Kiriyama

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  1. Actuellement, il y a un gros débat dans certains cantons autour de la chasse. L'occasion de rappeler qu'à une époque, en Suisse, on chassait le loup-garou. A découvrir ici.
  2. J'ai pensé à quelque chose. On a dans chaque numéro un excellent article sur un véhicule blindé (par Pierre Petit), et est-ce que ce serait possible de consacrer un gros dossier aux projets soviétiques inaboutis ? Les Objekts (477, 490A, 279, 292, 785...), leur historique, les innovations qu'ils apportaient et pourquoi ils n'ont pas abouti. Certains étaient très innovants. Un tout grand merci !
  3. En effet, la France et l'Europe en général ont plus intérêt à parler aux Allemands qu'aux Anglo-saxons.
  4. Pour l'allemand, comme dit plus haut, les gens se disent que l'anglais suffit. Après, il y a peut-être un déficit d'attractivité culturelle, ce qui est bien dommage car la langue est plus belle qu'on ne le pense et la culture germanique riche. Et pour plussoyer Tancrède, en France la priorité doit être l'apprentissage du français.
  5. Pour les connaisseurs seulement !
  6. Pour le coup, c'est un avantage plutôt triste.
  7. En même temps, ce ne serait pas un mal de refaire des jeux d'avions qui soient de qualité.
  8. La suite... Le nouveau corps de bataille italien reprend les combats en août 1942, en coopération avec les troupes allemandes. Les combats sont couronnés de succès, et les troupes italiennes donnent satisfaction aux Allemands. Toutefois, les Italiens sont lancés à l'assaut du saillant de Serafimovitch sur la rive occidentale du Don. Mais les frontovikis résistent farouchement et les Italiens sortent essorés de ces combats. Les troupes italiennes sont placées en défensive et renforcées par une division panzers, mais ce groupement reste fragile et les Russes vont en profiter. Fin août, les Soviétiques attaquent et les Italiens résistent vaillamment et contre-attaquent même par endroit. Mais la résistance russe se raidit et les Italiens subissent à nouveau de lourdes pertes. A cette occasion, les chenillettes L6/40 "font connaissance" avec les fusils de sniping lourd soviétiques qui arrivent à les traverser sans problème. Finalement, les Italiens se replient. Les Italiens vont avoir un autre rôle, sur la mer Noire où les Allemands comptent sur l'aide italienne pour faire tomber la Crimée. Cette fois, ce sont les Allemands qui vont emprunter du matériel à leur allié, puisqu'ils réclament les canots explosifs, petits submersibles et autres torpilles humaines dont disposent les Italiens. Le but est de perturber le transport fluvial soviétique. Finalement, les Italiens remporteront quelques succès sur mer (quelques cargos et sous-marins naviguant en surface seront coulés), mais de toute façon le faible trafic maritime soviétique ne permettront pas aux Italiens de se mettre en évidence. Les Italiens participeront logiquement à l'offensive sur Stalingrad, où ils sont chargés de protéger les flancs des armées allemandes. Mais Adolf Hitler est conscient de la faiblesse de son allié et fait placer trois division de la Heer sur les arrières italiens. Mais rien ne pourra résister aux opérations Uranus et Petite Saturne, qui taillent en pièces les troupes de l'Axe. Apparemment, les Allemands avaient parfaitement anticipé une offensive soviétique, mais complètement sous-estimé les moyens déployés par leur adversaire. Le manque de moyens antichars et la logistiques défaillantes participeront à l'effondrement des troupes italiennes. Mais les Italiens remportent quand même quelques succès locaux, comme à Osetrovka le 11 décembre, où ils repoussent les assauts russes avec l'aide d'une section de Stukas. Entre le 12 et le 15 décembre les Russes multiplient les assauts, que les Italiens repoussent systématiquement. Les Russes ne cachent pas la résistance italienne dans leurs journaux d'unités. Finalement, il faudra 26 divisions et l'usage massif de l'artillerie pour faire craquer les Italiens et les obliger à se replier à partir du 16 décembre. Les colonnes italiennes arrivent à se remplier, échappant plusieurs fois à l'encerclement et lançant même quelques contre-attaques retardatrices. Finalement, les survivant sont regroupés et renvoyés en Italie. Pendant cette période de débâcle, les Alpinis combattront avec plusieurs divisions allemandes, comprenant des unités de StuG, le bataillon Grossdeutschland, la Div. Florian Geyer… afin de défendre les flancs du Heeresgruppe B. De nouveau, les Italiens se battent efficacement, repoussant plusieurs assauts. Le 8 janvier, le général italien Garibaldi fait savoir aux Allemands que les Russes pourraient massivement attaquer dans le secteur tenu par le XXIV. Panzers Korp, dans le secteur du Don, mais son avis n'est pas pris en compte. Pour l'état-major allemand, les Russes n'ont plus les moyens de lancer de grandes offensives. Le 12 janvier puis le 14 les Russes attaquent pourtant massivement et percent à plusieurs endroits, et le front ne tarde pas à s'écrouler. Le 15 janvier, des blindés soviétiques font irruption sur les arrières italiens à Rossoch. Si les auteurs allemands attribuent la mise en déroute des blindés russes aux hommes de la SS Fegelein, ce sont bien les Italiens qui arriveront à les repousser. Le 16 janvier, Garibaldi donne l'ordre à ses hommes d'abandonner leurs positions devenues intenables. Les Italiens vont alors retraiter dans des conditions épouvantables. Les Russes, qui connaissent les mouvements de troupes ennemis grâce aux observations aériennes et aux écoutes radios, tendent régulièrement des embuscades. Plusieurs unités italiennes se sacrifieront également pour permettre à d'autres de se replier. C'est le 31 janvier que les Italiens arrivent finalement en sécurité à Schebekino. Sur 70.000 hommes ayant retraités, seuls 27.500 arriveront à bon port. La campagne italienne en Russie est terminée. La fois suivante, je parlerai du rôle des Italiens dans la guerre d'anéantissement à l'Est et de leurs relations avec les Allemands.
  9. Je viens juste de le découvrir, mais un Terminator Renaissance sortira le 15 novembre 2019. Ca a l'air plus que correct. Graphiquement honnête, l'ambiance semble bien respectée.
  10. Il y a quelques interviews de Tim Miller et James Cameron qui traînent, et elles sont… lunaires.
  11. J'ai commencé ma lecture. En effet, l'engagement italien en Russie est essentiellement politique. Mussolini veut profiter de la victoire allemande et y avoir contribué pour bénéficier de retombées économiques (les matières premières de l'Union soviétique), mais aussi politique en redorant son blason. Evidemment, en s'engageant auprès des Allemands, Mussolini se met d'entrée de jeu en position de vassal puisqu'il n'a absolument pas les moyens de pourvoir au ravitaillement de ses troupes, pour lequel il va complètement dépendre de son allié nazi. De plus, les Allemands n'ont jamais eu l'intention de partager les ressources naturelles de l'Union soviétique. Dès juin 1941, Adolf Hitler envoie une missive à Franz Halder qui dit qu'il "est hors de question de laisser les Italiens s'approcher de la Crimée." Pour constituer son corps de bataille russe, l'armée italienne est obligée de puiser dans les renforts qui étaient destinés à l'Afrique, y compris pour les camions. L'armée italienne en rassemble 5.000, certains étant réquisitionnés à des entreprises civiles. Il en est de même pour l'artillerie, les canons étant en partie prélevés sur ce qui devait partir sur le front africain. Néanmoins, l'état-major italien sélectionne des troupes expérimentées pour l'aventure russe : la 9e et 52e division d'infanterie et la 3e division Celere quo ont combattu en Yougoslavie. Le reste des troupes est composé de soldats provenant des régions septentrionales de l'Italie. Au total, le premier contingent compte 62.000 hommes et aucun char, jusque une soixantaine de chenillettes. Contrairement à ce que l'on a souvent raconté, les Italiens se battent bien à leur arrivée en Russie. C'est le 11 et 12 août 1941 que le corps de bataille italien connaît son baptême du feu, entre le Dniestr et le Boug. Les troupes italiennes s'y battent efficacement, bien épaulées par la 11e Armée allemande, et reçoivent les compliment du général von Schobert, qui commande la 11e Armée. Mais cette bonne prestation va aussi avoir une conséquence funeste : les Italiens, jusque-là considérés comme des troupes à check-point, seront placés le 14 août sous le commandement du Panzergruppe 1et employés pour des tâches d'assaut en première ligne… pour lesquelles ils ne sont pas préparés ! La division Pasubio relève aussi la division S.S. Viking sur le Dniepr et résiste bien aux assauts russes. Les Allemands vont désormais prendre l'habitude d'en réclamer toujours plus à leur allié italien, pourtant insuffisamment préparés à une guerre d'une telle ampleur. Jusqu'à Stalingrad, les Italiens participent à différents assauts où ils se comportent à chaque fois très bien, mais souffrent d'une logistique de plus en plus déficiente. Les Allemands, qui avaient promis d'assurer le ravitaillement des soldats italiens, donnent la priorité au ravitaillement de leurs propres troupes. Les prises de bec entre responsables allemands et italiens ne cesseront plus. Malgré tout, jusqu'à la fin 1941, les Italiens tiennent bien leurs secteurs et repoussent plusieurs attaques russes, notamment grâce à l'aide d'unité blindées allemandes. Mais les troupes italiennes sont à bout de forces et lorsque Mussolini envisage d'envoyer des renforts, le général Giovanni Messe s'y oppose. Pour lui, ça n'a aucun intérêt d'envoyer des troupes supplémentaires alors que l'on peine déjà à équiper et ravitailler celles qui sont sur place. Mais on ne tient pas compte de son avis, et 200.000 hommes supplémentaires sont envoyés, ce qui impose de dépouiller des unités existantes pour les équiper. La suite au prochain numéro…
  12. Pour Fritz Bayerlein et cette histoire d'infirmière, j'avais pour plaisanter suggéré que l'infirmière dont on ne retrouve aucune trace aurait pu être un infirmier. Eh bien ce n'est pas totalement impossible ! Des rapports de la police allemande, antérieurs à 1933, pointaient sa bisexualité. Il a toutefois su soustraire ces rapports aux autorités. Fritz Bayerlein avait aussi des origines juives. A lire dans : Bryan M. Rigg, La Tragédie des soldats juifs d'Hitler, Éditions de Fallois, 2003.
  13. Après quelques recherches, ce que j’ai dit plus haut a été confirmé par les intéressées : Cameron et Miller. Dans une interview, Cameron reconnaît aussi que le montage du film a été un carnage entre lui et Miller, les deux hommes n’étant d’accord sur rien.
  14. Oui, la date de l'opération allemande n'avait pas été choisie au hasard. Et l'offensive allemande était déjà en échec stratégique avant que l'aviation alliée ne puisse reprendre ses opérations. Le retour de l'aviation alliée a été le dernier clou dans le cercueil de l'opération allemande, déjà à l'arrêt par manque de carburant, l'arrivée de renforts terrestres et les pilonnages d'artillerie alliée.