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Alexis

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Everything posted by Alexis

  1. Résultat plutôt positif semble-t-il des entretiens Blinken-Lavrov aujourd'hui à Genève. Les États-Unis s'engagent à répondre aux propositions russes en matière de sécurité avant le 30 janvier Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a déclaré que les États-Unis avaient promis de fournir des réponses écrites aux propositions de la Russie sur les garanties de sécurité en Europe d'ici le 30 janvier. Le ministre a fait cette déclaration après des entretiens avec le chef du département d'État américain, Anthony Blinken, à Genève. (...) À la question de savoir si les réponses des États-Unis aux propositions de la Russie pourraient être rendues publiques, le ministre a répondu : "C'est une question qu'il faudra poser aux collègues américains. J'y ai pensé aujourd'hui, mais tant qu'il n'y a pas de réponse, nous n'en parlerons pas car il s'agit de leur propriété qui nous sera remise comme leur position. Je pense qu'il serait bon de rendre publique cette réponse et je demanderai à Anthony Blinken que cela ne les dérange pas". Je suis un peu surpris... en bien. Ca veut peut-être dire que les Etats-Unis ont fait évoluer leur position à partir de "Je te renvoie le truc dans la figure" exprimé par Blinken à l'issue de sa visite à Kiev mercredi ? Même si c'est pour dire "Bon en gros, non" - déjà le dire poliment plutôt que de façon ostentatoire ne peut pas faire de mal. Suivant cette autre récollection Dans ses remarques à la presse après la réunion, M. Blinken a souligné qu'il ne s'agissait pas d'une négociation mais d'un "échange franc de préoccupations et d'idées", qui a été "franc et substantiel" et devrait conduire à de nouvelles discussions. (...) "S'il s'avère utile et productif pour les deux présidents de se rencontrer, de parler, de s'engager, d'essayer de faire avancer les choses, je pense que nous sommes tout à fait prêts à le faire", a ajouté le secrétaire d'État. (...) Lavrov a qualifié les pourparlers de Genève de "constructifs et utiles". "Je ne peux pas dire si nous sommes sur la bonne voie ou non", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères aux journalistes. "Nous le comprendrons lorsque nous recevrons la réponse écrite des États-Unis à toutes nos propositions". Si j'ai bien compris, la traduction de l'expression "échange franc" du diplomatique au français c'est "engueulade sévère". Ils ne se sont pas jetés les chaises à la figure, mais c'était pas loin Le fait que le MAE russe dise "je ne sais pas si ça va dans le bon sens, on verra quand on recevra un truc écrit", je suis tenté de l'interpréter comme : les Etats-Unis nous ont accordé des concessions, mais les paroles s'envolent les écrits restent alors on attend de voir. Je suis curieux de savoir ce que sont ces concessions - s'il y en a. La remarque de Lavrov comme quoi "nous allons demander gentiment aux Américains s'ils veulent bien qu'on publie leur document", je peux imaginer qu'elle est assortie d'une provision "bon s'ils disent non on publie quand même" Ce ne sont que des premiers signaux, mais ils ont l'air positif. Je ne sais pas si c'est plutôt Washington qui est descendu de son perchoir, ou davantage Moscou qui a commencé à redescendre du sien, mais... on se prendrait presque à être optimiste, ou est-ce que je vais trop loin ?
  2. On est d'accord, c'est de la "réassurance" pour la Roumanie, qui y a bien droit, tout autant que Lituanie, Lettonie et Estonie. Reste qu'il est presque sûr que Poutine s'il fait rouler les chars saura ne pas les envoyer où il ne faut pas, c'est à dire chez un pays membre de l'OTAN. Et que le scénario le plus favorable, Poutine choisissant comme mesure "militaro-technique" des déploiements de missiles aux Amériques, est tout sauf assuré... Et j'en serais très heureux, comme tu t'en doutes ! On lèverait nos verres à la santé des Vénézuéliens, Cubains et de leurs Kalibr... Mais je ne crois guère à cette hypothèse optimiste
  3. Peut-être y a t il de ça dans l'idée, mais ce n'est pas exactement parallèle. En appuyant la Roumanie, la France n'est pas en train de ch... dans l'arrière-cour de la Russie. Alors qu'en appuyant les putschistes du Mali et en leur "vendant" les mercenaires comme combattants de haute qualité bien plus efficaces que les Français allez (1) tout en se "servant" au passage dans les ressources du pays (2) c'est bien ce qu'a fait la Russie à la France. (1) On attend de voir... en attendant contre les commandos américains c'est pas très très impressionnant... C'était la première salve d'un assaut de près de quatre heures mené en février par quelque 500 forces gouvernementales pro-syriennes - dont des mercenaires russes - qui menaçait d'enflammer les tensions déjà vives entre Washington et Moscou. Au final, 200 à 300 des combattants attaquants ont été tués. Les autres ont battu en retraite sous les frappes aériennes impitoyables des États-Unis, revenant plus tard pour récupérer leurs morts sur le champ de bataille. Aucun des Américains présents dans le petit avant-poste de l'est de la Syrie - environ 40 à la fin de la fusillade - n'a été blessé. J'ose espérer pour la Russie que les soldats de son armée régulière sont meilleurs ... (2) Le groupe Wagner a ses propres géologues... Ben oui, faut bien vérifier que les clients sont solvables, non ? Le responsable gouvernemental a ajouté que plusieurs cadres de Wagner ont visité Bamako ces derniers temps, ainsi que des géologues russes connus pour leur association avec Wagner La Russie au Mali, c'est assez similaire à ce que les Américains nous ont fait en Australie. Dans les deux cas, une puissance étrangère parvient à convaincre le dirigeant d'un partenaire de la France de laisser tomber le partenariat avec elle parce qu'ils proposent quelque chose de tellement plus mieux, qui est en fait assez désastreux pour les intérêts de ce partenaire. Bref, ces puissances parviennent à faire prendre des vessies pour des lanternes, et ch.... sur la France au passage. Le problème structurel de la France dans ce genre de situation, c'est que nous n'arrivons pas à convaincre nos partenaires que ce que nous proposons est la meilleure solution pour eux - en pratique, à souligner que les alternatives sont des attrape-couillons. Et ceci publiquement - pourquoi n'a t on pas entendu de la part des officiels français de remarques comme quoi Wagner c'est surtout une bande de branques qui piquent dans la caisse ?
  4. Le texte de David Pyne est intéressant. Mais l'auteur n'a guère d'influence. Et ce genre d'idée n'est guère en cour à Washington en ce moment. Ca reste intéressant à titre de "Et si ?" Après tout, que savons-nous de l'orientation que prendra la politique américaine dans cette décennie ? Les Républicains will be back. D'une manière générale, dans la droite comme dans la gauche américaine, les théories de la modération stratégique sont assez discutées, et elles répondent à un sentiment qui semble assez répandu de l'autre côté de l'Atlantique. L'accord tripartite que dessine Pyne me fait quand même penser à ceci Pour filer ce "Et si ?", la France si un tel accord se dessinait pourrait avoir deux fers au feu - Accord entre les principales puissances européennes avec Rafale+ASMP-A pour tout le monde (sous double clé) + minimum de forces opérationnelles en fonction de la taille du pays (engagement de chacun à avoir X brigades, Y escadrons de chasse, Z frégates de premier rang...) modulé pour France et GB en termes de SNA et PA + commandement militaire intégré avec direction tournante entre les principales puissances [ rappelons que dans ce scénario les EU sont sortis de l'OTAN : "ma proposition de sortie des États-Unis de l'OTAN en échange d'un retrait de la Russie de l'Organisation de coopération de Shanghai dirigée par la Chine" ] - Accord avec les prinicipales puissances mondiales "de rang 2" (auxquelles la France appartient), avant tout l'Inde, peut-être le Japon, éventuellement d'autres moindres telles l'Indonésie ou le Brésil. Objectif renfort mutuel des souverainetés : développement d'armements en commun, appui à des solutions souveraines et coopératives en matière logicielle, monétaire, composants... Naturellement un président de la République habile pourrait s'appuyer sur l'un pour renforcer la position de la France dans l'autre. Idéalement, la France serait à la fois "le pont vers le Monde" pour les puissances européennes et "le pont vers l'Europe" pour les puissances mondiales de rang 2. Sans doute, cet idéal serait difficile à atteindre, mais y tendre, y parvenir parfois ou sur certains sujets, serait déjà excellent. Une seule chose est certaine, si nos bons amis américains, chinois et russes nous préparent un tel monde à la 1984 nous n'en sommes pas La France, tout simplement, vaut mieux que cela. Y a un Lillois qui est allé le répétant Et aussi un Corse de l'Antiquité
  5. Tout à fait. Voici un article qui donne quelques détails. Aujourd’hui, la Convention montre quelques failles en raison des bonds technologiques réalisés depuis sa signature : les porte-avions, inexistants à l’époque sous leur forme actuelle, représentent la principale pierre d’achoppement à cet égard. En effet, la Turquie affirme que les porte-avions ne sont pas autorisés à emprunter les détroits [21] alors même que la Convention ne le précise pas spécifiquement. Ankara fait toutefois valoir, à juste titre, que le poids traditionnel des porte-avions excède amplement la limite des 10 000 tonnes évoquée précédemment [22] et les interdit, de fait, de transiter par les détroits En Mer Egée comme dans le sud de la Mer Adriatique, on est en effet à 800-1000 km de la Crimée. Cela dit, le président américain a été extrêmement clair sur le fait que les Etats-Unis ne combattront pas pour l'Ukraine. Et la France encore moins. Il s'agit probablement de dissuader l'extension à la Roumanie d'une éventuelle offensive russe en Novorussie dans le sud de l'Ukraine. Enfin si c'est bien ce que choisit Poutine parmi toute la gamme d'options "militaro-techniques" dont il dispose ... Non qu'on ait de raison d'imaginer que Poutine aille mordre sur le territoire roumain. Mais la "réassurance", le fait de signaler aux alliés qui verraient des chars russes débouler devant leur porte qu'ils ne sont pas tout seuls, ça vaut pour Roumanie comme pour Lituanie, Lettonie et Estonie. Le survol de leur territoire, oui. Interdire le transit dans le Bosphore aux navires russes serait d'après les termes de la convention de Montreux possible seulement... si la Turquie était en guerre avec la Russie. Je doute qu'Ankara soit pressé de se déclarer en guerre avec Moscou, juste pour le plaisir de pouvoir leur interdire le passge du Bosphore Erdogan est peut-être fou, mais il n'est pas idiot. Réassurance française, partie de la réassurance atlantique, envers un allié européen qui pourrait éventuellement concevoir quelque inquiétude si dans un mois, une fois Odessa sous contrôle, les chars russes viennent faire un petit coucou depuis l'autre côté de la frontière roumano-ukrainienne roumano-novorusse Le fait qu'on n'en parle pas dans les médias grand public ? Le fait qu'on parle si peu en fait des conséquences possibles / probables de la tension Russie - Etats-Unis ? Mais pourquoi faudrait-il en parler ? Il y a beaucoup plus important qui se passe en ce moment, enfin... Par exemple, le ministre de l'éducation est allé passer des vacances à Ibiza ! Et puis y a le match à la télé ! Tiens, en parlant de Roumanie, Moscou vient d'en sortir une bonne. Ou plutôt d'en réitérer une bonne. La Russie réclame le retrait des troupes étrangères de l'Otan de Roumanie et Bulgarie «Il n'y a pas d'ambiguïté», écrit le ministère russe des Affaires étrangères en réponse à une question écrite d'un média, «il s'agit du retrait des forces étrangères, des équipements et des armements ainsi que d'autres mesures dans le but de revenir à la situation de 1997 dans les pays qui n'étaient pas alors membres de l'Otan. C'est le cas de la Roumanie et la Bulgarie» Les Ukrainiens, c'est clair. L'attitude prépondérante c'est "Vas-y ! Mords-y l'oeil !" Les membres de l'Alliance atlantique, c'est autre chose. Il n'est probablement pas inutile de réinsister sur la différence fondamentale entre d'une part un allié et d'autre part une connaissance vague un pays très très cher à notre coeur oh là là. Même si certes ça ne fera pas plaisir au gouvernement à Kiev. Mais bon, s'ils ont été assez stupides pour imaginer qu'il puisse en être autrement, mieux vaut qu'ils se réveillent au plus vite de leurs illusions.
  6. C'est vrai. Cela dit, ces jours-ci, c'est plutôt Vladimir qui semble parti pour rappeler qui c'est Raoul et "faire une ordonnance, et une sévère". Reste seulement à découvrir pour qui est l'ordonnance : pour l'Ukraine comme chacun le suppose à voir les mouvements de troupe russes... ou pour quelqu'un d'autre ?
  7. Brillant succès de la DGSE ! Ils ont réussi à introduire un agent sous couverture comme stratège américain de haut niveau. Actif sous Trump, il continue d'écrire, et saura peut-être développer encore son influence au moment où les Républicains reviendront au pouvoir. Savourez Les Américains et nos alliés doivent faire face à la réalité : Nous n'avons pas et n'aurons pas une armée suffisamment importante pour augmenter nos engagements en Europe *et* avoir une chance de restaurer notre avantage en Asie contre la Chine. Nous *devons* établir des priorités. Les arguments qui ne tiennent pas compte de cette réalité sont trompeurs. Nous devons chercher des moyens de dissuader l'agression russe en Ukraine. Mais les appels réflexes à un engagement militaire plus important des États-Unis dans l'OTAN ne peuvent pas en faire partie. Nous savons que nous sommes sur une trajectoire perdante en Asie si nous ne nous concentrons pas sur cette région. La solution : Les Européens doivent prendre en charge leur propre défense. Le fait est que 1) l'Asie est beaucoup plus importante que l'Europe. L'Asie représentera plus de 50 % du PIB mondial. L'Europe n'en représentera plus que 10 % d'ici 20 ans. 2) La Chine est un défi *beaucoup* plus important que la Russie. La RPC représente 1/5-1/4 du PIB mondial. La Russie n'en représente qu'une fraction. Il n'y a absolument aucune raison pour que les Européens - surtout les Allemands - ne fournissent pas l'essentiel de leur propre défense conventionnelle. Ils en sont parfaitement capables. L'OTAN européenne éclipse la Russie en termes de PIB. Et c'est ce qu'Eisenhower et Marshall ont envisagé en créant l'OTAN. Actuellement, nous sommes dans une situation à la fois stratégiquement intenable et inéquitable, dans laquelle les États-Unis sont censés assumer la charge principale de la défense européenne de l'OTAN. Cela ne peut plus durer. Et si quelque chose ne peut pas continuer, ça finira probablement par ne plus continuer. Soit nous nous tournerons gracieusement vers l'Asie, offrant à l'Europe un atterrissage en douceur (peut-être trop tard pour cela). Soit il y aura un choc en Asie et nous aurons un moment à l'est de Suez, où nous devrons réduire considérablement d'autres engagements pour donner la priorité à l'Asie. Cela montre que c'est en Europe et au Moyen-Orient que les États-Unis ont *vraiment* besoin de stratégies créatives. Nous ne pouvons pas nous mettre en pilote automatique, mais nous ne pouvons pas non plus les ignorer. Nous avons besoin de stratégies qui tiennent pleinement compte des contraintes, mais qui ont un moyen plausible d'atteindre nos objectifs (plus modestes).
  8. Sanna Marin, premier ministre de Finlande, précise que l'entrée de son pays dans l'OTAN est très improbable durant son mandat. Sanna Marin a déclaré à Reuters: l'adhésion de la Finlande à l'OTAN est peu probable Dans une interview à Reuters, la première ministre Sanna Marin (sd) déclare que l'adhésion de la Finlande à l'OTAN pendant le mandat du gouvernement actuel est très peu probable. (...) Personne ne peut nous influencer, pas les Etats-Unis, pas la Russie, personne d'autre (...) Au lieu de cela, selon Marin, la Finlande serait prête à imposer des sanctions sévères à la Russie avec d'autres pays de l'UE et les États-Unis si elle attaque l'Ukraine. - Les conséquences seraient très importantes et les sanctions seraient extrêmement sévères, a déclaré Marin à Reuters Cette dirigeante prévient sans ambiguïté que son pays prendra seul ses décisions - l'indépendance n'est pas négociable - mais elle ne cherche pas à mettre de l'huile sur le feu. Tout le monde n'est pas Joe Biden.
  9. @Akhilleus "Un ptit drone chargé de HEAT sur un méthanier par exemple ...." @Bechar06 "La Russie annonce des manœuvres navales d'ampleur tous azimuts La Russie a annoncé jeudi 20 janvier des exercices navals en janvier et février dans l'Atlantique, l'Arctique, le Pacifique et la Méditerranée, sur fond de tensions au plus haut avec les Occidentaux." Voilà l'indice d'un bon état d'esprit dans la hiérarchie militaire russe ! @jean-françois "Plus de SWIFT signifie qu'il n'est plus possible pour les européens d'acheter du gaz russe" Plus... possible ? Ah bon ? Bon, ceci étant dit... Ca pue VRAIMENT
  10. La délégation russe déclare le début du "compte à rebours" dans l'attente de l'adoption des propositions russes M. Gavrilov s'est exprimé lors de la réunion du Forum de l'OSCE pour la coopération en matière de sécurité, dont la première édition aura lieu en 2022. "Il arrive un moment de vérité où soit l'Occident accepte nos propositions, soit d'autres moyens seront trouvés pour sauvegarder la sécurité de la Russie", a déclaré Gavrilov. "Je suis convaincu qu'avec de la bonne volonté et une volonté de compromis dans n'importe quelle situation, il est possible de trouver une issue à des solutions mutuellement acceptables. Le temps nous est compté. Le compte à rebours commence." De plus en plus clair. Puis de plus en plus pressant. Puis de plus en plus strident. Et pendant ce temps, Biden qui répond à Poutine l'équivalent diplomatique de "T'es pas cap' ! T'as rien dans le pantalon !", espérant que Poutine se lance, ce que les Etats Unis croient à leur avantage. J'espère toujours un miracle, un éclair de lucidité chez Poutine qui lui fasse préférer emm..... les Etats Unis directement en déployant du Kalibr à Cuba et au Venezuela. Sauf ce genre de miracle, il y aura beaucoup de souffrance en Ukraine. Et pas mal de troubles économiques en Europe et dans le Monde.
  11. On est dans les spéculations il faut le reconnaître. On pourrait aussi dire que la fonte des sols gelés étant prévue en mars, d'où un terrain très boueux peu propice aux manœuvres de blindés, la Russie si elle choisit d'attaquer l'Ukraine devra agir avant la fin des JO. Cela dit il vaut peut-être la peine de noter que les manœuvres russes en Biélorussie sont annoncées du 10 au 20/2, et les Jeux se termineront le 20/2.
  12. Le président américain Joe Biden prédit une invasion russe "Je ne suis pas sûr qu'il soit certain de ce qu'il va faire. Je pense qu'il va intervenir. Il doit faire quelque chose", a déclaré M. Biden, décrivant un dirigeant en quête de pertinence dans un monde post-soviétique. "Il essaie de trouver sa place dans le monde entre la Chine et l'Occident". (...) "Il n'a jamais vu de sanctions comme celles que j'ai promis d'imposer s'il bouge, numéro un", a-t-il dit, ajoutant que le niveau de punition dépendrait de ce à quoi ressemble l'invasion de la Russie. "C'est une chose si c'est une incursion mineure et que nous finissons par devoir nous battre sur ce qu'il faut faire et ne pas faire, et cetera." "Mais s'ils font réellement ce qu'ils sont capables de faire avec les forces amassées à la frontière, ce sera un désastre pour la Russie s'ils envahissent davantage l'Ukraine. Et que nos alliés et partenaires sont prêts à imposer un coût sévère et un préjudice important à la Russie et à l'économie russe", a-t-il déclaré. Cela inclut la limitation des transactions russes dans les institutions financières américaines - "tout ce qui implique des dénominations en dollars", a dit M. Biden. (...) "Le coût d'une intervention en Ukraine en termes de pertes physiques de vies humaines pour les Russes -- ils pourront l'emporter avec le temps mais ce sera lourd", a-t-il dit. "Il sera réel. Il y aura des conséquences. Poutine a un choix difficile à faire. Soit la désescalade, soit la diplomatie. La confrontation et les conséquences". "Tout cela n'est pas une promenade de santé pour la Russie", poursuit-il. "Militairement, ils ont une supériorité écrasante. Et en ce qui concerne l'Ukraine, ils paieront un prix élevé immédiatement, à court terme, à moyen terme et à long terme s'ils le font." (...) "Est-ce que je pense qu'il va tester l'Occident ? Qu'il testera les États-Unis et l'OTAN de la manière la plus significative possible ? Oui, je pense qu'il le fera. Mais je pense qu'il paiera un prix sérieux et cher pour cela." "Il ne pense pas que maintenant va lui coûter ce que ça va lui coûter", a-t-il ajouté. "Et je pense qu'il regrettera de l'avoir fait." Bon, il n'a pas dit "Toro ! Toro !" en agitant un chiffon rouge. Mais ce n'est pas très loin. Reste à savoir bien sûr si Poutine a davantage de cervelle qu'un taureau blessé. Ou pas. Une question que je me pose immédiatement au sujet de "tout ce qui implique des dénominations en dollars" : Si la Russie est complètement bloquée de toute transaction en dollars, y compris donc pour ses exportations de pétrole et de gaz lesquelles sont nécessaires à l'économie mondiale, est-ce qu'elle peut sans trop de flottement se réorienter rapidement vers d'autres monnaies - l'euro et le yuan viennent à l'esprit - ce qui tendrait à laisser espérer que les éventuelles perturbations soient limitées et temporaires ? Ou bien est-ce que les Etats-Unis ont les moyens, en intimidant les banques européennes - ils l'ont bien fait dans le cas de l'Iran - de forcer les Européens à renoncer à échanger avec les Russes en euros ? Auquel cas, avant que des solutions alternatives soient mises en place - l'or peut-être, le bitcoin probablement - il pourrait y avoir une période assez longue de désordres économiques Car j'imagine mal que l'on puisse passer en deux semaines d'échanges par SWIFT à des échanges par réseau Lightning ou par échange de droits sur des lingots d'or voire transport physique d'or. Ce qu'a dit Biden est incendiaire ...
  13. Le Département d'Etat a publié la transcription de la conférence de presse d'Anthony Blinken aujourd'hui après ses entretiens avec les responsables ukrainiens. QUESTION : Merci, bonjour. Secrétaire Blinken, pour vous, est-ce que le Département d'Etat ou l'administration Biden va fournir à la Russie une réponse formelle ou écrite à ses - aux récentes propositions relatives à l'OTAN ? Et si ce n'est pas le cas, pourquoi pas, étant donné que la Russie dit que c'est une exigence pour faire avancer la diplomatie ? En outre, au-delà des propositions que les États-Unis ont déposées concernant les exercices militaires et le contrôle des armements, pensez-vous que les États-Unis et leurs partenaires de l'OTAN ont la possibilité de trouver des domaines de compromis ou d'accord mutuel concernant la demande centrale de la Russie sur la présence et les activités de l'OTAN en Europe orientale ? Je vous remercie. SECRÉTAIRE BLINKEN : Tout d'abord, pour prendre un peu de recul, comme je l'ai dit, nous venons de passer une semaine assez intensive d'engagements avec la Russie directement, à l'OTAN et à l'OSCE. Et nous avons maintenant eu l'occasion de faire le point sur ces conversations. Nous devons donner à la Russie le temps de faire le point sur ces conversations, pour que ceux qui y ont participé retournent à Moscou pour faire un rapport au président Poutine et pour aider à définir les prochaines étapes. C'est pourquoi je vais maintenant voir le ministre des affaires étrangères, M. Lavrov, à Genève, pour voir où en est la Russie, après avoir suivi ce processus diplomatique initial et avoir eu la possibilité de faire le point sur la situation chez elle. Je ne présenterai pas de document au ministre des affaires étrangères Lavrov à ce moment-là. Nous devons voir où nous en sommes et voir s'il reste des possibilités de poursuivre la diplomatie et le dialogue, ce qui, comme je l'ai dit, est de loin la voie préférable. Nous verrons donc où nous en sommes après vendredi. Nous n'avons fait aucune proposition à la Russie dans le cadre de ces conversations. Nous avons fait part de nos préoccupations concernant les défis que la Russie pose à la sécurité dans la zone européenne. Ils ont exprimé leurs propres préoccupations, dont beaucoup ont été rendues publiques. Nous avons parlé de domaines dans lesquels il est clair que, s'il y a une volonté, nous pourrions progresser sur une base réciproque pour améliorer la sécurité de tous, et cela implique des choses comme le contrôle des armements, la réduction des risques, une plus grande transparence, l'examen de la portée et de l'ampleur des exercices militaires, des choses de cette nature. Nombre de ces idées et possibilités sont en fait déjà inscrites dans des accords conclus au cours des années passées, mais qui ne sont malheureusement pas respectés, notamment le traité sur les forces conventionnelles en Europe, le "document de Vienne" issu d'Helsinki, l'accord sur les forces nucléaires intermédiaires, etc. Voilà donc le genre de choses que nous, l'OTAN et l'OSCE, avons mis sur la table. Comme je l'ai dit, maintenant que les Russes ont entendu ce que nous avions à dire et que nous avons entendu ce qu'ils avaient à dire, nous faisons le point sur les conversations et nous poursuivrons cette discussion vendredi à Genève. Merci. QUESTION : Mais juste pour poursuivre, pensez-vous - pensez-vous qu'il y a des domaines de compromis potentiels sur la demande centrale de la Russie en termes d'imposition de limites à la présence de l'OTAN pour les activités en Europe de l'Est ? SECRÉTAIRE BLINKEN : Ce n'est pas - permettez-moi de le dire ainsi : On ne sait pas très bien ce qu'est ou n'est pas la demande centrale de la Russie. Ils ont mis un certain nombre de choses sur la table. Certaines d'entre elles sont manifestement vouées à l'échec, comme la fermeture de la porte de l'OTAN à de nouveaux membres. D'autres, comme je l'ai dit, s'il s'agit de renforcer réellement la sécurité de chacun sur une base réciproque, il y a des choses dont nous pouvons - nous l'avons dit clairement - parler. Encore une fois, je pense qu'à travers les conversations que nous avons déjà eues, c'est une façon d'affiner ce qui est vraiment au cœur du problème et de voir s'il y a des raisons de traiter ces choses par la diplomatie, par le dialogue et par un accord. Nous ne le savons toujours pas. Je pense que nous en aurons une meilleure idée peut-être après vendredi. C'est extrêmement clair en effet. - La diplomatie russe a insisté pour recevoir une réponse concrète et écrite à ses propositions, ceci dès cette semaine, prévenant d'une part que seule une réponse écrite sera prise en compte pour apprécier le sérieux des contre-propositions américaines, d'autre part qu'elle ne se laissera pas embobiner dans des discussions traînant en longueur. Il s'agissait d'un ultimatum, même si ça n'en avait pas le nom - Les Etats-Unis ont fait le choix non de répondre concrètement cette semaine - même si c'était pour dire non à presque tout - non de répondre concrètement mais plus tard, mais de refuser de mettre quoi que ce soit par écrit, tout en expliquant qu'il faut discuter, qu'on va bien prendre le temps d'échanger etc. C'est-à-dire qu'ils font précisément et de manière presque ostentatoire ce que la diplomatie russe a prévenu qu'elle n'accepterait pas - Les Etats-Unis ajoutent non seulement qu'il n'est pas question de discuter de la demande centrale de la Russie - un engagement américain que l'Ukraine ne sera pas intégrée à l'Alliance atlantique - mais qu'ils ne savent pas trop au juste qu'est-ce que la Russie veut en fait... Enfin, ils ont parlé de tant de choses, ils n'ont pas cru qu'on pouvait sérieusement en discuter, si ? Bref, ils ne se contentent pas de répondre "No" aux exigences russes - ce qui peut se défendre, surtout de leur point de vue puisqu'ils prévoient de ne pas en souffrir => Ils jettent à Moscou son ultimatum au visage ! Les Etats-Unis s'accommodent fort bien de ce qu'ils pensent que la Russie va faire. C'est-à-dire une action de force à grande échelle contre l'Ukraine, voire une invasion en bonne et due forme. Jeter l'ultimatum au visage de Poutine est peut-être d'ailleurs un acte conscient visant à réduire le risque que le président russe "se dégonfle" Certes, ce n'est pas surprenant. Une invasion russe de l'Ukraine rassemblerait davantage des Européens apeurés sous la coupe de Washington, tout en affaiblissant à terme la Russie - deux avantages pour le seul affrontement qui intéresse vraiment les Etats-Unis, la lutte contre la Chine pour conserver le contrôle du système international. Mais la dureté cynique de Washington est frappante Ce n'est pas seulement qu'ils ne sont pas intéressés par les Ukrainiens - une fois de plus, si ce n'était que ça, ce serait assez défendable en fait - c'est bien pire : ils se foutent royalement de ce qui pourrait bien leur arriver ! Ne me reste personnellement à ce stade qu'un espoir. Que Poutine arrive à connecter trois neurones, comprenne qu'une invasion de l'Ukraine serait négative à terme pour la Russie - donc pour son propre pouvoir - et que s'il veut vraiment obtenir un levier contre Washington, c'est plutôt le déploiement de missiles au Venezuela, à Cuba ou au Nicaragua qu'il faut organiser. D'une part parce que ce scénario épargnerait des dizaines de milliers de vies D'autre part - puis-je l'avouer ? - parce que ça leur ferait les pieds, aux hypocrites cyniques de la Capitale de l'Empire
  14. @Teenytoon "Ils l'ont supprimé... Y'avait quoi ?" Une belle image d'un beau navion de l'Aéronavale française ... Un Super-Etendard
  15. @NoxxMos "Maintenant il fallait sûrement forcer l'Ukraine à respecter les accords de Minsk (Autonomie du Donbass, l'apprentissage du russe etc) mais le pouvoir ukrainien ne le veut pas, ils pensent toujours récupérer la Crimée et exterminer les russophones dans le Donbass." Le pouvoir ukrainien l'a refusé en effet, plus précisément sauf erreur leur parlement. Cela dit, "exterminer les russophones" ? Tu es en train de reprendre la propagande interne de Moscou, là. Qui n'est pas moins stridente que la propagande antirusse en Ukraine. C'est une réalité que le renversement du gouvernement ukrainien élu en février 2014 a été effectué par des miliciens de mouvements qu'on ne peut décrire autrement que comme des néofascistes, tels "Secteur droit". Ce sont leurs troupes qui ont pris d'assaut le parlement à Kiev et forcé le président élu à la fuite. Et de mémoire un tiers du gouvernement issu du coup d'Etat était issu de leurs rangs. Et ce sont eux qui ont choisi de répondre aux protestations dans l'est et le sud contre le nouveau pouvoir en envoyant des troupes. Bref, qui ont déclenché la guerre civile. Mais les élections suivantes, sauf erreur en mai 2014, ont amené au pouvoir un gouvernement sans fascistes. La guerre était déjà initiée, mais les néo-bandéristes n'étaient plus au pouvoir - ils étaient très présents dans les unités de la Garde nationale actives dans l" opération antiterroriste" au Donbass, certes. Et la réponse "musclée" de la Russie a sans doute éclairci leurs rangs. Il n'y a pas de projet d' "extermination" en Ukraine. C'est une propagande de Poutine, reprenant pour justifier une éventuelle future guerre d'agression le même schéma que l'OTAN pour la guerre d'agression contre la Serbie en 1999. Car la situation a changé. 2022 n'est pas 2014. Aujourd'hui, c'est la Russie, plus précisément son "homme fort", qui risque de commettre ce qui s'appelle un crime contre la paix - initier une guerre. Et ce potentiel crime contre la paix pourrait bien être plus meurtrier que celui des néofascistes ukrainiens en 2014 avec ses 13 000+ morts. Même si peut-être - espérons ! - pas autant que celui des néoconservateurs américains en 2003 avec des centaines de milliers de morts en Irak.
  16. @gustave "Les US ont déja dit ne pas intervenir militairement en Ukraine, donc pas de sujet de guerre sur deux fronts à poser..." Absolument. Non seulement d'ailleurs les Etats-Unis ont clarifié très rapidement qu'ils n'interviendront pas militairement, mais leurs échanges économiques avec la Russie sont à peu près dix fois moins intenses que ceux de l'Europe. Ce qui est parfaitement défendable en soi, naturellement, l'Ukraine n'est même pas un allié. Mais cela n'empêche absolument pas le sieur Biden Joseph de prendre de grandes poses sur le soutien indéfectible de son pays à l'Ukraine et de menacer la Russie si elle envahit d'être confrontée à une guérilla sanglante et à des sanctions économiques écrasantes. Dit en d'autres mots : Les Etats-Unis sont prêts à se battre contre la Russie jusqu'au dernier soldat ukrainien et à sanctionner la Russie jusqu'à la dernière importation européenne de gaz Heureusement qu'on est là, hein ?
  17. Une chanteuse tchèque meurt après avoir volontairement contracté le Covid-19 Ce fait divers est dramatique en même temps que ridicule. Il est aussi, en un sens, criminel. Je suis d'accord avec le fils de cette dame : Jan Rek a accusé les figures locales de la mouvance anti-vaccin d'avoir convaincu sa mère de ne pas se faire vacciner et d'avoir ainsi "du sang sur les mains". "Je sais exactement qui a forgé son opinion (...) Je suis triste qu'elle ait cru davantage des étrangers que sa propre famille. Ce n'était pas que de la désinformation totale mais aussi des avis sur l'immunité naturelle et les anticorps créés en attrapant la maladie", a regretté le fils de la chanteuse.
  18. @g4lly "C'est le sujet de la série Vigil d'ailleurs ..." Merci de la référence. Je constate qu'elle peut être visionnée gratuitement sur Arte.
  19. 12 mois seulement après la commande, les premiers Rafale arrivent de France pour la Grèce. La Provence en profite pour illustrer l'événement avec une belle image. Dans la série "Woooo p..ain !" ça se pose là...
  20. Le chef a récemment changé outre-Rhin. Il reste à voir quel type de plat Olaf Scholz préparera. Sinon, une nouvelle dont on parle dans la FAZ... mais que je n'ai pas vue dans les médias français ? La France renouvelle son offre de parler à l'UE des armes nucléaires Le conseiller de Macron, Clément Beaune, a déclaré que la dissuasion nucléaire française est un moyen de protéger les intérêts européens. Le débat doit avoir lieu (...) L'autre article, où un commentateur allemand dit que oui ça pourrait être une idée est dans la partie payante je n'y ai pas accès.
  21. Que pense l'opinion publique russe du risque de guerre ? Cet article est très informatif. Nous sommes entraînés dans une guerre Selon les sondages d'opinion, un peu plus de 50 % des Russes pensent que les affrontements dans l'est de l'Ukraine ne dégénéreront pas en une guerre entre la Russie et l'Ukraine. Une proportion considérable de personnes interrogées - 39% (la somme de celles qui ont répondu que "c'est inévitable" ou "c'est très probable") - pense le contraire. Pas plus de 15% des personnes interrogées excluent absolument une telle possibilité. Un quart des personnes interrogées considèrent qu'un conflit armé entre la Russie et l'OTAN est possible. (...) La crainte d'une guerre mondiale est beaucoup plus répandue dans la société russe. Au printemps 2021, 62 % des personnes interrogées ont éprouvé une telle crainte, ce qui constitue un record parmi les sondages nationaux réguliers réalisés au cours du dernier quart de siècle. (...) Pour être juste, à la fin de l'année, la peur d'une guerre s'était un peu dissipée (en décembre 2021, le résultat respectif était de 56%). Cela pourrait être une réaction à la rencontre entre les présidents de la Russie et des États-Unis ainsi qu'aux négociations russo-américaines. (...) les déclarations suivantes des participants aux groupes de discussion n'étaient pas rares en décembre de l'année dernière : L'Ukraine est coincée dans les limbes entre la Russie et les Etats-Unis. L'establishment ukrainien est financé par l'Amérique, et il fait ce qu'il veut avec le peuple" ; "L'Ukraine n'est qu'une simple figure de proue dans un grand jeu ; c'est l'Amérique qui mène la danse... Il est clair que l'Ukraine fait tout ce que l'Amérique lui dit" ; "Ce n'est qu'un jeu joué par les États-Unis, les pays occidentaux et l'OTAN, qui essaient d'atteindre la Russie via l'Ukraine". (...) Nos recherches montrent que 50 % des Russes rendent les États-Unis et l'OTAN responsables des tensions actuelles. Seuls 3 à 4 %, ce qui peut être considéré comme un groupe marginal, tiennent les autorités russes pour responsables. Cette répartition des opinions est assez stable. Ce n'est pas seulement que les opinions n'ont pas changé au cours de l'année dernière. (...) Les entretiens avec des groupes de discussion permettent de mieux comprendre les sentiments qui prévalent dans la société. Il convient de noter que les relations avec l'Ukraine et l'Occident n'étaient pas des sujets de discussion prédéfinis. Les personnes interrogées ont soulevé ces questions spontanément en discutant des événements actuels qu'elles considéraient comme dignes d'être mentionnés. (...) Les personnes interrogées décrivent les États-Unis et l'Occident non seulement comme les parties responsables du conflit, mais aussi comme des parties qui entraînent délibérément et volontairement la Russie dans la guerre. Le mot "provocation" a été mentionné à plusieurs reprises par les personnes interrogées. Dans le même temps, l'opinion dominante est que la Russie ne peut s'empêcher de répondre : "L'Amérique et la Grande-Bretagne provoquent l'Ukraine pour qu'elle agisse de manière agressive envers le Donbas, et en faisant cela, ils essaient de forcer la Russie à défendre les citoyens russes qui vivent sur le territoire du Donbas ; finalement, ce sera une raison supplémentaire pour plus de sanctions contre la Russie" ; "Tout cela est fait pour nous entraîner dans une guerre. C'est également très effrayant. Et nous nous laissons prendre, nous nous laissons prendre !"; "Cela ressemble plus à une provocation [de l'Occident - DV] ; ils veulent que nous leur paraissions inférieurs" ; "Ils nous provoquent exprès, pour imposer des sanctions, pour que l'économie se détériore à nouveau, et que la monnaie se déprécie" ; "La Russie devra répondre... Nous sommes pincés de tous les côtés ; ils nous mordent. Que sommes-nous censés faire ? Céder ? (...) Pour le Russe moyen, tous les événements de ces derniers mois (c'est-à-dire les objections occidentales à Nord Stream 2, la crise frontalière biélorusse, les exercices navals de l'OTAN au large de la Crimée, la menace constante de nouvelles sanctions, les critiques occidentales sur l'aide militaire russe au Kazakhstan et les discussions sur "une invasion imminente de l'Ukraine") se sont depuis longtemps fondus dans un flux de nouvelles négatives mal discernables en provenance de l'Occident. Ces nouvelles ne provoquent plus que de l'irritation chez la grande majorité des Russes, et ils ne veulent pas les déchiffrer. Compte tenu d'une telle perception des développements les plus récents, il semble qu'une guerre soit imposée de l'extérieur et soit donc pratiquement inévitable - d'où la croissance des peurs de masse. (...) Les sondages et les entretiens avec des groupes de discussion révèlent que l'opinion publique russe est extrêmement homogène lorsqu'il s'agit de questions liées à l'Ukraine. Les données disponibles ne montrent pas la répartition habituelle en fonction de critères tels que l'âge des personnes interrogées ou les sources d'information. Au cours des dernières années - au moins depuis fin 2018 - les jeunes russes, les spectateurs de blogs vidéo et les lecteurs des chaînes Telegram, d'une part, et les représentants de la génération plus âgée et les téléspectateurs, d'autre part, ont nettement différé dans leur évaluation du gouvernement, de la situation politique, des événements politiques les plus importants et de leur attitude à l'égard des manifestations en Russie et au Bélarus. Les premiers ont montré plus souvent des opinions dissidentes, tandis que les seconds ont fait preuve de plus de loyauté envers l'État. Étonnamment, les deux groupes sont unis lorsqu'il s'agit de la question ukrainienne. Ils perçoivent les actions de la Russie et des pays occidentaux de manière similaire et attribuent la responsabilité de l'escalade du conflit aux mêmes parties, utilisant les mêmes termes et expressions pour décrire la situation. (...) On observe des différences d'opinion, légères mais significatives, sur la partie responsable de l'escalade du conflit parmi les partisans et les détracteurs du gouvernement russe : parmi les loyalistes, plus de la moitié des participants à l'enquête (56%) tiennent les Etats-Unis et l'Occident pour responsables de l'escalade du conflit, contre 39% parmi les dissidents. Dans le même temps, 1% des premiers et 8% des seconds sont prêts à blâmer la Russie. (...) Les négociations à part entière sont perçues comme étant pratiquement la seule alternative au conflit. Comme l'a dit l'un des participants au groupe de discussion : "Les hauts dirigeants devraient s'asseoir et négocier ; il suffit de parler, parler et négocier ; il est toujours possible de parvenir à une sorte de compromis en discutant". Près de 80 % des Russes ont toujours été favorables à l'amélioration des relations avec les États-Unis et d'autres pays occidentaux ces dernières années. Pour réitérer, le simple fait que de telles discussions aient eu lieu - d'abord entre Poutine et Biden, puis au niveau des délégations officielles - a déjà amélioré l'attitude des Russes à l'égard des États-Unis et de l'Europe au cours des derniers mois, malgré les accusations mutuelles permanentes. Toutefois, ni les hommes politiques ni les citoyens ordinaires ne sont convaincus que les discussions aboutiront à une détente.
  22. Oui. Sauf surprise, c'est à dire sauf si Moscou agit ailleurs, en plaçant des missiles dans les Caraïbes par exemple, le plus logique, c'est ça Bon, bien sûr, il faudra moderniser. Notamment, c'est Za Poutina, maintenant
  23. Si, parce que l'engagement figure dans le projet de traité Russie-OTAN publié par Moscou en décembre. La Russie exige un tel engagement de la part de l'Alliance atlantique, c'est à dire de chacun de ses pays membres. La France ne peut en aucun cas laisser passer ça. Même si nous étions les seuls à le refuser (ce qui admettons le est peu probable ) Juste, comment ai je pu oublier la Guyane ?!
  24. Sauf erreur, il me semble que c'est la mise au point du 9M729 que les Etats Unis ont mis en avant comme raison de se retirer du traité FNI en 2019. Ils ont affirmé que ce missile de croisière basé au sol avait une portée jusqu'à 2 500 km, tandis que la Russie maintenait qu'elle était limitée à 480 km, juste en dessous de la limite du traité à 500 km - ce qui n'était franchement pas très crédible au vu des dimensions du missile comparées à celles des missiles de croisière navals 3M14 Kalibr. On aura beau dire, cette carte montre bien que Poutine a raison de dire que la Russie est encerclée.
  25. @wagdoox "Le programme salami voulu par l'allemagne, finira forcement en salade" Toi, tu m'as l'air d'un cuisinier ...
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