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  1. Les investissements dans les PME étaient déjà exonérés soit de plein droit soit par des dispositifs sous conditions ( super chiants à vérifier d'ailleurs ). La réforme étend principalement cette exonération à l'ensemble des produits financiers que ceux-ci soient spéculatifs ou investis et aux biens mobiliers ( c'est important de ne pas être taxé sur sa bagnole ) . Mais comme l'ISF a un plancher ( 1.3 millions ), ça revient aussi à exonérer une partie des biens immobiliers, un exemple : Avant la réforme, un chef d'entreprise avait des parts de sa boite valant 4 millions d'€, 1.2 millions de biens immobiliers et 2.6 millions de placement ( comptes titres, PEA, assurance-vie etc ….. ) : il était alors taxé sur 3.8 millions et bénéficiait d'un abattement de 800000 € bref au final une base taxable de 3 millions d'€ Après la réforme : la base qui pourrait être taxée est diminuée à 1.2 millions d'€ ( la pierre ) mais comme il est en dessous de 1.3 millions d'€ il est en fait totalement exonéré Au final on va passer d'une recette ISF de 5 milliards d'€ à seulement un gros milliard pour l'IFI …... Il faut juste rappeler que les graphiques de Picketty portent sur les revenus des actifs Mais effectivement le système français est un système de redistribution entre générations mais assez peu socialement
  2. loki

    Premiere guerre mondiale

    Bonjour, Je veins de survoler les ouvrages de JC Laparra et H Ortholan sur 1918 ( et l'armée austro-hongroise pour le second ) : ils mettent en avant comme facteur premier le facteur démographique ( on n'a plus les moyens d'avoir autant de régiments d'infanteries qu'en 1914 ) et en second le facteur opérationnel/tactique La structure à 12 bataillons d'infanteries en 4 régiments est la norme en 1914 sauf chez les russes qui ont 4 régiments à 4 bataillons Après ça change en structure ternaire : - les allemands dès 1915 pour créer de nouvelles divisions ( ils doivent combattre sur 2 fronts ) - les forces françaises ( quelques exceptions toutefois ) et britanniques ( sauf unités d'élites Anzac ( et canadiennes ? ) ) en 1917 - les forces austro-hongroises restent théoriquement sur une structure à 4 régiments mais c'est théorique tant la composition pratique diffère - les américains restent sur une structure à 12 ( gros ) bataillons La structure ternaire semble s'imposer définitivement durant l'entre deux guerres comme structure idéale de manœuvre y compris en URSS Mais durant la seconde guerre mondiale les soviétiques font machine arrière pour leurs forces mobiles ( corps blindés et mécanisés à compter de 1943 ) qui passent à 4 brigades ( mais je ne me souviens plus du nombre de bataillons par brigade ) Et dans les années 80, leurs divisions blindées et motorisées ont une structure à 4 régiments ( 3 blindés/ 1 motorisé pour la division blindée et l'inverse pour la division motorisée ) Bref structure à 3 ou 4 régiments comme structure idéale, le débat a été tranché par le passage à la brigade comme élément de manœuvre élémentaire Bon week-end
  3. loki

    [LPM] Loi Programmation Militaire

    ca n'est pas tout à fait le cas car c'est le procureur qui décidera d'accepter ou non le plaider coupable et non Bercy Par contre ca ne changera pas le fait qu'in n'y aura comme d'habitude que des peines symboliques sans réelle volonté d'envoyer les fraudeurs en prison qui seront prononcées mais c'est déjà le cas depuis des décennies
  4. loki

    Premiere guerre mondiale

    La suite , la crise de juillet : Chapitre II dénommé La France et la crise de juillet : les funambules La problématique du chapitre est la suivante : la France a t'elle instrumentalisé la crise de juillet pour déclencher une guerre européenne ? Pour comprendre la position de Soutou 2 points : a) aucun historien n'a trouvé pour aucun des pays européens un document qui indique noir sur blanc une volonté chez les décideurs de déclencher un conflit généralisé en juillet 1914, les historiens avancent donc des hypothèses sur ce sujet ( voir même des extrapolations ) b) Soutou semble clairement penser que la Russie a bel et bien instrumentaliser la crise pour déclencher un conflit européen Ce qu'avance Soutou c'est que Poincaré a bel et bien donné des conseils de fermeté au Tsar mais en pensant : a) qu'il ne pouvait pas se permettre de lâcher son principal allié b) que les allemands reculeraient devant la fermeté de l'entente c) que les russes jouaient franc-jeu Le problème qui va se révéler c'est que la Russie joue son propre jeu et prend des initiatives majeures ( notamment en lançant son processus de mobilisation dès le 24 juillet pour la prise de décision ) sans en avertir son allié !! Acculé la gouvernement français en arrive à la conclusion les 30 et 31 juillet qu'il ne faut pas chercher à freiner la mobilisation russe ( la mobilisation allemande n'a pas encore été décrétée à cette date ) Soutou avance un point supplémentaire : il met en avant que si en 1935 le traité d'alliance franco-soviétique a été conçu comme une coquille vide, c'est précisemment parce que les responsables français de l'époque savaient qu'ils s'étaient fait avoir en 1914 par leurs homologues russes et qu'ils ne souhaitaient pas offrir la même opportunité à Staline Précisions sur le livre : 358 pages de texte il couvre surtout la diplomatie française de la grande guerre et seul 2 chapitres sur 8 couvrent l'avant-guerre
  5. loki

    Premiere guerre mondiale

    Après avoir relu les chapitres en question de l'ouvrage de Soutou, je peux préciser son analyse sur les points suivants : En premier lieu/chapitre, Soutou analyse les causes profondes/lointaines du conflit ( c'est à dire les causes qui expliquent pourquoi l'Europe est au bord de la guerre en 1912/1914 ) Dans son analyse, Soutou met en exergue le délitement du concert des nations : c'est à dire le fait que l'ensemble des nations européennes se parlent constamment et sans alliances de temps de paix Ca ne permet pas de préserver la paix mais lorsqu'une guerre éclate entre 2 grandes nations, les autres nations interviennent pour limiter les gains du gagnant et obliger celui-ci à ne pas détruire totalement l'équilibre européen Ca évite aussi toute extension du conflit à l'ensemble de l'Europe et effectivement l'Europe a évité tout conflit généralisé de 1815 à 1914 A l'origine de ce délitement, on trouve les systèmes d'alliances bismarckiens ( alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et la Russie ) qui vise à empêcher toute guerre de revanche de la France ( puisqu'il faut se rappeler que le pays vu comme pertubateur de l'ordre européen au XIXième siècle, c'est nous ) Guillaume II va laisser tomber l'alliance russe ce qui va nous permettre de briser l'encerclement diplomatique allemand en signant un traité d'alliance avec la Russie. Bien que non explicite, le traité d'alliance franco-russe ne couvre pas les actions de la Russie dans les Balkans ni celles de la France pour se créer un empire colonial : il est donc défensif C'est Théophile Delcassé ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Théophile_Delcassé ) qui va être le grand coupable ( en tant que ministre, diplomate et ambassadeur à St Petersburg ) de l'évolution de l'alliance côté français : à l'ex encerclement diplomatique de la France, celui-ci répond par l'encerclement de l'Allemagne mais avec un but de plus en plus offensif puisqu'il s'agit en fait de refonder les équilibres européens au détriment de l'Allemagne et surtout de l'Autriche-Hongrie dont on envisage ( Delcassé dès 1904 ) la disparition et le démembrement L'arrivée de Poincaré au pouvoir en 1912 acte le caractère offensif de l'alliance franco-russe puisqu'il fournit à celle-ci un chèque en blanc même en cas de conflit tirant son origine des Balkans. A ce moment il y a à des postes clés toute une série de proches de Poincaré décidés à modifier les équilibres européens ( Poincaré, Delcassé, paléologue, Joffre pour les principaux ) grace à l'alliance avec le Russie : en particulier Delcassé dès 1913 ( il est ambassadeur en Russie à cette époque ) évoque les conditions qu'il faudra imposer à l'Allemagne à l'issue de la future guerre ( voir même démembrer l'Allemagne ) avec Sazonov ( ministre russe des affaires étrangères ) Bémol quand même : Soutou montre qu'il y a aussi des responsables français qui s'inquiètent de cette évolution et que globalement ( mais c'est surtout le cas dans le chapitre suivant ) les français sont à la remorque des russes Enfin et comme il s'agit d'une monographie sur la politique étrangère française, Soutou ne cherche pas à hiérarchiser les responsabilités françaises des autres responsabilités européennes La conclusion que l'on tire de ce chapitre, c'est que la France porte bel et bien une part de responsabilité dans la situation explosive en Europe début 1914 et que les objectifs de ce groupe restreint de décideurs bellicistes dépassent la simple revanche : il s'agit ni plus ni moins que de refonder les équilibres européens même si sur ce point les russes ont plus de certitudes que nous La suite ( "la crise de juillet" ) après le diner
  6. c'est logique puisqu'on parle de bénéfices ( donc résultat après prise en compte des produits et des charges ) donc de résultat comptable et son affectation alors que les salaires sont des charges si on veut analyser la part des salaires et son évolution il faut alors prendre en compte la part des salaires dans les charges des entreprises la présentation de l'article est elle tendancieuse puisqu'elle peut laisser croire au profane que l'on compare l'évolution des salaires avec celle des profits alors que l'on parle de la part des dividendes en comparaison des investissements et de l'intérressement salarial sinon ce fil part en HS
  7. loki

    Premiere guerre mondiale

    Oui on s'est écrasé mais ça ouvre les possibilités vers l'entente cordiale. Sinon pour l'Allemagne : La thèse de Fritz Fischer est aujourd'hui complément obsolète : plus aucun historien en la reprend à son compte que ce soit les historiens qui défendent l'idée d'une erreur d'appréciation en 1914 ( Clark, Strachan ou Vasquez par exemple ) ou de façon encore plus importante ceux même qui défendent l'idée d'une culpabilité dominante ou importante de l'Allemagne ( Herwig Holger, Dale Copeland etc ….. ) le débat actuel ( pour la partie portant sur l'Allemagne ) porte entre ceux qui estiment que l'Allemagne a instrumentalisé la crise de juillet pour déclencher une guerre préventive à la suite des demandes en ce sens de Moltke et ceux qui estiment que les dirigeants ont sous-estimés les risques de dérapages vers une guerre générale en Europe en cas de conflit austro-serbe ( sur ce point Cark ou Strachan etc ….. ) Le pont commun entre un Strachan et un herwig holger tient au fait que les deux rejettent catégoriquement les thèses de Fischer : en particulier Fischer a été incapable de prouver la préparation d'une guerre par l'Allemagne que ce soit en juillet 1914 ou dans les mois précédant ce mois fatidique. Anika Mombauer ne dit pas autre chose que ce soit en 2011 quand elle défend les conclusions de Fischer ou en 2015 quand elle dit qu'aucun historien ne les reprend à son compte puisque dans le premier cas elle fait référence à la conclusion générale à savoir que l'Allemagne porte une part ( très variable d'un historien à l'autre ) de responsabilité dans le conflit et dans le second cas elle fait référence au rapprochement avec le nazisme ( l'Allemagne n'est pas partie en guerre en 1914 pour se tailler un empire ) Autre point : avant 1914 le pangermanisme ne représente pas grand chose en terme de poids politique ( l'équivalent d'un Philippot ou du parti communiste actuellement ) : la politique suivie par l'Allemagne en 1914 c'est ce qu'on appelle la Weltpolitique et elle vise plutôt à des colonies, une flotte de guerre puissante et surtout à la pénétration de l'Empire Ottoman ( d'où des tensions avec l'Empire russe ) mais aucunement le Lebensraum cher à Hitler Ce qui fait d'ailleurs que celui-ci déteste à la fois Guillaume II et Bethmann Hollweg car ils ont dirigés les efforts allemands vers le grand large et l'Orient au lieu de l'Est Il faut attendre Ludendorff au traité de Brest-Litovsk pour voir un précurseur du pangermanisme au pouvoir mais ça sera le 3 mars 1918 et pas en 1914. Je développerais plus tard pour la France et le Russie mais je spoile ( il faut bien attirer le lecteur ) : les négociations entre la Russie et le France pour refondre la totalité des frontières et de l'ordre européen commencent en mai 1913
  8. loki

    Premiere guerre mondiale

    C'est Philippe Berthelot, le numéro 2 du quai d'Orsay qui inspire la réponse serbe : le point décisif à savoir le refus de la participation de la police austro-hongroise aux investigations sur le territoire serbe revient à faire réaliser l'enquête par les mêmes personnes qui ont organisé l'attentat ….. L'objectif n'est pas de résoudre la crise mais de faire porter la responsabilité de la crise sur l'Autriche-Hongrie A la fin juillet, l'Allemagne cherche une solution politique ( à savoir garantir les frontières de la Serbie mais en contrepartie obtenir que celle-ci soit un état client de l'Autriche-Hongrie ) mais les dirigeants austro-hongrois décident de créer des faits irréversibles ( déclaration de guerre à la Serbie ) pour forcer la main aux allemands Il fallait en rester à l'esprit de l'accord initial qui excluait les colonies et les balkans de l'accord : en modifiant le sens de l'alliance, Poincaré et d'autres ( Delcassé et Joffre particulièrement ) ont transformé l'accord défensif en accord offensif : Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Sorbonne et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, Georges-Henri Soutou retrouve une période à laquelle il avait consacré sa thèse de doctorat d’État  Visiblement agacé par les ravages de « l’histoire vue d’en bas » sur l’historiographie actuelle de la Grande Guerre, Georges-Henri Soutou adopte résolument une approche politico-stratégique focalisée sur les décideurs, afin de proposer une « histoire vue d’en haut », destinée à contrecarrer une dérive mémorielle « quelque peu voyeuriste ». Son ouvrage s’intéresse aux intentions et aux mécanismes de décision et, en ce sens, cherche à susciter la réflexion plutôt que l’émotion. Ce pari est largement gagné, d’autant que l’ouvrage analyse, archives à l’appui, la dialectique entre buts de guerre et manœuvres confidentielles en vue d’éventuelles négociations de paix. Cette dialectique permet à l’historien de proposer une interprétation renouvelée des orientations politiques, géopolitiques, idéologiques et économiques des parties en présence, mais surtout de souligner les responsabilités de la France dans le déclenchement du conflit. De nombreux enseignements peuvent être tirés de cette recherche, qui mêle histoire des relations internationales et histoire diplomatique (à travers, par exemple, les pourparlers entre Émile Haguenin et Harry Kessler). Nous en retiendrons deux principaux. Premier enseignement : le cadre conceptuel des décideurs français. Ce petit groupe fut, tout au long du conflit, soumis à un jeu complexe d’options. La conception dominante était celle du « concert européen », principe traditionnel selon lequel les grandes puissances se concertaient entre elles en permanence afin d’ajuster leurs intérêts. Or, la montée en puissance de l’Allemagne remit en cause les équilibres et inquiéta Londres, Paris et Moscou. Georges-Henri Soutou montre que les décideurs français élaborèrent des objectifs de guerre bien plus ambitieux que la reprise de l’Alsace-Lorraine. Ils partagèrent avec Moscou l’ambition de redessiner la carte de l’Europe en anticipant la chute de l’empire austro-hongrois. Dès 1912, il était entendu qu’une guerre « avec l’appui d’une Russie de plus en plus puissante » permettrait de remporter une victoire décisive contre l’hégémonisme du militarisme prussien : « mais comme l’action de ce groupe est restée à l’époque très secrète, les Français ont été convaincus qu’ils avaient été injustement attaqués par l’Allemagne », rendant ainsi possible l’Union sacrée. 5 Second enseignement : le changement de pied diplomatique de Paris au cours du conflit. Georges-Henri Soutou pointe le rôle clé joué par le trio Poincaré-Delcassé-Paléologue, par lequel passèrent toutes les relations franco-russes. S’appuyant sur les travaux de Sean McMeekin (S. McMeekin, The Russian Origins of the First World War), il estime que l’alliance franco-russe a été le « facteur déterminant » dans le processus conduisant à la guerre et le « nœud du problème ». En juillet 1914, Moscou apporta son soutien immédiat à la Serbie ; Paris ne lui donna aucun conseil de modération par souci de ne pas compromettre l’alliance franco-russe. La mécanique des alliances obligea à la mobilisation. Sur le plan politico-militaire, l’alliance franco-russe ne produisit pas les effets escomptés, alors que l’entente franco-anglaise ne cessa de gagner en substance. Dès 1915, Paris se mit à craindre que Moscou ne fasse le choix d’une paix séparée. L’année 1916 marqua une rupture fondamentale, non seulement sur le plan militaire – les Britanniques introduisant enfin la conscription – mais surtout sur le plan diplomatique, avec la mise en place d’un conseil politique interallié. « La guerre avait été au départ une affaire essentiellement franco-russe : elle devenait franco-britannique. » Ce changement de partenaire principal au cours de la guerre introduisit « un facteur à long terme, de portée structurelle », renforcé par l’entrée en guerre des États-Unis en avril 1917 comme « puissance associée ». L’arrivée au pouvoir de Clemenceau en novembre 1917 accentua cette « entente étroite, intime, avec Londres et Washington », déjà présentée, dans certains documents, comme une « alliance atlantique ». https://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2016-1-page-190.htm L'ouvrage date de 2015 "La grande illusion" de Georges-Henri Soutou
  9. loki

    Premiere guerre mondiale

    La destruction des archives entre l'ambassade de France à Moscou et Le Quai d'Orsay portant sur la crise balkanique issue de l'attentat de Sarajevo ( selon l'historien Sean McMeekin ) rend difficile de dater la prise de connaissance par les autorités françaises de la crise : on sait qu'ils ont appris la décision de l'Autriche-Hongrie d'envoyer un ultimatum au plus tard lors de la visite à St Petersburg grace à des interceptions radio russes Je ne vois pas quand et comment la France en 1914 a fait un seul geste pour éviter que ça parte en sucette : le discours de Poincaré aux russes a toujours été qu'il fallait être ferme et que la France soutiendrait la Russie quoi qu'il arrive. Il a fallu durant la guerre et après-guerre soit faire disparaître des sources ( compte rendu des décisions et discussions entre Poincaré et le Tsar, carnet de Paléologue pour l'année 1912 etc...…) soit même forger des faux ( livre jaune notamment des documents censés montrer que la Russie avait mobilisé après l'Allemagne, première version des mémoires de Paléologue etc.….. ) pour faire croire que la France avait cherche l'appaisement Le seul pays à avoir fait des efforts ( trop tardifs et partials ) pour sauver la paix, c'est la Grande-Bretagne qui a proposé une conférence de paix mais dans des conditions inacceptables pour les allemands, les contre-propositions allemandes étant elles inacceptables pour la Grande-Bretagne et les alliés Les crises marocaines ne sont pas à mettre au crédit de l'Allemagne et spécialement celle de 1911 qui commence par la violation des accords d'Algésiras par la France : elles sont au minimum partagées Par contre les crises balkaniques sont à mettre au crédit des alliés même au départ la Russie n'a pas averti la France qu'elle préparait une guerre d'aggression dans les balkans : Poincaré n'a été averti qu'en août 1912 lors de sa visite en Russie quand Sazonov a traduit devant lui le texte complet des accords et notamment la partie secrète prévoyant le dépeçage des territoires européens de l'Empire Ottoman entre la Serbie et la Bulgarie Ce qui est gênant chez Poincaré alors ça n'est pas sa réaction en août 1912 mais celle du mois suivant où il propose à la Russie l'appui de la France si celle-ci déclenche une guerre européenne en attaquant l'Autriche-Hongrie ( cf le courrier confidentiel de l'ambassadeur russe à Paris ( Isvolsky ) au ministre des affaires étrangères russe ( Sazonov ) en date du 12 septembre 1912 ) en indiquant que ses militaires "envisagent avec optimisme les chances de la Russie et de la France en cas de conflagration générale"
  10. loki

    USA

    La controverse concernant Fisher et les historiens post-fisher dépasse la continuité 1914/1939 : celle-là est close depuis longtemps ( au moins 20 ans ) Je vais ouvrir un fil spécifique aux origines de la première guerre mondiale dans la partie histoire ( si possible ce week-end mais je ne suis pas chez moi ) pour clore le HS ici et développer tout cela au bon endroit
  11. loki

    USA

    Mode HS ON Tu ne lis toujours pas les sources que tu cites jusqu'au bout sinon tu aurais remarqué que cette citation ( tronquée d'ailleurs ) de l'historienne Anika Mombauer datant de 2011 : "fischer thesis of the continuity of german war aims still stands fifty years later" était suivie d'une autre citation de la même historienne datant de 2015: "few historien agreed wholly with his ( fisher ) thesis of a premeditated war to achieve aggressive foreign policy aims" En fait le fonds du problème reste que tu ne connais pas vraiment le sujet ( wiki n'est pas suffisant, il faut lire des livres ) et qu'en conséquence tu n'arrives à replacer des citations ou un article dans son contexte historiographique correct Je développerais la suite dans la partie histoire pour éviter de développer le HS Mode HS OFF
  12. loki

    Premiere guerre mondiale

    @Wallaby "https://www.franceculture.fr/emissions/lesprit-public/raymond-poincare (20 août 2017) Émission avec Georges Valance, auteur d'une biographie de Poincaré. À partir de 25:00 la question porte sur Christopher Clarke. "Poincaré-la-guerre" est un slogan issu de la propagande bolchévique de 1922, lorsque les Bolchéviques soutiennent l'Allemagne contre la France dans le contentieux sur les réparations de guerre. Lorsqu'il rentre de Russie, Poincaré écrit au roi d'Angleterre pour que l'Angleterre s'engage à soutenir ses alliés, ce qui aurait eu un effet dissuasif, "seule chance de sauver la paix". 29:46 Valance : "si jamais on paraissait lâcher les Russes, eh bien les Russes nous lâchaient, on était seuls". http://storiavoce.com/poincare-le-monarque-sans-couronne/ (10 juin 2017) 32:35 Valance : "il n'est pas responsable de la guerre : il a tout fait pour l'éviter". 39:53 "En 13 (à la conférence de Londres), la France et l'Allemagne ensemble ont su éviter la guerre, et en 14, il y avait le même espoir" (...) "il faut se dire que même s'il était germanophobe, il ne pouvait pas vouloir la guerre en 14, parce qu'il avait un rapport sur l'état de l'armée française, qui était bien inférieure à l'armée allemande notamment en termes d'artillerie, etc." (...) "La Russie n'était pas prête. Personne n'était prêt en 14, sauf l'Allemagne" Valance dit n’importe quoi : En premier lieu, ce sont des historiens ( ce que n'est pas Valance d'ailleurs ) qui reconnaissent le rôle belliciste de Poincaré comme Clark, Soutou ou plus anciennement Fabre-Luce Ceux-ci ne s’appuient pas sur les slogans de la propagande bolchévique mais sur toute une documentation trouvée dans les archives françaises et russes et en particulier sur la documentation diplomatique de l’ambassade russes à Paris ( vers Moscou ) : le bellicisme de Poincaré y apparait crument notamment en septembre 1912 quand Poincaré propose à la Russie le soutien de la France si celle-ci attaque l’empire Ottoman ou l’empire austro-hongrois ( et donc déclenche un conflit général en Europe ). J’ai lu la correspondance diplomatique pour l’année 1912 et je peux te certifier que ça n’est pas de la propagande d’après guerre La date est importante : c’est avant le déclanchement des guerres balkaniques par la Russie ( via ses alliés bulgares et serbes ) et ça démonte donc l’argument qu’il a essayé d’éviter la guerre. La raison a été découverte aussi : il a reçu un rapport de l’EM qui lui indique qu’une guerre générale en Europe partant des balkans serait favorable aux alliés ( je peux même te filer la cote du rapport aux archives nationales si tu veux ), c’est à cette date que se situe le changement d’attitude de l’EM français qui devient favorable à une guerre en Europe ( sur ce point voir aussi le témoignage du général Wilson à la suite de sa visite en Europe ) Le rapport que cite Valance, c’est un argument avancé par l’historien pro-poincaré Keiger ( j’ai lu son artcicle en ce sens ) mais celui-ci n’a jamais pu prouver que Poincaré l’avait lu avant de partir en Russie ( le rapport est sorti alors qu’il avait déjà quitté la France ) et surtout le rapport a été désavoué par Joffre qui a certifié que l’armée française était prête ( Joffre, un vrai belliciste, passe une partie du mois de juillet à solliciter l’attaché militaire russe à Paris pour que celui-ci demande à son gouvernement d’être ferme ) L’armée russe n’est pas prête ? : les généraux russes ont certifié au Tsar le contraire notamment lors des conseils de guerres de janvier et février 1914 en indiquant que l’armée russe pouvait battre seule les armées allemandes si il le fallait. A la suite de ces conseils et si les allemands n’avaient pas cédés lors de l’affaire Liman Von Sanders ( ils ont cédé ), la Russie avait prévu l’envoi d’un ultimatum à Berlin et de déclencher une guerre en envahissant l’empire ottoman. Quand à ce qu’il a dit au Tsar en juillet, personne ne le saura jamais car il a fait détruire les archives durant la guerre sur ces entretiens mais Soutou et Clark citent 3 témoins français de ces échanges ( personnel diplomatique ) qui ont certifié qu’il avait eu un discours de soutien inconditionnel encres la Russie voir même qu’il a encouragé le Russie à aller au clash ( à un moment où ça veut dire la guerre générale en Europe )
  13. loki

    USA

    Je te répond dans la partie histoire la première guerre mondiale" pour éviter de partir en HS
  14. loki

    USA

    Macron n'a jamais caché son européanisme et sa volonté de célébrer le retour de la paix et non de la victoire Sinon Guillaume II n'est en rien pangermanisme et était cordialement détesté par Hitler pour ça, Hindenburg guère plus. Quant aux serbes, ils râlent certes du fait d'avoir été déclassés par rapport aux kosovars ( ça a du froisser bien des égos ) mais ils oublient d'en l'affaire de préciser qu'ils sont responsables du conflit initialement : ce sont leurs services secrets qui ont commis l'attentat fatidique ( avec un financement russe ) Pointcarré est effectivement bien pire que Guillaume II, Hindenburg et Ludendorff réunis : il est l'un des grands responsables de ce massacre, il a offert à la Russie le soutien de la France pour déclencher une guerre générale en Europe en 1912 ( il faut lire la correspondance diplomatique de l'ambassadeur russe Izolsky ) et probablement encore en juillet 1914 lors de sa visite à St Petersburg. Il porte la responsabilité de 1.5 millions de morts français et de la ruine financière et économique du pays …...
  15. loki

    USA

    Parmi les raisons de la catastrophe à Paradise, la ville ne pouvait pas structurellement être évacuée rapidement : http://www.lefigaro.fr/international/2018/11/19/01003-20181119ARTFIG00340-incendies-en-californie-a-paradise-l-impossible-evacuation.php