Bat

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  1. Suite: https://www.theguardian.com/world/2020/sep/24/china-has-built-380-internment-camps-in-xinjiang-study-finds
  2. Suite: http://www.slate.fr/story/195068/etats-unis-usa-insurrection-guerre-civile-armee-donald-trump-attentat-manifestations-kilcullen-extreme-droite-gauche
  3. Suite: https://www.rtbf.be/info/monde/detail_etats-unis-l-us-air-force-fait-voler-un-nouveau-chasseur-developpe-en-secret-qui-pourrait-succeder-aux-f-35?id=10585923
  4. C'est un assez mauvais exemple, en fait, puisque le Kosovo a été la plus grande opération extérieure de la Force Aérienne de l'époque, à égalité avec le déploiement de Mirage V à Incirlik durant la guerre du Golfe de 1991 (mais ils n'avaient alors pas pris part aux combats, interdits de passer a frontière). La Force aérienne au Kosovo, c'est 12 F-16 engagés sur toute la durée de l'opération (1er mars-15 juin 1999) pour 676 sorties de guerre, dont environ 80% de missions de défense aérienne (10% du total des missions alliées de DA) et le reste en opérations de reconnaissance ou d'assaut, avec 279 munitions air-sol tirée (principalement des Maverick et des GBU-12). Mais toutes ces discussions absurdes, récurrentes et alimentées par des ignorants fantasmant sur ce que serait la Belgique sur la Composante Air ou le F-35 n'ont en fait pas vraiment de place dans ce fil précis. Il y en a un dédié:
  5. Suite: https://www.aviation24.be/military-aircraft/belgian-air-component/2020sep07ebfs-press-conference/
  6. Il ne s'agit pas de dire que l'Inde est parfaite ou que sais-je. Mais la presse y est libre, donc elle écrit ce qu'elle veut (y compris n'importe quoi, comme l'a souligné @Henri K. en dénigrant la démocratie). Mais malgré tous les défauts (réels) de l'Inde, ce n'est pas le cas en Chine, état totalitaire avec presse étroitement contrôlée où se pratique la censure et où les lignes éditoriales (y compris sujets et angle d'approche pour les sujets centraux) des principaux médias sont définies au niveau politique. Comparer les presses indienne et chinoise n'a, de ce point de vue, pas beaucoup de sens, c'est comme comparer des pommes et des bananes: on a d'un côté une presse qui relaie ce qu'elle croit ou ce qu'elle pense plaire à l'opinion, de l'autre on a le message commandé par un gouvernement totalitaire.
  7. C'est l'avantage d'une démocratie: ils peuvent raconter ce qu'ils veulent, au moins.
  8. Qui? L'original de la Constitution de 1831? En français, j'imagine. Ce serait le plus logique.
  9. À noter que les nationalistes flamands n'aiment globalement pas Bruxelles, ville jugée pas assez flamande, trop cosmopolite, avec des Flamands peu nombreux et surtout assez différents de l'électorat de base de la N-Va (plus diplômés, plus de couples "mixtes", plus à gauche, travaillant dans la culture, etc.). Bruxelles, de manière générale, a relativement mauvaise presse dans l'opinion flamande (hors bobos) qui la voit comme un lieu d'insécurité, d'immigration, de cosmopolitisme... Les nationalistes flamands ne tiennent à Bruxelles que parce que c'est la capitale de la Flandre et que plusieurs de ses institutions y sont implantées, mais certains fonctionnaires flamands ne veulent pas travailler à Bruxelles (il y a un an ou deux, il y avait eu un refus de certains fonctionnaires rapatriés sur Bruxelles suite à la mise en œuvre concrète de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvoord - de manière amusante et réciproque certains fonctionnaires Flamands de Bruxelles, bruxellois, avaient refusé d'être mutés à Vilvoord considérée par eux comme la pampa - or c'est juste la banlieue de Bruxelles dans une continuité urbaine parfaite!). Sur ce plan, les nationalistes flamands sont comme certains Wallons qui pensent qu'on peut se passer de Bruxelles pour se centrer sur sa "vraie" capitale (Namur pour la Wallonie, concurrence entre Gand et Anvers pour la Flandre). Tiens, on reste un peu dans le sujet de "la Belgique croit-elle en elle-même?" Article dans la presse du jour: Article complet: https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/le-manuscrit-original-de-la-constitution-belge-de-1831-etait-conserve-dans-des-conditions-catastrophiques-la-constitution-empoussieree-dans-un-placard-cela-veut-tout-dire-5f451df27b50a677fb202320
  10. Non: aux XIXè et début du XXè siècle, la bourgeoisie industrielle gantoise, anversoise, alostoise, malinoise, etc., parlent largement français. Voire exclusivement. Une de mes grands-mères (qui serait centenaire aujourd'hui) était issue d'une famille de la petite bourgeoise de Courtrai et Gand, on l'a élevée en français parce que le néerlandais était "la langue des domestiques", une jeune fille convenable faisait, dans les années 1920, sa scolarité en français, même à Courtrai (Kortrijk). Oui et non. Des francophones, oui, des wallons c'est plus discutable. Les Bruxellois se reconnaissent-ils comme Wallons? Non. Les Wallons voient-ils Bruxelles comme partie de la Wallonie? Pas vraiment. Le mouvement wallon s'est (aussi) construit contre Bruxelles.
  11. Dans les derniers messages, je pointe deux choses: Les divergences sont effectivement en partie construites et pérennisées par le système électoral. C'est un scrutin proportionnel par circonscriptions, comme l'a rappelé @mehari, mais il faut aussi préciser pour nos amis Français que les partis ne sont pas les mêmes: il y a un parti libéral flamand et un parti libéral francophone, un parti socialiste flamand et un parti socialiste francophone, etc. Si les partis "frères" conservent des liens, ils sont néanmoins chacun pris dans des logiques spécifiques et divergentes, qui font que sur certaines questions il peut y avoir plus de différence entre socialistes francophones et flamands qu'entre libéraux et socialistes flamands, par exemple. Concrètement, ça donne un système un peu bizarre où le fait qu'on ne peut pas voter pour les mêmes partis au nord et au sud contribue à bloquer les choses. Par exemple, aux dernières législatives, les vainqueurs en Flandre sont l'extrême-droite nationaliste (VB) et les nationalistes flamands (N-VA), tous deux très à droite, et qui n'ont pas d'équivalent côté francophone. Côté francophone, les vainqueurs sont les écologistes et l'extrême-gauche, qui ont des équivalents en Flandre mais c'est compliqué. Enfin, le tout se joue sur un nombre limité de sièges (le "vainqueur" il gagne 1 ou 2 sièges, le perdant en perd autant, mais globalement ça varie peu). Bref faire une coalition qui respecte l'esprit du résultat du vote est directement un casse-tête: il faudrait idéalement allier des nationalistes flamands très très à droite avec des écologistes et l'extrême-gauche post-stalinienne, le tout avec l'aval d'autres partis car aucun de ces attelages ne peut seul avoir la majorité. C'est un peu comme s'il fallait essayer de faire un gouvernement franco-allemand avec l'AFD, la CDU et la France Insoumise et les Verts, sans s’aliéner les socialistes et LR. Pas étonnant que les négociations sont... compliquées! Il n'est pas faux de dire que la Flandre a été en partie francophone. Mais il faut le contextualiser parce que c'est un des ressorts de la question linguistique, donc des tensions communautaires structurantes de la Belgique contemporaine. Longtemps, le Néerlandais n'a tout simplement pas été reconnu. Le Français était la langue de fait de l'Etat, de l'enseignement, de la politique, etc., alors même qu'une moitié de la population était néerlandophone. La bourgeoisie et les élites, qui faisait des études et souhaitait se distinguer du bas peuple et des domestiques parlait français, certes, mais le reste de la population flamande non. C'est une des origines du mouvement flamand: obtenir une vraie reconnaissance de la langue néerlandaise, à égalité avec le français. C'est, en gros, acquis entre 1900 et 1950. Depuis, une véritable identité culturelle et linguistique flamandes existent, et si une partie des néerlandophones parlent français, parce qu'ils l'ont appris à l'école, ils se pensent d'abord comme néerlandophones (voire flamands), ce qui n'était pas le cas des élites flamandes du début du 20è siècle. Ce changement est extrêmement important, très profond, et explique en grande partie la complexité de l'état belge (pensé pour garantir les droits d'abord linguistiques et culturels des uns et des autres, qui se sont depuis transformés en enjeux politiques, économiques, etc.). Edit: pour ceux qui veulent aller plus loin: https://www.cairn.info/journal-pouvoirs-2011-1-page-37.htm#
  12. Je ne sais absolument pas quel est le degré de sérieux du truc, mais comme je tombe dessus, je le partage pour avis des plus spécialistes (et parce que je trouvais ça rigolo, en amateur de romans, BD et films d'espionnage des années 60-70 avec des bases secrètes et autres...): Suite: https://www.thedrive.com/the-war-zone/35837/image-shows-chinese-submarine-entering-mysterious-cave-facility-at-south-china-sea-base?xid=twittershare
  13. En fait, j'ai cherché un fil où je pouvais le poster, en tapant "troupes de marine" dans le moteur de recherche du forum, et je suis tombé sur ce fil dont le titre me semblait à peu près adéquat. Mais j'avoue qu'étant belge et civil, j'ai peut-être commis une énorme confusion par ignorance en considérant que "tout ça c'est un peu la même chose", auquel cas j'en suis désolé! Il n'y a évidemment aucun problème à le déplacer dans un fil plus adéquat s'il y en avait un!
  14. Je ne sais pas si ça a déjà été posté ici, mais Youtube me propose cela. Très intéressant.
  15. Ce qui a favorisé les champions US, c'est qu'ils étaient souvent les premiers sur le marché. Si pas nécessairement dans le développement technique, au moins dans l'organisation d'un modèle économique. Ils ont donc prospéré sur un territoire "vierge" en créant et développant de nouveaux usages/besoins, ensuite en faisant prospérer la position acquise par le développement de nouveaux services et la consolidation d'écosystèmes rendant ceux-ci indispensables. Le problème de la souveraineté numérique ne se pose donc pas de la même manière en Europe, où ces applications ont pu être utilisées, et en Chine, où le système totalitaire les interdit par définition: -En Europe, l'enjeu serait l'impossibilité de remplacer les applications américaines, qui font le taf, plutôt très bien, et de manière très répandue. C'est très difficile: qui va troquer les services numériques d'un géant américain au profit d'un possible futur géant européen qui n'offre pour le moment pas le service attendu (ou suscité), qui ne permet pas l'interconnexion avec mon réseau de contacts, etc.? En étant les premiers et en construisant un écosystème cohérent, les géants américains se sont rendus quelque part indispensables. Pour cette raison, je ne crois pas à l'idée d'une "volonté politique" qui créerait des équivalents souverains de Facebook, Twitter ou autres (et je ne parle même pas du désastre bien franco-français de Dailymotion qui était leader au milieu des années 2000 et qui aurait pu occuper la place de Youtube, mais que les interférences politiques permanentes —justement pour en faire un "géant" à la française, ce qui est un comble— ont en fait paralysé et mis hors course). L'enjeu, pour les Européens, me semble se situer ailleurs: être les premiers dans les services et applications qui n'existent pas encore, de sorte à occuper cette place en Europe avant les autres. Là, la volonté politique et le cadre légal peut aider, mais il fait un gros effort sur la R&D combiné à une vraie vision stratégique. -En Chine, la question du remplacement ne se pose pas: par son histoire, le moment de son essor économique et son système totalitaire, les géants américains n'ont jamais pu occuper cette place première ensuite difficile à contester. Donc les entreprises locales ont pu développer des (quasi) équivalents (puis dans une phase ultérieure l'émergence de modèles tout-à-fait spécifiques, cohérents avec leur cadre politique et culturel et pensées pour s'insérer dans la dictature numérique chinoise) apportant les mêmes applications et services, mais avec des solutions locales car sur un territoire largement vierge.