Wallaby

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  1. C'est aussi de la politique intérieure. Les élites politiques coréennes jusqu'à la période récente étaient issues des élites collaborationnistes de la période coloniale. Dénoncer le Japon, c'est dénoncer les Coréens qui ont collaboré avec le Japon, comme Park Chung Hee, et qui ont gouverné la Corée jusqu'aux années 1980.
  2. https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-le-point-sur-la-strategie-de-tests-en-france-1599496521 (8 septembre 2020) Depuis le 25 juillet dernier, la possibilité de pouvoir effectuer un test virologique (PCR) sans ordonnance et sans symptôme, tout en étant remboursé par la Sécu a tout chamboulé. Laboratoires d'analyses débordés, allongement des délais d'obtention d'un rendez-vous et des résultats, baisse drastique des stocks de réactifs (le produit qui permet de faire l'analyse), etc. De nombreuses voix s'élèvent, parmi les épidémiologistes, les biologistes ou les médecins, pour dénoncer un effet d'annonce lié à la quantité en totale contradiction avec le but cherché. Même point de vue chez Martin Blachier, médecin épidémiologiste, spécialiste en santé publique. "On teste trop de gens. 70% des personnes qui se font dépister pensent qu'ils ont été en contact avec le virus mais ce sont des tests de commodité, ça n'a aucun sens. Seulement 5% sont vraiment à risque. Il faut le faire le tri en mettant en place un interrogatoire", réclame-t-il. Du côté des médecins généralistes, le constat est identique. Le docteur Jacques Battistoni, président de MG France, le premier syndicat des généralistes du pays, le rappelle : "Dès cet été nous avons alerté qu'il y avait trop monde qui se faisait dépister, que les délais devenaient insupportables. Ce qui contraint nos patients symptomatiques à devoir faire la queue, ce n'est pas possible. Nous demandons la mise en place d'un système coupe-file pour eux, pour que ce soit plus rapide, et donc plus efficace".
  3. Tout le monde peut se sécuriser comme il veut, tant qu'il n’entraîne pas les autres dans sa folie liberticide. https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-nous-ne-voulons-plus-etre-gouvernes-par-la-peur-la-tribune-de-chercheurs-et-de-medecins-10-09-2020-8382387.php Il faut évidemment protéger les plus faibles. Mais de même que l'imposition du port du masque dans la rue, y compris dans les régions où le virus ne circule pas, l'efficacité du confinement n'est pas démontrée scientifiquement. Ces mesures générales et uniformes, imposées sous surveillance policière, relèvent davantage d'une volonté d'afficher une posture protectrice que d'une stratégie sanitaire précise. D'où leur grande volatilité depuis six mois. Beaucoup d'autres pays agissent avec plus de cohérence. Une coordination européenne serait nécessaire. Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l’Université de Paris ; Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS ; Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie à l’Université de Bordeaux ; Gilles Bœuf, professeur de biologie à Paris-Sorbonne Université ; Pierre-Henri Gouyon, professeur de biologie au Muséum national d’histoire naturelle ; Jean Roudier, professeur de rhumatologie à l’Université d’Aix-Marseille ; Louis Fouché, médecin, anesthésiste-réanimateur à l’Hôpital de la Conception ; Olivier de Soyres, médecin, réanimateur à la clinique des Cèdres ; Christophe Lançon, professeur de psychiatrie à l’Université d’Aix-Marseille ; Laurent Toubiana, épidémiologiste à l’Inserm ; Mylène Weill, biologiste, directrice de recherche au CNRS ; Anne Atlan, généticienne des populations et sociologue, directrice de recherche au CNRS ; Bernard Swynghedauw, biologiste, directeur de recherche émérite à l’Inserm ; Marc-André Selosse, professeur de microbiologie au Muséum national d’histoire naturelle ; Jean-Louis Thillier, médecin, immunopathologiste ; Jean-François Lesgards, biochimiste, chercheur au CNRS ; Alexandra Menant, biologiste, chercheuse au CNRS ; André Comte-Sponville, philosophe ; François Gastaud, chirurgien orthopédiste à Strasbourg ; Éric Desmons, professeur de droit public à l’Université Sorbonne Paris Nord ; Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l’Université de Bourgogne Franche-Comté ; Charalambos Apostolidis, professeur de droit public à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté ; Nicolas Sembel, professeur de sociologie à l’Université d’Aix-Marseille ; Dominique Crozat, professeur de géographie à l’Université de Montpellier ; Marnix Dressen-Vagne, professeur de sociologie à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ; Thomas Hippler, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Caen-Normandie ; Nicolas Leblond, maître de conférences en droit à l’Université Polytechnique Hauts-de-France ; Dominique Labbé, politiste, enseignant émérite à l’Université de Grenoble-Alpes ; Arnaud Rey, chercheur en psychologie au CNRS ; Mathias Delori, politiste, chercheur au CNRS ; Jacques Tassin, écologue, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) ; Sylvie Gourlet-Fleury, écologue, chercheuse au Cirad ; Emmanuelle Sultan, docteur en océanographie physique, ingénieure de recherche au Muséum national d’histoire naturelle ; Christophe Leroy, biologiste, docteur en biologie moléculaire et cellulaire ; Bernard Dugué, docteur en pharmacologie, docteur en philosophie
  4. https://en.yna.co.kr/view/AEN20200112001500315 (12 janvier 2020) Le ministère de l'éducation sud-coréen devrait introduire de nouveaux manuels d'histoire en mars, a déclaré dimanche une source, suite à un débat d'un an sur les manuels controversés qui ont été rédigés par l'administration conservatrice de Park Geun-hye. Les manuels rédigés et publiés sous l'ancien président disgracié avaient été critiqués pour leurs valeurs de droite et les prétendues tentatives de déformer les faits liés à la dictature de son défunt père Park Chung-hee pendant 18 ans. Les nouveaux manuels, la première version révisée à être publiée après la dispute, indiquent plus clairement les faits historiques, comme le fait de préciser que la guerre de Corée a commencé avec l'invasion du Sud par le Nord. La plupart des manuels ont augmenté la quantité et la profondeur des détails de la domination coloniale japonaise sur la Corée de 1910 à 1945 et des atrocités commises pendant la guerre. Certains manuels comportent des pages spéciales sur le travail forcé des Coréens en temps de guerre et sur le conflit territorial concernant Dokdo, l'îlot le plus à l'est du pays, qui a été une épine dans le pied des relations entre Séoul et Tokyo. Ils présentent également des activités modernes liées au passé colonial, comme un arrêt de la Cour suprême de 2018 qui a ordonné la compensation du travail forcé à Tokyo ou le rassemblement hebdomadaire du mercredi qui se tient pour protester contre l'esclavage sexuel en temps de guerre. Les manuels mettent également en lumière les exploits des femmes indépendantistes, qui étaient considérées comme insuffisamment traitées dans les manuels d'histoire.
  5. https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/1924625-emission-du-mercredi-9-septembre-2020.html nos capacités de test arrivent à saturation : 21:36 Christine Rouzioux : Il y a déjà des ruptures de réactifs dans certains endroits en France. (...) Tous les labos sont complètement débordés. Il faut absolument venir à leur aide car ils sont épuisés, ils ne vont pas pouvoir encaisser ni se préparer correctement à une nouvelle vague. https://www.dw.com/en/coronavirus-transmission-humidity-aerosols/a-54639765 (20 août 2020) une méta analyse apporte un éclairage sur le rôle de l'humidité : Selon leur rapport, l'humidité affecte la propagation virale de trois façons : la taille des gouttelettes, la façon dont les aérosols chargés de virus flottent pendant des "heures" et restent viraux sur les surfaces d'atterrissage. Dans les endroits humides, la gouttelette virale - une solution de sels, d'eau, de substances organiques et de virus attachés - se développe et tombe plus rapidement, "offrant moins de chances aux autres personnes de respirer les gouttelettes virales infectieuses". Mais dans l'air intérieur sec, les micro-gouttelettes réduites par l'évaporation deviennent plus légères et restent à la dérive - une "voie optimale" pour que les virus soient "inhalés par d'autres résidents, ou se fixent finalement sur des surfaces où ils peuvent survivre pendant de nombreux jours", prévient le rapport. Le maintien de l'humidité relative de la pièce entre 40% et 60%, "comme l'ouverture des fenêtres", dit-on, peut également réduire l'absorption des virus par les voies nasales d'une personne. "L'air sec rend également les muqueuses de notre nez sèches et plus perméables aux virus, a déclaré M. Ahlawat. Est-ce qu'il ne faudrait pas que les lieux collectifs (Ehpads, magasins, restaurants, lieux de travail) fassent des mesures régulières d'hygrométrie installent des humidificateurs d'air, surtout en hiver lorsque l'air va être desséché par le chauffage ?
  6. https://news.cgtn.com/news/2020-09-10/Foreign-nationals-visit-Leshan-Giant-Buddha-after-COVID-19-TEzHIB0Hao/index.html Visite du grand Bouddha de Leshan (au bord du fleuve Yang Tsé) le 7 septembre. Personne ne porte de masque.
  7. Ce qu'a fait la Chine et qui a été efficace n'a rien à voir avec le port inutile du masque à l'extérieur. Autant porter un grigri magique.
  8. Contrairement au masque à l'intérieur, le masque à l'extérieur est une mesure qui ne se justifie pas sur le plan épidémiologique [1]. Le temps passé à communiquer et à mettre en œuvre cette mesure est donc du temps perdu. C'est une mesure dilatoire qui ne fait que retarder la mise en œuvre de mesures sérieuses, justifiées scientifiquement, de contrôle de l'épidémie. De plus, cette mesure utilisée sans discernement met en péril un certain nombre de valeurs précieuses de liberté et d'humanisme comme le soulignent les psychologue hospitalier et médecin Vincent Feireisen et Christian Chartier : https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/bas-rhin-port-du-masque-exterieur-pas-changement-strasbourg-ajustements-communes-alentours-1870010.html (7 septembre 2020) Vincent Feireisen et Christian Chartier de reprendre les termes utilisés par le gouvernement : pour le ministère, porter le masque tout le temps permet "« d’acclimater » la population, de favoriser l’apparition d’un véritable réflexe. Plutôt que de parier sur l’intelligence collective et les ressources individuelles de chacun, s’agirait-il de nous réduire à l’état d’animaux (les animaux du Jardin d’Acclimatation !) ou de robots incapables de penser et de réfléchir (cf. « 1984 » ou « Le meilleur des mondes ») ? Il faut bien comprendre ce qui est écrit dans ce paragraphe : si l’autorité publique dit qu’il faut porter le masque, nous devons obtempérer sans discuter, en tout lieu et toute heure, même si la distance physique est possible et qu’il n’y a pas un chat autour de nous (et donc obéir sans réfléchir à une règle qui n’a pas de sens!) C’est une conception de la société et de l’être humain à laquelle nous ne pouvons souscrire." C'est un retour à l'obscurantisme d'avant les Lumières. [1] Voir les prises de position d'Eric Caumes (chef du service des maladies infectieuses à la Pitié-Salpétrière) , de Stéphane Gayet, infectiologue, des médecins Gérald Kierzek et Dominique Dupagne, de Christian Lehmann, médecin et écrivain , de Martin Blachier, épidémiologue , et de Catherine Hill, épidémiologiste et biostatisticienne .
  9. Je n'ai pas trouvé de paragraphe parlant des masques. La première page porte sur les débits de boisson, et la deuxième sur les rassemblements.
  10. https://www.francetvinfo.fr/monde/elections-en-bielorussie/bielorussie-l-opposante-maria-kolesnikova-actuellement-incarceree-va-porter-plainte-pour-enlevement_4101293.html (10 septembre 2020) Après sa disparition forcée, l'opposante au pouvoir biélorusse va continuer son combat depuis la prison. Maria Kolesnikova est actuellement incarcérée et va déposer plainte contre des membres des services de sécurité pour "enlèvement" et "menaces de mort".
  11. source : https://www.ecdc.europa.eu/en/cases-2019-ncov-eueea source : https://www.ecdc.europa.eu/en/geographical-distribution-2019-ncov-cases
  12. https://www.heraldscotland.com/news/18710705.shetland-looks-independence-scotland/ (10 septembre 2020) En ces temps "d'incertitude constitutionnelle" au Royaume-Uni et en Europe, les îles Shetland décident "d'explorer les options" pour l'auto-détermination politique et financière.
  13. https://www.sfchronicle.com/california-wildfires/article/Shutoffs-PG-E-begins-inspections-to-restore-15553631.php (9 septembre 2020) La procédure a commencé à l'aube - si l'on peut dire, vu le ciel orange et enfumé - mercredi pour les clients des comtés de Sonoma et Napa, des contreforts de la Sierra et de la vallée de Sacramento. L'électricité avait été coupée par étapes, à partir de la fin du lundi et jusqu'au mardi matin, dans le cadre du programme du service public visant à empêcher que ses lignes et ses équipements ne déclenchent des incendies par temps venteux et sec. Les équipes des services publics ont trouvé 27 incidents de dommages ou de dangers, tels que des arbres abattus ou des branches sur des fils, et M. Quinlan a déclaré que les fonctionnaires s'attendent à ce que ce nombre augmente à mesure que les inspections se poursuivent. Quinlan a déclaré que chacun de ces incidents aurait pu déclencher un incendie qui aurait pu être "très, très difficile à contrôler". Il a également souligné que la végétation sèche et les rafales de vent qui ont atteint jusqu'à 106 km/h dans le comté de Butte sont des rappels cruciaux des raisons pour lesquelles le service public coupe l'électricité pour la sécurité publique.
  14. https://www.sfchronicle.com/bayarea/article/Bay-Area-awakes-to-foreboding-smoke-choked-15553731.php (9 septembre 2020) Le soleil, qui est généralement fiable, a fait sa grasse matinée mercredi. C'est ainsi que cela s'est passé dans toute la région de la baie, la fumée d'innombrables feux de forêt se sont mélangés aux nuages et au brouillard pour teinter le ciel, et à peu près tout le reste, d'un orange brûlé foncé. Certaines personnes ont dit qu'elles avaient l'impression de vivre sur la planète suivante, la rouge. D'autres ont dit que c'était comme une éclipse solaire, mais plus longue, ou l'apocalypse, mais moins biblique. D'autres encore ont dit que l'obscurité était une métaphore de la vie à l'époque du réchauffement climatique, de la pandémie, des troubles sociaux, de l'électoralisme sans fin. C'était étrange et de mauvais augure. Combien de temps cela allait-il durer, ce n'était pas clair, comme le ciel. Pour la toute première fois, le lever du soleil de demain ne semblait plus une chose sûre. Au zoo de San Francisco, les oiseaux et les koalas ont reçu de la lumière artificielle. Les sentiers non éclairés ont été fermés aux visiteurs. "Certains de nos animaux étaient confus parce que le soleil ne paraissait pas", a déclaré Nancy Chan, porte-parole du zoo de San Francisco. Malgré la brume, il y avait peu d'odeur de fumée sur la majeure partie de la Bay Area, et la qualité de l'air dans la plupart des zones était soit bonne soit modérée, selon les capteurs du Bay Area Air Quality Management District.
  15. https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/le-fleau-du-colonialisme-vert-interview-de-guillaume-blanc?id=11572317 (9 septembre 2020) Interview de Guillaume Blanc, historien de l'environnement, auteur de l’essai "L'invention du colonialisme vert. Pour en finir avec le mythe de l'Eden africain". https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-de-lhistoire/comment-lecologie-vint-au-colonialisme-francais (1er septembre 2020) Et l’objet sur lequel se penche Guillaume Blanc pour déconstruire un discours élaboré en toute bonne conscience écologique, c’est l’invention des parcs naturels. Parce que des parcs protégés en Afrique, il y en a environ 350 ! 350 sites classés qui conservent la nature pour nous au cas où nous aurions envie d’y faire un tour ou pour certain d’y faire un petit safari entre amis. Cette naturalisation de l’Afrique se fait violence quand les dispensateurs de labels prestigieux tel que l’UNESCO impriment dans leur cahier des charges des obligations qui conduisent à exproprier leurs habitants, voir à déplacer des villages entiers, comme celui de Gich au sein du parc de Simien en Ethiopie, que l’État avait réussi à faire inscrire sur la Liste du patrimoine mondial en 1978. 2500 personnes sont déplacées en 2016 au motif qu’ils détruiraient leur environnement par leurs activités d’élevage et d’agriculture vivrière sans conscience de la valeur du sol qu’ils occupent depuis des générations. L’Unesco a félicité officiellement l’Éthiopie pour ces mesures de prévention et une fois le péril disparu, le Simien a réintégré la prestigieuse Liste. Ce colonialisme vert c’est le paroxysme des contradictions : protéger de manière autoritaire des îlots de nature au mépris de leur population et organiser en toute bonne conscience la destruction de ce qui reste autour. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/06/02/l-union-europeenne-reduit-son-soutien-au-wwf-accuse-de-bafouer-les-droits-des-pygmees-au-congo_6041555_3212.html (2 juin 2020) L’Union européenne réduit son soutien au WWF, accusé de bafouer les droits des Pygmées au Congo L’appui à la création du parc naturel de Messok Dja est suspendu. Bruxelles va passer au crible ses financements aux aires protégées en Afrique centrale. L’Union européenne (UE) a décidé de suspendre une partie de ses financements au Fonds mondial pour la nature (WWF), en raison de manquements au respect des droits humains dans le projet de création de l’aire protégée de Messok Dja, au Congo-Brazzaville. La sanction, entrée en vigueur le 17 avril, n’a fait l’objet d’aucun communiqué de presse. Elle constitue pourtant un sévère avertissement pour la plus grande organisation mondiale de protection de la nature et donne pour la première fois gain de cause aux communautés autochtones du bassin du Congo menacées d’éviction par un projet de conservation. Or l’UE, après avoir mandaté sur le terrain l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) pour vérifier les allégations exprimées par plusieurs Baka sur la violence des écogardes sous la supervision du WWF, conclut qu’il existe « des failles » dans le processus de consultation. Auparavant, des ONG congolaises et l’association de défense des peuples autochtones Survival International avaient déjà alerté à de nombreuses reprises sur les menaces et les mauvais traitements que subissent ces populations. Il est probable que la plainte déposée auprès du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) par six communautés baka vivant à proximité de Messok Dja, en 2018, ait aussi motivé la décision de la Commission européenne. Le PNUD appuie également le projet d’aire protégée. Les conclusions de l’audit mené par le bureau indépendant chargé du respect des normes sociales et environnementales dans les projets financés par l’agence onusienne, rendues publiques le 10 mars dans un rapport préliminaire, confortent les critiques à l’encontre du WWF. Ses auteurs déplorent de la part de l’ONG un « manque de compréhension » de ce que devrait être un processus de consentement préalable. Le WWF continuera de bénéficier de financements européens pour aider le gouvernement à lutter contre le braconnage. Mais il n’est plus question d’apporter un soutien à la création du parc de Messok Dja tant que les Baka n’auront pas donné leur consentement, après avoir été réellement écoutés.
  16. https://reporterre.net/Sur-les-traces-de-John-Muir-vagabond-et-pionnier-de-l-ecologie (8 septembre 2020) Au cours de son voyage, John Muir se prend d’amour pour le Yosemite (situé dans l’actuelle Californie). Il y construit une cabane sur pilotis. Au milieu de son salon coule une rivière. Dehors, l’ours rode. L’automne, des nuées de pigeons migrateurs couvrent le ciel. Ils sont plus de deux milliards à traverser l’Amérique du Nord « comme des vagues géantes giclant d’une écume noire ». Exterminés par les hommes, ils disparaîtront brutalement. Le dernier spécimen mourra dans un zoo en 1914 à quelques mois d’intervalle de John Muir. C’est la fin d’une époque. En marchant dans les bois, John Muir prend conscience des ravages de la civilisation et de la folie du capitalisme, même s’il ne le nomme pas ainsi. Les scieries poussent plus vite que les arbres. Le pastoralisme érode les sols. Les chemins de fer et les mines balafrent le paysage. Sans oublier les villes qui pullulent et où le voyageur se sent un parfait étranger. La notion d’écologie n’existe pas encore mais John Muir réalise que le monde qu’il voit est voué à disparaître. « Toute destruction est alors un blasphème et annonce la destruction de l’homme », écrit Alexis Jenni. Devenu rapidement célèbre grâce à ses écrits, le voyageur luttera toute sa vie pour la création des parcs naturels. Il fondera en 1892 le Sierra Club, la première association environnementale aux États-Unis, qui existe encore. En 1903, il rencontrera le président Théodore Roosevelt, qui dira de lui : « C’est l’homme le plus libre que j’ai jamais rencontré. » Pour Pinchot, un camarade de Muir, « la gestion scientifique et contrôlée des ressources naturelles se doit d’être rentable, justifiant ainsi la protection du gouvernement », précise Alexis Jenni. John Muir se brouille avec lui et pique une terrible colère, « outré comme pour une faute de goût ». Il refuse en bloc les troupeaux et toutes « ces misérables activités humaines qui détruisent la Création ». Il ne s’agit de rien moins que de « protéger la beauté », quitte à envoyer l’armée et ses tuniques bleues chasser les bergers, les braconniers mais aussi les membres des Premières Nations alors qu’ils vivent là depuis des milliers d’années. Récemment, le Sierra Club a d’ailleurs pris ses distances avec son père fondateur. « Il est temps d’abattre certains de nos propres monuments », a déclaré cet été Michael Brune, le nouveau président de l’association, alors que le mouvement Black Lives Matter battait son plein. Non seulement John Muir qualifiait dans ses propos les Amérindiens de « sales » et les Noirs de « paresseux », mais il était également très proche d’autres membres du club, tels que Joseph LeConte et David Starr Jordan, qui appelaient à la stérilisation des Noirs et à la promotion de la race par l’eugénisme, comme le rapporte The Guardian.
  17. C'est dommage pour les Japonais de ne pas avoir découvert plus tôt le gisement de pétrole de Daqing (au milieu du Mandchoukouo). Il ne sera découvert qu'en 1959.
  18. Même sans ressources, la Sibérie offre de la profondeur stratégique. Repousser les Russes - soyons fous, à l'Ouest de l'Oural - permet de sécuriser le Mandchoukou et la Corée qui est en fait le Japon, puisque la Corée a été annexée au Japon en 1910. Cela permet aussi d'empêcher la Russie de soutenir ses alliés chinois : Kuomintang et Communistes, sans parler des résistants coréens comme Kim Il Song. Oui mais si les Américains restent neutres et continuent de fournir du pétrole, pas besoin d'aller envahir l'Indonésie. L'embargo américain sur le pétrole est déclaré en août 1941, il est consécutif à l'invasion japonaise de l'Indochine française du nord (1940) puis du sud (fin juillet 1941).
  19. https://www.faz.net/2.1755/horst-seehofer-kritisiert-den-presserat-wegen-taz-kolumne-16945112.html (9 septembre 2020) Le ministre fédéral de l'intérieur Horst Seehofer (CSU) a sévèrement critiqué le Conseil de la presse allemande pour sa décision sur la rubrique controversée "Abolir la police : tous les flics sont incapables de travailler". La commission avait rejeté mardi les plaintes contre le texte de la "tageszeitung" (taz). "Pour moi, cette évaluation est une banalisation intolérable", a déclaré M. Seehofer mercredi à Berlin. Dans le texte, les officiers de police sont publiquement traités d'ordures. Le Conseil allemand de la presse considère que c'est une question de goût, a critiqué M. Seehofer. "Si tout un groupe professionnel, qui assume ses responsabilités pour nous tous les jours, est délibérément rabaissé et dénigré de cette manière brutale, ce n'est plus une question de goût, mais de notre système de valeurs commun", a déclaré le ministre. Si l'on peut dire que les gens sont à leur place sur les ordures, dit-il, ce système de valeurs a "manifestement déraillé". La commission des plaintes du Conseil de la presse avait traité mardi la rubrique du "taz" du 15 juin. Elle est arrivée à la conclusion que le jeu d'idées de l'auteure, selon qui seule la décharge est un lieu approprié pour les ex-policiers, est couvert par la liberté d'opinion. Le texte disait : "Spontanément, je ne peux penser qu'à une seule option appropriée : la décharge. Non pas comme des éboueurs avec les clés des maisons, mais sur la décharge, où ils ne sont vraiment entourés que d'ordures. "Je suis sûr qu'ils se sentent plus à l'aise parmi les leurs."
  20. Sur le coronavirus, ça a été un peu la même chose pour beaucoup de dirigeants occidentaux, d'Emmanuel Macron allant ostensiblement au théâtre pour dire aux gens de ne surtout rien changer à leurs habitudes, au maire de New York Bill de Blasio : l'idée était de ne rien changer pour ne pas porter atteinte à l'économie :
  21. Si on en croit Wikipedia, la République de Chine (aujourd'hui Taïwan) aurait reconnu la Mongolie indépendante le 5 janvier 1946, mais sans échanger d'ambassadeurs. En 1949, la Mongolie a reconnu la République Populaire de Chine (donc rompu les relations avec Taiwan) https://en.wikipedia.org/wiki/Mongolia–Taiwan_relations Les relations ont changé en 2002, quatre-vingt-onze ans après la première déclaration d'indépendance de la Mongolie. À l'époque, la République de Chine ne reconnaissait toujours pas la Mongolie comme un pays indépendant ; les cartes officielles de la République montraient encore la Mongolie comme son territoire. Lorsque le Yuan exécutif, sous l'administration du Parti progressiste démocratique, a annoncé que les ressortissants mongols auraient droit à des visas plutôt qu'à des permis d'entrée lorsqu'ils se rendraient à Taiwan, au même titre que les ressortissants étrangers, le Yuan législatif, contrôlé par le Kuomintang, a critiqué l'application de cette décision, car il n'avait pas été consulté à ce sujet[11]. Par la suite, les représentants des deux gouvernements ont convenu d'ouvrir des bureaux dans leurs capitales respectives ; le bureau de République de Chine à Oulan-Bator a été ouvert en septembre de cette année-là. Le ministère de l'Intérieur de la République de Chine a alors décidé de ne plus inclure la Mongolie sur ses cartes officielles du territoire de la République de Chine et, le 3 octobre 2002, le ministère des Affaires étrangères a annoncé que la République de Chine reconnaissait la Mongolie comme un pays indépendant[12]. https://zh.wikipedia.org/zh-cn/中華民國與蒙古國關係 En janvier 2002, le Yuan exécutif de la République de Chine a modifié l'article III des règles d'application du règlement sur les relations entre le peuple de Taïwan et la Chine continentale afin d'exclure la "Mongolie extérieure" de la définition de la Chine continentale[22]. En septembre de la même année, les deux parties ont établi des bureaux de représentation de type ambassade à Taipei et Oulan-Bator. Le ministère de l'Intérieur de la République de Chine a annoncé qu'à compter du 3 octobre 2002, la Mongolie serait retirée des cartes officielles en tant que territoire de la République de Chine et que la "Carte complète de la République de Chine" ne serait plus publiée [Note 5] [23]. Le même jour, le ministère des Affaires étrangères de la République de Chine a également annoncé que la République de Chine avait reconnu à nouveau la Mongolie comme un État indépendant [24][25]. [24][25] Cependant, les Annales de la République de Chine, jusqu'en 2005, ont continué à affirmer une frontière légale de 11 418 174 kilomètres carrés (la frontière nominale de la République de Chine pendant la période continentale) et une frontière terrestre qui s'est arrêtée pour la plupart à la fin du traité de la dynastie Qing, c'est-à-dire incluant la Mongolie extérieure[26]. [26] Le 3 octobre 2005, les codes de zone administrative jurisprudentiels des provinces (villes) et des comtés (municipalités) ont également été abandonnés[27]. La même année, l'Annuaire de la République de Chine a également cessé de répertorier les zones continentales dans le chapitre "Terre" [28]. Désormais, seules les zones administratives du dominion de facto (c'est-à-dire Taiwan, Penghuang, Jinma) sont répertoriées dans la littérature gouvernementale. En 2007, l'ancien président mongol Ponsalma Ochirbat s'est rendu à Taiwan pour participer au Forum mondial sur la démocratie émergente, où il a rencontré le président de l'époque, Chen Shui-bian, et visité le musée du Palais national [29]. [29] Le 21 mai 2012, le Conseil des affaires continentales du Yuan exécutif a publié un communiqué de presse déclarant que "I. Lorsque la Constitution de la République de Chine a été promulguée en 1946, l'indépendance de la Mongolie (communément appelée Mongolie extérieure) était déjà reconnue par notre gouvernement, par conséquent, la Mongolie n'était plus un "territoire inhérent" comme le stipule l'article 4 de notre Constitution. '. Bien que le ministère des Affaires étrangères ait proposé d'abroger le Traité d'amitié et d'alliance entre la Chine et l'Union soviétique par une résolution du Yuan législatif en l'an 42 (1953), il n'a pas achevé le processus de modification de la Constitution et du territoire". "Dans une lettre datée du 8 juillet an 91 (2002), le ministère des affaires étrangères a écrit : "La Mongolie est devenue un État souverain et indépendant et est membre des Nations unies. La reconnaissance d'un État en droit international est, en principe, "inconditionnelle et irrévocable", et les conditions de cette reconnaissance existent encore aujourd'hui". [22] Le 15 septembre 2017, la Commission mongolo-tibétaine a été supprimée et ses anciennes activités ont été reprises par le ministère de la Culture, le ministère des Affaires étrangères et le Comité continental du Yuan exécutif. Le ministère de la Culture a créé le Centre culturel mongolo-tibétain sur l'ancien site de la Commission mongolo-tibétaine[30] ; les opérations d'échanges avec la Mongolie ont été réalisées par le ministère des Affaires étrangères. [31] Le 30 juillet 2020, suite au décès de l'ancien président de la République de Chine, Lee Teng-hui, Ganbaatar Khuyag, président du comité exécutif de l'Association mongole pour la coopération avec les amis et les nations du Pacifique, a écrit au ministère des Affaires étrangères de la République de Chine pour lui exprimer ses condoléances. [32]
  22. https://www.smh.com.au/politics/nsw/we-will-look-at-the-whether-the-coalition-continues-crunch-day-in-koala-war-20200909-p55u0r.html La coalition au pouvoir en Nouvelle Galle du Sud menace d'éclater suite à un désaccord sur la politique de protection des koalas.
  23. https://www.smh.com.au/world/europe/mps-from-eight-countries-form-new-global-coalition-to-counter-china-20200604-p54zqj.html (5 juin 2020) Un groupe de 19 députés de huit pays et le Parlement européen, représentant une panoplie de partis de tout l'éventail politique, ont annoncé une nouvelle coalition internationale de législateurs qui souhaitent que leurs gouvernements adoptent une position plus ferme et collective à l'égard de la Chine. http://www.sixthtone.com/news/1006151/suzhou-backtracks-on-civility-code-for-monitoring-residents (7 septembre 2020) Suite à des critiques, la ville de Suzhou rétropédale sur son système de notation sociale. Le plan a été largement critiqué en ligne, beaucoup le qualifiant de "suffocant" et "inutile". "C'est un début affreux. Les choses qui sont d'abord seulement "encouragées" finiront par être obligatoires", a commenté un utilisateur dans un article connexe sur la plateforme de microblogging Weibo. "Les big data nous mettront tous à nu, et cela marquera le début de notre perte de liberté."
  24. Elle n'est pas récente puisqu'elle date du mois de mars, et qu'elle concerne un incident dans un bus survenu le 22 janvier. Et c'est bizarre que tout le monde ne parle que de cette étude, comme s'il n'y en avait aucune autre du même type pour étayer ou infirmer cette théorie et éclairer la science. https://www.scmp.com/news/china/science/article/3074351/coronavirus-can-travel-twice-far-official-safe-distance-and-stay (9 mars 2020) Un médecin de Pékin impliqué dans le diagnostic et le traitement des patients atteints de Covid-19 a déclaré que l'étude avait laissé certaines questions sans réponse. Par exemple, les passagers assis juste à côté des transporteurs n'étaient pas infectés, bien qu'ils aient été les plus exposés aux aérosols porteurs de la maladie. "Nos connaissances sur la transmission de ce virus sont encore limitées", a-t-il déclaré.