Alexis

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Everything posted by Alexis

  1. La pression augmente ... Après le premier coup, porté hier par Juncker, contre l'assurance si déplacée de tant de députés notamment travaillistes, SNP et libéraux-démocrates qui pensent visiblement que "l'UE accordera forcément un report, on peut continuer à faire du rien et à refuser tout", et à rebours de Merkel estimant aujourd'hui que si le parlement britannique se réfugie dans son "Nan !" habituel un report du délai serait "inévitable", voici coup sur coup à quelques minutes d'intervalle - Macron qui "ne pense pas" que l'UE accordera un report supplémentaire (il utilisait l'anglais "shall"... qui a une certaine force, davantage que "will") - Le premier ministre irlandais Varadkar qui met en garde les députés qui ne "doivent pas supposer qu'il y aurait unanimité" pour accepter un nouveau délai tout en soulignant qu'il n'y a aucun plan B au nouvel accord, sinon la sortie sans accord Qui sait ? Peut-être les députés britanniques du Labour, de la SNP et des libdems finiront-ils par comprendre ?
  2. Bouteille d'eau ferrugineuse... qui était en l'espèce une bonne source d'inspiration. Presque autant que la dive bouteille ! Mais la Merkel est sobre. Hélas ... On verra si les députés de Sa Majesté - la pauvre ! - continueront leurs enfantillages habituels. Ce qui est clair en revanche c'est que les Britanniques sont plus nombreux à souhaiter qu'ils approuvent le nouvel accord, que le contraire, par 41% contre 24% - avec 35% d'indécis. Edit : C'est plus complet à la source.
  3. Une nouvelle assez surprenante, pour dire le moins Mais vérification faite ça a l'air tout à fait vrai... et on a réussi à ne pas s'en apercevoir !
  4. Euh... non. C'est plutôt en Angleterre qu'il a aidé Eh les mecs ! Si on retournait en Normandie ? Wo eh l'aut' ! On conquiert l'Angleterre d'abord, oui ! A mon sens, la déclaration de Juncker - agissant sans doute en messager des 27 - comme quoi un report n'aurait pas de sens vu qu'un accord existe et que ce sera ça ou bien la sortie sans accord... n'est pas suffisante. Pourtant, le Jean-Claude n'y était pas allé avec le dos de la cuillère. Un coup d’œil aux médias britanniques suffit à s'apercevoir qu'ils sont tous en train de dire "Maieuuuh c'est même pô vrai... il peut pas être sérieux ! La la la on t'entend pas Jean-Claude... Le conseil européen ne peut pas nous refuser une prolongation c'est comme ça et puis c'est tout". Je pense qu'il faudra qu'au moins un et de préférence plusieurs des chefs d'Etat et de gouvernement en rajoutent une bonne couche aujourd'hui ou demain. Qu'ils soient bien lourds. Nan, plus lourds que ça. Car les députés britanniques ont vraiment la tête dure
  5. J'avais oublié le cinquième... celui qui rappellera que les Britanniques n'ont pas aidé en Normandie. Sans compter que ce ne sont "pas des anges", hein
  6. Suivi d'un autre félicitant Boris pour sa victoire. Un peu plus tard, un troisième menacera de "détruire l'économie" de la Grande-Bretagne
  7. Alleluia ! Du bon sens, enfin ! Juncker ne fait pas partie des 27 dirigeants qui décideront. Mais j'imagine assez mal qu'il prenne ce genre de position sans en avoir discuté avec eux auparavant. Dans cette circonstance, son rôle est celui d'un messager.
  8. Les négociateurs britanniques et UE ont abattu un travail considérable, ils méritent d'être félicités. Même si les 175 pages du protocole sur l'Irlande du Nord inclus dans l'accord de retrait de 1998 n'ont pas toutes été modifiées, il semble que ce soit plusieurs dizaines de pages qui aient été réécrites... chapeau ! Surtout les premiers d'ailleurs, puisque ce sont eux qui ont avalé le plus de couleuvres Mais l'UE aussi a montré quelque flexibilité, notamment avec le mécanisme qui permettrait à l'Irlande du Nord de voter à intervalles de quatre ans sur la poursuite ou non de leur alignement sur le marché unique. S'ils devaient un jour voter pour en sortir... ils voteraient de fait pour établir une frontière physique avec le reste de l'Irlande, donc il y a assez peu de chance qu'ils le fassent, mais c'est tout de même une concession et une certaine prise de risque de la part de l'UE. Cela dit, Barnier a précisé que l'accord n'est pas prêt. Seulement une version préliminaire (draft). Le Conseil de l'UE pourra donner un avis politique sur l'ensemble, mais ce ne sera pas une acceptation en bonne et due forme. De même pour la session extraordinaire du parlement britannique prévue samedi. Comment pourrait-elle approuver un accord qui n'est pas encore sec ? A mon sens, il reste encore pas mal de boulot à abattre en quelques jours : finalisation de l'accord, traduction (en 24 langues...) et vérification par chacun des pays concernés, approbation d'abord au parlement européen puis par le Conseil européen. Et en parallèle, approbation par Westminster. Je m'attends à une session supplémentaire extraordinaire du Conseil de l'UE avant le 31 octobre. Et bien sûr des débats houleux au parlement britannique. Si Johnson respecte la loi Benn votée en septembre, un accord n'ayant pas été voté par Westminster au 19 octobre, il sera obligé d'envoyer au Conseil européen une lettre de requête de report de l'échéance du Brexit au 31 janvier 2020. Deux cas de figures : - Le Conseil approuve cette requête. Le parlement britannique ne ressent aucune pression. Comme ils ont tout leur temps à perdre, ils continuent à faire des ronds sans surtout ne rien décider. Le nouvel accord est bien sûr retoqué. Et rebelote : discussions, motions de censure, élections, référendums, nouvelles négociations... Brexeternité ! - Le Conseil refuse la requête, plaçant Westminster sous forte pression. Devant l'alternative d'approuver le nouvel accord ou de déclencher un Brexit sans accord, sans plus aucun endroit où se cacher, assez de députés travaillistes, libéraux-démocrates et SNP ont le bon sens d'approuver, assurant le passage de l'accord en dépit de la défection du DUP nord-irlandais et probablement de l'ERG les ultras du Brexit qui ont dit qu'ils suivront ce que fera le DUP. Le jour du Brexit est le 31 octobre, la négociation du futur accord de libre-échange peut commencer dès novembre J'espère vivement que le Conseil refusera de prolonger le délai.
  9. Ça bouge d'heure en heure... Il y a une heure encore, le DUP bloquait l'accord finalisé la nuit dernière. Maintenant, il est d'accord ! Un certain mec à crinière jaune parle de ... et non, il ne s'appelle pas Donald ! Sauf que... le DUP vient de dire que leur position finalement reste la même !!! ... jusqu'au prochain rebondissement
  10. On ignore encore quel costume choisira Boris ...
  11. Je pense trois choses au sujet de la stratégie de Trump - car c'en est une, quoi qu'on en pense par ailleurs 1. Trump a raison. Car oui, comme il l'a dit dans le même gazouillis où il était question de Napoléon Bonaparte, les Etats-Unis sont vraiment à "7 000 miles" - enfin plutôt une dizaine de milliers de km - de la Syrie. Et les djihadistes de l'E.I. s'ils profitent du désordre créé par l'invasion turque pour resurgir ils ne peuvent guère aller qu'en Europe ou à la rigueur en Russie. De même que d'éventuels nouveaux réfugiés. Les Etats-Unis ont vraiment l'option de s'en fiche éperdument. Alors ils ont bien raison de la prendre 2. Sauf que Trump a tort. Partir de Syrie de cette façon, laisser tomber les Kurdes comme des résidus de capotes usagées alors qu'ils ont rendu un gros service à l'Amérique et à l'Europe, c'est donner une démonstration éclatante à tous les pays étrangers que les belles paroles des Etats-Unis ne valent pas tripette, vous pouvez lui rendre tous les services que vous voulez - combattre pour ses intérêts... ou acheter ses armes - elle vous laissera quand même tomber à la première occasion. Et ça c'est un dommage réel pour l'Amérique, car comme l'a dit récemment le sénateur républicain Lindsey Graham même les Etats-Unis ont besoin "d'alliés forts" 3. Mais... il a peut-être raison quand même ! Oui, parce que ce dommage à la réputation de fiabilité des Etats-Unis, cette difficulté plus grande à obtenir une coopération sincère de ses alliés... qu'est-ce qu'on en a à fiche, étant donné justement qu'on ne veut plus être engagé outre-mer ? C'est sommaire, et encore très critiquable bien sûr car les Etats-Unis quoi qu'on en dise restent toujours dépendants de pétrole importé, et surtout ils dépendent pour leurs finances du rôle central du dollar dans la finance internationale, lequel est fondé en grande partie sur leur rôle de protecteur des pétromonarchies du Golfe. Mais, si l'on pousse à fond la logique du "Je n'ai pas besoin du monde extérieur"... il y a quand même une certaine cohérence brutale. Et extrémiste. La communication de Trump, c'est encore plus incohérent qu'avant. Cela dit, la logique sous-jacente, aussi critiquable et sommaire soit-elle, demeure. Vous pouvez perdre onze mille combattants dans une guerre difficile où vous êtes la principale force au sol tandis que vos alliés se réservent le domaine aérien beaucoup moins dangereux, allant bien au-delà de vos besoins d'autodéfense stricts. Vous pouvez avoir des soldats américains en gage de la protection forte et bienveillante de Washington ===> Cela n'empêchera absolument pas l'Amérique de vous laisser tomber d'un coup, sans même y mettre les moindres formes, sans même s'assurer que son retrait ne ressemble pas à une déroute, tout en mentant effrontément sur votre contribution passée et en prétendant avoir gagné la guerre à elle toute seule Vous pouvez acheter des armes américaines à qui mieux mieux, et du F-35 ici, et de l'hélicoptère ou du missile sol-air là, tout en alignant votre politique étrangère sur celle de Washington, tout en faisant tous les bruits nécessaires sur votre respect envers son président, tout en soignant les bases américaines chez vous ou en essayant d'en décrocher (*) ... N'empêche que vous n'en aurez certes pas fait aussi lourd que les Kurdes en leur temps ===> Alors... que se passera-t-il le jour où vous aurez besoin que l'Amérique se rappelle de votre fidélité (*) Je ne donne pas de nom - c'est qu'il y aurait foule ! C'est extraordinaire ! Je lui raconte un truc... et il le croit ! Tu veux dire... Tu commences à comprendre que tu t'es fait avoir ?
  12. ... Tout est à recommencer ? C'est en cours. Qui pense que Donald Trump n'ose pas... a tort. Bon, il est temps. Il est temps, parce que ça pourrait être "le retour des mauvais jours". Du moins c'est un scénario... Et il est donc temps pour en discuter de ressusciter ce fil
  13. J'ai d'abord cru à un compte parodique. Pourquoi l'AFP n'aurait-il pas droit à ses imitateurs à elle ? ... j'ai finalement compris que c'est le président américain qui est parodique. Plus complet ici Quoi qu'on en pense, une chose est certaine : la stratégie de sécurité nationale consistant à se reposer sur la protection des Etats-Unis n'est plus du tout opérante. Heureusement que ce n'est pas la stratégie de la France !
  14. Le FBB d'Asnières ? Mais qu'est-ce que j'ai à voir avec la Fondation Brigitte Bardot ? Tu voulais dire FSB ? Maieuuuh je pensais être resté discret ! C'est-à-dire 26,67 francs c'est ça ? Tiens, avec mes remerciements
  15. C'est-à-dire que le dit DT est président des Etats-Unis Du coup, les capacités des militaires américains de faire autre chose face à un ordre direct... apparaissent plutôt limitées.
  16. Ça ce n'est qu'une théorie du complot, répandue par ceux qui voudraient s'attaquer à l'OTAN et relâcher les liens entre Européens et Américains ! En réalité bien sûr, il y a encore des cocos partout, la meilleure preuve étant qu'ils sont nécessaires à l'OTAN. Merci de ne pas relayer la propagande de Vladimir Poutine sur le forum. Voilà qui serait du sérieux. De l'artillerie lourde même ! Cela dit, il me semble que le président américain a un veto sur ce genre de décision du congrès. Et Donald a un faible pour Recep.
  17. Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprimait il y a moins d'une heure au sujet des pourparlers "nuit blanche" entre équipe EU et équipe RU qui ne sont toujours pas terminés à 16 heures A ce sujet, on demandait la différence entre théorie et pratique. Un plaisantin répondit : "En théorie, c'est la même chose. En pratique, non" "J'y crois... oui, j'y crois !"
  18. Voici une rare occasion d'approuver le président turc Erdogan... Syrie : Erdogan «n'arrive plus à suivre» Trump sur Twitter
  19. Bon, s'il existe deux vidéos de la même scène, prise d'angles différents... cela diminue la probabilité d'un montage. Reste la question de savoir si ce sont les supplétifs qui ont décapité des combattants kurdes, et des soldats turcs arrivent ensuite pour en rire, ou si les soldats turcs eux-mêmes sont en cause. Il se pourrait que la conversation soit entre soldats et supplétifs - qui auraient appris le turc. Mais ça ne fait pas grande différence du point de vue de la culpabilité, car tout le monde dans la vidéo approuve clairement ces mutilations, donc si ce sont les supplétifs qui les ont réalisées c'était en sachant que leurs alliés turcs les approuveraient. Et aussi la question - oui je me raccroche aux branches - de savoir si ce sont des combattants tués au combat qui ont été ensuite décapités... ou si c'étaient des prisonniers. Dans le premier cas il s'agirait de toute façon d'un acte de barbarie. Dans le second cas évidemment d'un crime de guerre. Sinon, en réponse à une proposition américaine d'établir un cessez-le-feu, Erdogan a affirmé que la Turquie ne déclarerait "jamais" de cessez-le-feu. Mon avis perso, c'est qu'il ne faut jamais dire jamais... Mais pour l'instant, et tant qu'il ne franchit pas la limite que lui a posé la Russie - qui n'a aucune raison de la définir en fonction des intérêts des Kurdes, mais seulement du gouvernement syrien - Erdogan a son moment de gloire. Et encore, voici le gazouillis original de Jeffrey Lewis, spécialiste de contrôle des armements à ArmsControlWonk, avec son cri du cœur au sujet des B61 que les Etats-Unis après l'avoir envisagé suite à la tentative de coup d'Etat de 2016 n'ont toujours pas retirées d'Incirlik. Sérieusement, il est grand temps de retirer nos foutues armes nucléaires de Turquie Il répondait à la nouvelle du tir d'artillerie turc contre une position américaine.
  20. Plusieurs points : - Il faut être prudent en effet, et je dirais même très très prudent. Nous ne sommes plus maintenant à l'ère des fakes... mais carrément des deepfakes. Les techniques de manipulation d'images y compris animées sont très développées. Et en temps de guerre, il y a propagande de guerre. Cela dit, l'authenticité est possible bien sûr ! - Je pense avoir localisé la dite vidéo, en l'occurrence une page en anglais, laquelle précise bien ce qui était déjà évident à l'oreille même sans parler aucune des deux langues : les criminels qui rient des décapitations et mutilations de combattants kurdes parlent bien turc, et non arabe. Ce qui semblerait indiquer qu'il ne s'agit pas de supplétifs djihadistes syriens qui seraient arabophones. Pour qui veut s'en rendre compte par lui-même je vais donner le lien vers la page. Il est possible de lire son texte anglais, et si on le souhaite de visionner la vidéo - Pour qui ne souhaite pas la visionner - et ça se comprend ! - voici ma traduction des sous-titres anglais de la conversation en turc A (qui tient la caméra) : Des têtes... je devine que tu as coupé leurs têtes. On dirait que tu es un fan de décapitations B : J'ai raison ? (montrant une oreille entre ses doigts) A : Oh, sans oreille ? (rire) (voix diverses, difficile de comprendre qui parle) - Commandant ! Regarde, là une autre des têtes coupées - Ils le méritent - Laisse-moi voir - Est-ce que la caméra enregistre ? - Regarde ! Y en a un qui a perdu son bras - Concernant Trump, je suis aussi en colère contre lui que n'importe qui, mais n'oublions pas que ce n'est pas lui qui a décidé d'envahir voire de préparer une épuration ethnique. Sa responsabilité est très lourde, mais ce n'est pas lui qui bombarde ni décapite. Ce sont nos alliés turcs et leurs supplétifs djihadistes
  21. Je ne crois pas que ça arrivera, parce qu'il me semble que Erdogan sait où sont les limites, et il ne franchira pas celles que lui définira Poutine. Mais s'il le faisait... il faudrait prévoir une commande en gros.
  22. Peut-être. Mais j'ai dans l'idée que si Vladimir dit "Stop", par exemple interdit à la Turquie de prendre le contrôle de Manbij... et il vient juste de faire en déployant des troupes à elle à Manbij... eh bien Recep il s'arrêtera. Parce que pour l'instant Russie-Turquie c'est 0-1 (Sukhoi-24 abattu) Et s'il reste à Recep deux sous de jugeote - ce que je peux imaginer - il n'a pas envie de donner l'occasion à la Russie de remonter au score. Soit dit en passant, la protection que l'OTAN, en premier lieu les Etats-Unis, offre à la Turquie. Comment dire. Ces temps-ci, je ne suis pas sûr que je compterais très très fort dessus, si j'étais à la place du Mini-Sultan
  23. La Russie ne permettra pas d’affrontements entre les forces syriennes et turques
  24. En 1986, il y a certes eu la petite "excursion" (au sens nucléaire) dans le nord de l'Ukraine... ce n'était pas grand chose. Billevesée que tout cela. Non, la véritable catastrophe c'était Je me rappelle encore avoir été scotché en regardant les nouvelles Mais qu'ils sont négatifs ces Messieurs Et la joie de vivre, bordel ? Moi je suis né... l'année érotique Vous pouvez juste pas lutter. Faites vous une raison.