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Wallaby

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  1. Ce qui rend compliquée la tâche d'expliquer l'avance prise par l'Occident sur l'Extrême-Orient, c'est que l'Extrême-Orient aussi a su faire des invention dans le domaine des machines, comme par exemple l'imprimerie à caractères métalliques mobiles, en Corée, 78 ans avant Gutenberg : http://www.air-defense.net/forum/topic/21365-corée-du-sud/page/7/#comment-1639258 https://www.bnf.fr/fr/le-jikji-un-tresor-de-limprimerie Le Jikji est le plus ancien livre au monde, connu à ce jour, imprimé au moyen de caractères métalliques mobiles. Son impression en 1377 à Cheongju, dans l’actuelle République de Corée, est antérieure de 78 ans à celle de la Bible de Gutenberg. Rédigé par le moine Päk un et ses disciples, Seokcan et Daldam, il contient les éléments essentiels du bouddhisme zen, issus de divers ouvrages tels que le Gyeongdeok jeondeungnok et le Seonmun yeomsong. Il évoque des thèmes permettant à chacun d’accéder à l’essence même du zen et a été utilisé dans un contexte d’enseignement aux étudiants de cette doctrine. Il est encore aujourd’hui considéré comme un texte majeur par l’ordre bouddhique sud-coréen de Jogye. https://essentiels.bnf.fr/fr/livres-et-ecritures/histoire-des-livres-extra-occidentaux/1209dcef-c5f0-4b53-9323-7660ba2c4034-livre-en-extreme-orient/article/0c55ee57-9c56-4628-9ddd-d122ef150208-imprimerie-en-coree L’imprimerie en Corée du 8e au 19e siècle Dès le début du 15e siècle (1403) fut institué un « bureau des fontes de caractères » Chujaso (héritier du Sŏjŏgwŏn de 1392) qui ne cessa de créer de nouvelles fontes, 34 au total. Chacune était désignée par la combinaison des deux caractères cycliques datant l’année de leur création : par exemple, kye-mi en 1403, kab-in en 1434, chŏng-yu en 1777 d’environ 200 000 types dont 44 000 petits, et ce jusqu’à la fin de la dynastie (1910). En raison du coût des matières premières (métaux, papier), de la difficulté à mobiliser une main-d’œuvre qualifiée pour la fonte des alliages et des gravures, seul l’État était en capacité d’encadrer cette production et de réaliser de gros tirages de centaines d’exemplaires. L’invention au 15e siècle d’un nouveau système d’écriture, alphabétique et facile à apprendre, le ŏnmun (han’gŭl), adapté à la notation de la langue coréenne, ne changea pas radicalement la donne. Certes, elle simplifia la gravure ou la fabrication des types et stimula la pratique des copies pour un lectorat élargi mais les copies bon marché demeuraient manuscrites. Le principal problème n’était pas tant la rapidité d’impression que la production du papier (en fibres de mûrier) qui était limitée, donc coûteuse et propre à consolider la position étatique. Dès lors, on comprend que les publications officielles véhiculant l’idéologie dominante (textes canoniques et normatifs, historiques, prières pour les défunts de la dynastie) occupèrent une place prépondérante jusqu’au 18e s. La diffusion de l’idéologie néoconfucianiste et sa conception englobante du monde et de la société fut donc largement redevable à la production imprimée xylographique chinoise depuis les Song. C'est quand même ballot. Ils sont au départ désavantagés par le fait d'avoir une écriture à idéogrammes. Pas grave, ils inventent un alphabet, le hangul, invention absolument géniale en terme de simplification donc d'augmentation de la productivité, mais ils ne s'aperçoivent pas du potentiel du truc et le laissent vivoter sans s'investir à fond. Probablement parce qu'ils restaient sous la domination culturelle de la Chine et qu'un texte écrit sans ses précieux caractères chinois perdait de sa magie symbolique. Le parallèle avec l'Europe, ce serait la traduction de la Bible en allemand par Luther. Il a manqué à la Corée un Luther qui initie un mouvement de rupture avec la Chine équivalent à la rupture luthérienne d'avec Rome. Et puis il y a cette histoire de coût du papier. Encore fallait-il avoir des choses à écrire, des idées, des textes. Probablement la grande et peuplée Chine produisait plus d'idées originales, plus de textes originaux que la petite Corée.
  2. Tu as raison, donc il faut que je corrige ce que je disais, de la façon suivante : c'est la machine thermique, la machine à vapeur et le moteur à explosion couplés aux sources de chaleur que sont le charbon et le pétrole qui ont donné à l'Occident du XIXe siècle un avantage sur la Chine. Ces machines pouvaient faire mieux que l'énergie humaine ou animale ou que le vent dans de très nombreux domaines. En particulier, les premières machines à vapeur servaient pour pomper l'eau au fond des mines, rendant l'exploitation du charbon possible à une échelle inédite. Il y a eu des changements d'échelle dans toutes sortes de domaines.
  3. La clé du "progrès", c'est la consommation d'énergie. La Chine (je connais moins l'Inde) a été la première puissance mondiale à l'époque où les principales sources d'énergies étaient le vent des bateaux à voile et des moulins, le bois de chauffage, l'énergie animale et le travail humain (ces deux derniers consommant des produits agricoles qui puisent ultimement dans l'énergie solaire qui fait pousser les plantes). Ce qui a permis à l'Europe, moins peuplée, de damer le pion à la Chine, ç'a été l'utilisation des énergies fossiles (charbon puis pétrole). La population est un facteur soit comme énergie brute (travail humain, y compris autrefois, l'esclavage) soit en tant qu'opérateur qui commande une machine (y compris l'animal qui obéit aux ordres d'un humain). Le problème c'est qu'on arrive à la fin d'un cycle où plus de consommation d'énergie n'équivaut plus à un supplément de bonheur ou "progrès", puisque la consommation d'énergie, et la transformation de la matière aux niveaux où ils sont arrivés, induisent une pollution qui finit par dépasser les limites planétaires d'absorption et de recyclage de cette pollution, ce qui à terme va réduire l'habitabilité de la Terre pour les humains. De façon générale, l'humanité est dans la situation des rennes de l'île d'Alaska de Saint-Matthews, à savoir un dépassement des ressources, où l'on vit en mangeant le capital (l'habitabilité) au lieu de dépenser uniquement les intérêts. Donc le capital (l'habitabilité) se réduit comme une peau de chagrin :
  4. https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/12/en-californie-comment-les-peuples-du-saumon-ont-obtenu-que-le-klamath-leur-fleuve-sacre-soit-restaure_6239028_3210.html Les tribus indigènes indiennes du bassin du Klamath, fleuve de l’ouest des Etats-Unis, ont gagné une bataille qui a duré plus de vingt ans. Les quatre barrages hydroélectriques qui menaçaient leur survie et celle du saumon coho vont être démantelés. Un événement salué par les écologistes de tout le pays. C’est le plus important démantèlement de barrages jamais entrepris aux Etats-Unis ; une entreprise sans précédent de restauration d’une rivière. C’est aussi l’épilogue d’une guerre qui dure depuis plus de vingt ans dans le bassin de la Klamath, entre ranchers, propriétaires terriens, professionnels du tourisme, et « peuples du saumon », les tribus indigènes dont le sort n’a cessé de décliner en même temps que celui de la rivière. https://www.theguardian.com/environment/2024/mar/05/salmon-klamath-river-dam-removal-project La semaine dernière, le département californien de la pêche et de la faune (CDFW) a relâché 830 000 saumons quinnat d'automne élevés en écloserie, pour découvrir quelques jours plus tard qu'ils étaient en train de mourir en aval du barrage Iron Gate de 173 pieds, dont la démolition est prévue prochainement. Un tunnel à la base du barrage avait été ouvert pour permettre au fleuve de le traverser librement pour la première fois depuis un siècle, une étape avant que la structure ne puisse être entièrement retirée. De nombreux jeunes poissons, qui ne mesuraient que 1 à 2 pouces de long, semblent être morts en traversant ce tunnel, car la pression de l'eau à l'intérieur était trop forte pour eux. L'écloserie de Fall Creek, qui a été construite dans le cadre d'un accord de compensation avec PacifiCorp, l'ancien propriétaire des barrages, devrait rester opérationnelle pendant environ huit ans, mais cela pourrait ne pas suffire pour restaurer complètement les populations de saumons sur l'ensemble du fleuve et de ses affluents, a déclaré M. Orcutt. En outre, les deux barrages les plus en amont de la Klamath, celui de la rivière Link et celui de Keno dans l'Oregon, ne seront pas supprimés. "Ces barrages constituent toujours des obstacles majeurs au passage du saumon quinnat", a déclaré M. Orcutt. Les barrages sont équipés d'échelles à poissons pour permettre aux saumons de passer, mais les scientifiques étudient encore l'efficacité de ces infrastructures". source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Klamath_(fleuve) https://en.wikipedia.org/wiki/Klamath_River#Salmon_and_proposed_dam_removal Historiquement, la Klamath était autrefois le "troisième système fluvial à saumon le plus productif des États-Unis", après la Columbia et la Sacramento[111] L'eutrophisation et l'augmentation de la température de l'eau induites par la construction de barrages ont créé des conditions aggravantes pour les saumons migrateurs, en particulier les années de sécheresse[121][122][123]. [L'irrigation le long de la partie supérieure de la Klamath et des rivières Shasta et Scott, ainsi que la dérivation presque totale de la partie supérieure de la rivière Trinity[112], ont toutes réduit le débit total de la rivière permettant aux jeunes saumons de migrer au printemps et aux saumons adultes de migrer à l'automne[124]. Dans les années 1960, un projet a été proposé pour détourner la totalité de la rivière Klamath vers la Californie centrale et la Californie du Sud, un projet connu sous le nom de Klamath Diversion, mais ce projet a été rejeté. Il aurait limité les saumons aux 12 derniers miles (19 km) de l'ensemble de la rivière[125]. En 2002, une importante mortalité piscicole a touché la rivière et les tribus qui en dépendent. Plus de 34 000 saumons sont morts à eux seuls, en raison du faible débit d'eau et d'une mauvaise gestion. En 2005, PacifiCorp a demandé au gouvernement fédéral de renouveler l'autorisation d'exploitation de ses quatre barrages hydroélectriques sur la Klamath pour une durée maximale de 50 ans. Les écologistes se sont opposés à cette demande, arguant que les barrages devaient être supprimés pour rouvrir le cours supérieur de la Klamath aux saumons. L'accord de restauration du bassin de Klamath a été signé le 18 février 2010[127]. Deux années de négociations à huis clos entre les agriculteurs, les tribus indigènes, les pêcheurs, les groupes de protection de la nature et les agences gouvernementales ont abouti à un plan visant à trouver un accord détaillé sur l'utilisation de l'eau de la Klamath. Ce plan prévoyait également la suppression de quatre barrages hydroélectriques - le barrage Iron Gate et les barrages Copco 1 et 2 (en Californie), ainsi que le barrage John C. Boyle (dans l'Oregon) - actuellement en service sur 483 km de la rivière Klamath, à partir de 2020, ainsi que des projets de restauration. Le 17 novembre 2020, un protocole d'accord a été signé par les États de Californie et d'Oregon, la tribu Yurok, la tribu Karuk, PacifiCorp et la Klamath River Renewal Corporation. Il décrit la manière dont les parties mettront en œuvre l'accord de règlement hydroélectrique Klamath modifié (KHSA) tel qu'il a été négocié et signé en 2016.
  5. (suite) La dévolution couvre actuellement 41 % de la population de l'Angleterre, 49 % de sa production économique et 14 % de sa superficie. Si les neuf nouveaux accords sont mis en œuvre comme prévu, ces chiffres passeront respectivement à 57 %, 60 % et 42 %, ce qui signifie que la majorité de la population anglaise sera couverte par un accord de décentralisation. Les pouvoirs dévolus varient en fonction des différents accords de dévolution, les pouvoirs les plus étendus n'étant offerts qu'aux localités qui adoptent la direction d'un maire. Chaque accord de dévolution est négocié séparément entre les ministres et les dirigeants locaux, mais le gouvernement a publié un cadre de dévolution à quatre niveaux avec les différents ensembles de pouvoirs proposés pour chaque niveau. Les accords de niveau 1 n'offrent qu'un « rôle stratégique limité dans la fourniture de services ». Aucun accord de niveau 1 n'a encore été conclu. Les accords de niveau 2 peuvent être conclus avec des conseils de comté ou des autorités combinées qui ne sont pas dirigés par un maire directement élu. Ils permettent de contrôler le budget de l'éducation des adultes, les fonctions du LEP (Local Enterprise Partnership) et le fonds de prospérité partagée du Royaume-Uni. Les accords de niveau 3 offrent des pouvoirs plus étendus et requièrent l'adoption d'un maire - soit en tant que dirigeant directement élu d'un conseil de comté, soit en tant que président d'une autorité combinée. En plus des pouvoirs de niveau 2, ils offrent des pouvoirs élargis en matière de transports, de routes locales, de régénération urbaine et de fonds d'investissement sur 30 ans que les autorités combinées peuvent allouer de manière flexible pour soutenir la croissance économique. La plupart des CMA existantes détiennent l'ensemble des pouvoirs de niveau 3, tout comme les nouveaux accords de maires qui entreront en vigueur en 2024 et 2025. Les maires des métropoles peuvent également créer des sociétés de développement, dotées de pouvoirs en matière de planification et de développement, et peuvent imposer un prélèvement sur la taxe d'habitation pour financer des projets spécifiques. Dans certains cas, lorsque les frontières sont alignées, les maires métropolitains ont également assumé le rôle de commissaire de police et de crime. Les accords de niveau 4 seront proposés aux institutions de niveau 3 existantes, à condition qu'elles remplissent les critères de capacité, de gouvernance et de culture institutionnelle. Ils offrent des pouvoirs supplémentaires en matière de compétences, de carrières et de transports, ainsi qu'un rôle dans la planification énergétique locale. Ils offriront également un financement flexible du « pot consolidé » dans deux domaines, la croissance locale et la "place", ainsi que le logement et la régénération. https://committees.parliament.uk/work/603/the-evolution-of-devolution-english-devolution/news/ Travaux de la commission d'enquête parlementaire
  6. https://www.bbc.com/news/uk-politics-63851922 (5 décembre 2022) Les travaillistes promettent le plus grand transfert de pouvoirs jamais réalisé Le parti travailliste a publié lundi un rapport rédigé par l'ancien premier ministre Gordon Brown, qui présente des projets de changements constitutionnels radicaux, notamment l'abolition de la Chambre des Lords. Sir Keir a déclaré à BBC Breakfast que la seconde chambre non élue était « indéfendable » et a ajouté qu'un gouvernement travailliste l'abolirait et la remplacerait par un organe élu « doté d'une mission forte », sans toutefois fournir de calendrier précis. Le rapport, intitulé « A New Britain », présente 40 recommandations, dont des propositions visant à confier de nouveaux pouvoirs économiques aux maires anglais [au sens strict, par opposition aux écossais, irlandais et gallois], aux autorités locales et aux gouvernements décentralisés. Pour l'instant, le parti travailliste n'approuve pas tout. C'est une direction à prendre, dit Sir Keir, mais il veut maintenant discuter des détails et du calendrier. Le rapport affirme que « la surconcentration persistante du pouvoir à Westminster et à Whitehall compromet notre capacité à assurer la croissance et la prospérité de l'ensemble du pays », créant ainsi un « cercle vicieux ». L'une des recommandations les plus frappantes est la proposition de supprimer les Lords, mais d'autres recommandations sont également formulées : transférer 50 000 emplois de Whitehall à l'extérieur de Londres Interdire la grande majorité des seconds emplois pour les députés et éliminer l'argent étranger de la politique britannique. Mettre en place un nouveau commissaire à la lutte contre la corruption « pour éradiquer les comportements criminels dans la vie politique britannique là où ils se produisent ». Donner aux autorités locales de nouveaux pouvoirs fiscaux pour lever des fonds créer une obligation légale selon laquelle les décisions doivent être prises le plus près possible de la communauté locale Inclure le Parlement écossais dans les accords internationaux impliquant des régions écossaises Créer des centaines de pôles régionaux d'innovation Créer de nouveaux maires directement élus en Écosse Plus de précisions ici sur l'état actuel du mille-feuille : https://www.instituteforgovernment.org.uk/explainer/english-devolution (6 mars 2023) Après 1997, les gouvernements travaillistes ont transféré des pouvoirs à l'Écosse, au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord, mais l'Angleterre est restée largement à l'écart de ce processus. L'exception est le Grand Londres, où un maire de Londres et une assemblée londonienne ont été créés en 2000. Le projet d'assemblées élues dans d'autres régions anglaises a été abandonné après l'échec d'un référendum dans le Nord-Est en 2004. Au lieu de cela, les régions anglaises ont bénéficié d'une forme limitée de décentralisation administrative par le biais d'« agences de développement régional » et de « bureaux gouvernementaux pour les régions ». Cet échelon régional a toutefois été démantelé par le gouvernement de coalition après 2010. Le gouvernement a lancé un nouveau processus de décentralisation en Angleterre en 2014, en négociant des accords sur mesure avec des groupes d'autorités locales qui ont formé de nouvelles autorités combinées présidées par des maires métropolitains - une autorité combinée maire (MCA). Neuf accords de ce type ont été mis en œuvre entre 2015 et 2019, principalement dans des régions urbaines. En outre, un accord de dévolution non- maire plus limité a été conclu en Cornouailles en 2015. Le gouvernement est en train de transférer des pouvoirs à d'autres régions d'Angleterre, y compris les zones rurales, et d'approfondir les pouvoirs de certaines régions déjà décentralisées, à commencer par le Grand Manchester et les Midlands de l'Ouest. Pour ajouter à la complexité, le gouvernement a également légiféré pour créer une nouvelle forme d'autorité combinée, une autorité combinée de comté (CCA), conçue pour les régions ayant deux niveaux de gouvernement local. Les CCA sont constituées par accord entre les conseils de niveau supérieur uniquement, contrairement aux MCA qui doivent inclure les conseils de district. Certains accords de décentralisation ont également été conclus avec des conseils de comté individuels. L'Angleterre compte actuellement 10 régions dotées d'un transfert de compétences avec maire : Grand Londres, West Midlands, Grand Manchester, Liverpool City Region, West Yorkshire, South Yorkshire, Cambridgeshire et Peterborough, Tees Valley, West of England et North of Tyne. La dévolution des pouvoirs aux maires sera étendue à trois nouvelles régions en 2024 - York et North Yorkshire, East Midlands et une plus grande partie du North East - puis à quatre autres localités en 2025 : Suffolk, Norfolk, Greater Lincolnshire, et Hull et East Yorkshire. En outre, de nouveaux accords de décentralisation non-municipaux entreront en vigueur en 2025 dans le Lancashire et en Cornouailles.
  7. https://consilienceproject.org/how-to-mislead-the-facts/ (30 janvier 2022) Comment induire en erreur avec des faits Des faits vérifiés peuvent être utilisés pour étayer des conclusions erronées. La vérification des faits a été popularisée comme le processus ultime de certification de la vérité dans les médias. Bien que la vérification des faits soit nécessaire, elle ne suffit souvent pas à donner une image complète de la situation. Dans le contexte actuel d'escalade de la guerre culturelle et d'information, les faits eux-mêmes sont devenus des armes. Ni la propagande ni la communication de mauvaise foi n'exigent que l'on dise des faussetés. Il est souvent plus efficace de tromper et de désinformer en utilisant stratégiquement des faits vérifiés. La capacité à critiquer et à corriger l'utilisation abusive des faits dans la culture publique est une composante essentielle du mode de vie démocratique. Malheureusement, aujourd'hui, les institutions et les individus de tous les secteurs de la société ont l'habitude de présenter des faits stratégiquement choisis et décontextualisés, dans un cadrage émotionnel ou éthique prédéterminé. Cette façon d'utiliser les faits est un outil efficace pour amener certaines personnes à des conclusions auparavant peu attrayantes. Elle fournit également des munitions rhétoriques à ceux qui sont déjà prédisposés à tirer ces conclusions. Bien qu'elle passe honnêtement l'examen des fact-checkers, une telle approche est néanmoins loin d'être entièrement véridique. Malgré des efforts souvent sincères, le développement récent du fact-checking n'améliore pas la situation de manière évidente. Certains affirment que l'intensification du fact-checking ne fait qu'empirer les choses. Comment cela est-il possible ? La réponse est que le fact-checking - la vérification d'affirmations spécifiques - ne fait rien pour remédier aux trois principales façons dont les faits peuvent être utilisés pour induire en erreur (voir l'encadré ci-dessous). Parce que le fact-checking offre une vérification officielle, il permet une utilisation plus facile des faits pour induire en erreur et désinformer. Cela semble contre-intuitif. Mais plus un fait est accepté, plus son effet est important lorsqu'il est intégré à une campagne trompeuse. Le but de cet article n'est pas de dire que le fact-checking est mauvais, mais qu'il est nécessaire mais partiel. En l'état, il est inadéquat pour répondre à la guerre de l'information, mais cela ne signifie pas qu'il faille l'abandonner. Notre tâche consiste à créer de nouveaux processus pour déterminer ce qui constitue une « vérité » partagée, socialement significative et mutuellement comprise. De toute évidence, il ne suffit pas de s'assurer que chaque fait est vérifié. Il est possible d'élargir nos approches pour traiter les faits dans le discours public de manière à inclure plus de complexité, de nuance et de prise de perspective. Pour commencer, il faudrait que les sites de vérification des faits et les discussions s'inspirent des modèles proposés ci-dessus, au lieu d'être limités à la seule « vérification ». Tant que de telles mesures ne seront pas prises pour améliorer la culture publique, il restera aussi facile d'induire en erreur avec des faits que de manipuler par la tromperie - peut-être même plus facile. [Un certain] type de culture cynique et post-vérité est contraire aux modes de vie démocratiques. Mais la solution n'est pas de créer des « comités de vérité » centralisés. Ceux-ci serviraient de légitimateurs officiels de la censure, devenant les autorités ultimes de la réalité sociale partagée. Les sociétés ouvertes se définissent, en partie, par la libre circulation de faits fiables dans la culture publique. Elles se distinguent ainsi des sociétés qui acheminent l'information par des canaux étroits et soumettent le jugement individuel aux diktats des autorités. La responsabilité de l'intégrité des discours publics sur les faits devrait être répartie dans l'ensemble de la société civile. Le mouvement en faveur du fact-checking ne doit pas chercher à consolider le pouvoir, mais à le distribuer. https://consilienceproject.org/the-end-of-propaganda/ (17 octobre 2021) À la fin des années 1930, la phrase « De toute façon, tout cela n'est que de la propagande » ( “It’s all propaganda, anyway”) est devenue une sorte de mantra national pour les Américains [1]. Les campagnes de propagande pour la Première Guerre mondiale étaient sans précédent par leur ampleur, leur complexité et leur efficacité. Après la fin de la guerre, lorsque les soldats sont rentrés chez eux, de nombreux citoyens se sont rendu compte qu'ils avaient été victimes d'une propagande coercitive et trompeuse de la part de leur propre gouvernement démocratique. En réaction, les intellectuels et les hommes politiques de tous bords ont commencé à critiquer ouvertement la propagande nationale. Cette démarche aboutit à la création de l'Institute for Propaganda Analysis (IPA) [2], qui fut au cœur d'un mouvement national visant à trouver des solutions analytiques et éducatives au problème de la propagande[4]. Entre 1937 et 1942, l'IPA a été au cœur d'un mouvement national visant à trouver des solutions analytiques et éducatives au problème de la propagande[4]. Basé à New York, avec une portée nationale, son travail a bénéficié du soutien d'universitaires, d'hommes politiques et de philanthropes de premier plan. Leurs publications sont largement lues et distribuées. Elles visaient à fournir du matériel pédagogique pour permettre aux citoyens de détecter et de critiquer la propagande. L'IPA a également servi de plateforme de discussion publique sur les dangers et les tromperies de la propagande dans la publicité, le gouvernement et les médias. [1] Michael Sproule, Propaganda and Democracy: The American Experience of Mass Persuasion (Cambridge University Press, 1997). [2] https://en.wikipedia.org/wiki/Institute_for_Propaganda_Analysis Pour l'IPA, le nazisme, le communisme, le mouvement conservateur anticommuniste, la politique étrangère de l'Angleterre et les dictatures d'Amérique latine étaient tous antidémocratiques. En qualifiant ces groupes de tels, l'IPA promeut une société démocratique basée sur la liberté d'expression et la participation des citoyens au gouvernement, et tente également d'atteindre des objectifs concrets tels que la prévention de la montée du nazisme en Amérique. Les causeries radiophoniques du père Coughlin ont été sélectionnées par l'IPA pour être analysées car elles représentaient « un emprunt assez typique des méthodes de propagande antidémocratique étrangères par un propagandiste américain ».
  8. Lord Northcliffe : « L'information est ce que quelqu'un, quelque part, préférerait voir supprimé. Tout le reste est de la pub ». News is what somebody, somewhere, wants suppressed. All the rest is advertising.
  9. https://www.thefp.com/p/biden-executive-order-border-migrants (5 juin 2024) Joe Biden a finalement fait ce qu'il avait promis de ne jamais faire : fermer la frontière aux migrants. Le décret de Joe Biden, annoncé hier, interdit aux migrants de demander l'asile lorsque la moyenne sur sept jours des migrants illégaux atteint 2 500 par jour. Étant donné que les chiffres récents ont dépassé ce chiffre, le décret est automatiquement entré en vigueur à 0 h 01 ce matin. Les agents des services frontaliers sont désormais habilités à ramener les migrants au Mexique ou à les renvoyer dans leur pays d'origine. Les sondages ont montré à plusieurs reprises que l'immigration figurait en tête des préoccupations des électeurs, ou presque, et qu'ils pensaient que Donald Trump s'en occuperait mieux. (Le nombre d'arrestations d'immigrés clandestins en provenance d'Amérique latine et d'ailleurs a atteint le chiffre record de 250 000 en décembre). Maintenant qu'il est confronté à une bataille de réélection difficile, Joe Biden adopte la même approche dure à l'égard des migrants que celle qui a défini l'administration Trump, enflammant ainsi les tensions avec l'aile gauche de son propre parti. [Cette mesure] souligne à quel point les démocrates se sont éloignés de la gauche depuis 2019, lorsque presque tous les candidats aux primaires présidentielles, y compris M. Biden, se sont prononcés en faveur de la décriminalisation du franchissement illégal des frontières. Je doute que cela modifie beaucoup, voire pas du tout, la perception qu'a le public de la gestion de la frontière par les Démocrates et les Républicains. Il s'agit d'une manœuvre politique intelligente, mais les sentiments du public se sont pour la plupart durcis et, comme je l'ai rapporté pour The Free Press en avril, les différences politiques substantielles entre les administrations des deux partis sont parfois difficiles à discerner. En outre, la mise en œuvre du décret de M. Biden soulève quelques grandes questions : Le Congrès n'a pas prévu d'argent supplémentaire pour les migrants reconduits à la frontière ; l'ACLU s'est engagée à le combattre, le qualifiant de "même approche" que celle de Trump ; et on ne sait pas comment la présidente élue du Mexique, Claudia Sheinbaum, réagira.
  10. https://fr.wikipedia.org/wiki/Derrière_nos_écrans_de_fumée Derrière nos écrans de fumée (The Social Dilemma) est un docufiction américain écrit et réalisé par Jeff Orlowski. Sorti via Netflix le 9 septembre 2020, le film explore la montée en puissance des médias sociaux et les dommages qu'ils ont causés à la société, en se concentrant sur leur exploitation de leurs utilisateurs à des fins financières grâce au capitalisme de surveillance et à l'exploration de données, comment leur conception est censée nourrir une dépendance, leur utilisation en politique, leur impact sur la santé mentale (y compris la santé mentale des adolescents et l'augmentation des taux de suicide chez les jeunes utilisateurs de ces réseaux sociaux) et leur rôle dans la diffusion des théories du complot et l'aide à des groupes tels que les flat-earthers et les suprémacistes blancs. Le film présente des entretiens avec l'ancien éthicien du design de Google et cofondateur du Center for Humane Technology Tristan Harris, son collègue cofondateur du Center for Humane Technology Aza Raskin, le cofondateur d'Asana et le co-créateur du bouton like de Facebook Justin Rosenstein, la professeure Shoshana Zuboff de l'université Harvard, l'ancien président de Pinterest Tim Kendall, la directrice de la recherche sur les politiques d'AI Now Rashida Richardson, le directeur de la recherche Yonder Renee DiResta, la directrice du programme de bourses de recherche en toxicomanie de l'université Stanford, Anna Lembke (en), et Jaron Lanier, l'un des pionniers de la réalité virtuelle. Les interviews sont coupées avec des dramatisations mettant en vedette les acteurs Skyler Gisondo, Kara Hayward et Vincent Kartheiser, qui racontent l'histoire de plusieurs adolescents dépendants à ces supports sociaux.
  11. https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/06/11/au-washington-post-une-crise-majeure-et-existentielle_6238765_3234.html Au « Washington Post », une crise majeure et existentielle L’audience du grand quotidien de l’establishment américain a chuté de moitié depuis les années Trump, ses finances sont dans le rouge et la directrice de la rédaction a été limogée dans le cadre d’un scandale éclaboussant le patron du journal.
  12. https://fr.wikipedia.org/wiki/Lale_Gül Lale Gül grandit dans une famille turque immigrée aux Pays-Bas. Elle vit dans un quartier défavorisé, Kolenkit (en)2, et ne fréquente que des personnes de sa communauté ou, à l'école, d'autres communautés immigrées, toutes musulmanes à l'exception de quelques chrétiens originaires du Surinam. Les seuls Néerlandais autochtones sont ses professeurs1. La famille Gül vit dans un petit logement de 60 m², de sorte que Lale Gül ne connait jamais d'intimité. La vie est essentiellement communautaire, centrée sur la religion musulmane et la culture turque. Le week-end, la jeune fille va à l’école coranique où elle est éduquée dans la stricte observance des rites musulmans et dans la haine contre les États-Unis et Israël. Autrement dit, une vie en vase clos, entre voisins turcs, magasins turcs et la mosquée qui diffuse la propagande d’Erdoğan : par exemple, distribution (à la petite sœur de Lale) de dépliants pour boycotter les produits français à la suite d’une prise de parole de Macron. À l'adolescence, elle découvre l'existence des bibliothèques, se met à dévorer les livres et commence à fréquenter un garçon néerlandais, qui l'accueille dans sa famille. Elle réalise alors qu'il existe d'autres mondes, d'autres cultures, d'autres manières de vivre3. Elle cache ses fréquentations et ses évolutions à sa famille, y compris sa perte de foi, jusqu'à la publication de son premier roman. En 2019, elle suit un atelier d’écriture du romancier Kees ’t Hart, puis écrit son histoire pendant deux ans. La critique contre la religion est remplacée par une critique contre sa mère, afin de ne pas choquer son milieu d'origine. Le 6 février 2021, elle publie Ik ga leven (« Je vais vivre »), un roman de trois cent cinquante-deux pages, aux éditions Prometheus. En moins d’un mois, le roman atteint le top 10 des ventes nationales et même la première place, qu'il occupe plusieurs semaines d'affilée. Dès la publication de ce roman, Lale Gül est violemment critiquée par de nombreux groupes musulmans, dont la puissante organisation islamiste Millî Görüş (« Vision nationale ») ou encore le parti hollandais Denk, qui l'utilise lors de la campagne électorale pour les législatives, au terme de laquelle il obtient trois sièges. Sur les réseaux sociaux, la jeune femme est prise à partie, insultée et menacée de mort, au point qu'elle est obligée de se cacher. Le 1er avril 2021, un jeune homme de dix-neuf ans est arrêté pour avoir proféré des menaces contre l'écrivaine. Trois semaines plus tard, c'est au tour d'un jeune Belge de quinze ans d'être interpellé par la police, pour l'avoir menacée en ligne6. Ces deux personnes, qui appartiennent au mouvement Sharia4Belgium, font partie des plus de 70 menaces de mort reçues par Lale Gül à la mi-juin 2021. Dans un entretien paru dans le magazine Flair, Lale Gül explique les raisons qui l'ont poussé à écrire son roman : « J’ai passé un accord avec moi-même : je vais écrire ce livre sur l’oppression au sein de ma communauté sans me préoccuper de ce que les gens disent. Tant que je suis en vie, je m’en tirerai. Les femmes de ma communauté se sont tues pendant tellement longtemps qu’il fallait que quelqu’un prenne la parole. Je pense qu’il est important que les Néerlandais sachent que, chaque jour, de cette façon, des femmes de notre pays sont opprimées. […] Mes parents disent qu’ils me haïssent à cause de ce que j’ai fait. Ils pensent que je suis une chienne ingrate et une pute. Tous les jours, des gens en colère frappent à la porte pour déverser leur colère sur moi. Je ne m’attendais vraiment pas à des réactions aussi violentes. Or, en réalité, elles ne font que confirmer à quel point j’ai raison. » Le livre reçoit en novembre 2021 le prix Prix du public pour le livre hollandais. Il est le livre de langue originale néerlandaise le plus vendu en 2021 aux Pays-Bas, avec 207 000 exemplaires. Elle reçoit dans le même temps de plus en plus de soutiens, à mesure que les attaques deviennent visibles. Une pétition lancée par un ancien député du D66, parti de centre gauche, rassemble de nombreux signataires, parmi lesquels le chef du gouvernement Mark Rutte lui-même, tandis que le bourgmestre de la capitale hollandaise, membre du parti écologiste Gauche verte (GL), promet de lui trouver rapidement un logement.
  13. https://news.sky.com/story/hunter-biden-son-of-us-president-convicted-of-lying-about-drug-use-to-illegally-buy-gun-13150899 (11 juin 2024) Le fils du président Joe Biden, Hunter Biden, a été reconnu coupable par un jury d'avoir menti sur sa consommation de drogue pour acheter une arme. La peine pourrait être prononcée environ un mois avant l'élection présidentielle. Le fils de Joe Biden a été reconnu coupable d'avoir acheté illégalement une arme à feu après avoir caché sa consommation de drogue. Hunter Biden, 54 ans, a été reconnu coupable de trois chefs d'accusation concernant des armes à feu, ce qui constitue la première poursuite pénale à l'encontre de la progéniture d'un président américain en exercice. Les procureurs avaient déclaré qu'il avait menti sur un formulaire lors de l'achat d'un revolver Colt Cobra en octobre 2018 en déclarant qu'il n'était pas un consommateur de drogue ou un toxicomane, malgré un problème de crack. C'est un nouveau moment sans précédent pour l'Amérique. Le fils d'un président en exercice a été reconnu coupable de trois chefs d'accusation devant un tribunal fédéral. Au-delà de la gravité du crime lui-même, le procès a mis en lumière les difficultés et les tragédies d'une famille. Il pourrait s'agir de n'importe quelle famille américaine, sauf qu'il s'agit de la première famille (first family) du pays. C'est une affaire qui a failli ne jamais être jugée. Un accord de plaider-coupable avait été conclu : Hunter Biden devait plaider coupable de fraude fiscale et les charges liées aux armes à feu devaient être abandonnées. Mais le plan est tombé à l'eau. Tout comme on avait dit à Donald Trump qu'il n'était pas au-dessus de la loi, le fils de Joe Biden l'était pas non plus. Un procès s'est ouvert et l'histoire s'est écrite lorsque le fils du président en exercice est entré dans la salle d'audience.
  14. https://blog.juspoliticum.com/2024/06/03/le-blocage-de-tiktok-et-la-theorie-des-circonstances-exceptionnelles-quand-lexecutif-saffranchit-de-la-constitution-par-samy-benzina
/ En outre, si cette décision semblait avoir été prise de façon presque simultanée avec la déclaration de l’état d’urgence, il est en réalité apparu, à la lecture de l’ordonnance du Conseil d’État, qu’elle lui était bien antérieure puisqu’elle est intervenue dès le 14 mai 2024. Cette mesure d’interdiction d’accès à TikTok ne pouvait donc être fondée sur l’état d’urgence dont la déclaration lui est postérieure.
  15. Zelensky est dans la même position que de Gaulle vis à vis des Américains. Il leur doit tout, et il a beaucoup de mal à leur imposer ses choix. Pour se faire respecter, il est obligé de se séparer de ceux qui prennent directement leurs ordres des Américains en le court-circuitant, lui. De Gaulle : « Ce n'est pas à Hitler que Roosevelt fait la guerre, c'est à moi ».
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