Alexis

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  1. Juste, merci d'avoir vérifié ! Il y a bien 100 ou 150 km de différence. Cela dit ça ne change pas grand chose je pense. Il semble bien que Syrte commande une partie importante des ressources pétrolières libyennes.
  2. Intéressant billet sur la Libye du site Geopragma "pôle français de géographie réaliste" - La Possibilité d’une Libye Géographie, histoire, pétrole... Je reproduis leur conclusion Indépendamment d’autres considérations géopolitiques ou économiques qui, bien que fondamentales, ne sont pas l’objet du présent billet, les données géographiques, historiques et géologiques rappelées ci-dessus conduisent à deux constats principaux : – l’unité du pays est à la fois artificielle, récente et fragile. Elle sera donc difficile à préserver. A l’inverse, une partition de la Libye, qui répondrait à une logique historique et sociologique certaine, se heurterait à un inconvénient de taille : l’inégalité d’accès aux ressources pétrolières ; – indépendamment de l’Egypte voisine, durant l’Antiquité pharaonique puis romaine, plusieurs pays qui interviennent dans le conflit actuel ont des liens historiques avec la Lybie : la Turquie du 16ème siècle au début du 20ème, l’Italie au 12ème siècle mais surtout au 20ème, la France au 20ème siècle. L’histoire du pays montre que celui-ci a rarement été à même de décider seul son destin et il est peu probable que les mois prochains modifient ce constat. (...) En toute hypothèse il conviendra de prendre en compte une problématique à laquelle l’histoire de l’actuelle Libye peut aussi apporter quelques éclairages. La Cyrénaïque et la Tripolitaine ont de tout temps joué un rôle fondamental dans les échanges Est/Ouest entre le Maghreb et le Machrek, mais aussi dans les échanges Sud/Nord entre l’Afrique centrale et le monde méditerranéen. Or ces échanges n’ont pas toujours été amicaux et la Libye porte – par exemple avec les fermes fortifiées et les étranges mausolées de Ghirza – la trace du limes que les Romains ont, comme en « Germanie », édifié pour se protéger contre les incursions de ceux qu’on appelait alors « barbares » et qu’on appellerait aujourd’hui « terroristes ». L’avenir de la Libye ne concerne pas que la Cyrénaïque et la Tripolitaine, n’oublions pas le Fezzan, dont les superbes paysages abritent depuis longtemps des centres d’entraînement au maniement d’armes et d’engins de terreur variés. Ainsi que cette carte qui expose clairement l'enjeu de Syrte et le problème fondamental de la zone contrôlée par le GNA autour de Tripoli - en l'état, elle n'est pas économiquement viable
  3. Quand y a d'la gêne, y a pas d'plaisir ! Je ne sais pas comment ça se dit en turc... mais Erdogan, lui, il sait. Le temps jouerait contre nous ? Est-ce si sûr ? Si c'était la Turquie agissant avec le plus gros de ses moyens contre la seule France ne s'en occupant qu'assez distraitement, peut-être. Mais la Turquie a multiplié le nombre de ses adversaires en Libye, elle est par ailleurs engagée à plusieurs endroits Syrie et en interne contre le PKK, tandis que le LNA reste solide dans l'est et le centre de la Libye. Aujourd’hui la question est de savoir si la Turquie parviendra à consolider l'aire d'influence du GNA en y incluant Syrte et les gisements de pétrole de la Libye centrale. Sa capacité à apporter le soutien aérien nécessaire dépend d'un déploiement de son armée de l'air sur la base de Al Watiya qui est remis en question au moins temporairement par la destruction de la défense aérienne de cette base le 5 juillet. Confrontée au LNA qui s'appuie sur quatre pays Russie Emirat Egypte et France, lesquels ne sont pas tout à fait dénués de moyens, il n'est pas du tout certain que la Turquie parvienne à conquérir Syrte et Al Djoufrah. Ceci alors même qu'elle consent un effort important, tandis que - la Russie n'y verse que des mercenaires et quelques avions de surplus, à peu près l'équivalent pour elle de lever le petit doigt - les Emirats des moyens assez significatifs mais leur économie le leur permet aisément, - l'Egypte n'est pas encore rentrée dans la danse et - la France se contente de partager quelques images satellites de l'ouest libyen, ou au pire d'envoyer deux Rafale en mission de trois heures dépenser une dizaine d'AASM Or, si le LNA reste cantonné au nord-ouest libyen, il contrôle la majorité de la population mais une minorité des ressources pétrolières et n'est pas viable en l'état. Et tant qu'il reste dans cette boîte, eh bien Tchad Niger et le reste du Sahel sont bien tranquilles merci pour eux - et pour Barkhane. Pendant ce temps, la Turquie continue à dépenser des ressources pour son déploiement en Libye, sans en tirer de bénéfice réel. A mon avis, la Turquie pourrait se fatiguer la première ... Une interprétation contestable, mais pas forcément si neuve, puisque c'est à la base l'antique quoniam nominor leo - car mon nom est Lion. D'autant plus contestable cela dit venant d'un pays... qui n'est pas un lion.
  4. D'accord sur le fond, et c'est utile à rappeler. Il s'agit d'affaires graves, pas d'un concours de longueur de (à compléter) Et le fait qu'un dirigeant étranger puisse défendre des intérêts opposés à ceux de la France n'est pas une surprise. Ni d'ailleurs que la France, défendant ses intérêts à elle, puisse agir contre ce dirigeant, ouvertement ou non. Pas d'accord sur Mini Sultan, que je continuerais pour ma part à utiliser à l'occasion. C'est que ce surnom décrit bien la critique fondamentale à adresser à un dirigeant qui a pour son pays un projet de puissance non seulement basé sur le souvenir d'un ancien empire, mais surtout irréaliste vu les moyens réels de son pays et les inimitiés que ses ambitions exagérées ne peuvent manquer de susciter, inimitiés qui se transforment progressivement en oppositions actives. Erdogan mérite le surnom de "Mini Sultan" pour la même raison qu'on aurait pu appeler Mussolini "Mini César" : trop ambitieux. Il est habile, intelligent et persévérant. Mais au service d'un projet sans mesure et sans sagesse.
  5. Très bien résumé ! Sinon, un entretien intéressant de Alexandre Del Valle avec la femme politique franco-syrienne Randa Kassis, avec une partie sur la situation libyenne Du chaos syrien au chaos libyen, entretien exclusif avec Randa Kassis (...) Randa Kassis : Le chaos libyen a certes des points communs avec le chaos syrien, et bien des porosités, même si les contextes sociologiques et ethno-religieux sont fort différents. Il est là aussi un secret pour personne que des légions d’islamistes syriens et de turkmènes venues de ce théâtre de guerre de l'ouest de la Syrie ont été récemment envoyées en Libye par milliers par le gouvernement d'Erdogan en appui aux combattants islamistes favorables au Frère musulman Fayez al Sarraj, appuyé par la Turquie et lui-même en guerre contre le laïque Haftar appuyé par le Parlement rival de Tobrouk et ses parrains extérieurs émiratis, russes, égyptiens et français. Alexandre del Valle : Que veut Erdogan? Rétablir son ancien empire ottoman? ou un irrédentisme turc néo-colonial? Il a déclaré, le 22 décembre 2019, à Gölcük: « On nous demande souvent ce que nous faisons exactement en Libye. Nous y sommes pour défendre nos descendants, nos frères anatoliens ». Selon vous, comment la Turquie gère-t-elle son "alliance" avec les Russes qui soutiennent le camp opposé? Les deux pays sont-ils plus d'accord en Syrie qu'en Libye ? Randa Kassis : Derrière l'idéologie, l'islamisme, les grands discours sur les "frères" de l'extérieur descendants de Turcs anatoliens, ou encore le "néo-ottomanisme", Erdogan demeure un dirigeant pragmatique et avide de puissance qui veut un accès à l'Afrique; or le début et meilleur accès à l'Afrique, d'un point de vue géographique, est l'immense Libye qui donne accès au Maghreb et à l'Afrique Subsaharienne comme aux côtes méditerranéennes. Erdogan cherche par ce nouveau point d'appui des bases pro-turques militaires, politiques et économiques, il veut pouvoir faire des deals commerciaux avec plusieurs pays africains via la Libye, et sa stratégie habile et ambitieuse consiste à imposer progressivement à la face du monde la Turquie comme une force internationale capable d'être dans plusieurs endroits à la fois. La Turquie d'Erdogan se prend-elle pour la Russie ou les Etats Unis? Il est clair pour moi qu'elle saisit dans ces trous noirs géostratégiques syrien et libyen des opportunités pour être présente au Proche Orient, dans le monde arabe et en Afrique. Mais il ne fut pas pour autant sous-estimer les agendas de politique intérieure, car cet expansionnisme turco-islamiste en Syrie, en Méditerranée (réserves immenses de gaz offshore grec ou arabe convoitées, question de Chypre, îles de Mer Égée, etc) et en Libye (accès à l'Afrique et au pétrole) est aussi, comme la "défense des Palestiniens", un important atout de leadership intérieur qui permet au président turc de regagner l'appui de son peuple face à des opposants qui ont récemment ravi à son parti (l'AKP) les municipalités d'Istanbul et d'Ankara. Comme partout ailleurs, en Russie, aux Etats Unis, ou même en France, la politique étrangère et parfois les guerres contre un ennemi externe permettent de gagner des suffrages à l'intérieur et d'affaiblir l'opposition. Erdogan veut donc à la fois imposer son pays comme une nouvelle puissance régionale incontournable et donc un acteur international, et renforcer par cette recherche de "'grandeur" internationale, un leadership à l'intérieur Alexandre del Valle : Mais cette stratégie expansionniste à l'extérieur a brouillé Ankara avec la plupart de ses voisins, n'est-ce pas un jeu périlleux? La Turquie ne risque-t-elle pas une guerre avec l'Égypte et la Grèce qui se rapprochent d'ailleurs depuis quelques mois? Randa Kassis : Un scénario de guerre entre la Turquie d'Erdogan et l'Egypte d'Al Sissi? Je n'y crois pas, car Le Caire ne fait pas le poids face à Ankara, et l’Égypte n'arrive même pas à stopper les barrages Ethiopiens qui réduisent les flux du Nil vers l'Egypte... L'armée égyptienne n'est pas très forte, et l'armée grecque ne fait pas non plus le poids face aux Turcs. Je ne crois même pas en une union militaire greco-égyptienne effective dans le cas où les deux pays s'uniraient contre Turquie. Les Grecs ont d'ailleurs trop peur que cette guerre puisse servir de prétexte pour que la Turquie s'empare d'îles grecques de la mer Égée. Erdogan joue-t-il un jeu intelligent? Je vous réponds oui. Oui, car il est incontestablement doué politiquement. Il fait preuve de persévérance stratégique. Sera-t-il pour autant vainqueur à la fin? Rien n'est moins sûr. Pour moi, l'erreur d'Ankara et surtout d'Erdogan est peut-être de vouloir jouer sur trop de tableaux à la fois et de se faire trop d'ennemis en même temps... Car en dehors des Grecs, plein de pays arabes sont aujourd'hui contre la Turquie et son expansionnisme. Quant à l'union russo-turque, elle reste très fragile. Certes, Russes et Turcs ont besoin l'un de l'autre, mais les désaccords profonds peuvent faire casser l'alliance à tout moment. Intelligent, pragmatique, allié aux islamistes pour un projet ambitieux dans la durée sur les traces de l'Empire ottoman... mais un projet peut-être trop ambitieux car conduisant à se faire de plus en plus d'ennemis. ===> Oui, c'est bien là Erdogan
  6. Tu suggères que quelqu'un sur ce fil est en train de répéter quelque chose qu'il a déjà exprimé il y a N pages ? (se retourne pour vérifier si il y a quelqu'un derrière lui) Je ne vois pas de qui tu veux parler... je ne comprends pas pourquoi tu me regardes ? Il y a plusieurs sites qui affichent cette information on dirait... Al-Eynde: deux avions militaires ont atterri dans la Turquie pleine de munitions en Libye Selon les informations publiées dans le journal Eyn Eyn, deux avions militaires transportant des munitions turques ont atterri à la base aérienne de Mitiga en Libye, la capitale de la Libye. Dans les nouvelles, il a été noté que les munitions, qui ont été abaissées à la base aérienne, ont ensuite été prises à l'ouest du quat. A voir la suite, effectivement ...
  7. Ça, plus sans doute d'avoir égayé les nuits libyennes de quelques feux d'artifice dans les petites heures du 5 juillet. Que ce soit les Emirats, l'Egypte ou la France qui ait frappé à Al Watiya, un soutien français au bombardement est plus que probable, ne serait-ce qu'avec du renseignement satellitaire. Même si les bombes étaient égyptiennes ou émiraties, l'illumination d'une certaine frégate un beau jour de juin a été un déclencheur. Oui mais... pas tant que ça en fait. L'UE n'était déjà pas dans cette circulation là, à la base Avec les lignes de front actuelles, le risque apparaît bien limité. Je remets l'utile carte publiée par La Croix En l'état actuel des choses, le GNA ne contrôle aucune partie de la Libye limitrophe de Niger ni Tchad. Ils ont une frontière avec l'Algérie et la Tunisie - qui sont bien capables de prendre soin d'elles-mêmes - et surtout une fenêtre sur la Méditerranée. Il ne reste qu'à souhaiter pour l'Italie que l'entente avec Turquie et GNA soutien politique contre pas de réfugiés en masse... tienne. Très possible, malheureusement.
  8. C'est vrai, c'est l'aspect "verre à moitié vide", et il ne faut pas l'oublier. Non plus que le risque d'un retour à une posture agressive un peu plus tard, comme souligné par @debonneguerre et observé déjà plusieurs fois en Syrie. Reste la différence bien notable avec la situation il y a seulement quelques jours. Quand quelqu'un reçoit une baffe et baisse immédiatement de deux ou trois tons, il paraît raisonnable de penser que c'est l'effet de la joue cuisante. Sauf bien sûr si c'est une énorme feinte avant tout à coup de lancer une attaque, non comme aujourd'hui contre du menu fretin quelques mercenaires de Wagner dont tout le monde se fiche, Moscou y compris. Mais contre un acteur important, comme les Emirats Arabes Unis par exemple sur la base de Al Khadim en Libye orientale, ou la Russie la base de Jufrah en Libye centrale. Sans parler d'une attaque contre l'Egypte voire contre la France. Mais je n'y crois pas. Erdogan mène une politique étrangère détestable, mais pas irrationnelle.
  9. Il semble y avoir un signe d'apaisement... ou pas ? C'est sujet à interprétation La Turquie appelle à un processus dirigé par l'ONU pour une trêve durable en Libye La Turquie a exhorté la communauté internationale à favoriser un cessez-le-feu durable en Libye par un processus politique dirigé par l'ONU, conformément aux conditions fixées par le gouvernement d'accord national (GNA), reconnu au niveau international, qui exige le retrait des forces du général Khalifa Haftar des villes qu'il a prises, y compris Syrte. "Par la suite, nous devons accélérer le processus politique sous le toit des Nations unies, mais il y a, bien sûr, certaines préoccupations et conditions imposées par le gouvernement légitime pour un cessez-le-feu permanent. Ces conditions doivent être remplies afin que le cessez-le-feu ne soit plus violé", a déclaré le ministre des affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu aux journalistes à Londres après ses entretiens avec le premier ministre Boris Johnson et le ministre des affaires étrangères Dominic Raab fin juillet. Çavuşoğlu a effectué un voyage d'une journée à Londres pour discuter des relations bilatérales ainsi que des questions régionales et internationales avec ses interlocuteurs britanniques. Le ministre turc des affaires étrangères a souligné que la Turquie pense que la seule solution en Libye est une solution politique et qu'elle est en accord avec le Royaume-Uni à cette fin. "Il n'y a pas de différence d'opinion entre la Turquie et le Royaume-Uni sur l'unité politique et l'intégrité territoriale de la Libye", a-t-il déclaré. La Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France ont appelé à un cessez-le-feu en Libye dans une déclaration écrite commune la semaine dernière, alors que d'autres pays et les Nations unies demandent instamment que le conflit armé cesse avant que les choses n'empirent dans ce pays d'Afrique du Nord. On pourrait dire que la condition préalable citée par Çavuşoğlu "retrait des forces du général Khalifa Haftar des villes qu'il a prises, y compris Syrte" met un doute sur la position turque. Mais je ne crois pas que ce soit une réserve très importante : ils n'allaient pas de toutes façons pas accepter dès maintenant que le LNA conserve Syrte ce serait complètement contre-productif pour eux. Je suis plus sur une interprétation optimiste. Le principal c'est que les appels à un cessez-le-feu en Libye sont maintenant rejoints par la Turquie, qui affirme que la seule solution est "politique". Ce qui n'était pas vraiment le discours de la semaine dernière... quand il s'agissait de bouter les terroristes de Haftar hors de Syrte de Koufra. A mon sens, le message a été reçu fort et clair. Erdogan reste un acteur rationnel. Quelle différence quelques BGL ou SCALP tirés de Mirage 2000, ou plus probablement AASM tirés de Rafale, ont pu faire ...
  10. Perdu ! J'ai rien à voir avec tout ça, moi ! Comme Khalifa, Emmanuel et Vladimir, quoi...
  11. Ah c'est vrai que Sissi dans la tribune officielle à côté de Macron, "ça aurait de la gueule" ! Parce que les Italiens ne sont pas sur cette politique. A moins bien sûr d'avoir renoué avec les traditions de la Renaissance, Machiavel, spadassins, "viens que je t'embrasse mon ami" suivi du coup de stylet qui va bien ? Bon là encore, "ça aurait de la gueule"... mais ce n'est pas très réaliste je pense. C'est que le MiG-29 est un appareil omnirôle, comme son fabricant le répète à l'envi J'aime assez aussi ce passage Un bras de fer semble être engagé également entre les Turcs et les Russes en Libye. Les deux parties continuent à renforcer leurs positions autour de Syrte. Selon une agence de presse turque, Ankara y a déployé un nouveau système de défense anti-aérien, S125, de fabrication ukrainienne. Le S125 a pour code OTAN le SA-3... et quand j'ai fait mon service militaire dans l'armée de l'air en 1988-89 (*) le Hawk était considéré comme peut-être pas le top du top, mais quand même encore correct. En revanche, le SA-3 ça c'était déjà du vieillot de chez vieillot. Il y a trente ans. Je traduis en termes de voiture : Erdogan s'est fait démonter sa 4L par un gros méchant, mais pas de problème, il a un nouveau système... c'est une Trabant ! Je ne pense pas que Erdogan ait fait ça bien sûr. D'une part il a sans doute des conseillers qui y comprennent quelque chose, d'autre part envoyer des systèmes de ce genre à plus de 1 000 bornes ça ne se fait pas juste en l'écrivant. Non, le plus probable c'est que 1. L'agence de presse turque source de l'histoire du S125 raconte n'importe quoi, au mieux ils ont confondu un vieux missile libyen avec quelque chose que la Turquie viendrait juste d'amener 2. Le journaliste de RFI a complètement bâclé son travail sans faire aucune vérification (*) Ah, nostalgie ! Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...
  12. Faudrait pouvoir demander à Sissi, Macron et Ben Zayed d'ouvrir la main pour vérifier lequel d'entre d'eux a la paume toute rouge ... Vous dites ? Ils peuvent être plusieurs ?
  13. Le MAE russe Lavrov annonce que la Russie et la Turquie travaillent à un accord de cessez-le-feu immédiat en Libye. MOSCOU, 8 juillet - RIA Novosti. L'armée nationale libyenne est prête à signer un accord de cessez-le-feu, mais Tripoli ne veut pas le faire ; la Russie et la Turquie s'accordent sur des approches qui leur permettraient d'annoncer un cessez-le-feu immédiat, a déclaré le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. "Maintenant, l'armée nationale libyenne, selon nos estimations, est prête à signer un tel document sur la cessation immédiate des hostilités, mais le gouvernement de Tripoli ne veut pas le faire, comptant à nouveau sur une solution militaire", a déclaré M. Lavrov après s'être entretenu avec les ministres des affaires étrangères des trois pays de l'Union africaine (RDC, Égypte, Afrique du Sud) sous forme de communication vidéo. Selon le chef de la mission diplomatique russe, la Russie et la Turquie s'accordent sur des approches qui permettront de déclarer un cessez-le-feu immédiat. "Nos collègues turcs et moi-même, dans le cadre du dialogue, qui a été sanctionné au plus haut niveau par les présidents de Russie et de Turquie, avons été et continuons d'être engagés dans l'harmonisation des approches qui permettraient de déclarer immédiatement un cessez-le-feu et de commencer immédiatement à traiter toutes les autres questions qui ont été mentionnées à la conférence de Berlin et qui ont été réitérées lors des réunions du Caire", a déclaré M. Lavrov. Selon M. Lavrov, la Turquie travaille avec le gouvernement de consentement national de la Libye. "J'espère qu'ils pourront parvenir à la seule bonne solution dans les circonstances actuelles", a déclaré le chef du ministère russe des affaires étrangères. Ce serait évidemment une excellente nouvelle, signifiant que Erdogan a renoncé à l'offensive vers Syrte et Al Jufra qu'il a annoncée. Bien sûr, annoncer que l'on travaille à une telle solution est pour Lavrov à la fois : - Un moyen de forcer la main aux "collègues" turcs - Evidemment, ce sont les collègues turcs avec qui on a un dialogue raisonnable, et le pouvoir libyen qu'ils soutiennent qui veut en découdre. Ce qui permet de leur suggérer de ne pas se laisser gouverner par les Libyens, tout de même - Un moyen de se dédouaner de toute responsabilité au cas où il n'y aurait pas d'accord... "On a vraiment fait tout ce qu'on a pu (c'est en face qu'ils ne veulent pas)" Comme dit Lavrov "j'espère qu'ils pourront y parvenir"
  14. C'est un "I'll be back" qui a un peu duré Voici @Yoyo_the_8 en pleine action : Le mieux qui puisse arriver maintenant, c'est qu'il s'en sorte mais après avoir eu une forte inquiétude, comme Boris Johnson. Ça permettrait peut-être au Brésil d'avoir un dirigeant qui ne prend pas la situation à la légère ... Qui a dit que les Etats-Unis n'organisaient jamais de référendum ? Ils en auront un en novembre au sujet de l'OMS ... et d'un certain nombre d'autres sujets aussi Docteur Trump contre Docteur Fauci... qui a dit que le monde médical n'avait pas son lot de polémiques ?
  15. C'est un point de vue : qualifier toute politique d'Etat d'impérialisme pour tous les renvoyer dos à dos. Un autre point de vue est de distinguer entre les politiques d'Etat suivant les objectifs qu'elles se donnent et les moyens qu'elles emploient pour y parvenir. C'est plutôt le mien. Mais je m'arrête là sur ce sujet, je crois qu'on s'est déjà expliqué l'un et l'autre, et je n'ai aucun problème à "être d'accord pour ne pas être d'accord" Je tombe sur un lien intéressant qui donne des détails sur la visite du ministre turc de la défense à Tripoli le 4 juillet, issus des extraits publiés par le ministère Selon les faits marquants publiés par le ministère turc de la défense, Akar a déclaré "Tout ce que nous avons à faire ici, c'est ce que faisaient nos prédécesseurs. Nous sommes ici pour rester jusqu'à la fin. Nous soutenons nos frères libyens et nous ne les abandonnerons pas. Vous êtes l'armée musulmane en Libye et vous avez accompli votre devoir de manière distincte. Ce que vous faites ici entrera certainement dans l'histoire." "Vous, les héros de l'armée musulmane, avez mené d'importantes opérations terrestres, maritimes et aériennes conformément aux instructions de notre président, M. Recep Tayyip Erdogan. (...) Suivant les traces des références répétées de son président à l'héritage ottoman, Akar a déclaré "Nous avons partagé l'histoire, la culture, la compréhension et les croyances avec la Libye pendant près de 500 ans. Nous avons été confrontés à de graves difficultés et à l'injustice ici et nous sommes ici pour les surmonter. Nous ferons le nécessaire comme nos prédécesseurs l'ont fait. Nous resterons ici jusqu'à la fin". (...) Akar a souligné que certains pays ont laissé le gouvernement d'Al-Sarraj en plan mais essaient maintenant de faire quelque chose au Caire, en référence à l'initiative égyptienne de cessez-le-feu. "Cela ne signifierait qu'une intervention illégale dans les combats. L'Égypte essaie de faire quelque chose de son côté mais aucun d'entre eux n'a le droit de faire quoi que ce soit. Ils ne préfèrent pas l'unité et la solidarité, mais essaient plutôt de réaliser leurs intérêts personnels et leurs intentions sont claires", a déclaré M. Akar.