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AIR-DEFENSE.NET

Patrick

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Everything posted by Patrick

  1. Ça le restera si et seulement si personne n'est lésé injustement ou de façon indigne. C'est vraiment pas dur à comprendre... Voilà. Enfin tu sais, vu que pas mal d'Ukrainiens répètent en boucle que "sans la Russie/la corruption/les oligarques/etc" ils seraient "comme la France" il ne serait pas surprenant que la même trajectoire soit suivie et qu'émerge un "De Gaulle" ukrainien. C'est d'ailleurs déjà ce qu'est Zelensky d'une certaine façon. L'homme providentiel, le chef de guerre, celui qui met tous les partis d'accord... On ne peut pas nier qu'il a une figure d'homme fort, voire d'autocrate pour ses contradicteurs, voire de "despote éclairé", et même, au sens russe du terme qui n'est pas péjoratif par essence dans leur culture, de "dictateur". Dans "serviteur du peuple", sa série TV, il y avait même un passage qui citait le prix du viaduc de Millau pour illustrer la corruption endémique en Ukraine en comparant avec un projet d'infrastructure local équivalent. Et puis, le nucléaire, la production céréalière... les ukrainiens ont plusieurs raisons de rechercher la comparaison. C'est d'ailleurs un levier culturel et diplomatique sur lequel on devrait appuyer fermement en France.
  2. Ces rappels sont importants et intéressants, mais tu es en train de confondre Zelensky et les ukrainiens. Si ce que tu mentionnes cherche à être normalisé par ses architectes, cette fois il y aura un pays entièrement en armes, des flingues accessibles présents absolument partout notamment parce qu'ils ont été distribués comme des petits pains dès le début de l'invasion, et des hommes rompus au combat et passablement endurcis physiquement et moralement, qui seront présents pour mettre dehors tout individu qui chercherait à leur faire une poutine à l'envers. C'est la rançon de la mobilisation. Et ça sera une autre limonade que les croix de feu chez nous ou les vétérants de la war on terror aux USA, j'en ai peur. Alors si qui que ce soit dans l'entourage de Zelensky imagine que ces réformes vont passer comme une lettre à la poste dans l'APRÈS-guerre, alors qu'elles vont concerner chaque partie du peuple, une fois que les forces vives pourront se tourner vers de nouveaux objectifs, et qu'il ne va pas au contraire falloir entamer une reculade à vitesse V sur tous les fronts sociaux, et bien ces gens se fourrent le doigt dans l'oeil. Les ukrainiens ne se battent pas pour leurs dirigeants mais pour leur pays. Si Zelensky devient l'incarnation d'un poutine national, alors ce sera un nouveau Maïdan géant, mais cette-fois avec des régiments entiers constitués de frères d'armes aux liens indéfectibles forgés dans la peur, la violence, la douleur et la mort, prêts à se lever eux-mêmes contre un ennemi intérieur comme ils l'ont fait pendant Maïdan et par la suite. Phénomène encore facilité par les réseaux informels d'échange et de partage de matériels présents en parc qui se sont développés entre organisations armées militaires ou para-militaires sans avoir besoin d'un pouvoir central qui au contraire a tendance à faire de la rétention de matos, ce qui lui a d'ailleurs été reproché il y a quelques mois, et qui démontre une capacité de groupes de militants à s'organiser de façon décentralisée. Donc croire une seconde que les ukrainiens moyens vont accorder un blanc-seing à un potentat parce que "guerre", parce que "pays ravagé" ou parce que "reconstruction", c'est aller très vite en besogne. Croire que si le SBU devient un FSB au service d'un pouvoir dictatorial ils ne subiront pas le même sort, relève de la même logique. Croire enfin que ce pouvoir central ne se verra pas reprocher tout affaiblissement du pays par son intansigeance à manquer de respect à la constitution et au peuple, et ne sera pas immédiatement et rapidement associé au poutinisme le plus abject, est encore une fois une vue de l'esprit. Les errements seront tolérés tant que l'Ukraine gagne. Dans le cas contraire, le contrat tacite qui évite jusqu'ici l'agitation sur le front social, sera rompu. Bref, à ta place je ne m'en ferais pas trop. Il y a de plus désormais assez de chefs militaires compétents et connus pour foutre un éventuel dictateur dehors et être légitimes à forcer une résurgence constitutionnelle. Et surtout: de la confiance en soi au sein de tout un peuple qui se voit faire chanceler une russie avec des moyens de bric et de broc, mâtinée d'une tolérance très faible à l'égard des beaux parleurs. Les dynamiques du pouvoir ont totalement changé. Alors un Ianoukovitch-bis entouré de sa troupe d'oligarques, tu parles qu'il se feront dégager... Et je ne vois pas l'OTAN l'Europe ou les USA refuser de soutenir l'Ukraine parce que les ukrainiens auraient eu l'audace de réclamer que le droit et la constitution soient respectés... Notamment parce que même si "certains" leaders au sein de ces pays seraient prêts à suivre cette narration, ce ne sera pas le cas des congrès, des assemblées, et des chambres qui restent garantes du pouvoir au sein de ces démocraties... Une rançon, là encore, de la recomposition des paysages politiques observée au sein de ces pays occidentaux au cours de la dernière décennie. Sauf bien sûr à rejoindre une vision poutinienne du conflit. Mais je doute que cette nouvelle injonction contradictoire très 1984-ienne soit acceptée sans coup férir par des populations "un peu" excédées par le grand-huit émotionnel qu'elle subissent année après année depuis la crise de 2008. La rançon là encore de la recherche permanente d'un consensus social de circonstance.
  3. Dis ça à Trappier dont le discours à ce sujet laissait particulièrement peu de doutes sur le fait qu'il traçait les mêmes parallèles? "Nous refusons la sujétion".
  4. Patrick

    LUFTWAFFE

    C'est ça que tu cherches sans doute: Mais cherche "Gerhartz" avec l'outil de recherche du forum. C'est pas la première fois qu'il est cité. Il est très influent. Florilège:
  5. Félicitations maintenant comparons les chargeurs auto du Leclerc et celui mis au point par Rheinmetal. KMW n'en a toujours pas au catalogue en 120mm et +. Pourquoi? L'excuse de dire l'artillerie c'est Rheinmetal ne peut pas tenir si dans le même temps il reproche à Rheinmetal de faire cavalier seul avec son KF51 qu'il taxe de powerpoint en 3D alors que le produit affiche justement une forte maturité pour tenter d'emporter des marchés. Repenser aussi à la modernisation Challenger 3 centrée autour du 130mm et d'un chargeur auto proposée aux anglais... Et d'ailleurs plus loin dans les tweets il dit bien que la Pologne a opté pour le K2 sud coréen. Or la tourelle du K2 en termes d'architecture et de philosophie générale, c'est une copie directe du Leclerc, surtout le chargeur auto, et non pas du Leo2. Bref. C'est offensif et je ne lui en voudrait pas de défendre son bout de gras, mais qu'il n'enterre pas trop vite son "partenaire" Nexter, ça pourrait lui jouer des tours. Allez, le cirque continue.
  6. Les saouds qui nous envoient chier dans le naval? Mouais. edit: article complet: En clair rien de vraiment concomitant, ces rumeurs ça fait des années qu'on les entend, chez nous rien n'a été fait pour l'accompagner, et on se demande d'ailleurs pourquoi aller jouer ce pitoyable spectacle tragi-comique sur les droits de l'homme quand dans le même temps on fricote avec d'autres régimes pas plus recommandables, à commencer par les EAU et le Qatar justement... La posture française est illisible, c'est aussi simple que ça. Il ne faut pas s'étonner de perdre des marchés dans ce contexte. Ou alors on est contraints à cette posture du fait de pressions reçues de l'étranger qui nous empêcheront de prendre pied sur les marchés concernés même avec la meilleure volonté du monde, auquel cas perdu pour perdu autant tout envoyer bazarder... Oui mais il faut encore que les concernés arrivent à faire ce qu'ils sont censés faire, et c'est loin d'être gagné justement. Il est fort probable que l'assessment des capacités des partenaires aboutisse à quelques notes bien senties adressées à l'Elysée et à qui de droit expliquant que si l'objectif est de faire un avion ayant 40 ans de retard en 2050, il faut surtout bien continuer comme ça... Le Rafale pendant ce temps continue son bonhomme de chemin, et PERSONNE dans l'AAE n'acceptera une régression niveau capteurs particulièrement. Ça veut dire que la barre est placée assez haut. Souvenirs émus de l'affaire OHB -Thalès dans les satellites Galileo. Suivez mon regard.
  7. Justement ça peut être plein de choses différentes. Oui, haute altitude et longue endurance avec supercroisière à mach ?, ainsi que de courtes périodes de vol à plus de mach 5 pour donner une impulsion à des armements spécifiques leur permettant d'aller très loin malgré une taille réduite. L'objectif pourrait par exemple être d'émuler, sur des distances bien plus grandes et sans ravitaillement en vol, ce que furent certains vols de Mirage IVA/P. Par exemple permettre en un seul vol, bien plus rapidement, et sans posé, des missions type Heifara Wakea, avec délivrance d'une arme à l'arrivée. En gros, une sorte de "global prompt strike" à la sauce française. Oui ou comme Vehra qui a été longtemps "vendu" par Dassault qui espérait un financement pour une navette européenne. Or tout dernièrement est sortie l'info selon la lettre A, que Dassault travaillerait sur un business jet spatial pour 2040, nom de code "Astrée". https://www.lalettrea.fr/entreprises_defense-et-aeronautique/2022/11/18/avec-astree-dassault-se-positionne-sur-le-creneau-de-l-aviation-spatiale-d-affaires,109866015-art Et tu peux être sûr que ce qui est développé pour le secteur civil donnera lieu comme d'habitude à un ensemble de technologies duales destinées à être réutilisées dans le militaire. Voler trop vite et trop haut pour la plupart des systèmes de défense AA, pouvoir essouffler les armes assaillantes en manœuvrant pour leur faire dilapider leur énergie, mettre en oeuvre des armes elles-mêmes hypersoniques, voir le champ de bataille par le haut et pointer vers lui des radars plaque larges et puissants avec une excellente résolution, à l'instar du radar de cartographie du Mirage IV, pour précisément déceler les moyens de l'adversaire, et même, prosaïquement, voir les autres aéronefs d'en-haut, aspect sous lequel leur SER est bien plus élevée qu'en frontal. Moi et bien d'autres nous en avons en effet parlé quelques fois, par contre pour retrouver un post vraiment synthétique je suis un peu embêté. Je n'ai moi même strictement aucune opinion sur la faisabilité d'un appareil haut-endo ou bas-exo atmosphérique surtout du point de vue de la motorisation. Je suis par exemple dubitatif sur le moteur "Sabre" des britanniques, peut-être à tort. Le concept même de l'avion spatial me pose plein de questions. Tout au plus admettrais-je que passer "dans l'espace" au-dessus de la frontière physique admise délimitant les espaces aériens nationaux, serait un énorme avantage pour la mobilité stratégique d'un tel moyen, et un argument qui à lui seul justifierait de développer une solution afférente, car elle libérerait l'avion des contraintes liées au respect des frontières. Mais cette limite parfaitement administrative pourrait très bien sauter à l'avenir. De même, physiquement, se limiter à 100km serait passablement cavalier, avec un risque qu'il existe à l'avenir une "no-man's altitude" trop peu pratique pour s'y aventurer sereinement, trop basse et donc trop vulnérable aux armements ennemis, et avec encore trop de frottements ralentissant inutilement l'appareil, ce qui condamnerait tout engin souhaitant utiliser le bas exo-atmosphérique à devenir de facto un vaisseau spatial avec corps de rentrée, plus qu'un avion spatial single stage to orbit au sens auquel on le conçoit dans l'imaginaire collectif. Cela nous amènera nécessairement vers des engins dronisés type X-37B plus que vers des avions pilotés ne pouvant rester en l'air qu'aussi longtemps que leur permettraient les limites physiologiques de leurs pilotes. Cependant, Dassault, avec Astrée, semble bien vouloir vendre une solution de transport de passagers point à point. Donc il y a fort à parier qu'il s'agisse bien d'un SSTO ou d'un Vehra-bis dans leur esprit. Une contrainte cependant: le posé, avec des risques de déroutement qui imposeront un contrôle aérodynamique total en phase de vol aérobie, et demanderont l'emploi de solutions comme celles observées sur Bourane, qui était capable de vols atmosphériques de pur convoyage grâce à une paire de turbofans, lesquels devraient dans le cas d'une solution commerciale, être rétractables pour les protéger, au même titre que le train d'atterrissage. Je verrais donc bien à titre personnel un mistel Vehra-like, avec une navette portée en piggyback par un appareil lourdement motorisé électriquement par des open rotor de Safran, semblable au Stratolaunch américain de par sa taille (un créneau pour une coopération avec Antonov?) et amenant sans aucune émission de CO2, grâce à ses batteries électriques possiblement cumulée à une pile à combustible à hydrogène, à très haute altitude mais pas nécessairement à haute vitesse ni à une grande distance, une navette elle-même propulsée par un mélange LoX + H. Puisque l'un des objectifs poursuivis par Dassault est vraisemblablement de s'affranchir des contraintes environnementales futures pour continuer à faire de l'aviation d'affaire, sachant que les SAF (Sustainable Aviation Fuel) ne seront pas éternellement une solution, ce qui imposera le zéro émissions et donc les solutions hydrogène-oxygène, le méthane étant amené à être lui aussi banni, comme l'est déjà l'hydrazine par exemple. Restera la question du coût, de l'acceptation sociale, des contrats opérationnels et des cahiers des charge réclamés par les militaires, du "business plan" surtout international, et de la sécurité, parce qu'il faudra bien entendu protéger les passagers et les équipages efficacement. Ça fait beaucoup de sujets à traiter.
  8. Ils proposaient un Type 216 en Australie, et désormais proposent un 212 CD aux Pays-Bas. Ce dernier sous-marin se positionne clairement sur la même ligne que le Shortfin Barracuda lui aussi proposé aux Pays-Bas dans une version franco-française cette fois: un gros SSK avec beaucoup d'équipements et une forte distance franchissable. Or je suis prêt à parier qu'une offre allemande pour l'un ou l'autre design part déjà avec plusieurs longueurs d'avance sur toute offre française équivalente ou non (le Type 216 vendait 10400 miles nautiques, mais le Shortfin lui en promettait 18000). Encore une fois il faut rappeler qu'alors qu'AUKUS se jouait et laissait une France flouée, au même moment l'Australie signait avec l'Allemagne une coopération dans le renseignement spatial! Ça ne te met pas la puce à l'oreille sur les pays qu'avait décidé de privilégier l'Australie pour ses "partenariats stratégiques"? Je pense qu'il faudrait un cataclysme géopolitique pour qu'une offre française redevienne compétitive sur le marché australien. Les histoires de "la France a plein de ressortissants dans le Pacifique blabla, on est des alliés blabla, c'est une puissance qui compte dans la région blabla", c'est du flan complet. Regarde les déboires du NH90 et du Tigre, présentés là-bas comme des hélicos français. Il y a une défrancisation en cours sur plusieurs marchés, et l'Australie est concernée, c'est un fait. Enfin bon... Une récente vidéo de notre Xav national et local, présentant ce qui pourrait être le concurrent de l'offre Shortfin Barracuda sur plusieurs marchés:
  9. Et pourtant l'opinion publique australienne n'accepterait jamais de s'être fait enfler de 500 millions pour voir ensuite les français revenir comme des fleurs avec la même proposition commerciale. Pour tout gouvernement australien quel qu'il soit ça confinerait au suicide politique de proposer un truc pareil. Il y aura de nouveaux sous-marins conventionnels en Australie, c'est une quasi-certitude, mais ils ne seront pas français, sauf cataclysme géopolitique. Certes on pourrait argumenter que l'Allemagne étant cul et chemise avec la Chine, l'Australie ne devrait pas voir d'un bon œil un achat auprès de TKMS, mais la proposition allemande était la seule qui soit assez crédible pendant la compétition, et c'était aussi la plus proche de la proposition française.
  10. Patrick

    [Rafale]

    Peux-tu nous dire ce qui a changé en mieux? Si ça ne t'oblige pas à écrire un article scientifique bien sûr.
  11. Et donc notre désaccord porte sur le fait que tu ne penses pas que le versement de cette indemnité soit destiné non seulement à solder les comptes au niveau juridique entre l'Australie et Naval Group, mais aussi à clore tacitement d'état à état une relation entamée des années plus tôt et ayant pour socle la fourniture de sous-marins, relation qui a été malmenée autant par les USA + UK bien décidés à dégager la France de ce marché, que par les paroles peu amènes de JYLD et d'à peu près toute la classe politique française dans la foulée, c'est bien ça? Et bien une fois encore je ne vois pas comment après cet épisode on pourrait revenir sur le marché australien avec une nouvelle offre. Faudrait-il remettre cet argent dans la balance en gage de bonne volonté? Les australiens accepteraient-ils de s'être fait enfiler d'un demi milliard par ScoMo et de laisser revenir les français sans autre forme de procès? Cette somme serait-elle à considérer comme un surcoût? Un bon gros mic-mac. Je trouve infiniment plus crédible le fait qu'il ne s'agisse que d'un très diplomatique "prend l'oseille et casse-toi". Et une fois encore: personne n'est venu au secours de la classe Attack du côté australien quand il aurait fallu le faire. Ni la Navy, ni aucun politique, rien ni personne. Accepter plutôt que renégocier quelque chose de différent nous aura encore plus fait passer pour des gens avec qui il ne faut justement PAS envisager un partenariat stratégique du tout... Si c'était juste une histoire de contrat et de pognon. Surtout dans un contexte où l'Australie avait le droit de se rétracter.C'est pour ça que je parle de consensus de leur côté... À la rigueur ça pourrait nous motiver à commander un Shortfin conventionnel à NG pour avoir, au même titre que l'Adroit à l'époque mais avec un navire bien plus cher, une vitrine commerciale exploitable militairement pendant quelques années afin de démontrer la maturité et la pertinence de la solution. Je suis favorable à cette solution pour des raisons déjà évoquées (communauté avec les SNA Barracuda notamment, possibilité de faire de l'écolage, moyen aux capacités nominales assez proches de la version SNA pour des missions de protection de l'île Longue ou en eaux vertes...) même si je sais que d'autres forumeurs ont de bons arguments contre cette idée. Mais pour parvenir à un tel dénouement, il faudrait d'abord allonger un bon paquet d'oseille en premier lieu EN PLUS des 500 milliards reçus en dédommagement, et ça l'état n'est pas prêt à le faire malgré le fait que le Shortfin concoure dans plusieurs compétitions internationales ou soit proposé comme produit commercial (Indonésie, Pays-Bas...)
  12. ScoMo s'est fait virer mais ensuite la proposition française a été clôturée en bonne et due forme avec paiement d'indemnités. Je ne dis pas qu'elle est morte-née, je dis que ces sous-marins ne seront plus que probablement pas français. Nuance. Certes, on ne sait jamais, mais pour moi cette affaire entérine le rejet de l'offre française de manière générale, pas seulement d'un type de propulsion ou d'un fabricant en particulier. Il va de soi que les australiens auront besoin d'un type plus moderne et plus discret pour remplacer les Collins et aller fureter en mer de Chine si tel est leur désir, et que ce type ne saurait être un SSN US, du moins pas avant un certain temps. Mais ce nouveau SSK ne sera, très probablement, pas produit par Naval Group. Ou alors ça voudrait dire qu'il y a eu un développement TRÈS violent des affaires du monde qui rende à nouveau l'offre française compétitive. Je rappelle à toutes fins utiles que le Shortfin Barracuda avait gagné l'appel d'offre, dont ses parties technique, financière, ainsi qu'ayant trait au retour industriel local, et que Naval Group n'ont pas pour habitude de mentir sur les performances de leurs matériels ou celles de leurs équipes, en témoigne l'odyssée du soudage de la Perle et du Saphir.
  13. Pour être tout à fait honnête l'Allemagne demande bien plus de choses que la Suisse sur le soutien et les armements. Mais du coup ça rend aussi la narration "c'est juste pour les armes nucléaires" complètement fantaisiste. De plus ça rend aussi de moins en moins crédible l'idée selon laquelle elle se contentera de 35 avions. Certes les 85 Tornado pourraient être remplacés par les 38 + 15 Eurofighter + les 35 F-35 (88 avions) mais n'oublions pas qu'à l'origine les 38 Eurofighter Quadriga sont censés remplacer les 33 T1 envoyés à la casse après 2500h de vol comme leurs homologues britanniques, ainsi que quelques avions victimes de l'attrition, accompagnés des 15 ECR, micro-flotte elle aussi sujette à débat. Le problème de l'Allemagne c'est qu'elle arrive bien trop tard en tant que client dans le programme F-35 pour pouvoir réclamer un transfert de workshare. De même, en comparaison de sa richesse, cet achat est un achat de confort plus qu'autre chose. C'est probablement pour ça que les relations avec la France passent constamment du statut de plan B à celui de plan A. En témoignent les avancées récentes autour du FCAS. Tout cela est vraiment une partie de poker menteur doublée d'un Mexican standoff. Je trouve ça amusant notamment parce qu'on peut, en France, sortir de la table à tout moment.
  14. Je n'ai absolument RIEN compris. C'est quoi ce truc surréaliste?
  15. Le "turc mécanique" fait des progrès, maintenant il n'est plus directement dans l'engin. https://medium.com/idcampus-stories/le-turc-mécanique-ou-lart-du-prétotypage-5003f397c3c
  16. Et je réitèrerai autant de fois que nécessaires qu'Albanese a entériné le divorce, que les indemnités ont été payées, et que par conséquent il n'y a pas eu de volonté généralisée en Australie de faire revenir la France dans le jeu, en se cachant derrière ces procédures pour dire que c'était impossible. Mais rien n'est impossible à ceux qui le veulent vraiment. En témoignent les tentatives françaises de revenir avec des contre-propositions, qui arrivent bien trop tard. C'est l'offre de partenariat sécuritaire française qui a été rejetée, l'idée d'un partenariat stratégique tout entière, et non pas seulement l'offre commerciale de Naval Group. Les raisons sont multiples, surtout géopolitiques, mais en aucun cas elles ne sauraient être balayées d'un revers de main. Choisir de tout mettre sur le dos de ScoMo est non seulement facile et aisé, mais surtout beaucoup trop pratique. Les dernières révélations sur son hybris et sa volonté de verrouiller plusieurs postes ministériels sous ses ordres ne font que renforcer cette narration, qui ne sert qu'à enfumer les gens qui auraient l'ingénuité de se demander pourquoi ses décisions quant aux sous-marins n'ont pas encore été annulées. Mais bon, après, si ça vous permet de mieux dormir la nuit, pensez ce que vous voulez.
  17. S'il n'y avait eu que lui pour le flinguer on en serait peut-être pas là. C'est bien parce qu'il y a eu consensus que la France s'est fait dégager de ce marché.
  18. Et pourquoi pas un "buy french act", ou "loi sur l'achat en France" en bon français, pour commencer en ce qui concerne le régalien en France? (équipement des ministères, collectivités, etc)
  19. Très surpris par la présence des montants verticaux bien visibles dans les entrées d'air. La dispersion des ondes incidentes et rampantes est sans doute exceptionnelle pour qu'ils aient pu se le permettre, parce que normalement ce genre de structures ne sont pas les bienvenues. On aperçoit aussi un léger "bump" rappelant la "bosse" d'une entrée d'air sans piège à couche limite (mais on a ici affaire à un engin subsonique donc ce ne serait pas très utile). Le B-21 est supposé être bimoteur et propulsé par une paire de F-135 (ou de XA-100/101?) sans post-combustion donc ces montants verticaux ne sont pas des séparateurs entre réacteurs, comme ce qui peut être observé dans les nacelles-moteurs du B-1B. Ils séparent le flux destiné au réacteur, d'autre chose. Je mets donc un billet sur le fait que les séparateurs témoignent de la présence de deux grosses prises d'air accolées aux deux manches à air, destinées au refroidissement des moteurs par l'extérieur avec un flux d'air enveloppant, mais aussi du reste de la cellule, de son électronique notamment. Les entrées d'air en S vers le dessus, très marquées, témoignant probablement aussi de la présence de tuyères en S, j'en déduis que le B-21 sera très discret dans l'IR, une gageure pour faire face notamment à la détection par satellite qui va se généraliser.
  20. J'ose simplement espérer qu'on ne sacrifiera pas Nexter pour plaire à rheinmetal.
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