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Alexis

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Everything posted by Alexis

  1. Je tombe sur une petite vidéo "sympa". Enfin sympa... les avis différeront peut-être. Disons un document, une leçon de choses assez ahurissante - pardon je veux dire instructive. Ca se passe quelque part en Ukraine en 2015. Un groupe de combattants nationalistes, en uniforme militaire, déclame une prière à l'Ukraine. Il ne s'agit clairement pas d'une cérémonie militaire "ordinaire". D'un autre côté, les uniformes, le matériel, tout ressemble à une vraie troupe. Je suggérerais donc qu'il s'agit bien d'une unité de l'armée, mais formée de nationalistes (Azov ? Garde ukrainienne ? En tout cas celui qui commande la prière porte à son bras l'écusson Azov avec la même rune que l'écusson de la division SS Das Reich qui commit le massacre d'Oradour en France) Ce qui est intéressant, c'est qu'il est possible d'abord d'afficher des sous-titres automatiques en ukrainien, puis de changer la langue pour l'option traduction automatique en français, et ainsi de comprendre leur déclamation. Le texte en est... vigoureux C'est à la fois un appel au combat, au sacrifice, et une véritable prière à l'Ukraine comme à une divinité païenne, offrant d'ailleurs une forme de transcendance et d'au-delà à la mort. Les textes nationalistes aussi "exaltés" en français sont rares. Certains éléments de langage sont repris de la marche de la Nouvelle armée, chant des fascistes ukrainiens des années 1930-40 qui a été repris dans l'armée ukrainienne quelques années après 2014. D'autres sont originaux. L'acclamation répétée trois fois "Ukraine ! Au-dessus de tout !" est à l'évidence un décalque du Deutschland über alles, par l'intermédiaire de la marche de la Nouvelle armée. Assez impressionnant, je dirais.
  2. Pas mal d'idées sympa. Je dois d'ailleurs compléter ce que tu dis sur le cadre militaire mais bon enfant, car on me souffle quelques suggestions dans ce goût-là Ah, si les jeunes ménagères allemandes avaient disposé de ce genre d'outil lors du réveillon du Nouvel An 2016, à Cologne notamment, et autres lieux ... La vie aurait été plus tranquille pour elle, tandis que les villes allemandes auraient retenti du son de joyeuses détonations. Cela aurait été aussi une leçon inoubliable pour les hommes nouvellement arrivés (enfin pour les survivants)
  3. (je réponds dans ce fil à une conversation commencée sur l'autre... parce que je suis en train de ranger chez moi, alors ici aussi, na !) Appuyer une offensive militaire par la menace d'utiliser l'arme nucléaire si la partie attaquée réagit de telle ou telle manière, ce n'est pas la première fois. Je citerais la première guerre du Golfe en 1991 et la menace explicite des Etats-Unis d'utiliser le nucléaire contre l'Irak si celui-ci utilisait des armes chimiques - et à ce moment-là ils en avaient en effet. Certains, oui. Je ne pense pas que l'Argentine ni l'Afrique du Sud vont se faire trop de mouron. Mais pour des pays comme Japon, Corée du Sud voire Australie. Ou encore Pologne voire Allemagne voire Suède. Pour l'Iran et l'Arabie saoudite. ... La question peut être posée. Et je ne les ai probablement pas cités tous Surtout dans le scénario - certainement tout à fait envisageable, et que personnellement je considère le plus probable à échelle de 6 mois / 2 ans - où la Russie finirait par l'emporter en conquérant et annexant la prétendue "Novorussie" avec toute la côte de la Mer noire, voire en occupant le reste de l'Ukraine qu'elle l'annexe ou non. Si les puissances nucléaires n'étaient plus au nombre de 9, mais 12, 15 ou plus, ce ne serait pas une faillite de la dissuasion. Ce serait exactement l'inverse ! Ce serait davantage de pays qui choisissent de garantir leur survie et leur indépendance par la stratégie de la dissuasion du faible au fort. Quelque part, peut-être, un certain Charles de G. aurait un petit sourire ... Mais si plusieurs pays sortaient coup sur coup du TNP en quelques années - ça ne reste qu'un scénario à ce stade hein... - ce serait un changement d'époque. On pourrait parler pour nous de retour à un certain classicisme. Il faut rappeler que si la France n'a signé le TNP qu'en 1990, c'est parce qu'auparavant nous n'étions pas si opposés que ça à la "prolifération" ! Israël a des armes nucléaires parce que nous en avons transféré la technologie. L'Irak a failli en avoir parce que nous faisions exactement la même chose au bénéfice de Bagdad lorsque Israël y a mis un terme en 1981 en bombardant Osirak. Une certaine théorie veut que le monde en deviendrait plus dangereux. Une autre théorie veut qu'il en deviendrait plus sûr. A l'appui de la seconde, on peut citer ces quelques faits - Si l'Ukraine avait refusé de transférer en Russie les armes nucléaires qui étaient sur son territoire en 1994 (sur lesquelles elle n'avait pas le contrôle) et en avait plutôt utilisé la matière fissile pour se construire des armes à elle... il n'y aurait pas eu d'invasion russe en 2022 - Si l'Irak avait continué dans les années 1980 à construire une dissuasion nucléaire, ils n'auraient pas eu 2 millions de morts du fait d'une part de l'embargo post-1991 frappant la population civile et que les Etats-Unis ont refusé d'arrêter, d'autre part de l'invasion et de l'occupation à partir de 2003. Oui, le Koweït serait depuis longtemps la 19ème province de l'Irak. Et le Golfe serait le théâtre d'un équilibre à trois puissances plutôt qu'à deux - Les guerres indo-pakistanaises entre 1947 et 1971 ont été extrêmement meurtrières, des millions de morts au total. Des guerres de cette dimension n'ont cessé... que lorsque les deux pays se sont retrouvés en situation de dissuasion réciproque. Depuis, il y a eu Kargil en 1999, plusieurs incidents armés - et des milliers de morts plutôt que des millions ==>Quoi qu'il en soit, ces deux théories "monde plus dangereux" et "monde moins dangereux" s'il y a davantage de puissances nucléaires... pourraient être testées dans les 10 ou 20 ans qui viennent, oui
  4. Oui enfin le patriarche Cyrille de Moscou a été beaucoup critiqué du fait de sa proximité de longue date avec le KGB Au début des années 1990, il était souvent mentionné parmi les membres de la hiérarchie ecclésiastique qui avaient entretenu des liens étroits avec le KGB - en effet, son ascension fulgurante à l'époque soviétique semblait improbable sans cette coopération. Mais enfin il faut quand même lui reconnaître le mérite de savoir bien formuler les enjeux, affirmant en mars dernier (Aujourd'hui en Ukraine) nous sommes entrés dans une lutte qui n'a pas de signification physique, mais métaphysique D'ailleurs ça me fait penser qu'il nous manque un fil pour débattre de la guerre Russie-Ukraine ! Il faut créer un fil sur les répercussions métaphysiques du conflit. Allez, tu le crées ou c'est moi ?
  5. @dzf Je ne suis pas modérateur, mais je suis sur ce forum depuis assez longtemps pour avoir une petite idée de ce qui énerve le modérateur moyen. En vrac : - Le H.S. systématique. Or là, tu es sur le fil des opérations militaires de la guerre Russie-Ukraine, et tu parles de sujets géopolitiques et économiques. Y a un fil pour ça - Un nouveau venu qui continue à poster sans passer par la case présentation alors qu'il a été invité à le faire. C'est par ici. Tu démarres un fil, tu écris ta présentation en 1er post et voilà Il faut savoir qu'un nouveau venu risque d'être traité plus rudement tant qu'il n'a pas montré un comportement de bon camarade assez longtemps pour susciter un peu de confiance. Sans doute le modérateur, parfois rude, reste toujours courtois. Mais ce n'est pas toujours un animal à sang-froid En plus, ils ont l'arme nucléaire ces c...-là ! Bref tout ça pour te dire que les comportements que j'ai listé ont parfois été vus chez des nouveaux venus, dont certains se sont rapidement amendés et sont devenus depuis des familiers du forum. D'autres ont essayé l'option "Et si je persistais ?" Eh bien... Et la pêche à la dynamite, pourquoi pas ? Ne me dis pas que t'as quelque chose contre ?
  6. Il faut le voir pour le croire Ca implique l'ambassadeur ukrainien en Allemagne, Andrej Melnyk. Celui qui est connu pour houspiller, pour aller jusqu'à insulter les responsables politiques allemands pour les inciter à donner plus d'armes plus vite à son pays. Et ça pourrait être un sketch comique du genre le plus grotesque. Du genre le plus incroyable aussi. Et pourtant vrai. Un sketch à faire rouler par terre de rire Vladimir Poutine et tous ses propagandistes... Les réactions de Pologne et d'Israël sont outrées. En Allemagne, on en parle dans les médias. Pas en France. Ni aux Etats-Unis. C'est qu'il ne faut pas desservir la cause, donc l'information ne doit pas être discutée. Car l'ambassadeur ukrainien a expliqué dans un entretien à la radio que le chef fasciste ukrainien Bandera, dont les troupes ont aidé à l'extermination de 800 000 juifs ukrainiens et ont pris l'initiative de l'extermination de 100 000 Polonais de Volhynie, était en fait "une sorte de Robin des Bois", que "non seulement moi mais beaucoup d'Ukrainiens" respectent, et "Robin des Bois non plus ne respectait pas les règles de son époque". Pressé par le présentateur rappelant la participation à l'extermination de 800 000 juifs en Ukraine il répond "Et les preuves ? Où sont les preuves ?". Enfin, lorsque le présentateur lit une instruction de Bandera appelant à l'extermination et signée "Ton Führer Stepan Bandera", Melnyk conclut "Je ne vais pas vous dire que je m'en distancie. C'est tout" La vidéo fait 2'30''. Des sous-titres français sont disponibles. Le lien est ici (la vidéo refuse de se coller pour une raison quelconque) Il ne reste plus qu'une chose à faire pour Zelensky - remplacer en urgence Melnyk par un diplomate respectable, et présenter des excuses aux Israéliens et aux Polonais de l'erreur de casting consistant à choisir un négationniste comme ambassadeur. J'ai déjà écrit que les néofascistes et nostalgiques du fascisme sont 2% en Ukraine - les électeurs des partis fascistes, et c'est aussi la proportion du régiment Azov par rapport à l'ensemble de l'armée ukrainienne. @Wallaby exprimait une inquiétude comme quoi ils pourraient avoir une influence plus grande. Il me semble vraiment important pour l'Ukraine de corriger ce désastre de relations publiques. Quand un agresseur vous envahit en vous accusant faussement d'être nazi, la dernière chose à faire est d'envoyer un nostalgique du nazisme comme ambassadeur dans un pays majeur !!!
  7. Bon ça ne rentre vraiment dans le thème d'aucun des deux fils, mais comme ça n'est certainement pas des opérations militaires, je le mets ici Voici une petite chanson de guerre écrite par les Ukrainiens. Ca s'appelle Niet Vladimir, c'est très largement inspiré de la chanson finlandaise datant de la guerre d'Hiver Niet Molotoff. Il y a un truc que je n'aime pas, c'est que les Russes y sont appelés des Moskals, ce qui est un surnom très hostile. Bon cela dit, vu les circonstances ... pendant la première guerre mondiale on appelait bien les Allemands "Boches", ça n'était pas très gentil, mais c'était aussi un effet des circonstances. Et oui, c'est sous-titré en ukrainien... et en anglais, aussi, ça peut être plus facile
  8. Je dirais plutôt que c'est une erreur. La désinformation suppose une intention de nuire, qui me paraît loin d'être constituée. Au demeurant, il me semble que la réaction des Suisses est en fait assez générale en Europe de l'ouest, dans le sens où face à cette crise les peuples se tournent vers la position qu'ils connaissent le mieux, en laquelle ils ont le plus confiance. Donc les membres de l'OTAN en rajoutent dans l'otanisme, la France parle dans les mots de Macron de "renforcer son modèle d'armée complète" (position néogaulliste), la Suisse maintient sa conviction neutraliste... Ce n'est qu'en Europe de l'est et du nord - près du fauve donc - qu'on assiste peut-être à des évolutions. Et pas si brutales en fait. Suède et Finlande sans doute - à condition que Erdogan confirme. Mais pour les Polonais, les Baltes, ils ne font que pousser plus loin leur position déjà établie de "plus otaniens des otaniens" ce n'est pas une vraie évolution. Qu'il se soit passé quelque chose - quoi ? - on en avait eu une indication déjà avant l'invasion. J'avais posté le 18 février un lien vers un entretien avec le président finlandais - lequel connaît bien Poutine et échange régulièrement avec lui - entretien publié quelques jours plus tôt par le Spiegel. Je reposte un passage - Niinistoe témoigne de sa surprise lorsqu'il a vu Poutine changer brutalement d'attitude. En octobre 2021 tout était comme avant. A partir de novembre 2021, c'était bien le même homme, mais son comportement avait changé : "Tout à coup, il a commencé à se comporter d'une manière très, très déterminée" Poutine qui "pète une durite", Poutine qui reçoit des informations - vraies ou fausses - comme quoi une menace grave est apparue... tout est envisageable. Mais oui, il s'est bien passé quelque chose entre octobre et novembre 2021.
  9. Hmmmoui ça pourrait se tenter mais... il faut être conscient que dix ans de MCO sur la bête c'est plus cher qu'un Rafale neuf Ce serait ruineux
  10. +1% ! Mouvement d'opinion impressionnant ! Les Finlandais et les Suédois courent se réfugier dans le giron américain, les Polonais grimpent aux rideaux, les Baltes mordent les murs... quant aux Suisses ils connaissent une augmentation fulgurante de 1% de la minorité qui serait d'accord pour rejoindre l'OTAN. Je vois que vous défendez votre réputation de grande excitabilité Pas taper, hein ! Bon enfant, toussa ...
  11. Il est nécessaire de distinguer entre le plan moral et le plan des réalités. Du point de vue moral, pourquoi en effet l'avis de la Russie, ou des Etats-Unis ou de qui que ce soit d'autre sur ce qui est acceptable ou pas, devrait-il être plus important que ce que l'Ukraine, le Luxembourg ou le Honduras trouvent acceptable ou pas ? Sur le plan des réalités, il y a des raisons très concrètes de faire plus attention quand Moscou ou Washington ou quelques autres trouvent quelque chose inacceptable que lorsque c'est Kiev, Luxembourg ou Tegucigalpa. Ces raisons sont la force militaire et l'historique de violence - la disposition prouvée par l'histoire récente à utiliser la force militaire. Sur ce plan, on ne s'intéresse pas à comment les choses devraient être. Mais à comment elles sont. On ne s'intéresse pas non plus vraiment à la légitimité, mais aux conséquences. Dit autrement, on ne traite pas de la même manière, on ne prend pas les mêmes précautions à côté d'un fauve, et à côté d'un paisible herbivore, ou d'un petit caniche sans doute teigneux mais qui n'a pas les moyens de faire sérieusement mal. Je crois que tout transpire. La plupart des Russes savent fort bien que leurs élites politiques s'en mettent plein les poches. Même si je dirais que beaucoup se font des illusions sur Poutine lui-même, mais il faudrait quelqu'un qui vit dans ce pays pour le confirmer. Pourquoi les Russes l'acceptent-ils ? Parce que c'est aux yeux de la plupart un moindre mal. L'histoire de la Russie ces trente dernières années, c'est : - Deux ans de démocratie à partir de 1991 suite à quoi le régime devient dictatorial (les chars envoyés sur le Parlement en 1993) mais reste identifié à "démocratie" et à "Occident" (les Etats-Unis se vantent ouvertement en 1996 d'avoir fait réélire Eltsine). Pendant ce temps, la Russie est écrasée par une catastrophe multiforme à base de misère économique et de violence. Les morts évitables se comptent en millions - voir l'évolution de l'espérance de vie en Russie : le niveau (déjà dégradé) de la dernière année de l'Union soviétique n'est retrouvé qu'en 2009 - Vingt-deux ans de "verticale du pouvoir", de "mise en ordre" et d'autocratie à partir de 2000 pendant lesquels la Russie sort progressivement du trou, la vie devient économiquement supportable, la violence régresse, les morts évitables cessent de se compter en millions Les Russes ne semblent pas pleinement satisfaits de leur régime politique. La corruption - comme en Ukraine - et l'inflation leur pèsent. Seulement : 1) Ils savent d'expérience - cruelle - que ça pourrait être pire. Très gravement pire 2) L'idée que les Occidentaux seraient les mieux placés pour leur expliquer comment améliorer leur vie politique... eh bien elle a déjà été essayée en 1991. La majorité ne semble pas trop y croire, et ce n'est pas si surprenant A mon avis, les choses sont simples. Comme la Russie de Poutine est un fauve - elle n'est pas le seul sur Terre bien sûr ! Mais c'en est bien un - elle s'arrêtera là où s'arrêtent les fauves. C'est-à-dire en face d'un autre fauve. Ou du moins d'un animal peut-être plus faible qu'elle dans l'absolu, mais tout de même trop dangereux à attaquer. Donc les pays membres de l'OTAN bénéficient a priori d'une protection plutôt bonne, parce qu'un très grand fauve s'est engagé à les défendre. Les trois pays de l'OTAN dotés d'une dissuasion nucléaire bénéficient bien sûr d'une protection bien meilleure. D'où mon souhait - certes, personne ne m'écoute ! - d'une opération piéton imprudent en Moldavie, la matérialisation brutale d'une force de pays de l'OTAN dans ce pays après accord secret avec son gouvernement, afin de terminer de définir la ligne de séparation du fauve russe avec le fauve américain et les petits fauves français et britanniques. L'Ukraine, qu'on le veuille ou non, est et restera seule face au fauve qui est son voisin, les événements depuis le début de l'année l'ont prouvé au-delà de toute contestation. Lui livrer des armes pour renforcer ses chances de conserver une souveraineté sur une partie de son territoire, ça vaut le coup parce que ça renforce effectivement ses chances. Mais ça ne donne aucune garantie... - Dans le meilleur des cas, l'Ukraine finira par parvenir à décourager Poutine de pousser plus loin, suite à quoi elle conservera sa souveraineté sur une partie de son territoire - Dans le pire des cas, on parlera à l'avenir de l'Ukraine comme on parlait de la Pologne entre 1814 et 1918 Il est tout à fait possible que l'Ukraine échoue à assurer la première issue. Dans une certaine mesure, ce serait aussi l'échec de l'Occident puisqu'il se démène à renforcer les chances de Kiev de l'assurer. L'Occident n'est pas "déjà perdant", ça me semble exagéré. Mais il est tout à fait possible que l'Ukraine perde oui, et ça rejaillirait sur nous en effet.
  12. C'est exact. Ianoukovitch était impopulaire fin 2013 / début 2014, tandis qu'une majorité sans doute pas écrasante, mais claire et nette d'Ukrainiens soutenaient le mouvement Maïdan. Cependant il ne faut pas exagérer. Yanoukovitch était impopulaire à ce moment, mais pas forcément autant que Macron fin 2018 / début 2019 (~70% pour dire "Macron est un mauvais président"). Et les Ukrainiens soutenaient Maïdan, mais pas forcément par une majorité aussi grande que celle des Français qui soutenaient les Gilets Jaunes. ==>Alors quelle différence entre la France de 2019, qui traverse une crise intense, puis la surmonte sans brisure dans la continuité institutionnelle, et l'Ukraine de 2014, qui traverse une crise intense, à laquelle sa continuité institutionnelle ne survit pas, ce qui débouchera sur une véritable guerre civile localisée avec intervention militaire d'une puissance extérieure ? Peut-être tout simplement qu'à Paris en 2019, des forces de l'ordre professionnelles font face à des émeutiers certes violents mais sans direction et sans plan. Il en résultera plusieurs morts et bien davantage de blessés, mais les émeutes seront contenues. Tandis qu'en Ukraine en 2014, des forces de l'ordre moins professionnelles font face à des milices ultra-nationalistes organisées et capables de plan. Des milices qui réussiront à prendre d'assaut le Parlement, après d'assez nombreux morts de part et d'autre. C'est ainsi qu'une démocratie "tient" face à une crise politique grave, comme la France en 2019. Ou pas, comme l'Ukraine en 2014 - et dans son cas cela s'est avéré particulièrement dangereux. C'est très vrai. Beaucoup d'eau a passé sous les ponts depuis 2014, et nous en sommes arrivés beaucoup plus loin. Les événements de 2014 n'ont plus essentiellement qu'un intérêt historique. Et ce n'est plus de l'orientation d'un seul pays et de la mort de milliers de personnes qu'il s'agit. Mais de la survie - ou pas - de la souveraineté d'un pays, de réaligements géostratégiques et géoéconomiques majeurs à l'échelle mondiale. Ainsi que de la mort de dizaines de milliers de personnes, voire suivant les évolutions du conflit de centaines de milliers. Voire en cas d'extension de dizaines de millions ou pire. La question n'est plus ce qui s'est passé il y a huit ans, ou qui avait tort ou raison. Mais quelles politiques ont le plus de chance de limiter les dégâts, ou du moins de limiter leur extension.
  13. Marge Green n'est pas une députée républicaine pro-Trump ordinaire. C'est la députée Q-Anon. Unique en son genre. Elle est bien représentative de la partie de la population américaine qui adhère à Q-Anon. Dont il ne faut probablement pas exagérer l'importance numérique. Quant aux pro-Trump en général, je ne suis pas sûr qu'elle en soit bien représentative
  14. Selon le Spiegel allemand, la Commission européenne s'apprête à publier une clarification des règles des sanctions contre la Russie qui permettra à celle-ci de continuer à transférer toutes sortes de biens vers l'enclave de Kaliningrad en passant par le territoire de l'UE. La seule limite serait de ne pas transférer davantage de biens qu'avant la guerre. Décision qui serait soutenue à Berlin, mais ne ferait pas que des heureux en Lituanie. La clarification de la Commission européenne s'applique expressément à tous les États membres de l'UE, mais elle ne concerne essentiellement que la situation à Kaliningrad. Selon le document, la Russie sera autorisée à transporter des marchandises sanctionnées vers Kaliningrad, mais uniquement dans des quantités comparables aux livraisons d'avant l'invasion. (...) Avec cette solution, la Commission espère offrir à la Lituanie un moyen de sauver la face en suspendant son blocus actuel. Néanmoins, certains à Vilnius la considèrent comme une défaite.
  15. Euh je n'en suis pas sûr Je rappelle qu'on est sur un fil concernant la guerre Russie-Ukraine. Qui est encore en cours. Et dont le résultat final n'est pas connu.
  16. "Nous devons, nous pays européens..." Oui. Plus précisément, dans l'idéal nous les pays européens. Sinon, nous la France. C'est indispensable, et sur les sujets vraiment importants mieux vaut le cas échéant avoir raison tout seul que se tromper à beaucoup. J'aimerais bien que le PR remette l'église au centre du village, en pratique rappelle les fondamentaux, idéalement avec un bon petit scandale comme il a déjà su en susciter à l'occasion. Un rappel bien senti de l'article 6 du traité de l'Atlantique, définissant son étendue en Amérique du Nord, Europe, Turquie et pour la partie maritime "dans la région de l'Atlantique Nord au nord du Tropique du Cancer". Peut-être devant une carte du Monde, et ensuite il montrerait où se situe la mer de Chine du Sud, où se situe la Chine elle-même, avec une remarque bien explicite et bien lourde sur le fait que c'est pas inclus dans le périmètre du Traité. Afin que même parmi les plus géographiquement-challengés chacun comprenne la conclusion "Donc l'Alliance atlantique n'interviendra pas militairement en Extrême-Orient ni ne s'y déploiera, à moins qu'une puissance de cette région n'ait au préalable attaqué militairement la zone couverte par le Traité. La France y veillera" Après il ne resterait qu'à laisser les piailleurs piailler. Toujours bien faire, et laisser braire Et la règle de l'unanimité a du bon. Monsieur Orban l'a bien vu en UE, Monsieur Erdogan en OTAN, et ça vaut pour la France aussi. Rien n'empêchera bien sûr le pays européen membre de l'OTAN X ou Y d'envoyer des forces aux côtés des Etats-Unis pour appuyer leur grande querelle contre la Chine, si ça leur chante. Juste : SANS l'étendard de l'OTAN. Pourvu que nous ayons un président prêt à mettre les points où ils doivent être.
  17. Attention, il s'agit là d'informations datant de 1995. On y apprend effectivement que les stocks d'obus de 105, 155 et 203 mm dépassent les 20,4 millions pour l'US Army et 3,4 millions pour les Marines, dont à la louche ~10 millions de 155 mm, mais l'information n'est vraiment pas fraîche. Je n'ai pas trouvé d'état plus récent de l'ensemble de l'inventaire. Mais un certain nombre d'indices suggèrent que l'arsenal a beaucoup diminué En 2017, les forces armées s'inquiètent de leurs stocks dangereusement bas "Aujourd'hui, je pense que nous disposons de munitions adéquates pour nos besoins normaux", a-t-il déclaré. "Mais si nous devions nous renforcer, si nous avions des opérations de contingence et si les menaces émergentes que nous voyons dans le monde se poursuivent, je suis très préoccupé par notre stock actuel de munitions." Cela dit, le reste de l'article suggère qu'il s'agit plutôt des obus les plus récents et d'autres munitions complexes, pas des obus "simples" En 2019, l'US Army demande à acheter 150 000 obus de 155 mm, plutôt que 17 000 l'année d'avant Le budget proposé pour l'exercice 2019 de l'armée prévoit l'achat d'un nombre impressionnant de 148 297 obus de 155 mm, dont 1 189 obus Excalibur guidés par GPS, conçus pour être utilisés dans des situations de danger proche, ont indiqué des responsables aux journalistes mardi. Cette commande représente une augmentation de 825 % par rapport aux 16 573 obus de 155 mm que l'armée prévoyait d'acheter au cours de cette année fiscale. "Nous nous entraînons à combattre un conflit à action décisive", a déclaré le général de division Paul Chamberlain, directeur du budget de l'armée. Les obus d'artillerie et autres munitions expirent après un certain temps et doivent être régulièrement remplacés, a déclaré Jack Daniels, secrétaire adjoint de l'armée de terre pour les plans, les programmes et les ressources. (...) "La plupart des unités présentes sur le théâtre d'opérations au cours des 15 dernières années opéraient dans un environnement contre-insurrection, ce qui ne nécessitait pas beaucoup de munitions lourdes. Sans doute il s'agit là seulement des obus de 155 mm, non de la totalité 105 + 155 + 203 comme dans l'inventaire de 23 millions en 1995, mais les munitions de 155 sont justement les plus utiles vu leur portée en général plus longue. Les nombres sont quand même tout à fait différents de ceux de 1995. Est-ce qu'une partie du stock de 1995 est toujours fonctionnel ? Aucune idée, ça dépend si le "un certain temps" est plus long que 27 ans (est-ce que quelqu'un le sait ?) Si oui, ça n'est pas nécessairement la majorité. En prenant le pire cas, si l'US Army a acheté 17 000 munitions de 155 pendant 15 ans (la période pendant laquelle on ne parlait que de contre-insurrection) puis 150 000 pendant 3 ans et que les stocks plus anciens sont hors d'âge... elle pourrait en avoir moins de 800 000 ! Moins ceux déjà livrés à l'Ukraine. La réalité est probablement plus favorable - si la durée de vie en stock d'un obus de 155 est supérieure à 15 ans. Mais on n'est certainement plus aux 10 millions d'obus de 155 mm de 1995. Et avec la consommation de munitions d'artillerie de l'Ukraine rapportée à 5 000 par jour, même la totalité de la production américaine actuelle d'obus de 155 mm durerait seulement 1 mois. Quant à leur stock, même s'ils en donnent 1/4 voire 1/3 (comme leurs stocks de Javelin ou de Stinger), même si on y ajoute la partie des stocks européens (sans doute beaucoup plus petits) que Polonais, Français ou Allemands seraient prêts à donner, ça pourrait ne faire qu'un petit nombre de mois. Tout ça ne signifie pas que l'artillerie ukrainienne s'arrêtera de tirer demain. Mais ils ont vont sans doute être obligés d'économiser les munitions, davantage encore que jusqu'ici. C'est un inconvénient sérieux en défensive - mais peut-être jouable ? Pour une offensive, sauf à ce que quelqu'un de plus calé sur le sérieux explique le contraire, ça me semble carrément bloquant. Ca renforce personnellement mon idée que le meilleur des scénarios pour l'Ukraine maintenant serait de parvenir à ralentir encore voire à arrêter la progression russe. Reconquérir les territoires occupés du Donbass, Kherson et Zaporijjia, à court / moyen terme c'est de la fumette Il y a au moins deux problèmes dans cet appel : 1) Les signataires demandent à ce que "l'Occident" mette fin à la guerre. En pratique, étant donné que ce n'est ni l'Amérique ni l'OTAN qui se défend, mais bien l'Ukraine, les signataires demandent à ce que Washington et l'OTAN s'entendent avec Moscou sur un traité de paix, puis se retournent vers Kiev en lui disant "C'est à prendre ou à laisser, d'ailleurs on suspend tout notre soutien en armes, financement etc. si vous refusez" Sans doute, le texte dit le contraire "Négocier ne signifie pas non plus décider quelque chose au-dessus de la tête des parties concernées". Il est même probable qu'une bonne partie des signataires l'imaginent sincèrement. Mais ce n'est pas du tout crédible, si l'Occident "met fin à la guerre", c'est bien lui qui décide avec la Russie et explique à l'Ukraine ce qu'elle va faire. Moi je veux bien, mais - C'est vraiment pas jojo de négocier par dessus la tête d'un pays moyen-faible victime d'agression puis de lui mettre le couteau sous la gorge "Accepte, sinon !" Sans doute, on pourra négliger ce point en disant que dans la vie y a les forts et les faibles, que les premiers décident et les seconds exécutent - j'ai d'ailleurs tendance à penser que c'est assez vrai. Mais bon ... - Un argument qui pèsera même aux yeux d'un partisan du réalisme le plus dur, c'est de s'interroger sur les conséquences à moyen / long terme d'une telle politique. J'en vois une grosse comme une maison, la fonction N(t), qui vaut actuellement 9, risque de connaître une croissance... notable, voire remarquable. Voire plus si affinités N(t) est évidemment le nombre de puissances nucléaires en fonction du temps. Parce que si les faibles ne sont là que pour exécuter, y a beaucoup de monde qui voudra être du groupe des forts, et ce n'est pas si difficile voyez la Corée du Nord qui n'est pas exactement un mastodonte en termes économiques ni technologiques ! Un contre-argument pourrait être que après tout c'est bien arrivé à l'Irak en 2003, et N(t) n'a fait depuis qu'augmenter de 8 à 9 ce n'était pas une catastrophe. Oui, mais ce n'est pas parce qu'on a eu relativement de la chance une fois que ça durera toujours, et puis le Monde est plus désordonné qu'ailleurs, il y a davantage de points de friction entre grandes puissances, donc d'inquiétudes potentielles pour les faibles qui se demandent s'il est vraiment acceptable de le rester 2) Les signataires supposent qu'une fois la volonté de l'Amérique et de l'OTAN de "mettre fin à la guerre" connue, la Russie répondra de même par une ouverture. A Moscou, on mettra de l'eau dans son vin, ou sa vodka. C'est bien pourquoi ils écrivent "Il ne doit pas y avoir de paix dictée par Poutine". Moi je veux bien, mais essayons de nous mettre dans la peau du président russe. Vous déclenchez une guerre dont vous savez que le coût sera important mais dont vous espérez, sous une forme ou sous une autre, la soumission définitive de l'Ukraine. Manque de pot, ça se passe beaucoup plus mal que prévu : les troupes n'avancent guère, le coût en moyens militaires et en sanctions subies est nettement plus élevé qu'escompté. Vous continuez, car l'alternative serait de revenir la queue entre les jambes, dirigeant faible donc traître à la patrie, avant de disparaître bientôt dans les poubelles de l'Histoire et ça pas question ! Donc vous ordonnez de persévérer - on les aura à l'usure - et voilà que petit à petit les bonnes nouvelles arrivent, certaines des sanctions économiques sont déjouées, l'ennemi semble s'approcher des limites de sa résistance, le soutien militaire qu'il reçoit des Occidentaux s'approche aussi de ses limites, pendant que nos troupes petit à petit avancent et que le contrôle des territoires conquis s'améliore. Puis, tout à coup, l'Occident vous dit que "la poursuite de la guerre en Ukraine n'est pas la solution au problème" et qu'il faut "mettre fin à la guerre" ! Alleluia ! Que choisissez-vous ? a) Vous êtes bien d'accord, d'ailleurs puisque l'ennemi faiblit c'est le moment idéal pour réduire vos objectifs et se contenter de 50% - bon allez, 40% peut-être. Certes les coûts de l'opération spéciale restent très élevés - militaires, économiques, diplomatiques - et il sera difficile de les justifier avec une victoire "aux points", certes vous étiez en train de prendre l'avantage, mais il ne faut pas abuser ça n'est pas de jeu. Vous dites ? 35% ? Hmmm... b) Vous êtes bien d'accord, d'ailleurs ça prouve bien que vous aviez raison de persévérer ! La guerre est une lutte entre des volontés, et la Russie est la plus forte comme prévu. Bon eh bien ça sera 100% de vos objectifs, et vous allez enregistrer un message sur votre smartphone comme ça tant qu'ils proposeront autre chose il suffira d'appuyer sur un bouton et ça fera "Niet". Il y a bien Lavrov qui souffle que 95% ça pourrait suffire, il est bien Lavrov mais parfois un peu bisounours quand même. D'un autre côté Patrouchev soutient que 120% c'est un beau chiffre... Hmmm...
  18. Erreur de traduction. Dans la version française du tweet, il parle de "une quantité significative de véhicules blindés"
  19. Ce qui avait été anticipé à Washington, c'était un hélico pour la fuite de Zelenski Quoi qu'il arrive, cette répartie restera "Je n'ai pas besoin d'hélicoptère, j'ai besoin d'armes !" Ce n'est peut-être pas tout à fait du niveau Molon labe, mais c'est quand même bien dans le genre Et Zelenski restera, quoi qu'il arrive, loin de son métier originel de clown, dans l'Histoire de la nation ukrainienne. Bon, bien sûr, Zelenski n'est pas dans la même situation que Neo ... parce qu'il vit dans le monde réel, pas une simulation Je réponds ici à une remarque sur l'autre fil, qui appelle une discussion plus générale La seule manière réaliste de mettre "gouvernement ukrainien" et "arme nucléaire" dans la même phrase, c'est à mon avis de noter cette leçon importante de la guerre qui frappe l'Ukraine. Leçon dont je précise d'emblée qu'elle bénéficie pleinement de l'effet "c'est facile à voir dans le rétroviseur". C'est du pur ILOREFALUKON - il ne s'agit certainement pas de reprocher aux Ukrainiens leur erreur, ce n'est vraiment pas le moment ! L'Ukraine dans la période 1991-2022 n'avait que deux options de stratégies prudentes pour sa sécurité : - Se penser comme "pont" entre Occident et Russie, y trouvant à la fois équilibre interne étant donné qu'elle était à l'origine travaillée par les deux tendances, et protection externe sur le mode "Leurs querelles éventuelles ne me concernent pas, moi j'l'ai aime tellement tous les deux !" - Adopter exactement la politique "A l'Ouest toute !" qu'elle a choisie. Mais... pas tout de suite. Pas avant de s'être construit une dissuasion nucléaire sans doute petite et à portée seulement régionale, mais indépendante Elle n'a choisi ni l'un ni l'autre. Encore une fois il ne s'agit pas de le reprocher aux Ukrainiens, ça ne sert plus à rien, et tous les pays ont fait des choses imprudentes à une époque ou à une autre Mais il est possible d'en tirer des conclusions oui. Valables éventuellement pour d'autres pays qui se trouvent dans une situation similaire : "à côté d'une grande puissance agressive + aucune grande puissance ne nous protège" Je ne serais pas surpris que dans les années qui viennent, d'autres pays dans cette situation n'adoptent - soit la stratégie du "On est gentils, nan on est vraiment très gentils" - soit la stratégie du "Laissez-nous tranquilles, d'ailleurs uranium enrichi, plutonium et toute cette sorte de choses"
  20. L'Allemagne a déjà donné 7 obusiers PZH 2000 issus de ses stocks, avec les 3 supplémentaires ça fera 10. En 2016, elle possédait 123 PzH, dont 61 à disposition et 41 en service Je n'ai pas compris ce que sont exactement les 62 PzH 2000 qui sont en stock mais pas "à disposition". Faut-il comprendre "réserve de pièces détachées", faut-il comprendre "on pourrait le remettre en service en quelques mois" ? Mais dans le cas le plus pessimiste, si ces 62 là sont complètement hors service, l'Allemagne va donner au total 1 / 6ème de sa meilleure artillerie. Pas tout à fait comme la France qui en a donné 1 / 4, mais comparable. Non, ils ne peuvent pas forcément donner plus ... Et KMW a bien proposé de fabriquer 100 PzH 2000 de plus, mais ce serait pour 2027, avec les trente premiers disponibles seulement 30 mois après signature du contrat.
  21. D'ailleurs, la France a t elle déclaré un embargo sur les ventes d'armes à la Turquie ? Sauf erreur de ma part, nous ne l'avons jamais fait. Nous nous contentons de ne pas leur vendre d'armes. Ce qui suffit amplement Je me suis demandé qui au juste écrit ce "concept stratégique" si essentiel. Extrait du site de l'OTAN Au sommet de Bruxelles de 2021, les dirigeants des pays de l’OTAN ont chargé le secrétaire général de piloter le processus d’établissement du nouveau concept stratégique. M. Stoltenberg a donc lancé une phase de consultations internes et de dialogue avec l’extérieur. Ainsi, des consultations ont été menées entre Alliés au sujet de l’évolution de l’environnement, de l’approche et des priorités stratégiques de l’OTAN. Quatre séminaires se sont tenus dans des capitales des pays de l’Alliance, le but étant de rassembler des dirigeants de l’OTAN, des responsables et des experts. Par ailleurs, l’OTAN s’est tournée vers ses partenaires et vers d’autres organisations internationales, ainsi que vers des groupes d’experts, la société civile, le secteur privé et des organisations représentant la jeunesse. Après cette phase de consultations, les Alliés ont négocié et approuvé le nouveau concept stratégique, que les dirigeants des pays de l’OTAN ont entériné au sommet de Madrid, en juin 2022. Bon, donc Stoltenberg cet américano-centré parmi les américano-centrés a rassemblé divers "responsables", "experts", "partenaires" et autres membres du "secteur privé", dans un processus 1) tout à fait transparent 2) complètement protégé des volontés du Blob états-unien de transformer les pays d'Europe en affidés dans sa croisade contre Pékin 3) et enfin pas du tout enclin au groupthink la pensée de meute Suite à quoi il a refilé un truc probablement déjà tout ficelé à la conférence des pays membres - seuls détenteurs de la souveraineté et de la légitimité démocratique, mais c'est un détail sans importance - lesquels n'ont plus eu qu'à l' "entériner" Y a des fois où je me dis que ce serait bien d'avoir un président français un peu plus énergique D'autant que ce n'est quand même pas difficile d'utiliser un petit mot de trois lettres, commençant et finissant par un N ? A moins que l'on pense que le concept stratégique de l'OTAN c'est du flanc complet de toute façon donc ça n'a aucune importance ? Mais ce serait une erreur ! Même s'il n'est pas en pratique suivi de beaucoup d'actions pratiques - et encore, je n'en sais rien - il a au minimum un effet politique majeur sur l'adversaire potentiel ainsi désigné. Pékin est fondé à comprendre qu'il n'y a pas en Europe des gens qui se méfient de lui et veulent limiter leurs dépendances envers lui - ce qu'il sait déjà, et qui est entièrement justifié naturellement - mais des gens qui rejoignent la superpuissance rivale avec laquelle il est en affrontement de moins en moins larvé. Et où est l'intérêt de la France dans tout ça ! Que d'autres signent, parce qu'ils estiment avoir besoin de la protection du Grand Frère, c'est leur décision et à la limite elle est compréhensible. D'autant qu'aucune protection n'est jamais gratuite, et Washington après tout est fondé à exiger quelque chose de ses dépendants stratégiques en échange de son soutien. Mais nous avons fait, et nous continuons à faire les efforts nécessaires pour justement ne pas être un dépendant stratégique de l'Amérique. Alors pourquoi nous comporter en dépendant ?
  22. Je ne pense pas. Carthage n'avait pas d'armes nucléaires. D'ailleurs c'est plutôt dans les émissions de débat de la TV russe que l'on entend "Delenda est NATO" et autres "Delenda est America" ... Sans oublier bien sûr que Carthage n'était pas partenaire / allié / pas-allié-mais-quand-même d'un pays rassemblant 20% de la population mondiale.
  23. Qu'il ait raison ou pas, ce n'est pas la politique suivie par Washington. Qui a annoncé un fort renforcement de sa présence militaire en Europe. Et qui accueille avec joie les deux nouveaux membres de son alliance. "Votre appel est très important pour nous. Nous faisons le maximum pour... Veuillez le renouveler ultérieurement" National Interest mérite qu'on le prenne avec un grain de sel. Comme beaucoup de médias. Mais il a le mérite de représenter pas mal de points de vue qui ne seraient pas publiés dans les grandes cathédrales type NYT, WP etc. Et qui existent cependant.
  24. Une série d'analyses géopolitiques sur la crise actuelle est déjà disponible en streaming. Preuve que ces plateformes, trop souvent décriées, savent aussi produire un contenu riche et intéressant Cet extrait est déjà éloquent
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