Rob1

Members
  • Content Count

    7,641
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    22

Rob1 last won the day on November 3 2019

Rob1 had the most liked content!

Community Reputation

2,875 Excellent

About Rob1

  • Rank
    Héros

Profile Information

  • Gender
    Not Telling
  • Pays
    France

Recent Profile Visitors

5,198 profile views
  1. Ils ont tenté, ce n'est pas passé...
  2. Effectivement, je l'ai oublié mais quand j'ai tapé mon message mais j'ai dû y penser antérieurement. Les Tchèques avaient Paul Thümmel dans l'Abwehr, qui leur a aussi donné des dates d'invasion, même si j'imagine qu'il était moins bien rencardé sur les scénarios politiques. Et je crois me souvenir que la série de docu TV "la Wehrmacht" d'Arte parlait d'un général allemand (Henning von Tresckow ?) qui a donné ce genre d'information à une occasion. Le IIIe Reich avait de sacrées fuites...
  3. Je m'intéresse à la période surtout sous l'angle du renseignement. Et j'ai été surpris de voir que les services de renseignements alliés avaient des sources bien placées (baron Wolfgang von und zu Putlitz pour les Britanniques, Erwin Lahousen von Vivremont pour les Français) qui leur avaient clairement dit les intentions d'Hitler, et qu'une réaction décidée de la France et du Royaume-Uni pourrait l'arrêter. C'est fascinant et triste de voir que ça n'a pas permis de faire bouger le "système" et changer le cours de choses.
  4. Ne pas hésiter à le signaler à l'éditeur : https://www.defense24.news/contact/
  5. Une version spécifique du Mil Mi-8 en développement pour les SSO :
  6. Le COS nous présente ses voeux... et les six épisodes de la série de reportages "opérations spéciales", dont 2 que je ne connais pas : http://www.voeuxcos2020.fr/ Carré d'as, HK35, Cocody, Kra, Blacksmith Hammer, et Chimère 31.
  7. Un ancien militaire australien en réponse à la question : « quel est le compliment le plus cool qu'on vous ait jamais fait ? » « Des gars du SAS britannique en Afghanistan en 2007 : "Pete, vous êtes un commandant ou un adjudant ?" Moi : "Un commandant" SAS n°1 : "Oh, on croyait que vous étiez un adjudant" Moi : "Ben, je crois que les gallons se ressemblent' SAS n°2 : "Vous savez de quoi vous parlez et vous n'êtes pas une tête de nœud, alors on a supposé que vous n'étiez pas un officier" »
  8. Les meilleurs experts en guerre électronique pourraient être les chauve-souris ou les papillons : https://www.pourlascience.fr/sd/ethologie/une-course-aux-armements-acoustiques-8022.php#
  9. Merci. J'avais déjà raté le HS n°21 sur le sujet... Stéphane Mantoux avait aussi fait un résumé des mémoires de Sepp Allerberger : https://historicoblog4.blogspot.com/2017/12/albrecht-wacker-sniper-on-eastern-front.html
  10. Et (bis repetita) tu as des sources là-dessus ? Parce que le lien ne parle pas de Syrie ni de F-35.
  11. J'ai lu il y a quelques temps The Hut Six Story: Breaking the Enigma Codes de Gordon Welchman. Welchman était un mathématicien mobilisé au début de la 2e GM à Bletchley Park (BP), le centre de décryptage britannique. D'abord affecté à l'analyse du trafic radio intercepté pour déterminer quels messages appartiennent aux mêmes réseaux utilisant la même clé, il a plusieurs idées pour essayer de "casser" Enigma, dont il parle à ses chefs... pour s'apercevoir que d'autres ont eu les mêmes idées et qu'elles commencent à être mises en pratique. Apparemment Welchman a eu les grandes lignes de l'organisation de la "Hutte 6" (la Hut Six du titre), le groupe qui cassera les codes de la Luftwaffe et de la Heer, organisation dont il sera le chef. Le gros intérêt du livre est que c'est un témoignage-clé pour avoir une idée de ce à quoi ressemblait la vie et l'activité à BP *. Welchman donne des explications techniques détaillées, les seules que j'aie vues jusqu'ici expliquant l'impact du "Stecker", comment on faisait les "menus" pour les bombes, et décrit le "diagonal board" qu'il a inventé (bon, j'avoue, je n'ai compris que la moitié, mais je n'ai pas trop cherché à m’accrocher non plus). Plus tard dans le conflit il sera nommé Assistant Director for Mechanisation, un poste où il s'occupe de l'organisation de BP mais où il ne touche plus personnellement au décryptage. Soit dit en passant, il a ajouté quelques pages d'une opératrice d'interception de la Royal Air Force qui décrit son travail, c'est bref mais ca me semble notable car si la littérature sur Ultra est pléthorique, je n'ai rien vu de substantiel sur les Y-services **. Dans le chapitre 10, Welchman revient sur les erreurs commises par les Allemands, et remarque que les succès de BP sont dûs à pas mal de chance : jusqu'en mai 1940, les Allemands font l'erreur de transmettre en double la position des clés, ce que BP, qui n'a pas encore de "bombes", exploite avec de simples feuilles perforées. Ca s'arrête en mai 1940 et jusqu'à la fin de l'année, BP n'a toujours pas de "bombes". Mais les Britanniques arrivent à casser des clés Enigma en exploitant deux types d'erreurs commises par les chiffreurs allemands, les "Sillies" et le "Herivel tip". Les Allemands arrêteront de faire ces erreurs plus tard dans la guerre, mais à ce moment-là, il sera trop tard, les "bombes" permettant de tester toutes les clés possibles jusqu'à trouver la bonne. Je n'ai pas terminée la partie sur l'après-guerre. Welchman a travaillé comme consultant pour divers services US, il trouve que les études qu'il a faites n'étaient généralement pas utilisées. Il pense que c'est dû au manque de la pression de l'état de paix -- ca donne l'impression qu'il n'a jamais été aussi heureux dans son travail que pendant la guerre. * en témoignages de vétérans de BP, je ne vois que Peter Calvocoressi et son Top Secret Ultra, mais on ne parle pas du tout du même niveau, Calvocoressi étant traducteur-rédacteur. ** à part le titre d'Aileen Clayton, The Enemy is Listening: The Story of the Y Service... apparemment il n'y a rien sur le MI8 de l'armée (mis à part le MI8(c)/Radio Security Service de contre-espionnage) ni le Y-service de la Royal Navy (?) Le sommaire :
  12. Pour continuer, je viens de me souvenir du bataillon para de la Waffen-SS, le SS-Fallschirmjäger-Bataillon 500, qui était à moitié constitué de SS issus d'unités disciplinaires, utilisé dans le raid sur le QG de Tito en 1944, mais de ce que je comprends, ce n'est pas une unité de "sacrifiables" en raison de leur mission. C'est un peu par hasard que la SS se dote tardivement d'une unité para -- apparemment une idée de Himmler après le succès de la libération de Mussolini où se trouvait Skorzeny... mais où 90% des paras étaient de la Heer. Or à ce moment on a du mal à trouver de bonnes recrues et on prend dans les disciplinaires. Sinon, hors unité militaire, les services secrets russes semblent avoir utilisé des criminels pour des assassinats ces dernières années, Bellingcat avait fait un article dessus : https://www.bellingcat.com/news/uk-and-europe/2019/12/06/identifying-the-berlin-bicycle-assassin-russias-murder-franchise-part-2/ Ils ont deux exemples où un ex de Vympel (unité antiterroriste du FSB avec Alfa) recherché pour meurtre(s) et un policier condamné pour corruption ont eu leurs registres en Russie "nettoyés" et se sont retrouvés avec de vrais-faux passeports à l'étranger commettre ou tenter de commettre des assassinats. Sans doute qu'on leur a fait une proposition qui semblait plus attractive qu'être condamnés à de longues peines de prison. Sauf que si on en parle, c'est qu'ils se sont faits choper, et là le côté "sacrifiable" prend tout son sens.
  13. Mouais... ce général dit prendre la responsabilité, tout en disant que la faute incombe à un troufion. Qui a formé ce soldat qui prend un avion de ligne à 1000 mètres au-dessus du sol en montée pour un "missile de croisière" ? Qui l'a placé avec son SAM à 2 minutes de vol de l'aéroport de Téhéran sous un couloir aérien d'avions de ligne ? Une preuve de l'existence de ce "brouillage" des télécommunications qui empêche le soldat d'avoir un ordre ? Qui lui a laissé l'autorisation de prendre l'initiative de tirer sur un objectif ayant de telles caractéristiques ? Ce n'est pas un génie le soldat, mais il fait partie d'un système qui ne semble pas très génial non plus...
  14. Si jamais vous l'ignorez, la scène de fin de Argo a été inventée pour les besoins du suspense... En réalité, ce serait un étonnant hasard de laisser le bonhomme embarquer dans un avion de ligne mais de s'en apercevoir juste dans les quelques minutes que l'avion est encore en Iran. Et si ca arrive, tu peux demander aux pilotes de faire demi-tour (a priori ils ne sont pas dans le coup)... et même envoyer un intercepteur s'il y a besoin de les convaincre avant de sortir le SAM. Hors scénario hypothétique, déterrage intéressant :