ARMEN56

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  1. Lors caractérisation hydro-acoustique - les centrales restent actives en revanche les ailerons non . Pour les escamotables mili avec « garage »nous avons les FS , BPC et SW1 de mémoire avec un déploiement inverse que les deux autres EDIT ; ceux des FLF et BRAVO sont aussi escamotables.....
  2. ARMEN56

    Marina militare

    Et l'angle vif , concentration de contraintes , point de départ de fissures de fatigue en cyclique slamming de devers ....etc serait curieux de voir comment le rina échantillonne à ce niveau
  3. ARMEN56

    Marina militare

    C'est vrai que la marque de coque ne correspond pas ttfait à la réalité de la géométrie Plus sérieusement c’est obligatoire çà même quand visiblement la pointe sera toujours émergée en regard bande noire ?
  4. Peut aussi faire du "bottoming" longue durée
  5. Ouais , c'est à cette allure que je pensais , sur Scorpène MESMA me semblait qu'on était à moins de 10 jours
  6. Les ailerons escamotables sont plus orientés navires civiles que l’on rentre lors entrée au port pour éviter les mauvaises rencontre ( déjà arrivé ) . Les ailerons sont plus grands ( grande surface ) et leur envergure peut représenter une contrainte de démontage bassin En général nos frégates sont équipées d’ailerons plus courts et fixes ; en paire FLF , double paires FDA , FAA , FASM et F67 ou triple paires FLE . En contrainte d’accostage quai ou bassin leur extrémité de doit pas dépasser le bordé de muraille . A la mer fonctionnellement , les ailerons fixes sont toujours en situation de correction de gite via vérin d’incidence activé par une boucle hydraulique fermée dont ; pompe -servo valve ou distributeur proportionnel , limiteur de pression ….toussa lamine et signe . Alors les aspects silence en discrétion se bossent évidemment au choix techno d’une hydraulique agricole ou peaufinée. On a différents types de pollution acoustique générés par les stab actives à ailerons ; - les nuisances hydrauliques de laminage et de coup de bélier ET - les nuisances hydrodynamiques , cavitation et lachés de vortex ….etc Sur PA CDG et FLF on a une combinaison des deux je pense ; STAF ou SATRAP
  7. Depuis le début il a toujours été question de prévoir des stab actives sur ce projet en option dont on sait bien que leurs actionneurs hydrauliques sont source d'indiscrétion et de maintenance .... Le rudder roll est une solution de compromis innovante et intéressante peut être avec des "faiblesses" lors certains état de mer et vitesse navire ?
  8. Xav en avait déjà parlé en juillet dans un article renseigné du détail fonctionnel 3 semaines d'autonomie mais à quelle vitesse ? https://www.navalnews.com/naval-news/2019/07/naval-group-achieves-breakthrough-with-its-fc2g-aip-system/
  9. longueur HT c'est la LOA en anglais Oui je pense que ces valeurs semblent bonnes pour le Vulcano, que l’on retrouve ici « Les BRF mesureront (pour les deux premiers du moins) 194 mètres de long, pour une largeur de 27.4 mètres, une jauge de 28.700 GT et un port en lourd de 14.870 tonnes. Leur tonnage à pleine charge atteindra 31.000 tonnes (environ 16.000 lège) » « Officiellement, les BRF sont une évolution du Vulcano mais au-delà du fait qu’ils sont plus grands que le ravitailleur italien (193 mètres de long pour 24 mètres de large et 23.500 tpc) https://www.meretmarine.com/fr/content/fincantieri-produira-bien-les-sections-avant-des-futurs-brf-francais A partir de l’estime suivante qui vaut ce qu’elle vaut , on arrive à expliquer l’écart de déplacement Vulcano Coeff prismatique de Cb =0.66 de ravitailleur pour le calcul d’approche , ils sont en réalité ceux que les hydro auront optimisé pour chacune des coques https://fr.wikipedia.org/wiki/Coefficient_de_bloc LOA ( 193) Lpp ; 175.9 B , 24m T = 8.4 au DCC ? alors V = 0.66 x 175.9 x 8.4 x 24 = 23 404,55 x 1.026 = 24 013 BRF Coeff prismatique de Cb =0.66 LOA ( 194) Lpp ; 176.8 ( déduit) B , 27.4 m T = 9 au DCC ? alors V = 0.66 x 176.8 x 9 x 27.4 = 28 775,2608 x 1.026 = 29 523,4 Alors BRF plus volumineux et donc plus de kw aux hélices que ceux dédiés au Vulcano avec leurs deux MAN 20V32/44CR pour du 20 nds .
  10. Ok nous avons cependant opté pour du MAN un peu dans le sillage des italiens . Voici tableau des écarts renseigné de valeurs captées ici et là ( rien n'est sûr) . Ceci dit j’avoue avoir un peu de mal à y voir clair dans la valse ses chiffres annoncés sur des sites non officiels dont wiki . A partir de cette situation , je n’arrive pas à déterminer les écarts de plateforme réels entre les deux barcasses, aussi bien coté dimensions qu’organisation de la propulsion BRF , si quelqu’un pouvait apporter des éclaircissements (1) https://en.wikipedia.org/wiki/Vulcano-class_logistic_support_ship (2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bâtiment_ravitailleur_de_forces Sur Vulcano on doit avoir ceci en général arrangement ( et je ne vois pas de 165 m )
  11. Dans la prolongation du cours " évolution navire de ligne " voici celui de "l'évolution des croiseurs" du même auteur , je n'ai pas trouvé meilleur emplacement , si on pouvait modifier le titre ( ici on parle cuirassé et autres navires) « COURS D’ARCHITECTURE NAVALE TOME III CONCEPTION DU NAVIRE EVOLUTION DU CROISEUR SOMMAIRE 3,1 - LA SPECIALISATION DES NAVIRES DE GUERRE 3,2 - LES MISSIONS DU CROISEUR 3,21 - Mission de corsaire (harcèlement des lignes de communication) 3,22 - Missions d'escadre 3,23 - Missions diverses 3,3 - LES DEBUTS DU CROISEUR 3,31 - La naissance du croiseur. Le Congrès de Paris 3,32 - Les premières réalisations 3,33 - Les catégories 3,4 - ,LES CROISEURS LOURDS 3,41 - Les débuts des croiseurs cuirassés – - 1 Les cuirassés croiseurs - 2 Les premiers croiseurs cuirassés 3,42 l’apparition des croiseurs protégés - 1 La formule de protection par pont blindé et tranche cellulaire - 2 Les premières applications - 3 L'extension des croiseurs 3,43 - La reprise des croiseurs cuirassés (1890-1908) - 1 Le "Dupuy-de-Lome - 2 Les grands croiseurs cuirassés français – - 3. Les croiseurs Ansaldo - 4. L'apogée des croiseurs cuirassés 3,44 - Les croiseurs de bataille 3,45 - Les croiseurs lourds postérieurs aux Traités de Washington et de Londres 3,5 - LES CROISEURS MOYENS 3,51 - La croissance des déplacements 3,52 - L'ère des croiseurs protégés - 1. Le "Sfax" - 2. Les croiseurs "Armstrong" - 3. Les croiseurs anglais type "Dido" - 4. Les croiseurs français de 2ème classe - 5 Les grands croiseurs à tranche cellulaire 3,53 - Les croiseurs rapides de la guerre 1914-1918 – - 1. La renaissance du croiseur moyen - 2. La protection moderne type croiseur - 3. Les progrès techniques - 4. Les réalisations 3,54 - Les croiseurs du Traité de Washington (1922) 3,55 - Les croiseurs du Traité de Londres (1930) 3,56 - Les croiseurs de la guerre 3,57 - Les croiseurs antiaériens de l'après-guerre 3,58 - Les croiseurs de commandement et de lutte contre sous-marins 3,59 - Considérations sur les caractéristiques des croiseurs moyens - 1. Armement - 2. Propulsion - 3. Coque et protection - 4. Devis de poids 3,6 - LES CROISEURS LÉGERS 3,61 - Les corvettes à hélices 3,62 - Les croiseurs des 2e et de 3e classes 3,63 - Les croiseurs torpilleurs - Le "MILAN" (1886) 3,64 - Les croiseurs ARMSTRONG 3,65 - Les croiseurs légers français de 1900 3,66 - Les croiseurs éclaireurs anglais de 25 n 3,67 - Les croiseurs légers de 30 n 3,68 - Petits croiseurs légers rapides de l'entre deux guerres - 1. Les contre-torpilleurs français - 2. Les contre-torpilleurs allemands - 3. Les croiseurs légers italiens - 4. Les croiseurs légers anglais 3,69 - Les croiseurs légers de la guerre 3,1 LA SPECIALISATION DES NAVIRES DE GUERRE Un des principes fondamentaux de l'art militaire vise la concentration des forces dans les tâches principales: il a comme corollaire l'économie dans l'emploi des moyens, qui conduit à leur spécialisation. Dans la guerre navale, il y a évidemment intérêt, à affecter, si possible, à chaque mission ,le navire de puissance strictement suffisante pour assurer l'exécution satisfaisante de la mission. Le croiseur résulte de cette spécialisation. Le navire de ligne doit, autant que possible, être réservé à l'action décisive d'établissement ou de maintien de la maîtrise de la mer par la lutte contre les navires de ligne ennemis. Les missions de harcèlement des lignes de communication, de reconnaissance, d'éclairage et la lutte contre les unités ennemies exerçant les mêmes actions n'exigent pas le navire de ligne. Elles définissent le croiseurs Toutefois, l'application de la spécialisation est limitée par le souci que chaque type soit utilisable à plusieurs tâches. Il en résul-te une certaine complexité dans la définition de toute classe de navire et de celle du croiseur en particulier. 3,2 LES MISSIONS DU CROISEUR 3,21 MISSION DE CORSAIRE HARCELEMENT DES LIGNES DE COMMUNICATION) La guerre navale comporte le harcèlement des lignes de communication de l'ennemi et la défense des siennes propres. Cette double mission - "course" au commerce ennemi et "croisière" contre la course adversaire - constitue la tâche essentielle des "croiseurs". Ceux-ci sont donc des bâtiments rapides et à grand rayon d'action, assez puissamment armés et assez gros pour tenir la mer, mais pas trop cependant pour ne pas titre trop coûteux et pouvoir satisfaire à l'exigence du nombre (à proportion même de l'étendue des lignes de communication à défendre). 3,22 MISSIONS D’ESCADRE Si la maitrise de la mer exige l'action des navires de ligne, ceux-ci ont besoin d'auxiliaires qui assurent leur éclairage par tous les temps, contrebattent l'éclairage adverse et fassent écran contre des assaillants légers (torpilleurs, avions si possible). C'est encore un des rôles des croiseurs. Il exige des caractéristiques analogues à la course et à la croisière. 3,23 MISSIONS DIVERSES. Enfin, de nombreuses missions particulières (stations lointaines, bombardements côtiers par exemple) incombent aux croiseurs, suppléants les navires de ligne pour ces tâches secondaires. 3,3 LES DEBUTS DU CROISEUR 3,31 LA NAISSANCE DU CROISEUR. LE CONGRES DE PARIS. Dans ses missions d'escadre, le croiseur succède aux anciennes frégates et corvettes qui, dans la Marine à voiles, accompagnaient les navires de ligne. Mais, à proprement parler, son type naît du Congrès de Paris (1856), qui proscrit la guerre de course pratiquée par des bâtiments privés, opérant comme corsaires pour leur compte avec simple agrément royal, et qui amène les marines à créer des navires de guerre spécialement conçus pour la course: les croiseurs. Sur le plan technique, cette naissance coïncide avec le début de la propulsion à vapeur, réalisée d'abord à roues (le "Sphinx", 1830), puis, bientôt, par hélice (la "Pomone", 1842). 3,32 LES PREMIERES REALISATIONS, a) - A son début, le type est représenté par des frégates et corvettes à hélices: - corvettes type "Phelegeton" de 1850t (1850) - frégates type "Audacieux" de 3 800t (1852) - programmes de 1857 et 1864. Mais, très vite, les exigences de vitesse et de distance franchissable amènent une croissance de déplacement de ces navires, d'autant que les poids par cheval et consommation des machines de l'époque sont énormes. Après les grandes corvettes américaines de 4 0001, les corvettes anglaises "Inconstant" de 5 800t (1866)et les corvettes "Active" et "Volage"; analogues, mais de 3 000t, la Marine française établit, en 1871, un programme de base distinguant les croiseurs de 1e, 2e et 3e classe, correspondant, en principe, à des déplacements respectifs de plus de 4 000t, plus de 2 000t et moins de 2 000t. b) - Simultanément, la Marine française conçoit, en riposte aux croiseurs, le cuirassé de croisière, destiné au service en stations lointaines ou à la guerre aux communications. Les premières réalisations ("Belliqueuse" de 3 750t en 1863), sont des réductions de cuirassé plutôt que des bâtiments de course. Mais des réalisations postérieures ("General Admirai" russe de 1873) consacrent l'avènement du croiseur-cuirassé: type hybride, tantôt exalté, tantôt critiqué, qui sacrifie une part de la puissance offensive et défensive du cuirassé pour se rapprocher de la vitesse du croiseur. c) - Très vite, dès 1872, - devant l'infériorité des croiseurs cuirassés - BERTIN lance l'idée d'une protection de croiseur, limitée à un simple pont blindé avec tranche cellulaire, plus légère, à môme efficacité que le cuirassement de flottaison; l'Italie et l'Angleterre, dès 1880, la France en 1882 réalisent, suivant cette formule, des "croiseurs protégés" conservant vitesse et distance franchissable des croiseurs. 3,33 LES CATEGORIES. Ainsi, dès le début de son évolution, le type croiseur comprend en fait des navires très différentes. Le compromis entre les exigences correspondant aux diverses missions du croiseur, l'opposition entre d'une part la puissance (offensive et défensive) nécessaire au succès et à la sécurité dans l'action et, d'autre part, la légèreté indispensable à une réalisation en nombre suffisant, enfin l'influence des conditions politiques, stratégiques, tactiques et techniques conduisent à des équilibres de caractéristiques - traduits par les répartitions de poids très variables selon les réalisations. L'évolution du type est, de ce faite difficile à suivre. En gros, et pour simplifier, on peut distinguer schématiquement trois grandes catégories: - les croiseurs lourds, comprenant croiseurs cuirassés et grands croiseurs fortement protégés, où l'équilibre entre l'armement et la protection s'écarte peu de celui du navire de ligne; - les croiseurs moyens, à protection faible, quand elle existe, - les croiseurs légers, de faible déplacement, peu ou pas protégés, voisins des grands contre-torpilleurs, où armement et protection sont sacrifiés à la vitesse. Ces trois troncs ont des ramifications entremêlées: tel croiseur moyen à protection poussée ou tel petit croiseur relativement bien protégé pour sa taille peut être rattaché à l'une ou à, l'autre des catégories, aussi bien dans l’évolution historique que dans son équilibre interne. Enfin, la recherche de la puissance imposée par la concurrence internationale, conduit à un accroissement continu de déplacement (corrélatif d'ailleurs d'une amélioration du rendement à la tonne). De ce faite le déplacement de chaque catégorie varie dans le temps et la notion de déplacement, toute relative, complique la classification, d'autant plus que, périodiquement, le souci d'économie conduit à revenir à un déplacement faible et fait apparaître de nouveaux rameaux sur les troncs principaux 3,4 LES CROISEURS LOURDS 3,41 LES DEBUTS DES CROISEURS CUIRASSES. - 1, Les cuirassés croiseurs Les bâtiments cuirassés que la France conçoit en 1865, sous des appellations diverses: cuirassés de croisière, de station, de 2e rang, comportent répartition de poids très voisine de celle des cuirassés, pour un déplacement réduit. De ce fait, ils ne peuvent qu'être médiocres simultanément à l’égard de l'armement, de la protection et de la propulsion. Tels furent: en 1863, la "Belliqueuse" de 3750 t (semblable aux cuirassés "Flandre" de 6 000t) - puis suivant programme révisé de 1872, la série "Duguesclin", "Bayard" (contemporains réduits de I' Amiral Duperré"), de 6 000t, ceinture de 200 mm, vitesse de l'ordre de 14 n, canons de 24 en barbettes. - 2 les premiers croiseur cuirassés. En 1873 les Russes (Amiral Popoff) lancent le "General Admiral " de 4 600 t, que sa. Finesse (L/B = 5,85) et sa puissance par tonne (F/D= 0,97 CV/t) classent nettement à mi-chemin entre le cuirassé de croisière et le croiseur de l'époque et qui constitue la première réalisation du type hybride - et toujours discuté - du croiseur cuirassé. Les Anglais sont lents à s'intéresser ce nouveau type leurs possibilités en bâtiments de premier rang sont assez larges pour leur permettre de les opposer au loin aux croiseurs cuirassés, nécessairement inférieurs. Leurs "Shannon", "Nelson" et "Northampton" (surtout les deux derniers) ne sont que des navires d'escadre légèrement réduit s. Mais, en 1885, l' "Impérieuse" et le "Warspite" de 8 400t et surtout les "Aurora" de 5 600t à forte puissance par tonne ( F/D 1,55 CV/t), à protection par caisson blindé central (prolongé par un pont blindé d'extrémités) confirment la formule du croiseur cuirassé. 3,42 L'APPARITION DES CROISEURS PROTEGES. - 1 La formule de protection par pont blindé et tranche cellulaire. Le cuirassement, si il est perforé, met le bâtiment dans une situation dangereuse; il n'est pleinement valable qu'avec une épaisseur suffisante pour le rendre pratiquement imperforable. De ce fait, il est particulièrement difficile à adapter au croiseur, au devis de poids très serré. En 1872, BERTIN établit un projet de corvette de croisière, où il prévoit une tranche horizontale protégée, placée à hauteur de flottaison et subdivisée en cellules étanches. Il accepte la pénétration du projectile ennemi, mais il en limite les conséquences; - vis-à-vis de la flottabilité et de la stabilité, par le cloisonnement serré (transversal et longitudinal) et le bourrage de cet entre pont à cheval sur la flottaison; - vis-à-vis des installations vitales du navire,' par la réalisation, sous la tranche cellulaire, d'un pont blindé couvrant appareil moteur et soutes à munitions. Le navire ainsi protégé est - peut-on dire - suspendu à un radeau pratiquement insubmersible. Sa protection est plus efficace et de poids moindre que le cui-rassement. - 2 Les premières applications. L'idée de la protection par tranche cellulaire est appliquée, en fait, pour la première fois, et très hardiment, sur les bâtiments italiens "Italia" et "Lepanto" de 14 000t (1880), armés comme des navires de ligne avec une vitesse de croiseur. - 3 L'extension des croiseurs. L'application de la formule "pont blindé et tranche cellulaire" est faite en général d'ai:bord au détriment de la protection. Elle se généralise à des croiseurs de taille importante - mais qui ne deviennent pas pour autant des croiseurs lourds (sauf les "Blake" et "Blenheim" anglais de 1889, dont les 9 000t portent un pont blindé atteignant 150 mm). Cependant, durant quelques années, elle met en suspens la formule du croiseur cuirassé. 3,43 LA REPRISE DES CROISEURS CUIRASSES (1890-1908) -1 Le "Dupuy-de-L8me". A la suite d'expériences sur les effets des obus explosifs d'artillerie moyenne à tir rapide, la Marine française reconnaît la nécessité d'une protection des flancs du navire, pas très épaisse, mais assez étendue. Elle lance, en 1890, le célèbre "Dupuy-de-lôme, remarquable par l'originalité de sa protection, combinaison du cuirassement vertical de la "Gloire" et de la protection pont blindé et tranche cellulaire du "Sfax" (1), bientôt généralisée dans toutes les marines et origine de la protection des navires de ligne modernes. - 2 Les grands croiseurs cuirassés français. La conception ainsi réalisée sétend: - en 1899, à la"Jeanne d'Arc" (11 200t - 23 n), - puis aux croiseurs des classes "Geydon" et "Gloire" (moins de 10 000t), - enfin; longuement, dans la série des croiseurs plus puissants, des classes "Jules Ferry", "Renan", "Quinet", qui s'étagent de 12 à 14000t et sur lesquels on réalisa l'unification du calibre par armement en forte artillerie moyenne. Le dernier, le "Waldeck-Rousseau", est lancé en 1908; il porte 14 pièces de 194. (1) croiseur moyen protégé de 1882, décrit ci-après. Le dernier, le "Waldeck-Rousseau", est lancé en 1908; il porte 14 pièces de 194. - 3 Les croiseurs Ansaldo. Parallèlement les croiseurs cuirassés "Guiseppe Garibaldi" et "Varese" sont commandés en 1893 par la Marine italienne aux Chantiers italiens Ansaldo: 7 400t de déplacement, protection genre "Dupuy-de-Lôme", vitesse de 20 n armement puissant (II 250 + X 15 + VI 12). Ils constituent des cuirassés de second rang, très appréciés des Marines secondaires et reproduits à de nombreux exemplaires pour celles-ci - 4 L'apogée des croiseurs cuirassés. L’Angleterre, qui se rallie tard au nouveau type, construit, de 1899 à 1907, trente quatre croiseurs cuirassés. Son exemple entraîne toutes les puissances maritimes. Le début du siècle marque l'apogée du croiseur cuirassé: la construction des navires de ce type absorbe, au total, plus de crédits que celle des navires cuirassés. t Leur déplacement atteint, pour les derniers types, de 14 à 15 000 t . Leur protection est du genre "Dupuy-de-Lôme, mais avec blindage vertical étendu, relativement mince. Leur vitesse est de 3 à 4 noeuds supérieure à celle des cuirassés contemporains. Leur armement est puissant : il est basé, selon les marines, soit sur une forte artillerie moyenne (194 mm sur les croiseurs cuirassés français), soit sur un fort calibre (305 sur les japonais). On aboutit à des navires presqu'aussi armés que les cuirassés contemporains, mais à qui on garde une vitesse et une distance franchissable suffisantes pour jouer le rôle de croiseurs. Vers 1910, le type apparaît comme trop lent, inutilement puissant et couteux pour la guerre de course (à laquelle suffit le croiseur léger) et insuffisamment puissant pour une action en escadre - où le remplace le croiseur de bataille. Le type s'éteint. 3,44 LES CROISEURS DE BATAILLE. a) - En 1904, en Angleterre, parallèlement à la création des navires de ligne type Dreadnought, lord Fisher définit le croiseur de bataille. Ce nouveau type de croiseur cuirassé est conçu pour pouvoir agir comme auxiliaire des navires de ligne dans la ligne de bataille, grâce à un armement de même calibre que ceux-ci; mais on lui conserve sa supériorité de vitesse pour la chasse aux croiseurs, quitte à sacrifier sa protection pour rester à un déplacement voisin-de celui du navire de ligne. Les prototypes "Invincible", "Inflexible" et "Indomptable", construits en 1907 (un an après les Dreadnought), ont: - 17 à 18 000 t (voisin de celui du Dreadnought) - cuirasse de 175 mm - 25 noeuds (21 pour les Dreadnhought) - quatre tourelles doubles de 305 (5 sur les Dreadnhought). De déplacement voisin, presqu'aussi puissants offensivement que les navires de ligne, plus mobiles, ils sont nettement moins protégés. La bataille de Tshoushima (1905) où l'amiral japonais TOGO incorpore ses croiseurs cuirassés dans la ligne de bataille pour leur faire jouer, avec succès, le rôle de bâtiment de ligne, accroit la faveur dont jouit le croiseur de bataille. b) L'Allemagne suit bientôt l’Angleterre. En 1911, elle construit le "Moltke". Elle utilise hardiment un ap-pareil propulsif aussi poussé que celui des croiseurs légers, avec chaudières à petit tubes et turbines conduisant à un poids de 36 Kg/CV (contre 50 kgj sur les croiseurs de bataille anglais). De ce fait, elle réalise un type à vitesse élevée et relativement forte protection et fort armement. c) - Le type se développe en Angleterre parallèlement au cuirassé. Le déplacement devient égal, sinon légèrement supérieur à celui du cuirassé'. Le "Tiger" de 1913 atteint 28 500t , - cuirasse de 229 mm - 105 000 CV et 29 nds - VIII 343 et XII 152 d) La Marine allemande réplique par des navires analogues, un peu mieux protégés, tels le "Derflinger" et le "Lutzow" de 1913, d'environ 30 000 t. e) Au début de la guerre de 1914-1918, les batailles des ,Falk-lands et du Doggerbank sent d'abord des succès éclatants pour les croiseurs de bataille. Elles poussent l'Angleterre à achever les "Repulse" et "Renown", prévus comme cuirassés, en les transformant en croiseurs de bataille par réduction de la protection et gain sur la vitesse (simultanément par allongement de la coque et par utilisation à poids global constant d'un appareil propulsif plus puissant et plus poussé). f) - Mais la bataille du Jutland, où les cuirassés anglais écrasent les croiseurs de bataille allemands malgré leur remarquable endurance, démontre le risque créé par le défaut de protection de ces bâtiment s, qui sont devenus, par ailleurs, si importants et si coûteux que leur construction se réalise au détriment de celle des cuirassés. g) - A l'issue de la guerre 1914-1918, la fortune du type est morte: l'Amirauté anglaise, instruite par les faits, accroit considérablement protection et déplacement du croiseur de bataille "flood" que] le a en construction: elle en fait un super-bâtiment de ligne (i). h) - Par la suite, le bâtiment de ligne post jutlandien unira en fait, dans un déplacement accru, protection*du cuirassé et mobilité du croiseur de bataille. (1) Sur ce bâtiment, le pourcentage de déplacement consacré à l'appareil propulsif, qui était de 21 % sur le "Tiger" et le "Repulse",est réduit à 13 % (le poids par cheval tombant de 38 à 32 Kg/CV et la vitesse restant cependant de 32 n comme sur le "Tiger"9 mais correspondant à un * beaucoup plus faible, en raison de la taille du bâtiment; tandis que le pourcentage de poids consacré à la protection, qui avait été réduit de 27 à 21,5 % en passant du "Tiger" au "Repulse", monte à 33 % (dont 10 pour la -seule protection sous-marine). 3,45 LES CROISEURS LOURDS POSTERIEURS AUX TRAITES DE WASHINGTON ET DE LONDRES. a) - La limitation du déplacement des croiseurs à 10 000t imposée par le traité de Washington fait momentanément disparaître le croiseur protégé. Toutes les Marines se lancent dans la construction de croiseurs moyens, utilisant le maximum du tonnage permis pour faire des bâtiments rapides, démesurément importants pour leur vulnérabilité. Elles s'aperçoivent vite de l'erreur et, progressivement, les croiseurs Washington accroissent leur protection. En France, on aboutit au croiseur "Algérie" (v. ci-après) qui, par sa protection encore faible mais honorable, rejoint presque le croiseur lourd. b) - Parallèlement, la limitation de 10 000 t imposée aux Allemands par leur traité de paix, conduit ceux-ci à un navire de ,combat réduit, type "DEUTSCHLAND". Ce bâtiment est hybride. Il est plutôt cuirassé de 2e rang que croiseur cuirassé, à considérer la répartition de ses poids. Mais, grâce à son appareil propulsif constitué de Diesels poussés (21,3 kg/CV) et à un approvisionnement important en combustible, il a une vitesse de 28 n et une distance franchissable considérable, qui en font un bâtiment de raid susceptible d'échapper aux bâtiments de ligne existants (sauf le "Hood" et le "Nelson"), alors que sa protection et son armement le rendent dangereux pour les croiseurs (1). Né d'une conception trop étroitement limitée et malgré l'ingéniosité de sa réalisation, le type a des faiblesses incontestables; il reste une réalisation particulière, sans lendemain. (1) on sait qu'en fait cependant le "Graff Spee" engagé au Rio de la Plata par trois hardis petits croiseurs anglais ne put, avec ses deux tourelles, que fuir devant ses adversaires c) - La menace créée par le navire corsaire allemand "Deutschland" amène la France à réaliser les "Dunkerque", qu'on peut considérer comme des grands croiseurs lourds, sorte de petits croiseurs de bataille, où l'expérience de la bataille du Jutland conduit à faire des sacrifices relativement considérables à la protection, mais qui en raison de leur taille, restent très insuffisants à la fois comme puissance offensive et comme endurance au combat en face de navires de ligne. d) - Les Japonais mettent sur cale, en 1937, des croiseurs lourds du type "Chichibu" - plutôt cuirassés de second rang que croiseurs cuirassés en raison de leur vitesse - inspirés des "Deutschland". D : 14 000 tw - Vitesse 28/30 n. - 2 x III 305 et 6 x II 127 AA. e) - Les Etats-Unis, en riposte aux précédents, réalisent, en 1941e le type "Alaska", dit "large cruiser". - 24 500 tw / 27 000 t pc - cuirasse verticale de 228 mm - 2 ponts blindés - 35 n - 13 000 milles de distance franchissable - 2 x III 356 — 8 x II 127 AA f) - Dans les dernières réalisations, le croiseur de bataille ou le cuirassé de deuxième rang disparaissent. On conçoit le croiseur lourd comme protégé contre les projectiles des bâtiments légers et surtout contre la bombe d'avion, comme armé de pièces un peu plus puissantes que les bâtiments légers et comme d’une vitesse voisine de celle de ces derniers, avec une distance franchissable très importante pour lui assurer des possibilités d'action prolongée dans les zones stratégiques les plus vastes et les plus éloignées. 3,5 LES CROISEURS MOYENS 3,51 LA CROISSANCE DES DEPLACEMENTS. Dès le début du croiseur, on a cherché à utiliser l'avantage des grands déplacements qui, pour une vitesse donnée exigent une moindre puissance par tonne, afin de réaliser des bâtiments qui, grâce à un armement puissant, une bonne vitesse et une grande distance franchissable, puissent surclasser les petits bâtiments, en particulier dans des zones d'opérations très larges. a) - Les Etats-Unis construisent, en 1865, leurs grandes corvettes type "Wampanvag" (4 000 T - vitesse espérée 17 n, réalisée 15 nds , 5 600 milles à 10 nds - 16 pièces de 254 et 279 mm et un canon rayé de 155 mm). b) - L'Angleterre réplique par 11"Inconstant", construit en 1866 (5 800 t 15 nds 10 canons de 228 et 6 de 178). c) - La France définit, en 1872, trois classes e croiseurs d'a-près leur déplacement et construit les croiseurs de lere classe "Duques-ne" (1876) et "Tourville" (1878): 5 400 T 8.600 CV, 17 n 5 000 mil-les à 10 n (en plus voilure classique) - coque en fer et éperon - sept pièces de 190 sur le gaillard et quatorze pièces de 140 en batterie centrale centrale. 3,52 L'ERE DES CROISEURS PROTEGES. 1 Le "Sfax" La première réalisation en France du navire protégé par pont blindé et tranche cellulaire s'effectue avec le "Sfax" (1882) relativement important comme déplacement, mais qui reste de faible protection. 4 500 t Pont blindé et tranche cellulaire, 16,7 nds 6 pièces de 16 sur le gaillard, 10 pièces de 14 dans la batterie. (La voilure, d'abord importante, n'est conservée ultérieurement QI surface réduite). 2 Les croiseurs "Armstrong". L'industriel anglais, Armstrong utilise la notion de protection nouvelle pour réaliser des croiseurs de taille moyenne, assez rapides et de grande puissance offensive. Construit, pour le Chili, l' Esmeralda" (1883) 3 000 t 6 000 CV/18 nds Pont de 25 mm+ cloisonnement 2 x 265 mm + 6 x 152 mm Le type a la faveur des petites nations à qu'il assure des navires puissants à faible prix, et il est reproduit à de nombreux exemplaires. Il évolue bientôt par l'adoption d'un armement de pièces d'artillerie moyenne à tir rapide, tel le "Piemonte" commandé par l'Italie: 2 640 t 13 000 CV/22 nds pont blindé 6 x 150 mm + 6 x 120 mm + 3 tubes L.T d'une conception hardie, très typique de la Marine italienne. Les croiseurs ARMSTRONG, très remarquables, correspondent à des caractéristiques de puissance offensive outrées par rapport à leur protection. 3 Les croiseurs anglais type "Dido". A la même époque, l'Angleterre adopte des croiseurs un peu plus gros, mieux protégés et de caractéristiques bien équilibrées, tels les "Dido" de 5 600 t. Ces croiseurs sont bientôt suivis du premier croiseur à turbines, qui marque le début de l'évolution vers les vitesses élevées grâce à la réduction du poids par cheval de ce nouvel appareil moteur. - 4 Les croiseurs français de 2ème classe, de 1890. La France reste à des croiseurs de 2ème classe moins remarquables que les "Dido" , dont le déplacement s'élève progressivement au delà de 5 000 T. Après la sortie du "Jurien de la Gravière": 5 700 t tranche cellulaire 8 pièces de 160 elle abandonne le croiseur léger moyen, alors que le type amélioré eut pu servir de modèle pour la réalisation de bâtiments fort appréciables. - 5 Les grands croiseurs à tranche cellulaire. Les Marines dont l'intérêt s'étend à des lignes de communication étendues conçoivent le grand croiseur à protection légère et grand rayon d'action. Leur protection est de même type que sur les croiseurs dits de 2e classe (c'est-à-dire pont blindé avec tranche cellulaire, sans cuirasse latérale) et en général de même importance relative, mais leur déplacement est plus fort et leur armement supérieur. Tels sont successivement: - le neige" français de 1885 (7000 t - 19 nds - armé de canons de 160 et de 140 mm) - les "Blake" et "Blenheim" anglais de 1889 (9 000 t - pont blindé de 150 mm - 21 n, 15 000 milles à 10 n 3 x 2 x 234 mm et 10 x 152 mm) modèles les plus Parfaits du croiseur protégé et qui re-joignent les croiseurs lourda par l'épaisseur de leur pont blindé. - les "Columbia" américains de 1893 (7 400 t 23 n et 2 000 t de charbon) - les bâtiments anglais "Powerful" de 1894 (14 200 t) et "Diadem" (11 000t - enfin, les "d'Entrecasteaux", "Guichen", "Chateaurenault", français de 1896-1898 (plus de 8 000 t de déplacement et vitesse atteignant 24 nds pour les derniers, au prix d'une réduction du calibre d'armement de 240 à 160 mm). Tous ces grands croiseurs sont de puissants corsaires, grâce à leur vitesse, leur distance franchissable et leur armement. Mais ils sont trop faiblement protégés pour résister aux croiseurs ennemis. Devant le développement des croiseurs cuirassés de l'époque, ils disparaissent momentanément. 3,53 LES CROISEURS RAPIDES DE LA GUERRE 1914-1918. 1 La renaissance du croiseur moyen. Vers 1910, la croissance des coûteux croiseurs cuirassés, devenus croiseurs de batailla, laisse place pour des croiseurs moins puissants, susceptibles de satisfaire aux tâches secondaires d'éclairage, de blocus ou de cours; à condition de disposer de l'avantage de vitesse nécessaire. 2 La protection moderne type croiseur. Le logement d'un appareil propulsif puissant — dont l'encombrement reste alors très important — s'accomode mal du pont blindé placé à la flottaison sous tranche cellulaire. Après le retour au blindage vertical des croiseurs cuirassés, on imagine pour le croiseur moyen une protection analogue mais plus légère constituée par un cuirassement en caisson renversé, avec pont blindé à hauteur du can supérieur d'une cuirasse verticale latérale. D'une valeur moyenne, ce type de protection est celui adopté pour les croiseurs depuis -1912. 3 Les progrès techniques. Le croiseur fait application simultanée: - de la réalisation de coques légères, en acier à, hautes caractéristiques, - de la mise au point des appareils propulsifs à mazout et à turbines, moins lourds et moins encombrants, - du système de protection à caisson renversé, - de la production de pièces d'artillerie moyenne à tir rapide, relativement légères, - des avantages des déplacements importants. Au total, la veille de la guerre de 1914 voit l'apparition des croiseurs de 30 n, d'abord sous forme de croiseurs légers puis de croiseurs moyens. 4 Les réalisations. a) - Dès 1912, l'Allemagne construit des croiseurs rapides à cuirassement vertical léger, tels les "Magdeburg", armés de 105 semi-auto-matiques, tirant 20 coups/minute. Ces croiseurs sont suivis, en 1915, des types "Kaln", armés de 150 mm, b) - L'Angleterre lance en 1913, la série des "Arethusa" (3 5001 avec cuirasse de 76 mm - 30 n - pièces de 152 et de 102 et tubes lance-torpilles), type qui sera répété durant toute la guerre avec des accroissements successifs de déplacement, de puissance et d'armement jusqu'aux "Elerald" de 1918 (7 500 t - 33 n - pièces de 152 mm). c) - Durant la guerre 1914-1918, pour parer aux actions lointai-nes des croiseurs corsaires allemands, l'Angleterre construit de grands croiseurs, rapides, à grande distance franchissable et fortement armés. Les "Raleigh" ont 9 750 t , font 30 nds et sont armés de 190 mm, 3,54 LES CROISEURS DU TRAITE DE WASHINGTON (1922). a) - En 1922, le traité de Washington établit une limitation des armements, qui laisse incontr6lée les "forces auxiliaires de surface" en les définissant par la double condition d'un déplacement unitaire lège conventionnel inférieur à 10 000 T et d'un calibre d'artillerie inférieur à 203. La limite est manifestement inspirée par les caractéristiques des croiseurs anglais "Raleigh" (v, ci-dessus) alors que la plupart des Marines ont en chantier des croiseurs moins puissants (aux E.U.: "Omaha"- 7 100t - canons de 152 mm; en France: "Duguay-Trouin" - 8 000' - canons de 152 mm). b) - La concurrence maritime qui s'instaure dans les limites du traité incite les différentes Marines à pousser- leurs croiseurs aux caractéristiques limites à la suite d'ailleurs du Japon. Les séries de croiseurs dite Washington ont tous, en commun, leur déplacement de 10 000 t et leur calibre d'artillerie de 203 mm. Elles diffèrent, selon les Marines et, dans chacune d'elles, avec le temps, en fonction de l'importance accordée à la protection, à la défense antiaérienne, au détriment de la vitesse. Toutes conservent une distance franchissable importante. c) - En France, les sept croiseurs construits portent tous quatre tourelles de 203 et une artillerie de défense contre-avions. Les »Duquesne" et "Tourville" sans aucune protection, font 33,5 nds d) - L'Italie pousse la série des "Trente" vers la vitesse (j6 et même 38 n), puis renforce la protection des "Zara". e) - L'Angleterre reste dès le début à une formule mieux équilibrée Les trois séries successives "Kent", "London", "Dorsethire" diffèrent peu, ont une vitesse modérée (31-32 nds), avec une protection relativement forte. f) - Les Etats-Unis sont très attachés à ce type, qui convient aux grands rayons d'action nécessaires dans le Pacifique. Ils en poussent l'armement, ainsi que le Japon, jusqu'à 9 ou 10 canons de 203. Ils développent les installations d'aviation embarquée de ces croiseurs. Type "Chester": 10 000t - ceinture de 76 mm et 2 ponts blindés de 50 et 25 mm - 3 x III 203 - 4 x 127 AA - 2 catapultes. g) - Si, à travers leurs différences, on cherche à dégager les caractéristiques communes des croiseurs nés du Traité de Washington, on constate que la concurrence maritime à déplacement fixé a poussé les constructeurs vers la recherche de légèreté dans la construction des coques (développement des structures longitudinales, de la soudure et de l'emploi des métaux légers) et des machines (chaudières à fort taux de combustion par m2 - turbines rapides) et vers la réalisation de tourelles d'artillerie moyenne légères et à tir rapide. 3,55 LES CROISEURS DU TRAITE DE LONDRES (1930) a) - L'Angleterre, toujours soucieuse de la sauvegarde de ses lignes de communication, nombreuses et très étendues, a besoin de nombreux croiseurs. Elle constate que les 10 000 t sont inutilement grandes pour les rôles de surveillance des routes ou d'escorte de convoie et trop coûteux pour être multipliés. En 1927, elle construit l’"York "et l'"Exeter" de 8 200t armés de trois tourelles de 203 seulement. En 1930, elle suscite à, Londres une réunion internationale. Cette réunion n'aboutit pas à limiter le déplacement des croiseurs aux 8 000t estimés suffisants pour l'Angleterre, les Etats-Unis désirant maintenir les grands croiseurs pour leurs vastes théâtres d'opérations du Pacifique. Mais, le traité de Londres crée deux sous-classes: - la sous classe A (dits croiseurs lourds), de déplacement maximum 10 000t et calibre maximum 203, soumise à une limitation globale qui arrête pratiquement les constructions nouvelles. - la sous classe B (dits croiseurs légers), dont le plafond de déplacement individuel reste à 10 000, mais de calibre limité à 155 mm, qui reste sans limitation globale et qui englobera tous les croiseurs à construire dans les années suivantes, b) - Les Etats-Unis utilisent la limite de 10 0001 pour construire des croiseurs de la classe B, voisins des croiseurs Washington, mais avec artillerie de calibre réduit, nombreuse, à forte cadence de tir et partiellement antiaérienne: - type "Brooklyn" 10 000t - XV 152 - type "Honolulu", 10 000t - XV 152 c) - Le Japon fait de même avec l'arrière pensée de pouvoir ainsi dépasser son quantum de croiseurs classe A, par remplacement, à la guerre, des tourelles de 152 par des tourelles de 203 (opération réalisée effectivement en 1941 sur les 6 "Mogami") d) - L'Angleterre s'engage dans la voie du croiseur moyen bien équilibré: - type "Leander" (1931) - 7 000 t - type "Birmingham" (9 000t - 6 x II x 152) - type "Fiji" (construits en série avant et pendant la guerre de 1940) (8 000 t) e) - La France réalise la série des "La Galissonnière", bien équilibrés : 7 700-b - ceinture de 105, pont blindé léger - 35 nds -3 x III 152 et 4 x II x 90 - 3 x II TLT. A la veille de 1940, elle entreprend le "de Grasse" un peu plus gros et un peu plus protégé, dont la construction est suspendue et sera reprise en 1951, pour transformation en croiseur C.A. e) - L'Allemagne démarre en 1938, juste avant la guerre, la construction de croiseurs moyens à faible protection - rapides et à grand rayon d'action: type M ; 7 900 Tw protection légère (pont et ceinture) 35 nds , 14 000 milles à 15 nds propulsion Diesel sur arbre central pour la croisière et turbines à vapeur sur arbres latéraux - Total 115 000 CV - 4x II 150 - 4x105 CA - 37 et 20 mm - 6 ou 8TLT 3.56 LES CROISEURS DE LA GUERRE. L'expérience de la guerre accentue la tendance vers le renforcement de la protection - en particulier des ponts - et impose l'accroissement des moyens de détection et de défense antiaérienne, avec développement corrélatif des hauts. Dans leurs constructions neuves, les Marines dépassent le déplacement limite des traités. Les croiseurs sont refondus pour améliorer leur DCA et leur détection. C'est ainsi que les Etats-Unis construisent, durant la guerre, de nombreux croiseurs de le et de 2e classe, et quelques croiseurs antiaériens (v. ci-.après). Les premiers - les "Baltimore" - avec leurs 14 000 Tw (17 000t pc) leur protection (cuirasse de 203 à 150 mm, ponts blindés de 100 et 62mm) - leurs 203 et leur DCA considérable - rejoignent les croiseurs lourds. Les seconds - les "Cleveland" - ont 10 000 t w- 14 000 t pc une protection notable (ceinture de 127 à 76 mm - ponts blindés de 76 et 52 mm) - 33 nds, 7 000 milles seulement - 4 x III x 152 - 4 n II 127 AA 24 x 40 et 19x 20 (plus sur certains d'entre eux, 2 catapultes). Les derniers bâtiments du type sont analogues mais avec une disposition plus satisfaisante des armes de DCA et des superstructures. Parallèlement, les Etats-Unis transforment leurs anciens croiseurs de 10 000 t . Le "Chester" par exemple reçoit 8 x 127 AA, 32 x 40 - 27 x 20, en même temps qu'il subit une refonte complète de mâture et passerelles au bénéfice des radars. Image 23 3,57 _LES CROISEURS ANTIAERIENS DE L'APRES-GUERRE. Les Marines se sont engagées dans la réalisation de croiseurs anti aériens, soutiens de DCA de force navale. Actuellement armés de 152 ou de 127 AA comme calibre maximum pour la DCA éloignée, et de nombreuses pièces de DCA rapprochée et immédiate, avec installations de détection et de conduite de tir très développées, ils seront sans doute dans le futur armés, en outre, de rockets et engins spéciaux contre avions. a) Les Etats-Unis ont démarré la réalisation d'un tel type, juste avant la guerre, avec les croiseurs type "SAN DIEGO", de 6 000 t/W, qui se rattachent aux croiseurs légers (y. § 3,69 ci-après). Les croiseurs lourds "Roanoke" (14 000 tw) et "Des Moines" (17 000 tiq sont eux-mimes croiseurs de DCA, en ce que leurs pièces principales (6 x II x 152 sur les premiers, 3 x III x 203 sur les se-conds) sont des pièces susceptibles de tirer contre avions, à forte cadence de tir, et télécommande radar et leur artillerie rapprochée est constituée de 76 CA (10 x II x 76 CA sur les "Des Moines), indépendamment de nombreux "Oerlikone" de 20. b) - La France achève le croiseur "de Grasse" de 1937 en crolueu DCA, armé de 8 x II x 127, de nombreux 57 CA et de pièces de 20. 3,58 LES CROISEURS DE COMMANDEMENT ET DE LUTTE CONTRE SOUS-MARINS. Le développement de la lutte contre les assaillants aériens et E marins conduit à prévoir des navires chargés spécialement de coordonne l'action des différents moyens de lutte contre l'un ou ,l'autre des types d'assaillants. On conçoit dans ce but des navires d'un déplacement de l'ordre de celui du croiseur moyen et dont les prototypes sont réalisé en fait à partir d'anciens croiseurs. Tels sont - les croiseurs de commandement et d'accompagnement des groupes de porte avions - comme le "Northampton" américain ,doté de larges moyens de transmissions, de détection et de conduite des opérations ainsi que d'une puissante DCA pour leur défense propre. - les croiseurs d'action contre sous-marins, chefs de Killer groupe, équipés de moyens de transmission, de détection sous-marine, de centre opérations et de quelques armes contre sous-marins et contre avions pour leur défense propre. 3,59 CONSIDERATIONS SUR LES CARACTERISTIQUES DES CROISEURS MOYENS. - 1 Armement. Le "Duquesne" de 1873 portait des pièces de 19 et de 14. Ultérieurement, les croiseurs moyens français furent armés de piè-ces à tir rapide de 138, jusqu'au "Jurien de la Gravière" (1896), armé de 164. Les croiseurs 'Washington reçurent du 203, à angle de tir assez élevé pour grandes portées. Le traité de Londres remit en honneur le 152, pour les plus petits des croiseurs moyens. La guerre amena à créer le 152 AA. Mais la nécessité d'un tir AA à cadence rapide conduit actuellement à l'adoption du calibre de 127 AA. Simultanément, l'artillerie de défense aérienne rapprochée se développe, ainsi que la conduite de tir et la télécommande. - 2 Propulsion. a) - Les premiers croiseurs moyens n'étaient pas des navires rapi-des: leur vitesse restait de l'ordre de 1,8 √L Le "Jurien de la Gravière" atteint 2 √L Les croiseurs du programme naval dépassèrent 2,5√L avec une finesse L/ 3√D atteignant de 8,4 à 8,75 et entraînant des tirants d'eau faibles. b) - La croissance de la vitesse (ou plus exactement de V/6√D) n'a ,été possible qu'en raison des réductions de poids, d'encombrement horizontal et de volume par cheval, de l'appareil propulsif. De 1873 à nos jours, le poids par CV et l'encombrement horizontal tombent de 10 à 1. La longueur d'appareil propulsif décroît, en dépit de l'accroissement des puissances. c) - La distance franchissable reste, pour un croiseur digne de ce nom, de l'ordre de 5 000 milles, mais elle est associée à une vitesse de croisière qui est allée en croissant de 12 à 18 nds (On peut grossièrement comparer les caractéristiques de distance franchissable à une même époque par le rapport du stock de combustible consommable à Dˆ2/3 ) 3 Coque et protection. a) - La valeur du rapport de la longueur au creux n'a fait que croitre avec l'affinement des formes. Elle impose de recourir, pour éviter des poids de coque excessifs: à la structure longitudinale, à l'incorporation de la protection dans la structure résistante ainsi qu'à des aciers plus résistants (acier à 50 puis à 60 Kg/mm2) b) - Pour les croiseurs les plus récents, des gains sont faits grâce à la soudure et à l'emploi des métaux légers. Mais, en contre partie, le développement des cloisonnements intérieurs d'emménagement et le renforcement des cloisonnements étanches absorbe une partie des gains. c) - La protection a été assurée, sur tous les croiseurs moyens, depuis le "Sfax", grâce à un pont blindé placé à hauteur de flottaison surmonté d'une tranche cellulaire. Depuis le programme naval 1922, la nécessité de loger des chaudières puissantes alors que les compartiments sont déjà réduits en hauteur en raison de la finesse de la coque (voir ci-dessus en a) impose de remonter le pont blindé dans la région centrale, en développant la cuirasse verticale latérale en abord. Cette disposition n'est pas sans défaut (1), la légère cuirasse latérale ne pouvant prétendre arrêter les obus, alors que le pont blindé pouvait permettre d'éviter la rentrée de l'obus dans les fonds, par ricochet. d) - La protection contre les torpilles n'est possible qu'au prie d'une distance suffisante des cloisons pare-torpilles au bordé extérieur. e) - La sécurité des croiseurs moyens suppose un compartimentage serré et efficace de la cale. (1) Les croiseurs britanniques à protection par tranche cellulaire - réalisée au prix d'une réduction de puissance propulsive - résistèrent au obus de 280 du "Von Spee" au RIO de la PLATA. Les croiseurs italiens à cuirasse verticale furent transpercés par les 380 du "Warspite" au cap MATAPAN. - 4 Devis de poids. La répartition du déplacement entre les grandes rubriques du devis des poids est très variable selon les types de croiseurs moyens. Le poids de machines oscille autour de 20 %. Le poids de combustible au déplacement moyen (1/2 du combustible total) varie de .18 % à 6 %. Le poids de protection du flotteur, très variable, atteint au maximum 17 %. Le poids d'artillerie (avec sa protection) varie de 7 à 20 % 3,6 LES CROISEURS LEGERS Les croiseurs légers sont de petits croiseurs destinés à opérer comme croiseurs plutôt dans les mers d'Europe, comme éclaireurs d'escadre. Ils ne sont pas prévus devoir combattre normalement des navires de grande puissance offensive et défensive. Ce sont des bâtiments de déplacement relativement faible, de puissance de feu limitée, sans protection valable, mais rapides. 3,61 LES CORVETTES A HÉLICES. On peut attribuer comme premiers ancêtres aux petits croiseurs les corvettes à hélice type "PHLEGETON" (1853) de 1 820 t, d'une vitesse de 11 nds avec leur machine de 400 CV, dont toute l'artillerie (composée de 10 canons de 30) est placée sur le pont des gaillards. Ils dérivent plus directement des corvettes du programme de 1877 qui a suivi le congrès de Paris: bâtiments du type "PHLEGETON" légèrement agrandi de façon à atteindre une distance franchissable de croiseur (4 000 milles) et mieux encore des corvettes rapides du programme de 1864, type "SANE" de 2 000 t, 14 nds, une pièce de 14. 3,62 LES CROISEURS DE 2 ème et 3 ème CLASSES. Leur naissance officielle coïncide avec la création des petits croiseurs de 2ème et surtout de 3ème classe du programme français de 1872 définis dans ce programme par des déplacements inférieurs respectivement à 4 000 et 2 000 t. Les premiers croiseurs de 3e classe de ce programme, du type "ÉCLAIREUR", déplacement 1 650 t, filaient 15 nds avec une voilure de trois mâte barque, aidée d'une propulsion à vapeur et portaient 8 canons de 14 cm: ils étaient capables de bonnes actions de course et de croisière, mais à des distances modérées de leurs bases. Lee plus petits des croiseurs de 2e classe, ceux du type "MAGON déplaçaient 2 250 t et filaient un peu plus de 14 nds La caractéristique essentielle de ces croiseurs légers est la vitesse, et, à vitesse absolue donnée, le pourcentage de poids par tonne décroit très vite quand le déplacement croit, aussi la limite de déplacement des petits croiseurs légers devra subir la loi de croissance habituelle, tandis que chaque progrès des appareils propulsifs devra permettre un recul relatif du déplacement. 3,53 LES CROISEURS TORPILLEURS - LE MILAN (1886). En 1863, Normand construit le "TALISMAN" de 1 333 t , à coque bois, 6 pièces de 14, filant seulement 12 nds. Les mises au point des machines rapides des premiers torpilleurs et les progrès des coques légères en acier permettent les sorties successives: - des croiseurs-torpilleurs type "EPERVIER"(1885) de 1200 t, à coque acier, à léger pont blindé (en dos d'âne, comme sur le "SFAX"), filant 18 nds - du petit croiseur "MILAN" (1886) de 1 550 t à coque acier, armé de 5 pièces de 10, de 8 pièces légères Hotchkiss à tir rapide et de 2 tubes lance-torpilles, filant 18 nds, dont sa distance franchissable remarquable de 5 000 milles fait un véritable croiseur. - enfin, des petits croiseurs de 3e classe, type "COSMAO", de 1 850 t, dérivés du "MILAN" par addition d'un léger pont protecteur, et dont certains dépassent 20 nds 3,64 LES CROISEURS ARMSTRONG. A la même époque (après 1880), l'industriel anglais ARMSTRONG s'inspire de sa réalisation de l'"ESMERALDA" (1883) de 3 000 t, 6 000 CV, 18 nds à pont blindé léger de 25 mm et armé de quelques canons de fort calibre, pour réaliser, avec un armement de 10 à 15 cm à tir rapide, monté à plat pont et une puissance accrue, une classe de petits croiseurs très appréciés. Parmi ceux-ci, citons, livrés à l'Italie, le "DOGALI" et surtout le "PIEMONTE" (1888) de 2 640 t, 13000 CV, 22 nds, armé de 6 pièces de 15 et de 6 de 12 à tir rapide, ainsi que de 3 tubes lance-torpilles. Ces bâtiments déjà cités parmi les croiseurs moyens, en tant que croiseurs protégés (V. § 3,52) sont en fait à la frontière des croiseurs légers auxquels les rattachent la faiblesse de leur déplacement et de leur cuirassement, le calibre de leur armement et leur vitesse. 3,65 LES CROISEURS LEGERS FRANCAIS DE 1900. De 1895 à 1900, la France construit un certain nombre de croiseurs légers, en particulier: - les croiseurs de 3e classe type "LINOIS" (1894) de 2 500 t, à faible rayon d'action; - les croiseurs de 2e classe type "FRIANT"(1893) de 4 500 t, armés d 6 pièces de 164 et de 4 pièces de 100, qui précèdent le "JURIEN DE LA GRAVIERE" plus important - La construction de ces croiseurs légers s'arrête à l'extension du croiseur cuirassé. 3,66 LES CROISEURS ECLAIREURS ANGLAIS DE 25 nds Au début du siècle, les croiseurs cuirassés atteignent la vitesse de 20 n. L'Amirauté anglaise conçoit des croiseurs légers dits croiseur' éclaireurs de 25 n. Ce sont les "SENTINEL" (1904) dont les 3 000 t ne permettent, avec la vitesse demandée, qu'un mince pont blindé, un armement de pièces de 76 mm seulement et un rayon d’action faible. Ils sont bientôt suivis des "BODICEA" de 3 500 t, qui restent sans aucune protection. Leur construction cesse au profit de la classe des "villes" atteignent 4 500 t. 3,67 LES CROISEURS LÉGERS DE 30 nds. a) En Allemagne, dès le début du siècle, la Marine allemande applique de façon hardie les techniques modernes de propulsion, de construction des coques et d'artillerie à la réalisation de croiseur légers rapides, à cuirasse légère verticale et pont blindé supérieur, armés de pièces de faible calibre, à tir très rapide. Elle produit successivement les classes des "villes", en réplique à celles de nom analogue anglaisa - les "MAGDEBURG" (1912), armés de 105 semi-automatiques tirant 20 coups minute, qui se révélèrent bons corsaires mais incapables de résis-ter à des adversaires mieux armés (bataille d'Héligoland en 1916); - les "KOLN" (1915), armés de 150, qui sont déjà des croiseurs moyens b) - En Angleterre, à la veille de la guerre de 1914, les croiseurs de bataille atteignent la vitesse de 30 nds Il devient nécessaire de faire faire un bond à la vitesse des croiseurs légers. Les Anglais lancent la série des croiseurs légers lapides, type "ARETHUSA" (1913) de 3 500 t, avec cuirasse très légère de 76 mm. 2 pièces de 152 et 6 de 102, tubes lance torpilles aériens, 30 nds Pendant la guerre, ils construisent les classe C de 3750/4200 T et D de 4750 (6 pièces de 152.) Ces bâtiments de 29/30 nds sont déjà de vitesse trop faible pour chasser les torpilleurs (dont la vitesse atteint 55 nds), de plus, leur rayon d'action est faible. 3,68 PETITS CROISEURS LEC ERS RAPIDES DE L'ENTRE DEUX GUERRES. Après la guerre de 1914-18, en fait de véritables croiseurs, les différentes grandes nations construisent presque exclusivement des bâtiments qui, même s'ils sont dépourvus de protection, atteignent aux limites de déplacement (10 000 t) et de calibre 203, fixées par le traité de Washington (1922) et constituent donc en fait des croiseurs moyens par leur taille et leur armement Le traité de Londres crée bien une sous classe b, qui limite le calibre à 155, mais conservent la limite de déplacement de 10 000t et, pratiquement, amène la réalisation de bâtiments ayant au moins 7 000 t et légèrement protégée qui se rattachent encore aux croiseurs moyens Il faut repartir des constructions de contretorpilleurs pour retrouver la notion de croiseur léger. - 1 Les contre-torpilleurs français. En 1922, à la reprise des constructions militaires, la Marine française s'engage dans la réalisation d'une longue série de bâtiments, baptisés contre-torpilleurs, dont le déplacement Washington ira croissant progressivement de 2 400 t (série "TIGRE" 1922) à 2930 (série "MOGADOR" 1938), bâtiments sans aucune protection, armés de pièces d'artillerie légère (de 130 à 138 mm sur les derniers) et de tubes lance torpilles, à forte puissance propulsive et grande vitesse (plus de 40 nds pour les derniers). Ces bâtiments apparaissent comme de puissants bâtiments d'éclairage et de raids. On les qualifiera à la fin de la guerre 1940 du titre de croiseurs légers. Ils sont à la limite inférieure de ce type, en particulier en ce qu'ils n'ont qu'un rayon d'action limité. (On citera, pour simple mémoire, l'"EMILE BERTIN" (1931), armé de 3 tourelles triples de 152, dépourvu de toute protection et ayant une vitesse de 34 nds, Ce bâtiment est resté unique de son type, en raison de l'apparition des croiseurs moyens protégés de 7 700 t.) - 2 Les contre-torpilleurs allemands. Le réarmement naval allemand, à partir de 1936, a comporté la construction d'un certain nombre de contre-torpilleurs analogues aux C.T. français mais avec pièces de 150: eux aussi peuvent être considérés comme de petits croiseurs, mais à rayon d'action faible. Les derniers de ces bâtiments, conçus pendant la guerre devaient être propulsés par Diesel et avoir une vitesse maxima de 38 n avec un rayon d'action de 6 500 milles à 19 nds - 3 Les croiseurs légers italiens. En riposte aux C.T. français, l'Italie a réalisé des bâtiments un peu plus importants, mieux armés, mais à peine protégés, d'une vitesse légèrement plus faible et de rayon d'action un peu plus grand mais encore faible. Ce sont les classes: - des "CONDOTIERRI", de 5 000 t/w, très légère protection, 8 pièces de 152, 37 n, croiseurs légers rapides méditerranéens; - des "CONSULI" de 3 360 t/w, armés de 4 grandes tourelles doubles de 132 mm - 4 Les croiseurs légers anglais. L'Angleterre construit — les "ARETHUSA"(1935), de déplacement voisin des GONDOTIERRI", mais plus lents. 3,69 LES CROISEURS LEGERS DE LA GUERRE. a) - Juste avant la guerre, l'Angleterre consciente de la menace aérienne, lance la série des "DIDO" de 6 450t, dérivés des "ABETHUSA", mais armés de 10 pièces de 132 CA, et destinés à assurer la protection contre avions des escadres. b) - Au cours de la guerre, l'Allemagne s'engage dans la réalisation de bâtiments à propulsion par Diesels sur lesquels l'armement d'artillerie principale est antiaérien. Ce sont les "SPAHKREUZER" (1943), de 4800 t/w, sans protection, armés de 3 tourelles doubles de 150 CA, 10 pièces de 37, 8 tubes lance-torpilles, ayant une puissance de 90/95000 CV, une vitesse de 35 nds et un rayon d'action de 7 000 milles à 17 nds Ces bâtiments dont la construction n'a pas été achevée auraient constitué de véritables croiseurs légers. c) - Les Américains incluent dans leur énorme effort naval de la guerre 1940-1944, la réalisation de croiseurs légers rapides type "SAN DIEGO". Déplacement : 6 000 te Puissance 75 000 CV - Vitesse 35 noeuds Blindage latéral léger 8 x II 127 AA - 20 x 40 AA - 12 x 20 AA - 8 T/553.
  12. ARMEN56

    Marine Norvegienne

    Je comprends , mais le coup du défaut de conception est parti publiquement et si pas de justification publique , alors on bouffe son casque avec les cornes !
  13. ARMEN56

    Marine Norvegienne

    J'ai du mal avec le formatage du pdf dont je comprends que les 3/4 sont en rapport avec l'avant collision A moins que ma bécane déconne ou moi , je n'ai rien vu sur l'explication de la perte du navire dont 90 % brèche au dessus de la flottaison et surtout sur les accusations de défauts de conception envers NAVANTIA ; défaut d'étanchéité lignes d'arbres .............etc . Un rapport diplomatique ?
  14. ARMEN56

    Marine Norvegienne

    c'est tout chaud çà vient de sortir https://www.aibn.no/Marine/Published-reports/2019-08-eng