Wallaby

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Everything posted by Wallaby

  1. https://asialyst.com/fr/2020/10/24/chine-mene-offensive-charme-asie-sud-est-japon-embuscade/ C’est ainsi que les opinions défavorables sur la Chine ont atteint cette année 81 % en Australie (+24 points comparé à 2019), 74 % au Royaume-Uni (+19 points), 73 % aux États-Unis (+13 points) et même 86 % au Japon. La proportion est de 70 % en France, selon ce sondage réalisé du 10 juin au 3 août 2020 auprès de 14 276 adultes dans quatorze pays. Pour ne rien arranger, une proportion médiane de 78 % des personnes interrogées dans ces quatorze pays n’ont « pas beaucoup » ou « pas du tout » confiance en le numéro un chinois Xi Jinping.
  2. https://foreignpolicy.com/2020/10/20/china-south-korea-bts-kpop-nationalism-soft-power/ Lorsque le groupe BTS, superstar de la K-pop, a reconnu le sacrifice commun des Américains et des Coréens en recevant le prix James A. Van Fleet de la Korea Society, du nom d'un général américain pendant la guerre de Corée, les médias sociaux chinois ont déchaîné l'indignation, percevant le message de BTS comme un affront aux soldats chinois dans la guerre. Le Global Times, le tabloïd d'État chinois, a fustigé le groupe pour son "attitude unilatérale" qui "nie l'histoire". Les magasins en ligne ont commencé à retirer des produits liés à BTS, anticipant le genre de frénésie nationaliste qui a coûté des centaines de millions de dollars à des franchises géantes comme la NBA et le supermarché sud-coréen Lotte dans le passé. Mais l'offensive médiatique de la Chine contre les rois de la K-pop a à peine duré deux jours. Le Global Times a discrètement supprimé certains de ses articles critiquant BTS, et la négativité contre le groupe dans les médias sociaux chinois s'est également rapidement estompée.
  3. https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201023-mali-larmée-a-repris-possession-farabougou « Mais nous ne pouvons toujours pas sortir », déplore cet habitant de Farabougou, qui ajoute que la nourriture reste insuffisante, et qu’il lui est toujours impossible de se rendre dans son champ ou dans les localités voisines. Car les jihadistes demeurent présents dans la zone. Ce vendredi matin, un élu local signalait que le village de Kourouma-Kobé, à seulement neuf kilomètres de Farabougou, était « sous le feu des tirs jihadistes. ». Une attaque confirmée par l’armée. Un seul blessé est à déplorer, selon un élu local, qui précise que les chasseurs traditionnels dozos ont pu repousser les assaillants avant qu’une surveillance aérienne de l’armée malienne se mette en place. « Hier Farabougou, ce matin Kourouma-Kobé, et demain, quel village ? », interroge un médiateur local, à pied d’œuvre depuis une dizaine de jours pour tenter de trouver une issue pacifique à la situation. Ce soir, il ne cache pas son désarroi : « La zone est vaste, l’armée ne pourra pas sécuriser en permanence tous les villages. C’est pour cela que nous sommes obligés de négocier. » Comme c’est régulièrement le cas depuis des années, dans une zone où la présence des groupes terroristes n’est pas nouvelle, et où leur action se superpose à des tensions intercommunautaires. La situation sur le terrain est donc loin d’être apaisée surtout que le processus de médiation, qui était sur le point d’aboutir, est à présent très compromis. Jeudi, les mouvements de l’armée malienne ont provoqué l’annulation d’une rencontre, prévue entre des représentants de Farabougou et les jihadistes. Car le siège de Farabougou par ces combattants n’est pas motivé uniquement par des enjeux idéologiques, il se superpose à un conflit intercommunautaire entre Bambaras et chasseurs dozos d’un côté, et communautés pastorales peules de l’autre. Avec des accusations mutuelles d’assassinats et de vols de bétail.
  4. C'est le problème avec les médias comme Youtube : les gens qui regardent un point de vue qui est le leur et qui s'enferment dans une chambre d'écho, "parce que cela leur fait du bien", ne sortant pas de leur zone de confort. C'est ce qui contribue à la polarisation entre des "tribus" qui sont incapables de se parler. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_de_filtres La bulle de filtres1 ou bulle de filtrage1 (de l’anglais : filter bubble) est un concept développé par le militant d'Internet Eli Pariser. Selon Pariser, la « bulle de filtres » désigne à la fois le filtrage de l'information qui parvient à l'internaute par différents filtres ; et l'état d'« isolement intellectuel » et culturel dans lequel il se retrouve quand les informations qu'il recherche sur Internet résultent d'une personnalisation mise en place à son insu. Selon cette théorie, des algorithmes sélectionnent « discrètement » les contenus visibles par chaque internaute, en s'appuyant sur différentes données collectées sur lui. Chaque internaute accéderait à une version significativement différente du web. Il serait installé dans une « bulle » unique, optimisée pour sa personnalité supposée. Cette bulle serait in fine construite à la fois par les algorithmes et par les choix de l'internaute (« amis » sur les réseaux sociaux, sources d'informations, etc.).
  5. https://www.lefigaro.fr/flash-actu/allemagne-soupcon-d-attentat-islamiste-apres-une-attaque-au-couteau-20201022 Un islamiste radicalisé de longue date, connu des services de renseignements, arrivé en Allemagne avec la vague d'immigration de 2015 et qui, cinq ans plus tard, perpètre un meurtre au couteau en plein centre-ville. L'affaire Abdullah, du prénom de ce syrien de 20 ans qui a mortellement agressé, le 4 octobre à Dresde, un touriste allemand de 53 ans, relance la polémique sur deux fronts : la difficulté de la police à surveiller les islamistes violents, et l'ampleur de la menace que fait peser sur le pays la radicalisation islamiste.
  6. https://www.monde-diplomatique.fr/2018/04/LE_HUEROU/58581 (avril 2018) Quelques mois après la reprise de Grozny, en février 2000, Moscou nomme l’ancien mufti Akhmad Kadyrov chef de l’administration provisoire, puis soutient son élection à la présidence de la République en 2003, à l’issue d’un scrutin entaché d’irrégularités. Son fils Ramzan dirige sa garde personnelle. Après l’assassinat de son père en mai 2004, il prend les rênes de la République et lui succède officiellement en 2007. La proclamation en 2007 de l’Émirat du Caucase, qui a fait allégeance à l’Organisation de l’État islamique en 2015, a entériné la faillite du projet itchkérien — du nom de l’éphémère République indépendantiste tchétchène (1991-1994 puis 1996-1999), portée par la première génération de séparatistes — au profit d’une alliance avec le djihadisme. Des millions de personnes défilaient en France, le 11 janvier 2015, en hommage aux journalistes de Charlie Hebdo assassinés quatre jours plus tôt par les frères Kouachi. Une soixantaine de chefs d’État et de dirigeants politiques étaient venus à Paris témoigner leur solidarité. Huit jours plus tard, une voix brise cette communion internationale : 800 000 musulmans venus de tout le Caucase du Nord participent à Grozny, capitale de la Tchétchénie, à un rassemblement contre la caricature du Prophète qui a fait la « une » du « numéro des survivants », le 14 janvier. « We love prophet Muhammad », peut-on lire sur de nombreux ballons rouges en forme de cœur flottant au-dessus des têtes. « Jamais nous ne laisserons salir le nom de Muhammad », avertit Ramzan Kadyrov, chef de la République tchétchène et initiateur de l’événement. Le 4 novembre 2017, à l’approche de la fête nationale de « l’unité du peuple », qui passe quasi inaperçue ailleurs en Russie, la capitale tchétchène se couvre de banderoles. « La Russie unit » ; « 4 novembre, jour de l’unité du peuple » ; « Nous sommes unis », peut-on y lire. « Bien sûr, nous devrons participer au défilé du 4 novembre, nous confie à la veille de l’événement une professeure d’université. Nous sommes convoqués le matin. Personne ne peut sérieusement envisager de ne pas se rendre aux festivités. Nous accueillerons nos groupes d’étudiants et nous irons manifester, point. » Une forêt de portraits de M. Poutine ou des Kadyrov père et fils surnage au-dessus de la foule qui descend l’avenue Vladimir-Poutine, du nom de celui qui donna l’ordre de bombarder Grozny en 1999. L’arrestation, le 9 janvier dernier [2018], de M. Oyoub Titiev, responsable en Tchétchénie de l’association russe de défense des droits humains Memorial, selon le scénario bien rodé d’une affaire judiciaire fabriquée — la « découverte » de cannabis dans sa voiture —, s’ajoute à une liste déjà longue d’intimidations, de harcèlement et parfois de meurtres. On se souvient notamment de l’assassinat, en 2009, de Natalia Estemirova, également membre de Memorial, après celui, en 2006, de la journaliste Anna Politkovskaïa, qui enquêtait sur les actes de torture commis en Tchétchénie. Memorial parle d’un « État totalitaire au sein de l’État russe ». Au-delà de la répression des voix discordantes, le pouvoir s’immisce progressivement dans la vie privée de ses administrés : obligation pour les femmes de porter un foulard couvrant leurs cheveux au travail ou à l’université, réglementation de la taille de la barbe pour les hommes, injonction faite aux couples divorcés de reprendre une vie commune, autorisation d’unions polygames... La coercition ne suffit pourtant pas à expliquer la longévité d’un régime qui a également besoin de se trouver des modes de légitimation, et qui flatte donc la fibre nationaliste de la population. La langue tchétchène est célébrée lors d’une fête nationale, le 16 avril. Ces dernières années, des musées exaltant les vertus du peuple tchétchène ont été inaugurés. L’islam officiel reprend les rites soufis — comme le zikr, culte des saints dans lequel M. Kadyrov se met régulièrement en scène — en leur ajoutant, dans le domaine des mœurs, un rigorisme qui n’a pas d’équivalent dans les autres régions musulmanes de Russie. Bien qu’interdite par la législation russe, la polygamie est autorisée sur le territoire tchétchène ; les femmes ont l’obligation de porter le foulard dans les administrations, en contravention avec le principe de laïcité théoriquement inscrit dans la Constitution fédérale. Cet islam officiel dit « traditionnel », coloré de références nationales tchétchènes, présente bien des avantages pour le pouvoir. Notamment celui de s’opposer au salafisme politico-religieux du maquis islamiste nord-caucasien incarné par l’Émirat du Caucase, et de défendre un islam rigoriste, mais compatible avec la vision des autorités fédérales. À l’été 2016, par exemple, un congrès de grands théologiens sunnites de Russie et du monde arabe, réuni à Grozny [à l'invitation de Kadyrov], a émis une fatwa dénonçant comme « égarés » et « détournés de la vérité » le salafisme et le wahhabisme, suscitant la gêne en Arabie saoudite, où le second est la doctrine officielle. Rappelé à l’ordre par Moscou, M. Kadyrov temporise, afin de ne pas contrecarrer les nouvelles ambitions diplomatiques de la Russie dans le monde arabe — dont il est lui-même l’un des ambassadeurs privilégiés —, mais aussi de rassurer les investisseurs de la péninsule arabique. La très opaque Fondation Akhmad Kadyrov, alimentée par des ponctions aussi officieuses qu’obligatoires sur les salaires, a financé en septembre 2017 la reconstruction de la mosquée des Omeyyades à Alep, à hauteur de 14 millions de dollars. M. Zelimkhan P. (7), juriste et défenseur des droits humains, contraint pour des raisons de sécurité de quitter la Tchétchénie en 2016 avec sa famille, souligne : « Quatre-vingt-dix pour cent de la population était contre la fatwa des autorités religieuses officielles... Si les gens avaient le choix, ils iraient dans d’autres mosquées. Certains traversent la frontière (8) pour aller en Ingouchie écouter Khamzat Tchoumakov ou Isa Tsetchoev [des prédicateurs ingouches issus de mosquées désignées comme salafistes]. »
  7. C'est le paradigme de la modernité, supprimer les équilibres naturels et les compenser par des produits artificiels pour le plus grand bien des fabricants et au détriments des pauvres qui n'ont pas les moyens. On est en pleine science-fiction dystopique. On a la même chose pour le sommeil : au lieu de dire aux gens de mieux surveiller leur exposition à la caféine, à l'alcool, au bruit, à la lumière - encore la lumière, toujours la lumière - leurs routines et horaires de lever et de coucher, leur sédentarité et manque d'exercice physique, on les bourre de somnifères.
  8. https://www.rfi.fr/fr/science/20201022-covid-19-espoir-déçu-tocilizumab espoir déçu pour le Tocilizumab Fin avril dernier, l’AP-HP avait déjà annoncé des résultats positifs pour ce traitement. Il s’agissait néanmoins d’une déclaration prématurée car l’essai venait tout juste de débuter. Cette affaire avait alors poussé le comité indépendant d’évaluation de l’étude à démissionner en bloc, un événement rare. Jonathan Barr, du département de médecine de l’Université de Caroline du Nord, qui signe l’éditorial de ce numéro de JAMA Internal Medicine : « Ces nouvelles études suggèrent un rôle potentiel du Tocilizumab contre le Covid-19, mais elles n’apportent pas de preuves robustes d’efficacité. Il faudra reconsidérer l’usage du Tocilizumab si, et seulement si, des données plus solides émergent d’autres essais. » https://www.lepoint.fr/societe/covid-a-strasbourg-les-services-de-reanimation-s-arment-face-a-la-seconde-vague-22-10-2020-2397666_23.php à Strasbourg, les services de réanimation s'arment face à la seconde vague "On voit progressivement qu'on a de plus en plus de patients Covid, on sent qu'on va doucement retomber dans une situation comparable à la première vague", confie Armelle Fieuvet, infirmière en réanimation au Nouvel hôpital civil (NHC), équipée d'une charlotte, de lunettes et d'une sur-blouse de protection. Cadre de santé, Florence Cionneau redoute "la vague qui arrive". "La première fois, c'était des heures éprouvantes, on a sursollicité les soignants, on leur a demandé de revenir sur les heures de repos pour aider. On se dit que revivre ça, psychologiquement, c'est compliqué". Surtout le manque de sommeil crée un manque d'attention, et accroît les risques d'erreurs. Ce n'est pas pour rien que les temps de conduite et de repos des chauffeurs routiers sont strictement réglementés.
  9. De ce point de vue, les mesures qui ont été prises d'interdire le jogging pendant les heures où la lumière solaire est la plus intense ont été contre-productives : https://www.liberation.fr/france/2020/04/07/confinement-le-jogging-bientot-interdit-a-paris-entre-10-et-19-heures_1784439 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2846322/ La lumière du soleil, en particulier les UVB entre les longueurs d'onde de 290 et 315 nm, est la principale source de production de vitamine D dans la peau et constitue la principale source de vitamine D pour l'organisme.
  10. https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201020-mali-farabougou-médiation-active-desserrer-étreinte-jihadistes Les combattants qui encerclent Farabougou se présentent eux-mêmes comme des jihadistes. Mais en l’occurrence, selon plusieurs membres de la médiation mise en place pour obtenir la levée du siège, ils accusent surtout certains habitants bambaras de Farabougou, d’avoir tué plusieurs membres de la communauté peule. Le dernier en date étant un jeune berger, retrouvé mort au début du mois dans son champ. Pour mettre un terme à la situation, les médiateurs locaux ont dépêché deux émissaires, et des excuses ont été présentées aux familles des victimes peules qui ont, après une période de réflexion, accepté ces excuses. « Les positions ont été rapprochées, et les contacts facilités via des intermédiaires, il s’agit maintenant que des représentants de Farabougou rencontrent directement, en tête à tête, les jihadistes », explique une source au sein de l’équipe de médiation, qui confie encore : « c’est trop lent et ça ne nous satisfait pas, mais nous sommes optimistes. » Et de faire remarquer que, du fait de la médiation en cours et de l’engagement intense des personnes impliquées, le blocus se poursuit mais les violences ont cessé. https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201022-mali-les-populations-lattente-à-farabougou Depuis plusieurs jours, des sources officielles et locales indiquent que l’avancée des troupes au sol est rendue difficile par l’état des routes, boueuses, et la crainte d’éventuelles mines. Les médiateurs restent quant à eux opposés à une intervention militaire. Ils souhaitent obtenir de façon pacifique la levée du blocus afin d’éviter un nouveau cycle de violences dans la zone. https://lessor.site/situation-a-farabougou-larmee-annonce-larrivee-delements-des-forces-speciales-sur-zone.html (22 octobre 2020) Les premiers éléments du Bataillon des Forces spéciales sont arrivés à Farabougou, ce jeudi, à bord d’un avion de l’Armée de l’Air de type Mi-24, annonce l’Armée dans un communiqué publié ce jeudi. « En plus du personnel, beaucoup de colis dont des médicaments ont aussi été largués. Il s’agit d’abréger la souffrance des populations », indique le communiqué de l’Armée qui poursuit note que cette « situation qui fait l’objet d’une grande préoccupation est suivie avec attention par le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants ».
  11. Oui, ce Christian Lehmann n'a pas la langue dans sa poche :
  12. https://www.monde-diplomatique.fr/2020/10/DENEAULT/62304 (octobre 2020) En juillet dernier, une professeure de l’université Concordia, à Montréal, a dû s’excuser pour avoir prononcé le « N. word », le mot « nègre » : elle avait cité, en classe, le titre d’un classique de la pensée politique québécoise, Nègres blancs d’Amérique (1968), de Pierre Vallières. Visée par une pétition d’étudiants, la coupable a publiquement admis avoir abusé du « pouvoir » que lui confèrent ses « privilèges » de Blanche et d’enseignante. Plus tôt cet été, une journaliste de la télévision publique avait été suspendue pour avoir mentionné ce livre lors d’une réunion de production. Au moment de sa parution, l’ouvrage entendait associer les mouvements d’émancipation noirs aux États-Unis et québécois du Canada. En 1966, Vallières était même venu à New York rencontrer les Black Panthers. Depuis, son essai est devenu littéralement innommable. Je ne connais pas le livre, mais il y a pourrait- y avoir un lien avec l'insulte "speak white" employée pour faire taire Henri Bourassa, tentant de s'exprimer en français à la chambre des communes en 1889 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Speak_white#Contexte
  13. https://www.monde-diplomatique.fr/2020/10/CORREA/62297 (octobre 2020) Bolivie, chronique d’un fiasco médiatique Dans les colonnes de Charlie Hebdo, Fabrice Nicolino ne s’encombre pas d’un conditionnel : « Il est certain que l’État bolivien a choisi de truander les résultats » (30 octobre [2019]). Un raisonnement qui place cet hebdomadaire à l’unisson du Washington Post, une gazette d’entreprise pour l’élite méritocratique, selon laquelle le président bolivien a « décidé de falsifier les résultats (…) afin de s’offrir une victoire au premier tour » (11 novembre). Le 9 décembre, le New York Times qualifie lui aussi le scrutin de « frauduleux » après avoir suggéré que M. Morales avait eu « recours au mensonge, à la manipulation et à la falsification pour assurer sa victoire » (5 décembre). De son côté, Le Monde opte pour un syllogisme s’appuyant sur deux données qui ne semblent mériter aucune démonstration. Donnée 1 : M. Morales connaît une dérive autoritaire. Donnée 2 : les dirigeants autoritaires noyautent les autorités électorales de leurs pays. Conclusion : si M. Morales est déclaré vainqueur, c’est qu’il a triché. Dans les colonnes du quotidien du soir, la phrase « M. Morales a remporté la présidentielle » devient : M. Morales « s’est autoproclamé victorieux » (14 novembre). Alors que l’Amérique fait connaissance avec la première dictatrice de l’histoire de la région, sur France Inter Fabienne Sintes interroge ses invités Christine Delfour, professeure spécialisée en civilisation espagnole et latino-américaine, et Hugo José Suárez, sociologue (13 novembre) : « Est-ce qu’elle est légitime, Jeanine Áñez ? » « Oui, oui, oui ! », répond Suárez. Et l’armée, « elle est dans son rôle ? ». « On voit clairement qu’il s’agit d’une armée constitutionnelle », défend Suárez. Pour Delfour, les militaires se sont contentés de formuler une « suggestion » au président. La chercheuse juge « rassurant et positif » que l’armée ait « emboîté le pas de l’opposition » : « En tout cas, ce n’est pas un coup d’État ! », conclut-elle. C’est dans ce contexte que, le 7 juin 2020, le New York Times dévoile les conclusions d’une nouvelle étude qui dynamite les résultats du rapport de l’OEA (7). Après avoir repris les calculs statistiques de l’organisation, les chercheurs décèlent plusieurs « problèmes » et « erreurs méthodologiques ». Ils découvrent que l’OEA « a utilisé une méthode statistique inappropriée qui a donné l’illusion d’une rupture de tendance dans le vote ». Contacté par les chercheurs à plusieurs reprises pour obtenir ses données, le consultant engagé par l’OEA, le professeur Irfan Nooruddin, refuse de leur répondre. Une fois ses erreurs corrigées, il n’y a plus « trace statistique de fraude », tranchent les auteurs. Le New York Times doit admettre que le rapport de l’OEA était « erroné ». Autrement dit, la Bolivie vient de subir une rupture de l’ordre constitutionnelle appuyée par l’armée : un coup d’État.
  14. https://laviedesidees.fr/Rebelle-sur-ordonnance-Eminem-ou-l-Amerique-intoxiquee.html (23 octobre 2009) L’histoire racontée par Eminem résonne donc sans aucun doute aux oreilles d’une bonne partie du pays. Il fut précédé en cela par le chanteur Kurt Cobain dont le groupe Nirvana (sic) fut très populaire au début des années 90. L’artiste, consommé par sa toxicomanie et qui se suicida en 1994, avait été lui aussi un enfant sous Ritaline. Et si on reprend ce fil, dix ans après : https://www.monde-diplomatique.fr/2019/12/BRYGO/61087 (décembre 2019) Pourquoi le Kentucky ? Parce que c’est l’État américain qui compte le plus haut taux d’enfants diagnostiqués hyperactifs : 14,8 %, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), qui se fondent sur les déclarations des parents. Un sur dix est sous médicaments (5). Dans certains comtés, comme celui de Henderson, dans l’ouest, un quart des enfants scolarisés ont déclaré à leur école un diagnostic de TDAH. Ce qui place cet État et ses quatre millions et demi d’habitants au premier rang mondial de la médicalisation des enfants inattentifs. En 2017, plus de vingt millions d’Américains prenaient des psychostimulants, parmi lesquels seize millions d’adultes — dont cinq illégalement — et quatre millions d’enfants (6). Les États de l’Ouest et du Sud, ruraux et industriels, sont davantage touchés que le reste du pays. Dimanche 29 septembre 2019, Lexington, Kentucky. Des échangeurs autoroutiers, une succession de commerces et, au fond d’un quartier pavillonnaire, la bibliothèque Beaumont. Mme Jesse Dune et ses deux bambins sont venus emprunter des livres pour la semaine. « Ce record mondial ne m’étonne pas du tout, dit cette pharmacologue de 39 ans, qui travaille à l’hôpital universitaire. Le Kentucky est un État très conservateur ; on ne parle jamais des émotions, des sentiments des enfants. On préfère leur donner un comprimé, c’est plus facile. En Californie, c’est l’inverse : être créatif et hyperactif ne vous vaut pas d’être suspect. Ici, c’est un trouble largement surdiagnostiqué, surtout chez les garçons. » Selon une étude menée en 2008 dans une grande université du sud-est des États-Unis, 34 % des étudiants américains ont déjà eu recours au méthylphénidate pour leurs révisions (7). Shannon, qui suit des études commerciales, s’étonne : « C’est tout ? Je dirais plus, largement plus. Ici, c’est au moins 70 %, si vous voulez mon avis. Tout le monde autour de moi en prend. » Sur le campus de l’université du Kentucky, à Lexington, rien de plus simple que de trouver du méthylphénidate. Une situation « dangereuse », selon M. Matthew Neltner, médecin universitaire qui officie au sein de l’unité de traitement des maladies mentales des étudiants de l’université. « L’argument selon lequel les psychostimulants ne seraient pas addictifs me rappelle le discours sur les opioïdes. Aux États-Unis, être affligé d’un TDAH est parfois considéré comme désirable, car synonyme d’un ticket d’entrée dans la catégorie des surdoués. De nombreuses célébrités, du chanteur Justin Timberlake à l’actrice Emma Watson, en passant par le chef d’entreprise Richard Branson, le nageur Michael Phelps, feu le musicien Kurt Cobain ou encore… Leonard de Vinci, ont été diagnostiquées comme en étant atteintes. Sur la route du rectorat, qui a accepté de nous recevoir, nous nous arrêtons dans une clinique qui fait scintiller le sigle « ADHD ». « Parmi les vingt élèves de ma classe, raconte Mme Emily K., professeure dans un grand lycée de la région, j’en ai probablement 30 % qui ont soit un TDA, soit un TDAH. Ça fait cinq ans que je suis prof et ça a toujours été comme ça. Je crois que c’est normal pour tout le monde ici. La moitié au moins de mes élèves ne sont plus avec leurs parents à cause des opioïdes ou d’autres drogues, et vivent avec leurs grands-parents ou dans des familles d’adoption. C’est ça, le vrai sujet, dans ma classe. » Ces vingt dernières années, l’école américaine a subi deux réformes successives qui ont accru la compétition entre établissements, entre élèves et entre professeurs. No Child Left Behind (« Aucun enfant laissé sur le bord du chemin »), une loi votée sous M. George W. Bush, et Race to the Top (« Course vers le sommet »), un programme instauré sous M. Barack Obama, ont aggravé les inégalités scolaires. L’école est-elle devenue si dure qu’il faille droguer les enfants pour leur permettre de suivre le rythme ? https://www.monde-diplomatique.fr/2018/03/POMMIER/58465 (mars 2018) Jerome Kagan, professeur à Havard, déclarait dans un entretien en 2012 que le TDAH n’est pas une pathologie, mais « une invention. Quatre-vingt-dix pour cent des 5,4 millions d’enfants sous Ritaline aux États-Unis n’ont pas un métabolisme anormal (4) ». En France, le docteur Patrick Landman a montré dans son livre Tous hyperactifs ? (Albin Michel, 2015) que le TDAH n’a aucune cause biologique identifiable : ses symptômes ne sont pas spécifiques et sont dépourvus de marqueurs biologiques. Aucune hypothèse neurobiologique n’a été validée. Le docteur Leon Eisenberg, inventeur du sigle TDAH, déclarait en 2009, sept mois avant sa mort, qu’il n’aurait jamais pensé que sa découverte deviendrait aussi populaire : « Le TDAH est l’exemple même d’une maladie inventée. La prédisposition génétique au TDAH est totalement surestimée ».
  15. Message du pape Pie XII de Noël 1953 : http://w2.vatican.va/content/pius-xii/it/speeches/1953/documents/hf_p-xii_spe_19531224_che-abitava.html Cependant, nos graves appréhensions à l'égard de l'Europe sont motivées par les déceptions incessantes dans lesquelles, depuis des années, les désirs sincères de paix et de détente caressés par ces peuples ont été anéantis, notamment en raison de l'approche matérialiste du problème de la paix. Nous pensons d'une manière particulière à ceux qui jugent la question de la paix comme étant de nature technique, et qui considèrent la vie des individus et des nations d'un point de vue technico-économique. Cette conception matérialiste de la vie menace de devenir la règle de conduite des pacificateurs affairés et la recette de leur politique pacifiste. Ils estiment que le secret de la solution consiste à donner à tous les peuples la prospérité matérielle par l'augmentation constante de la productivité du travail et du niveau de vie, tout comme, il y a cent ans, une autre formule de ce type mettait en péril la confiance absolue des hommes d'État : Avec le libre-échange, la paix éternelle. Mais aucun matérialisme n'a jamais été un moyen approprié pour établir la paix, ceci étant d'abord une attitude de l'esprit, et, seulement dans le second ordre, un équilibre harmonieux des forces extérieures. C'est donc une erreur de principe que de confier la paix au matérialisme moderne, qui corrompt l'homme à la racine et étouffe sa vie personnelle et spirituelle. L'expérience conduit à la même méfiance, qui montre, même à notre époque, que le potentiel de gaspillage des forces techniques et économiques, lorsqu'il est réparti plus ou moins également entre les deux parties, impose une intimidation mutuelle. Il faut répéter et sans se lasser, et persuader ceux qui, parmi le peuple, se laissent facilement tromper par le mirage que la paix consiste en l'abondance des biens, alors que la paix, la paix sûre et stable, est avant tout un problème d'unité spirituelle et de disposition morale. Elle exige, sous peine d'une nouvelle catastrophe pour l'humanité, que nous renoncions à l'autonomie fallacieuse des forces matérielles, qui, à notre époque, ne diffèrent guère des armes de guerre.
  16. https://laviedesidees.fr/Du-Sida-au-Covid-19.html (2 octobre 2020) Michel Foucault avait dégagé deux modèles de gestion des épidémies, avec deux épidémies-paradigme. La première, la lèpre, basée sur une logique d’éloignement et d’enfermement des malades, définit le modèle juridico-légal (séparation, définition de l’interdit et de l’exclu). La seconde, la peste, voit apparaître à la fin du XVIIe siècle le modèle disciplinaire, qui se base sur le quadrillage, l’individualisation et la surveillance. Alors que le lépreux est anonymisé « dans une masse qu’il importe peu de différencier » et exclu de la Cité, le pestiféré est identifié, surveillé par l’État et a l’interdiction de sortir de son lieu de résidence : « Cet espace clos, découpé, surveillé en tous ses points, où les individus sont insérés en une place fixe, où les moindres mouvements sont contrôlés, […] où chaque individu est constamment repéré, examiné et distribué entre les vivants, les malades et les morts – tout cela constitue un modèle compact du dispositif disciplinaire. » Si le but avoué du confinement est de contenir l’épidémie, Foucault souligne que la quarantaine permet aussi l’utopie d’une société disciplinaire : « La ville en danger de peste, c’est l’utopie de la cité parfaitement gouvernée : on oppose l’ordre absolu pour combattre le désordre de la maladie. » Deuxièmement, les études en sciences sociales ont montré que les individus ne font pas seulement face à un risque d’infection ou de maladie, mais qu’ils doivent également gérer d’autres risques, ceux de pauvreté, d’exclusion ou de solitude par exemple, procédant ainsi à un arbitrage en fonction des situations. Ils peuvent « prendre des risques » en termes de santé, en agissant rationnellement, sans être des « irresponsables ». En outre, ils n’ont pas toujours les moyens de mettre en œuvre cet arbitrage, soit parce que les outils (le préservatif ou le masque) manquent ponctuellement ou structurellement, soit parce qu’ils ne sont pas en mesure de les utiliser (une personne pouvant avoir du mal à proposer le préservatif par exemple ou ayant une incapacité respiratoire rendant difficile le port du masque buccal), soit encore parce qu’ils ne disposent pas d’informations claires (et non-contradictoires) sur les moyens efficaces et disponibles pour diminuer les risques. Enfin, face à la multi-dimensionnalité des risques, les acteurs de la lutte contre le sida ont fait valoir l’importance d’une approche en termes de réduction des risques (RdR), qu’il y a lieu ici aussi de considérer. Pensée au départ dans le contexte de l’usage de drogues, du partage de seringues plus précisément, ce nouveau paradigme va transformer en profondeur la politique de lutte contre le sida à la fin des années 1990. Son efficacité pour les injecteurs ayant été rapidement démontrée au niveau épidémiologique (le pourcentage de ce groupe chute drastiquement dans les nouveaux diagnostics de VIH dès qu’une politique de RdR est menée), elle s’est ensuite élargie à la réduction des risques sexuels. La responsabilisation suppose de faire confiance aux individus et en leur capacité de faire des choix éclairés et rationnels en fonction de leur situation, plutôt que d’imposer des comportements supposés adéquats et de sanctionner celles et ceux qui ne s’y conforment pas. Face à la COVID-19, la Belgique, comme la France, l’Italie et environ 80 pays dans le monde ont choisi d’imposer un confinement, puis des déconfinements progressifs selon les secteurs, et d’en sanctionner les violations. Ainsi, les comportements estimés transgressifs ont fait l’objet d’une condamnation morale, de dénonciations, voire d’amendes et de condamnations pénales, surtout dans les « quartiers populaires », nous y reviendrons. Lors des premières étapes de déconfinement, les consignes se sont complexifiées et même les mieux informés n’ont pas réussi pas toujours à savoir quand, où et avec qui ils pouvaient converser en face-à-face. Les consignes autour du port du masque (où, quand et à qui faut-il l’imposer ? quel type de masque ? comment le porter correctement ? etc.) sont à cet égard significatives ; certains pays comme le Qatar n’hésitent plus à infliger 3 ans de prison à toute personne sans masque dans l’espace public. La lutte contre le sida a au contraire montré que la criminalisation des comportements dits à risque n’assure pas leur évitement et tend plutôt à entraver les comportements préventifs. En Belgique, un travailleur du sexe sans-papier a ainsi été condamné à 18 mois de détention en 2017 pour avoir accepté un rapport sexuel avec un client sans préservatif (alors que le VIH n’a pas été transmis) ; sans que les rapports de force induits par la prostitution soient pris en compte. Concernant la criminalisation du risque de transmission de la COVID-19, le HIV Justice Network a recensé des centaines de cas dans le monde, principalement des condamnations pour des crachats ou le fait de tousser sur des agents des forces de l’ordre. Que ce risque de transmission soit volontaire ou non, il n’a pas été estimé scientifiquement et a rarement donné lieu, dans les faits, à une transmission effective du coronavirus. Avec plus de 92.000 infractions enregistrées aux arrêtés COVID-19 en Belgique en août, « en moyenne, un Belge sur 100 serait donc devenu un délinquant » ? En second lieu, les inégalités sociales et raciales (quand les données sont disponibles, comme aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, le risque d’attraper et de décéder de la COVID sont 2 à 4 fois supérieures pour les minorités ethniques, et singulièrement les Afro-américains) sont prédominantes. On le voit à partir d’indices géographiques à Bruxelles avec le croissant pauvre (particulièrement Anderlecht, commune la plus touchée), en France avec la surmortalité en Seine-Saint-Denis. Le fondateur d’Aides en France, Daniel Defert, ancien compagnon de Foucault, exprime dès 1989 l’idée du « malade réformateur », de la nécessité de contrebalancer la relation asymétrique médecin/patient et de prendre en compte l’expérience des personnes concernées. La figure du « patient-expert » émerge et toute une législation – née de ces revendications militantes - va permettre de garantir les droits des patient·es face à leur médecin (loi de 2002 en Belgique qui affirme le droit d’être informé sur son état de santé, le droit de consentir de manière éclairée à toute intervention, le droit au respect de sa vie privée et de son intimité, etc.). Des professionnel·les, tel Pascal Santi, ont dénoncé le fait que les associations d’usager·ères de la santé ont été les « grandes oubliées de la gestion de crise ». L’approche a été principalement verticale et médicalo-centrée.
  17. https://fr.wikipedia.org/wiki/Élection_présidentielle_ivoirienne_de_2020 À la suite du décès de Coulibaly, Alassane Ouattara revient sur sa décision en annonçant se porter candidat à l’élection présidentielle lors d'un discours à la Nation, prononcé le 6 août, à l'occasion de la fête nationale ivoirienne. L'annonce est immédiatement suivie de violences pré-électorales. Des affrontements ont lieu entre des opposants à un troisième mandat du président sortant et des militants de son parti, le tout sous fond de tensions ethniques et communautaires. La police est quant à elle accusée par Amnesty International d'organiser des contre-manifestations violentes en armant de machettes des civils. Cinq personnes trouvent ainsi la mort durant le mois d'août et une centaine d'autres sont blessées26. Des représentants de la société civile comme Pulchérie Gbalet sont arrêtés pour « trouble à l’ordre public, appel à l’insurrection, incitation à la révolte, violences et voie de fait et destructions de biens publics et privés ». Le 18 août, le secrétaire général des Nations unies António Guterres se dit « préoccupé » et appelle « toutes les parties prenantes à résoudre leurs différends par le dialogue et à créer un environnement propice à une élection pacifique, inclusive et crédible» ». Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, appelle à la tenue d'une élection « pacifique et inclusive ».
  18. Israël : https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/1603264098-israel-coronavirus-le-cabinet-se-reunit-pour-evoquer-la-reouverture-des-ecoles (21 octobre 2020) Selon le plan initial par étapes présenté par le ministère de la Santé, les écoles devraient permettre aux élèves de revenir progressivement, en fonction de critères épidémiologiques. Les écoles maternelles et les jardins d'enfants ont ouvert dimanche, tandis que les écoles primaires pourront accueillir leurs élèves une fois que le pays aura réussi à maintenir le nombre d'infections en dessous de 1.000 par jour. Mais selon la chaîne Channel 12, certains ministres souhaitent changer l’ordre des étapes du déconfinement, et permettre d’abord l'ouverture des magasins et des centres commerciaux, avant celle des écoles.
  19. https://francais.radio.cz/coronavirus-le-gouvernement-durcit-encore-les-mesures-de-restriction-8697834 (21 octobre 2020) Le gouvernement tchèque a adopté, ce mercredi, de nouvelles mesures pour freiner la propagation du coronavirus. Celles-ci entreront en vigueur ce jeudi matin et le resteront au moins jusqu’au 3 novembre, date pour l’instant fixée de la fin de l’état d’urgence. Concrètement, il s’agit de la fermeture de tous les magasins considérés non essentiels, hormis donc notamment les commerces d’alimentation, les pharmacies ou encore les drogueries. Les grande surfaces resteront également ouvertes. Le gouvernement conseille également aux employeurs de favoriser le travail à domicile et de limiter les contacts avec les clients. A l’exception des déplacements pour se rendre au travail, chez le médecin ou faire des courses d’alimentation, la circulation des personnes sera également limitée au strict minimum. Le ministre de la Santé a toutefois recommandé les sorties à l’air libre. https://francais.radio.cz/coronavirus-vers-un-reconfinement-complet-en-tchequie-8697844 (21 octobre 2020) Un autre paramètre particulièrement inquiétant concerne le taux de résultats positifs des tests de dépistage effectués. Ce taux est de plus de 30% aujourd’hui, donc près d’un tiers de l’ensemble des tests, ce qui signifie qu’un nombre énorme de personnes qui ont été contaminées au sein de la population. » Actuellement, le taux de reproduction R0 est de 1,36 selon le ministre, qui précise que les mesures annoncées aujourd’hui resteront en vigueur à partir de jeudi matin « jusqu’à ce que ce taux ne soit redescendu à 0,8 et que le nombre de patients dans un état grave ait baissé. » Comme le premier confinement du printemps, ce ‘reconfinement’ sera quoiqu’il en soit une version moins stricte que ce qui a pu être mis en place dans des pays comme la France. Il n’a pas été question et il n’est toujours pas question d’attestation de sortie avec des distances limites à parcourir ou de durée à ne pas dépasser. Les autorités tchèques ont même insisté sur le fait que les promenades à l’air libre étaient recommandées. Comme au printemps, il n’est pas interdit de se rendre dans sa résidence secondaire. Par ailleurs, les écoles maternelles restent ouvertes - en tout cas leur fermeture n'a pas encore été envisagée.
  20. https://malijet.com/a_la_une_du_mali/248808-farabougou-les-fama-larguent-encore-des-vivres.html Les FAMa ont encore largué, le mardi 20 octobre 2020, des vivres à Farabougou. Cette action humanitaire significative au profit des populations contribue à soulager leur souffrance en attendant une solution efficiente. C'est un avion de transport Y-12 de l'Armée de l'Air qui a encore largué la cargaison de denrées de première nécessité sur le village. Cette opération a été rondement menée et coordonnée avec une équipe de largueurs des Commandos parachutistes. Elle participe de la volonté des autorités de soulager les populations et atténuer les effets néfastes des forces obscurantistes. https://lessor.site/cercle-de-niono-farabougou-sous-la-botte-des-terroristes.html (20 octobre 2020) Joint au téléphone hier après-midi, un habitant de Farabougou qui a requis l’anonymat, a confirmé que l’Armée a effectivement largué de vivres pour les habitants du village. Il a tout de même relevé que cette quantité était trop insuffisante pour les 3.000 âmes du village, privées de toute activité économique depuis plusieurs jours. «Nous n’avons reçu que cinq sacs de 50 kg de riz, autant de sucre, deux sacs de 25 kg de sel, cinq bidons d’huile et six cartons de spaghettis. Ce n’est pas suffisant pour tout le village et nous avons été obligés de partager ces vivres entre les familles dont la situation est vraiment critique», a confié notre interlocuteur, tout en confirmant que cela fait maintenant deux semaines que le village est assiégé par des terroristes lourdement armés. «Le jour où ils sont entrés au village, nous avons compté cinq véhicules dont quatre transportaient des armes. Certains djihadistes étaient à moto. Ils ont tiré sur des habitants du village qui se rendaient aux marchés de Diabali et de Dogofry. Il y a eu au moins dix morts et des blessés. Ils ont également pris en otage 22 personnes parmi lesquelles des femmes mariées et des enfants. Tous ont été relâchés sauf 9 jeunes garçons. Les djihadistes ont aussi enlevé nos animaux (des centaines de têtes), nos vivres et d’autres biens», a détaillé notre source de Farabougou. L’homme a ajouté que le pont donnant l’accès au village, via Diabali, a été saboté samedi soir par les assaillants. Cette situation est survenue au moment où les habitants de Farabougou avaient commencé les travaux de récolte dans leurs champs. N’ayant plus la possibilité de sortir du village, ils craignent de ne pouvoir faire la récolte. D’où leur cri de cœur à l’endroit des autorités. «Aujourd’hui, nous sommes prisonniers dans notre propre village, c’est inacceptable. Nous sommes des citoyens maliens et nous demandons aux autorités, à l’Armée de venir nous sortir de l’emprise des djihadistes, afin que nous puissions reprendre nos activités agricoles», a lancé notre interlocuteur.
  21. On n'attrape pas des mouches avec du vinaigre. Il faut bien voir que la modernisation rapide de la Chine dans les années Deng Xiaoping et suivantes ont été faites en grande partie grâce aux capitaux taïwanais - et Hongkongais - investis dans les "zones économiques spéciales" spécialement créées dans cette intention.
  22. Pas besoin d'une campagne d'influence pour que les Français aient des sentiments mitigés vis à vis de l'Allemagne. La guerre et l'occupation de 1870-1871 suffisent amplement. Une occupation ne génère que rarement des sentiments très chaleureux vis à vis de l'occupant.
  23. Au moins Chamberlain n'était pas antigermaniste. Voilà un grand homme, un vrai.