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Alexis

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  1. Euh je n'en suis pas sûr Je rappelle qu'on est sur un fil concernant la guerre Russie-Ukraine. Qui est encore en cours. Et dont le résultat final n'est pas connu.
  2. "Nous devons, nous pays européens..." Oui. Plus précisément, dans l'idéal nous les pays européens. Sinon, nous la France. C'est indispensable, et sur les sujets vraiment importants mieux vaut le cas échéant avoir raison tout seul que se tromper à beaucoup. J'aimerais bien que le PR remette l'église au centre du village, en pratique rappelle les fondamentaux, idéalement avec un bon petit scandale comme il a déjà su en susciter à l'occasion. Un rappel bien senti de l'article 6 du traité de l'Atlantique, définissant son étendue en Amérique du Nord, Europe, Turquie et pour la partie maritime "dans la région de l'Atlantique Nord au nord du Tropique du Cancer". Peut-être devant une carte du Monde, et ensuite il montrerait où se situe la mer de Chine du Sud, où se situe la Chine elle-même, avec une remarque bien explicite et bien lourde sur le fait que c'est pas inclus dans le périmètre du Traité. Afin que même parmi les plus géographiquement-challengés chacun comprenne la conclusion "Donc l'Alliance atlantique n'interviendra pas militairement en Extrême-Orient ni ne s'y déploiera, à moins qu'une puissance de cette région n'ait au préalable attaqué militairement la zone couverte par le Traité. La France y veillera" Après il ne resterait qu'à laisser les piailleurs piailler. Toujours bien faire, et laisser braire Et la règle de l'unanimité a du bon. Monsieur Orban l'a bien vu en UE, Monsieur Erdogan en OTAN, et ça vaut pour la France aussi. Rien n'empêchera bien sûr le pays européen membre de l'OTAN X ou Y d'envoyer des forces aux côtés des Etats-Unis pour appuyer leur grande querelle contre la Chine, si ça leur chante. Juste : SANS l'étendard de l'OTAN. Pourvu que nous ayons un président prêt à mettre les points où ils doivent être.
  3. Attention, il s'agit là d'informations datant de 1995. On y apprend effectivement que les stocks d'obus de 105, 155 et 203 mm dépassent les 20,4 millions pour l'US Army et 3,4 millions pour les Marines, dont à la louche ~10 millions de 155 mm, mais l'information n'est vraiment pas fraîche. Je n'ai pas trouvé d'état plus récent de l'ensemble de l'inventaire. Mais un certain nombre d'indices suggèrent que l'arsenal a beaucoup diminué En 2017, les forces armées s'inquiètent de leurs stocks dangereusement bas "Aujourd'hui, je pense que nous disposons de munitions adéquates pour nos besoins normaux", a-t-il déclaré. "Mais si nous devions nous renforcer, si nous avions des opérations de contingence et si les menaces émergentes que nous voyons dans le monde se poursuivent, je suis très préoccupé par notre stock actuel de munitions." Cela dit, le reste de l'article suggère qu'il s'agit plutôt des obus les plus récents et d'autres munitions complexes, pas des obus "simples" En 2019, l'US Army demande à acheter 150 000 obus de 155 mm, plutôt que 17 000 l'année d'avant Le budget proposé pour l'exercice 2019 de l'armée prévoit l'achat d'un nombre impressionnant de 148 297 obus de 155 mm, dont 1 189 obus Excalibur guidés par GPS, conçus pour être utilisés dans des situations de danger proche, ont indiqué des responsables aux journalistes mardi. Cette commande représente une augmentation de 825 % par rapport aux 16 573 obus de 155 mm que l'armée prévoyait d'acheter au cours de cette année fiscale. "Nous nous entraînons à combattre un conflit à action décisive", a déclaré le général de division Paul Chamberlain, directeur du budget de l'armée. Les obus d'artillerie et autres munitions expirent après un certain temps et doivent être régulièrement remplacés, a déclaré Jack Daniels, secrétaire adjoint de l'armée de terre pour les plans, les programmes et les ressources. (...) "La plupart des unités présentes sur le théâtre d'opérations au cours des 15 dernières années opéraient dans un environnement contre-insurrection, ce qui ne nécessitait pas beaucoup de munitions lourdes. Sans doute il s'agit là seulement des obus de 155 mm, non de la totalité 105 + 155 + 203 comme dans l'inventaire de 23 millions en 1995, mais les munitions de 155 sont justement les plus utiles vu leur portée en général plus longue. Les nombres sont quand même tout à fait différents de ceux de 1995. Est-ce qu'une partie du stock de 1995 est toujours fonctionnel ? Aucune idée, ça dépend si le "un certain temps" est plus long que 27 ans (est-ce que quelqu'un le sait ?) Si oui, ça n'est pas nécessairement la majorité. En prenant le pire cas, si l'US Army a acheté 17 000 munitions de 155 pendant 15 ans (la période pendant laquelle on ne parlait que de contre-insurrection) puis 150 000 pendant 3 ans et que les stocks plus anciens sont hors d'âge... elle pourrait en avoir moins de 800 000 ! Moins ceux déjà livrés à l'Ukraine. La réalité est probablement plus favorable - si la durée de vie en stock d'un obus de 155 est supérieure à 15 ans. Mais on n'est certainement plus aux 10 millions d'obus de 155 mm de 1995. Et avec la consommation de munitions d'artillerie de l'Ukraine rapportée à 5 000 par jour, même la totalité de la production américaine actuelle d'obus de 155 mm durerait seulement 1 mois. Quant à leur stock, même s'ils en donnent 1/4 voire 1/3 (comme leurs stocks de Javelin ou de Stinger), même si on y ajoute la partie des stocks européens (sans doute beaucoup plus petits) que Polonais, Français ou Allemands seraient prêts à donner, ça pourrait ne faire qu'un petit nombre de mois. Tout ça ne signifie pas que l'artillerie ukrainienne s'arrêtera de tirer demain. Mais ils ont vont sans doute être obligés d'économiser les munitions, davantage encore que jusqu'ici. C'est un inconvénient sérieux en défensive - mais peut-être jouable ? Pour une offensive, sauf à ce que quelqu'un de plus calé sur le sérieux explique le contraire, ça me semble carrément bloquant. Ca renforce personnellement mon idée que le meilleur des scénarios pour l'Ukraine maintenant serait de parvenir à ralentir encore voire à arrêter la progression russe. Reconquérir les territoires occupés du Donbass, Kherson et Zaporijjia, à court / moyen terme c'est de la fumette Il y a au moins deux problèmes dans cet appel : 1) Les signataires demandent à ce que "l'Occident" mette fin à la guerre. En pratique, étant donné que ce n'est ni l'Amérique ni l'OTAN qui se défend, mais bien l'Ukraine, les signataires demandent à ce que Washington et l'OTAN s'entendent avec Moscou sur un traité de paix, puis se retournent vers Kiev en lui disant "C'est à prendre ou à laisser, d'ailleurs on suspend tout notre soutien en armes, financement etc. si vous refusez" Sans doute, le texte dit le contraire "Négocier ne signifie pas non plus décider quelque chose au-dessus de la tête des parties concernées". Il est même probable qu'une bonne partie des signataires l'imaginent sincèrement. Mais ce n'est pas du tout crédible, si l'Occident "met fin à la guerre", c'est bien lui qui décide avec la Russie et explique à l'Ukraine ce qu'elle va faire. Moi je veux bien, mais - C'est vraiment pas jojo de négocier par dessus la tête d'un pays moyen-faible victime d'agression puis de lui mettre le couteau sous la gorge "Accepte, sinon !" Sans doute, on pourra négliger ce point en disant que dans la vie y a les forts et les faibles, que les premiers décident et les seconds exécutent - j'ai d'ailleurs tendance à penser que c'est assez vrai. Mais bon ... - Un argument qui pèsera même aux yeux d'un partisan du réalisme le plus dur, c'est de s'interroger sur les conséquences à moyen / long terme d'une telle politique. J'en vois une grosse comme une maison, la fonction N(t), qui vaut actuellement 9, risque de connaître une croissance... notable, voire remarquable. Voire plus si affinités N(t) est évidemment le nombre de puissances nucléaires en fonction du temps. Parce que si les faibles ne sont là que pour exécuter, y a beaucoup de monde qui voudra être du groupe des forts, et ce n'est pas si difficile voyez la Corée du Nord qui n'est pas exactement un mastodonte en termes économiques ni technologiques ! Un contre-argument pourrait être que après tout c'est bien arrivé à l'Irak en 2003, et N(t) n'a fait depuis qu'augmenter de 8 à 9 ce n'était pas une catastrophe. Oui, mais ce n'est pas parce qu'on a eu relativement de la chance une fois que ça durera toujours, et puis le Monde est plus désordonné qu'ailleurs, il y a davantage de points de friction entre grandes puissances, donc d'inquiétudes potentielles pour les faibles qui se demandent s'il est vraiment acceptable de le rester 2) Les signataires supposent qu'une fois la volonté de l'Amérique et de l'OTAN de "mettre fin à la guerre" connue, la Russie répondra de même par une ouverture. A Moscou, on mettra de l'eau dans son vin, ou sa vodka. C'est bien pourquoi ils écrivent "Il ne doit pas y avoir de paix dictée par Poutine". Moi je veux bien, mais essayons de nous mettre dans la peau du président russe. Vous déclenchez une guerre dont vous savez que le coût sera important mais dont vous espérez, sous une forme ou sous une autre, la soumission définitive de l'Ukraine. Manque de pot, ça se passe beaucoup plus mal que prévu : les troupes n'avancent guère, le coût en moyens militaires et en sanctions subies est nettement plus élevé qu'escompté. Vous continuez, car l'alternative serait de revenir la queue entre les jambes, dirigeant faible donc traître à la patrie, avant de disparaître bientôt dans les poubelles de l'Histoire et ça pas question ! Donc vous ordonnez de persévérer - on les aura à l'usure - et voilà que petit à petit les bonnes nouvelles arrivent, certaines des sanctions économiques sont déjouées, l'ennemi semble s'approcher des limites de sa résistance, le soutien militaire qu'il reçoit des Occidentaux s'approche aussi de ses limites, pendant que nos troupes petit à petit avancent et que le contrôle des territoires conquis s'améliore. Puis, tout à coup, l'Occident vous dit que "la poursuite de la guerre en Ukraine n'est pas la solution au problème" et qu'il faut "mettre fin à la guerre" ! Alleluia ! Que choisissez-vous ? a) Vous êtes bien d'accord, d'ailleurs puisque l'ennemi faiblit c'est le moment idéal pour réduire vos objectifs et se contenter de 50% - bon allez, 40% peut-être. Certes les coûts de l'opération spéciale restent très élevés - militaires, économiques, diplomatiques - et il sera difficile de les justifier avec une victoire "aux points", certes vous étiez en train de prendre l'avantage, mais il ne faut pas abuser ça n'est pas de jeu. Vous dites ? 35% ? Hmmm... b) Vous êtes bien d'accord, d'ailleurs ça prouve bien que vous aviez raison de persévérer ! La guerre est une lutte entre des volontés, et la Russie est la plus forte comme prévu. Bon eh bien ça sera 100% de vos objectifs, et vous allez enregistrer un message sur votre smartphone comme ça tant qu'ils proposeront autre chose il suffira d'appuyer sur un bouton et ça fera "Niet". Il y a bien Lavrov qui souffle que 95% ça pourrait suffire, il est bien Lavrov mais parfois un peu bisounours quand même. D'un autre côté Patrouchev soutient que 120% c'est un beau chiffre... Hmmm...
  4. Erreur de traduction. Dans la version française du tweet, il parle de "une quantité significative de véhicules blindés"
  5. Ce qui avait été anticipé à Washington, c'était un hélico pour la fuite de Zelenski Quoi qu'il arrive, cette répartie restera "Je n'ai pas besoin d'hélicoptère, j'ai besoin d'armes !" Ce n'est peut-être pas tout à fait du niveau Molon labe, mais c'est quand même bien dans le genre Et Zelenski restera, quoi qu'il arrive, loin de son métier originel de clown, dans l'Histoire de la nation ukrainienne. Bon, bien sûr, Zelenski n'est pas dans la même situation que Neo ... parce qu'il vit dans le monde réel, pas une simulation Je réponds ici à une remarque sur l'autre fil, qui appelle une discussion plus générale La seule manière réaliste de mettre "gouvernement ukrainien" et "arme nucléaire" dans la même phrase, c'est à mon avis de noter cette leçon importante de la guerre qui frappe l'Ukraine. Leçon dont je précise d'emblée qu'elle bénéficie pleinement de l'effet "c'est facile à voir dans le rétroviseur". C'est du pur ILOREFALUKON - il ne s'agit certainement pas de reprocher aux Ukrainiens leur erreur, ce n'est vraiment pas le moment ! L'Ukraine dans la période 1991-2022 n'avait que deux options de stratégies prudentes pour sa sécurité : - Se penser comme "pont" entre Occident et Russie, y trouvant à la fois équilibre interne étant donné qu'elle était à l'origine travaillée par les deux tendances, et protection externe sur le mode "Leurs querelles éventuelles ne me concernent pas, moi j'l'ai aime tellement tous les deux !" - Adopter exactement la politique "A l'Ouest toute !" qu'elle a choisie. Mais... pas tout de suite. Pas avant de s'être construit une dissuasion nucléaire sans doute petite et à portée seulement régionale, mais indépendante Elle n'a choisi ni l'un ni l'autre. Encore une fois il ne s'agit pas de le reprocher aux Ukrainiens, ça ne sert plus à rien, et tous les pays ont fait des choses imprudentes à une époque ou à une autre Mais il est possible d'en tirer des conclusions oui. Valables éventuellement pour d'autres pays qui se trouvent dans une situation similaire : "à côté d'une grande puissance agressive + aucune grande puissance ne nous protège" Je ne serais pas surpris que dans les années qui viennent, d'autres pays dans cette situation n'adoptent - soit la stratégie du "On est gentils, nan on est vraiment très gentils" - soit la stratégie du "Laissez-nous tranquilles, d'ailleurs uranium enrichi, plutonium et toute cette sorte de choses"
  6. L'Allemagne a déjà donné 7 obusiers PZH 2000 issus de ses stocks, avec les 3 supplémentaires ça fera 10. En 2016, elle possédait 123 PzH, dont 61 à disposition et 41 en service Je n'ai pas compris ce que sont exactement les 62 PzH 2000 qui sont en stock mais pas "à disposition". Faut-il comprendre "réserve de pièces détachées", faut-il comprendre "on pourrait le remettre en service en quelques mois" ? Mais dans le cas le plus pessimiste, si ces 62 là sont complètement hors service, l'Allemagne va donner au total 1 / 6ème de sa meilleure artillerie. Pas tout à fait comme la France qui en a donné 1 / 4, mais comparable. Non, ils ne peuvent pas forcément donner plus ... Et KMW a bien proposé de fabriquer 100 PzH 2000 de plus, mais ce serait pour 2027, avec les trente premiers disponibles seulement 30 mois après signature du contrat.
  7. D'ailleurs, la France a t elle déclaré un embargo sur les ventes d'armes à la Turquie ? Sauf erreur de ma part, nous ne l'avons jamais fait. Nous nous contentons de ne pas leur vendre d'armes. Ce qui suffit amplement Je me suis demandé qui au juste écrit ce "concept stratégique" si essentiel. Extrait du site de l'OTAN Au sommet de Bruxelles de 2021, les dirigeants des pays de l’OTAN ont chargé le secrétaire général de piloter le processus d’établissement du nouveau concept stratégique. M. Stoltenberg a donc lancé une phase de consultations internes et de dialogue avec l’extérieur. Ainsi, des consultations ont été menées entre Alliés au sujet de l’évolution de l’environnement, de l’approche et des priorités stratégiques de l’OTAN. Quatre séminaires se sont tenus dans des capitales des pays de l’Alliance, le but étant de rassembler des dirigeants de l’OTAN, des responsables et des experts. Par ailleurs, l’OTAN s’est tournée vers ses partenaires et vers d’autres organisations internationales, ainsi que vers des groupes d’experts, la société civile, le secteur privé et des organisations représentant la jeunesse. Après cette phase de consultations, les Alliés ont négocié et approuvé le nouveau concept stratégique, que les dirigeants des pays de l’OTAN ont entériné au sommet de Madrid, en juin 2022. Bon, donc Stoltenberg cet américano-centré parmi les américano-centrés a rassemblé divers "responsables", "experts", "partenaires" et autres membres du "secteur privé", dans un processus 1) tout à fait transparent 2) complètement protégé des volontés du Blob états-unien de transformer les pays d'Europe en affidés dans sa croisade contre Pékin 3) et enfin pas du tout enclin au groupthink la pensée de meute Suite à quoi il a refilé un truc probablement déjà tout ficelé à la conférence des pays membres - seuls détenteurs de la souveraineté et de la légitimité démocratique, mais c'est un détail sans importance - lesquels n'ont plus eu qu'à l' "entériner" Y a des fois où je me dis que ce serait bien d'avoir un président français un peu plus énergique D'autant que ce n'est quand même pas difficile d'utiliser un petit mot de trois lettres, commençant et finissant par un N ? A moins que l'on pense que le concept stratégique de l'OTAN c'est du flanc complet de toute façon donc ça n'a aucune importance ? Mais ce serait une erreur ! Même s'il n'est pas en pratique suivi de beaucoup d'actions pratiques - et encore, je n'en sais rien - il a au minimum un effet politique majeur sur l'adversaire potentiel ainsi désigné. Pékin est fondé à comprendre qu'il n'y a pas en Europe des gens qui se méfient de lui et veulent limiter leurs dépendances envers lui - ce qu'il sait déjà, et qui est entièrement justifié naturellement - mais des gens qui rejoignent la superpuissance rivale avec laquelle il est en affrontement de moins en moins larvé. Et où est l'intérêt de la France dans tout ça ! Que d'autres signent, parce qu'ils estiment avoir besoin de la protection du Grand Frère, c'est leur décision et à la limite elle est compréhensible. D'autant qu'aucune protection n'est jamais gratuite, et Washington après tout est fondé à exiger quelque chose de ses dépendants stratégiques en échange de son soutien. Mais nous avons fait, et nous continuons à faire les efforts nécessaires pour justement ne pas être un dépendant stratégique de l'Amérique. Alors pourquoi nous comporter en dépendant ?
  8. Je ne pense pas. Carthage n'avait pas d'armes nucléaires. D'ailleurs c'est plutôt dans les émissions de débat de la TV russe que l'on entend "Delenda est NATO" et autres "Delenda est America" ... Sans oublier bien sûr que Carthage n'était pas partenaire / allié / pas-allié-mais-quand-même d'un pays rassemblant 20% de la population mondiale.
  9. Qu'il ait raison ou pas, ce n'est pas la politique suivie par Washington. Qui a annoncé un fort renforcement de sa présence militaire en Europe. Et qui accueille avec joie les deux nouveaux membres de son alliance. "Votre appel est très important pour nous. Nous faisons le maximum pour... Veuillez le renouveler ultérieurement" National Interest mérite qu'on le prenne avec un grain de sel. Comme beaucoup de médias. Mais il a le mérite de représenter pas mal de points de vue qui ne seraient pas publiés dans les grandes cathédrales type NYT, WP etc. Et qui existent cependant.
  10. Une série d'analyses géopolitiques sur la crise actuelle est déjà disponible en streaming. Preuve que ces plateformes, trop souvent décriées, savent aussi produire un contenu riche et intéressant Cet extrait est déjà éloquent
  11. J'ai du mal à imaginer qu'il s'agisse d'un simple impair du président français "Oups, j'ai dit un truc secret, et y avait des caméras, ah c'est ballot !" D'autant que cette "fuite"... favorise les intérêts français (et plus généralement européens) Les pays du G7 veulent augmenter la pression sur la Russie. Il s'agit donc que ces méchants collabos d'Européens cessent enfin d'acheter du pétrole à la Russie, et se fournissent auprès des grossistes du Moyen-Orient, qui certes sauront augmenter leur production. Les Etats-Unis, augmenter leur production ? Ah non, c'est pas au programme de M. Biden. Si on en reste là... que se passe-t-il alors ? Eh bien soit les Européens baissent fortement leurs achats de pétrole russe, sans compenser ailleurs, et leur économie connait une crise encore plus grande que celle du reste du Monde - on les félicitera d'une petite tape dans le dos - soit ils ne le font pas, leur économie connaît une crise pas pire que celle des autres, et ils montrent une fois de plus qu'ils sont des traîtres fourbes buvant le sang des petits Ukrainiens - si Odessa voire Kiev tombent, ce sera de leur faute ! Ce Macron est vraiment un gaffeur ! En vendant la mèche devant les caméras - qu'il n'avait pas vues, c'est certain ! - il publie y compris aux Etats-Unis, où la nouvelle est reprise, que les Moyen-Orientaux sont au maximum de leur production, donc que s'il s'agit de diminuer les achats de pétrole à Moscou... ben c'est Washington qui va devoir s'y coller. Que se passe-t-il alors ? Eh bien soit Washington augmente sa production dans les prochains mois, ce qui permettra aux Européens de lui acheter davantage de pétrole qu'avant, aux dépens de Moscou - alors la veuve et l'orphelin seront bien gardés, le monstre Poutine ne les atteindra pas. Soit Washington ne le fait pas et... comment les Européens pourraient-ils alors diminuer leurs achats de pétrole en Russie ? ==>La responsabilité est vue là où elle doit être, c'est-à-dire dans le bureau ovale de M. Joe Bon, non seulement Emmanuel est plus jeune que le fils cadet de Joe... mais c'est encore un sacré garnement
  12. Si non : bien joué Stockholm, ils ont obtenu ce qu'ils voulaient, sans sacrifier leurs principes et en gardant la tête haute. Si oui : je vais adresser mon respect sincère au peuple suédois. Quant à leur gouvernement...
  13. "Toutes les conditions fixées par la Russie", cela pourrait être très large. Mais sait-on quel est le minimum ? Oui. Car il y avait eu des informations début avril, lorsque les pourparlers Russie-Ukraine ont été pratiquement suspendus après leur échec. Je remets un lien vers un résumé que j'avais rapporté à l'époque Je conseille de lire ce texte instructif. Mais s'il faut résumer le résumé, le minimum qu'exigeait la Russie en avril, c'était : - Frontières : l'Ukraine reconnaît rattachement de la Crimée à la Russie et indépendance des deux oblasts du Donbass - Neutralité : l'Ukraine garantit par traité qu'elle restera neutre - Démilitarisation : l'Ukraine s'engage à une taille maximum de ses forces armées de 50 000 militaires - "Dénazification" : Elimination totale des groupes politiques de droite, conditions culturelles sur le statut de la langue russe en Ukraine C'était le minimum d'avril. Depuis, il a très probablement empiré. Je n'ai plus le lien, mais Poutine avait dit à l'époque que les conditions pourraient être durcies à l'avenir si l'Ukraine n'acceptait pas immédiatement. A voir ce qui s'est passé depuis, il paraît clair qu'au minimum les oblasts de Kherson et Zaporijjia seraient aussi séparés de l'Ukraine - et intégrés sous une forme ou sous une autre à la Russie. Le logiciel de Poutine semble clair : "Tant que je n'ai pas ce que je veux, je continue la guerre". Il semble que la seule manière de le faire sortir de ce logiciel soit de lui retirer les moyens physiques de l'exécuter. C'est-à-dire de vaincre l'armée russe sur le terrain. Ce qui - à ce stade du moins - est très loin d'être fait, voire peut paraître vraiment improbable. La situation de l'Ukraine est vraiment très grave
  14. Tu demandes ce que sera la suite à ce moment-là ? Je peux déjà te montrer l'image L'OTAN n'a PAS de dissuasion nucléaire. Trois pays membres de l'OTAN ont chacun une dissuasion nucléaire. Ce n'est pas la même chose. Ces trois pays ont, chacun avec leurs propres mots, annoncé que leur armement nucléaire pourrait entrer en jeu si leurs intérêts vitaux (ou expression équivalente) étaient menacés. Qu'est-ce que leurs intérêts vitaux respectifs ont à voir avec les 27 autres pays de l'OTAN ? Eh bien, c'est une bonne question. Une très bonne question. La réalité est que personne n'en sait rien, ce qui peut éventuellement inquiéter quelque peu les 27. Le seul facteur (un peu) rassurant pour eux, c'est que les dirigeants russe, chinois etc. ... n'en savent rien non plus.
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