olivier lsb

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  1. https://www.lemonde.fr/international/article/2019/11/03/l-europhobe-nigel-farage-ne-se-presentera-pas-aux-elections-legislatives-britanniques_6017869_3210.html Ce que je n'avais pas vraiment compris au début, c'est que je pensais que Farage se retirait de l'élection, y compris son parti et ses candidats députés, pour favoriser un camp conservateur enfin soudé derrière un projet d'accord. Or il n'en n'est rien, le bonhomme souhaite simplement s'éviter personnellement une 7e ou 8e humiliation en ne se représentant pas. Pour autant, il va foutre un bocson pas possible en soutenant tous les candidats députés de son parti et en s'inscrivant en opposition à Boris Johnson du fait: - de l'accord conclus avec l'UE, qui est forcément mauvais par définition... - de l'absence de Brexit effectife au 1er novembre, contrairement à ce que ce dernier avait martelé depuis le début. eh bien les enfants, je ne vois pas le bout du tunnel avec ces élections à venir et je crois qu'on peut tous aller se resservir en pop corn...
  2. Je viens de terminer la série d'articles de Tortoise média. Je ne sais plus qui les avait posté sur le forum il y a quelques pages mais un grand MERCI en tout cas. Le très long récit qui est fait du brexit est PASSIONNANT et extrêmement bien documenté. Ces articles valent la peine de s'y pencher, à la fin, j'ai quand même eu beaucoup de peine pour nos amis britanniques, victimes d'une incurie à peine croyable.
  3. Je vous trouve tous un peu dur avec le PR. C'est tout à son honneur de défendre et de faire entendre sa voix discordante, en cohérence depuis le début et ou les faits lui ont donné raison. Maintenant, si d'emblée il s'avérait qu'il est réellement seul dans cette affaire, ça ne sert à rien de consommer du crédit politique pour ce chapitre de déconstruction de l'UE. On ne peut dire qu'on aime être dans une union et littéralement œuvrer seul contre elle: dans une union comme la notre, le crédit politique, c'est justement de savoir jouer le jeu du collectif en dépit de ses convictions initiales. Et puis rien ne dit qu'il n'ait pas négocié autre chose en retour. 3 mois, ce n'est pas grand chose et on verra assez vite si les anglais se foutent toujours autant de nous d'ici là. Si c'est le cas, sa vision des choses aura été la bonne depuis le début. Si ce n'est pas le cas, il n'aura pas été un obstacle à un retrait ordonné des Britanniques.
  4. Une tautologie à propos du Brexit, c'est extraordinaire voire inespéré :D
  5. Je trouve la solution assez floue pour le moment en effet: bon affaire à suivre, j'ai vu l'interview de Barnier l'autre jour par les journalistes du Monde. Le bonhomme est à la hauteur m'a énormément impressionné par sa hauteur de vue, le respect du mandat qui lui a été confié et ses capacités à négocier au nom des 27.
  6. Si je comprends bien la logique des Britanniques, leur dernière offre de plan, qui sera probablement refusée par L'UE, contraindrait in fine les européens à rétablir eux même la frontière physique et à prendre l'initiative qui pourrait mettre le feu aux poudres. Right ? Ce qui donnerait du grain à moudre pour 100 ans aux conservateurs pour blâmer les européens sur les possibles nouveaux "troubles" qui en decouleraient. On dirait que dans les deux cas, comme dirait la brillante analyse de haut vol de l'amiral Ackbar.... "it's a trap! "
  7. Plus l'échéance approche, et plus je me dis que finalement, le plus grand risque politique pour L'UE serait finalement que les conséquences d'un no deal ne soient pas si catastrophiques que ça. Pas de pénurie, pas de baisse de croissance si marquée, et une ardoise qu'il serait tentant de ne pas régler tout compte fait, ou de discuter à nouveau avec une position renforcée pour les conservateurs britanniques. Puisqu'il faudra bien qu'on se parle quoiqu'il arrive, même en cas de no deal.
  8. Du coup j'ouvre le lien pour lire ton article, sur cet énième rebondissement car faut s'accrocher pour suivre, et je commence donc par la légende de la photo, qui indique qu'un des protagoniste de cette affaire dans l'affaire (l'avocat des plaignants contre la suspension du parlement) s'appelle.... Lord "Pannick"... J'en peux plus !!
  9. Je comprends ta réaction mais je pense que ce serait suréagir, de la part des chancelleries, que de mettre sur le même plan la stratégie fiscale de l'Irlande et l'inclusion ou l'exclusion du marché unique. On peut et on est en train d'y parvenir (par l'harmonisation en cours des taux d'impôt, la condamnation d'Apple à restituer 14 milliards d'euros d'impôts, le projet de taxation de l'économie numérique à venir pour les pays membres de l'OCDE) à ramener l'Irlande dans une voie moyenne/médiane, sans avoir à supporter le coût politique, diplomatique et peut être économique d'une exclusion de l'union douanière. Politiquement, ce serait la dislocation annoncée de l'UE, qui ne pèse déjà pas bien lourd sur la scène mondiale. La solidarité affichée justement avec l'Irlande, en dépit des contentieux qu'on pourrait avoir en interne, permet à mon sens d'établir une sorte de hiérarchie des priorités et une vraie union qui faisait un peu défaut jusque là (et dont se joue très bien les Poutine, Jinping et autres Trump). Pour frustrant qu'elles soient, je préfère encore mettre l'Union politique, douanière et économique au dessus des problématiquement fiscales. On pourra toujours résoudre a posteriori (par convention fiscale ou autre) les bisbilles fiscales. D'ailleurs, c'est peut être ainsi qu'on finira (ou qu'il a déjà été convenu, va savoir) par avoir la peau du passager clandestin fiscal Irlandais: en lui monnayant cher le soutien et l'unité affiché des 27 dans la défense de ses intérêts durant le Brexit.
  10. Plusieurs parlementaires conservateurs hésitent à quitter le navire Tories et s'opposer à toute forme de no deal. Il est écrit qu'il faudrait que BoJo dans pareil cas de figure, compose avec des brexiters du Labour pour garder le contrôle du parlement. https://www.theguardian.com/politics/2019/aug/02/boris-johnson-warned-he-could-lose-control-of-parliament On en a vu des bordels mais bordels comme celui là...
  11. Deux remarques que ces dernières évolutions m'inspirent : 1. L'intransigeance et la fermeté européenne, est évidemment pour me plaire. J'ajouterais par ailleurs un excellent sens du timing comme en témoigne les documents communiqués par la Commission au sujet de l'accès au marché financier, et les différents rappels à l'ordre des dirigeants européens ou de Michel Barnier, toujours calmes et jamais hystériques. Je regrette cependant de voir un tel capital politique et une telle unanimité au service d'une punition du RU. Non pas pour le côté punitif (ils l'ont bien cherché après tout), mais plutôt parce que bien d'autres sujets tout aussi graves devraient être traités avec la même force (changement climatique, soft power chinois ou US etc...). Je croise les doigts pour la future Union sans le RU. 2. Sans vouloir refaire le match du 29 mars 2018 et de la décision des Européens d'accorder un report, est ce qu'on est d'accord pour dire que la position du Président s'est révélée, avec le temps, la plus juste et la plus prophétique ? Le délai accordé n'a pas fait avancer d'un iota la ratification de l'accord côté RU. Pire, il donne aux anglais du temps pour mieux se préparer aux conséquences d'un no deal, ce qui n'était pas franchement l'objectif initialement recherché. Dernier clou dans le cercueil d'une longue tradition de naïveté Européenne ?
  12. Si aujourd'hui l'Irlande est principalement "alimenté" (au propre comme au figuré) par le RU, j'ai du mal à imaginer qu'en cas de coup dur suite au Brexit, nous ne leur viendrions pas en aide, façon pont aérien de Berlin. Dans cette affaire, le RU et l'Irlande sont toutes deux des îles, mais le problème du RU c'est d'être isolé et entouré par l'UE, alors que l'Irlande est naturellement toujours dans l'union. Ce serait si compliqué de ré-orienter les flux logistiques, dans le cas de l'Irlande ?
  13. J'ai l'impression d'être le seul à ne pas me réjouir de la panade dans laquelle les Anglais se sont mis. On pourrait pérorer indéfiniment sur l'alignement des Anglais sur la position Américaine et se réjouir de l'application du dicton"qui sème le vent récolte la tempête", il n'en demeure pas moins que l'insécurité du détroit d'Ormuz est réelle et ça ne devrait réjouir personne. Rappelons que les sabotages de navires commerciaux ont démarré avant l’arraisonnement du pétrolier Iranien. Alors bien entendu, personne n'est dupe: ces montées de tension sont calculées et font partie du grand jeu, mais je suis pour ma part inquiet de la facilité "déconcertante" avec laquelle les Iraniens ont pu se saisir d'un navire dans le détroit (en définitive, deux navires le même jour, le premier ayant été relâché car ayant des marins Russes à bord). Leurs capacités ne sont pas une surprise en soi: il faudrait être stupide de les prendre pour des imbéciles. Mais leurs actions affaiblissent considérablement les positions des pays occidentaux dans ces négociations complexes. Et tout ce qui affaiblira notre position au sens large (France, France + UE, France + UE et RU, je mets les USA de coté) affaiblira au passage notre méthode et nos propositions de solutions. Et je ne me réjouit pas de voir l'Iran faire monter les enchères pour un coût si faible. Sans juger de la supériorité des positions d'un camp plutôt que de l'autre, j'aurais toujours un avis plus favorable à nos positions et notre approche plutôt qu'à celles de l'Iran, même s'il faut comprendre leur amertume après le revirement Américain sur l'accord sur le nucléaire. L’Iran, c'est aussi une vague d'attentats en France et au Liban. Ce ne devrait pas être si vite oublié. Ce qui arrive aujourd'hui aux Anglais pourrait très bien nous arriver un jour.
  14. Cette farce du Brexit devrait à mon sens servir les vils intérêts d'une unique minorité: les parieurs et Oracles en tout genre !! Et si on relançait quelque sondages sur ce topic mieux éclairé que la moyenne ? - Boris Johnson finira-t-il par dissoudre le parlement ? - La date du 31 octobre sera-t-elle enfin celle du Brexit ? - Le Backstop sera-t-il sauvegardé dans la prochaine transition de phase (ndlr: deal, no deal, sounds like a deal, sounds like a no deal...) ? - En cas de no deal, les Britanniques auront-ils toujours suffisamment de papier toilette pour se torcher confortablement comme personne ailleurs dans le monde ? - L'UE finira-t-elle par achever la glorieuse conquête du Royaume d'Irlande du Nord et du comté Ecossais ?