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Alexis

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  1. L'accusation comme quoi l'ennemi occidental est sous le contrôle des forces du Mal a une histoire longue en Russie. Quand Poutine a parlé de "satanisme" occidental le 30 septembre, il a lancé le thème repris ensuite par d'autres, mais il ne faisait que continuer une tradition déjà bien établie Ce texte est très éclairant sur le sujet Une brève histoire du "satanisme flagrant" dans la guerre de la Russie contre l'Occident Le 30 septembre 2022, Vladimir Poutine a signé plusieurs « accords » annexant illégalement des parties de l'Ukraine. Avant de signer, Poutine s'est adressé aux téléspectateurs et à une foule rassemblée de dignitaires et de fonctionnaires, dont des représentants de l'Église orthodoxe russe. Dans son discours, Poutine a proposé un récit historique dépeignant la Russie comme un rempart religieux et culturel contre « l'hégémonie » occidentale. Pour expliquer ce qu'il voulait dire, Poutine s'est référé au Sermon sur la Montagne, dénonçant ce qu'il a appelé le "satanisme flagrant" des "élites occidentales". (...) Ce qui m'intéresse dans la dénonciation par Poutine des « élites occidentales », c'est leur généalogie, c'est-à-dire la généalogie des affirmations russes selon lesquelles l'Occident et ses dirigeants sont sataniques. Ce discours sur la Russie en « guerre sainte » (священная война ; ce terme a également été utilisé pour la « Grande Guerre patriotique » de 1941-1945 ; ndlr) contre les forces sataniques de l'Occident n'est pas nouveau. Cela remonte aux dernières décennies du règne de Pierre Ier (vers 1700-1725) et probablement au schisme entre les vieux croyants et l'Église orthodoxe en Russie au XVIIe siècle. (...) Ce discours a pris un nouveau sens et un nouvel élan après l'invasion de la Russie par Napoléon en 1812. Comme Janet Hartley l'a noté il y a plus de 30 ans, le clergé orthodoxe et les laïcs ont régulièrement dépeint Napoléon comme l'Antéchrist et sa Grande Armée .comme "Légions du Diable". (...) Les forces révolutionnaires déchaînées par l'Occident en 1789, culminant avec Napoléon, étaient de mèche avec Satan, qui cherchait à détruire la civilisation chrétienne de la Russie et toute la chrétienté. 100 ans après la gravure de Terebenjov, le peintre russe Nicholas Roerich a dépeint le Kaiser Wilhelm II comme Satan pendant la Première Guerre mondiale, apportant la mort et la destruction non seulement à la Russie mais aussi à l'Europe elle-même (...) Je ne sais pas si les affirmations sur l'Occident satanique en Russie aujourd'hui sont sincères ou cyniques. À bien des égards, cela n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est que cette image de l'Occident résonne à nouveau en Russie. (...) Ce que toutes ces voix, y compris celle de Poutine, ont en commun, c'est qu'elles puisent dans un profond réservoir de réflexion russe (orthodoxe) sur l'Occident, qui à son tour façonne la façon dont différentes sections de la société russe perçoivent la guerre de la Russie contre l'Ukraine et la Russie. du moins dans leur esprit, interprètent et vivent la guerre de la Russie contre « l'Occident satanique ». ! Si regarder la TV russe te mène à ce genre de perversion, sois fort et... éteins la TV On accuse Untel d'être l'antichrist et tu te plains... de l'absence d'éléments factuels ? Mais tu attendais quoi en matière d'éléments factuels pour une accusation d'être l'antichrist ? Une photo de pieds fourchus ?
  2. Hmmm, pas compris. Tu ne voulais pas dire plutôt les fils de putes de la morale et le business ? En synthétisant ce tableau, l'Ukraine dit avoir intercepté 257 sur 376 c'est-à-dire 68% des missiles de croisière tirés entre 10/10 et 23/11. Ca me rappelle quelque chose... mais quoi ? Ah, oui ! L'attaque américano-franco-britannique contre des sites chimiques syriens en 2018 La Russie affirme que 71 missiles tirés sur 103 ont été interceptés par les forces syriennes35,33,34. Cependant les États-Unis et la France affirment que tous leurs missiles ont atteint leurs cibles C'est-à-dire qu'en 2018, c'était 69% des missiles de croisière occidentaux qui avaient été interceptés. Chiffre très proche des interceptions ukrainiennes à l'automne 2022. Rien à dire, c'est cohérent
  3. C'est "vendredi" pour tout le monde - Moscou qui accepte de négocier... à condition qu'on lui reconnaisse tout d'avance ! - Kiev qui acceptera de négocier... une fois que la Russie aura quitté y compris la Crimée, livré ses criminels de guerre et payé des réparations - Washington qui appuie les négociations... pourvu que la Russie quitte d'abord l'ensemble du territoire ukrainien ! Bien sûr, qu'il s'agisse de la négociation des accords d'Evian (guerre d'Algérie), ou de celle des accords de Paris (guerre du Vietnam), elles avaient commencé alors que les combats faisaient rage. C'est qu'il y avait alors une volonté de négocier ! Celle-ci n'existe aujourd'hui nulle part. C'est le résumé évident, que chaque partie dissimule comme elle peut sous des conditions inatteignables parce que préalables. - Pour Kiev, c'est une position sage ou folle, mais dont personne ne peut leur nier le droit. - Pour Moscou c'est la confirmation que son agression a toujours un objectif maximal - il s'agit toujours de faire de l'Ukraine un Etat sous contrôle, sauf pour les parties que l'on veut s'annexer. Aucune modération, plutôt le contraire. - Pour Washington c'est la confirmation que la guerre leur coûte bien peu. Alors, pourquoi faire des efforts pour y mettre fin ? Position logique du point de vue des intérêts des Etats-Unis. Tu avais oublié le réflexif. Mais oui, la Russie ou du moins le régime russe s'est condamné lui-même à l'emporter. Et comme le peuple russe suit, "Russie" et "régime russe" sont pour l'instant et du moins pour cette question... synonymes en pratique On n'est vraiment pas rendus. Et l'Ukraine est vraiment en danger de perdre sa souveraineté.
  4. C'est possible, mais je n'y crois pas à ce stade. Le seul verrouillage qu'avait annoncé le Bundestag était le lien avec le MGCS devant avancer "au même rythme". Si ce n'est pas le cas, le Bundestag pourrait bloquer le début de la phase 1B oui, mais j'ai cru comprendre qu'on allait là aussi vers un accord sur l'étape suivante. Le verrouillage pour passer à la phase d'après, et un nouveau cycle de criailleries ? C'est possible oui. On verra. Mais comme de toute façon la France conservera l'option de faire autre chose si le SCAF est bloqué... D'accord sur ce point, le sujet de l'exportation n'est absolument pas résolu, la partie française n'a fait que réaffirmer sa position de principe, dont la partie allemande a bien montré dans le passé qu'elle se contref... Il n'était pas nécessaire de résoudre la question à ce stade. En revanche ce sera indispensable avant de commencer le développement à proprement parler. Si le choix est entre un SCAF à trois inexportable parce que Berlin le refuse et un SCAF français exportable, le second est de loin préférable et coûtera moins cher ! Je ne pense pas possible de se protéger contre un futur blocage par de simples déclarations, qui même si elles étaient sincères (hmmm...) pourraient aisément être rejetées par les élus suivants. Il faut à mon avis rien de moins qu'un traité international engageant, avec pénalités remboursant intégralement le bénéfice attendu d'une exportation qui serait bloquée par l'un des partenaires. ==>Sans un tel traité, il ne faudra pas faire le SCAF. En rester au démonstrateur, et faire autre chose en réutilisant les enseignements de l'avant-projet
  5. Le chiffre donné par le conseiller présidentiel ukrainien n'est guère crédible en effet. Les Ukrainiens affirment que les Russes ont eu cinq fois plus de tués qu'eux. Du côté des Russes, on va plus loin, les Ukrainiens auraient eu dix fois plus de tués qu'eux. Ca s'appelle de l'information objective « Comment a-t-il dépisté un espion russe qui s'était fait inscrire comme Ukrainien ? Réponse : en le reniflant. » « Les Ukrainiens enrôlés de force dans l'armée russe doivent payer leurs camarades pour marcher dans le rang extérieur de leur compagnie, faute de quoi, entourés de Moskals, ils seraient suffoqués. » « Nous avons fait prisonnier un Moskal qui portait dans sa musette la main d'un petit enfant de cinq ou six ans pour la rapporter en souvenir à sa femme. » « Une colonne épaisse de gens qui courent débouche sur le talus. Ils ont tous les mains levées, et, si gênante que soit leur attitude, ils font des sauts de lièvre jusqu'à notre tranchée. Ce sont les Russes qui se rendent. » Plus sérieusement : - Le colonel Goya utilisait dans une audition au Sénat l'estimation de 80 000 pertes russes, dont 20 à 30 000 tués, issue sans doute des services français - Le général Milley citait une estimation de 100 000 pertes russes, sans doute issue des services américains, et essentiellement équivalente à l'estimation française vu le niveau de précision à attendre dans ce contexte - 20% d'écart ce n'est pas grand chose. Et Milley ajoutait que les pertes ukrainiennes étaient du même ordre. Soit 100 000 pertes ukrainiennes, y compris on peut le supposer un quart de tués (1 mort pour 3 blessés ordre de grandeur classique)... et Milley estimait encore 40 000 civils tués Ce qui est crédible non seulement parce que les sources, américaine et française, sans être neutres, ne sont pas sous la même compulsion de faire du bourrage de crâne que les Ukrainiens, ou encore les Russes. Mais aussi parce vu la dureté des combats, il tombe un peu sous le sens que les pertes doivent être très lourdes des deux côtés, et qu'il n'y a guère de raison qu'elles soient très différentes d'un côté ou de l'autre. Pour rappel, la bataille de France en 1940, c'est un rapport des tués de 1 à 3 entre Français et Allemands... un facteur 3, c'est une catastrophe militaire se terminant en effondrement ! Personne n'a été franchement vaincu entre Russes et Ukrainiens, les deux côtés ont eu leurs revers mais tiennent le front. Voici un article de juin dans The Guardian où on interviewe deux soldats ukrainiens mobilisés blessés. L'un a 36 ans, l'autre... 60. L'un est électricien, l'autre travaillait dans un hôpital - tous deux des urbains. Ca n'empêche absolument pas d'être mobilisé. Et qu'une partie de ces mains sont déjà des femmes, ces fonctions sont beaucoup plus féminisées qu'en 1914, et celles-là continueront à travailler. Et qu'une grosse partie de l'économie ukrainienne est à l'arrêt, on ne sait pas si leur PIB fera -35 ou -45% cette année, le taux de chômage doit être démentiel. L'inaptitude a sans doute augmenté oui, c'est bien pour cela que dans mon calcul je la mettais à 20%. Sans doute, une partie des mobilisés ne sont pas des combattants. Les 700 000 hommes que compteraient maintenant l'armée ukrainienne ne sont pas tous sur le front. Cela resterait vrai si leur effectif doublait ou quadruplait. Ce qui rendra difficile voire impossible d'aller jusque là, c'est l'équipement. De même que la Russie aurait elle aussi des problèmes si elle voulait augmenter la mobilisation jusqu'à des millions d'hommes.
  6. J'ai du mal à imaginer que les Ukrainiens soient au max du max en effet. Leur pays est en situation "France 1914". Tout homme entre 18 et 50 ans est a priori mobilisable, sauf inaptitude médicale. A voir la pyramide des âges de l'Ukraine (ici la version 2018), le nombre d'hommes entre 18 et 50 ans doit être en 2018 de l'ordre de 9,5 millions. Même en comptant 20% d'indisponibles car "annexés", et encore 20% du reste médicalement inaptes - ces chiffres sont pessimistes car une partie de la population des régions occupées a fui - il doit bien rester 6 millions d'hommes réellement mobilisables. Pour l'Ukraine, la limite c'est plutôt la capacité à équiper des soldats, et à les former. Pas les hommes en eux-mêmes.
  7. C'est la Chine qui a fait pression. Ces petites natures sont réticentes aux explosions nucléaires, va savoir pourquoi ...
  8. Ca va mal en Chine Des extrémistes de droite antiscientifiques protestent contre les restrictions de bon sens contre le COVID SHANGHAI - Selon nos sources, des milliers d'extrémistes de droite antiscientifiques ont convergé vers Shanghai pour protester contre les restrictions de bon sens du président chinois Xi en matière de COVID. "Ces négateurs de la science sont extrêmement dangereux", a déclaré le ministre de la Propagande du PCC, Yin-Yon Yangalong. "Notre bienveillant président Xi a enfermé des milliers de personnes chez elles pendant plusieurs semaines pour leur propre sécurité. C'est une politique très compatissante et pro-science et quiconque la remet en question est un bigot de droite."
  9. Une analyse intéressante, du point de vue américain, de l'intérêt et des perspectives des relations avec la France, alors que Macron est reçu par Biden en visite d'Etat Ce qui rend la France si pénible pour les États-Unis est aussi ce qui la rend si précieuse La visite de Macron est l'occasion pour Washington de prendre conscience de la valeur de son allié à l'esprit indépendant. Jeudi, le président américain Joe Biden accueillera le président français Emmanuel Macron à la Maison Blanche avec toute la pompe d'une visite d'État officielle. La France et l'Amérique ont plus que jamais besoin l'une de l'autre, mais l'histoire suggère que la coopération ne sera pas facile. (...) Un point de vue équilibré, et qui met l'accent sur les questions de fond.
  10. Oui. On est H.S., mais si le dernier président en date donne l'impression de s'être réveillé en sursaut en 2021 ("Hein, l'énergie nucléaire, c'est important ?"), c'est-à-dire quatre ans trop tard, le fait est qu'il semble réveillé maintenant. L'avant-dernier ne s'est jamais réveillé.
  11. Le "chiffon rouge" était un bombardement d'artillerie massif dans la nuit du 7 au 8 août 2008 sur Tskhinvali la capitale de l'Ossétie du Sud - une ville de 30 000 habitants - avec destruction de centaines de bâtiments, suivants les rapports des dizaines à des centaines de morts civils, ainsi que la mort de 10 soldats russes de la force d'interposition. Je me demande bien qui l'a agité, ce chiffon rouge, tiens ? Fin du H.S. pour ce qui me concerne.
  12. Ce point doit être fortement relativisé. L'Ossétie du Sud est une province de la Géorgie du point de vue du droit international. Mais dans les faits... elle n'a jamais été contrôlée par Tbilissi. Dès l'indépendance de la Géorgie de l'URSS en 1991, l'Ossétie du Sud comme l'Abkhazie déclarent qu'elles ne veulent pas être géorgiennes. Elles déclarent leur indépendance au même moment que la Géorgie déclare la sienne. Tbilissi leur fait la guerre, mais échoue à les conquérir - plus de 20 000 morts au total tout de même ! La tentative de Saakashvili de repartir à la conquête de l'Ossétie du Sud en 2008 échoue car la Russie s'y oppose et défend les Sud-Ossètes. Le fait est que ni Ossétie du Sud ni Abkhazie n'ont jamais été provinces d'une Géorgie indépendante. Elles n'ont été subdivisions de la RSS de Géorgie que lorsque celle-ci faisait partie de l'URSS, c'est-à-dire lorsque le pouvoir était à Moscou pas à Tbilissi. Il n'est pas surprenant que leurs habitants continuent à le refuser, surtout après que Tbilissi ait réagi à leur premier refus en 1991 par une guerre de conquête sanglante. Le droit international est comme il est. Mais la légitimité ça compte aussi. Les souhaits des populations, notamment.
  13. Sans bavure, pas forcément, s'il faut en croire les témoignages comme quoi l'attaque visait aussi les soldats centrafricains. Dire avec de bons arguments aux soudards de chez Wagner que la Russie c'est un peu plus au Nord et qu'ils feraient mieux de rentrer домой, rentrer à la maison... pourquoi pas. Mais les soldats centrafricains sont des soldats, pas des mercenaires, pourquoi les attaquer ? Quatre wagnériens, alors. Puisqu'on parle de quatre explosions
  14. Le monde se fragmente sur le plan commercial, c'est clair. Les indices de globalisation du commerce ont plafonné, ils vont maintenant régresser. La question n'est pas là. ==>La question est dans quel bloc seront les Européens, les Français ? Ou bien resteront ils hors de tout bloc et vulnérables à toute prédation ? Je dirais qu'il y a trois options. C'est schématique bien sûr, mais enfin il faut simplifier pour comprendre, quitte à ajouter ensuite les nuances Plan A - USA et Européens dans le même bloc. Ce qui suppose d'obtenir des exemptions aux logiques protectionnistes américaines. Qui doivent pour avoir du sens être permanentes, naturellement réciproques - les Européens accordant les mêmes avantages aux Américains - et étendues. Plan B - Les Européens forment leur propre bloc. Toujours une logique de réciprocité vis-à-vis des Etats-Unis, mais réciprocité négative - on se défend aussi les uns des autres des deux côtés de l'Atlantique. Et naturellement, réciprocité vis-à-vis de la Chine ! C'est le plus *** et là où il y a le plus à faire de toute façon, dans le plan A comme le plan B Plan C - La France se protège elle-même. Option qui supposerait naturellement de sortir du marché unique européen. Donc option beaucoup plus lourde, avec des inconvénients notables - c'est bien la raison pour laquelle c'est le plan "C" ! Cela n'aurait de sens que si les Européens continuaient dans une logique d'ouverture commerciale et de naïveté à tous vents, qui deviendraient alors mortifère. Ce n'est pas forcément le plus probable, mais si l'UE se transformait en pacte de suicide économique, organisation idéologiquement figée dans le libre-échangisme dans un monde redevenant fragmenté, avec pour conséquence un appauvrissement permanent de la population, il faudrait en tirer les conséquences. Mieux vaudrait alors prendre notre indépendance, même si cela créerait des difficultés. Pour l'instant, nous sommes sur le plan A. Espérons qu'il sera possible d'avancer, et que le Trump-au-grand-sourire qu'est Biden sur le plan commercial - c'est-à-dire un Trump plus habile que l'original - saura voir que le plan A est dans l'intérêt de l'Amérique elle-même.
  15. La Chine limite son soutien politique à la Russie, et commence à faire pression sur Moscou pour terminer cette guerre. C'est du moins une petite musique que l'on entend dans certaines interprétations médiatiques. Voici un article aujourd'hui dans le Global Times, journal chinois considéré comme indicateur des orientations gouvernementales. Heureusement que la Chine ne soutient plus la Russie politiquement. Sinon, qu'est-ce que ça serait ! Ces derniers jours, des responsables de l'OTAN ont reconnu que les membres européens de l'organisation éprouvaient des difficultés à aider l'Ukraine. Une telle circonstance peut-elle aider la crise ukrainienne à ouvrir la voie à des pourparlers de paix ? (...) "On pense que les responsables de l'OTAN, et en particulier M. Stoltenberg, vont bientôt être confrontés à une accumulation de pressions. Même s'il a exhorté les pays européens à continuer à approvisionner l'Ukraine, à en juger par la situation actuelle des pays européens, s'ils continuent, cela constituera un fardeau insupportable pour eux-mêmes. Une telle assistance n'est certainement pas durable", a déclaré au Global Times Lü Xiang, expert des études américaines et chercheur à l'Académie chinoise des sciences sociales. (...) La forte diminution de l'aide de l'OTAN à l'Ukraine est un scénario probable, les fournitures ne se maintenant qu'à un niveau symbolique. Par la suite, l'OTAN ou les pays européens pourraient entamer des négociations avec la Russie, dans le but d'apaiser la crise et de permettre aux Ukrainiens et aux Européens de retrouver une vie relativement normale, a noté M. Lü. (...) La contradiction entre les États-Unis et l'Europe est devenue proéminente. Les pays européens sont déçus par les États-Unis qui leur vendent de l'énergie à des prix faramineux dans le contexte de la crise énergétique. Et la loi de Washington sur la réduction de l'inflation a gravement porté atteinte aux intérêts de l'Europe. Certains politiciens européens ont déjà vu clairement que les Etats-Unis espèrent tirer la Russie vers le bas, affaiblir l'Europe et renforcer la dépendance de l'Europe vis-à-vis des Etats-Unis, afin de maintenir leur hégémonie en Europe en profitant de la crise ukrainienne, qui sacrifie en fait les intérêts des alliés. Cela incitera les pays européens à mieux comprendre que les États-Unis ne sont pas fiables et réduira la cohésion au sein de l'OTAN. Le ton est aussi clair qu'il est possible : c'est l'aide du bloc occidental à l'Ukraine qui fait obstacle à la paix, réduire cette aide à un niveau symbolique permettra de négocier la paix et aux Ukrainiens de retrouver une "vie relativement normale", et la principale chose à remarquer dans cette guerre est que les Etats-Unis visent à renforcer leur hégémonie aux dépens de leurs alliés. A moins d'aller jusqu'à crier "Vive Poutine !", je ne vois pas comment la Chine pourrait davantage soutenir politiquement Moscou
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