Lame

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  1. Et bien, je crains que la situation soit pire que tu ne le crois: 1) Les institutions européennes et la majeure partie des Etats membres attendent simplement que Trump soit remplacé par un président américain "normal" càd donnant l'illusion d'être alliés des Européens, de se préoccuper d'eux et surtout plus respectueux du multilatéralisme et porté sur le libre-échange à tendance anarchocapitaliste (Alena, TAFTA, etc...) En réalité, comparé à ses prédécesseurs, Trump est surtout plus franc qu'europhobe. Les Américains ont commencé à privilégier leur relation avec l'Asie avant son élection et il n'a fait que suivre une tendance. 2) Il n'est pas dans l'ADN des institutions européennes de lutter pour autre chose que le libre-échange à tout prix. Voir les traités inégaux négociés à l'OMC. Donc, pour ce qui est de se défendre… Les Tibétains sont plus combattifs... 3) Il ne faut pas sous-estimer la mouvance eurasiste de l'UE. Les partis d'extrême-droite et même une partie de l'extrême-gauche européenne s'entendent très bien avec Putine. Certains exécutifs nationaux se rapprochent de lui et les sanctions imposés à la Russie ne sont pas critiqués que par des extrémistes ou des populistes. Le rapprochement avec l'OTSC n'est pas absurde pour tout le monde. 4) Est-on bien sûr que Trump désapprouverait un rapprochement UE/OTSC? Il ne veut plus de l'OTAN et Putine a pire adversaire (c'est un euphémisme). En fait, on peut même se demander si Trump n'aspire pas à la création d'une bloc eurasien allant de la manche à l'Atlantique, afin de prévenir toute forme d'expansion chinoise en Sibérie. Pour Trump, l'ennemi, c'est la Chine en son OCS plutôt que la Russie en son OTSC. Après tout, c'est la Chine qui est en train de rattraper les USA dans le secteur numérique, pas la Russie et c'est Shenzhen qui menace de supplanter la Silicon Valley, pas Akademgorodok.
  2. Bienvenue, Thibault2845. Au fait, combien de Thibault y a-t-il au total?
  3. C'est absurde. Les systèmes économiques capitalistes et non capitalistes sont perfectibles. Voici ma vision des causes de l'échec de l'économie socialiste en URSS que j'avais exposé sur ce site: Comme tu peux le constater, je ne suis pas un capitaliste sectaire qui pense qu'il n'y a aucun espoir hors du capitalisme. Je suis capable d'ouverture d'esprit. Et toi aussi. La preuve: Les capitalistes qui trouveront cela punitifs, ce sont les ultralibéraux. Les partisans d'un capitalisme réglementaire comme moi n'y voit aucun inconvénient: la survie du plus grand nombre passe avant les possibilités d'enrichissement d'une minorité de nantis. Comme d'autres l'ont déjà compris, je ne suis pas contre le caractère capitaliste de l'économie mais je rejette le libre-dumping, le gaspillage, l'usure salariale, le court-termisme, etc... Je t'épargnes la liste des ignominies qui peuvent être commises par les "koulaks". Avec une démocratie authentique et des coopératives (ou mieux des entreprises multisociétaires comme les SCIC), beaucoup de problèmes sont déjà réglés. Je suis clairement contre le minarchisme ou, pire, l'anarchocapitalisme mais je n'ai pas oublié comment certains dirigeants soviétiques ont exploité leurs administrés ou les ratés de la gestion de l'économie dans les Etats socialistes. Donc j'essaie de m'attaquer autant que possible aux problèmes, pas à des boucs émissaires, par exemple le caractère capitaliste de l'économie: J'adhère à beaucoup de proposition avancées par Bubzy en matière de décroissance.
  4. Mais qu'est-ce qu'un système économique "sain", d'abord? Tu peux définir la notion? Il n'existe aucun système économique qui ne connaît pas les problèmes de fond cité ici. Je ne peux pas plus te cite un système économique capitaliste exempté de ses problèmes que tu pourrais toi-même citer un système non capitaliste qui l'est lui-même. La discussion portait en principe sur l'effondrement et la façon de l'éviter. Le problème n'est donc pas d'opter pour fonder ou non sur la planification économique ou collectivisation des moyens de production, puisque ni la libre-entreprise ou la planification, ni la titrisation des capitaux ou la collectivisation n'adaptent mécaniquement une économie aux impératifs du développement durable. Justement, c'est hors sujet et j'avais espéré pouvoir parler de ce qui contribue à la survie et la résilience, pas perdre mon temps à débattre de l'opportunité de recréer les républiques populaires.
  5. D'après l'article ci-dessus, la Chine n'a pas clairment interdit le libra. La monnaie est sous surveillance. D'après l'article ci-dessous, Facebook va provisoirement empêcher les transactions en libra sur monde virtuel, Horizon. A lire sur Business Insider // Facebook annonce un réseau social en réalité virtuelle qui rappelle 'Second Life' Question technique: Quel est le statut juridique du Linden Dollar de Second Life en Chine et dans les Etats membres de l'UE?
  6. Euh non, ils ne font pas du bluff. Les entreprises européennes qui commercent avec l'Iran subissent réellement des sanctions et peuvent réellement se voir interdire l'accès au marché américain. L'un des problèmes de l'Europe est justement qu'elle n'arrive ni à faire face à "l'extraterritorialité" du droit américain (thème développé dans le n°23 de la revue Conflits), ni à faire face à la persécution judiciaire des entreprises européennes et au racket qui s'ensuit (les "amendes"). Le fait est que si l'UE mettait un embargo sur les USA, elle devrait se passer de sa protection supposée en cas d'agression de l'OTSC, d'équipement militaire vitaux, des services des GAFA et des débouchés économiques. Les USA perdraient aussi des plumes mais beaucoup moins. Les Américains le savent bien et peuvent compter sur le fait que l'UE, simple zone de libre-échange, n'est ni unie, ni préoccupé par le renforcement de son autonomie; je ne parles même pas de montée en puissance...
  7. Voyons, ne dit pas n'importe quoi: Tu t'y prends très bien. Sinon, bienvenue!
  8. Je ne pense pas que l'histoire des midichloriens laïcise quoi que ce soit parce qu'elle pose la question suivante: Comment les midichloriens permettent-ils à leur hôte de léviter, pratiquer la télékynésie, voir le futur? Ils sont connectés à un "fluide" qui imprègne, toute chose et tout être: c'est le background. Le midichlorien n'est qu'une "interface" entre le jedi et la force. Son existence introduit un mode scientifique de mesure du potentiel de maîtrise de la force et puis c'est tout. Pour ce qui est de l'utilisation de la Force à portée interstellaire, il faut se souvenir des enseignements de Yoda: la différence n'existe que dans ton esprit. A priori, si c'est valable pour le poids (télékynésie), pour les perceptions spatiotemporelles (vision du passé, du futur), c'est probablement aussi le cas pour les distances. Imaginons que les distances n'existe pas en réalité et qu'elles ne soient qu'une façon de se représenter la réalité. Imaginons que tout ce qui existe demeure en fait en un même point, appelons-le le "Point de correspondance". Une certaine maîtrise de la force peut permettre de percevoir cet aspect de la réalité, de voir le Point de correspondance et de l'exploiter pour agir à grande distance. Note que cela n'a pas très bien réussi à Luke...
  9. Effectivement et c'est le mode de vie de monarque et des courtisans, bien antérieur au capitalisme. On remarquera qu'une éducation et des lois appropriées permettent justement de contrer ce genre de dérive. Comme je l'ai dit plus haut, le capitalisme c'est l'absence de monopole public de la création d'entreprise, pas l'absence de monopole de production. Ou de rationnement. Il est logique, par exemple, de rationner et réguler l'emploi des matières premières pour éviter d'avoir une moyenne de plus de trois smartphones par personnes. Un exemple parmi d'autre.
  10. Pardon mais c'est quoi la décroissance ? Et il y a des décroissance qui ne sont pas soutenable? Tu peux nous fournir une série de principes concrets pour atteindre les objectifs de la décroissance "soutenable" ou "non soutenable"? Le principal problème des décroissants, c'est que comme les anarchistes, ils passent plus de temps à se battre entre chapelles qu'à proposer des programmes compréhensibles. Parmi les mesures concrètes proposés par l'une ou l'autre faction, la grande majorité sont applicables dans un cadre capitaliste par un gouvernement qui a la volonté de les appliquer. Le problème est donc plus un problème de déficit démocratique...et de qualité des stratégies de communication par qu'il ne suffit pas d'instaurer une vrai démocratie pour que les électeurs à la décroissance "soutenable" ou non. Tu comprendras aussi que si je devais militer pour un système postcapitaliste plutôt qu'un système capitaliste humain, j'opterais plutôt pour le jardin d'échange universel et l'écosociétalisme. Et même là, je choisirais plutôt de militer pour l'instauration d'un altercapitalisme de transition afin que le passage vers le système postcapitaliste ne se fasse pas dans des conditions atroces.
  11. Justement, ce n'est pas le capitalisme qui a le pouvoir. Ce n'est ni une personne, ni même un système économique. Le problème des systèmes économiques non régulés, c'est qu'il laisse libre-cours à l'économie d'accaparement. Il s'agit de l'ensemble des actions engagés par les nantis sans scrupules pour accaparer les biens et le pouvoir d'achat. Cette catégorie de nantis est présente partout: dans l'économie romaine (majorité des patriciens), dans l'économie soviétique (majorité de la nomenklatura), dans l'économie capitaliste (majorité des grands investisseurs ou des grands entrepreneurs). Si leur action n'est pas combattue par la régulation et la mise en oeuvre des services publics adéquats, il cause des problèmes qui sont le principal moteur de l'effondrement. S'attaquer au caractère capitaliste de l'économie ne sert à rien. Le seul effet serait de changer la nature du système économique et, par voie de conséquence, la nature des nantis sans scrupule. La forme de l'économie d'accaparement changera éventuellement mais elle ne sera pas combattue pour autant. Je propose donc de ne pas utiliser l'effondrement comme prétexte pour casser du sucre sur le capitalisme mais plutôt de commencer à penser ce qu'on peut appeler l'altercapitalisme. Pour être réaliste, un altercapitalisme national, axé sur l'augmentation de la résilience des populations, dons avec un accroissement progressif de l'autarcie qui repose, en partie, par l'application de certains principes de la décroissance. Je pense néanmoins que le développement de la démocratie et le développement du secteur coopératif sont aussi importants. Il n'a jamais existé aucun système économique parfait. Par contre, si on laissait le choix aux Français, croient-tu qu'ils opteraient majoritairement pour le système capitaliste américain, le système capitaliste norvégien ou le système économique soviétique? J'aimerais bien passer au système économique de la Fédération des Planètes unies mais je suis obligé de faire pour un mieux dans les limites du possible... Après quoi, quand il sera possible de passer à un système économique non capitaliste offrant de meilleures perspective de développement durable qu'un altercapitalisme, qu'on se débarasse alors du capitalisme. Ce n'est qu'un arrangement à certains problèmes économiques et pas une fin en soi.
  12. Comme je l'ai dit, il y a des tas d'économie capitaliste différente aussi bien parmi les Etats libéraux que les Etats providence. Les économies suédoises et norvégiennes sont bien capitalistes n'est-ce pas? Et pourtant elles ne sont pas ordolibéralistes. Ce qui cause problème dans l'ordolibéralisme, ce n'est pas le fait que le système économique soit capitaliste mais le reste. Supprime la libre-entreprise et les actions et tu n'auras rien résolu. L'Empire romain n'était ni capitaliste, ni respectueux des principes du développement durable... Et cela n'a existé que dans les économies capitalistes? Franchement, le problème que tu poses, il commence avec les Sumériens qui établissent les premières polices des prix et des salaires. Un système économique mal régulé, capitaliste ou non, engendre les problèmes que tu dénonces. C'est bien pour cela que tu as raison quand tu dis que nous devons nous préparer à des catastrophes inévitables: on est intégré à un marché-monde dans lequel il est impossible d'instaurer un Etat mondial jusqu'à nouvel ordre, donc la régulation nécessaire aux "miracles" qu'Alexis appelle de ces voeux. Totalement d'accord. Les entreprises ne peuvent se passer d'Etat (l'anarchocapitalisme ne peut fonctionner) mais l'Etat ne peut tout gérer (le gosplan) ne fonctionne pas. Donc, j'opte pour un système économique fondé sur le capitalisme et une intervention étatique efficace. Je suis capitaliste parce qu'il n'est pas la cause des problèmes mais je suis contre le minarchisme qui apporte un paquet de problème.
  13. Bubzy, tu reconnais toi-même qu'aucun système économique n'a pour seule caractéristique le capitalisme. Donc arrête de mettre en cause le capitalisme et attaque toi à la vrai cause des problèmes, les autres caractéristiques des systèmes économiques actuels: La libre-entreprise est l'absence de monopole d'Etat de la création d'entreprise, pas l'absence de monopole d'Etat. On peut justement instaurer certains monopoles sans pour autant aller jusqu'à la suppression complète du capitalisme.
  14. Donc, voilà qui illuste bien ce que je disais pour le capitalisme. Ces idées, fondées en partie sur les principes de la décroissance, ne sont pas applicables en deux temps trois mouvements. Les obstacles à résoudre: 1° Elles ne résolvent pas le problème de la raréfaction des ressources non renouvelables, ce qui suppose une certaine évolution technologique. Par exemple dans le domaine aérospatial. 2° Les pays européens ne sont pas en sécurité et ne peuvent se permettre d'être trop dépassés au plan technologique. Par exemple dans le domaine militaire. 3° Ni l'UE, ni aucun pays européen pris individuellement n'est autarcique par rapport au marché mondial. Le rétablissement d'une économie plus vivrière est nécessaire mais pas au détriment de la compétitivité économique et de la balance commerciale. Du moins tant qu'on n'a pas atteint l'autarcie économique, ce qui ne se résume pas à instaurer la décroissance. 4° Beaucoup des mesures proposées demandent des fonds, des spécialistes et du temps. Comme l'a prouvé l'URSS, planter des forêts n'est pas si simple que cela. Il y a donc tout un travail de réflexion et d'application qui n'est pas fourni par les manifestants et qui est occulté en partie par les attaques sans fin contre le "capitalisme".
  15. Une proposition: Et si on innovait...en laissant le capitalisme hors du débat. Sur la nature du capitalisme: Le capitalisme est la caractéristique de tout système économique qui admet la libre-entreprise et la titrisation des capitaux. La libre-entreprise, c'est l'absence de monopole d'Etat pour le création d'entreprise. Elle permet de réagir en temps utile au contenu et à l'évolution de la demande. La titrisation des capitaux, c'est la formalisation de la propriété des actifs par acte échangeable rémunéré par une participation aux bénéfices. Elle permet de régler le problème du financement des entreprises sans intervention de l'Etat. Aucun système économique n'a pour seule caractéristique le capitalisme. Consécutivement, il y a des tas de systèmes économiques capitalistes différents qui peuvent être plus ou moins sociaux, plus ou moins écologiques, plus ou moins étatisés. Sur l'impact du capitalisme: Sans être indispensable, le capitalisme résoud certains des problèmes techniques qui se pose à tout système économique. En revanche, tout problème de société imputé au capitalisme a frappé une société non capitaliste autrefois. Réciproquement, aucun des progrès de la société, quel que soit l'idée qu'on se fait du progrès, n'est imputable au seul caractère capitaliste de son système économique. Je pense que la première étape pour éviter un effondrement de quelque nature que ce soit (écologique, technologique, cognitif, etc...), c'est de ne pas se tromper d'ennemi. Si l'on supprime le capitalisme, par exemple en passant l'économie planifiée ou écosociétaliste, on a rien résolu. On ne sait toujours pas par quoi remplacer les centrales nucléaires et les gisements d'hydrocarbures, comment éviter la pénurie de matières premières, la raréfaction des emplois sous la pression de l'automatisation. Garder le capitalisme n'empêche pas de faire les choix stratégiques ou d'engager les mesures nécessaires pour éviter l'effondrement.