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Bat

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  1. Suite: https://www.lecho.be/entreprises/defense-aeronautique/la-defense-va-acheter-une-trentaine-d-helicopteres-pour-un-milliard-d-euros/10398179.html
  2. C'est assez vrai, mais je dirais que c'est plus fondamental que ça: C'est l'ADN du système politique belge fait de compromis entre partis en coalition dans lequel chacun veut pouvoir peser (d'où la "nécessité" d'avoir une possibilité de blocage; ce qui ne veut pas dire que ça va être utilisé —quoique d'ici 2035...—, mais que sans ça un accord n'est pas possible) Il faut dans ce cadre contenter des atlantistes, des atlantistes européistes, des européistes, voir des non-alignés (il n'y en a pas dans le gouvernement, mais le PS est par exemple sous la pression du PTB post-stalinien ouvertement "non-aligné", c'est-à-dire en pratique favorable à Pékin et Moscou), mais aussi les postures éthiques (cf. débat sur l'armement létal vs pas létal, etc.). Il faut, de la même manière, contenter ceux qui pensent que la priorité est aux politiques sociales et ceux qui pensent que la situation exige un changement de braquet sur la défense Enfin, il faut combiner les régionalismes et sous-régionalismes (chacun défend "sa" base, "son" bataillon là où il y en a, et l'industrie de la défense est très différente au nord et au sud (en gros, en Wallonie on fabrique des armes d'infanterie, des munitions, des blindés, en Flandre des éléments électronique, capteurs, etc.) Ma lecture, toute personnelle, est qu'on a ici un très bon exemple de "compromis à la belge" où on parvient à initier une décision (hausse du budget de la défense) tout en satisfaisant la moitié des partenaires qui sont plus ou moins contre pour diverses raisons.
  3. Les "300 millions de plus" sont discutables. C'est clairement le double de ce qui avait été budgété en 2019-2020 (300 millions), mais ça ne recouvre pas la même chose. Les 300 millions initiaux étaient pour pour la modernisation des installations des 2 bases et les bâtiments F-35, mais dans ce que j'ai lu les 600 millions dont il est question ici comprennent outre la modernisation et les bâtiments F-35 des installations spécifiques pour l'accueil des drones armés MQ-9B SkyGuardian et le contrat d'entretien des 2 bases sur 20 ans. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de surcoût mais il est vraisemblablement inférieur à 300 millions (il serait toutefois intéressant de voir ce que coûtent les installations spécifiques F-35 par rapport à ce qui avait été budgété il y a 3 ans) et pas nécessairement lié au F-35 puisque ce contrat comprend des trucs supplémentaires (installations supplémentaires, mais aussi choix de la formule d'entretien via un PPP sur 20 ans).
  4. La mission principale de Baltic Air Policing est la police de l'air. Ils y ajoutent la participation à un exercice d'appui au sol et des patrouilles de défense des frontières. Cela se recoupe certes, mais est quand même plus large que ce que font habituellement les Baltic Air Policing.
  5. Le spectre des missions a été (un peu) élargi également.
  6. Le spectre des mission a été (un peu) élargi également.
  7. Je ne connais pas Laura Edelson , par contre j'ai effectivement déjà rencontré plusieurs fois Arnaud Mercier (à des colloques, essentiellement). C'est avant tout un spécialiste de la presse et de l'information, et des phénomènes liés à la circulation de l'information dans l'espace public par le biais des médias. Personnellement, je n'ai pas l'impression qu'il gonfle l'importance de son domaine, par contre il en décrit la logique: le fait de constater que les différents camps (et singulièrement l'Ukraine) ont aussi des stratégies parfois très proactives ou pensées de maîtrise du récit et de l'image (bref, ce qu'on appelait en d'autres temps "faire de la propagande" ) parce qu'ils estiment que c'est important ne signifie pas qu'il dise que c'est le plus important. Mais c'est un aspect spécifique du conflit, sur lequel on l'interroge et il s'étend, simplement parce que c'est dans son domaine de compétence (à l'inverse peut-être des aspects militaires, géopolitiques, énergétiques, etc., qui relèvent d'autres spécialités). Sur les sanctions, c'est vrai que la phrase est plus ambigüe car elle pourrait donner à penser un lien direct et immédiat alors qu'il y a d'autres facteurs qui entrent en compte. Par contre, là où je le rejoins totalement, c'est que dans un régime de démocratie d'opinion, plus une question est visible médiatiquement et à l'agenda, plus cela pousse les dirigeants à s'en emparer et à montrer qu'ils "font quelque chose". Ils ont aussi plus de facilité à faire accepter des décisions qui pourraient être impopulaires ou dont on se ficherait en d'autres, à dépasser les oppositions catégorielles (qui peuvent se mettre un peu en sourdine face à ce qui est perçu comme un mouvement d'opinion large). De ce point de vue, ces images et représentations qui circulent en provenance d'Ukraine est, à tout le moins, un facilitateur de la décision.
  8. On est totalement d'accord sur le foutage de gueule total de cette comparaison avec la Corée du Nord. Je rappelais ce fait —peut-être maladroitement, au risque d'être mal compris— dans un contexte où certain (dont apparemment la Russie) semblent s'inquiéter subitement de la présence d'une expertise nucléaire (on est pleinement d'accord: civile) en Ukraine. Celle-ci n'a non seulement rien de nouveau et surprenant, mais s'explique parfaitement (y compris par l'héritage nucléaire civil soviétique). Sur ce plan, Choïgou me semble en roue libre totale. Cette réunion télévisée, on dirait une mauvaise pièce de théâtre avec des acteurs de talent assez inégal.
  9. Personnellement, je ne suis pas d'accord. Cela pourrait être un habile compromis de la part de Poutine pour à la fois faire quelque chose dont il sait que ça va emm... Kiev et marquer son refus de voir Kiev recouvrir un jour sa souveraineté sur cette région, sans pour autant prêter le flanc à la critique ukrainienne de volonté d'agression russe de l'Ukraine dans le but de faire main basse dessus. Il y a une certaine cohérence dans la position de Poutine si il confirme cette reconnaissance. Après, internationalement parlant, c'est un peu n'importe quoi et il va se manger critiques et sanctions pour ça, mais on connaît déjà ce que répondra la Russie, puisqu'elle le répète assez régulièrement depuis des années: ça n'est pas plus scandaleux que la reconnaissance d'indépendance du Kosovo par l'Occident, par exemple.
  10. Accessoirement, l'Ukraine n'a jamais perdu ses spécialistes nucléaires: elle en a besoin! Elle a (si j'en crois Wikipedia) 15 réacteurs en service, plus d'autres en cours de démantèlement. Sans compter la gestion (en coopération internationale) du merdier de Tchernobyl.
  11. Il y en aurait au moins un qui est installé sur base militaire de Pribytki
  12. Maintenant, ça paraît effectivement illusoire, mais il ne faut pas oublier qu'il y avait toute une série de traités et conventions liant l'Ukraine et la Russie à propos de la Crimée, des installations militaires russes e Crimée et des facilités données à la Russie en Crimée. La Russie payait même une "location" à l'Ukraine, et ces questions étaient discutées périodiquement entre les 2 pays. Dans ce contexte, il n'est pas envisageable d'imaginer des discussions entre les 2 pays sur une évolution à plus long terme de la Crimée, même si je ne dis pas que cela aurait nécessairement été facile. Mais c'est une option qui n'a même pas effleuré la Russie: dès lors qu'elle n'avait plus la main directe sur le gouvernement ukrainen, et face à ce qu'elle a perçu comme une menace, elle a directement opté pour la force. Rendant de fait toute discussion impossible.
  13. Moi aussi. ;-) Il y a eu 2 referendums, l'un sur l'autodétermination (8 janvier 1961), l'autre sur l'indépendance (1er juillet 1962), tous deux mis en place en coopération avec la France. Le premier dans le cadre d'une loi française, le second suite aux Accords d'Evian, avec des modalités et un corps électoral négocié et actés (notamment) par le décret du 19 mars 1962. Prétendre qu'on aurait à ce moment-là une situation similaire entre l'Algérie et la Crimée de 2014 n'a aucun sens ni aucun fondement.
  14. Cela n'a rien à voir: le referendum sur l'indépendance de l'Algérie n'a absolument pas été organisé par une puissance étrangère occupante contre la France, puisqu'il a été organisé par la France dans le cadre de la loi française! Les opérations de vote n'ont peut-être pas été totalement régulières, mais le referendum a été organisé dans un cadre qui rendait son résultat acceptable par toutes les parties. Ce qui n'est pas du tout le cas du referendum d'indépendance de la Crimée, qui a été organisé par des commandos russes sans insignes de nationalité, contre la constitution et les lois (et bien évidemment l'avis) du pays dont la Crimée est membre. Le problème de ce referendum n'est pas son résultat, ou même son caractère éventuellement truqué, mais le fait qu'il ait été imposé par l'envahisseur sans aucune coordination avec l'Ukraine. Ces conditions mêmes le rendent inacceptable, quel qu'en soit le résultat. Pour que ce ne soit pas le cas, il aurait fallu un truc négocié avec l'Ukraine qui se serait engagée à en reconnaître le résultat: là, on aurait cessé de discuter. L'occupant russe a décidé d'agir par les armes en mettant en scène un théâtre de marionnettes comme au bon vieux temps de l'URSS, ce qui s'est avéré une double erreur. Certes, elle a de son point de vue "récupéré" la Crimée, mais d'une part elle ne pourra jamais en faire reconnaître internationalement le résultat, et d'autre part la façon de faire a justifié le rejet de la Russie par une part importante de l'opinion ukrainienne et a été un formidable accélérateur de la velléité d'arrimage à l'ouest. Assez logiquement en fait: du point de vue ukrainien, la Russie a montré dans cette opération qu'elle était tout ce que les Ukrainiens redoutaient voire détestaient: une puissance impérialiste, agressive, expansionniste et sans aucun respect pour la démocratie, soit plus caricaturale que n'aurait pu en rêver le dernier ultra ukrainien, et alors même qu'elle aurait pu avancer des arguments et des façons de faire plus subtiles et ménageant mieux es futures relations avec l'Ukraine. On dirait, à l'inverse, que Poutine a plutôt acté que l'Ukraine était définitivement perdue pour lui car ses courroies d'influence habituelle avaient été chassées et qu'il n'a rien de bien enthousiasmant à lui proposer (c'est quoi, finalement, du point de vue ukrainien l'intérêt d'être proche de la Russie si c'est pour être sous la coupe d'autocrates mafieux qui ne laissent aucune perspective de développement, en gros), et a préféré le conflit pour geler les choses plutôt que les résoudre, car la seule existence d'un conflit gelé le met à l'abri de toute intégration de l'Ukraine à l'OTAN.
  15. ça veut dire que l'UE n'a pas de compétences en matière de défense, donc ses membres font ce qu'ils veulent en la matière. Je ne vois pas le problème, du reste: il y a des membres UE qui sont OTAN et pas OTAN, des alignés, des neutres, des nucléaires et des anti-nucléaires, des pro-russes, des anti-russes, des qui n'ont rien à foutre de la Russie, d'autres qui veulent commercer avec elle, etc. Tu retournes les choses de façon discutable. L'OTAN ne dit pas que c'est elle qui doit choisir: elle dit que ce n'est pas la Russie qui décide ce que doit faire l'Ukraine, ni ce que doit faire l'OTAN. Point. Rien de plus. Exiger que l'OTAN s'engage à faire quelque chose envers un tiers sous prétexte que la Russie le veut —soit dit en passant, quelque chose que personne ne fait jamais en relations internationales (*)—, c'est juste épouser sans le déconstruire le narratif russe. Tu en as le droit, bien sûr, mais ça n'est fondamentalement que cela: ça n'est ni en prise avec la réalité des discours des acteurs, ni avec les pratiques de la diplomatie. Reprocher à quelqu'un de ne pas faire un truc qui ne se fait jamais est un truc vieux comme le monde servant à construire et justifier une posture (et pas qu'en diplomatie, du reste). (*) Sans même oublier que l'OTAN aurait bien du mal à arrêter une position sur ce sujet, puisque ses membres ont des positions divergentes. Ce qui garantit de fait la non-entrée de l'Ukraine (puisqu'il faut entre autres choses l'unanimité), mais empêche également de définir une position commune pour la rejeter à jamais, par exemple.
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