Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Patrick

Members
  • Posts

    14,021
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    138

Patrick last won the day on September 29

Patrick had the most liked content!

Reputation

18,597 Excellent

4 Followers

Profile Information

  • Gender
    Not Telling
  • Pays
    France

Recent Profile Visitors

The recent visitors block is disabled and is not being shown to other users.

  1. Quelqu'un est-il capable de faire une projection sur la consommation des réserves allemandes que ça représenterait d'ici la fin de l'hiver si ça continue comme ça? J'invoque @Manuel77 (s'il n'a pas encore été dégoûté par notre chauvinisme rampant...) Et blague à part, je suis bien content d'avoir rentré 7 stères de bois bien sec cet été. Encore faut-il que le mauvais exemple de l'étranger serve d'électrochoc chez nous, rien n'est moins sûr.
  2. Autant présenter les conditions d'un exercice c'est toujours intéressant, autant là c'est un peu bof bof quand même.
  3. Patrick

    LUFTWAFFE

    Je me garderai de trop m'avancer sur ce point parce que justement je pense que ça pourrait venir un peu plus tard, d'ailleurs ça intéresserait aussi la Corée du Sud qui possède des Taurus pour ses F-15K. Ceci dit je ne crois pas que le missile soit encore fabriqué, mais je ne suis pas sûr. Et puis dans tous les cas ce serait une façon pour LM de se mettre Diehl dans la poche vu que désormais la flotte mondiale de F-35 aurait l'opportunité d'être armée de missiles allemands. La perspective commerciale est peut-être suffisante pour convaincre l'Allemagne de franchir le cap et d'aller vers d'autres achats de F-35.
  4. Génial! Ma théorie d'un référendum pro-russe à Saint-Jean Cap Ferrat gagne en crédibilité! Merci Vladimir!
  5. Et pourtant si vous ne la comprenez pas vous ne saurez pas l'empêcher de survenir à nouveau. Maintenant, imaginez que la prochaine fois les russes soient moins incompétents qu'aujourd'hui. Parce qu'on a de la chance qu'ils ne soient pas à la hauteur de leurs ambitions, soyons clairs. J'en profite pour signaler que ces questionnements, ce "que voulez-vous?" c'est ce que Blinken a essayé de demander à serguei lavrov sans obtenir de réponse avant le début des hostilités. J'ajoute qu'après 1945 il y a eu le plan Marshall y-compris en Allemagne. Et cette fois? L'occident va-t-il faire du nation-building en Russie? Ce qui n'a pas été fait après 1991 et a abouti à la situation actuelle? Va-t-on considérer plutôt que ça ne sert à rien et les laisser dans les bras de la Chine? Si l'ambition est simplement de détruire tout ce qu'il y a de pourri en russie (il y a du travail...) alors où cela nous mène-t-il? Sinon à ce que poutine devienne une sorte de nouveau saddam hussein, mais cette fois avec un immense territoire, une production agricole et industrielle démesurée, un allié chinois, des ressources en matière première insensée, et tout un tas d'armes nucléaires? Aussi dur que ce soit à admettre, malgré leur dépravation, terme que je pense approprié, il reste à poutine et à ses amis oligarques quelques traces de rationalité. J'ai dis "quelques". Mais que se passera-t-il si ils sont remplacés par des gens qui ne sont plus du tout rationnels, justement?
  6. ...Probablement donald trump vu que tout est de sa faute? Bon, plus sérieusement, un peu de calme. Ce que vous dites est sensé, mais ce n'est pas comme si l'Amérique avait ménagé l'Allemagne dernièrement, au niveau diplomatique. Quand à biden, il s'est mis lui-même dans les ennuis en expliquant que les USA avaient la possibilité de faire cesser l'exploitation de NS2. C'était évident que les russes allaient sauter sur cette occasion pour tenter de faire porter le chapeau aux USA en cas d'attaque sur le pipeline, mais encore une fois ça n'explique pas les passages répétés de navires et d'hélicoptère US à proximité de ce pipeline... Sauf à imaginer qu'il y avait une surveillance pour assurer sa protection... Mais dans ce cas-là pourquoi ne pas avoir communiqué dessus en avance et dit "attention nous suspectons une tentative prochaine de sabotage"? À titre personnel, si je parie donc toujours fortement sur un coup des russes, pour "punir" l'Allemagne en la privant de gaz par exemple, et essayer ainsi de braquer son opinion publique, je n'exclurais pourtant aucune autre option, parce que vu le nombre de choses insensées, invraisemblables, et inacceptables qu'a été capable de pondre l'administration biden jusqu'ici, une idée stupide du genre de celle qui a conduit à ce sabotage me semble tout à fait pouvoir venir de Washington... Pour être honnête, le seul membre de l'équipe biden que je respecte vraiment, c'est Anthony Blinken, et c'est d'ailleurs lui qui est allé, avec beaucoup de précautions diplomatiques, faire le pompier de service pour éteindre la polémique et essayer de calmer le jeu... Après il y a aussi d'autres suspects potentiels, qui en ce moment sont assez agressifs, les polonais par exemple. Ou même pourquoi pas les ukrainiens eux-mêmes à la suite de l'infiltration d'une équipe de nageurs de combat depuis l'Ukraine et la Pologne justement.
  7. Bon, il va y encore y avoir beaucoup de choses à retirer et retranscrire de ces auditions. Voilà donc un verbatim des propos liminaires de Trappier, avant les questions, avec de rares corrections parce que parfois la syntaxe et Trappier ça ne fait pas deux, ses pensées allant plus vite que ses propos. Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, merci de nous recevoir dans ce format pour pouvoir répondre principalement à vos questions. Je vais faire un propos que j'essaierai de ne pas faire trop long. D'abord, je voudrais pas sous-estimer la nouvelle commission de la défense, puisqu'on s'adresse à une nouvelle commission de la défense, mais le fait majeur de l'année c'est effectivement comme vous l'avez rappelé le retour de la guerre en Europe. Et en particulier en Ukraine face à un pays qui s'appelle la Russie et que nous connaissons bien, de par l'histoire. Je pense que de ce côté là la mission d'information qui avait eu lieu il y a quelque temps sur la préparation à la haute intensité était non seulement justifiée je pense mais presque prémonitoire. Et une des conclusions de cette mission a été qu'il faudrait revoir les formats et surtout la massification des équipements si on était engagés nous-mêmes dans une guerre ce qui n'est pas le cas aujourd'hui mais qui est une préparation à cette potentialité. Je pense que nous vivons depuis la chute du mur sur une politique, du moins jusqu'à la fin de l'année dernière, dite des dividendes de la paix, c'est-à-dire d'être capables d'éviter la guerre, et en particulier la guerre en Europe, et ceci a conduit de nombreuses lois de préparation militaires dans le déclin des budgets. Et donc avec quand même une priorité qui était de préserver la technologie, préserver le développement de matériels du futur, donc préparer le futur, mais avec des formats un petit peu réduits par rapport à ce qu'aurait pu être la demande face à une situation plutôt de crise. Donc la dernière loi de programmation militaire, 2017-2022, celle qui est en cours, a essayé de corriger déjà ce gap de capacité, ces lacunes capacitaires, et donc on l'a souvent appelée dans notre jargon, une LPM de rattrapage. Rattrapage veut pas dire que le tout est rattrapé, mais en tout cas on a tous noté l'effort qui avait été fait dans cette nouvelle loi de programmation militaire, qui se termine, ce qui va ouvrir la voie à une nouvelle loi de programmation militaire et des budgets associés. Cette future loi je pense que l'industrie y contribuera, fortement, et on est tout à fait prêts à y travailler, en particulier avec la DGA et j'en reparlerai dans cette problématique que vous avez exposée, sur l'économie de guerre. Je voudrais d'abord faire un préambule sur, parce que c'est finalement la première de vos questions, et c'est ce que j'avais préparé, sur l'état de l'industrie. État de l'industrie, virgule, et état de l'industrie de défense. Mais on va commencer par l'industrie, et comme vous le savez, j'ai une autre casquette de l'UIMM, ce qui m'amène à beaucoup voyager en territoire et à rencontrer, dans les territoires, de nombreuses PME, organisées sur ces territoires et qui contribuent fortement à notre industrie. Nous sortons d'une crise majeure le Covid vous le savez tous, dans laquelle le "quoi qu'il en coûte" a permis de préserver un certain nombre de compétences et de capacités, mais a néanmoins affaibli le tissu industriel d'une manière générale. La reprise a été forte, cette reprise ayant été forte, la crise que nous avons traversé jusqu'à aujourd'hui était une crise, c'est d'ailleurs toujours une crise, de l'offre. C'est-à-dire finalement y a plus de demande que d'offre, c'est vrai en France et c'est vrai dans beaucoup d'autres pays, ce qui a créé des pénuries. Pénuries de composants liée très directement à la crise du Covid en Asie, crise d'un certain nombre de demandes qui ne pouvaient pas être livrées, et donc l'inflation a aussi immédiatement augmenté compte-tenu de cette pression. Qui dit inflation, qui augmente d'ailleurs un peu moins en France que dans d'autres pays en Europe, il faut le noter, c'est tant mieux, mais malgré tout une tension à haut niveau, et ça a créé aussi des tensions sur nos salariés et sur les problématiques du pouvoir d'achat des français. L'arrivée de la guerre en Ukraine, à ce moment-là précis il y a 6 mois, a donc renforcé cette problématique de pénurie. Pénurie des matières premières comme vous l'avez dit, on est venus vous en parler, cette pénurie reste. C'est-à-dire que c'est toujours très difficile de, je prends l'exemple aéronautique, de trouver du titanium. Mais on y arrive, mais on y arrive à court terme. C'est-à-dire qu'en réalité on arrive pas à faire des stocks aussi importants que ça, n'oublions pas qu'on passe pratiquement d'une fourniture russe à une fourniture américaine. Donc c'est pas tout à fait pareil, heureusement, mais quand même ça pose la problématique de mettre en place des nouvelles filières pour aller acheter du titane et surtout le traiter avant qu'il soit utilisable par exemple par l'aéronautique. Mais c'est vrai aussi de l'acier, où les aciéries ont beaucoup baissé de production etc, l'Ukraine s'est effondrée, la Russie, et donc y'a eu tension soudaine. La transition énergétique a mis la tension sur des matières comme le cuivre, comme le nickel, qui étaient aussi, bon voilà... Donc... ça reste. ça reste un sujet. L'industrie de défense y arrive, face à ces pénuries, mais c'est compliqué. Pénurie de main-d'oeuvre. Alors, c'est un peu moins vrai dans les grands groupes parce que les conditions de rémunération sont meilleures, les conditions sont meilleures en général dans les grands groupes. Mais c'est beaucoup plus difficile dans les territoires, dans les PME en particulier, où le problème de l'emploi est un sujet compliqué, et où toutes les PME cherchent à embaucher. Dans notre industrie, et dans notre industrie de défense en particulier, on cherche aussi des gens compétents. Le geste de la main, la capacité à piloter des robots, ce sont de la main d'oeuvre de haut niveau, et donc on a cette problématique de la formation qu'on ne peut pas dans l'immédiat traiter, mais qu'on essaie en amont de faire venir avec des écoles de production, et tout un tas d'organisations, et même des grandes sociétés qui s'organisent pour former qui des chômeurs, qui des jeunes, qui voudraient venir dans nos entreprises. Le vrai sujet du jour, et je dirais du mois de septembre, c'est le prix de l'énergie. Vous n'imaginez pas la détresse, et j'ose utiliser ce mot, j'utilisais le mot "inquiétude" jusqu'à il y a quelques jours, j'utilise maintenant le mot de "détresse", d'un certain nombre de nos PME en territoire. Elles peuvent être dans l'industrie de défense mais elles sont dans l'industrie en général. Car, ce coût, qui explose, quand les renouvellements de contrats de l'électricité, et de gaz, interviennent, c'est des coûts qui vont jusqu'à multiplier par dix les factures. Alors on l'a vu dans certaines industries de la verrerie c'est juste insupportable et donc on met la clé sous la porte, mais je peux dire qu'hier j'étais en Gironde, dans le territoire girondin, avec l'UIMM girondins, y'avait toute l'assemblée générale des PME qui était là, et effectivement, cette tension nouvelle, supersede (sic) toutes les autres. Donc c'est le sujet du moment, le prix de l'énergie. Comment on va faire pour que le prix de l'électricité, certes capé pour nos concitoyens, capé pour les électro-intensifs, mais pas forcément capé pour un certain nombre de petites sociétés, et puis le prix du gaz, qui aide à faire de l'électricité, malheureusement mais c'est comme ça, et le prix du gaz de manière générale pour l'industrie. Donc la sobriété n'est même plus le sujet, tout le monde va essayer de se serrer la vis, il va même y avoir une sobriété forcée, puisque certains vont soit mettre la clé sous la porte soit arrêter de produire compte-tenu du coût de production. Donc ceci va affaiblir l'industrie, et n'oubliez pas que l'industrie de défense est totalement tributaire de l'industrie en général. On a des métiers qui font que l'on travaille très directement dans la métallurgie, que ça soit l'aérien, le marine ou le terrestre. Donc ceci est le sujet réellement du moment qui fait que notre tissu industriel est mis en difficulté. Donc aux deux questions que vous avez posées, et je répondrai pas à la place de mes collègues néanmoins je donnerai une tendance: est-ce que ça va être plus long? Pour l'instant on se bat pour essayer de faire face à toutes les pénuries. Donc je dirais que la performance unique de l'industrie de défense aujourd'hui c'est d'arriver encore à livrer à l'heure. C'est un miracle. Alors on nous demande d'essayer d'aller plus vite... Donc je le dirai après on va s'inscrire dans des groupes de travail pour essayer de réduire les cycles ou de trouver des méthodologies pour réduire les cycles, mais c'est dans l'instant, difficile. L'augmentation des prix. Ben je vais vous dire... tout le monde le dit, il faut augmenter les prix, parce qu'il faut augmenter les salaires, ce qui ne me paraît pas complètement idiot non plus, enfin... il faut augmenter les salaires parce qu'il y a une inflation forte et c'est normal vis-à-vis de nos salariés. On augmente les salaires, la matière première augmente, le prix de l'énergie augmente, je vois pas comment on augmente pas les prix. Donc y'a bien une problématique de prix qui va arriver. Est-ce que c'est du niveau du coût de l'inflation, et puis ça veut dire quoi le coût de l'inflation, est-ce que c'est le 5.6% 5.7% de fin août cumulé sur un an, ou est-ce que ça va être plus, ou est-ce que la récession va faire en sorte que enfin l'inflation, enfin, soit freinée avec des taux d'intérêts etc? On va le voir. Le secteur bancaire c'est aussi un sujet. Alors je vais y venir au secteur bancaire parce qu'effectivement nos PME, dans toutes nos filières, elles ont à rembourser en général les PGE (nb: prêts garantis par l'état), ce qui est normal, y'a rien à dire, selon les mécanismes que vous connaissez bien. Elles font face à une augmentation de l'offre, augmenter l'offre c'est quoi, c'est augmenter le BFR (Besoin en fonds de roulement), parce que quand vous augmentez l'offre vous devez d'abord investir pour mettre plus de gens avant d'être payé, donc c'est l'augmentation du BFR. C'est l'augmentation de l'énergie qui devient complètement dingue, donc quelque part une difficulté en cash qui va se traduire immédiatement par des problématiques de risques de mises en faillites d'un certain nombre de tissus. Donc je rappelle que nous GIFAS (nb: Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) pendant le covid, on avait mis en place une tour de contrôle pour essayer d'identifier ces problématiques-là. Elle est restée active, parce que le covid s'est pas arrêté du jour au lendemain, elle est active, et bien sûr elle va opérer complètement pour aider. Et les quatre grands du domaine de l'aéronautique (nb: Airbus Dassault Safran Thalès) avaient mis un fond qui permettra à ces sociétés qui étaient en difficulté, soit de se consolider, soit un apport de fonds propres pour passer ce cap, sachant que les carnets de commande sont pleins. Donc c'est pas une faillite par manque de commandes. La DGA avait aussi mis en place un fond, et je pense qu'elle va le réactiver, en tout cas ça fait partie des travaux actuels, pour identifier, ceux qui sont pas forcément... je pense le GICAT (nb: Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres) et le GICAN (nb: Groupement des Industries de Construction et Activités Navales) je pense, complèteront ce que je dis. Sur la problématique de l'économie de guerre, alors il y a une problématique... il faut qu'on fasse venir de la main d'oeuvre. Donc il faut être attractifs. Je l'ai dis, a priori on est plutôt pas mal payés dans les métiers qui sont ceux de l'industrie de défense, que ce soit terre air mer. Mais je vous rappelle qu'il y a encore un an, on se battait y-compris avec vous, en tout cas on exposait le problème devant vous et vous nous souteniez, sur le fait qu'à Bruxelles, on faisait de la taxonomie sociale. Taxonomie sociale c'est je rappelle: "ah bah vous vous pouvez pas être dans la taxonomie sociale et puis vous faites des armements, donc c'est pas bien". C'est quand même incroyable, c'est-à-dire que nous industriels de la défense, travaillant pour notre propre pays, travaillant pour l'Europe dans certains programmes européens, on est montrés du doigt, stigmatisés, parce qu'on est une industrie de défense. C'est vraiment à se taper la tête contre les murs. Nous on s'attendait plutôt à avoir des médailles. C'est plutôt normal d'avoir des médailles quand on contribue à la souveraineté de son pays. Alors ça a été mis un peu de côté... je mets des grands guillemets évidemment et c'est pas cynique ce que je vais dire, "grâce à la guerre en Ukraine". Ça a permis d'ouvrir les yeux de ceux qui ne faisaient qu'écouter ou regarder ce que leur montraient les ONG basées toutes à Bruxelles. Donc cette taxonomie sociale on en parle moins, je suis pas sûr qu'elle soit pas encore active. Et sa première conséquence, qui va rejoindre, vous allez voir, mon propos d'avant, c'est les financements ; j'ai même vu, je suis désolé de vous le redire, des papiers de la banque de France qui stigmatisaient l'industrie de défense en France. Donc, alors, ça a été corrigé, c'est maintenant écrit d'une manière telle que ça peut éviter les industries de défense, ceci dit ça maintient le doute. Ça maintient le doute et aujourd'hui, certaines banques, certains fonds, continuent à exclure les industriels de la défense quand il s'agit de demander des prêts, et donc de couvrir ces besoins en fonds de roulement, alors que les carnets de commande sont pleins, ce qui est dramatique dans l'instant à cause du renchérissement du prix de l'énergie. Donc ce sujet n'est pas complètement terminé. Et c'est pas les grands hein, c'est pas le problème de Dassault, c'est pas le problème, je suppose, de Naval Group. Mais c'est le problème de toute la supply chain. S'ils n'acceptent plus aucun financement, ça sera compliqué. Les cinq champs dans lesquels nous travaillons, c'est bien sûr maintenir la recherche et la technologie. C'est fondamental pour avoir de l'avance de continuer à travailler dans ces domaines-là, même si ça ne couvre pas les besoins à très court terme, ça couvre les besoins dans le futur. Les grands programmes, dans leurs deux aspect, les développements, mais aussi la production, comment on massifie et donc comment on produit plus dans des délais qui sont toujours plus courts, voulus, compte-tenu du fait que la crise arrive vite. Dans ce domaine des grands programmes, le sujet de l'exportation dont on avait parlé, je fais juste une aparté, il est évident que sans l'export on a pas les nécessaires volumes. Donc on a besoin de l'export. Deuxièmement c'est pas simplement un problème de volume, c'est aussi un problème d'engagement de la France vis-à-vis de partenariats stratégiques, voulus, dans lesquels nous sommes nous derrière engagés à fournir les matériels pour alimenter ces partenariats stratégiques. Donc l'export est clé, je vois pas honnêtement entre nous un export décidé à Bruxelles. Parce que si vous voulez que 26 pays donnent leur avis, ça sera le principe du plus petit commun multiple, c'est-à-dire personne, y'en aura bien un qui dira non. Moyennant quoi comme ça sera 1 sur 26, ça bloquera l'export. Donc nous ne sommes pas d'accord et nous avons alerté, en particulier c'était l'idée de certains allemands, puisque les groupes mêmes de défense allemands, d'industrie de défense allemands, préconisaient de faire ça à Bruxelles, en espérant que ça soit plus facile d'exporter à partir de Bruxelles qu'à partir de Berlin. Ce sujet est un des sujets majeurs pour s'engager dans les grands programmes de coopération du futur pour être sûr que les propos de la ministre de la défense peuvent aller dans le bon sens. Encore faut-il s'en assurer et garantir que ça sera sur le long terme. Je rappelle qu'un programme de coopération débutant aujourd'hui c'est dans 20-30 ans qu'on fera l'export. Donc il faut avoir des engagements dans ce domaine-là. Sur l'Europe, nous sommes tout à fait associés à ce qui a été le fond européen de défense. On l'a préparé. Et donc on a accueilli tous positivement le fond européen de défense, j'y mets juste un bémol, c'est que le cursus contractuel actuel voulu par la commission, est quand je dis peu praticable, pratiquement pas praticable aujourd'hui. Donc on maintient des discussions sur ce qu'on appelle un "grant agreement", pour permettre de faire en sorte que les projets qui ont été décidés ou qui sont en train d'être décidés, soient capables d'être contractualisés, au risque d'arrêter sinon d'arrêter assez rapidement ces initiatives qui sont pourtant accueillies favorablement par nous. Le dernier point c'est le soutien. Donc le soutien nous sommes mobilisés depuis le premier jour de ce guerre vis-à-vis de nos forces armées, pas parce que nos forces armées font la guerre, mais parce que, elles sont venues renforcer les pays limitrophes de la russie dans les opérations que vous connaissez, et donc immédiatement nos équipes se sont mises à leur disposition pour imaginer des améliorations de disponibilité ou des astuces pour arriver à augmenter ça. Sur l'économie de guerre, j'en viens maintenant très concrètement à ce qui a été fait, donc les trois groupements regroupés dans le CIDEF (nb: Conseil des Industries de Défense Françaises) se sont organisés avec la DGA pour mettre en place des groupes de travail de réflexion qu'on a présentés au ministre lors de la réunion dont vous avez parlé. Donc ces groupes de travail vont aller sur plusieurs sujets, ça a été rappelé. Comme on travaille avec les armées pour avoir un besoin le plus ajusté possible? pas en rajouter, ou du moins faire des bons choix coût-efficacité, et donc ça c'est très important. La problématique contractuelle, comment on peut aller plus vite dans la contractualisation? Et donc on a aujourd'hui des règles, l'instruction 1618 que vous connaissez (nb: https://www.legifrance.gouv.fr/circulaire/id/44542) qui peut peut-être être adaptée, d'ailleurs y a des modes dérogatoires je pense qui peuvent peut-être être utilisés, donc on y travaille dans des groupes de travail. La supply chain, on en a parlé tout à l'heure, la surveillance de la supply chain pour vérifier qu'il n'y a pas effondrement. La mise en place, aussi, de filières d'approvisionnement de la matière première, stratégique, à nos industries de défense, pour regarder comment, entre la fourniture, la logistique, on peut ne pas se retrouver en situation de pénurie. La constitution de stocks pour essayer d'avancer et de produire plus vite si déjà la matière première et un certain nombre de pièces primaires ont été préparées. L'augmentation des cadences, ce qui a été fait par certains, moyennant la capacité à avoir la main-d'oeuvre ad-hoc, parce qu'il y a pas qu'un problème d'outils (nb: lapsus, il voulait dire "main d'oeuvre") mais il y a aussi des problèmes d'outils, c'est-à-dire dupliquer d'une certaine manière les outillages, pour être capables de produire plus. Tous ces sujets sont bien sûr traités dans le groupe de travail que nous avons mis en place avec les DGA, et dont les premiers résultats sortent et doivent sortir tout au long de la fin de cette année. Voilà ce que je voulais vous dire en propos liminaires. Je rajoute pour le compte du GIFAS, que l'arme aérienne, j'ai pas besoin de vous le rappeler, est fondamentale dans la constitution de ce genre de conflit, c'est pas très facile à lire aujourd'hui en Ukraine parce que le ciel n'a pas été maîtrisé par l'un ou l'autre des adversaires, mais qu'en général toute opération terrestre ou navale nécessite d'avoir un contrôle du ciel pour éviter les pertes trop fortes. Donc ça ce sont bien sûr des avions de combat. Le ravitaillement des armées, être capables de déployer des armées, avec tous nos avions de type A400M. Les opérations de soutien aux forces armées sur le terrain, à base d'hélicoptères, à base d'avions de combat. L'espace, le renseignement avec les satellites qui sont des éléments-clés aujourd'hui du champ de bataille, et tout ce qui est avion d'intelligence et de reconnaissance qui sont nécessaires. Tous ces domaines-là intéressent bien sûr l'ensemble des industriels du GIFAS, et sont du domaine de l'excellence de la France. La suite avec les réponses de Trappier aux remarques et questions, quand je pourrai ou si quelqu'un d'autre veut s'y coller.
  8. Patrick

    LUFTWAFFE

    Qui en doutait voyons? C'est le vrai remplaçant du Tornado, et d'un point de vue allemand, il est non seulement légitime, mais parfait dans ce rôle. C'est la fin d'une anomalie historique qui avait vu le F-4 être le dernier appareil américain, très apprécié de ses pilotes allemands au demeurant, et lourdement modernisé au point d'avoir des capacités très avancées, à avoir été en service dans la Luftwaffe. Une fois encore tout ça est d'une implacable logique, et je n'ai aucun doute sur le fait que l'Allemagne ne s'arrêtera pas à 35 F-35 tant ses besoins seront importants à terme. Surtout avec les nouveaux moteurs qui sont dans le pipeline, sans mauvais (double) jeu de mots. Toute la question sera désormais de savoir à quoi s'en tenir en ce qui concerne les Typhoon T2. Le plan pour 110 AESA ECRS mk1 sera-t-il respecté en Allemagne? Que cela signifiera-t-il pour la flotte d'Eurofighters? Etc etc. Ce n'est qu'à partir de là qu'on pourra déterminer si un NGF est seulement pertinent ou possible, et à quelle date.
  9. Est-on certains que ce soit vraiment un mal?
  10. Patrick

    [Rafale]

    En 2002 à peu près 3 si je me soviens bien. En 2022? 13. Lire page 20: https://www.dassault-aviation.com/wp-content/blogs.dir/1/files/2022/07/Conference-de-presse-S1-2022.pdf
  11. Ah non! Tu n'as pas compris! Eux ils sont dans l'OTAN, donc c'est ok! ...quoi? Qu'est-ce que tu dis? "Le pays qu'ils menacent est aussi dans l'OTAN"? ...Ouais non mais bon pffff heu voilà hein baaaaah écoute quoi en fait ahlala, ahlalalalala, mouais hein c'est compliqué, voilà c'est compliqué tout ça tu sais.
  12. Patrick

    [Rafale]

    150 Rafale de plus à l'export étant du domaine du possible entre les xx égyptiens pour monter à "100", les 57 possibles de l'IAF en plus des 26 de l'IN déjà cités, les éventuels 14 serbes... Il est possible qu'avant 2030 on réussisse à dépasser l'Eurofighter en nombre d'avions produits. Ce qui doit rester un objectif symbolique pour asseoir la position de Dassault en Europe dans le cas où une coopération serait possible. Les chiffres, ça parle.
  13. Oui. Et si les russes réussissent à faire passer la fuite pour une attaque américaine sur une installation germano-russe, cette narration leur permettrait de justifier une posture plus agressive vis-à-vis de l'Amérique, en menaçant de s'en prendre aux installations américaines pour rendre la pareille à l'oncle Sam tout en ayant le beau rôle. C'est tout ce qu'il fallait comprendre. Comprends bien que la propagande russe est bien grasse et très naze, et qu'il faut être complètement bouché pour leur faire encore confiance aujourd'hui dans le contexte qui nous préoccupe, mais qu'auprès de leur public, ça marchera très bien. Damnation, c'est donc un coup des hommes-grenouilles d'EDF qui s'en prennent à la concurrence (libre et non faussée)!
  14. Patrick

    [Rafale]

    Si la France se retrouve à devoir remplacer plus d'avions que prévu et plus tôt, et que le NGF ne peut pas sortir "avant 2050" comme dit Trappier, soit dans 28 ans (il y a 28 ans on était en 1994) ça veut dire qu'il y a peut-être de la place pour l'achat en grand volume d'un appareil intermédiaire qui capitaliserait sur certains développements réalisés depuis, et qui ne serait ni un Rafale F5 ou F6, tout en étant moins cher que le NGF. Ça constituerait donc une fenêtre d'opportunité pour le fameux "plan B" de Dassault, qui ne saurait être seulement qu'un démonstrateur, mais bel et bien un avion produit en série. De plus, dans un contexte où la plus grande majorité de ces avions seraient acquis par la France, il n'y aurait virtuellement pas de place pour des partenaires intéressés à un démonstrateur mais pas pour le moment à un achat en série, pour justifier une présence industrielle superfétatoire dans le projet. Garantie que ce serait le GIE et uniquement le GIE qui mènerait la danse.
×
×
  • Create New...