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AIR-DEFENSE.NET

Patrick

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Everything posted by Patrick

  1. Qui en France garderait leur multicam? Les FS?
  2. D'aucuns seraient tentés de dire qu'on ne change pas de capitaine en pleine tempête, mais si le navire se dirige sur les récifs au point que l'équipage saute par dessus bord, ça peut se justifier, si ce n'est pas déjà trop tard.
  3. "aucune personne n'a été blessée". Oui je suis sûr que le carburant ultra giga toxique des fusées n'a absolument pas été respiré par les zouaves qui ont cru que c'était une bonne idée de tirer sur des tonnes d'explosif à même pas 30 mètres... Le niveau, mais le niveau, mon Dieu...
  4. Les origines turques de BoJo qui doivent commencer à déteindre peut-être... Méfiance il pourrait bientôt vouloir annexer la ZEE atlantique française.
  5. Pourquoi ça? Ils sont pourtant bien équipés. Ils ont déjà les marteaux et les clous pour la crucifixion.
  6. Alors pourquoi vouloir à tout prix conserver les B61 américaines prépositionnées et qui ont servi d'argument-massue à l'acquisition de F-35? Il y a un truc qui m'échappe là...
  7. Du krokodil. Âmes sensibles, ne googlez pas... ça fait partie du genre de trucs que la russie ferait bien de combattre sur son propre sol plutôt que chercher des noises à la Norvège.
  8. C'est exactement ça. Et Safran, après avoir revu le train d'atterrissage, ont permis au Tejas naval de se poser sur leur porte-avions.
  9. D'accord avec les deux remarques. Sauf que commencer à se satisfaire de n'avoir pas tout perdu, ce n'est pas une solution d'avenir. Ou alors il faut en parler à l'Ukraine. C'est aussi ma position, mais ce que je veux démontrer c'est que d'un autre point de vue, acquérir nous aussi des F-35 pourrait être recevable, même si ce n'est pas mon point de vue. En effet cela nous forcerait à faire travailler nos hypothétiques F-35 avec nos Rafale (ça pourrait être un élément de négociation avec les USA) et donc à nous permettre de brandir à l'export cette capacité. C'est bien ce que sous-tendait la vision franco-française de l'Europe de la défense. Créer un bloc politique européen. Or, si sa version extrémiste et jusqu'au-boutiste aboutit à une "armée fédérale", si celle-ci est équipée à l'américaine avec des armements US, alors elle ne serait qu'un supplétif des USA. En clair l'inverse de ce qu'elle est supposée être. Et c'est exactement ce qui est en train de se produire du fait des achats de F-35, encore plus qu'autrefois avec les achats de F-16. Avec MADL en responsable principal de cet état de fait. C'est vrai. Mais on le voit avec la liaison 16 en passe d'être considérée comme obsolète, si on a rien à opposer à MADL (ce qu'on veut faire avec ESSOR mais finalement les deux systèmes vont coopérer) alors c'est pas la peine. Les appels du pieds de l'USN pour faire coopérer les Rafale M et les F-35C, ainsi que les futurs serveurs de données du Rafale qui pourront accueillir plusieurs liaisons, vont dans ce sens. C'est un peu l'idée dont je parle plus haut en citant trois grandes familles d'attitudes, indépendance, coopération, ou achats sur étagères, qui sont aujourd'hui plus ou moins mêlées (on pourrait parler de "mix d'acquisition" en référence au "mix énergétique"). La mentalité américaine c'est un peu celle du "wolf pack". Soit on suit le mouvement, la meute de loups, soit on reste derrière. Jouer les loups solitaires dans ce contexte, tout en prétendants être dans la meute par moments, c'est un sacré numéro d'équilibriste. Mais nous y sommes contraints car nous serions relégués à un poste n'assurant plus notre indépendance si nous tentions de rentrer dans le rang. Cette relation ne peut pas déboucher sur quelque chose de totalement fonctionnel et intégré. Donc nous avons le devoir d'assumer notre modèle si nous désirons le porter, et ça passe par une politique d'acquisition jonglant avec des propositions contradictoires. En clair, il ne faut pas avoir peur de dire un jour "oui" à l'OTAN, et de lui dire "non" le lendemain. Ça demande de l'applomb, du sang-froid, et une poker face de compétition ; je ne peux qu'espérer qu'on a ça en stock au MINARM et au quai d'Orsay.
  10. Cette vision est très proche de la manière dont LM attribue des marchés au sein du F-35: l'achat donne le droit de participer à une tombola. On est choisi ou pas. Quand on est pas choisi, c'est le drame. Cas belge. Dois-je mentionner les succès de l'industrie de défense suédoise pour signaler que ne pas être dans l'OTAN n'interdit pas d'être au standard OTAN voire de fixer des standards d'utilisation qui finissent par s'imposer de façon organique? le Carl Gustav, l'AT-4, des matériels OTAN? Non, juste des trucs qui marchent bien et valent leur prix. Il y a des raisons de se réjouir de voir la France vendre quelque chose. Mais: - quand la France vend un truc aux USA c'est généralement que le produit est d'une extrême qualité. Parce qu'être français est un handicap sur beaucoup de marchés. Dont le marché US. - quand les USA décident de jouer contre le produit de référence si celui-ci est étranger, et d'imposer leur standard, ils y parviennent très bien. D'autant plus s'il est français. En clair, se placer dans la position d'une victime potentielle des décisions unilatérales US, en se refusant de penser autrement qu'en tant que fournisseur sur un marché, c'est la garantie de vivre encore de nombreux "AUKUS". Gagner ne suffit pas. Convaincre ne suffit pas. Avoir le meilleur produit au meilleur prix ne suffit pas. Certes nous ne sommes pas les mieux-disants en termes de budget et d'engagement militaire ou sécuritaire auprès d'autres pays, mais nous avons tout de même le devoir, si l'objectif est de maintenir une BITD indépendante (et donc une BITD tout court) de nous équiper de ce que nous produisons, bon an, mal an, sans lier ce critère à des performances commerciales qui peuvent être décapitées en un claquement de doigt par des trublions si ça l'envie leur prend, et sans le lier non plus au fait d'être "OTAN-compatible" ou non. Avec pour objectif l'acquisition d'une indépendance stratégique qui a minima interdit à nos éventuels fournisseurs étrangers de brider les matériels qu'ils nous vendent ou de s'en servir comme levier pour nous forcer à agir selon leurs désirs, de peur que nous décidions de remplacer leurs matériels par les nôtres. Une indépendance qui, par corollaire, sert d'argument de choc pour convaincre du bien-fondé qu'il y a nous suivre. Avec, peut-être, in fine, l'espoir de proposer un modèle qui séduise et amène à plus de stabilité. Tout succès auprès des USA dans ce contexte est donc aussi à considérer comme un geste de bonne volonté à l'égard de leur partenaire français. En coulisses, la guerre commerciale continue, sans pitié, et nous n'avons rien pour y faire face quand nous en sommes les victimes, à part hurler à la mort et rappeler nos ambassadeurs.
  11. Et bien écoute, j'ai répondu pour ma part point par point aux remarques qui m'étaient faites. Je pense avoir synthétisé une pensée explicite quant à ce que m'inspirent les remarques de Burkhard sur les orientations à attendre de notre posture, et donc de notre politique d'acquisition et de maintiens de moyens dans un contexte de revue de notre attitude vis-à-vis de l'OTAN, qui contraste outrageusement avec des propos précédemment tenus par le président lui-même. À partir de là, si ça ne sert à rien que je m'explique, je ne me casserais plus la tête à répondre à ces genre de questions. Tout le monde gagnera du temps, et "on" sera libre de m'accuser de ne pas répondre. Le "blamed if you do, blamed if you don't", ça va deux minutes.
  12. Tout et son contraire comme d'hab. On va bien voir. La posture de "non-aligné" de l'Inde sur l'Ukraine pourrait signifier qu'ils ne voudront pas se rapprocher des USA, mais c'est peut-être aussi tout le contraire qui se prépare, en catimini, pour monnayer cette posture en échange d'un rapprochement. D'ailleurs il y a déjà plein de matériels que l'Inde ne recevra finalement pas de russie (hélicos notamment) et d'autres qu'elle a acquis auprès des USA depuis quelques années. Attention à un AUKUS-bis, puisque la situation risque bien de donner un "winner take all" ou le gagnant emporte aussi le MRFA. Bon vous me direz, ça simplifierait les questionnements de Dassault: on ne resterait pas à Nagpur pour 36 avions.
  13. On parle donc bien de victoires commerciales dans des compétitions commerciales. D'existence sur un marché parce qu'on répond (ou non) le mieux possible à un appel d'offres. Mais selon des standards définis par qui? L'OTAN? Uniquement? Ce n'est pas toujours le cas, et de loin. Souvent l'OTAN est réduite à choisir ce qu'un industriel propose et à vouloir que tout le monde s'aligne dessus. Quand c'est un industriel français c'est une aubaine c'est sûr et il ne faut pas bouder son plaisir, mais dans le cas contraire? L'OTAN ne serait-elle qu'un grand marché à l'image de l'UE? (les premiers systèmes Metravib de détection de départ de coups c'est à l'époque de l'Irak qu'ils étaient montés sur des véhicules américains, et ce malgré les bisbilles franco-américaines. Un ami a connu ce dossier de près) Si on a arrêté le Neuron et les anglais le Taranis c'est parce que dixit les anglais "le besoin a évolué vers un avion piloté". Et tout dernièrement ils viennent d'arrêter le Mosquito et vont probablement prendre des loyal wingmen de Boeing Australia. Même histoire chez nous avec les remote carriers. Sauf les moyens de la turquie, dans notre cas. Détail? Je dirais donc plutôt l'inverse: une mini-OTAN centrée autour des moyens disponibles au sein de l'UE et uniquement de l'UE, et pas nécessairement astreinte à l'emploi de moyens et de réseaux au standard OTAN. Ce serait quand même probablement le cas, mais ce serait une fatalité. Pas un choix. C'est ça l'Europe de la défense, en théorie. Ainsi une opération sous drapeau UE n'aurait pas eu à intégrer les américains qui n'en font pas partie. Sauf qu'on se rend compte aujourd'hui qu'on a rien pour remplacer les moyens procurés par les américains et que cette Europe de la défense servant d'embryon par ailleurs à une armée fédérale dont on parle depuis longtemps, était donc très théorique. Aurait-on ainsi imaginé une armée fédérale européenne, même petite, reposant sur un cloud et des réseaux situés aux USA, sur des matériels pouvant être désactivés à distance depuis les USA, sur une logistique munitionnaire pouvant être coupée depuis les USA? Sur des moyens d'observation satellitaires américains? Soyons sérieux. Une armée fédérale européenne aurait eu de facto vocation à intervenir partout où ce n'est pas chez soi et où une intervention soit justifiée à cause d'une menace sur ses intérêts. Donc pourquoi pas, à terme, un jour, dans des circonstances dramatiques, contre les USA eux-mêmes? C'est ça qu'il fallait comprendre en sous-texte depuis le départ. Le "tous azimuts" à la française, en somme. Or ce dernier point, c'est un tabou. Et c'est bien compréhensible. Donc pour normaliser le modèle, soit il faut accueillir les USA dans le modèle européen, soit il faut accueillir le modèle européen aux USA. Devines quelle option gagne pour le moment au niveau militaire? Pourquoi a-t-on eu ces débats autours des traités de libre-échange? Qui parce qu'ils ont été combattus, ont abouti, au moment ou parallèlement la France a voulu taxer les GAFAM, à ce que les USA nous sanctionnent économiquement? (comme la russie en somme) Ah mais pardon c'était sous trump, c'était une autre époque, le "monde d'avant". J'ai bon? Ne pas laisser l'Ukraine nous aveugler. Pendant ce temps les affaires continuent. On est en plein dedans avec le débat qui nous préoccupe. Les confrontations ne sont pas que militaires. L'OTAN est devenu de facto un moyen d'asservir économiquement des industries de défense européennes. Forcément de temps en temps certains asphyxiés cherchent un échappatoire interne à l'UE: les allemands aimeraient bien que les français leur achètent des trucs pendant qu'eux en achètent aux USA par exemple... les belges compensent un achat de F-35 par un contrat CAMO. Certains autres cumulent achats américains et coopérations. Mais le plus souvent ce sont des achats de confort de matériels jugés comme étant pertinents économiquement, militairement, ou politiquement, pour les intérêts des pays en question, et compatibles-OTAN. On est donc loin d'un modèle d'intégration européen et de la fameuse "préférence européenne", du "buy european act" qu'on aurait aimé imposer. Oui je confonds les deux parce que l'OTAN n'a toujours supposé être qu'une alliance militaire face à l'URSS et rien d'autre. Et c'était très bien ainsi. C'est quand même bien la menace russe qui lui offre une résurrection aujourd'hui. De même, ne voit-on pas déjà poindre (à raison) des débats byzantins à mesure qu'il semble que l'OTAN doive engager aussi ses moyens contre la Chine, d'après les USA? L'UE en revanche est supposée depuis le départ être avant tout une alliance politique garantissant la stabilité sécuritaire en Europe à laquelle il a, depuis le tout début, depuis la CECA, été prévu de parvenir en coupant l'herbe sous le pied aux motifs de guerre en Europe. Cela a abouti à l'accès à un marché commun régi par des règles commerciales semblables (et c'est loin d'être parfait surtout en matière de normes). Faire de l'UE une alliance militaire sur la foi de l'article article 42§7, la clause de défense mutuelle, était un objectif politique découlant logiquement de ce système d'alliance fondé sur des valeurs partagées. Or on peut aussi sortir de l'UE comme le Brexit le montre. Bon. En quoi ce modèle est-il l'équivalent en termes de "système d'alliance", de l'OTAN? Aujourd'hui que partageons-nous, en France, avec la turquie? (ce n'est pas le cas pour d'autres pays de l'UE entendons-nous bien). Irait-on activer de notre côté l'article 5 si la turquie était attaquée par les russes après qu'erdogan ait fait une crise de sénilité? J'ai des doutes que oui. Irait-on activer la clause de défense mutuelle si la Finlande ou la Suède autrefois pas encore dans l'OTAN, ou l'Autriche qui ne l'est pas non plus, avaient été ou étaient aujourd'hui attaquées? J'ai très peu de doutes que non. C'est faisable à condition d'avoir une volonté de faire soi-même par désir d'indépendance, ou de favoriser des pays européens chaque fois que c'est possible. Ce qui n'existe virtuellement plus aujourd'hui puisque le pays qui équipe le plus et le mieux l'Europe ce sont les USA. Donc soyons clairs: tu accuses les autres européens ne pas vouloir du modèle d'Europe de la défense voulu par la France? Et bien oui, c'est exactement ça. Et ils l'ont dit et répété à Macron plusieurs fois. Sans lâcher l'affaire. L'Europe de la défense pour eux c'est l'OTAN, point barre. Donc maintenant on fait quoi? On ressuscite Napoléon avec de la nécromancie à base de chants patriotiques pour aller imposer aux européens le nouveau système Gribeauval à la suite de conquêtes militaires? Ah ben le "tournant russe prend tout son sens du coup! Quand on a raison tout seul c'est comme si on avait un peu tort. Les exemples ne manquent pas. Dans une alliance il faut convaincre, or on est pas convaincants. Donc c'est très bien la volonté française de tout faire en Europe et de s'émanciper le plus possible des USA. Sauf que personne n'en veut et on le voit aujourd'hui. Qu'a-t-on gagné? Justement c'était plutôt l'inverse qui était souhaité: adosser l'OTAN en Europe à la défense Européenne entre pays de l'UE. C'est très différent. Oui tu as parlé de BITD. Base Industrielle de Technologie et de Défense. Donc oui on parle bien de concepteurs, de fabricants et de vendeurs d'armes européens aux prises avec leurs concurrents américains qui oeuvrent pour une autre BITD. Je ne sais donc pas si tu était sérieux ou non en parlant d'autorité politique européenne. Donc on est bien dans un rapport purement commercial où on gagne ou perd des marchés en fonction de ce qu'on propose. Aucune notion d'autonomie stratégique ou de recherche d'une normativité là-dedans. On s'impose parce qu'on vend. Mais est-ce un marché où la concurrence est "libre est non faussée" comme le dit l'adage? Bien sûr que non, et les USA auront toujours une puissance commerciale infiniment plus forte que la nôtre. Et quand ça coince, on trouve toujours quelqu'un pour accuser le chien d'avoir la rage. Même si le matériel et les entreprises concernées sont multinationales au sein de l'OTAN! Cas d'école: le CTA40 franco-britannique vendu à la Belgique qui aurait de facto constitué un standard OTAN dans les moyens calibres puisqu'adopté. Et là patatras rien ne va plus chez les anglais qui ont abandonné la modernisation du Warrior et sont sur le point de se débarrasser de l'AJAX ou de lui trouver un nouveau canon. Je constate aussi avec un certain déplaisir qu'une manière d'amadouer les français est de leur acheter des trucs. Méthode déjà vue à la suite de la décision de ne pas fournir les Mistral à la russie sous Sarkozy, ce qui s'est terminé comme on le sait avec l'affaire des hélicos polonais. Pendant ce temps Sig USA gagne une compétition de l'US Army avec un nouveau fusil et une nouvelle munition qui imposent un nouveau standard (250.000 M5 prévus quand même) auquel tôt ou tard les autres devront s'adapter, typiquement en achetant le produit proposé, afin de rester "interopérables". À quel moment l'OTAN a été impliquée dans la définition du besoin? Jamais. Et pour cause, elle est vue comme étant trop lente et trop bureaucratique. *** Bref. Ramené au FCAS tout ça nous prouve donc que nous sommes sur une trajectoire nous amenant soit: à rester à faire nos trucs OTAN-compatibles dans notre coin qui ne seront pas forcément super intégrés à ce que font les autres, y-compris les autres européens, parce qu'on est pas américains et donc peu capables d'imposer des normes même si ça peut arriver, tout en essayant désespérément de convaincre et de vendre bon an mal an avec toujours l'épée de Damoclès américaine au-dessus pouvant tuer en un claquement de doigts et en une proposition commerciale même nos contrats les mieux ficelés (cas d'AUKUS même si les sous-marins ne volent pas). à tenter de faire vivre un modèle non pas "européen" mais franco-français où on s'occupe de nous en priorité sans aucun regard pour la compatibilité OTAN, ce qui nous amène à une posture dépensière où on essaie de se rendre utiles à une coalition en amenant des capacités que personne d'autre ne propose (cas de nos moyens comme la nacelle Reco-NG, nos satellites d'observation comme Hélios ou de ROEM comme Céres, et notre dissuasion nucléaire) puis de monnayer cet apport en échange de prérogatives. à nous aussi acheter toute la panoplie US sans se poser de questions (F-35, P-8, E-7, MQ-25, ...KC-46 pourquoi pas?) Et tant pis pour notre BITD nos emplois et notre indépendance. Edit: Après, entendons-nous bien: parfois nous avons manqué des occasions en or de conduire des coopérations fructueuses avec les USA, et parfois nous en avons menées au plus haut niveau avec eux (laser Mégajoule/NIF du programme simulation qui est quand même le coeur du plus haut niveau de notre défense aussi bien aux USA qu'en France). Donc c'est bien que c'est possible. Mais pas systématique. Et surtout les USA deviennent eux aussi de moins en moins stables et de plus en plus imprévisibles. Pour l'heure notre posture, dans la tradition du "en même temps" est un mélange de ces trois options, avec clairement une emphase sur les deux premières. Mais la troisième a aussi ses partisans. Mon choix personnel se porterait plus sur la seconde, mais chacun a le droit d'avoir son opinion. Pas nécessairement mais parfois. Et surtout sans qu'on ait le moyen de la défendre si on se voit imposer le fait du prince. Oui c'est un bon exemple. Les actions menées par le département d'état pour empêcher la France de vendre le Rafale sont aussi un bon exemple du contraire.
  14. Le F-22 le J-20 et le Su-57 ont trouvé une solution fonctionnelle avec des trappes latérales. Celle du J-20 étant la plus élégante.
  15. Surtout que les indiens oublient que le pays équipé de Su30 avec une SER de paquebot, ben, c'est l'Inde...
  16. Au prix du missile le Griffon sera moins cher que ses propres armements. Le minimum serait dans ces conditions d'avoir un véhicule dédié, et là c'est retour à la case départ.
  17. Des cocons d'emport auront le même problème. Ou alors il faut changer les armements et tous les furtiviser (air-air et air-sol) ainsi que doter la cellule de pylônes escamotables prenant moins de place que les soutes. Les avions reposant déjà tous sur des trains d'atterrissage cette dernière option n'est pas saugrenue pour ce qui est des emports externes particulièrement sous la cellule. Sous les ailes ça sera plus compliqué par contre. En revanche on sera nécessairement moins discrets qu'un avion emportant tout en soutes. Je ne suis malgré tout pas certain que faire un Mirage 4000-bis en 202x serait perçu comme étant un nouvel avion. Ou alors il faudra qu'il vole bien plus haut, bien plus vite, avec un radar tourné vers le sol, pour engager les furtifs par le haut en restant hors de leur portée. Ça nous ramène vers un MZI46Q. Soit un avion haut-endo atmosphérique. On s'éloigne clairement d'un F-35-like ou d'un F-22-like.
  18. Oui c'est l'impression que ça me donne aussi. Admettons. Mais dans ce cas ça veut dire que parler de "braindead" était hors de propos. Cette expression n'est quand même pas sortie de nulle part. C'est pourtant ce qu'on a essayé de faire en France en prônant ce modèle UE plutôt qu'OTAN. Il peut pas y avoir deux shérifs en ville. Le "on" c'est surtout la France, pas vraiment les autres européens, ou alors sporadiquement ou dans des domaines spécifiques. Or le "modèle français" est ignoré ou rejeté en Europe. Quand on vend un matériel ou un réseau on les vend parce qu'ils sont fonctionnels et attractifs, pas parce qu'ils relèvent d'un "modèle" purement politique permettant l'avènement d'une "défense européenne". On nous a même longtemps reproché que nos matériels, surtout le Rafale d'ailleurs, n'étaient "pas compatibles OTAN" ce qui était faux en plus d'être ridicule. C'est très différent en ce qui concerne les ventes de matériels américains. Ceux-ci sont vendus autant pour leurs performances que parce que les américains vendent leur modèle de force et leur modèle politique avec, plus tout ce que ça englobe (compatibilité des matériels et des normes, accès aux réseaux, participation aux opérations conjointes à un bon niveau qui permet lui-même de justifier des crédits par la suite). À condition malheureusement qu'elle ait les moyens d'exister. Or je ne vois toujours pas pourquoi les entreprises US devraient bénéficier des fonds européens de défense par exemple. D'autre part, de quelle autorité politique européenne indépendante s'agit-il? Élue par qui? Assujettie à qui?
  19. Et aux vitesses auxquels sont supposés être tirés ces missiles les gouvernes déployables sont supposées être hors de propos contrairement aux missiles surface-air dérivés de missiles air-air. Donc on en revient au gros avion si on veut avoir des soutes, comme présenté jusqu'ici dans les vues d'artistes? Il n'y a pas d'issues? Ben justement. Quoi d'autre? Si tu veux quelque chose de différent c'est un avion proche-espace ou spatial qu'il faut envisager.
  20. Ça tombe bien, j'ai une question sur les deux canons, je me suis justement demandé récemment quelle architecture permettrait d'en mettre deux dans une tourelle. À vue de nez il serait intéressant de simplement "retourner" le canon et son mécanisme d'alimentation, mais je ne sais pas si c'est techniquement possible. Les deux options que ça ouvrirait seraient d'avoir: les deux canons au centre côte-à-côte, l'un retourné pour que les obus du canon de droite soient placés le long du flanc de tourelle droit, et ceux du canon de gauche le long du flanc gauche, les douilles tombant au milieu. les deux canons écartés l'un de l'autre vers les flancs de la tourelle, et les deux carousels de munitions situées au centre de la tourelle côte-à-côte, les douilles éjectées à l'extérieur. La première option a l'avantage du blindage de flanc et de laisser de la place au centre de la tourelle pour un ou des opérateurs permettant notamment un rechargement plus aisé. La seconde option a l'avantage de libérer une place importante au centre entre les tubes pour par exemple y installer un radar d'engagement ou une optique qui ne protubèrent pas sur le toit de tourelle. Quelle est ton opinion? (références visuelles pour ceux qui en auraient besoin)
  21. Quelle est la source? Ça commence à faire pas mal de Mirage 2000 en France en comptant ceux de Procor. Si d'autres se joignent à ce petit stock, il pourrait y avoir de quoi rénover un paquet de cellules avec des équipements plus modernes. RDY3 et MICA pour commencer. À condition que quelqu'un ait l'argent pour payer bien sûr.
  22. Pas d'inquiétude voyons des officiels allemands ont encore répété récemment qu'ils les mettront à la benne dans 10 ans pour prendre des MAWS à la place. Et si on ne les croit pas on est un conspirationniste fou doublé d'un nationaliste. Ah non pardon ça c'était il y a 2 ans... depuis même les optimistes ont tourné casaque.
  23. Il est vrai que 10km c'est un peu léger vu la taille du truc. Ou alors, une double impulsion pourrait-elle faire le job? Éjection à froid, Booster, phase ascendante, déploiement d'une voilure et vol plané, puis booster à nouveau pour la phase d'attaque à forte vitesse et manœuvrabilité? Ça pourrait être intéressant et offrir une solution entre-deux amenant à la fois des avantages de la munition rôdeuse et du missile. Par contre toute récupération serait impossible. Donc prévoir éventuellement une autre munition de même facteur forme mais réellement rôdeuse et récupérable cette-fois ci, propulsée par un petit moteur électrique à hélice? Avec 1.86m le Mistral est peut-être un peu trop long pour passer en hauteur à l'arrière de la caisse d'un Griffon mais il y a de l'idée en effet. Reste la question du coût unitaire de ces munitions qui est le sujet de débat à garder en mémoire. Quand il y a déjà une solution MMP et MHT qui arrive, pourquoi investir à nouveau dans quelque chose d'autre?
  24. À condition que l'avion soit léger lui aussi et ça risque d'être compliqué s'il doit avoir des soutes. Pour un engin 60 à 70% plus lourd qu'un Rafale (16 tonnes) comme est supposé l'être le NGF, ce serait trop limité de s'en tenir à 220kN (46% de poussée supplémentaire par rapport aux 12x75kN du M88). La clientèle export également voudra plus, même si les questions de vitesse de croisière, de consommation, de vitesse ascensionnelle, devront rester déterminantes. On a eu tellement de soucis avec des gens qui voulaient que le Rafale pousse plus fort et ne le prenaient pas au sérieux à cause de ça pendant des années, surtout par temps chaud... Et puis il y a l'emploi d'une cellule furtive de formes qui lui aussi va peser sur l'aérodynamique. Donc on est un peu condamnés, si on veut réellement faire un Su-57/J-20/F-22-like ou un F-35-like, enfin un truc tout carré à la mode, à avoir des moulins qui poussent plus fort que ça. Il est même probable qu'un seul NEFE doive à terme pousser aussi fort que 2 M88. Le F-119 est à 156kN après-tout, et il a plus de 30 ans. Mais ça c'est uniquement si on fait un gros avion à mi-chemin entre le F-35 et le F-22. Il y a en effet d'autres façons de gagner de la place en cellule, à commencer par faire la chasse aux voilures de missiles et opter pour des corps portants. Ça permettrait d'offrir la même chose, dans des volumes plus compacts que ceux réclamés aujourd'hui par l'emport de munitions pompant un volume délirant à cause de leur voilure. Les américains n'ont pas proposé autre chose avec CUDA puis Peregrine pour le F-35 (dont on est en sans nouvelles) ou bien avec la SDB qui elle est opérationnelle.
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