vincenzo

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  1. @ascromis oui et le plan à la fin sur les jeunes conscrits, on leur fait comprendre que c'est serieux la defense nationale
  2. impressionnant comme video, on s y croirait
  3. Oui j'ai eu le même bruit de couloir hier soir d'une amie medecin à l' AP HM
  4. https://www.liberation.fr/france/2020/10/21/la-reanimation-pour-les-nuls_1802936?fbclid=IwAR0sZfDhYHuS-CVW_7n13TQCdGuw8yLg7QUuRwyaGyprgtz2KvIYAcQvRDk J’ai travaillé en réanimation entre 1982 et 1986, dans une autre vie, et certaines nuits dans mes cauchemars je m’y retrouve posté en garde, parfaitement conscient que je n’ai rien à y faire et que dans le rêve, j’y suis un danger ambulant, tant les techniques et les protocoles ont changé et se sont affinés. La réanimation, c’est ceux qui n’y foutent jamais les pieds qui en parlent le mieux. C’est Martine Wonner, députée anti-masques devenue célèbre grâce à sa mangeoire en plastique, qui révèle à l’Assemblée nationale qu’on remplit aujourd’hui les réanimations de force en y accueillant des patients qui n’ont besoin que de 2 ou 3 litres d’oxygène. «Pour quelqu’un comme moi qui ai fait bon nombre d’années en réanimation, je peux vous dire qu’on n’a jamais mis ce type de patients en réanimation». Interrogée plus avant, cette psychiatre expliquera qu’elle a travaillé en 1989 et 1990 en réa (soit probablement deux stages d’internat, il y a trente ans). Comme le dit un de mes amis sur Twitter : «Moi j’étais en classe de mer en 1992, je dis pas à Loïck Peyron comment faire la route du Rhum.» C’est Didier Raoult, l’autre jour sur CNews, qui après avoir longtemps affirmé que l’épidémie était terminée, explique à Laurence Ferrari sans lever le nez de ses notes qu’il n’y a pas réellement de problème de lits de réanimation : il suffit de faire sauter certaines dispositions légales comme le repos compensatoire des personnels d’anesthésie et de réanimation. Car après tout, qui a besoin de dormir après une garde Covid de vingt-quatre heures ? J’ai pensé à Jean-Martin Charcot, glacial père de la neurologie, qui disait à ses internes: «Si vous avez besoin de plus de cinq heures de sommeil, choisissez un autre métier.» Mais on était en 1885, et si Charcot était narcissique, c’était un génie narcissique, pas un microbiologiste affabulateur éventé. C’est Christian Perronne, interviewé par André Bercoff sur Sud Radio au sujet du best-seller qu’il a signé, qui affirme qu’il n’y a pas de deuxième vague : «Même dans les services de réanimation, je vois bien des malades moins sévères qu’avant, ils les prennent beaucoup plus tôt et les gardent longtemps, parce que pour un service de réanimation, avoir un malade au Covid, c’est le jackpot, il a plus d’infirmières et plus de moyens. Cette saturation des services de réanimation, c’est un petit peu une invention.» Je me demande d’ailleurs ce qu’en pense le professeur Djillali Annane, réanimateur à l’hôpital Raymond-Poincaré, doyen de la faculté, dont le service surplombe celui de Christian Perronne. Les conversations autour d’un café ou d’une eau ferrugineuse doivent y être passionnantes. Retrouvez aussitous les épisodes du «Journal d’épidémie» La réanimation, c’est ceux qui n’y foutent jamais les pieds qui en parlent le plus. Tous les paucineuronaux ayant passablement vomi sur les réanimateurs, accusés tour à tour de ne pas suivre le protocole du gourou phocéen, de refuser des malades ou de les euthanasier, j’ai choisi d’ouvrir ces colonnes à l’un d’entre eux pour qu’il confesse ses péchés. Damien Barraud a 45 ans, il est réanimateur à l’hôpital de Metz-Thionville, où il a survécu aux deux premières vagues : le Covid, et les Covidiots. «J’ai absolument détesté le Covid. Et je la déteste encore. Pas tant pour ce qu’elle a fait aux malades. C’est une maladie parfois grave, pas la pire. C’est un virus, ça ne réfléchit pas un virus, c’est con comme la Lune. Mais je la déteste pour ce qu’elle a fait aux humains, aux soignants. A la médecine, à la science qui me sont chères. Ce qui devait être une formidable opportunité pour nous tous a tourné en bérézina, ici et aux quatre coins du monde. Rien que d’y repenser me donne la nausée. Mais il faut raconter. C’est important. Parce que le virus rôde toujours et attaque de nouveau, et qu’à l’évidence, beaucoup n’ont pas mesuré ce qui s’était joué dans les réanimations de Paris et du Grand-Est. Cela leur permettra peut-être de ne pas sous-estimer, voire de nier sans la moindre décence les risques actuels. «Rembobiner la cassette d’une période extraordinaire. Que dois-je raconter ? La réanimation en période Covid ? Mais le public connaît déjà si mal la réanimation en général. MA réanimation en période Covid ? Comment elle s’est déroulée, comment je la conçois, celle que l’on m’a apprise et que j’essaie de transmettre à mon tour. Après tout c’est moi le héros en blouse blanche d’un jour de Libé, je fais ce que je veux, non ? Non. Comme pour John Carter face à M. et Mme Rubadoux dans Urgences, "It is not about me". Il s’agit des patients, des soignants, d’une médecine et d’une recherche nobles et éthiques. «Nous autres soignants des réanimations avons vécu l’histoire. J’imagine que lorsque l’on vit l’histoire en direct, on ne doit pas forcément s’en rendre compte, dans la chaleur du moment et concentré à sa tâche. Cela vient après, à l’heure de se poser et de se retourner. On a vécu un pan d’histoire. Je crois pouvoir dire sans me tromper qu’aucun soignant de réanimation ne veut revivre ce à quoi il a été confronté en mars-avril. Je suis un réanimateur "entre deux âges". En une vingtaine d’années de métier et 2 000 gardes au compteur, j’ai vu à peu près tout ce qui peut se voir dans une réanimation lourde dans un hôpital français. Je n’ai pas peur. Sûr de mes forces, lucide sur mes limites, je sais faire les gestes, j’ai vécu au moins une fois toutes les situations possibles. Eh bien je n’avais jamais vu cela. Jamais. Ce que nous avons vécu au printemps dans le Grand-Est et en Ile-de-France n’était pas une vague. C’était un tsunami de 30 mètres de haut qui emporte tout. On était prêts pourtant. On le croyait. On en avait, des plans. Pleins, à activer au fur et à mesure. Et puis on nous avait déjà fait le coup avec le Sras, le Mers, la grippe aviaire… Les images d’Italie ? C’est là qu’on s’est dit que ça commençait à sentir très mauvais. Les supporteurs de foot se moquent des Italiens. Les réanimateurs, eux, savent que la Lombardie est riche. Qu’elle est surtout riche des plus grands spécialistes du monde dans cette maladie qui n’en est pas une, le Syndrôme de détresse respiratoire aiguë (SDRA). A Milan, on sait oxygéner et ventiler. Alors si c’est la catastrophe là-bas, il devient assez clair qu’on va prendre la foudre. On se prépare. Sérieusement. Mais sans y croire réellement. Sans imaginer que chacun des plans mis au point sera dépassé en trois jours. A lire aussi«Nous ne sommes pas dans un monde idéal» «Début mars, on attend. Une attente mêlant du stress positif, de la concentration, l’envie d’en découdre, comme avant un match. Les Thermopyles. Et puis un matin, ça a commencé. Un malade contact du rassemblement de Mulhouse. Et puis un deuxième. Puis un troisième. Et là nous sommes tous pris dans la lessiveuse. On ne pense plus. On fait. Mécaniquement. Non-stop pendant deux mois. Je suis de l’ancienne école. Le matin en arrivant, je ne consulte jamais le dossier informatisé des malades dans mon bureau, comme le font les jeunes. J’ai besoin de voir les malades en vrai, de "sentir", de penser aux objectifs de soin de la journée, de donner les premières consignes. Une sorte de rituel, souvent joyeux, où l’on dit bonjour aux équipes, où l’on plaisante un peu, avant le deuxième rituel du staff : le café. Et bien pendant deux mois, cette ambiance matinale était remplacée par un silence pesant, une ambiance de tranchées, un bunker. C’est la guerre. Les couloirs des secteurs sont vides. Les soignants sont dans les chambres, pour les toilettes, dans un habit de cosmonaute, véritable étuve fastidieuse à enfiler, désagréable à porter, et, on le sait maintenant, un peu excessive. Il ne fallait pas tomber malade. Pour les patients. Pour soi. Pour ne pas contaminer sa famille, que certains, comme moi, ont tenue à distance. Pour pouvoir continuer à travailler. Pas un bruit. Les portes et les sas des chambres sont fermés. Les malades sont en majorité intubés, et souvent sur le ventre. Seuls les plus graves des plus graves sont là. Les moins graves, on ne les voit pas. Ils sont en secteur, sous des débits déraisonnables d’oxygène. En réa, ceux qui vont un peu mieux après quelques jours, qui redonnent le moral aux troupes, sont… transférés. Dans ces évacuations sanitaires que des malotrus galonnés ont qualifiées de spectacle. Pour faire de la place à de nouveaux arrivants. Ne restent que les plus graves des plus graves. Ceux qui vont avoir des séjours longs, et pour beaucoup, mourir. A lire aussiLe portrait : Damien Barraud, principe de réa «Cette spécialité est trop riche pour être racontée en peu de mots. Que dire ? Peut-être parler de certains aspects que nombreux ont découverts à cette occasion ? Logiquement, on commence par admettre le patient en réanimation. On nous a accusés de "trier". C’est le mot en vigueur, de "triage" in English. On vient en réanimation quand on a un ou plusieurs organes qui défaillent, et qu’il faut suppléer, le temps que le traitement fasse son œuvre. Et on vient en réanimation pour survivre. Pas pour mourir. La finalité de la réanimation est de rendre au patient, sur le long terme, une vie que lui juge digne d’être vécue. Et la réanimation est un marathon olympique. C’est une rude épreuve, dont on sort déplumé, rincé, essoré, et il ne faut pas l’infliger de manière indue à quelqu’un qui n’a à l’évidence pas les réserves pour l’affronter. Il ne faut pas réanimer à tout prix et coûte que coûte. Il faut trier. Trier n’est pas décider qui va vivre ou mourir. C’est un acte d’humanité, et certainement une des choses les plus difficiles à maîtriser du métier. C’est vrai en temps de paix, tous les jours, avec pour seul horizon le malade. Ça l’est d’autant plus en temps de guerre, avec le spectre du manque de moyens. En médecine de catastrophe, on alloue les moyens aux patients qui ont le plus de chance de survivre. Cette justice distributive ne me perturbe pas non plus. Je ne suis pas responsable des moyens qui sont mis à ma disposition. Je suis juste responsable de leur utilisation optimale. Manquons-nous de lits de réanimation en France ? Je ne pense pas. Cela n’a pas de sens de juger de l’adéquation entre offre et besoin à l’occasion d’une catastrophe centenaire. Cela n’a pas de sens de se comparer au voisin allemand, dont la pléthore de lits ne sert à rien. Cela n’a pas de sens de dire que cet hypothétique manque de lits de réanimation est la cause de tous les maux, dont de prétendues privations de liberté. Il faut des lits activables en cas de besoin. Et surtout du personnel formé. Cela ne se fait pas en six mois, quoi qu’en pensent les populistes, les physiologistes du sport, ou les ânes, entités parfois difficiles à distinguer. «Il y a eu plusieurs pandémies en une. Le virus, bien sûr, mais également une épidémie bien française d’ultracrépidarianisme – l’art de parler de ce qu’on ne connaît pas. Après avoir subi des millions d’épidémiologistes et de virologues, nous avons vu apparaître des millions de réanimateurs. On nous a accusés d’avoir fait des conneries, d’avoir intubé très tôt, trop tôt. Que la mortalité observée était liée à nos traitements. Oui, c’est vrai en partie. Cent pour cent de ce que l’on fait dans une réanimation a des effets indésirables. Nous ne sommes pas homéopathes. L’intubation, la ventilation mécanique, la sédation, l’adrénaline, la dialyse rénale, tout cela a des effets indésirables. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave si le rapport bénéfice-risque a été bien pesé. On accepte ces effets adverses. Et on les minimise, en appliquant cette technique dans les règles de l’art. Pour cela il faut du bon matériel, un peu, et de bons professionnels, beaucoup. Si vous appliquez ces techniques dans des endroits non prévus pour cela, avec du matériel non prévu pour cela, et des personnels non formés… malgré leur admirable dévouement, que croyez-vous qu’il va advenir ? «Oui ; il y a eu beaucoup de morts. Selon les endroits et la gravité des patients, 30 voire 40% de décès. 25 à 30%, c’est la mortalité du SDRA sévère. 40% ça doit être ce qu’il arrive quand on réanime des malades graves dans des conditions suboptimales. La mort ne me perturbe pas. Quand on est malade, c’est parfois grave, et quand c’est grave, parfois on meurt. C’est un processus naturel que l’on essaie de freiner, perturber, retarder. On ne peut guérir tout le monde. Nous sommes des soignants, pas le Petit Jésus ou tout autre druide barbichu. S’en rendre compte est vital. Pour ne pas disjoncter. On tente de guérir le malade. Et quand on ne peut pas, il faut savoir s’arrêter, jeter l’éponge de soins devenus futiles, ne pas sombrer dans l’acharnement, et accompagner la fin de vie. A good life, and a good death. Bien accompagner un patient et ses proches, assurer une bonne fin de vie est aussi important qu’aboutir à la guérison. La mort ne me perturbe pas, sauf si un des maillons de la chaîne de la guérison ou de la fin de vie a dysfonctionné. Là, la mort devient inacceptable et une souffrance. La mort par Covid n’est pas une belle mort. Pour plein de raisons. Certes, les malades n’ont pas souffert. On a accompagné la fin de vie comme il se doit, dignement, comme à l’accoutumée, dans le respect de la loi Leonetti-Claeys. Nous n’avons pas eu besoin de recourir au Rivotril pour cela, n’en déplaise à ceux qui nous ont accusé d’euthanasie. On n’y a pas eu recours car on n’a jamais manqué de rien, même si ce fut juste. Je ne sais toujours pas comment nos pharmaciens ont réussi cet exploit. Mais il y a ces corps, enfermés immédiatement dans des sacs étanches, sans toilette mortuaire, et envoyés sans délai au funérarium. Et le plus pesant probablement, il y a cette absence des familles, interdites de visite, au moins au début, et dont le deuil a dû être catastrophique. Les familles sont souvent le seul élément raccrochant à la vie. On les voit, on leur parle tous les jours. Là elles étaient absentes. Et cette rencontre singulière ne peut pas être remplacée par un coup de téléphone, auquel nous n’avions de toute façon pas le temps de répondre. Il n’y a plus beaucoup de vie dans une réanimation Covid. Cela a laissé des traces, des blessures psychologiques. Et aucun soignant de réanimation ne veut revivre cela. «Bien sûr, à côté de cela, les accusations de "faire du chiffre", par un vieux professeur n’ayant plus toutes ses facultés, sont dérisoires. Il paraîtrait que l’on code "Covid-19" de manière excessive et que l’on garde trop les patients. Pour gagner de l’argent, un magot caché probablement. Et pour participer à un mensonge d’état. Pour priver les gens de liberté. Non bien sûr. Sauf dans les cerveaux tordus, on code ce que l’on fait, quand on le fait. Ni plus ni moins. Parce que le patient est une fin en soi. Point. «Les crises passent les humains au révélateur. Et il y a eu du beau et du bon dans tout ce marasme. L’hôpital public (et le système de santé en général), dont la souffrance n’aura échappé à personne, a su rassembler ses forces, se lever, faire front. Nous avons vu des soignants de tous horizons épuisés, marqués physiquement par ces masques qui serrent trop, et la fatigue. Sans jamais reculer, soupirer, souffler, renoncer. Les biologistes. Les radiologues. Les ouvriers qui ont monté des cloisons à la vitesse de l’éclair. Les informaticiens, qui ont permis aux malades éveillés de communiquer par tablette avec leurs proches. Les administratifs. Tout le monde a apporté sa pierre et magnifiquement œuvré. Il y a eu de vrais héros. Mais pour moi tout cela n’atténuera pas le désastre ambiant. La médecine et la recherche éthiques et propres sont mortes et enterrées à l’occasion de cette crise sans précédent. Sur l’autel de la mégalomanie de quelques gourous à la tête de sectes mafieuses, dont la médiocrité scientifique n’a d’égal que la malhonnêteté intellectuelle. Les fleurs ont été déposées par les légions d’imbéciles des réseaux sociaux, parfois en service commandé. Les couronnes ont été déposées par des pantins de plateaux télé de chaînes d’info en continu irresponsables. Vol au-dessus d’un nid d’irresponsables. La malscience, comme toutes les fake news, tue. La malscience et les fake news précipitent les plus fragiles vers un abîme de détresse psychologique et la vague psychiatrique. La malscience et les fake news sont les mères de tous les relativismes, de tous les complotismes, de la perte de confiance dans les médecins et les chercheurs, au pire moment possible. Et cela, il faudra des années pour s’en remettre. Cette pandémie s’arrêtera un jour. Ça n’est ni la première ni la dernière. Elle s’éteindra dans un déluge de morts, médicaux et économiques, et comme d’habitude, les plus fragiles auront payé le plus lourd tribut. Il faudra alors sévèrement débriefer. Punir ceux qui doivent l’être, les escrocs, les renégats, quels que soient leur grade et leur fonction. Reconstruire pour que ces décès de patients, et ces sacrifices de soignants n’aient pas été inutiles. Je déteste le Covid.»
  5. on peut penser que comme tu est tout le temps malade à la fin (lié à la fin des défenses immunitaires), généralement la maladie (quelqu'elle soit?) diminue/coupe la faim donc tu maigris, non ?
  6. Evidemment de vrais patriotes américains vont pendre les choses en mains : https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/etats-unis-le-fbi-dejoue-un-complot-pour-enlever-une-gouverneure-democrate-et-declencher-une-guerre-civile_4134997.html La gouverneure du Michigan s'est montrée effarée par la nouvelle. Six hommes sont accusés par les autorités fédérales d'avoir conspiré pendant des mois pour enlever Gretchen Whitmer, farouche opposante démocrate à Donald Trump, et déclencher une "guerre civile". Au total, 13 hommes liés à un groupe américain d'extrême droite ont été inculpés après que le FBI eut déjoué leur complot grâce à des informateurs et des agents infiltrés. Six d'entre eux, considérés comme des "extrémistes violents" par le procureur du district Ouest du Michigan, Andrew Birge, avaient prévu de kidnapper Gretchen Whitmer avant l'élection présidentielle du 3 novembre puis de la "juger" pour "trahison", selon l'acte d'accusation rendu public jeudi. Les sept autres, associés au groupuscule local "Wolverine Watchmen", et poursuivis par les autorités du Michigan, ont également été arrêtés et inculpés pour avoir planifié "une opération en vue d'attaquer le bâtiment du Capitole [de l'État du Michigan] et kidnapper des responsables du gouvernement, dont la gouverneure", a ajouté la ministre de la Justice du Michigan, Dana Nessel. Ces miliciens ont également "proféré des menaces de violences pour provoquer une guerre civile", a expliqué Dana Nessel. La gouverneure "effarée" par la nouvelle "Quand j'ai prêté serment il y a 22 mois, je savais que ce travail pouvait être difficile. Mais pour être honnête, je n'avais jamais imaginé une chose pareille", a réagi Gretchen Whitmer lors d'une conférence de presse. Elle a accusé le président Donald Trump de "légitimer" les actions des "terroristes de l'intérieur" en refusant notamment de condamner les partisans du suprémacisme blanc la semaine dernière, lors de son débat face au candidat démocrate Joe Biden. Sur Twitter, le président républicain n'a exprimé aucune sympathie à l'égard de Gretchen Whitmer. "Plutôt que de dire merci" pour l'action du FBI "elle me traite de suprémaciste blanc", s'est-il plaint. "Je ne tolère AUCUNE violence extrême. Défendre TOUS les Américains, même ceux qui s'opposent à moi ou m'attaquent, est ce que je ferai toujours en tant que votre président !" a-t-il cependant ajouté.
  7. pas du tout voyons car une nouvelle fois, Marseille à jamais les premiers!! treve de plaisanterie je pense que Marseille à 2 à 3 semaines d'avance sur l'épidémie sur le reste de la France, il n'y aura rien d'étonnant à ce que les restrictions tombent un peu partout en France
  8. apparemment comme un mardi
  9. https://medium.com/@jmj.fanpage/jai-fait-une-vérification-des-données-sur-le-modèle-world3-qui-prévoit-l-effondrement-global-46b95591059e Dans le bestseller “Limits to Growth” (LtG) de 1972, les auteurs (Meadows, Meadows, Randers & Behrens) ont conclu que si l’humanité continuait à rechercher la croissance économique sans tenir compte des coûts environnementaux, la société mondiale connaîtrait au cours du 21e siècle une forte diminution des denrées alimentaires disponibles, des niveaux de vie et, en fin de compte, de la population humaine. Les auteurs du LtG ont utilisé un modèle de systèmes dynamiques, World3, pour étudier les principales interactions entre les variables mondiales concernant la population, la fécondité, la mortalité, la production industrielle par habitant (p.c.), la nourriture p.c., les services p.c., les ressources non renouvelables et la pollution. World3 est basé sur les travaux de Forrester (par exemple, 1971 ; 1975), à l’époque professeur au MIT et fondateur de la dynamique des systèmes : une approche de modélisation des interactions entre les parties d’un système, qui produisent souvent un comportement non linéaire comme des décalages, des boucles de rétroaction, et une croissance ou un déclin exponentiel. L’équipe du LtG a généré différents scénarios pour les développements mondiaux avec World3 en variant les hypothèses sur l’innovation et l’adoption des technologies, les quantités de ressources non renouvelables et les priorités sociétales. Certains scénarios se sont soldés par des déclins importants, c’est-à-dire par un effondrement. Dans ce contexte, l’effondrement ne signifie pas que l’humanité cesserait complètement d’exister, mais simplement que les générations suivantes seraient nettement plus mal loties que les précédentes. Tous les scénarios n’ont pas montré de fortes baisses ; l’équipe du LtG a identifié un ensemble d’hypothèses qui ont produit un scénario de “monde stabilisé” (SW) dans lequel l’effondrement a été évité et le bien-être est resté élevé. Figure 1. Scénarios BAU (à gauche) et SW (à droite) du modèle World3. Cependant, des comparaisons de données indépendantes effectuées depuis lors ont montré que le monde suivait toujours le scénario du “business as usual” (BAU). Ce scénario BAU a montré un arrêt de l’augmentation jusqu’alors continue des niveaux de bien-être mondial vers l’année 2020 (oui, c’est cette année), et un effondrement vers 2030. La dernière comparaison de données date de 2014. C’est-à-dire jusqu’à ce que je fasse la mienne l’année dernière. Ce que j’ai fait Étant donné la perspective peu attrayante d’un effondrement de la société, j’ai décidé de procéder à une comparaison quantitative entre les scénarios de World3 et les données empiriques disponibles en 2019. Cette recherche faisait partie de ma thèse de maîtrise en durabilité à l’université de Harvard, que j’ai finalisée le mois dernier. L’humanité a-t-elle fait mieux ces dernières années, ou suivons-nous toujours le scénario du BAU ? Quatre scénarios de World3 Les auteurs du LtG ont publié trois livres entre 1972 et 2004, dans chacun desquels ils ont étudié les interactions entre les variables globales du modèle World3. World3 a été mis à jour pour chaque livre, de sorte que les scénarios ont varié légèrement à modérément dans chaque publication. Les précédentes comparaisons de données ont été effectuées sur la version de 1972 de World3. J’ai décidé de travailler avec la dernière version de World3 tirée du livre du LtG publié en 2004 (Meadows, Meadows, & Randers). J’ai choisi quatre scénarios pour comparer les données empiriques : le BAU et le SW susmentionnés, ainsi que le scénario “technologie exhaustive” (CT) et le “business as usual 2” (BAU2). (Appelés également scénarios 1, 2, 6 et 9 dans le livre). Les quatre scénarios abordent des “histoires” différentes. Le scénario BAU est basé uniquement sur des moyennes historiques sans aucune hypothèse. Comme mentionné, ce scénario “business as usual” se termine par un effondrement (Figure 1 et Figure 2). Dans le scénario SW, l’humanité modifie ses priorités, passant de la consommation matérielle et de la croissance industrielle aux services de santé et d’éducation, ainsi qu’aux technologies de réduction de la pollution et d’utilisation efficace des ressources. Cela évite l’effondrement et laisse à l’humanité les niveaux de bien-être les plus élevés (figure 1 et figure 2). Figure 2. Bien-être humain et empreinte écologique pour le BAU (à gauche) et le SW (à droite). Le CT représente la croyance du technologue dans la capacité de l’humanité à innover en dehors des contraintes environnementales. Il suppose une innovation technologique sans précédent dans un monde qui, autrement, ne change pas beaucoup ses priorités. Les nouvelles technologies permettent en fait d’éviter un effondrement total. Toutefois, le TC dépeint encore certains déclins (figure 3) parce que les coûts des technologies deviennent si élevés qu’il ne reste pas assez de ressources pour la production agricole et les services de santé et d’éducation. Le BAU2 suppose que les ressources sont deux fois plus importantes que celles du BAU. Des ressources plus abondantes n’évitent pas un effondrement ; sa cause passe simplement d’une crise de rareté des ressources à une crise de pollution. Avec l’assouplissement de la contrainte sur les ressources, les incitations à innover et/ou à modifier les priorités de la société sont réduites, de sorte que le statu quo dure plus longtemps. Cela crée tellement de pollution que la production agricole et la santé humaine s’effondrent après un certain point de rupture (figure 3). Le BAU2 raconte essentiellement l’histoire de la dégradation des écosystèmes due à la pollution accumulée, notamment par les gaz à effet de serre (c’est-à-dire le changement climatique). Figure 3. Scénarios CT (à gauche) et BAU2 (à droite) du modèle World3. J’ai choisi BAU, BAU2, CT et SW parce qu’ensemble, ils forment un ensemble complet. Les hypothèses qui sous-tendent chaque scénario couvrent une gamme de conditions technologiques, sociales ou de ressources. En outre, la cause du déclin, qui va d’une baisse temporaire à un effondrement de la société, diffère pour chaque scénario. Données J’ai recueilli des données pour les indicateurs du monde réel des variables World3 : population, fertilité, mortalité, pollution, production industrielle, alimentation, services, ressources naturelles non renouvelables, bien-être humain et empreinte écologique. Ces données proviennent du monde universitaire, d’agences (non) gouvernementales, d’entités des Nations unies et de la Banque mondiale. Une description complète des sources de données se trouve dans ma thèse sur le site de Harvard. J’ai tracé les données empiriques ainsi que la variable dans chacun des quatre scénarios réalisés avec la dernière version de World3. Ces tracés ont donné une bonne impression de l’ajustement, mais j’ai également utilisé des mesures statistiques (une erreur quadratique moyenne normalisée, et une combinaison de la différence de valeur et de la différence de taux de changement) pour valider ce que j’ai observé dans les graphiques. Ce que j’ai trouvé Les graphiques pour chaque variable peuvent être trouvés dans ma thèse, mais la plupart montrent une image similaire à celle ci-dessous (Figure 4) : un alignement global étroit des données empiriques avec chacun des quatre scénarios, le moins proche de SW et le plus proche de BAU2 et CT. Figure 4. Données empiriques pour le taux de natalité (naissances pour 1 000 personnes) et la variable pour chaque scénario. World3 était plutôt bon L’alignement proche des données empiriques avec chacun des quatre scénarios témoigne de la précision de World3. Il a fait l’objet de nombreuses critiques à l’époque, la plupart provenant de personnes ayant mal compris le message du livre ou la nouvelle technique de modélisation (c’est-à-dire la modélisation de la dynamique des systèmes). Mais en tant que titulaire d’une licence en économétrie et ayant des années d’expérience professionnelle dans la finance et le conseil stratégique, je ne pourrais pas vous présenter un autre modèle qui ait fait des prévisions aussi précises plusieurs décennies à l’avance. Rupture avec les recherches précédentes Comme nous l’avons mentionné, c’est le scénario SW qui a été le moins suivi. Le BAU2 et le CT se sont tous deux alignés le plus près, et le BAU se situe entre les deux. Ainsi, contrairement aux recherches précédentes, le BAU n’est plus le scénario qui a été suivi le plus étroitement. Je dois noter que pour plusieurs variables, les scénarios ne divergent de manière significative qu’après 2020 (comme c’est le cas dans le graphique ci-dessus, figure 4). C’est particulièrement le cas pour le BAU2 et le CT, c’est pourquoi il n’a pas été possible de les différencier. Il n’est donc pas clair si l’on peut s’attendre à une baisse future du bien-être humain, modérée comme dans le CT, ou forte comme dans le BAU2 (voir figure 5). Les deux scénarios indiquent cependant que la société verra un arrêt de la croissance industrielle, agricole et du bien-être à court et moyen terme. Figure 5. Bien-être humain et empreinte écologique pour le CT (à gauche) et le BAU2 (à droite). Nous ne sommes probablement pas sur la voie d’un monde stable Une mise à jour de cette comparaison dans quelques années pourrait permettre d’identifier un élément spécifique se rapprochant le plus des données empiriques. Sans changements majeurs dans les priorités sociétales, il est peu probable que ce soit le scénario montrant une voie durable ; le scénario SW, dans lequel un déclin du bien-être humain au cours de ce siècle est minimisé (figure 2), est celui qui s’aligne le moins sur les données. Ce que cela signifie Le fait que le BAU ne soit pas le scénario le plus proche ne signifie pas que l’on puisse exclure un effondrement de la société. Le scénario qui dépeint les plus petites baisses, le SW, est aussi celui qui s’aligne le moins sur les données empiriques. En outre, l’un des scénarios les mieux adaptés, le BAU2, présente un profil d’effondrement. En revanche, l’autre scénario, CT, ne montre qu’un déclin modéré. Les deux scénarios montrent un ralentissement de la production industrielle et agricole. Les résultats de mes recherches à ce stade indiquent donc que nous pouvons nous attendre à un arrêt de la croissance économique au cours des deux prochaines décennies, que nous considérions cela comme une bonne chose ou non. (En effet, comme le lecteur averti le sait, des économistes et des organisations comme le FMI ont récemment souligné que nous assistons à un “ralentissement synchronisé de la croissance mondiale”). La conclusion la plus forte que l’on puisse tirer de mes recherches est donc que l’humanité est sur la voie de se voir imposer des limites à la croissance plutôt que de choisir consciemment les siennes. Toutefois, les résultats de mes recherches ne permettent pas de savoir si les baisses ultérieures de la production industrielle et agricole entraîneront une forte diminution de la population et du niveau de bien-être. Figure 6. Données empiriques rapportées aux variables du bien-être humain pour les quatre scénarios. “Alors… Il y a de fortes chances que tout aille bien ?” Si vous pensez que l’on peut parier que l’humanité suit le scénario de la CT et que nous n’aurons en gros qu’une baisse temporaire des niveaux de bien-être vers 2050, vous devez savoir que les hypothèses qui sous-tendent la CT sont très optimistes compte tenu des chiffres historiques. Mais j’évite intentionnellement d’entrer ici dans les détails des raisons pour lesquelles je pense que le scénario de la CT est irréaliste, car cela masquerait la question que nous devrions vraiment nous poser : voulons-nous suivre le scénario CT en premier lieu ? Pourquoi utiliserions-nous nos pouvoirs d’innovation pour inventer des robots pollinisateurs pour remplacer les abeilles, si nous avons également le choix d’inventer des pratiques agricoles qui n’ont pas l’effet secondaire des insecticides ? Pourquoi utiliser des drones pour planter de nouveaux arbres, alors que nous pourrions également restructurer notre économie afin que les forêts existantes ne soient pas coupées et brûlées ? Maintenant que l’humanité a atteint une envergure mondiale et un pouvoir sans précédent pour façonner son destin, les limites de la croissance nous obligent à nous poser la question suivante : qui voulons-nous être et dans quel monde voulons-nous vivre ? Quel scénario voulons-nous suivre ? Nous pouvons choisir différentes priorités sociétales pour d’autres raisons que l’effondrement imminent. De plus, la possibilité qu’un effondrement ne se produise pas ne signifie pas que l’humanité ne devrait pas choisir une voie plus durable. Les graphiques du GtL montrent comment la société serait plus stable dans le scénario SW, mais pas à quel point ses citoyens et leur environnement naturel seraient plus prospères. Nous n’avons pas à nous satisfaire du CT comme meilleur scénario. L’alignement proche des données empiriques et le fait que les scénarios n’ont pas encore beaucoup divergé, forment ensemble un appel à l’action. Caché derrière le résultat apparemment ambigu de deux scénarios qui s’accordent le mieux et qui sont légèrement plus proches que les deux autres, le message est qu’il n’est pas encore trop tard pour que l’humanité change de cap et modifie la trajectoire des futurs points de données. Nous avons un autre choix. Bien que le SW soit le moins proche, un changement de trajectoire délibéré est encore possible. Cette fenêtre d’opportunité se referme rapidement. Gaya Branderhorst
  10. Si je comprends c'est une hausse de 6 à 7 °alors que c'était une période glaciaire qui avait entrainé une chute des températures entre -7 et -10. Ce n'est quand même pas la même chose qui nous concerne, on peut se prendre +2, 3.5, 4.5 voir plus alors qu'on est en période "modéré"
  11. alors la si ça se confirme : http://www.economiematin.fr/news-ecologie-nucleaire-changement-idee-evolution-electricite-redacteur?fbclid=IwAR0ufOE5pdznankytCOOm-_0jsP3xbk6GXRruhxInT1Aq07rfh8f_OA-qeY Deux figures de l'écologie outre-Rhin sèment la zizanie dans leur propre camp : en cause, leur soutien affiché à l'énergie nucléaire pour réduire la production de gaz à effet de serre. Une prise de position qui déchire les Grünen et bouscule certaines certitudes . Une onde de choc qui pourrait toucher la France   ? C'est un mariage de raison qui électrise en ce moment le petit monde écologiste outre-Rhin. Celui, pas banal, de Veronika Wendland, historienne des technologies, et de Rainer Moormann, spécialiste de l'énergie atomique. Deux figures de l'écologie allemande, passées toutes les deux par le militantisme antinucléaire, avant de finalement changer d'avis devant l'urgence climatique. Une bombe politique. En juillet dernier, tous deux prenaient effectivement position médiatiquement d'une même voix pour demander un report de la fin programmée de l'énergie nucléaire en Allemagne à 2030. Et, par conséquent, un maintien en état de fonctionnement des six centrales restantes, dont la date de mise hors circuit avait été initialement prévue pour 2022. La raison ? Les énergies renouvelables ne sont pas, selon eux, encore assez développées, à l'heure actuelle - notamment pour répondre à la hausse de la demande durant la période hivernale. Or, sans l'atome, l'Allemagne sera obligée de recourir au gaz et au charbon… Une aberration écologique. Un recours au gaz pour pallier l'abandon du nucléaire et l'intermittence des renouvelables qui est d'ailleurs problématique pour la souveraineté de l'Allemagne, car il profiterait aussitôt au principal fournisseur de gaz en Europe, à savoir la Russie de Vladimir Poutine. La prise de position de Veronilka Wendland et Rainer Moormann sème la pagaille chez les écologistes allemands. Et pour cause : les deux spécialistes ont été, à des moments différents de leur carrière, des figures de la lutte antinucléaire. Si Veronilka Wendland, proche ces dernières années des mouvements écologistes dits « éco-modernistes », défendait le nucléaire et les nouvelles technologies pour juguler les effets du réchauffement climatique, cela n'a pas toujours été le cas. Dans les années 90, après une visite de Tchernobyl dans le cadre de ses études, elle fut l'une des jeunes expertes en pointe dans la lutte contre le développement de l'énergie nucléaire. Le parcours de Rainer Moormann est à front renversé : d'abord salarié dans l'industrie nucléaire allemande, il est finalement muté et placardé en 2008 après avoir dénoncé une faille dans le fonctionnement d'un réacteur. Une injustice qui le poussera dans les rangs des antinucléaires, où il sera un des plus médiatiques porte-parole de la cause. Les écologistes pronucléaires sortent du bois Deux figures de l'écologie allemande, deux manières de concevoir la lutte contre le réchauffement climatique : l'une technophile, l'autre décroissante. Mais deux personnalités emblématiques qui désormais font front commun. Leur credo : si dans deux ans, au moment où l'Allemagne doit sortir du nucléaire, le pays décidait plutôt d'arrêter ses réacteurs au lignite (un charbon composé à 70 % environ de carbone), les gains en termes d'émissions carbonées seraient considérables, puisque celles-ci diminueraient de 10 %. Moins de charbon, plus de nucléaire : voilà ce qu'ils ont présenté mi-juillet dernier, et qui a provoqué une véritable secousse dans le monde écologiste outre-Rhin. Hans-Josef Fell, diplômé en physique et ancien député (Verts) au Bundestag, s'est par exemple empressé de minimiser le chiffre avancé, affirmant que le maintien de l'activité des centrales nucléaires ne réduirait les émissions de CO2 que de 2 à 4 %. Chiffre contesté par Veronika Wendland, pour qui il existerait au sein du parti écologiste, toute une frange d'élus en accord avec sa vision, mais qui souhaiteraient rester discrets. Une « chape de plomb » sur le sujet qui commencerait à se fissurer en coulisse. Car de nombreux cadres du parti admettraient en creux que l'uranium n'est certes pas exempt de tout reproche, mais qu'il est préférable à l'augmentation des émissions carbone. L'un d'eux, sous couvert d'anonymat, aurait déclaré au quotidien allemand « Frankfurter Allgemeine » : « Nous nous attaquons au mauvais problème  » en parlant du nucléaire. «   Il est donc temps de changer de cap en matière de politique énergétique , estiment Veronika Wendland et Rainer Moormann dans une tribune publiée en juillet dans "Die Ziet". Les six dernières centrales nucléaires allemandes devraient rester sur le réseau pendant une période limitée. [...] Elles constitueraient clairement la forme d'approvisionnement énergétique la plus respectueuse du climat par rapport au charbon.   » Et un gage en termes de sécurité énergétique du pays, ajoutent-ils. «  À quand l'équivalent en France, à savoir des ex-antinucléaires prenant la plume pour dire que, au vu du contexte climatique, ils ont changé d'avis, et ils ne considèrent plus la baisse de l'atome à 50 % comme la première priorité de la politique énergétique, au sens des milliards utilisés   ?  » s'interroge sur Linkedin le spécialiste du climat Jean-Marc Jancovici. Il est vrai que les Verts allemands ont toujours eu une longueur d'avance sur leurs homologues outre-Rhin, devenus une puissance politique dès les années 80 et anticipant un virage social-démocrate 10 ans avant les Verts français. Métronomes de l'écologie politique à l'échelle européenne, les Grünen ont une influence considérable sur le continent. Si la question de l'abandon du nucléaire, autrefois véritable totem des écologistes, est abandonné pour lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique, cela pourrait produire une onde de choc idéologique chez tous les Verts européens, et notamment français. Et peut-être plus rapidement que prévu, alors que faute de production d'électricité nucléaire, l'Hexagone a commencé à faire tourner ses centrales... à charbon.
  12. Alors je suis pas assez calé en technique numérique, mais aujourd'hui en France, entre l'adsl+ et la fibre (la latence du reseau "terrestre" internet n'est pas suffisante?), techniquement on ne peut pas opérer à distance ? Sachant qu'en théorie les hopitaux sont généralement équipés en internet?
  13. Il a quand même sacrément abusé dans sa décla le Macron, tres hautain, balaie d'un revers de main des questionnements sur la 5G : avec quel techno (chinoise?UE?Americaine) quel rapport cout/ benefice? Sachant que ça va couté cher en infra et en renouvellement de smartphone et autre jouet, que ça va pomper en energie (1er retour de chine, il coupe les antennes 5g car cela fait surchargé le reseau electrique, consomme à priori 3.5 fois plus que la 4 G) en plus on veut passer au tout renouvelable mais on fout des infras qui consomment plus? Et puis le gain vaut il la peine à l'heure actuelle? la 5G c'est un "game changer" dans quel domaine ?
  14. https://www.sudouest.fr/2020/09/14/covid-19-octobre-et-novembre-seront-plus-durs-en-europe-selon-l-oms-7843057-6109.php