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fraisedesbois

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  1. Ebrahim Raisi est/était pressenti comme futur chef suprême, l’ayatollah Khamenei se faisant agé.
  2. [suite]: oui les ruraux du centre votent majoritairement « conservateurs »; les Iraniens « périphériques », ethno-religio minoritaires votant eux plutôt « modéré-réformiste ». Mais le « principal soutien au régime », stricto, c’est d’abord le Corps des « Gardiens de la révolution » (c’est explicite). Les IRCG… « (…) qui se trouvent [figure-toi] être pour beaucoup dans l'expansion des grands ouvrages de retenue. (…) Les pasdarans disposent d'une branche construction, Khatam al-Anbiya, qui elle-même détient la Sepasad, société spécialisée dans le développement de grands barrages. Au fil des années, celle-ci s'est imposée comme un outil de promotion et de construction de grandes infrastructures hydrauliques » (Galland, 2022) [pipolerie masquée] y sont mouillés… Mohammad-Reza Djalili, op.cit.: « (…) La fin de la guerre Iran-Irak (1980-1988) et la présidence Rafsandjani (1989-1997) correspondent au lancement d’un programme de reconstruction nationale. Cette politique ambitieuse comprenait la construction à grande vitesse de barrages et de digues, sans études préalables et sans en mesurer les conséquences sur l’environnement, tout en ne prenant pas en compte la question de l’évaporation de l’eau retenue dans un pays à climat continental. Les responsables politiques de la République islamique ont été totalement imperméables aux critiques déjà formulées à l’époque à propos des risques de la construction de trop nombreux barrages dans les pays du Sud. (…) (…) la République islamique va de son côté construire plus de 600 barrages – 647 en fonction en 2015 – en un quart de siècle seulement. La grande majorité de ces projets sont exécutés par des sociétés de travaux publics et d’ingénierie du corps des Gardiens de la révolution. Ainsi, le développement économique et la construction des barrages passent aux mains de l’organe chargé de la sécurité du régime. Plus question d’expertise externe, d’offre d’adjudication publique et surtout d’analyse scientifique et d’évaluation des conséquences écologiques des grands travaux. (…) Quand certains économistes essayent d’attirer l’attention des responsables sur l’importance du respect des principes de base du développement durable dans la réalisation de leurs objectifs, ils sont accusés d’être influencés par des idées d’origine occidentale qui n’ont pas de raison d’être dans un État révolutionnaire et musulman. (Mohammad-Reza Djalili) II y a déjà eu des « accidents » (P. Gilbert, op.cit.): « (…) Alors que certaines personnalités issues de la société civile se mobilisent pour tenter de résoudre le problème, l’appareil d’État reste immobile, notamment à cause du poids des Pasdaran (véritable État dans l’État). La montée en puissance des partisans de la ligne dure au sein du régime se traduit par une persécution accrue des environnementalistes. En février, le biologiste irano-canadien de 63 ans, Kavous Seyed-Emami, a été retrouvé mort dans sa cellule à Téhéran. Kaveh Madani, expert de l’eau iranien et vice-président de l’United Nations Environmental Assembly, a été poussé à la démission début mai. Le Régime a, dans chacun des cas, pointé une certaine « intelligence avec l’ennemi ». En réalité, l’écologie est devenue le dernier espace de critique pour les opposants. La crise de l’eau permet indirectement de parler de l’ensemble des dysfonctionnements de l’État. Le régime n’oublie certainement pas qu’en 2011, la révolution syrienne a commencé avec des manifestations de masse contre la mauvaise gestion de l’eau. » Autarcie?… alimentaire? Pas en ce qui concerne le blé, pourtant la culture la plus importante du pays (la moitié de la superficie cultivée du pays, 70% de sa prod. céréalière (srce: 2020 washingtoninstitute)). Avril-nov 2021: l’Iran importe 4 millions de tonnes de blé (Reuters). Mai 2022-mars 2023: l’Iran importe 7 millions de tonnes de blé (Reuters) Ni en ce qui concerne le riz d’ailleurs: Galland: « les autorités iraniennes ont annoncé en janvier 2019 abandonner des cultures dont l'empreinte en eau n'est plus soutenable. Ainsi de l’arrêt progressif, sous trois ans, de la culture du riz, sauf dans les provinces de Guilan et de Mazandaran. (…) Il faut en moyenne 2.364 litres d'eau pour produire un kilogramme de riz. 460 000 hectares sont d'ores et déjà concernés, ce qui va induire une augmentation des importations iraniennes de riz basmati en provenance du Pakistan, d'Inde et de Thailande. » Ahem, et pour produire un kilogramme de pistaches il est estimé qu'il faut 11.363 litres d’eau. Le désert croît. Oublie « l’autarcie alimentaire » en ce qui concerne l’Iran.
  3. Réchauffement climatique, déficits de pluviométrie, sécheresses récurrentes, vents salins, certaines infrastructures en piteux état, … P. Gilbert, Crise de l’eau en Iran, l’ennemi de l’intérieur, IRIS 2018: « L’Iran fait face à une importante pénurie d’eau depuis le mois de mars en raison des contraintes climatiques, démographiques et politiques. Selon l’Iran Meteorological Organization, 97% de la superficie du pays est plus ou moins durement touché par la sécheresse et 7 millions d’hectares sont menacés de désertification rapide (…) Au cours des cinquante dernières années, le pays a fait face à dix sécheresses sévères les étangs et les zones humides disparaissent, les nappes phréatiques se vident, les rivières s’assèchent, dont la récurrence s’accroit [sic.] » F. Galland, La guerre pour l’eau de l’Iran; in Diplomatie, 2022): « (…) En 2019, la demande en eau par rapport aux ressources en eau renouvelables disponibles (aka le déficit hydrique) s'établissait au niveau abyssal de 9 milliards de m3, c'est-à-dire 90 fois plus qu'en 1979; pour répondre aux besoins en eau d'une population qui est passée de 37,2 millions d'individus à cette date à 84,2 millions de personnes aujourd’hui [2022]. » Ainsi que construction de barrages en dépit du bon sens: « (…) plus question d’expertise externe, d’offre d’adjudication publique et surtout d’analyse scientifique et d’évaluation des conséquences écologiques des grands travaux. (Mohammad-Reza Djalili, L’Iran en 100 questions, chap.90 L’Iran est-il menacé par un désastre écologique?) @Shorr kan du fil « Guerre de Soukhot »: … entre autres, vis à vis des ruraux pistachiers (). j’ai fait l’autre jour une vanne pistachière trainée par les cheveux dans le sujet guerre de Sukhot. + sérieusement: « (…) Le 8 novembre 2021, à l'origine dans un esprit de démonstration pacifique destinée à dénoncer les manques d'eau chroniques, des paysans et des habitants établissaient un campement dans le lit à sec du Zayandeh Roud (ie: « fleuve fertile »), au niveau de la ville d'Ispahan, très vite rejoints par des milliers de personnes (…) Mais, « fertile », il ne l’est plus depuis le début des années 2000. Le cours du fleuve ne coule en effet plus qu'un mois par an, et encore… Quand il pleut, le peu d'eau de surface conservée dans le lit du fleuve est détournée en amont pour irriguer les cultures, pour approvisionner par un canal les villes de Kerman, province située dans le Sud-Est de l'lran et riche de ses pistachiers.(…) … qui est subventionnée (Galland, 2022)
  4. https://x.com/indopac_info/status/1781514360470511639?s=46&t=1s_ul27Tet4-Lu2kOJg41w 1) #Israël a tiré 3 missiles lors d’une attaque limitée destinée à être un avertissement à l’#Iran L’Iran a décidé de mettre fin à l’escalade en ne reconnaissant pas l’attaque. Israël a utilisé un missile secret à lancement aérien de la famille Sparrow, doté de 2 étages et d'une portée assez longue. Le premier étage de 2 missiles a été découvert en Irak. En 2013, Rafael, qui fabrique les cibles [censées simuler les Shahab3 Iraniens] Sparrow, a testé la dernière version, baptisée Silver Sparrow. Cette version à deux étages a été conçue pour simuler des missiles balistiques iraniens de classe Shahab-3 avec une portée de 1 500 à 2 000 kilomètres et peut notamment transporter une ogive hautement explosive. Et en 2019, Rafael a dévoilé un missile balistique à lancement aérien baptisé Rocks, qui était apparemment basé sur le Black Sparrow, la première version de la famille de missiles cibles. À l’époque, la société de défense israélienne n’avait pas divulgué la portée des Rocks. Cependant, il a indiqué que le missile avait « une distance de sécurité très importante » et « une trajectoire à grande vitesse vers la cible ». Rafael produit également la version Blue Sparrow, dont la taille se situe entre le Silver Sparrow et le Black Sparrow. Le missile Rocks est constitué d’un seul étage. Cela signifie que les missiles utilisés lors de l’attaque contre l’Iran étaient basés soit sur le Silver Sparrow, soit plus probablement sur une version secrète et modifiée du Blue Sparrow, dont la taille est plus comparable aux restes trouvés en Irak. Ces deux types sont généralement déployés à partir d’avions de combat F-15. La base aérienne d’Ispahan est située à plus de 1 000 kilomètres d’Israël. Cependant, il est peu probable que des avions de combat israéliens F-15 aient été lancés depuis l’espace aérien du pays. Une série de frappes israéliennes visant des sites de radar et de défense aérienne dans le sud de la Syrie à peu près au même moment que l'attaque contre l'Iran et le fait que le premier étage des missiles ait été découvert dans le centre de l'Irak indiquent que les avions de combat israéliens F-15 ont lancé leurs missiles depuis certaines zones le long de la frontière entre la Syrie, la Jordanie et l'Irak. Ainsi, la portée du missile secret israélien pourrait être d’environ 800 kilomètres. L’attaque sur Ispahan, qui abrite plusieurs installations nucléaires clés, n’était apparemment pas destinée à endommager la base aérienne, mais plutôt à envoyer un message à l’Iran selon lequel l’armée israélienne peut frapper profondément sur son territoire. Cependant, ce faisant, Israël a dévoilé l’une de ses capacités top secrètes et a fourni à l’Iran un exemple des tactiques qu’il utilisera lors d’un conflit généralisé. Remarque : j'ai utilisé des informations générales provenant de l'organisation SouthFront. 2/https://x.com/IndoPac_Info/status/1781514868337832430 (photos des débris trouvés en Irak)
  5. https://x.com/tolonews/status/1781533201665523726?s=46&t=1s_ul27Tet4-Lu2kOJg41w Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amirabdollahian, a qualifié les attaques de la veille (vendredi 31 iranien) d'insignifiantes. Il a déclaré à NBC News : "Ce qui s'est passé la nuit dernière n'était pas une attaque. Ce n'était pas un drone, c'était quelque chose comme un jouet pour enfant." Hossein Amirabdollahian a refusé de blâmer Israël pour cette attaque et a ajouté que l'Iran ne réagirait pas tant qu'Israël n'aurait pas lancé une attaque significative. #TalwaActualités
  6. (peut-être une question c*n): des f-15/16 ne peuvent-ils pas remplir le rôle de nounous?
  7. non. tout simplement l’Azerbaidjan achète du gaz russe, sans être soumis aux sanctions. La Russie reconnaissante.
  8. Tu veux dire les zones de prod. de la pistache? La province de Kermân? Il est vrai que ces en*ulés d’Iraniens menacent la première place des US dans l’export de ce fruit. Tout s’explique.
  9. (lesclésdumoyen-orient, 16.04.24) Attaque de l’Iran contre Israël : point de situation et perspective Par Emile Bouvier [copié] Après des années de conflit larvé mené par des supplétifs régionaux sur des théâtres d’opérations variés, la République islamique d’Iran a attaqué pour la première fois en quarante-cinq ans d’existence Israël, dans la nuit du 13 au 14 avril 2024, en représailles à l’attaque aérienne menée par ce dernier le 1er avril contre le consulat iranien de Damas en Syrie. Cette attaque est en effet inédite : si les premières années ayant suivi la création de l’Etat hébreu se sont distinguées par une coopération entre Israéliens et Iraniens, les relations entre les deux pays se sont brutalement dégradées à partir des années 1980 et plus particulièrement au début des années 2000 lors du lancement du programme nucléaire iranien ; l’Iran et Israël se sont alors voués une guerre clandestine, alternant assassinats, attentats, soutien à des groupes armés opposés à l’un ou l’autre belligérant, etc., sans jamais toutefois aller à la confrontation directe. Quel objectif nourrit l’Iran avec cette attaque ? L’échec de cette attaque n’était-il pas prévisible ? Pourquoi les Iraniens ont-ils attendu deux semaines après le bombardement de leur ambassade pour riposter ? Quelles conséquences sur la stabilité régionale, en particulier sur les théâtres d’opérations où des alliés de l’Iran se trouvent déjà en situation de conflit, comme les Houthis au Yémen et le Hezbollah au Liban ? Ce sont à ces questions que cet article tâchera de répondre, en présentant tout d’abord le contexte et la genèse de cette attaque (I) avant d’en analyser les tenants et aboutissants (II). —/— [afin de ne pas faire un post trop long, je vous zappe la partie 1: Contexte et genèse de l’attaque, et colle direct la partie 2, plus intéressante (à mes yeux)]:
  10. Pour la missilerie, tout est sous contrôle des « Forces aérospatiales du Corps des Gardiens de la révolution islamique ». Pour les drones, je ne sais pas. Tableau synthétique (et annoté) des matériels: https://www.iranwatch.org/our-publications/weapon-program-background-report/table-irans-missile-arsenal
  11. Ils sont restés calmes les Hezbollah, non? Je ne crois pas qu’ils aient participé au feu d’artifice, si? Ils ont un « sacré » arsenal. Et celui-là arrivera sans préavis, et n’aura pas 6h de transit, contrairement aux vecteurs lancés depuis l’Iran. L’arsenal en question: https://www.twz.com/this-is-hezbollahs-arsenal-of-weapons-it-could-rain-on-israel
  12. (lemonde27.03 abonnés) Attentat de Moscou : en Turquie, la traque des nombreux et actifs réseaux de l’EI La police turque multiplie les opérations contre des personnes suspectées d’être liées à l’organisation Etat islamique. Deux des auteurs présumés de l’attentat de Moscou auraient transité par Istanbul. La nouvelle est tombée peu après midi. Dans la nuit et la matinée du lundi 25 au mardi 26 mars, les autorités turques ont arrêté 147 militants présumés de l’organisation Etat islamique (EI) dans trente villes du pays, a annoncé le ministre de l’intérieur, Ali Yerlikaya. Un coup de filet spectaculaire qui fait suite aux quarante arrestations de dimanche, dans huit villes, lors de raids coordonnés. Et aux vingt-quatre arrestations de samedi, la veille, également dans huit différentes localités. Soit au total, 211 gardes à vue et détentions depuis l’attaque survenue au Crocus City Hall, dans la banlieue de Moscou, revendiquée par l’organisation Etat islamique au Khorassan (EI-K), la filiale du groupe djihadiste en Afghanistan. Sur son compte X, M. Yerlikaya a insisté sur sa détermination à lutter contre les « terroristes de Daech » et rappelé les 1 329 opérations menées contre ce groupe par les forces de police turques, depuis le 1er juin 2023. Quelque 2 919 suspects ont été appréhendés et interrogés, selon son décompte, parmi lesquels 692 ont été incarcérés et inculpés. Ces annonces interviennent alors que les médias russes ont rapporté que deux des auteurs présumés de l’attentat perpétré en périphérie de Moscou s’étaient rendus en Russie en venant de Turquie. Dès la diffusion des premières images de leur arrestation, on a pu voir l’un d’eux, Shamsiddin Fariduni, originaire du Tadjikistan, déclarer « avoir voyagé de la Turquie vers la Russie, le 4 mars », dans une vidéo partagée au moment de sa capture. Selon l’agence de presse russe RIA Novosti, l’homme a publié huit photos d’Istanbul sur les réseaux sociaux. Des clichés pris à Fatih, au cœur de la péninsule historique, dans le vieux et très conservateur quartier d’Aksaray, connu pour ses réfugiés, ses touristes du Golfe, ses vendeurs à la petite semaine et ses hôtels en pagaille. Sur l’une des photos, Fariduni semble prendre un selfie à l’intérieur d’une grande et haute (…)
  13. Engels! Hegel! ===> [ ]
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