FATac

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  1. Ok. Pourtant voisin géographiquement, j'avais eu vent des cas à bord, mais c'est la première fois que je vois évoquée cette fête. C'est plus que maladroit, mais je ne suis pas certain que l'on puisse parler d'un tel scandale. Accessoirement, on voit aussi, dans certains immeubles ou certaines résidences, des gens se réunir et faire la fête (en petit groupe, c'est vrai) : considérant que les voisins du même palier partagent le même niveau de risque, ils interprètent le confinement comme un confinement "à la porte de l'ascenseur", pas "à la porte de l'appartement". Sont ils aussi totalement irresponsables ? Je n'en suis pas certain. Je crois que tant que les cas restent en "grappes", en communautés isolées les unes des autres, avec une taille de la communauté "raisonnable", au moins vis à vis des capacités d'accueil (chacun sa chambre en cas de maladie), il doit y avoir moyen de gérer. Et si 67 M de français confinés devait mal le prendre, que dire des 2,5 Mds de personnes confinées dans le monde ? Elles vont aussi leur tomber dessus à bras raccourci ou elles vont prendre la connerie avec philosophie, en se disant que ces marins isolés se sont montrés trop cons, et tant pis pour eux ? Sérieux, c'est quand même un épiphénomène. Ils étaient déjà condamnés à rester ensemble et avaient déjà amené le virus à bord. La responsabilité du capitaine aurait, certainement, été de consigner chacun strictement dans ses quartiers. Encore que ... l'armateur étant américain, quelle est la juridiction qui s'applique à bord une fois le navire en armement ? Le confinement français s'impose t'il sur un bâtiment d'un pays qui ne confine pas, à partir du moment où plus personne ne rentre ni sort du navire à quai ?
  2. Navré, je ne vois pas où est la fiesta ... Les gars étaient là pour bosser avant la mise en place du confinement (et vivaient sur l'arrondissement de St Nazaire où ils ont certainement ramassé). Lorsque le confinement a été déclaré, ils n'ont plus quitté le bateau (et y ont développé le virus ramené du continent). Je ne vois pas comment l'armateur et les chantiers pourraient être en faute. Ils auraient rapatrié l'équipage (ce qui n'est pas possible), la situation aurait été la même, voire pire. Equipage à bord, c'est le rôle du Capitaine d'organiser les mesures sanitaires éventuelles et de cloisonner les quartiers pour limiter la diffusion à bord, le cas échéant - une fois les premiers cas déclarés, en fait. Et rien ne dit qu'il ne l'a pas fait.
  3. Qu'attendre d'autre d'une année qui s'écrit deux fois vingt ??
  4. C'est inexact ! Les 1800 personnes à bord de ce paquebot sont les membres de l'équipage qui étaient en train de prendre possession du navire en vue de sa croisière inaugurale. Ils étaient au boulot (expatriés pour la plupart, de 60 nationalités), n'avaient pas trop le choix, et étaient confinés sur le bateau au cours de ces derniers jours. Tu leur fais un faux procès.
  5. A priori, les lésions pulmonaires provoquées par le SARS-CoV-2 persistent en partie à l'issue de la guérison et les tissus cicatriciels créés peuvent altérer durablement la capacité respiratoire des patients les plus touchés : http://www.leparisien.fr/high-tech/voici-a-quoi-ressemblent-des-poumons-infectes-par-le-coronavirus-26-03-2020-8288274.php
  6. Les 75% m'ont été donnés pour me donner une idée, fixer un ordre de grandeur et me dire que c'était largement plus de la moitié. Ca peut être 66% comme 80%, attention !
  7. Pour l'instant, ce n'est pas encore une "accusation". C'est un enchainement de faits qui conduit à constater que les tests ont été accaparés par les équipes du Dr Raoult et rendus, par conséquents, indisponibles à d'autres acteurs. On trouve différentes sources et articles de presse qui rappellent que pour la région PACA, initialement, c'était l'IHU Méditerranée Infection du Docteur Raoult qui avait en charge les tests PCR de la zone et que c'est pour cela que les doses de réactifs nécessaires étaient stockées à La Timone. Or, le même Docteur s'est prononcé, il y a plusieurs semaines, en faveur de dépistages massifs, notamment en vue de l'administration précoce d'HCQ qui est le sujet qu'il pousse dans cette période. Cette prise de position et la détention des moyens de tests ont provoqué un afflux de "patients" venus se faire tester, à tort ou à raison, à l'IHU MI. Lesdits tests réalisés l'ont alors été sur tous les patients fébriles qui se sont présentés, sous prétexte de se conformer au serment d'Hippocrate et en laissant de côté la prise en compte globale du tableau clinique - qui aurait conduit à ne tester que les patients pour lesquels la confirmation de diagnostic était la plus critique, le tout dans un contexte de moyens (réactifs) limités. Cela a conduit à une sur-consommation de tests (75% des tests de la région ont été menés dans ce contexte) et à un contingentement de ceux restants en attendant la fourniture de nouveaux réactifs. Je peux difficilement accuser dans la mesure où : Cet usage est conforme à ce qu'à annoncé le Dr Raoult. Son intention était claire. Je ne suis pas outillé pour déterminer si cette intention et la politique qui en a résulté ont été pertinentes Les résultats des tests ont alimenté une cohorte statistique dont il sera toujours possible de tirer quelque chose, à condition de maitriser les biais avec lesquels elle à été construite. Ces biais seront différents de ceux des autres régions par exemple - entre tests tous azimuts en PACA et tests sur des patients symptomatiques dans d'autres régions par exemple. On peut juste se questionner, et c'est mon cas, sur la pertinence de cette campagne avec la pénurie prévisible de réactifs qu'elle allait provoquer.
  8. Ok, merci de la confirmation. Je me souvenais de vieilles procédures dans le même genre pour l'AdlA, avec une durée de SAS variable en fonction de la durée prévue du déploiement. Je me doutais que Marine et AdT devaient aussi prendre en compte ce type de préoccupation. Trois lettres, seulement. Pour le reste, effectivement, il semble confirmé que 75% du stock de test disponible initialement dans la région ait été consommé par cette équipe, dans le contexte de la confirmation de ses pistes de recherche.
  9. 30 patients d'un côté, mais 18 de l'autre, après le retrait des 6 jugés "hors cadre" (avec quelle dose d'arbitraire ?). 30 à 18 n'est déjà plus la même chose que 30 à 20 ou 30 à 24. Je crois que des biais, il y en a dans tous les sens et que leur ampleur respective est difficile à évaluer pour ceux qui ne sont pas "dedans".
  10. Petit HS en passant ... Un de mes précédents directeur avait coutume de conclure certains points de réunion de Comité Exécutif par un "Dont acte" sonore, notamment sur les points qui le "grattaient aux entournures" et qu'il devait malgré tout traiter d'une manière qui n'était pas celle qu'il voulait. Notre directrice de comm', membre du ComEx et friande d'anglicismes à tout bout de champ, a longtemps compris ce "Dont acte" comme un "Don't act". Ca a été un grand moment de solitude lorsque son contresens a été découvert, qu'il a fallu que je lui explique, et qu'elle rattrape le retard sur quelques dossiers qu'elle avait enterré en croyant bien faire. Et quand on se rappelle de ça, elle n'arrive toujours pas à en rire (mais nous, si).
  11. FATac

    LUFTWAFFE

    Je ne crois pas que @Skw ait fait une faute de frappe. Il parle bien de coopétition, pas de compétition.
  12. Les recommandations que j'ai reçues (infirmière du travail de mon établissement) sont que le "lavage" avec une solution hydro-alcoolique grand public, c'est en moyenne 3x par jour pour ne pas dégrader l'épiderme. Et 10x par jour, maximum. C'est à privilégier : Lorsque tu n'as pas d'eau Lorsque tu as un sérieux doute sur les contacts que tu as eu Les gels hydro-alcooliques "professionnels" sont moins agressifs, d'où leur usage répété par les personnels soignants, à chaque entrée et sortie de chambre par exemple, en milieu hospitalier. Mais ils sont plus chers, d'où leur disponibilité en grands volumes essentiellement (pour faire baisser le prix). Notre infirmière utilisait, parfois, hors de ses murs, des gels grand public. Dans ce cas, elle se passait, régulièrement, les mains à la crème hydratante (genre toutes les 2h, à chaque pause, en laissant pénétrer 15 minutes avant de reprendre). Et passage au savons surgras quand l'agression de l'épiderme devenait perceptible ...
  13. Le Monde tente d'éteindre la polémique des réseaux sociaux sur la comparaison des budgets de Défense et de Santé : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/03/26/non-la-france-ne-depense-pas-cinquante-fois-plus-pour-la-defense-que-pour-la-sante_6034526_4355770.html Je trouve la mise au point salutaire et montre bien à quel point on peut faire dire n'importe quoi au chiffres quand on les choisit. Sur l'esprit de la polémique, je trouve aussi qu'elle néglige des aspects "moraux" importants : la santé, telle que prise en charge dans ces budgets, c'est essentiellement la santé individuelle. Elle se trouve collectivisé par la masse, par le nombre de personnes concernées, mais cela reste au niveau de l'action et la dépense individuelle, concrètement. La santé est un principe individuel, dont l'action porte in fine sur le collectif. la défense, telle qu'exposée ainsi, reste une défense collective. Elle n'est individualisée que lorsque son action se déroule au profit d'un de nos ressortissants ou d'un de nos citoyens (évacuations sanitaires ou en période de crise, exfiltrations, protection de ressortissants et d'intérêts français à l'étranger, actions anti-terroristes). C'est donc un principe collectif qui s'individualise dans l'action. Cette inversion des valeurs, de l'individuel vers le collectif et du collectif vers l'individuel, à mes yeux, justifie pleinement la cohabitation, voire la collaboration des deux principes dont les actions ne se gênent pas, voire se complètent. J'en veux pour preuve quelques éléments d'actualités : Depuis le début, la crise est gérée, au niveau du gouvernement, en Conseil de Défense. Pas en Commission de Santé ou quelque chose de similaire. C'est donc que l'on vise une réponse collective mais dont l'action portera sur les individus touchés - et dont les professionnels de santé savent pertinemment qu'il ne sera pas possible de tous les sauver (ce qui n'empêche pas chaque perte d'être un drame qu'il faudra supporter). Les moyens militaires déployés en assistance aux professionnels de santé (hôpital militaire de campagne, transferts et déploiement de PHA, transferts en A330 MRTT+Kit Morphée), même s'ils semblent négligeables aux yeux de certains, sont réels, présents et efficace. C'est le fruit d'un entrainement, d'un investissement qui ne date pas d'hier et qui a un coût. Dans cette crise, tous ceux qui en bénéficient sont, j'en suis sûr, très heureux que l'effort collectif qui a présidé à leur mise en place leur soit profitable. L'heure n'est toujours pas à la polémique. Et je trouve bien de tenter de l'éteindre avant qu'elle ne s'enflamme vraiment, surtout lorsqu'elle est aussi mal fondée que celle-ci.
  14. Ils ne peuvent pas, tous les tests de la région PACA ont été accaparés par l'équipe du bon Docteur Raoult ... Sinon, avant le départ en mission, il n'y a pas une période de montée en puissance de l'équipage/du bâtiment où les marins ne quittent plus la base ? Qui ferait office de quarantaine pour partir sans pathogène à bord ?
  15. Dans la mesure où la continuité de service de mon établissement repose sur moi et mon équipe, rassure-toi, nous ne chômons pas. Et comme j'avais des congés posés ces jours-ci, avant le confinement (je prends toujours mes congés annuels sur les dernières semaines des mois de printemps (mars, avril, mai, juin en finissant sur l'été et en débordant sur début juillet), j'ai conservé mes congés, même confiné. Mon directeur m'en remercie car il blèmissait à l'idée des récupérations à venir au sujet des dépassements massifs d'horaires des 15 derniers jours (dans la fonction publique, la mienne, en tous cas, un cadre récupère, il n'est pas pas payé des heures et jours supp'). Et ça ne m'empêche pas de me connecter au boulot 3 à 4 fois par jour, pour m'assurer que tout va bien. C'est ça qui est moche dans le télétravail : l'abolition de la séparation entre les temps personnels et les temps professionnels. Je vais donc pouvoir jouer avec deux de mes grands enfants qui étaient venus à la maison avant le confinement et n'en sont pas repartis.