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  1. 13 points
    J'aimerais bien que le débat s'élève un peu ... Pour souligner l'état d'esprit je citerais les posts de DEFA, Kalligator et Fanch à ce sujet qui me semblent parfaitement résumer la situation que m'inspire (depuis longtemps) les contributions de nombre d'intervenants: 1-On est souvent dans le trollage de bas étage on se croirait sur Keypub parlant du Rafale il y a 10 ans, c'est dire le niveau 2-On peut ne pas aimer mais il serait bon avant d'émettre critiques et jugements à l'emporte pièce de savoir de quoi on parle. Cela fait des années que je suis ce fil de discussion et çà fait longtemps que je m'y étonne de l'esprit Panurge qui y règne. Ce n'est pas "danse avec les loups" mais "hurle avec les loups". 3-Enoncer des contre-vérités et des approximations par méconnaissances techniques (pas faciles à acquérir et réservées aux spécialistes) ou historiques (moins excusables car là on parle d'une culture plus accessible) ne fait pas avancer le débat. Sur ce forum à l'image des autres, les informations dont nous disposons sont: tronquées, voir volontairement caviardées, souvent mal interprétées par ceux qui les commentent et peu comprises pas des forumeurs qui dans leur immense majorité (moi le premier) n'y connaissent pas grand chose voir n'y entravent rien. A titre personnel j'ai le plaisir et la chance de côtoyer des gens du milieu aéronautique militaire qui travaillent notamment sur le programme Rafale. Ces gens connaissent leur affaire, le niveau est incomparablement plus élevé qu'ici en matière de connaissances aéronautiques et de compréhension et d'analyse des phénomènes et je peux vous dire que ce qu'il ressort de leurs analyses n'a pas grand chose à voir avec la sarabande médiatique autour de ce programme F-35. Je respecte particulièrement les questionnements de Picdelamirandoil qui a été de la partie, ses interrogations reposent sur du vécu et correspondent à des réalités. Pour le reste des interventions bien souvent je suis surpris par deux choses. -le suivisme qui s'accompagne de non compréhension phénomène qui passe souvent par la non-lecture des documents cités -le manque de recul. On l'a dit et répété, on est face à des rupture technologiques chez les Américains, un pays l'a compris ... la Chine, des militaires on tiré la sonnette d'alarme exemple le général Lanata. La plupart des commentaires se focalisent sur deux choses, le coût du programme et les capacités en dogfight du F-35 ... La notion de coût du programme est casse gueule pour deux raisons: les prix de ces programmes ne doivent pas être entendus en valeur absolue. D'autre part le coût doit être analysé avec le filtre de l'importance des budgets américains et celui des alliances entre USA et futurs clients et des intérêts stratégiques de ces derniers; ces aspects des choses ne sont pas assez travaillés, nous raisons trop de manière franco-française encore et toujours. Se focaliser sur les capacités en dogfight de l'avion est révélateur d'une chose. tout ce qui fait l'importance de ce programme en terme d'évolutions technologiques et militaires est passé sous silence, c'est simplement parler d'un véhicule de 2017 avec les yeux d'un acheteur de 403 ou de 4 CV ... c'est du même tabac. En s’appesantissant sur ces questions on en oublie l'essentiel; la guerre aérienne du XXIe siècle ses tenants et ses aboutissants. Ce programme est celui de la démesure pour les raisons que l'on connait. Il est extraordinairement couteux il a des années de retard et alors ? ... il n'est pas remis en cause ... demandez-vous pourquoi. Par le passé les Américains ont pourtant su abandonner des programmes synonymes d'impasses technologiques ou stratégiques les exemples qui me viennent à l'esprit c'est le Valkyrie de l'USAF ou plus récemment le A-12 Avenger de la Navy. Les Américains sont tout sauf des imbéciles et les avions ils savent faire. On leur doit beaucoup de choses depuis 70 ans. En mélangeant les questions relatives à la gestion du programme JSF et celles concernant les caractéristique du programme en lui même (capacités, utilisations attendues, tactiques d'emploi ...) beaucoup d'entre vous oublient d'envisager l'avenir de la guerre aérienne tel qu'il se met en place aujourd'hui. Les réseaux sociaux travaillent la culture de l'instant; nous parlons de programmes s'étalant sur 60 ans ... Les avions de combat en service aujourd'hui ont quasiment tous été conçus et développés dans les années 70/90 ... il y a déjà entre 30 et 50 ans c'est à dire la préhistoire quand on sait les rythme des évolutions technologique actuelles. patience, humilité et réflexion ...
  2. 12 points
    J'appelle pas ça une négociation. Récapitulons : L'Allemagne a besoin d'un nouvel avion, et c'est entièrement de leur faute s'ils n'ont pas su trouver une solution adaptée à leurs besoins. Ils ont eu le temps d'y penser, il n'ont rien fait. Bon. L'Allemagne par ailleurs sous-finance son aviation de combat dont elle ne se sert pas ou presque pas, le but ici étant donc exclusivement d'obtenir du workshare pour son industrie, les besoins opérationnels de son armée de l'air passant loin après. L'Allemagne ne veut pas acheter de F-35 pour cette raison alors que ses deux partenaires Italie et Grande Bretagne en ont acheté pour compléter/remplacer leurs Typhoons, que l'Espagne pourrait suivre, et que ses voisins Belgique, Pays-Bas, Danemark, Norvège, et même peut-être Pologne un jour, vont se retrouver avec des F-35 de façon certaine ou probable. L'Allemagne se tourne donc vers le seul pays auprès duquel elle peut gratter des compétences, du workshare, et qu'elle peut scammer en répétant "Europe Europe" : son voisin la France. Sur les trucs en gras et soulignés, non parce que désolé mais il faut vraiment remettre les choses à plat : La France n'a rien demandé à l'Allemagne, c'est l'Allemagne qui a demandé à la France, et a même réalisé des effets d'annonce tonitruants à cet effet sans qu'on s'y attende côté français. Un peu comme une fille qui te tombe dessus de nulle part devant tes potes et déclare à tout le monde que vous allez vous marier la semaine prochaine. Bah oui, normal, "il faut bien se marier avec quelqu'un !" Et qui dit cela ? La France doit demander l'autorisation à quelqu'un ? On a demandé l'autorisation pour faire DRAL ? On a demandé l'autorisation pour réaliser les partenariats en Europe et à l'étranger sur des prototypes qui auraient parfaitement pu déboucher sur de vrais avions ? D'autre part, ça fait un peu péremptoire non ? "Fous n'afez bas le joix ! nein nein nein !" Ça nous concerne pas que ce soit le seul possible. On n'a pas à s'adapter quand on est pas dans le besoin, ni les émetteurs du besoin. Si le seul interlocuteur possible c'était Wolkswagen, tu crois qu'on irait faire un avion de combat avec eux ? "ach mais n'afez bas le joix mein freud, fous allez meddre des chantes alliache zur le drain d'adderrissache ! z'est un ortre !" Pourquoi "évidemment" ? Pourquoi ? Attends c'est génial ! Ils ont besoin d'un avion. PAS NOUS. Ils savent pas faire tout seuls. NOUS ON SAIT. Ils ont rien à apporter. ON A TOUT A DONNER. Ils sortent d'un programme CALAMITEUX qui n'a tenu aucune de ses promesses et explosé son prix de revient, AU CONTRAIRE DE DASSAULT... et ILS VEULENT DIRIGER ? Ils sont défoncés à la coke ou quoi ? Sentiment d'invincibilité, tout ça... On parle de programmes industriels complexes qui s'étalent sur des décennies de conception, développent, et production. "Tenter sa chance" n'est pas une mesure fiable visant à partager les tâches. En gros c'est soit soumission, soit domination ? ça donne envie de bosser avec des gens pareils dis-donc ! Culte du rapport de force, complexe d'infériorité ET de supériorité, refus de suivre une discipline qui ne soit pas la leur... WOUHOUUU queeee ça sent booon pour la suiiiite ! Mais... La France n'est PAS demandeuse de ce partenariat ! Et maintenant on part du principe qu'EN PLUS, on est censés "SE FAIRE AVOIR" ? Comme si c'était normal. Et que ce serait de notre faute d'être cons d'accepter ces termes et donc de nous faire avoir ? Et que donc, la meilleure façon de pas se faire avoir, c'est de refuser ce "partenariat" BIDON qui n'en est pas un, mais juste une tentative de tuer Dassault Aviation ? No mais vraiment, VRAIMENT, c'est le pire, je dis bien LE PIRE cas de """""négociation""""" politique et industrielle que j'aie jamais vu. Une tentative désespérée de scam. Même un "brouteur" ivoirien arnaquant un "mugu" sur internet aurait plus de tact.
  3. 12 points
    article d'opinion de Javier Cercas, écrivain qui vit à Barcelona http://www.liberation.fr/debats/2017/11/06/en-catalogne-une-dangereuse-fiction-narcissique_1608201?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook J’écris depuis l’un des endroits les plus privilégiés au monde, la Catalogne. Cet endroit, les deux derniers mois, semble parfois décidé à se suicider, flirtant avec l’affrontement civil et la ruine économique. La cause immédiate de cette folie est un coup ou auto-coup d’Etat, prémédité avec soin et effectué au Parlement catalan, les 6 et 7 septembre. Violant toutes les règles démocratiques, négligeant le rejet des propres juristes de ce Parlement et des partis d’opposition, qui laissèrent l’hémicycle à moitié vide, les politiciens indépendantistes ont promulgué plusieurs lois qui, non seulement prétendaient bouleverser l’ordre juridique démocratique afin de proclamer la République catalane, mais aussi nous laisser, nous les Catalans, «à la merci d’un pouvoir sans limites» – pour reprendre les mots par lesquels le Tribunal constitutionnel a qualifié la première de ces lois, en même temps qu’il l’annulait. L’expression «coup d’Etat» semblera inappropriée à ceux qui n’ont pas lu Technique du coup d’Etat, de Curzio Malaparte, ou simplement Napoléon Bonaparte. Ceux-là ne savent peut-être pas que les meilleurs coups d’Etat se font sans violence, précisément parce qu’ils ne ressemblent pas à des coups d’Etat. D’autres ne seront pas étonnés. Par exemple, ceux qui ont lu, sur cette question, un manifeste signé en Espagne par plus de 66 philosophes du droit. Ou encore ceux qui se rappellent ce qu’a écrit le juriste Hans Kelsen dans sa Théorie générale du droit et de l’Etat : un coup d’Etat a lieu quand l’ordre juridique d’une communauté est annulé et remplacé, sous une forme illégitime, par un nouvel ordre. Que peut bien signifier la phrase terrifiante du Tribunal constitutionnel que j’ai citée, sinon que le gouvernement catalan autonome a tenté d’écraser la démocratie  ? En tout cas, le résultat de ce coup ou auto-coup d’Etat est que, depuis deux mois, la Catalogne est coupée en deux : une moitié (ou un peu moins) vit par moments dans l’euphorie, pour ne pas dire l’extase ; l’autre moitié (ou un peu plus) vit dans la panique. Y a-t-il des responsables de cette division mortelle  ? Naturellement : ce sont les politiciens, banquiers, entrepreneurs, hommes d’affaires, intellectuels, économistes, journalistes et activistes, avec des noms et des prénoms, qui, surtout depuis la mi-2012, ont provoqué des avalanches de mensonges – répandus ces temps-ci par Poutine avec le désintéressement qui le caractérise –, et provoqué la crue spectaculaire de l’indépendantisme catalan. En très peu de temps, celui-ci est passé de 15 % à 20 % des votes à 47 %, lors des dernières élections. Ces mensonges de masse relativiseraient presque ceux qui ont contribué à la victoire de Trump ou au Brexit, et tel devrait bien être le sens actuel du problème catalan pour l’Europe : il est le dernier des coups de fouet, peut-être le plus grave, du populisme nationaliste qui a engendré Trump et le Brexit. Que promettent les sirènes de l’indépendantisme  ? Non pas le paradis, bien sûr, mais quelque chose qui lui ressemble tellement, tellement, tellement, qu’on peine parfois à l’en distinguer. Bien sûr, la moitié des votants n’aurait pas pu croire en cette fable si elle n’était accompagnée par une fable complémentaire, celle que nous autres, Catalans, nous nous contons à nous-même depuis le retour de la démocratie. Selon cette fable, l’Espagne n’est pas sortie du franquisme et les Espagnols sont quasi par définition autoritaires, paresseux, acariâtres, réactionnaires, oppresseurs, des gens par essence différents de nous, qui nous détestent en douce et vivent à nos crochets. La Catalogne est en effet l’une des communautés les plus riches d’Espagne et, selon les propres rapports du gouvernement catalan, ce sont les Catalans les mieux pourvus qui votent le plus pour les indépendantistes. Toujours selon cette fable, nous autres, Catalans, sommes le contraire des Espagnols : des gens joyeux, cultivés, bons, travailleurs, pacifiques, européanisés, culturellement et économiquement opprimés et historiquement asphyxiés par la brutale rapacité espagnole. Cette fiction narcissique a été nourrie par les gouvernements nationalistes successifs, qui ont bénéficié depuis le retour de la démocratie d’un énorme pouvoir et d’une grande quantité d’argent. Argent qui, ces derniers temps (ou peut-être depuis le début), a été utilisé pour la cause indépendantiste, avec une absolue déloyauté envers l’Etat espagnol, l’un des plus décentralisés au monde. Bien sûr, comme tout grand mensonge, cette autofiction complaisante est fondée sur de petites vérités. Elles ont pour la plupart grandi du fait des multiples erreurs commises par les gouvernements espagnols successifs. La dernière a eu lieu le jour du référendum frauduleux du 1er octobre, où le gouvernement catalan prétendait légitimer une rébellion contre la démocratie au nom de la démocratie, tandis que le gouvernement espagnol tentait laborieusement de réprimer un coup d’Etat du XXIe siècle avec des méthodes du siècle précédent. Tout ceci a créé, chez des hommes de bonne volonté, l’illusion traîtresse, rétrograde et non solidaire que, une fois débarrassée de l’oppression espagnole, la Catalogne serait le Danemark, ou au moins la Suisse, et que nous, les Catalans, serions libres et heureux. J’ai dit  : des hommes de bonne volonté, et je le répète. On pourra objecter que ceux qui voient la moitié de leurs concitoyens en état de panique et continuent d’alimenter des fantaisies suprémacistes ne sont pas de si bonne volonté. Erreur. Tandis que j’écris ces lignes, certains responsables de ce désastre – sept ex-conseillers du gouvernement catalan – ont été incarcérés par un juge qui les accuse de délits d’une grande gravité. D’autres sont déjà depuis plusieurs jours en prison, tels les deux principaux dirigeants de l’Assemblée nationale catalane et d’Omnium Cultural, deux organisations civiles extrêmement puissantes et disciplinées sans lesquelles rien de tout ceci n’aurait pu avoir lieu. Il est probable que d’autres suivent bientôt le même chemin, et d’abord l’ex-Président catalan, Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique, contre lequel la justice espagnole a lancé un mandat d’arrêt [il s’est rendu aux autorités belges dimanche matin et a été libéré sous condition le soir même, ndlr]. Mais beaucoup d’autres ne répondront pas de ce qu’ils ont fait : les banquiers, hommes d’affaires, intellectuels, économistes, journalistes et activistes mentionnés plus haut. Certains d’entre eux, au dernier moment et désespérément, ont tenté d’éviter la proclamation unilatérale de la République catalane et sa conséquence logique, l’intervention de l’Etat pour rétablir la légalité démocratique. Bien entendu, il était trop tard. On ne peut arrêter d’un coup une locomotive roulant à fond et conduite par un fanatique, même quand on l’a soi-même mise en marche. A ceux-là, j’imagine qu’il n’arrivera rien. Ils ne paieront pas pour ce qui a eu lieu. En revanche, les hommes de bonne volonté auxquels l’on a menti, si, et, avec eux, tous les Catalans : on a vu comment, ces dernières semaines, toutes nos banques et environ 2  000 entreprises, à commencer par les plus importantes, ont fui la Catalogne. Et, si nous ne réglons pas rapidement ce problème, les Espagnols et les Européens le paieront à leur tour, car il ne faut pas s’y tromper : ce qui est en jeu en Catalogne n’est pas seulement l’avenir de la Catalogne, ni même celui de l’Espagne, mais celui de l’Europe entière. La désintégration de l’Espagne mettrait en danger l’unité et la stabilité de l’Europe. Quoi qu’il advienne, je n’ai aucun doute sur ce point : nous vivons en Catalogne un phénomène que nous avons souvent vu dans l’histoire, en particulier dans la récente et malheureuse histoire de l’Europe  : soigneusement intoxiquées par de vénéneuses fantaisies, les meilleures personnes sont capables de commettre les pires erreurs.
  4. 12 points
    Bon, c'est fini cette histoire de langue. Le client vous demande de répondre en Anglais pour de multiples bonnes et mauvaises raisons, vous avez envie de vendre oui ou non ? Si c'est non, ne vous cassez même pas le cul à répondre, et en quelque langue que se soit. Si c'est oui, vous faites ce que le client demande et répondez en Anglais comme c'est le cas dans 90 % des opportunités de ventes de chasseurs dans le monde .... Quand à la "supprématie" de l'Anglais je vous propose de remonter dans le temps et de corriger deux-trois conneries de nos aieux, comme : Le traité d'Utrecht cédant l'Acadie aux Anglais La Perte de Montréal confirmée par le traité de Paris 1760 La Vente de la Louisiane en 1803 Le Malthusianisme Français des 18 et 19e siècle qui a fait que la France était plus peuplée que la Russie en 1795, plus que l'Allemagne en 1866, et plus que la Gde Bretagne jusqu'en 1911, mais qu'elle est moins peuplée que ces Pays depuis et qu'elle n'a envoyé quasiement aucun colon aux Amériques, contre des millions d'anglais et d'Allemands La défaite de 1870 La saignée de 14-18 et en particulier les 2 premières années Le 13 mai 1940 et la Meuse mal défendue et les Ardennes infranchissables. Si certains de ces évènements n'avaient pas eu lieu, la plupart du temps du fait du manque de vision des dirigeants de l'époque, nous n'en serions pas là et sans doute que le français serait la langue planétaire. Ce n'est pas le cas, essayons d'en faire notre deuil et avançons. Clairon
  5. 12 points
    C'est à peu près ça. Sans faire ici un cours d'histoire de la Belgique et des institutions belges ni un cours de sciences politiques, qui serait HS sur ce fil, quand on parle de politique belge, il ne faut pas l'envisager comme en France où le parti au pouvoir fait (presque) tout ce qu'il veut. Il faut toujours avoir en tête trois éléments: La Belgique est une société historiquement et socialement pillarisée, c'est-à-dire dont la vie politique et les institutions (y compris la société civile, à travers les syndicats, les mutuelles, les mouvements de jeunesse, etc.) s'est constituée depuis le milieu du XIXè siècle autour de piliers idéologiques structurants (le pilier chrétien, le pilier socialiste et le pilier libéral), auxquels se sont ajoutés plus récemment d'autres familles politiques (essentiellement, les partis découlant du "mouvement" flamand et les écologistes). Dans ce système, toutes les évolutions de la Belgique nécessitent plus ou moins une forme ce consensus/compromis entre ces piliers historiques. En clair, aucune décision d'importance ne sera prise sans l'accord d'au moins deux de ces trois piliers historiques. La Belgique s'est "régionalisée" et fédéralisée progressivement depuis le début des années 50, c'est-à-dire a instauré les régions en tant qu'entités fédérées gérant maintenant l'essentiel des compétences. Cela a deux conséquences majeures: d'une part, le gouvernement fédéral n'a plus qu'en ensemble limité de prérogatives (dont les questions régaliennes, comme la défense); d'autre part les partis politiques ne sont pas les mêmes d'une région à l'autre (il n'y a pas, à une exception près, de "partis nationaux", mais des partis régionaux qui ne présentent des candidats que dans une région). Il y a donc beaucoup de partis, car les trois familles historiques sont scindées en deux (avec parfois des divergences idéologiques importantes d'une région à l'autre, du fait d'évolutions parallèles), et chaque région "suscite" des partis spécifiques qui n'auraient même pas de sens dans une autre région (comme la N-VA nationaliste flamande en Flandre, ou plus marginalement le Rassemblement Wallonie-France en Wallonie). Corollaire: un parti même très majoritaire dans une région ne l'est pas à l'échelle de la Belgique. La Belgique fonctionne avec un système politique de proportionnelle intégrale, ce qui suppose que tout gouvernement fédéral (ou régional, du reste) nécessite une coalition de partis rassemblant si possible la majorité des sièges. Par conséquent, la phase de négociation de formation d'un gouvernement est capitale car c'est le moment où les partis qui décident de gouverner ensemble vont faire une série de compromis sur ce qu'ils ont annoncé dans leur programme pour aboutir à un programme de gouvernement que chaque parti pourra endosser. Donc, si j'applique cela au dossier de remplacement des F-16, on note d'abord qu'on a une coalition gouvernementale fédérale de 4 partis: 3 partis flamands (N-VA, Open-VLD et CD&V, respectivement nationaliste-conservateur, libéral et chrétien-démocrate) et 1 parti francophone (le MR, libéral relativement centriste). On y retrouve 2 des 3 piliers historiques (chrétien et libéral). On note ensuite que ces partis se sont mis d'accord lors de la formation du gouvernement, sur la manière d'envisager le dossier du remplacement du F-16, et c'est cette politique que le ministre Vandeput met en œuvre. On note enfin que tout écart par rapport à ce programme gouvernemental, qui peut résulter de différents facteurs (une offre inattendue, une divergence entre partis, autres) nécessite par conséquent l'établissement d'un nouveau compromis (voire consensus), entre partis de la majorité, dans une majorité alternative si certains pensaient claquer la porte (ce qui n'est a priori pas le cas) ou de manière plus large (en partant du principe que c'est un engagement sur 40 ans). Comme il y a un élément nouveau (la proposition française), il est normal que chaque parti avance sa position (p.ex ici le MR) en vue de la négociation à venir. Il y a très peu de chances qu'une position soit adoptée sans accord des piliers libéral et chrétien, donc en clair sans un deal entre le CD&V d'une part et le MR-VLD d'autre part, sous l'arbitrage de la N-VA qui peut vendre sa position assez cher d'autant plus qu'elle est le premier parti en sièges.
  6. 11 points
    Bon revenons à la question initiale.Je précise que je partage ici un scénario qui me permet de réconcilier diverses informations dont certaines qui ont été postées ici, mais que ce n'est qu'un scénario personnel. D'abord quand on dit que l'avion sera construit complètement en Inde cela ne veut pas dire que tout sera construit en Inde, jusqu'au composant le plus élémentaire. Un constructeur d'ordinateur ne fait pas forcément lui même les diodes dont il a besoin, et bien souvent il achète le micro-processeur chez Intel.Pour les avions c'est pareil, l’avionneur ne fait pas tout lui même et ses sous traitant non plus. Donc tout sera fait en Inde, certe, mais tout dépend jusqu'à quel niveau de profondeur. Ensuite en Inde la technocratie a un pouvoir de nuisance considérable, les Indiens les appellent les Babus. Alors ils inventent des règlements, ils mettent des conditions à remplir, ils exigent de suivre des processus comme celui du SE (Single Engine) d'une complexité épouvantable et qu'on a jamais vu ailleurs. C'est impossible d'avancer en Inde sans alimenter la "Machine à Babus" en pot de vin. Mais si tu te fait prendre tu est Black listé. Dassault n'a pas alimenté la machine à Babus (c'est trop dangereux) et comme ça s'est terminé en accord entre gouvernements, les Babus n'ont rien eu. Donc Dassault c'est un ennemi des Babus. Et il y a beaucoup de Babus au ministère de la défense: ce sont eux qui ont inventé le SE. Le SE ce n'est pas un concept militaire, ça n'a pas de sens d'exiger un seul moteur, à la limite on peut en exiger deux, mais un!!! Si c'est pour des questions de coûts tu peux limiter le prix par exemple mais tu ne vas pas mettre une solution dans tes exigences. Donc les Babus du MOD ne veulent surtout pas que Dassault fasse du MII en Inde parce que ça lui ouvrirait les portes d'un marché trop important sans qu'ils en aient leur part. Mais Dassault l'a sentit et maintenant il veut faire du MII volontairement, sans y être obligé par les contrats.Et l'IAF qui veut des Rafale et pas autre chose demande du MII alors que ce n'est pas son rôle de le faire. Normalement dans un accord entre gouvernement, le gouvernement Indien demande au gouvernement Français des Rafales, et le gouvernement français se tourne vers Dassault pour lui acheter des Rafale qu'il livre à l'Inde moyennant finance.Mais pour le second batch le gouvernement Français se tournera vers DRAL pour lui acheter des Rafale au lieu de se tourner vers Dassault. Et DRAL fabriquera tous les sous systèmes même si pour certains ce ne sera pas avec une très grande profondeur.
  7. 11 points
    j'adore quand un Roumain qui s'exprime en français écrit "parachute de freinage" et un Français "drag chute"
  8. 11 points
    Si on avait dû attendre un consensus européen sur les opérations au Mali et en Centrafrique il y aurait eu 3000 européens otages des djihadistes malien à Bamako et un génocide « à la rwandaise » à Bangui... Tu me diras du coup dans les deux cas on n’aurait plus pu / eu besoin d’intervenir en urgence et on aurait eu tout le temps de discuter de la couleur des patchs d’épaule, c’est pas faux. Pour éviter le premier, le capitaine Boiteux a donné sa vie aux commandes de sa gazelle pour arrêter les colonnes de pickup qui déferlaient vers le sud avec l’assurance que les européens n’inteviendraient pas puisque depuis six mois ils ne prenaient aucune décision sur l’aide à apporter au Mali pour reprendre le contrôle de Tombouctou et du Nord. Pour éviter le deuxième, les 1ere classe Vokaer et Le Quinio ont donné la leur dans des combats à courte portée avec des miliciens armés cherchant à s’en prendre à des civils. Les violences, avec des morts civils, déjà entamées n’ont cessées qu’à l’arrivée sur le terrain des troupes françaises. Parler d’ « aventures françaises » pour ces deux opérations qui ont eu comme but premier la sauvegarde immédiate des populations civiles est particulièrement mal venu...
  9. 10 points
    Le Griffon a quand même une tronche de phacochère : vs
  10. 10 points
    Le design à évolué depuis un an... comme prévu... et ces changements sont les bienvenus, c'est plutôt réussi (après, le design dévoilé à Euronaval ne pouvait être qu'amélioré, surtout autour de la passerelle) Naval Group Refines the Design of its FTI / Belharra Next Generation Frigate https://www.navyrecognition.com/index.php/focus-analysis/naval-technology/5723-naval-group-refines-design-of-the-fti-belharra-next-generation-frigate.html
  11. 10 points
    j''étais là bas (à la JSA) ce samedi : l'ambiance était vraiment étrange, avec tout le monde le doigt sur la détente au cas où il se passerait quelque chose. Avant de rejoindre la JSA, au camps Boniface qui se trouve juste à l'extérieur de la DMZ, changement de car et de guide (les visites ne sont qu'avec une organisation et un guide) : à la place de la nounou coréenne type Kpop, un nounours GI de 120 kilos équipé de sa first line durant toute la visite. Après un briefing sur la JSA, et son historique depuis la fin de la guerre, on signe une décharge indiquant qu'on accepte d'entrer en zone de guerre sans que notre sécurité puisse être garantie à 100%. Ensuite on entre dans un car conduit par un militaire avec notre guide, et en route. Deux groupes, deux cars (pendant que le premier est dans la salle de conférence, le second prend des photos des baraquements, puis on alterne, puis on rentre au car) . Si on peut regarder par la fenêtre, on n'a pas le droit de prendre de photos, et une fois à la JSA on peut prendre des images tourné vers le coté NC, mais pas vers le notre, afin qu'on ne puisse pas révéler par inadvertance (ou pas) des positions et autres. J'ai pas mal regardé, j'ai pourtant rien vu d'exceptionnel, à part que les mortiers sont devant les abris et déjà réglés. Sur place tout est réglé dans un ordre très militaire: les "touristes" se déplacent en colonne, et n'ont pas le droit de poser ne serait ce qu'un pied hors du chemin défini. Notre GI était gentil, mais il parlait super vite et sans articuler beaucoup. Les anglophones m'ont dit après coup qu'eux aussi ils avaient eu du mal à comprendre... peut être le stress car après la visite j'ai discuté avec lui, et c'était plus facile à comprendre. Le soldat m'a dit que c'était super qu'il y ait autant de nationalités qui s'intéressaient à la JSA (sous entendu pas que des américains)... Sur le chemin du retour, on a croisé les cars des groupes suivants. LA suite était plus calme : retour à notre bus et un tour au point de vue "Dora", à l'extérieur de la DMZ et qui permet d'avoir une vue sur la DMZ, les villages Nord et Sud coréens (avec leurs drapeaux respectifs à 160m et 100m de haut, la guerre des clochers) ; descente dans le tunnel d'infiltration numéro 3, creusé à 70 mètres de profondeurs afin de faire passer un grand nombre de soldats derrière les lignes ennemies (pas le droit de faire des photos et d'avoir son téléphone sur soi); visite de la gare Korail de (??) dernière gare du réseau ferré Sud Coréen et actuellement fermé depuis quelques années suites au regain de tension, puis retour à Séoul.
  12. 10 points
    De ce qui se trame actuellement, rien n'est encore fixé mais il semble qu'un faisceau grandissant d'éléments converge vers une volonté militaire et politique d'uniformiser la flotte d'avions de combat en Europe sur la base d'un produit US, avec toutes les conséquences que cela impose y compris les forces et les lacunes que cela engendrerait*. Mais avant tout, une fois pour toutes, il faut remettre les pendules (et la raison) à l'heure: Choisir le F-35, pour l'Allemagne, la Belgique ou tout autre pays européen, c'est automatiquement se mettre en dehors de tout programme crédible de chasseur à court ou moyen terme. En effet, comment ces pays pourraient-ils définir un besoin qui serait la suite ou le complément d'un appareil qu'ils ne connaissent pas encore dans un environnement doctrinal qui est à peine en phase d'ébauche? (Pour rappel, la Belgique estime que sa future flotte sera pleinement opérationnelle vers 2035, c'est d'ailleurs un petit détail révélateur de l'impartialité de cette fameuse RFGP). Cette question (de la suite) se posera éventuellement pour les pays équipés de cet avion dans une vingtaine d'années, pas avant, pour une mise en service dans quarante ans environ. Pas parce cet avion est en avance mais plutôt parce qu'il est en retard. Ce délai nous mène à fin des années 2050, début des années 2060 et ce serait sans doute un peu tard pour la France**. Ensuite, pour revenir un peu sur le passé et l'expérience acquise par l'Europe en terme de coopération dans le domaine spécifique de l'aviation de chasse, le seul constat objectif que nous puissions faire c'est que l'embryon existant, c'est à dire essentiellement le consortium PANAVIA/EUROFIGHTER, n'a pas réussi, malgré un demi siècle d'existence, des milliards investis et des centaines d'appareils produits à établir un pôle "européen" cohérent et compétent dans ce domaine. Pourquoi et comment, en partant de la même démarche pourrait-il en être autrement d'une éventuelle suite? Je ne vois que deux solutions: faire différemment ou abandonner l'idée d'une solution "européenne" à ce problème. Faire autrement c'est s'appuyer sur des compétences réelles, pas sur des compétences souhaitées. Un exemple existe, celui du nEUROn. C'est sûr, l'ambition du nEUROn n'était pas de caresser tout le monde dans le sens du poil et à vrai dire il valait mieux puisque certains étaient totalement imberbes sur tout ou partie des corps de métier. En tout cas, le résultat est là, probant, il vole, est plein d'enseignements et peut même constituer une base de départ crédible pour qui souhaite avant tout être opérationnellement crédible. L'autre choix c'est s'en remettre aux produits US, donc à la politique extérieure US du fait des contraintes liées aux FMS, donc à la posture de dissuasion US et c'est un choix non réversible. Et je pèse mes mots. Ce serait la fin de la moindre indépendance stratégique en Europe, la fin de l'autonomie, de la souveraineté, la fin même d'un point de vue européen qui compte. On pourrait toujours causer, débattre, philosopher, à la fin celui qui prendrait la décision ne serait jamais plus un européen, même en cas de conflit en Europe. L'indépendance, c'est d'abord et avant tout bassement matériel. On peut toujours tenter d'imiter les ados revêches en mal de lutte symbolique mais, comme eux, on sera vite mis devant l'évidence incontournable que celui qui commande in fine, c'est celui qui a le trousseau de clefs complet. Nos dirigeants sont-ils au moins conscients de tout cela? Si oui, y a t-il une réelle volonté d'y échapper? Quels intérêts sont en jeu exactement? *Que l'on soit un fervent admirateur du F-35 ou son détracteur le plus assidu, on ne peut que constater l'hyper spécialisation de cet appareil taillé selon ses géniteurs pour l'avenir et selon d'autres, taillé pour un scénario bien précis en dehors duquel sa spécialisation peut devenir une faiblesse. **sauf si le projet FCAS avec l'UK qui ne peut être qualifié de projet européen débouche sur la suite/le remplaçant du Rafale, ce qui n'est pas, pour l'instant, l'objet de ce programme.
  13. 10 points
    pour ceux qu'auraient oublié, je suis en cemoment en Corée du Sud, à Busan. Je n'ai pas eu le temps de passer au cimetière des nations unies (à Busanà où sont enterrés compatriotes), mais mon périple a commencé à Séoul avec entre autre la visite du musée de la guerre. mon voyage se terminera à Séoul par la visite de la DMZ + JSA (si le roux-tout-fou a pas tout fait sauté d'ici là). Musée de la guerre : Une bonne moitié du musée est consacrée à la guerre de Corée, l'autre aux guerres qui ont fait la Corée. Certains faits m'ont marquées, entre autre le fait que l'attaque du nord était un vil complot alors que la proposition du Sud de pousser jusqu'à la frontière nord était la concrétisation d'un rêve national ; la mayonnaise anti japonaise tout au long de la construction historique (par exemple il y a eu des attaques de bandits du nord, et à une autre époque des attaques de pirates japonais) voire dans la vie quotidienne (des photozones + documentaires dans le métro ou à l'aéroport sur les iles jenesaiplusquoi que la Japon a rendu il y a longtemps mais on en parle encore). pleins de petites choses aussi relatives au news sur place. J'ai été touché par les plaques sur le monument au mort devant le musée, ainsi que la reconstitution d'un cimetière militaire à l'intérieur du musée, avec les noms qui défilent sur les plaques, petits drapeaux et musiques solaneles. Il y avait aussi un panneau surles forces au combat. J'ai beaucoup aimé ce qui était dit sur les français, qui croit "en la fraternité des armes et en la valeur au combat" avant de voir les origines raciales ou sociales... Les Coréens parlant pas franchement anglais, j'ai eu du mal a en trouver un avec de l'expérience avec qui je puisse discuter. Résumé : J'essaierai de gratter un peu partout pour savoir si c'est le même son de cloche partout, mais encore une fois, des anglophones ici...
  14. 10 points
    Je trouve toujours assez pervers le raisonnement de ne pas appliquer le droit au principe de préserver la "paix sociale", cela revient à laisser continuer des agissements de personnes qui justement nuisent à cette paix social en ne respectant pas le droit. C'est comme considérer de ne pas arrêter un dealer important d'un quartier de peur de mettre toute la cité à feu et à sang. Et où serait la limite ? Imaginons que l'appel de Puigdemont à la résistance provoque des morts, devraient-on ne pas l'arrêter au risque de troubles supplémentaires ? A mon avis ne pas faire appliquer la justice, encore plus si c'est pour respecter la démocratie et l'état de droit, au principe qu'on a un groupe suffisamment important derrière soit pouvant provoquer des violences est la pire idée qui soit. On sort de l'état de droit pour aller vers la loi du plus fort. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas gérer la chose de façon fine, par exemple en déminant les points chauds avant (comme par exemple régler le problème des mossos avant).
  15. 10 points
    C'est pas faux. Le problème, c'est que Dassault a déjà un carnet de commandes bien rempli (qu'il "risque" de le compléter avec l'Inde et l’Égypte) donc un client pourrait très bien signer maintenant pour ne se faire livrer que dans plus de 5 ans. On peut donc signer maintenant avec un pays mais attendre encore 2 ou 3 ans avant de lancer la production (et vérifier d'ici là que le client est fiable) et le client pourra même attendre presque 5 ans avant de payer. On peut aussi décider d'augmenter la cadence de production donc commencer à livrer d'ici 2 ans et il me parait même envisageable que l'armée de l'air puisse se séparer de quelques appareils (ça aura un coût à court terme si on veut faire le même nombre d'heures de vols sur moins d'appareils et aussi à long terme vu que ça veut dire que nos Rafale vont s'user plus vite que prévu donc qu'il faudra rapidement les remplacer) Notre 4eme client pourrait vouloir ses premiers avions dans 5 ans (et son premier escadron dans 7 ou 8) mais on pourrait aussi trouver un clients pour une première livraison express dans quelques mois d'avions issus de l'armée de l'air. Donc il pourrait s'agir de Rafale "améliorés" au moins F4, comme de Rafale "dégradé" ou au moins d'occasion avec des cellules au potentiel déjà bien entamé et peut-être même encore équipé avec du matériel des générations précédentes (je pense surtout à nos radar PESA, mais c'est peut-être aussi le cas pour d'autres équipements moins connu) Le Rafale doit pouvoir convenir à presque tous les pays et il me parait bien risqué d'être sur du 4eme clients, la liste de pays potentiels (plus ou moins crédible, mais qui aurait parié pour l’Égypte en 1er client) est vraiment longue. Alors si on fait un petit rappel : Allemagne : Ils ont besoin d'un remplaçant pour leur Tornado. Des accords politiques sont en cours avec la France et le remplaçant du Typhoon allemand devrait être partiellement français. Pour le remplaçant du Tornado, rien n'est vraiment décidé. Avec (beaucoup) de chance, un Rafale F4+ pourrait être envisagé. Politiquement, ce sera compliqué, mais on ne sait jamais. La question nucléaire pourrait aussi se poser, mais si le Rafale équipe la Belgique, la même réponse pourrait être apporté. L'Allemagne me parait exclu comme 4eme client, mais comme 5eme (ou plus) peu après la Belgique, ça me parait "envisageable". Autriche : Je n'y crois pas trop. Mais ils ont des Typhoon (T1 non modernisé) et voudraient s'en débarrasser. Je doute que le Rafale répondent plus à leurs besoins (limités financièrement), mais politiquement ce serait un énorme succès de piquer un client à notre principal concurrent européen. Et s'ils veulent remplacer leur Typhoon, ils n'ont pas trop de choix, à moins d'opter pour des gripen qui risquent d'être moins performant. Arabie Saoudite : Ils en ont les moyens. Pour l'instant les F15 et Typhoon répondent à leur besoins, mais on peut toujours espérer. Vu que leurs relations sont tendus avec le Qatar, ils pourraient même décider de nous acheter des Rafale juste pour éviter qu'on soit pro Qatar. Pour peu qu'ils soient un peu trop déçu par les capacités opérationnelles du Typhoon, on a une petite chance. Argentine : Ils en ont probablement envie, mais il y a un gros problème financier. Actuellement on continue de leur vendre des armes (Super Étendard Modernisé) donc je présume que s'ils en ont les moyens, on acceptera de leur vendre quelques Rafale. Politiquement ça posera problème avec le Royaume Unis, mais après le Brexit ... et puis on ne parlera probablement que de quelques avions pas forcement capable de faire face à une aéronavale anglaise ou franco-anglaise. Belgique : La Belgique a lancé un appel d'offre pour 34 avions et la France a répondu par une offre de coopération incluant le Rafale. J'ai du mal à suivre la politique belge, mais j'ai l'impression que presque la moitié des politiciens sont favorables à l'offre française. C'est à mon avis un client relativement probable. Brésil : Pour l'aéronavale, je n'y crois pas beaucoup (moins qu'il y a 10 ans) . Le Brésil pourrait se laisser tenter par une proposition pour un PA STOBAR (produit en série, dérivé des Indiens) qu'il pourrait équiper avec quelques Rafale M. Bulgarie : La Bulgarie a besoin de remplacer ses Mig29. En 2011, ils avaient lancé une demande pour 8 avions. Depuis le manque de budget a annulé cette demande. Ils recherchent toujours un avion, mais vu leur budget, ils s'orientent plutôt vers des F16 ou des Gripen d'occasion. Ils ont un gros problème de budget, mais si on pouvait leur louer 8 Rafale, je pense qu'on pourrait faire une proposition compétitive et financièrement dans leur budget. A mon avis, il s'agit surtout d'une décision politique. Le problème c'est qu'on ne fera pas de bénéfices (donc intérêt financier nulle) et que l'armée de l'air française ne doit pas être intéressé par location de ses avions. L'intérêt politique serait de pouvoir faire du Rafale un avion "européen" ce qui pourrait encourager les autres ventes en Europe (dont la Belgique) Cela pourrait aussi faire partie d'un accord politique plus vaste, ou en échange de Rafale loués à prix d'amis ou presque offert, la Bulgarie nous soutient pour un accord politique. Canada : Ils ont 2 besoins actuels. Le premier c'est de remplacer leur flotte de CF18 par presque une centaine (90 ?) de chasseurs. Mais j'ai l'impression qu'il va falloir attendre quelques années pour que ça se concrétise. Le second, c'est de s'équiper d'une petite vingtaine (18) de chasseurs pour avoir de quoi patienter. Il y a un gros froid actuel entre le Canada et les USA (et surtout Boeing) le Rafale a peut-être quelques chances. La décision pourrait être relativement rapide pour les 18 premiers. On n’est pas à l'abri d'une surprise. Le Canada comme 4eme client reste possible. En plus exporter au Canada, c’est aussi préparer le terrain pour tous les autres clients potentiel de l’OTAN (dont la Belgique) Corée du Sud : Ils ont déjà voulu du Rafale mais politiquement ils ont préféré le F15. Vu le nouveau président US, ils se disent peut-être que le soutient américain est plus qu'hypothétique. Donc tant qu'à devoir se débrouiller seul, ils peuvent référer s'équiper de quelques Rafale. Au moins pour des missions de pénétrations en territoire hostile, des Rafale avec des SCALP en Corée du Sud, ce serait peut-être une menace assez crédible pour les USA. Ils vont bientôt avoir des F16 à remplacer, si le F35 n'est pas disponible, le Rafale aura ses chances. Espagne : Ils ont besoin de remplacer leurs F18 mais aussi (et surtout) leurs AV8B+. C'est à mon avis à envisager dans presque 10 ans, mais si l'Espagne veut conserver une aéronavale, le passage au Rafale STOBAR (et l'achat d'un PA STOBAR) serait probablement plus économique que l'achat de F35B. Même pour l'armée de l'air, l'achat du Rafale risque d'être une des solutions les plus économique pour disposer d'un chasseur air-sol. Avec l'Inde qui souhaite s'équiper de PA et l'Espagne qui est le seul pays a être arrivé à vendre des PA neuf (le STOVL Thaïlandais, mais aussi les BPE) on peut même espérer que l'Inde s'équipe d'un PA STOBAR "co-développé" avec l'Inde. Bon il faudrait déjà que l'Espagne résolve ses problèmes intérieurs pour avoir une marge de manœuvre et puisse envisager d'investir dans sa défense. Bon l'achat d'une aéronavale (CATOBAR ou STOBAR) compatible avec la française pourrait être un signal politique fort au niveau européen. Égypte : C'est réglé. C'est le 1er client, il y aura entre 24 et 200 Rafale (ils ont presque 400 chasseurs à remplacer) Émirats Arabe Unis : C'est le client qu'on est "sur" d'avoir et qu'on attend depuis presque 15 ans. Les EAU souhaitent une version "améliorée" et si possible produite dans une de leur usine. L'Inde souhaite aussi la plupart des améliorations (donc on va "enfin" accepter de les financer) et va aussi les produire localement donc les EAU pourraient très bien participer à la construction de l'usine. Comme 4eme clients, ils sont tout à fait crédibles. Finlande : Appel d'offre en cours. Il ne faut pas s'attendre à une réponse rapide. J'espère que le 4eme client se sera signalé avant, mais on ne sait jamais. Le Rafale doit avoir une chance sur trois (face au F35 et au Gripen, je ne crois pas trop aux chances des autres) Grèce : Ils ont décidé de moderniser 120 F16, mais ils n'ont pas acheter d'avions depuis longtemps. Ils vont pas tarder à vouloir commander de nouveaux chasseurs. Vu qu'ils auront déjà des F16 de dernières générations, il serait peut-être cohérent qu'ils s'équipent de Rafale pour remplacer leurs 2000. Bon, il y a un gros problème financier à régler avant. Macron a bien déclaré que la Grèce était sortie de sa crise économique, mais je ne suis pas sur que ce soit suffisant. Inde : Pour l'IAF, c'est réglé. Pour la Marine indienne, ils vont avoir des PA et souhaitent un avion plus performant que le Mig29K. Les Rafale M sont déjà sérieusement étudiés et il suffirait de démonter les rails lance missiles en bout de voilure pour que le Rafale ait une envergure compatible avec leur premier PA. Pour qu'on ait étudié ça sur le Rafale, ça veut dire qu'on a du bien avancer dans les négociations. Une signature dans les prochaines semaines est envisageable (début décembre quand Macron sera en Inde ?) Jordanie : Ils ont des F16 relativement modernes mais surtout des F5 à remplacer. Vu qu'on est sur place depuis longtemps (et pour longtemps) on pourrait leur proposer une petite vente (une douzaine ?) qui serait soutenue par notre détachement déjà présent sur place. Libye : Dès que ça redeviendra un vrai pays, on pourra leur vendre du Rafale. Avec le pétrole, ils n'auront pas de problème financier, mais il faudrait déjà qu'ils sortent de la quasi guerre civile. Maroc : Pour l'instant on en entend pas parler. Mais ils ont des besoins (remplacer les mirage F1) et politiquement on serait probablement d'accord pour leurs en vendre. Politiquement leur vendre du Rafale pourrait être vu comme une victoire personnelle du président qui arrive à conclure la vente ratée par un de ses prédécesseurs. Bon, on ne parle probablement que d'une petite vente (une vingtaine ?) mais c'est toujours ça. Vu le succès des mirage F1 sur le marché des entreprises de formation, ce serait peut-être l'occasion pour le Maroc de revendre ses mirage pour se faire du cash et payer les Rafale. Pérou : Ils ont des mirage 2000 en particulièrement bon état. Si on trouve un client extérieur (comme l'Inde qui recherche des cellules en bon état pour les moderniser) il est peut-être possible qu'on les motive pour passer au Rafale. Bon, je n'y crois, on va pas arriver à vendre du Rafale en faisant une super reprise, c'est peut-être valable pour les voitures mais je doute que ce soit le cas pour les chasseurs. Pologne : On a déployé des Rafale pour assurer la PO face à la Russie. Ils commencent à se renseigner pour remplacer leur flotte de Su22 et de Mig29, le choix du Rafale reste envisageable. La concurrence américaine (F16 et F35) risque d'être dure, mais le volet européen et politique pourrait aider le Rafale. Qatar : C'est bon, ils en ont déjà commandé. Je ne vois même pas pourquoi ils en commanderaient plus, ils sont intéressés par d'autres avions mais je ne suis pas sur que ce soit pour leur capacité opérationnel. Singapour : On a perdu face au F15, mais il reste encore des F16 à remplacer. Vu qu'on continue de les former (sur les M346), on a peut-être encore une chance pour le second round. Le F15 commence à se faire vieux et le Rafale est vraiment mature, le problème c'est juste que le F35 commence à arriver. Mais si les USA ne sont pas très fiable ou qu'ils ne veulent pas livrer du F35, ils pourrait nous offrir ce client. Suisse : Ils ont relancé leur processus de remplacement des F5 et F18. Le Rafale a toute ses chances. La conclusion pourrait être assez rapide. Taïwan : Vu les tensions USA/Chine, il va peut-être y avoir de nouvelles ventes d'armes. Le Rafale et ses SCALP pourrait être intéressant comme vecteur dissuasif. Bon, j'y crois pas trop, mais on sait jamais. Militairement, ce serait un pays intéressant à armer dans l'optique d'une future confrontation avec la Chine, mais c'est aussi un pays qui risque de s'unir avec la Chine. Tunisie : Ils ont une douzaine de vieux F5 à remplacer, une petite flotte de 5 ou 6 Rafale pourrait répondre à leurs besoin et leur budget. Mais je ne suis pas sur que ce soit la priorité surtout que les F5 devraient être modernisés. Si on réfléchit pour dans 5 ans, ça reste crédible. Vietnam : On commence à leur vendre du matériel militaire et ils ont des besoins. Bon je n'y crois pas trop, mais si les russes ne sont vraiment pas compétitif, pourquoi pas. Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée, Tchad : Il s'agit de pays qui ont des micro besoins (ils ont presque tous quelques vieux chasseurs et les pays voisins se laissent tenter par des FC1, des Mig29, des Su 25 ou 27) une proposition française pour 2 à 4 Rafale avec un fort soutient de l'armée de l'air française (pour la formation, l'entretien...) pourrait être financièrement raisonnable et répondre à leurs besoins. Surtout si on rajoute qu'il s'agit d'une location avec des Rafale "d'anciennes" génération (moins cher que des neufs vu que l'argument financier et important pour eux). On va bientôt avoir une grosse différence entre les Rafale produit en 202X (donc F4.2) et ceux de 2005 modernisés donc l'armée de l'air risque d'essayer de se "débarrasser" de ces plus vieux équipements. En fait, si on est très optimiste, on peut espérer vendre des Rafale à presque tout le monde. Bon pour la plupart des pays que j'ai cité, je n'y crois pas, en tout cas pas à court terme, mais on ne sait jamais. Ensuite il faudra aussi se poser la question de la durée de vie du Rafale. Est-ce qu'il s'agit du dernier avion de combat piloté et qu'il va être modernisé pendant encore des décennies, ou est-ce qu'on va vraiment développer son remplaçant avec les Allemands donc arrêter sa production assez rapidement ?
  16. 10 points
    Le virus du séparatisme serait-il contagieux ? Après l'Espagne, la France est touchée ! Après la Catalogne, Deauville proclame son indépendance avec Paris
  17. 10 points
    Un peu d’histoire. Tout le mal que l’Espagne a voulu à la Catalogne . En 1714, Barcelone était une ville de 37 mille habitants, Madrid avait 120 mille habitants. Cadix, Séville, Bilbao ... c’étaient des villes qui dupliquaient en habitants et en richesse Barcelone. Le commerce des Indes était monopolisé par les ports de l'ancien royaume de Castille et la Catalogne était l'une des régions les plus pauvres d'Espagne. Le Bourbon vilipendé (vous savez celui qui a privé de ses droits la Catalogne) prit la décision de transférer le port d’entrée du commerce des Indes vers le port de Barcelone, les ports atlantiques se sont appauvris et Barcelone a entamé une croissance rapide. Le même Bourbon mit le commerce des esclaves, d'Afrique aux Indes, entre les mains de la bourgeoisie catalane en monopole. Les énormes profits de ce vil commerce ont servi à monter l'industrie textile catalane naissante. Pendant le 19ème siècle et le premier tiers du 20ème siècle, l'Etat espagnol a protégé l'industrie catalane naissante et non compétitive, en imposant des droits de douane exorbitants sur des tissus anglais et flamands. Une pièce de tissu flamand passait de 2 pesetas à 6 pesetas, ainsi les linges catalans qui coûtaient 5 pesetas pouvaient être vendus au reste de l'Espagne. De l’autre côté, la laine et le blé castillans exportés vers les Pays-Bas et l'Angleterre furent soumis aux rétorsions douanières et n'étaient plus vendus. (nb) Ainsi, une fanègue de blé castillan est passée de 10 pesetas à 5 pesetas. Les Catalans ont acheté le blé et la laine moins cher et les castillans ont acheté les tissus plus chers. Le résultat fut un appauvrissement de la Castille et un enrichissement de la Catalogne. Et surtout ce qui a fait la différence (mais chut, faut pas le dire) Après la guerre civile, le plan de développement (franquiste) investit 40% des fonds de l'INI (Institut National de l'Industrie) en Catalogne, avec l'usine SEAT en tête, 20% au Pays Basque, 20% à Madrid Le reste, 20%, investi dans le reste de l'Espagne. NB , c'est une des raisons de la perte du monopole de la production de laine merinos (que faut-il le rappeler est d'origine castillane) et qui fait aujourd'hui une des richesses, si non la richesse, de la Nouvelle Zélande.
  18. 9 points
    Moi je dirais que c'est plutôt le petit Abdallah de Tintin qui est devenu grand
  19. 9 points
    J'en suis convaincu aussi. Mais si j'étais vilain, je soulignerais que les Indiens ont toujours limité le volume des avions français commandés parce qu'avec un seul ils font le job de 10 appareils russo-soviétiques, c'est évident ...
  20. 9 points
    On va vous embarquer dans une guerre de libération, d'égalisation et de fraternisation à l'autre bout de la Voie Lactée. Vous autres Belges pourrez bien trainer des pieds, ça ne ralentira pas la force spatiale européenne. Mais on a besoin de vous ! Genre, les C-3PO de l'Europe : "Je suis un Belge de protocole. Je parle six millions de formes de Français et de Flamand et absolument rien d'autre. Oui, on est six millions en Belgique, comment vous avez deviné ?"
  21. 9 points
    @Bat Et ça ne choque personne en Belgique et plus encore en Allemagne qu'après 30 ans de dev et des dizaines de milliard d'€ dépensés dans le précédent projet européen tous les participants (sauf l'espagne) en sont à acheter l'avion US ? Pourquoi le standard est-il le F-35 et non l'Eurofighter ? Pourquoi 1 seul pays européen (l'Autriche) autre que les 4 partenaires originaux a acheté l'eurofighter (et encore il veut s'en débarrasser) Pourquoi même les pays partenaires de l'Eurofighter "doivent" acheter le F-35 ? Pourquoi ni les Français, ni les Suédois n'éprouvent le besoin de se doter du F-35 ? Comment faire pour que cette situation ubuesque ne se répète pas avec le prochain projet européen ? Tu veux mon avis : l'Eurofighter a fait le lit du F-35. Le royaume-unis (pour avoir tout fait pour éjecter la France du projet et grassement financé le F-35) et l'Allemagne (pour avoir constamment plomber le projet) portent une énorme part de responsabilité dans cet échec.
  22. 9 points
    @Bat : ce fil belge est définitivement indissociable de celui (ceux !) consacré à l'Europe de la Défense Pour autant, je trouve que tu caricatures un peu l'idée française en la réduisant à un "d'abord l'industrie, ensuite le politique" qui serait inverse à la position allemande. D'une part parce que ces dernières décennies ont vu beaucoup de convergences des vues franco-allemandes sur nombre de sujets de politique étrangère, avec des hiatus (Lybie, ex-Yougoslavie, éventuellement la Syrie) mais surtout des accords (le plus marquant vu de moi étant l'opposition à la 2e guerre d'Irak en 2002, qui portait à conséquence, mais on doit aussi citer l'Ukraine ou le Mali). D'autre part parce que, comme illustré par la dissertation de Macron à la Sorbonne, il est question de faire converger les doctrines militaires, jusqu'au plus haut niveau, et le nombre de fois où la France a proposé de monter des états-majors communs l'illustre assez bien. La réponse est globalement non sur ce sujet. "On ose pas" : zut, quoi ! L'Allemagne, par ailleurs, est affectée par des difficultés à articuler sa doctrine, plus que la France : du fait du passé et des réflexes anti-militaristes, nobles mais fatalement handicapants dès qu'on cause de défense... du fait du même passé/passif, du fait de la posture allemande vis à vis d'Israël, qui est quelque peu handicapante, ou l'a été, sur beaucoup des dossiers du Proche-Orient. du fait de son hyper-déséquilibre commercial, à la fois facteur prodigieux de prospérité et source de faiblesse dans les relations avec la Chine, par exemple. Et puis il y a évidemment l'éléphant dans le couloir : la dissuasion nucléaire, dont les allemands comme beaucoup comprennent bien l'utilité sans avoir aucunement envie d'avoir à clarifier leur position sur ce sujet. Z'en voulez ? Z'en voulez pas ? Voulez-vous que ça reste franco-français parce que c'est confortable mais surtout sans que la "garantie" associée soit explicite ? Faut-il que ça devienne explicite ? Et comment les ricains vont-ils le prendre, et les russes ? Est-ce que ça se paye ? Qui veut d'un système à double (ou triple) clé et si oui qui les détient ? Voulez-vous des ASMP-A sous vos ailes, oui ? Non ? Comment ? J'entends rien ! Le premier de ces points induit des langueurs dans la prise de décision militaire voire diplomatique côté allemand qui sont tolérables pour certaines crises mais ne le seraient absolument pour d'autres. Il y aurait certainement à redire sur les processus de décision français, sur le contrôle démocratique et la nécessaire tempérance qui serait parfois utile dans certaines crises, mais où sont les proposition allemandes ou autres sur ce sujet ? Si demain il fallait, hélas, décider d'intervenir ou non en Lituanie suite à l''apparition inopinée de petits hommes verts très professionnels devant les bases militaires locales, on aurait absolument pas le temps d'attendre un vote du Bundestag. Alors, côté français (et UK) c'est clair, et pour les autres, quoi ? On attend le top-départ de Washington ? Et en matière politique, où sont même les questions adressées à la France ? En quoi bloque-t-on ? Dernier point, complémentaire de la réponse de @Kovy : les histoires industrielles ne peuvent pas passer après, d'une part parce que après il n'y aura plus d'industrie de défense européenne, ou alors résiduelle (les USA ont fait beaucoup d'efforts très efficaces pour la flinguer, alors qu'on a pas encore commencé à seulement entr'appercevoir ce que l'industrie chinoise de défense va nous tailler comme croupières...), d'autre part parce que la question politique et pratique de la nécessité d'une industrie liée à la défense d'un bloc militaire souverain d'une certaine ampleur a toujours été tranchée, dans un seul sens, par tous les "blocs" sérieux. C'est simple, clair, et net : si on a pas d'autonomie de l'industrie de défense, c'est comme si on a pas d'autonomie alimentaire ou plus d'approvisionnement énergétique : on a déjà perdu. Je conçois que l'idée de devoir dépendre de ceux qui ont réussi à préserver ce type de souveraineté soit "énervant" pour de petits pays habitués à être dépendants de ce point de vue, je conçois parfaitement qu'ils aient envie de garanties pour éviter de se retrouver ficelés dans un ensemble là où précédemment ils pouvaient espérer jouer la concurrence, mais là encore ils doivent expliciter leur doctrine : quelles garanties, quels mécanismes voulez-vous ? Là encore, la question ne s'adresse pas à la France : sa doctrine est beaucoup plus claire, et ses finances publiques en partie grevées par son attachement à la dite doctrine, depuis 1945 au moins. Je résume en caricaturant : en matière de défense européenne et de diplomatie, il n'y a pas beaucoup d'adultes dans la salle du Conseil et, chez les basses, ça cause français, surtout depuis le départ du ténor léger anglais. Il faudrait voir à renforcer ce pupitre. EDIT : j'oubliais un point, illustré par les campagnes de recrutement de la Marine : on ne peut pas réduire l'ambition militaire européenne aux seules frontières de l'UE ou de l'OTAN. La première ligne est au large.
  23. 9 points
    Ces interviews me laissent à penser que Puigdemont court après les évènements ... il ne les maîtrise pas; on avait prévu de partir en Belgique ... la belle affaire, Espagne régime franquiste ridicule surtout quand on sait que le PSOE roule avec les unionistes; si l'Espagne était une dictature franquiste Puigdemont aurait déjà été exécuté ... En fait les indépendantistes jouent à fond la carte du souvenir de la guerre d'Espagne, le problème est que ce n'est pas avec de tels arguments qu'on met en place un projet d'avenir. L'outrance devient un argument électoral.
  24. 9 points
    Une partie du probleme c'est de discuter de la "légalité" de montages qui usent de l'abus de droit ... pour léser la collectivité. La notion légale d'abus de droit par exemple n'est pas la même dans les divers pays ... de la même manière qu'il n'y a pas de droit homogène. Parler de légalité dans ce cadre c'est assez cavalier. C'est cet argumentaire "d'optimisation" ... donc de banalisation qui sert aux multinationales a s’exonérer sans faire de vague alors que naturellement ce sont les pauvres qui finance la collectivité a leur place. Tant que la collectivité n'aura pas intégré que frauder l’impôt c'est voler dans la poche de chacun donc de tous ... rien ne changera vraiment.
  25. 8 points
    Il est plus efficace pour jouer à chat perché. Et je dis ça sans blague. Le Typhoon peut monter haut, très vite, et y rester longtemps.. Et il est très très difficile de le déloger une fois qu'il est là haut. Pour le coup, ça n'a rien de révolutionnaire, le F-15 et le Mirage 2000 font déjà ça très bien. Mais effectivement, pour le Rafale et le Super Hornet, on a fait des choix de conception qui privilégient une approche plus subtile du combat aérien tactique. Sur un théâtre européen ou pour se coltiner les hauts-plateaux iraniens, je préfèrerais un Rafale, sans hésiter. Mais si le but c'est de se placer en hauteur, face à des surfaces planes et bien dégagées, sans trop de relief, pour attendre de cueillir les avions de reconnaissance et les bombardiers russes... Bah, sur le papier, le Typhoon en a sous le ventre, c'est certain. J'irais même jusqu'à dire qu'il est idéal pour un pays comme le Canada. Son principal problème, comme toujours, ce sera l'intégration des équipements. Je veux dire, s'il était doté des réservoirs de 1500 litres qui étaient promis au départ du programme, où si on veut vraiment faire confiance à des gars obligés de corriger l'aérodynamique de leurs ailes 15 ans après l'entrée en service pour le doter rapidement de CFT et d'un radar AESA, bah oui, pourquoi pas. Mais dans l'état actuel des choses, je pense encore que le loitering et l'AESA des Rafale et Super Hornet restent opérationnellement plus pertinent que les promesses du Typhoon. Après, je maintiens qu'un Typhoon qui respecterait ses promesses serait un très bon candidat pour le Canada, d'un simple point de vu tactique.
  26. 8 points
    Mais tout simplement parce que le S-400 est l'héritier des infaillibles systèmes de défense sol-air mis au point par les glorieux ingénieurs issus des masses laborieuses de la grande Union Soviétique. Il est alors inévitable qu'ils puissent triompher des technologies décadentes et bourgeoises que l'occident déploie dans une gabegie de moyens financiers - moyens dont ils ne disposent que grâce à la spoliation des camarades travailleurs de toutes origines, ceux qui seront, demain, les soldats de la grande Internationale Socialiste qui abattra les suppôts de l’impérialisme occidental. Désolé. Moi, ce n'est pas du sarcasme ... j'ai toujours rêvé de tenter une tirade façon Komintern ...
  27. 8 points
    Ils vont demander leur indépendance eux aussi ?
  28. 8 points
    La marche arrière des indépe frôle le surréalisme Joan Tarda, député ERC au Congrès de Madrid : " nous ne sommes pas indépendants par ce que la majorité sociale (favorable à l'indépendance ) n'a (jamais) pas existé" Son petit camarade du PDCat, Campuzano, également député à Madrid , lui emboîte le pas : "on a besoin de plus de temps pour obtenir la majorité sociale nécessaire" Ce qui n'empêche pas Homs du PDCat de dire: "traiter Puigdemont de traître quand il voulait convoquer des élections et finir en disant que l'on n'était pas prêts à l'indépendance, c'est pour le moins insolite (et je reste mesuré) http://www.rac1.cat/info-rac1/20171114/432884019664/joan-tarda-diu-que-no-hi-ha-una-majoria-social-a-favor-de-la-independencia.html?utm_campaign=botones_sociales&utm_source=facebook&utm_medium=social
  29. 8 points
    La conception "française" de la défense, absolument pas originale, est en fait d'une banalité totale, la copie conforme de la conception US, russe, chinoise... Il s'agit de conserver en propre les moyens et savoir-faire concourant à la souveraineté, de manière à limiter les possibilités de coercition violente par des tiers indélicats, et dans la durée. A l'échelle française, du fait de l'hyper-dépendances économique de l'Europe vis à vis de tiers et de la sophistication croissante des systèmes de combats, il arrive à ses limites. Le modèle "belge", et en fait ouest-européen hors fr+uk+se (et japonais), s'apparente en pratique à celui des protectorats, où les protégés allouent des moyens pour pouvoir contribuer à une défense qui est censée être fournie avec un tiers majeur (en l'occurrence, l'alliance otannienne, dominée par les USA), dont on achète les faveur s'il ne les prodigue pas gracieusement du fait de ses intérêt propres. L'approche belge par rapport à ça me semble assez lucide et saine (travail en coalition), mais le modèle touche sa limite quand le gros allié protecteur commence à partir en vrille et/ou à abuser de sa position, ou lorsqu'il exige des contributions croissantes et pénibles. Ou lorsqu'il impose des politiques absurdes (Irak 2003, gestion de la crise ukrainienne pour partie, gestion pas super-maline post-1989, décadence politique interne...). Bref : si on veut effectivement faire évoluer les termes internes à l'OTAN, la transformer en une alliance toujours forte mais entre deux égaux plutôt qu'entre un gros et une multitude de plus ou moins nains, je pense qu'on a guère de choix, en fait, il n'y a pas trente six modèles parce que les dynamiques de coercition et de domination sont toujours un peu ressemblantes, et les moyens nécessaires pour s'en prémunir aussi. Si on ne veut pas simplement d'un ensemble fédéral basique, assurant la fonction "souveraineté", l'originalité de ce qu'il faudra concevoir pour l'UE tient plus aux mécanismes de décisions et de contrôle démocratique plutôt qu'aux objectifs politiques de cette défense. D'une certaine manière, la prévalence du F-35 partout où l'Eurofighter avait été fait (sauf pour l'instant en Allemagne) et la perte de souveraineté associée (ALIS, purée ! et les délais, les coûts, la totale incertitude quant aux capacités du bidule...) est la démonstration qu'une relation aussi déséquilibrée est basée sur la naïveté et susceptible de partir en vrille au gré des intérêts et dérives du "boss". Or le "boss" part en vrille depuis des années, maintenant, politiquement comme par rapport à son modèle économique et sociétal, Trump n'étant que la cerise sur le pudding.
  30. 8 points
    je rebondis sur ton post (Bon Plan), et ça fait quelques temps que j'avais l'idée de faire part de ma réflexion. Je suis sans doute HS, mais le thème est un peu global et pourrait intervenir dans plusieurs fils. Je pensais à l'origine mettre ce qui suit dans le fil Armée de l'Air Belge, d'ailleurs. Je suis moi-meme pour le moins interloqué (enfin, plus maintenant, disons plutot résigné) voire peiné quand je vois nos partenaires européens se fournir chez les US quand il y a une proposition européenne qui pourrai être acceptable. Nous y sommes dorénavant habitué, c'est presque un état de fait. (Nous = moi surtout, mais aussi la France, je dirais). Cela me désole toujours autant de voir la Suede(*) acheter des Patriots(*), la GB(*), les Pays bas(*), Danemark(*)... acheter des F35, l'ESA lancer des satellites avec des fusées américaines... Alors que l'Europe dispose des moyens nécessaires par l'un ou l'autre de ses pays membres. Et quand je dis que ça me désole, en fait je pourrai dire que ça me troue le c$l ! (*)exemples récents parmi d'autres, une très longue liste depuis des décennies. Je m'y suis d'un certain côté résigné. Après tout, je me dis, ils ont bien le droit de faire ce qu'ils veulent, tant pis pour nous, et surtout tant pis pour eux. Le début de ma réflexion a pris forme en lisant les échanges sur le fil de l'armée de l'air Belge. Il y a eu un moment ou ça s'échauffait entre les forumers belges et les forumers français à propos du remplacement des F16 belges. Chacun y allant de son point de vue : côté français : on a un bon avion, ca correspond bien, c'est pas possible de pas gagner => c'est pipé, c'est du racisme anti-français, de la jalousie car on prefere donner du pognon aux ricains plutot qu'au voisin/concurrent qui a fait du bon boulot, ...., bref une frustration..... Côté belge : vous répondez pas en anglais, vous remplissez pas certains critères, et tout un tas de bonnes raisons plus ou moins techniques et plus ou moins importantes... (de mon point de vue un peu spécieuses...). Essayant de prendre du recul, je me dis que finalement, y a pas de quoi se lamenter à ce point, ça ne fait que 40 ans que ça dure, alors une fois de plus ou de moins, la frustration finira par passer. Mais au fond, qu'est ce qui dure depuis 40 ans (voir plus)? Du haut de mes connaissances en relations Internationales et en Histoire de l'Europe (c'est à dire de pas bien haut, c'est vrai), ce qui dure depuis si longtemps, c'est le fait que finalement la France reste un gros pays (à l'échelle de l'Europe), qui fait peur à ses voisins. Ses voisins petits, mais aussi les gros (Allemagne, GB). Et puis si on réflechit aussi, les gros voisins de la France font peur à la France. Car la défiance est aussi du côté Français envers l'Allemagne et la GB. Je m'explique : (ce qui suit est un point de vue bien Français - en tout cas personnel et va traiter beaucoup du cas Belge, mais c'est pour l'exemple, je n'ai rien contre la Belgique, bien au contraire) : Comment la France ne parviens pas à avoir des liens plus étroits avec ses voisins, même petits? (le seul avec qui on a des liens étroits, c'est Monaco, c'est dire !). Comment on arrive pas à nouer des partenariat suffisamment forts avec par exemple la Belgique ou la Suisse, pour que ces pays nous achetent des avions ? On est si proche (notamment des Belges - bien sûr il y a des différences toussa toussa). Comment est-ce possible qu'on ait pas une influence plus grande ? J'en suis venu à penser que ces voisins NE VEULENT pas de cette influence, et nous filer du pognon. Ils préfèrent donc en filer aux USA, plutot qu'à nous. Ca peut paraitre débile, et ça me parait toujours débile, car ça leur revient au même. Je ne suis pas sûr que pour les Belges, avoir acheté du F16 il y a 30 ans ait fondamentalement amélioré leur niveau de vie que s'ils avaient acheté des avions français (ou Européens). Franchement, au final, c'est pareil. La Belgique préfère donc l'influence américaine à l'influence Française, et j'ai lu les explications des forumers belges à ce sujet. Explications que j'ai trouvé bien faites quand je les ai lues, mais finalement je serais bien incapable d'en ressortir la teneur. Il y a des chances donc que la Belgique reparte avec des F35 pour 40 ans, et certains vont trouver tout un tas de bonnes raisons à cette énorme connerie. (les Pays-Bas l'ont pris, on va faire des entrainements avec eux - comme si c'était pas possible avec les Français - au passage l'influence des Pays-Bas ne semble pas génante,... la bombe, ....). Alors je me dis que si le futur nous permet de voir la vente de Rafale à la Belgique, ce sera un immense exploit de la diplomatie française. Et je préférerai même 100 fois que la Belgique prenne des Gripen ou des Eurofighter plutot que des F35. Donc pourquoi nos voisins ne veulent-ils pas de cette influence française, et préfère l'américaine? Je ne vois que la crainte. La peur du grand voisin (France) par rapport à un partenaire très lointain (USA). En fait on en est là. La peur d'une invasion par la France, alors que l'invasion américaine est déjà bien avancée, dans les têtes tout au moins (même en France). Bonjour la confiance en Europe.... ça m'en fait devenir pessimiste. Concernant le futur avion franco-allemand, le probleme bien qu'un peu différent, se rejoint. Je ne sais pas ce que les Allemands ont foutu avec leur armée de l'air, mais ils se retrouvent un peu au pied du mur pour remplacer certains de leurs avions. Visiblement, le choix sera F35, Rafale, et/ou hypothétique futur avion franco-Allemand. Bon, les allemands sentent bien le coup foireux du F35, mais évidemment, ça agace de voir que le voisin Français ait bien bossé dans le passé et dispose d'un avion bien foutu, et du savoir faire pour son remplaçant. Du côté français, ce qui domine, ce n'est pas de fanfaronner dans le style vous voyez on avait raison, mais plutot une méfiance quant aux intentions données à l'Allemagne de nous piquer les compétences... (chat échaudé craint l'eau froide - j'ai un frère bossant chez Airbus). Encore une fois bonjour la confiance en Europe... Du côté de la France, il y a toujours eu une volonté d'indépendance maximale, de ne dépendre de personne. Cela date finalement au moins de la Révolution Française. Le Français est épris de liberté (au moins pour lui ). Donc depuis des décennies, nous avons essayer de construire/conserver/agrandir cette autonomie (bombe atomique, aviation civile, militaire, spatiale, porte avions, sous-marins). ça nous a coûté (et nous coûte) un bras et une couille. Certains ne le comprennent pas et d'autres en Europe n'ont pas fait ce choix. Le résultat est fragile et pas à 100%. On subit beaucoup les influences extérieures, et on a souvent besoins de nos alliés. De plus en plus on fait les grands projets en partenariat. La France a fait ce choix selon ses convictions. Est-ce le bon choix? je n'en sais rien, et je dirais malheureusement qu'on ne pourra y répondre par l'affirmative que le jour ou ça se passe mal à nouveau en Europe. Concernant la Suede et les Patriots, ben c'est pareil. Il y avait une offre Européenne qui n'a pas été choisie. Il va y avoir pleins de raisons mises en avant pour justifier ça, la Russie, le fait que le Gripen ait pleins de composants américains, blabla bla, ...;mais au final c'est une défaite de l'Europe. L'influence américaine a gagné. A ce long texte confus, j'ajoute les précisions suivantes: - Je n'ai rien contre les américains, ils jouent leur jeu et ont raison de le faire. C'est plutot une déception contre l'Union Européenne, dont j'étais un fervent supporter. Avant. - Je conçois tout à fait que les certains produits américains puissent être meilleurs que les produits européens. Mais quasi systématiquement, non. - J'idéalise sans doute trop la France, elle achète aussi américain parfois, mais à mon sens, pas quand il y a un produit européen valable (par exemple le remplacement du FAMAS dernièrement), - il y a énormément de clichés dans mon texte : l'indépendance de la France épris de liberté, les pays européens qui finalement ont peur les uns des autres, la jalousie /compétition entre eux, l'Allemagne qui veut piquer les compétences en aéronautique.... Bref, finalement, ça fait un peu Caliméro (bouh les autres ne nous aiment pas !), un peu fanfaron (on a raison de vouloir être indépendant et de faire nos armes tout seul - et tous les autres ont tord), mais surtout, c'est là l'état de mes réflexions sur le sujet.
  31. 8 points
    De toutes façons, Dassault a déstabilisé la Catalogne pour que les leaders indépendantistes aillent en Belgique et fassent exploser la coalition et virent les ministres N-VA, naturellement anti Rafale francophone. Vous saviez pas?
  32. 8 points
    C'est ce qui s'appelle être multitâches. Un président sous-estimé finalement... Ou alors il n'arrivait pas à organiser ses priorités, c'est possible aussi. En tout cas j'espère qu'il s'est pas trompé en remettant les documents aux Indiens. S'il a confondu le contrat de vente avec son texte pour le PS, ça explique que les négociations aient tellement duré.
  33. 8 points
    Le feuilleton surréaliste continue: Article complet: http://www.lalibre.be/actu/international/puigdemont-en-belgique-l-ex-president-catalan-a-rencontre-l-avocat-paul-bekaert-59f7757fcd703cdd752b3153 Au fond, si je saisis bien, il a plus peur d'aller en prison qu'il ne veut un état catalan? Tu parles d'un leader charismatique!
  34. 8 points
    Tu peux compléter avec ceci: FUture Combat Kit OFfensive Fighter Désolé, j'ai vu la perche et je l'ai saisie par réflexe
  35. 7 points
    T'as vu un IL-98 voler toi? Moi non. Par contre, "à peine" 30 IL-96-300 produits en presque 30 ans: il n'y a pas de quoi parader... Même Airbus produits plus d'appareils mensuellement! Pour le Be-200, La Souris a bien cerné le problème. L'A-40 est où? L'A-42 est où? Morts et enterrés. Ils en sont réduits à encore employer ces increvables Be-12! Un "certain niveau"? Désolé, mais en l'état actuel des choses: on dispose juste d'un Tu-160M1,5 construit sur base d'une cellule inachevée à 65% produite du temps soviétique. Le jour où on verra un Tu-160M2 neuf "de la tête aux pieds" sortir de l'usine Gorbunov: là je commencerais à applaudir. Pour le moment, ils ont "juste" réussi à faire ce qu'ils faisaient déjà durant la période la plus difficile de leur histoire: achever une cellule incomplète. Je concède que le temps nécessaire a été court et que de réels progrès sont à noter: mais lorsqu'on repart de technologies déjà existantes: ça facilite grandement les choses. Un porte-avions neufs en Russie: je crois que je serais retraité (il me reste encore 32 ans à bosser) avant d'en voir un. La Russie n'arrive déjà pas à financer une rénovation complète du Kuzi: inutile de dire que du neuf, c'est du domaine du "wet dreams" pour afficionados de Sputnik News. Après rien n'empêche de créer une variante navale du Su-57: mais dans quel but, avec quel pognon, et pour qui? On détermine le besoin avant d'envisager le projet. Même les Russes le font, bien que je sois convaincu qu'ils gardent l'idée dans un coin de la tête. Le savoir-faire a été clairement perdu: ils sont obligés de recycler des projets soviétiques pour relancer la machine et encore même en recyclant ça n'avance pas (voir l'exemple calamiteux de l'IL-76MD-90A). Le seul point réellement positif, c'est le recyclage de technologies développées pour le Su-57 au sein d'autres projets. L'autre point pertinent, c'est la remise en état des usines principales et leur rééquipement; mais encore une fois à quel prix? Et la situation n'est pas meilleure dans les autres branches de l'armée: il aura fallu 17 ans (!) entre la mise sur cale du premier Boreï et son entrée en service actif... L'Admiral Nakhimov est en rénovation depuis 2014 et ne sortira pas avant 2021! Etc... J'ai beau être le premier à réagir quand je lis une ânerie sur les appareils Russes mais contrairement à ce que beaucoup pensent: je suis très lucide et absolument pas dupe sur l'état réel du complexe militaro-industriel local. Des progrès ont été réalisés, mais à un prix délirant et pour des résultats actuellement toujours perfectibles: ce qui est largement compréhensible puisqu'on repart grosso-modo de zéro. Le Su-57 est un exploit dans un tel contexte mais bon, on pourrait aussi discuter longuement de la récupération/évolution de certaines technologies issues du Su-35S et de ses prédécesseurs. Entre-temps, des pans entiers de compétences locales ont été perdus définitivement: je rappelle quand même qu'à l'heure de l'effondrement de l'URSS, ils bossaient sur une aile volante (Tu-202) et disposaient d'un avion moderne à décollage vertical... En ce qui concerne le Tu-160M2, voilà ce que j'écrivais il y a quelques jours; https://redsamovar.com/2017/11/17/actu-presentation-du-premier-prototype-tu-160m2/
  36. 7 points
    Moi le seul truc qui me chagrine c’est que quand on regarde toutes les puissances qui montent au niveau mondial, elles ont toutes des programmes en cours pour acquérir les technologies permettant de construire un avion de chasse de A à Z. La Chine en était incapable il y’a encore 20 ans, aujourd’hui ils ont le J20. L’Inde en est toujours incapable mais essaye tant bien que mal d’importer des technologies de pointe en ce sens. La Turquie s’est associé à BAE pour tenter un futur développement local. Les Russes et les États-uniens ont depuis toujours tenu la dragée haute sur ce plan à l’adversaire. Même durant l’effondrement de l’URSS ils n’ont pas laissé tomber leur industrie aéronautique. Et nous on est suffisamment schizophrène en Europe (je ne parle pas de l’UE mais du continent) pour avoir trois constructeurs mais aller encore se jeter dans les bras des USA. Sérieux. Vous avez besoin d’un intercepteur pur ? Prenez de l’eurofighter. Vous avez besoin de faire de l’omnirole orienté OPEX ? Prenez du Rafale. Vous avez besoin d’un chasseur léger pour faire de la police du ciel en intramuros ? Prenez du Gripen. Mais arrêtons de se saborder sur des industries critiques.
  37. 7 points
    Pour 95% des pays un PA ca sert à rien certes mais les 5% qui restent sont les pays qui comptent dans le destin de cette planete les autres font de la figuration ou peu s'en faut. Désolé. Par ailleurs dans 50ans peut etre mions l'Europe sera bien contente de disposer des ZEE Françaises (et Danoise) ... et des réserves en tout genre de celles ci .... et un voire 2 PA au service de l'Europe seront peut être les bien venus pour assurer leur défense. La Belgique je l'ai déjà dit n'es pas le pire Pays Européen - loin s'en faut. Et si on se chamaille entre francophones c'est comme entre potes. Les Flamands mis à part - ils n'aiment souvent pas la France (il n'y a qu'a voir les panneaux de signalisation ou on cherche Lilles sans jamais trouver ....) . Pourtant pris isolement c'est bien différent... comme les British. Bon bref. Quant aux Hollandais, ils ne savent pas tourner la page même après 400 ans sauf quand il s'agit de venir bronzer dans le sud... la France 20 ans après la 2eme guerre mondiale, elle tendait la main à l'Allemagne entre autre pour établir les bases du traité de Rome. .... la Hollande a sauté à pieds joints dans le F35 . Tout ça pour dire, que le choix du Rafale est emblématique de la vision de notre Europe. Peut importe que le Rafale soit Français - il est avant tout fabriqué 100% en Europe et c'est le seul à tenir la route - et si on tient que nos enfants ne deviennent pas des Mexicains aux yeux des US, il y a tout intérêt à ce que le savoir faire reste en Europe sur tous les plans. Dans les domaines scientifique, industriel et militaire l'Europe doit rester au TOP point barre. Je m'en fiche de savoir que le meilleur avion c'est le Rafale, c'est surtout qu'il est européen. Si demain l'Allemagne conçoit le meilleur char d'Europe je sera heureux que la France en equipe son armée comme les autres Pays. Idem si l'Italie construit un excellent hélico d'attaque.... C'est pour cette raison que le choix récent de la Suéde est misérable tout comme si l'Allemagne demain choisit également du F35 et snobe le Rafale. Ces choix détermineront l'avenir de l'Europe il n'y a pas d'autres alternative si les pays européen veulent peser dans le destin de la planète en restant maitre du leur. Tout le reste n'est que chicanerie et glapissements de chiwawas.
  38. 7 points
    Pour une fois Trump n'a rien fait, mais ca va gueuler dans les rangs
  39. 7 points
    On est petit joueur là à réfléchir à faire un avion européen avec les Allemands. En fait l'Europe devrait s'allier avec la Russie pour l'aider à conserver la Sibérie qui sinon finira par être revendiqué par la Chine. Dans ce contexte, un candidat sérieux pour une coopération est Sukhoi. Là il y aurait une vraie rupture avec les US et on pourrait commencer à rigoler.
  40. 7 points
    C'est le genre de "respect du droit" qui peut déboucher, à force, par une réaction violente de ceux qui ne peuvent se payer un fiscaliste (donc beaucoup de monde) et, malgré tout, paient pour garder le bouzin ensemble. Pour ceux qui souvent assimilent l'Etat à quelque chose d'illégitime qui doit être aussi petit que possible, voire quelque chose de malhonnête par essence (et "contre nature" pour les zêlotes du "droit naturel" si fantasmé), je dis que les Etats devraient, finalement, se comporter comme des parrains maffieux face à de tels comportements: ces entreprises ne paient pas le pizzu, ben il arrive quelque chose à leurs magasins et à leurs produits. Si elles persistent, elles n'ont plus le droit de vendre sur le territoire du dit parrain. C'est peut-être pas très productif, à terme, mais ça fait du bien . Et si elles font vraiment chier, faut la jouer full on Michael Corleone en fin de film: la purge à distance et simultanée de tous les décideurs impliqués (avec avertissement préalable à base de tête de cheval?).
  41. 7 points
    juridiquement bizarre http://www.dhnet.be/actu/monde/puigdemont-veut-se-livrer-a-la-justice-belge-la-vraie-pas-a-la-justice-espagnole-59fcabe9cd705114f018b33a Le soucis c'est que la justice belge n'a rien à lui reprocher ... il n'a commis aucune infraction sur le territoire belge, en revanche s'il se livre la justice belge sera tenue de l'extrader au vu du MA international lancé par la justice espagnole ... Bref c'est une rodomontade qui de surcroît pourrait être très mal vue des belges qui, en cas de "livraison", se verraient quelque peu forcer la main vis à vis de Madrid, les autorités bruxelloises devant déjà être passablement ennuyées de devoir "gérer" un indépendantiste compte tenu de la situation prévalant dans royaume du fait de l'irrédentisme flamand ... Je me demande si le but de Puigdemont n'est pas de mettre un maximum de gens dans la "merde" pour faire vivre son combat tout en échappant à la justice espagnole le plus longtemps possible, il va finir comme Assange dans une ambassade de l’Équateur si çà continue ...
  42. 7 points
    Petit HS sur les brevets : Globalement quand on invente un truc - je reste volontairement vague, on y reviendra - et qu'on y tient un peu, on a envie de le protéger et pour ça on a deux moyens principaux de le faire : - le secret - la propriété industrielle (brevets entre autres) Le secret c'est sympa... Sauf quand c'est intenable. Si on vend notre truc à tout le monde, n'importe qui peut le désosser et le rétro-ingéni...er (j'ai pas de mot français pour ça). Ou quand on a trop peur de ne pas pouvoir tenir le secret assez longtemps pour tirer tous les bénéfices espérés du truc. Je pense que tout le monde est capable dans son coin de réfléchir aux tenants et aboutissants du secret, en terme d'investissements sur la sécurité etc. Note : si un concurrent vous pique votre truc secret, vous n'avez plus que vos yeux pour pleurer. Le brevet maintenant. Déjà la base, un truc pour être breveté doit être : 1/ Nouveau et pas pré-existant dans la nature 2/ Utile en théorie - mais pas nécessairement fonctionnel 3/ issu d'une activité intensive, d'un travail. Une idée n'est pas brevetable. Après il y a des trucs non brevetables, comme les formules mathématiques, les modèles physiques, les oeuvres d'art, le vivant (les séquences génétiques sont brevetables puisqu'elles ne sont pas vivantes, pas les organismes qui les portent, même si la protection s'étend à eux de fait) etc. mais passons sur cet aspect. Le brevet n'est pas éternel : on paie pour l'obtenir, il dure un an et est extensible jusqu'à 20 ans, avec un coût qui augmente d'année en année. Ensuite il tombe dans le domaine public. Dans tous les cas, le texte du brevet est accessible librement au public au pire 2 ans après le dépôt du brevet. Il s'agit donc d'une manière participative d'encourager l'innovation : les concurrents ne peuvent pas juste copier le truc, ils doivent le dépasser, et peuvent trouver des idées pour ça dans les brevets existants par exemple. Il y a pleins d'autres trucs à dire sur le sujet mais faisons vite, vu que c'est un HS. Le brevet ailleurs que dans le pays dans lequel on l'a initialement déposé Il existe divers programmes et accords internationaux qui permettent une couverture plus ou moins étendue de la protection. Parmi celles ci on citera notamment l'EPO en Europe et WIPO à l'échelle mondiale. Sous diverses conditions, un brevet devient valable dans plusieurs pays d'un coup, facilitant grandement la gestion de la propriété industrielle / intellectuelle. Il n'est donc pas forcément nécessaire de réaliser le dépôt et les relances annuelles pays par pays. Ce qui nous intéresse ici : pourquoi breveter un truc mili ? Déjà on l'a dit au début, le secret n'est pas forcément aisé à sauvegarder. Donc au moins pour se protéger dans le pays où on se trouve, le brevet est utile. On peut également déposer des brevets pour créer de fausses pistes aux concurrents qui scrutent ce qu'on dépose, ou faire de la désinformation. Mais il y a d'autres aspects, et principalement un très lié à la philosophie du brevet : le partage. J'ai dit précédemment qu'un but du système de brevet était le partage des connaissances techniques pour favoriser l'innovation. Mais ça ne s'arrête pas là : on peut breveter avec dans l'idée de louer l'accès au brevet, et ainsi répandre son truc partout jusqu'à éventuellement devenir un standard. Une autre utilité des brevets, c'est de faire chier. La rédaction d'un brevet est très codifiée, et respecte des règles strictes, mais en jouant avec les règles on peut essayer d'obtenir un texte assez vague pour ensuite attaquer ceux qui proposent des trucs qui correspondent plus ou moins au brevet. C'est par exemple comme ça que Apple a volé trouzemille millions de dollars à Samsung pour une histoire de barre de déverrouillage des téléphones portables - vous savez, l'animation de barre qu'on fait glisser sur le côté là. Et même s'ils n'avaient pas eu gain de cause, ils auraient quand même entraîné Samsung dans des paperasses juridiques sans fin. C'est l'abus de ce genre de méthode qu'on nomme patent trolling, il s'agit de récupérer pleins de brevets avant qu'ils n'expirent parce que leurs détenteurs n'en veulent plus, puis harceler quiconque invente un truc proche. On peut imaginer d'autres approches plus ou moins fourbes, de la publicité indirecte par exemple - combien de zozos ont déposé leur plan de machine surunitaire pour ensuite revendre ces plans à tous ceux qui croient que breveté = ça fonctionne ? Qui se rappelle des détecteurs d'IED en Irak ? Bref, un long HS qui n'apporte pas de réponse définitive en ce qui concerne le brevet russe que Dorf a proposé, mais j'espère que j'ai aidé ceux qui ne comprenaient pas forcément pourquoi on protègerait des inventions mili. Fin du HS, faites comme si je n'étais pas intervenu
  43. 7 points
    Après on se prend la tête avec les belges sur le choix de l'avion, peut être parce qu'on parle la même langue (enfin ...) ; mais au moins la question est-elle posée ! dans d'autre pays de l'UE il n'y a même pas eu débat ! Ceux-là sont les plus à blâmer. Quoiqu'on dise , si la France a bien un voisin sur qui compter c'est la Belgique, et proportionnellement à sa taille, c'est souvent elle qui a fait le plus d'efforts de solidarité - et de loin - quand la France a demandé l'aide ou la solidarité de ses alliés.
  44. 7 points
    Alors ça tombe bien ! Si ils sont pas interventionnistes ils ont pas besoin d'un avion de combat ! Et voilà je viens de faire économiser 80 milliards d'euros à l'Allemagne ! Il suffisait d'y penser. Appelons-ça le "french flair". Non mais franchement. FRANCHEMENT. Le volume d'arguments totalement UBUESQUES, ce mélange ABSCON et totalement NIMPORTENAWAK qu'on lit de la part de "grands experts" pour justifier en prenant des chemins de traverse un programme commun d'avion de combat franco-allemand... edit : je parle du message cité par Ponto Combo page précédente. Si l'Allemagne était une femme et ce projet une demande en mariage, on se trouverait devant une schizophrène bipolaire en pleine crise de décompensation nous faisant un chantage au suicide.
  45. 7 points
    Cet après-midi, j'étais à un colloque (d'où mon absence pour commenter les nouveaux épisodes de "Independencia" - saison 2 tournés dans ma ville) où une intervenante analysant les discours politique expliquait que certains cadres théoriques montraient que la constitution de groupes obéissait à une logique: la construction de l'identité de groupe consisterait à prendre une caractéristique parmi celles nombreuses et contingentes des individus (c'est-à-dire les caractéristiques multiples que nous avons toutes et tous et qui ne dépendent pas de facteurs biologiques, et qui peuvent toutes nous caractériser d'une certaine manière) et à lui donner une importance démesurée tout en l'essentialisant. Le groupe est défini comme l'ensemble des gens partageant cette caractéristique, et les autres comme ceux ne les partageant pas (par exemple, on va définir les migrants comme étant ceux qui ne partageraient pas nos valeurs > c'est irréconciliable, il y a un "nous" et un "eux" clairement distincts, alors même que je pourrais trouver de multiples caractéristiques me rendant plus proche d'un réfugié syrien que de mon voisin, par exemple). Je pense qu'on peut expliquer de cette manière le discours indépendantiste catalan (ou certains types de discours): il s'agit de trouver une caractéristique qui différencie de manière essentialiste les Catalans des autres, par exemple les Catalans auraient une certaine histoire ou certaines valeurs qui les distingueraient irrémédiablement des autres Espagnols, puis il s'agit d'alimenter et de faire vivre cette césure relativement arbitraire (arbitraire non du point de vue de l'existence de la caractéristique choisie, mais du point de vue de son importance réputée déterminante) en construisant un récit mythique qui la rend légitime, qui la rend visible, etc. Par exemple: le reste de l'Espagne vivrait aux crochets de la Catalogne. Tout ça pour dire que je ne pense pas que la rationalité (au sens strict du terme) soit nécessaire pour développer un tel discours: le discours découle plutôt d'une vision idéologique de sa propre identité et de la distinction qu'on fait par rapport à un "autre" utilisé comme marque distinctive. Voilà, c'était la minute intello, bon week-end!
  46. 7 points
    Exactement! Lu sur Twitter: "Se faire accueillir par des sympathisants SS pour un type qui dénonce une certaine nostalgie franquiste..."
  47. 7 points
    Les Médias n'ont pas été place sous contrôle de l’état central et ça n'a jamais été prévu. Le seul media que le gouvernement voulait intervenir c’était TV3. Mais ça a été abandonne a la demande du PSOE. Tous les opposant a Rajoy ne font parti du cirque indépendantistes et les partis indépendantistes n'ont pas été interdits. J'aurais du mal a comprendre que ceux qui se sont clairement et volontairement place a plusieurs reprise en violation de la loi se retrouve en liberté sans être inquiété. Sauf a dire que l’état de droit est en carton.
  48. 7 points
    Et moi qui pensais que la Belgique était la championne du foutoir institutionnel surréaliste...
  49. 7 points
    J'aime bien les avions, je suis content et fier quand on vend des Rafales, mais sincèrement j'ai les plus grands doutes sur le fait que l'acquisition d'avions de combat additionnels (russes, français ou américains) soit une priorité dans le contexte actuel égyptien. Cela pourrait même être contre productif, car le pays est une cocotte minute sous pression, au bord de l'explosion. Et si ça pête ça va être autrement plus grave qu'en Lybie, on n'a encore rien vu... Fin du HS pour ma part
  50. 7 points
    Pour les adorateurs des images "numériques"... On n'est pas sorti de l'auberge alors... Si. D'ailleurs si ça intéresse quelqu'un et pas qu'occasionnellement pour des buts bien spécifiques, le frein dorsal a disparu aussi sur les derniers prototypes et les appareils de série, pour une raison qu'on ignore encore. Henri K.