclavagistes, et autres idées & pratiques qui dont en désaccord avec mes propres valeurs. parce que [edit : précision : pour eux] les femmes valent moins qu'un chien. parce que... Taxez moi de romantique ou d'idéaliste, mais j'estime que nous, la France, n'avons pas à nous compromettre avec ces gens, que ce n'est pas notre intérêt.
  41. 11 points
    Ca chauffe: https://www.lesechos.fr/ -reunion-de-la-derniere-chance-pour-le-futur-avion-de-chasse-europeen Une réunion à huis clos s'ouvre en région parisienne avec les patrons des grands groupes de défense dans l'espoir de déminer les nombreux points de désaccords qui pèsent encore sur le projet de système de combat aérien du futur (SCAF). Répartition du travail, leadership, droits de propriété intellectuelle, la France, l'Allemagne et l'Espagne rebattent les cartes. […] Trois pommes de discorde A ce stade, trois sujets épineux sont sur le tapis, le premier ayant trait aux droits de propriété intellectuelle. Comme l'explique Jean Pierre Maulnuy, chercheur à l'Iris, toute la difficulté est que Dassault, entreprise privée dont la compétitivité repose sur son savoir-faire, craint de se dévaloriser en le transmettant à ses partenaires. De son côté, l'Etat allemand ne comprend pas qu'il lui faille financer une capacité militaire s'il n'a pas accès aux brevets, « ce qui reviendrait à acheter un objet dont on n'a pas la maîtrise ». Selon le chercheur, si la question des droits de propriété intellectuelle dans des programmes de défense est toujours complexe, des solutions financières et juridiques existent néanmoins. Le deuxième sujet est plus classique et concerne le partage de la « charge de travail ». Au Bundestag, on explique que Dassault a démarré la discussion en mettant la barre très haut, en réclamant 46 % de la charge de travail contre 20 % pour l'Allemagne et 23 % pour l'Espagne. Aujourd'hui, Dassault ne réclame plus que 34 % et c'est la répartition entre l'Allemagne et l'Espagne qui coince encore un peu - sujet qui peut se résoudre puisqu'Airbus est le principal acteur aéronautique des deux pays. Enfin, le sujet de discorde le plus explosif concerne la répartition des leaderships techniques. Furtivité, commandes de vol, cockpits, etc. ; Dassault, qui se considère comme l'architecte en dernier ressort, veut garder la maîtrise de l'essentiel des sujets, quand Airbus réclame un plus juste partage du leadership, notamment sur la furtivité. A ce stade, son président Eric Trappier a seulement accepté de « passer à la réunion ». Pourtant, la ministre des Armées Florence Parly a donné rendez-vous dès jeudi à son homologue allemande Annette Kramp-Karrenbauer en fin d'après-midi, pour relever les compteurs des négociations. En cas d'échec, la crise politique ne serait pas loin.
  42. 11 points
    Ce que je trouve fascinant et effayant avec l'Allemagne moderne, c'est à quel point l'alliance avec la France semble si importante aux yeux de monsieur et madame tout le monde, à quel point les inégalités ont progressé depuis la réunification, et dans le même temps à quel point les vieux fantômes d'une forme de bismarkisme finissent par ressurgir d'une manière détournée. Je crois que ce pays devient fou. Une folie qui dans son mode d'expression, pas du fait des mêmes personnes mais des mêmes logiques, fait penser à la dynamique qui a mené au brexit. Je veux dire... L'Allemagne a de l'argent. Des syndicats motivés, des technologies "supérieures" (il parait) des armées d'ouvriers qualifiés, et le CEM de la Luftwaffe "ne veut pas de boites noires technologiques" alors que la même Luftwaffe voulait acheter des F-35, avion hyper-fermé, et qu'il y a un plan pour acheter des F-18 qui ne sont pas bien plus ouverts!!! D'entrée de jeu il y a un truc qui ne colle pas. Pourquoi l'Allemagne ne fait-elle pas son propre avion de combat dans ces conditions? Vu que cette fois-ci les syndicats réclament en plus un démonstrateur allemand! Alors que Dassault est supposé être maître d'oeuvre! On a le sentiment que chez certains l'idée qu'un Eurofighter-bis entièrement allemand pourrait ressurgir, sauf qu'on sait tous que: l'eurofighter est un avion mal pensé et mal né. le TFK90 dont il est issu n'était pas la meilleure option technique sur le marché au moment du programme commun à 5. Airbus D&S n'est pas le "best athlete", malgré (ou à cause?) de l'héritage de MBB. ...Et tout ça en vendant un Eurofighter-bis à la France au passage avec un Dassault qui se laisserait faire? Alors que le Rafale existe parce que les européens ont eu une courte-vue hallucinante en 1985? Déjà qu'on a sacrifié Thalès sur le NGF, qui sont pourtant les "best athlete" sur la guerre électronique embarquée dans des chasseurs en Europe! Et également en faisant merger ce programmer avec le Tempest in fine alors que les anglais ne veulent plus entendre parler des allemands dans l'aérien, dans un contexte ou les vexations à l'adresse du RU s'enchaînent? C'est ubuesque. Je vais vraiment finir par croire que la folie douce l'a emporté au pays de Goethe.
  43. 11 points
    ...Il va vraiment falloir qu'A&C apprennent à mieux protéger leur contenu... sélectionner, CTRL+C, CTRL+V
  44. 11 points
    Ça c'est la french touch. C'est comme pour les chevaux de la garde républicaine:
  45. 11 points
    Domaine de vol donné par la marge au centrage, elle même modifiée par ces 20 kg supplémentaires ; Les coins du domaine ne sont plus tout à fait au même endroit, et ce n'est pas forcément négligeable. Autre exemple : Cette "trappe" (une de chaque côté) passe d'une centaine de grammes à quelque chose autour de 5 kg pour compenser un embonpoint sur l'arrière (lance-leurres Spirale, IIRC), d'où l'inscription "Porte lourde" pour prévenir un évident effet de surprise (et sauvegarder quelques orteils).
  46. 11 points
    Et comme les Rafale grecs seront d'anciens Rafale français qui seront remplacés par des Rafale neufs, ça veut donc dire que la France achète des Rafale à la Grèce? Le tout sous l'égide d'Eros Trappios, président de Dassos Aviationos, un célèbre fabricant d'avions de combat grec? ...Et attendez on a pas encore parlé des Rafale vendus à la Russie pour équiper l'escadrille Normandie Niémen contre les nazis! Hé! Partez pas! Mais revenez! Revenez ou je dis à Didier Raoult de plus vous donner d'Hydroxychloroquine!
  47. 11 points
    Bon, j'ai été faire de l'archéologie pour tirer tout ça au clair. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008 indique une cible de 300 avions polyvalents (Rafale + Mirage 2000D) : "La composante aérienne de combat sera modernisée pour disposer d’un parc homogène de 300 avions polyvalents de type Rafale et Mirage 2000 D, dont 270 en ligne" Confirmé par la la loi de Programmation Militaire 2009-2014 qui indique clairement que des Mirage 2000D multirôles doivent remplacer les avions spécialisés : "2.5.1.4. La modernisation progressive de l'aviation de combat Constituée aujourd'hui encore d'avions de différents types, pour les plus anciens spécialisés dans des missions particulières, l'aviation de combat évoluera vers un parc unique plus homogène d'avions modernes et polyvalents (Rafale et Mirage 2000). Les capacités de pénétration et de frappe en soutien des forces terrestres seront privilégiées. De l'ordre de 50 Rafale seront livrés. Les cibles et cadences d'acquisition révisées seront fixées en 2010. Des Mirage 2000D multirôles remplaceront les avions spécialisés à partir de 2014. Enfin, les nouveaux pods d'acquisition et de désignation laser seront livrés en 2014." Différents rapports de l'assemblée et du Sénat précisent que cette modernisation concerne 72 Mirage 2000D Dès 2010 Hervé Morin remet en cause cette LPM en repoussant l'entrée en service des 2000D rénové ainsi que l'enveloppe budgétaire associée. La commission de la défense de l'assemblée nationale s'en inquiète : "L’examen des crédits de la mission défense pour 2011 aboutit à un sentiment mitigé concernant l’armée de l’air. Certes, les Rafale vont arriver plus rapidement que prévu – du fait d’ailleurs des retards actuels pour son exportation – mais le report de la rénovation des Mirage 2000D ou celui de la commande d’avions ravitailleurs MRTT nous inquiètent. " Le CEMA Palomeros y rappelle le but de la rénovation des 2000D "Le troisième point concerne la rénovation Mirage 2000D, dont le seul but est d’optimiser notre flotte. Ainsi, aux côtés des Rafale Air et Marine, le Livre blanc prévoit la rénovation de nos Mirage 2000D, afin de permettre aux flottes d’avion de combat françaises de respecter, à l’horizon 2020, un format cohérent avec nos objectifs stratégiques. Le contribuable a déjà consenti l’essentiel de l’effort pour cette flotte. Pour un coût unitaire modeste, de l’ordre de 10 millions d’euros par appareil, et alors que nous avons débuté le retrait de nos Mirage FI et 2000C, cette remise à niveau permettra au Mirage 2000D d’assurer aussi bien les missions de police du ciel, de guerre électronique, de frappes à longue distance que d’appui feu au profit des troupes au sol jusqu’en 2025. Le livre blanc de 2013 réduit la cible de 300 avions de combats polyvalents à un mix de 225 avions polyvalents et spécialisés. La modernisation des Mirage 2000D n'y est plus explicite. "Les forces aériennes [...] poursuivront leur modernisation pour disposer de flottes d’avions polyvalents du meilleur niveau assurant des capacités d’entrée en premier, d’appréciation de situation, d’interopérabilité, de frappe dans la profondeur, de transport stratégique et tactique et d’appui de la manœuvre terrestre adaptées à un conflit majeur. Elles conserveront par ailleurs un nombre d’aéronefs suffisants, en prolongeant des avions plus anciens mais de haut niveau et spécialisés, notamment pour remplir les missions de protection du territoire ou de gestion de crise. [...] les forces aériennes comprendront notamment 225 avions de chasse (air et marine), [...]" La LPM 2013-2019 précise en une une phrase que les Mirage 2000D modernisés resteront spécialisés en attaque au sol et que les livraisons sont repoussées à 2019 (adieu le 2000D multirôles...) "Les opérations de prolongement des Mirage 2000 D, spécialisés dans les attaques au sol, débuteront, les premiers appareils rénovés étant livrés en 2019." La LPM mise à jour en 2015 ne mentionne plus la modernisation du Mirage 2000D. La loi de finance de 2017 engage la première commande de 45 Mirage 2000D rénové sur une cible totale de 55 à livrer entre 2020 et 2024 La LPM 2019-2025 confirme la LF 2017 : "Les forces aériennes bénéficieront de la livraison de la totalité des 55 MIRAGE 2000D rénovés et de la reprise des livraisons des avions RAFALE, dont 28 exemplaires seront livrés de 2022 à 2024" Finalement, livraison du premier Mirage 2000D rénové "à minima" le 9 Janvier dernier.
  48. 11 points
    Tu invites un civil à monter dedans et c'est bon.
  49. 11 points
    Qu'est ce que tu t'emmerdes quand même... Pourquoi faire de la maintenance ? Pour s'assurer qu'il fonctionne, de temps en temps, suffit de tirer sur la poignée...
  50. 11 points
    Juste au sujet de ce HS sur le Starfighter, quelques facteurs aggravants : Son domaine d'emploi (le strike, grande vitesse à très basse altitude) faisait qu'il était utilisé pile là où les chances d'attraper quelque chose en vol (oiseau, antenne, câbles, etc.) était potentiellement néfaste pour le moteur (unique). Son domaine d'emploi faisait qu'en cas d'avarie moteur, le délai avant d'encadrer la planète était inférieur à 10 secondes. Son domaine d'emploi avait une altitude plafond inférieure à celle du plancher d'utilisation du siège. L'éjection dans les 10 secondes précitées était potentiellement mortelle, par construction. La seule issue à une avarie moteur, c'était tirer sur le manche pour tenter de revenir dans le domaine d'emploi du siège, avant d'en tirer la manette. Ca voulait dire avoir une conscience extrême du déroulement de l'incident en cours.