olivier lsb

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  1. olivier lsb

    [Rafale]

    Comment est-ce qu'on arrive à être ITAR free sur le Rafale (me semblait-il en tout cas) avec des composants et notamment un processeur IBM ? Parce que c'est du civile et que ce sont des composants trop largement répandus pour être contrôlés ?
  2. Je conçois ta prudence et le besoin de ne pas être aveuglé, c'est tout à ton honneur. Mais au cas d'espèce, ces propos me paraissent indéfendables, pour les raisons et arguments évoqués par tous et par la MinArm. Autant les accusations en RCA pouvaient, au début, passer pour plausibles même si non encore étayées ou documentées. Autant là, on a factuellement un ramassis d'inepties. J'irai même plus loin encore: à supposer que ce soit vrai, serait-ce vraiment çà le sujet quand on est un représentant de l'Etat Malien ? De s'inquiéter de la "bonne image" des bordels de Bamako quand le centre et la moitié Nord du pays sont à feu et à sang ?? D'ailleurs, il en pense quoi l'ambassadeur des viols répétés des djihadistes dans les zones non contrôlées ? ==> https://www.arte.tv/fr/videos/086659-000-A/mali-sahel-aux-frontieres-du-djihad/
  3. "Honni soit qui mal y pense, qu'importe la couleur de ta peau, Béni soit qui au Mali danse, au son des balles de Bamako". -M- Monsieur l'ambassadeur n'aura donc pas tenu deux jours sous les balles de Bamako
  4. RIP au sergent chef Morgan Henry. https://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/deces-du-sergent-chef-morgan-henry-du-54e-regiment-de-transmissions Inhabituellement, les causes de sa mort ne sont pas données. Bestiole à la con ? (sorpion, serpent...)
  5. Pour continuer d'alimenter nos discussions dans une belle veine de courtoisie, je partage ici une vidéo que je viens de re-regarder (et surement diffusée sur le topic à l'époque). L'intervention de Laurent Bigot à l'IFRI, pour exprimer une "opinion personnelle" et malheureusement, bien trop éclairée. Bien mal lui en avait pris puisque le Quai d'Orsay à l'époque l'avait limogé de son poste de sous-directeur pour le Mali, en raison de son intervention. Elle doit donc être vue et revue, car à mon sens ce qu'il évoque est d'une terrible et cruelle actualité, 7 ans plus tard... Son passage sur le Burkina Faso notamment, en tant que prochain pays présentant des risques d'effondrement, est d'une pertinence, 7 ans plus tard, absolument gênante...
  6. Oui et....non. Ça a été vrai fut un temps, mais pour avoir toujours un pied dedans, les temps changent... O tempora, o mores ! Une facture "illégitime", car susceptible de constituer un abus de bien social (mais ça, seule la Justice est compétente pour qualifier les faits), qui serait adressée à Renault pour paiement et prise en charge, devra bien être comptabilisée par la société. Le commissaire aux comptes n'aura rien à y redire sur le traitement comptable. La différence entre le compétent et le complaisant se jouera au niveau du signalement au procureur (dont il a une obligation en présence de faits susceptible d'être délictueux). Pour reprendre les exemples donnés plus haut sur les PME, c'est pas forcément que le CAC en local est incompétent et n'a rien vu, mais c'est qu'en règle général non-écrite, tu n'emmerdes pas le procureur pour une soirée privée du dirigeant, payée par la boite et qui n'a pas mis en danger (ni même en petite difficulté) cette dernière. Ca peut paraître aberrant, mais ça ne sera jamais poursuivi en pratique et c'est une procédure assez lourde à gérer, y compris pour un gros cabinet. Par ailleurs, j'aurais aussi les remarques suivantes à faire: - Rien ne permet d'affirmer que le commissaire aux comptes n'a pas procédé à un signalement. C'est peut être le procureur qui a choisi de ne pas poursuivre, car un signalement ne vaut pas saisine du procureur (cela reste à l'appréciation de ce dernier). - Si la douloureuse a été adressée au hasard, à Renault B.V aux Pays-bas, siège de la holding Renault Nissan, peut être que le droit local est plus souple là bas et permet ce genre de pratique. Ou peut être que localement, les commissaires aux comptes n'ont pas de rôle ou de responsabilité sur les faits délictueux dans le droit local, car c'est une spécificité Française (mais pas non plus une exclusivité). La présence des commissaires aux comptes dans les sociétés n'est pas une recette miracle, mais ça permet simplement de réduire l'ampleur, la fréquence et l'étendue des manœuvres frauduleuses. Pas les réduire au néant. Et ça, outre pour l'avoir constaté et partagé avec du monde, je le tiens également du département Forensic d'un gros cabinet de la place. Mais je suis d'accord que démontrer que quelque chose qui aurait pu se produire plus souvent ne s'est pas in fine produit si souvent, c'est toujours délicat à réaliser ^^ Fin du H.S pour moi
  7. Pour compléter la réponse de ZX, j'ai trouvé un article (en anglais malheureusement, le sujet nécessite une vraie presse d'investigation pour être traité sérieusement) qui te donne un aperçu de ce que peuvent être les relations dans un Keiretsu, et comment l’irrationalité ou la complaisance de certaines décisions (le cas ou par exemple, Nissan achètent des composants pour ses véhicules à des prix pas forcément les plus compétitifs) ne peuvent s'expliquer que par la nationalité Japonaise des sous-traitants. Ca avait été notamment le "remède" de Ghosn à l'époque ou Nissan était au bord de la faillite, que de mettre un gros coup de pied dans la fourmilière de ces relations qui avaient conduit Nissan à sa perte. Beaucoup veulent sa peau pour çà, toutefois, le système des Keiretsu sous le patronnage de Nissan n'a jamais vraiment disparu. Les Japonais ont une vision du temps beaucoup plus long qu'à l'occidental. Dans ce système, un fabricant de voiture achète l'acier pas forcément au prix du marché (ou il est au plus bas) mais à un prix convenu avec son fournisseur (peut être un peu plus cher que le marché). A charge de revanche lorsque les prix augmenteront, le fournisseur continuera de fournir de l'acier à un prix contractuel, peut être un peu plus bas que le marché cette fois-ci, sans chercher à jouer le marché contre son client (approche beaucoup plus court-termiste). Cet exemple me vient d'un souvenir de mes cours d'économie industrielle. Au demeurant, l'article ci-après illustre à peu près cette nature dans les relations entre systémiers et fournisseurs de rang secondaire. https://asia.nikkei.com/Business/Companies/After-Ghosn-Nissan-s-keiretsu-suppliers-back-in-the-hot-seat Avantage: celà incite à un comportement de long terme avec ses partenaires, ce qui est cohérent avec le temps économique d'une industrie intensive en capital Inconvénient: ça a failli coûté la peau de Nissan en 99 (contraint moralement de "surpayer" ses composants ou les services rendus par ses gros fournisseurs), et c'est un entre-soi peu transparent qui peut favoriser des pratiques corruptives et léser l'actionnaire. Ghosn avait compris la nature de ce système et en a fortement réduit l'influence par son plan de sauvetage. Mais je ne suis pas sûr qu'il avait réellement saisi la nature quasi "sanguine" de ces relations de réseaux d'entreprises Japonaises, qui appelle à des réflexes qui sortent de la rationalité purement économique et qui font appellent aux émotions (aaaah la Patrie, l'Honneur, l'Empereur, le sang Japonais, les traditions, le wasabi, le Sepuku, toussa toussa). Et comme je le disais un peu au dessus, les Japonais ont le temps long: lui faire la peau pouvait attendre, surtout que jusqu'à peu Nissan, avait profondément besoin de Renault pour son redressement.
  8. La fusion n'a pas été immédiatement à l'ordre du jour après la prise de contrôle de Nissan, mais depuis les années 90, l'eau a coulé sous les ponts. Et il semble bien que Ghosn y réfléchissait sérieusement, ce que les Japonais auraient eu du mal à avaler puisque c'est probablement Nissan qui aurait été absorbé par Renault et non l'inverse (les fusion entre égaux, ça n'existe pas dans le fond et dans la forme: c'est même un non-sens comptable, car l'opération nécessite forcément une absorbante et une ou plusieurs absorbées !) https://www.ft.com/content/2bd83b12-ecbe-11e8-89c8-d36339d835c0?desktop=true&segmentId=d8d3e364-5197-20eb-17cf-2437841d178a#myft:notification:instant-email:content Donc il était à peu près certain qu'il y pensait, ne serait-ce que pour prendre en compte le contexte actuel et la course aux méga fusions de constructeurs (PSA - chrysler - Fiat pour dernier exemple). De toute façon, les Japonais ont eux même admis qu'ils n'ont jamais dans le fond digéré la domination de Renault sur Nissan, pour des motifs purement nationalistes "Il y a toujours eu chez Nissan des gens qui soutiennent des idées très conservatrices selon lesquelles l'entreprise devait retourner à son état d'avant la crise financière de la fin des années 1990." Hiroto Sakaiwa, dit "Le Fossoyeur" (bon ok, je trolle un peu). https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/renault-nissan-lalliance-sapee-par-le-nationalisme-japonais-affirme-hiroto-saikawa-1152445 Quiconque connait le Japon d'un peu plus près, sait à quel point le nationalisme est un sport de masse. Alors Carlos est sûrement pas propre sur lui, mais il faut regarder au delà de ce qui constitue probablement un abus de bien social, qui ne mettra certainement pas le groupe renault-nissan à genoux. Comme disait Roosevelt en son temps: "He may be a son of a bitch, but he’s our son of a bitch.”. N'oublions pas l'épreuve de force qu'avait engagé l'actuel PR lorsqu'il était secrétaire d'état à l'économie, et qui avait pris la décision d'augmenter temporairement les droit de vote de l'Etat dans Renault-Nissan en usant d'actions à droit de vote double. l'Etat a des intérêts à défendre chez Renault vis à vis de Nissan. Un exemple: le rapatriement de la production en France de certaines Nissan comme la Micra a suscité une grosse bataille en interne, alors que Renault avait concédé depuis longtemps des productions Renault chez Nissan. Pour bien comprendre les soubassements de l'affaire Ghosn, il faut bien avoir en tête que les entreprises Japonaises et leurs relations internes sont organisées par Keiretsu, avec tous les renvois d'ascenseurs que ça implique entre le groupe dominant et ses partenaires/fournisseurs. Ce type de relations économiques, qui impose des décisions parfois en dépit du bon sens, ne tient que parce que ses acteurs sont Japonais (et je vous renvoie donc à ce que je disais que le Japon et le nationalisme). Renault en a fait l'amère expérience en voulant imposer un fournisseurs Coréen (humiliation suprême...) pour les batteries des véhicules électriques de l'alliance, au détriment d'un consortium Japonais soutenu par Nissan. https://www.liberation.fr/futurs/2012/07/01/batteries-renault-se-decharge-sur-le-coreen-lg_830479 Alors oui on peut regarder cette affaire que sous le prisme de l'abus de biens social, jouer une partition populiste assez facile et bas de gamme, puis oublier le reste et confirmer qu'on est médiocre (#Alstom #Pechiney #Technip #Areva #BNP-Amende etc...). Il faut cependant arrêter d'être naïf: les enjeux de pouvoir dépassent assez largement les frasques de l'ex-PDG et les vrais enjeux à la clés sont des emplois par centaines, de la propriété intellectuelle sur les brevets détenues en France ou au Japon (ce qui détermine le lieu du revenu fiscalement imposable), des budgets de R&D, de la charge de production pour des usines, la maitrise d'un savoir-faire crucial etc... Donc comme Pic', je défends notre "FdP" dans cette histoire, et j'espère bien que c'était la DGSE qui était à la manœuvre d'évasion, histoire d'envoyer le bon message aux bonnes personnes: on négocie loyalement entre vieux partenaires de longue date ou bien on se rendra coup pour coup. Grillé par Patrick de peu, sur la nationalisme Japonais !
  9. Au secours.... On est pas sorti de l'auberge avec ce type d'attitude, le racket va pouvoir continuer, le politique ne réagira pas. Du moment qu'on ne s'en prend juridico-parlant, qu'à des intérêts privés... Comme si c'était le libre marché et la pleine concurrence qui avait spontanément abouti à pondre un gazoduc entre l'Allemagne et la Russie.
  10. C'était un éditorial, et clairement indiqué comme tel sur la page. Donc il n'est pas anormal qu'une plus grande subjectivité transparaisse à la lecture du papier, qu'on soit d'accord ou non avec le propos. Leurs reportages à intervalles réguliers, pour autant qu'on accepte de payer la presse (et qu'on leur donne les moyens des ambitions qu'on leur souhaite tous ici...), valent le détour, exemple: https://www.lemonde.fr/international/article/2019/11/01/irlande-du-nord-les-troubles-du-brexit_6017696_3210.html Evidemment par définition, les articles gratuits du Monde ne sont pas vraiment le reflet de la qualité de ce journal. Je sais que c'est à la mode de taper sur les journalistes, mais enfin merde quand même, si tous au RU ou en France lisait régulièrement Le Monde ou un autre titre, avec les défauts qu'on peut quand même leur adresser, je pense que le débat serait d'un tout autre niveau que ce qu'on voit ces derniers temps.
  11. https://www.lemonde.fr/international/article/2019/11/03/l-europhobe-nigel-farage-ne-se-presentera-pas-aux-elections-legislatives-britanniques_6017869_3210.html Ce que je n'avais pas vraiment compris au début, c'est que je pensais que Farage se retirait de l'élection, y compris son parti et ses candidats députés, pour favoriser un camp conservateur enfin soudé derrière un projet d'accord. Or il n'en n'est rien, le bonhomme souhaite simplement s'éviter personnellement une 7e ou 8e humiliation en ne se représentant pas. Pour autant, il va foutre un bocson pas possible en soutenant tous les candidats députés de son parti et en s'inscrivant en opposition à Boris Johnson du fait: - de l'accord conclus avec l'UE, qui est forcément mauvais par définition... - de l'absence de Brexit effectife au 1er novembre, contrairement à ce que ce dernier avait martelé depuis le début. eh bien les enfants, je ne vois pas le bout du tunnel avec ces élections à venir et je crois qu'on peut tous aller se resservir en pop corn...
  12. Je viens de terminer la série d'articles de Tortoise média. Je ne sais plus qui les avait posté sur le forum il y a quelques pages mais un grand MERCI en tout cas. Le très long récit qui est fait du brexit est PASSIONNANT et extrêmement bien documenté. Ces articles valent la peine de s'y pencher, à la fin, j'ai quand même eu beaucoup de peine pour nos amis britanniques, victimes d'une incurie à peine croyable.
  13. Je vous trouve tous un peu dur avec le PR. C'est tout à son honneur de défendre et de faire entendre sa voix discordante, en cohérence depuis le début et ou les faits lui ont donné raison. Maintenant, si d'emblée il s'avérait qu'il est réellement seul dans cette affaire, ça ne sert à rien de consommer du crédit politique pour ce chapitre de déconstruction de l'UE. On ne peut dire qu'on aime être dans une union et littéralement œuvrer seul contre elle: dans une union comme la notre, le crédit politique, c'est justement de savoir jouer le jeu du collectif en dépit de ses convictions initiales. Et puis rien ne dit qu'il n'ait pas négocié autre chose en retour. 3 mois, ce n'est pas grand chose et on verra assez vite si les anglais se foutent toujours autant de nous d'ici là. Si c'est le cas, sa vision des choses aura été la bonne depuis le début. Si ce n'est pas le cas, il n'aura pas été un obstacle à un retrait ordonné des Britanniques.
  14. Une tautologie à propos du Brexit, c'est extraordinaire voire inespéré :D