FATac

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About FATac

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    Classiciste orthodoxe - Canal historique
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    A l'ouest, complètement ...
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    France

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  1. FATac

    JASDF: Armée de l'air Japonaise.

    Tout ça fait que ça fait un moment que ça me démange de créer un sujet de référence pour regrouper tous les poncifs à éviter à chaque accident aérien, tous les lieu communs dans lesquels nous sommes tous tentés de tomber, les biais cognitifs dont nous sommes victimes dès que le sujet devient trop pointu pour notre compétence et notre expérience ... Une espèce de vadémécum, un "comment bien comprendre la situation et éviter de sur-réagir à toutes les communications - savoir distinguer le signal du bruit" ... Le genre de truc dont il faudrait rappeler le lien chaque fois qu'un crash est rapporté et qu'on sait que ses zones d'ombre vont alimenter toutes les polémiques. Mine de rien, entre le crash de la German Wings, la catastrophe d'Albacete, les accidents de B737 MAX, le crash du F-35A japonais, le Mirage 2000D dans les vosges, et tous les autres accidents de ces dernières années, on a, sur ce forum, pas mal d'éléments qui ont été passés au crible par les anciens, et dont les "conclusions" méritent d'être présentées aux nouveaux pour éviter de répéter des erreurs qui conduisent à des réponses tranchantes.
  2. FATac

    FCAS SCAF et connexes (NGWS, drone FCAS - DP etc.)

    Rien, c'est un peu excessif. Il va falloir changer de regard sur la Chine. Le pays a bien moins d'argent que de savoirs-faire. Mais bien plus de volonté et de curiosité que de nombreux pays européens afin d'accompagner la lacune de l'une et la croissance de l'autre.
  3. FATac

    Boeing

    Est-ce le bout du tunnel qui se présente, pour Boeing ? https://www.air-journal.fr/2019-04-18-boeing-737-max-dernier-vol-dessai-avant-la-nouvelle-certification-5211862.html
  4. FATac

    La Composante Air belge

    Le reprocher à la Belgique, c'est se tromper de colère, non ?
  5. FATac

    La Composante Air belge

    Je ne suis pas spécialement corrompu, pas belge du tout et encore moins spécialiste. Néanmoins, ça ne me choque pas que l'offre française soit malmenée lorsqu'elle est produite hors du cadre fixé par les autorités belges, aussi biaisé soit-il. Quitte à courir hors concours, il fallait se donner les moyens de passer tous les obstacles imprévus. Rester dans la procédure permettait d'éviter les coups bas mais on a préféré faire du hors piste. On ne peut pas se plaindre d'avoir heurté un rocher, se d'être fait griffer par des sapins, d'avoir raboté nos carres dans des cailloux, traversé une rivière à gué, échappé à une avalanche et de s'être fait moquer de nous à l'arrivée par le champion qui, lui, est resté sur la piste pour arriver avant nous. (tiens, ça me donne une furieuse envie de redémarrer ma vieille PS/2 pour jouer à SSX, là, ce soir ...)
  6. FATac

    armée de l'air égyptienne

    Un pilote et un navigateur ? Je croyais que les Mirage 2000 BM étaient similaires à nos B : des biplaces d'entrainement pour moniteur et stagiaire - soit deux pilotes. Accessoirement, on apprend que les 2000 égyptiens sont sur le chemin de la sortie de scène. Un arrêt des opérations sur ce type lorsque la pleine maturité du Rafale sera venue ?
  7. FATac

    La Composante Air belge

    Mais quelle arrogance de la part de cet officier Belge !! ---------------------------> [] (oui, je pars loin après avoir jeté cette pièce, dégoupillée, dans le bastringue) Sinon, il ne faut pas juger l'expression publique des officier des armées de nos voisins avec nos critères franco-français. Dans les autres pays, l'expression des militaires est bien plus libre que chez nous. Le concept de "Grande Muette" est typique de chez nous. On ne peut donc pas reprocher son expression à cet officier, mais rien n'empêche de critiquer les mots qui sont quand même un peu forts - et il s'en rendra compte lorsqu'il se fera molester lui-même, que ce soit au propre ou au figuré.
  8. FATac

    Achat suisse

    Je trouverais totalement anormal que quoi que ce soit filtre pendant l'évaluation. Au mieux, on peut voir apparaitre un communiqué comme quoi "tout s'est déroulé conformément aux attentes". N'importe quoi d'autre serait prendre un risque d'exclusion, non ? Et pour les Typhoons anglais, il me semble que ce sont les plus avancés, notamment en Air/Sol, ce qui explique qu'ils soient privilégiés à ceux qui disposent de moins d'options pour évaluer la capacité du type.
  9. Tes deux propositions contiennent des éléments que j'interprète de manière contradictoire. La première semble indiquer que l'aspect stratégique est dans l'intention (l'effet recherché). La seconde évoque le résultat (l'effet obtenu) pour disqualifier les raids de sous-marins sur les convois. Or, dans ce cas, l'intention était d'obtenir un avantage irréversible (donc une visée stratégique), mais ça n'a pas marché (pour plein de raisons), non ? Un autre aspect de la frappe stratégique pourrait alors être le caractère imprévisible de sa réussite. On le fait pour tout emporter dans la bataille, mais si on rate ou si les effets sont mal perçus, soit ça ne sert à rien (sous-marins allemands), soit on court le risque de renforcer la détermination de l'ennemi (Opération Eldorado Canyon).
  10. Je poursuis ma réflexion sur la base du distinguo tactique = effet direct / stratégique = effet indirect ... En fait, sur cette base, ce n'est plus l'outil, l'effecteur, qui est tactique ou stratégique. C'est ce sur quoi on l'emploie, la cible, l'objectif. Et c'est finalement bien plus confortable pour définir la nature. Accessoirement, cela renforce le côté mixte de l'outil. Ainsi, faisant fi du bombardier, et en raisonnant de manière globale sur différents conflits passés : Raids de sous-marins allemands sur les convois alliés = frappe stratégique Attaque de sous-marins japonais sur les porte-avions américains pendant la bataille de la Mer de Corail = frappe tactique Raid sur Pearl Harbour = frappe tactique (que les japonais ont pu prendre pour une frappe stratégique, mais c'est une erreur) Raids sur les villes (Coventry, Hambourg, Dresde, Tokyo, Hiroshima, Nagasaki, ...) = frappes stratégiques (même si ça fait drôle de loger He 111, Avro Lanccaster ou Boeing B-29 tous comme bombardiers stratégiques) Même les raids isolés comme celui de Doolittle ont une portée stratégique Raids sur le Mur de l'Atlantique = frappes tactiques, même menées à coup de B-17 ou de B-24 Raid commando sur Saint Nazaire (opération Chariot) = opération stratégique (objectif indirect, interdire le port aux cuirassés allemands) Opération Black Buck aux Malouines = frappe tactique (action directe sur le potentiel d'aviation de combat du détachement insulaire argentin, même si c'est un bombardier dit stratégique qui la mêne) Torpillage du Belgrano = frappe tactique Exocet sur le Sheffield et l'Atlantic Conveyor = frappe tactique (bien que l'effet sur le cargo ait été à deux doigts d'être stratégique) Bombardement du pétrolier Hercules par un C-130 Argentin (!) = frappe stratégique Attaques des Barrages de la Ruhr ou en Corée = frappes stratégiques Attaques aux gaz dans les tranchées de la première guerre mondiale = action tactique Bombardements américains sur Hanoï ou attaques sur le pont Paul Doumer (par exemple) = frappes stratégiques Missions Wild Weasel pendant le même conflit = frappes tactiques etc. Par ailleurs, on voit bien que pour tout ce qui est action stratégique, il y a intérêt à être dans le camp des vainqueurs. L'action stratégique menée par les perdants a toutes les chances de se retourner contre eux comme crime de guerre ... Le stratégique n'est donc pas nécessairement lié à la masse ou à la capacité de destruction de l'armement de l'appareil, mais bien à l'effet recherché et à la nature de la cible.
  11. Comme le Mirage IV ! Ah, non en fait ... Sinon, à bien y réfléchir, j'ai une autre proposition pour la distinction tactique/stratégique, au moins dans le bombardement. Le bombardement tactique vise à influencer directement les combats. Le bombardement stratégique vise à obtenir un effet indirect sur le déroulement des opérations. Ainsi, taper l'industrie de soutien, qu'il s'agisse de raffineries de pétrole ou d'usines de roulement à billes ou d'ateliers de production d'IED avec de l'engrais, c'est du bombardement stratégique, alors que raider une colonne de Panzer en route vers le front ou un compound de taliban sur l'itinéraire d'une patrouille bleue, c'est du tactique. De même, tout ce qui touche aux ressources, aux infrastructures, à la population, au moral de celle-ci (à part le bodycount du front), c'est stratégique. Même la chaine de commandement, selon l'endroit où on la coupe, peut être vue comme une cible tactique ou stratégique : le PC local, l'Etat-Major régional, vont être des cibles tactiques alors que le pouvoir politique représente une cible stratégique (du point de vue militaire).
  12. Sinon, il y a longtemps, on m'avait expliqué que : Le Tactique, c'est là où les mecs ne rigolent pas souvent Le Stratégique, c'est là où les mecs ne sourient jamais Sinon, la distinction Tactique / Stratégique aura t'elle la même valeur pour les appareils de bombardement que pour ceux de transport ? Et en terme de renseignement ? La distinction entre les moyens tactiques et stratégiques est à quel niveau ? En fait, le curseur se glisse un peu où on veut, en fonction du domaine, de la doctrine, de nos capacités et du niveau de l'adversaire. Une définition générale et absolue est peut être illusoire.
  13. FATac

    Les moyens aériens de lutte contre les incendies

    Ca me rappelle une discussion récente que j'ai eu avec un "expert" et un enseignant (du même domaine que l'expert). On en était arrivé aux conclusions suivantes : Dans la réalité, il n'y a que deux catégories de personnes : Ceux qui savent Ceux qui ne savent pas Si l'on demande l'avis aux gens, il y a quatre catégories de personnes : Ceux qui savent Ceux qui ne savent pas qu'en fait ils savent Ceux qui croient savoir, mais ne savent pas Ceux qui ne savent pas Et sur internet, il y a huit catégories de personnes : Ceux qui savent, et le font savoir Ceux qui savent, et se taisent (les égoïstes) Ceux qui ne savent pas qu'en fait ils savent, mais qui s'expriment quand même (avec une pertinence qui les surprend eux-mêmes) Ceux qui ne savent pas qu'en fait ils savent et qui se taisent (de peur d'avoir tort) Ceux qui croient savoir mais ne savent pas, et qui ne manquent pas s'exprimer (généralement à tort et à travers) Ceux qui croient savoir mais ne savent pas et qui se taisent (pour le plus grand bien de tous) Ceux qui ne savent pas mais s'expriment quand même (qui parle de trolls ?) Ceux qui ne savent pas et se taisent (pour qui j'ai, réellement, le plus grand respect) Tout ça par la combinaison de trois critères : la connaissance, la conscience de ses limites et le choix entre la retenue ou l'expression.
  14. FATac

    L'Inde

    Parti comme ça, @Mani, tu vas avoir bien d'autres priorités que cette commission d'enquête sur les agissements et l'influence de la presse. Je crois qu'il va d'abord falloir construire de gigantesques prisons pour y embastiller tous les futurs coupables de délit de journalisme. Sérieusement ! Tu mets à égalité les travaux journalistiques d'un titre étranger avec les agissements directs de services étrangers pour peser sur le résultat d'une élection en volant des documents et en manipulant des personnes ? D'une part tu surestime grandement le pouvoir de nuisance de Le Monde sur la société indienne, et d'autre part tu prends un tournant qui m'apparait grandement préjudiciable à une large partie de la presse, même au delà de la presse dite d'opinion. Je ne connais de journalistes neutres et objectifs que chez les rapporteurs de faits divers. Et encore, il ne faut pas qu'ils rapportent les faits de société, mais simplement le dernier anniversaire à la maison de retraite, les chevaux échappés de leur enclos ou la fermeture temporaire de la bibliothèque pour travaux (et encore, cela peut être soumis à interprétation). Tous les autres journalistes, même ceux des pages sport ou des pages justice, ont un parti pris qui va nécessairement transparaître dans leurs orientations de choix de sujet et de traitement de celui-ci. Si la rigueur journalistique est en droit d'exiger qu'ils tentent de traiter tous les aspects de leur sujet, on ne peut pas, pour autant, les priver de la liberté de le traiter à charge ou à décharge. S'il devrait leur être interdit de mentir (ouvertement), rien n'empêche une omission pudique des aspects qui les dérangent. Et même dans le cas d'un mensonge avéré, on ne peut les juger qu'à l'aune des informations disponibles, pour eux, au moment de leur publication. Quant à l'influence que peut avoir la presse, qu'elle soit orientée ou non, il faut admettre qu'elle fait partie du jeu. C'est tout. Et considérer le travail des journalistes du monde comme une ingérence extérieure en Inde, c'est tout aussi ridicule que d'accorder du crédit au traitement de l'actualité française par Fox News ou Russia Today. Pour les indiens, ce que dit Le Monde devrait être, au mieux, un élément susceptible de les faire sourire, et au pire une nuisance telle qu'un désagréable bruit de fond. En aucun cas une ingérence, à moins que l'Inde n'ait l'intention de mettre la presse mondiale au pas. Et pour les industriels qui changent de bord politique, il faut en voir le bon côté des choses : ça assure une certaine stabilité du tissus industriel qui serait, sinon, déchiré à chaque alternance politique. Au moins, si la reconduite des industriels déjà aux affaires peut être suspecte (en termes de corruption, ou plus pudiquement de sponsoring des politiques, notamment), elle n'en représente pas moins du temps gagné par rapport à la renégociation permanente qu'imposerait une alternance politique avec la rupture des contrats signés par des sympathisants de l'autre bord. Et puis, finalement, une entreprise a t'elle vraiment un "bord politique" ? N'est ce pas simplement celui de ses dirigeants ? Ceux-ci sont ils obligés de rester les mêmes et de conserver leurs opinions ad vitam aeternam ? N'auraient ils pas le droit de changer d'avis, quel qu'en soit le motif, même par intérêt ? Quelle doit être la sincérité du soutien politique d'un capitaine d'industrie ? Mes questions n'appellent pas de réponse, et en tout cas, certainement pas sur ce fil car on s'éloigne grandement du domaine de l'Armée de l'Air de la République de l'Inde pour glisser vers les sujets de politique et de morale.
  15. FATac

    L'Inde

    Il ne faut pas, non plus, faire de procès d'intention. Une convergence des idées ou des intérêts n'implique pas nécessairement une action concertée.