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AIR-DEFENSE.NET

Bat

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  1. Il y a une grande différence. Dans le premier cas, cela a été acté par 2 traités internationaux signés et ratifiés en bonne et due forme. Dans le second cas, ce serait un engagement verbal, dont les parties prenantes ont des souvenirs divergents, jamais suivi de négociations formelles sanctionnées dans un traité, qui plus est avec un pays qui a cessé d'exister quelques semaines plus tard. Alors on peut discuter à l'infini sur ce qui aurait été dit à l'époque (sur lequel il y a déjà pas mal de littérature) ou ce qu'il aurait fallu faire (ou non), mais cela a peu de sens de créer une symétrie entre des traités internationaux et cet échange.
  2. Pardonne-moi de le dire de manière un peu cash, mais c'est un peu n'importe quoi. Je pense qu'on peut se rejoindre sur le double intérêt de bien s'entendre avec la Russie et de viser une forme de co-développement, voire de contribuer à un compromis négocié sur la Crimée. Mais il y a quand même 4 gros simplismes, qui sont autant de limites, dans ta proposition: je suis très gêné par le côté "yaka" promouvoir un modèle fédéraliste (à la belge ou autre): imposé de l'extérieur? elle fait totalement fi des traités et frontières internationales: je ne dis pas qu'on ne peut pas y toucher, mais on ne peut pas non plus faire comme si elles n'avaient jamais existé et qu'il ne s'était rien passé (en-dehors de toute question morale, c'est tout simplement semer les graines de l'échec à moyen-long terme) le Plan Marshall prévoyait des conditions, ce que tu proposes ici est finalement un blanc-seing (financer le développement russe en acceptant par ailleurs toutes ses exigences): est-ce crédible ou même simplement faisable? les Russes et les sont-ils demandeurs qu'on les développe de l'extérieur avec nos modèles? Non. Il me semble qu'une logique de pas réciproques serait bien p^lus réaliste: "on acceptes ceci si en échange tu fais cela". Sinon autant abandonner toute prétention à faire de la diplomatie et prenons notre carte au parti de Poutine en piétinant la France, l'Europe et le reste.
  3. Bat

    Le F-35

    Le communiqué de la Navy dit simplement "safely ejected", ce qu'on pourrait peut-être mieux traduire par: "s'est éjecté avec succès" (il est arrivé vivant au sol/à la flotte, quoi).
  4. Suite: https://www.journaldemontreal.com/2022/01/12/taiwan-a-retrouve-lepave-de-son-f16-abime-en-mer J'avais aussi vu passer un tweet (que je ne retrouve évidemment pas) avec une capture d'une séquence vidéo montrant que l'appareil serait passé sur le dos avec les aérofreins ouvert avant de plonger. Il est donc hélas très peu vraisemblable que le pilote ait pu s'éjecter.
  5. Un truc m'intrigue. Je tombe là-dessus cette après-midi dur ADSB-Exchange (un site de radar virtuel): https://ibb.co/6bsW1d1 Un NC-15 avec un indicatif militaire français qui orbite au-dessus du centre du pays, au départ d'Istres. D'après Wikipedia, le NC-135 est une version expérimentale du vieux C-135, généralement équipé d'instruments d'observation astronomique. L'AdlA (ou plus largement la France) a cet engin? Il y a un phénomène astronomique particulier qui fait l'objet d'observations aéroportées depuis la France? Quelqu'un a-t-il vu passer des infos à ce sujet?
  6. Ce n'est guère étonnant, quelque part. OFFInvestigation fait partie de ces nouveaux médias "indépendants" (mais aussi financés participativement, ce qui pose d'autres questions) qui se construisent et se structurent ouvertement dans un journalisme "de combat" contre le gouvernement (français) ou "le système", avec une volonté de trouver des "affaires d'état" dans tout et n'importe quoi. C'est quelque part dommage parce que le fondateur (Jean-Baptiste Rivoire) est un vrai reporter de terrain (il a notamment travaillé et enquêté sur les réseaux islamistes en Algérie dans les années 1990), mais cela s efait dans une convergence avec d'autres gens plus "borderline" flirtant ouvertement avec le conspirationnisme et un militantisme politique très à gauche (comme Denis Robert), donnant des reportages tous construits sur le même modèle: dénonçant les scandales présumés de "la macronie" et des élites. Quitte à dire un peu n'importe quoi sur des sujets abordés de façon assez étrange, et parfois sans aucune connaissance manifeste du domaine.)
  7. Je me suis mal exprimé, alors Dans son esprit, je pense que ce qu'il voulait dire est qu'un avion militaire est un avion militaire et que tous se valent. Bref, que la Belgique ait des F-16, des F-35, des Rafale, des Mirage V, des MiG-21 ou des Spitfire, c'est un peu pareil.Il ne comprenait pas l'intérêt à renouveler la flotte, les questions de modernisation ou de capacité des capteurs, et tout le reste, puisque c'est bien connu qu'il suffit de monter "les bons missiles" sur n'importe quel avion et ça fait le job tout pareil.
  8. Je confirme: ils ne les détiennent pas, ils les abritent dans le cadre d'un traité bilatéral. Pour la Belgique, c'est clair (même si officieux): elles sont dans la partie américaine de la base de Kleine Brogel, aux mains du 701st Munitions Support Squadron (détaché du 52nd FW de Spangdahlem) et la garde de MP et soldats américains. Des articles parus dans la presse indiquent que la zone est interdite aux militaires belges. Ça ne veut pas dire que la Belgique (ou les autres) n'a (n'ont) aucune responsabilité dans l'affaire bien sûr, puisque ces armes sont là dans le cadre de traités bilatéraux discutés et signés par les 2 parties, et renouvelés sans interruption. Mais si les mots ont un sens, il semble pertinent de noter la différence qu'il y a entre abriter des armes étrangères dans le cadre d'un traité et les "posséder" avec tout ce que ça implique. C'est bien pour cela qu'on parle d'avions à "capacité nucléaire". Concernant la Belgique, depuis les années 60 où c'était plus chaud avec des appareils armés prêts à décoller, parfois belges, ces armes ne sont plus jamais montées sur les avions. Même en cas d'exercice (assez logiquement). Et d'autant plus, récemment, que les ogives (on parle d'une dizaine) stockées à Kleine Brogel ne sont même pas assemblées. Toute l'astuce est d'avoir les moyens (avions, rails, mécanos US) de le faire "au cas où", tout en ne le faisant jamais.
  9. Je ne peux que te répondre la même chose que précédemment: je ne dis pas qu'il n'y a pas d'ambiguïté, mais elle est calculée, notamment pour justement ne pas entrer dans la prolifération. Il n'y a pas prolifération parce que ces pays ne développent pas d'armes nucléaires, ne possèdent pas d'armes nucléaires et ne prétendent même pas les utiliser (en tout cas pour la Belgique - je ne sais pas ce que disent les autres). La double-clé est vue comme un veto possible à une décision américaine (en gros, ils doivent s'entendre avec le pays d'accueil pour pouvoir employer ces armes - c'est sans doute discutable et/ou naïf, mais c'est un élément important pour les pays d'accueils, symboliquement). La capacité nucléaire est vue comme une nécessité découlant des obligations de l'alliance Atlantique: la Belgique a toujours affirmé qu'elle était contre l'armement nucléaire et, a fortiori son emploi, mais a aussi longtemps considéré qu'il était légitime que l'OTAN réponde de manière nucléaire à une attaque nucléaire. C'est dans ce cadre que la participation à la posture nucléaire de l'OTAN est maintenue, même s'il est vrai que dans les années 1950-début des années 1960 elle était plus "libérale" en la matière en ayant des avions en alerte et armés prêts à décoller pour vitrifier une éventuelle tête de pont soviétique à l'ouest de la Weser dans le cadre de la défense collective de l'OTAN: défense des intérêts vitaux de l'Alliance et de ses membres. J'avoue que je n'ai pas étudié les discours belges des années 1950 (à mon avis, peu nombreux sur la question, du fait du secret), mais dans les années 1960-70, elle est justifiée par la dissuasion, suivant la doctrine américaine: rendre crédible et probable l'emploi de l'arme nucléaire par l'Alliance Atlantique pour dissuader les Soviétiques et (espérer) ne pas avoir à s'en servir. Comme je l'ai dot on est dans l'ambiguïté, c'est éminemment discutable, et tu as le droit de considérer que c'est de facto une forme de prolifération. Mais cela n'en est pas une en regard du TNP, et je pense qu'il est préférable sur le plan de l'analyse/de la critique de ne pas employer des termes assimilant des situations différentes de manière un peu cavalière (p.ex prétendre que ces pays "détiennent" l'arme nucléaire alors qu'ils détiennent simplement des matériels compatibles avec celle-ci), car cela empêche de bien analyser et comprendre (ce qui ne veut pas dire approuver, notons bien) les positions et politiques de ces pays, et pousse (comme on l'a vu plusieurs fois sur le fil consacré à la Composante Air belge) à construire des interprétations un peu barrées consistant à faire entrer au chausse-pied des concepts et une doctrine valables pour un (véritable) état nucléaire pour des pays qui envisagent la question différemment. Cela nuit clairement à la qualité de l'analyse.
  10. Je ne dis pas que ces pays n'entretiennent pas une forme d'ambiguïté dans leur politique, mais prétendre qu'ils "détiendraient" l'arme nucléaire n'a aucun sens. Si demain Erdogan veut en balancer une sur les Kurdes ou Merkel sur les Russes ou les Français, qu'il y en ait stockées sur leur sol ou non, ça ne change rien, ils ne peuvent pas. Point. Le seul qui décide, c'est le président américain. (La double-clé n'étant qu'un mécanisme symbolique qui vient encadrer la possibilité d'une mission nucléaire avec un appareil national). Pourquoi ont-ils besoin d'un appareil à capacité nucléaire? Dans le cas de l'Allemagne te de la Turquie je ne m'aventurerai pas à répondre car je n'ai jamais étudié leur discours sur la question, mais il y a des chances qu'ils soient proches de celui de la Belgique (qui est exactement dans le même cas, sauf que la présence d'armes nucléaires n'a jamais été officiellement reconnue): "pour pouvoir assurer de manière loyale et au même titre que les autres alliés sa part dans la politique de dissuasion nucléaire de l'OTAN en attendant un traité de désarmement nucléaire global auquel on aspire" (je cite en substance).
  11. Après, c'est SudInfo, hein: tabloïd populaire généraliste sans rédaction ni journaliste spécialisé sur autre chose que le foot et les faits divers. Ils ont dû taper "drone" dans Google images, et ça a donné ça, sans que je ne pense que ça ait même effleuré leur esprit que cela pouvait poser le moindre problème dès lors que c'est juste une illustration bouche-trou. Je connais suffisamment de journalistes et ai eu suffisamment d'étudiants devenus journalistes pour savoir qu'en matière d'aéronautique et de défense, la plupart semblent penser que "un avion c'est un avion" et qu'on ne va pas chipoter pour ça. Anecdote véridique: lors de la procédure qui a amené au choix du F-35 pour la Composante Air, un journaliste que je connais (non spécialisé dans la défense, il couvre habituellement la politique belge) m'avait dit qu'il ne comprenait pas bien pourquoi ces empoignades autour du choix des remplacements du F-16 car quand on regardait les avions, globalement (je cite de mémoire) "un F-16, un F-35 ou un Rafale, ça se ressemble quand même beaucoup, on les confond facilement si on n'est pas militaire" (sic). Passons sur le fait qu'ils seraient parfaitement similaires pour constater que pour lui, du fait qu'ils se ressembleraient, ils ont forcément tous les mêmes performances et contraintes et qu'il ne voyait pas bien pourquoi choisir puisqu'on avait déjà les F-16.
  12. Ils ne "détiennent" pas l'arme nucléaire. Il y a des armes nucléaires américaines sur leur sol, dans des bases américaines, maintenues et opérées par un escadron américain. Un ENDAN est, selon le traité, un état qui ne cherche pas à se doter d'armes nucléaires (= programme nucléaire militaire), ni à s'en procurer. C'est bien la situation dans laquelle se trouvent l'Allemagne ou la Turquie (ou d'autres, comme la Belgique).
  13. Suite:https://www.franceinter.fr/monde/manipulations-menaces-fakenews-un-rapport-decrypte-les-reseaux-d-influence-de-la-chine EDIT: lien vers le rapport: https://drive.google.com/file/d/1qxUvLrLG4SSg8ANZnqvBfDOxUrtPmaB5/edit
  14. C'est toute la difficulté de l'exercice, mais aussi son originalité. L'enjeu ouvertement identifié par le gouvernement, ce sont les tentatives de déstabilisation des élections par la diffusion massive de fake news. Si on ne veut ni ne peut se prononcer sur la réalité des nouvelles diffusées (parce que cela fait "ministère de la vérité", "information d'état", etc., autant de choses problématiques en démocratie libérale) ni purement et simplement verrouiller le réseau comme en Chine (idem), il reste à veiller les flux et essayer de les réguler. Comme rien n'interdit un citoyen français de diffuser des fake news massivement (dès lors qu'elles ne tombent pas sous le coup de la loi, p.ex sur la diffamation ou le négationnisme), même dans le but d'agir sur une élection (de manière un peu provocante, on pourrait même dire que c'est un peu le principe d'une campagne électorale), il est donc raisonnable d'identifier les flux "étrangers" et d'alerter sur leur existence. Il me semble assumé que la mission prioritaire de cette agence est de se garder contre ces manipulations étrangères, d'autant plus que les précédents connus semblent effectivement orchestrés et diffusés depuis l'étranger (même si il y a eu des relais intérieurs). Le côté renseignement/communication et l'ambiguïté que tu perçois peut à mon avis être lue autrement: le but, c'est surtout de mettre sur la place publique et étaler ces tentatives d'influences, pour tenter de les limiter/saper. On n'est donc pas dans le renseignement stricto sensu, mais plus dans une démarche qui s'approcherait du "name and shame". Par contre, oui, cela nécessite une veille.
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