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Lame

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  1. Lame

    Le F-35

    Et bien on en reparlera quand les F-35 américains opéreront seul. Pour le moment, ils opèrent avec des F-15 et des F-16 et je ne vois pas pourquoi les Européens feraient différemment. Evidemment, si les F-15 et F-16 ne sont pas disponibles, il faut faire avec ce qu'on a sous la main: F-18, Typhoons, Grippen, etc...
  2. Lame

    Le F-35

    Je ne sais pas à quoi tu fais allusion mais tu n'as rien compris à l'évidence. Problème de traducteur, je suppose. Moi non plus: Je pense que ce n'est pas le cas s'ils coopèrent avec d'autres avions. Le F-35 seul, c'est problématique. Le F-35 avec des F-15 et/ou de F-16, comme le font les Américains, les Japonais et les Chinois, c'est jouable. Je pense plus particulièrement à la combinaison de F-35B embarqués appuyé par des drones ravitailleurs avec des F-15 et des F-16.
  3. Je suppose que tu parles de l'Initiative Européenne d'Intervention. C'est un forum où l'on propose des tactiques et des interventions communes hors de tout formalisme. A priori, l'adhésion de l'Ukraine à l'IEI ne lui rapporterait rien. Dans l'IEI, on discute de la façon dont on peut utiliser les moyens nationaux en commun, pas de constitution de moyens collectifs ou de coopération planifié.
  4. Et, donc, selon toi, Macron est convaincu que les institutions communautaires seraient paralysées si l'Ukraine devenait le nouveau 28e Etat membre? Je pense plutôt qu'il y a: - neuf pays qui sont favorables à une adhésion immédiate de l'Ukraine: la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie, la République tchèque et la Hongrie - dix-huit autres qui hésitent à faire rentrer l'Ukraine dans l'UE avant son adhésion à l'OTAN. On ne peut toutefois pas dire que la France soit aussi hostile à une adhésion de l'Ukraine qu'à celle de la Turquie ou qu'elle s'y oppose contre toute l'Europe. La France est l'un des rares pays de l'UE qui autorise ses citoyens à s'engager dans l'Armée ukranienne et plus précisément la Légion ukrainienne. Il s'agit juste de ne pas se retrouver impliquer dans une conflit russo-ukrainien hors du cadre de l'OTAN.
  5. A lire sur JDD // Réforme de l’Union européenne : et si on réinventait la « Confédération européenne » de François Mitterrand ? Dans une confédération, le pouvoir législatif est délégué aux parlements nationaux et le pouvoir exécutif à leurs gouvernements. Les institutions de la confédération sont des forums où l'on conçoit les concordats. Si un membre ne respecte pas un concordat, les membres lésés déposent une plainte contre lui auprès de l'instance d'arbitrage de la confédération (conférence ou juridiction spécifique) et le membre mis en accusation se voit infligé une amende/suspension de droit/expulsion en cas de faute avérée. Evidemment, cela suppose qu'il y ait des avantages à participer à la confédération.
  6. Oui, le Parlement européen qui n'a pas de droit d'initiative législative et qui ne vote même pas l'intégralité du budget. Le problème n'est pas vraiment la supervision "démocratique": les espaces sans parlement communautaire prennent des décisions par traités approuvés à l'unanimité par les chefs de gouvernement des membre et soumit à la ratification des parlement nationaux. Le problème, c'est de créer une UE qui peut s'adapter à la multiplicité des situations et des aspirations. Déjà, une UE qui peut s'adapter à la cohabitation d'Etats membres neutres et non neutres. Or, l'UE n'est qu'une organisation spécialisée parmi d'autres, contrainte de coexister avec le Conseil de l'Europe, l'OSCE, l'OTAN, Airbus, l'ESA, etc... Elle ne sait rien faire d'autres que d'organiser un marché: Pour preuve, qu'a-t-elle fait des institutions héritées de l'UEO? "L'identité européenne de défense" qui est une coopération UE-"OTAN"/USA.
  7. Je ne sais pas parce: 1) Dire que l'UE se désintègre est une point de vue vague qui n'engage que toi. Combien d'Etats membres ont initié leur retrait de l'Union et des fonds structurels? 2) Je ne vois pas le rapport entre ta remarque et la mienne. Qu'une majorité de gouvernements de l'UE s'oppose ou non à l'adhésion de l'Ukraine, cela ne change rien au fait que la proposition de Communauté politique européenne de Macron ne vise pas à maintenir l'Ukraine hors de l'UE. Je te comprend... ...bien qu'on ne puisse envisager une progression de l'Europe politique au sein de l'UE sans Europe à la carte: les Etats membres neutres de l'UE ne peuvent s'intégrer au plan militaire et diplomatique.
  8. Voilà ce qu'en dit sur Ouest-France: Il s'agirait donc de créer une sorte de Commonwealth européen des nations, confédération dont l'Union européenne serait une sorte de coopération renforcée géante. Le Président ukrainien et le ministre ukrainien des affaires étrangères ont déjà opposé une fin de non recevoir: ils veulent à tout prix l'adhésion à l'UE. Pourtant, je ne pense pas qu'il faut y voir une volonté de la France de maintenir l'Ukraine hors de l'UE: Il s'agit de lui donner une forme de soutien en attendant qu'elle arrive à entrer dans l'UE. Lors de la publication de son projet de Constitution européenne de 1999, François Bayrou avait proposé la création d'une fédération à deux statuts: Etats membres et Etats associés. Il s'était toutefois abstenu de préciser les restrictions et dispenses imposés aux Etats associés. Macron, d'une certaine façon, essaye de répondre à la question en recyclant un projet de Mitterrand.
  9. Disons que l'UE comporte déjà les solutions à la multiplicité des aspirations nationales: - Chaque Etat membre peut s'abstenir de participer à l'une des politiques de l'Union en invoquant une option de retrait. C'est ce qu'a fait le Danemark jusqu'à présent avec le PESD. - Un groupe d'Etat membres peut s'intégrer d'avantage dans une domaine en créant une coopération renforcée. Le problème, c'est que l'UE devient une nébuleuse de politiques au sein d'une nébuleuse d'intégration. En instaurant en Europe un équivalent du Congrès américain, on peut gommer ses exceptions avec un projet plus limité et plus consensuel qui suivra l'évolution des mentalités. Cela faciliterait l'information sur l'action de l'Union, donc le débat politique à l'échelon communautaire et l'émergence de partis transnationaux. Note que si la COSAC devenait la seconde chambre, elle serait la chambre défendant l'intérêt de la majorité des minorités nationales (représentation homogène des Etats) et l'organisme chargé de veiller au respect du principe de subsidiarité par les institutions communautaires. On peut supposer que la COSAC agirait en faveur des moyens communautaires utiles à l'appui des (petits) Etats membres mais s'opposerait à toute forme uniformisation juridique et culturelle.
  10. En supposant que l'on passe de six députés minimum par Etat membre à un, les Etats qui ont un ou deux ne les éliront pas à la représentation proportionnelle mais avec un mode de scrutin approprié. Selon le nombre des sièges à pourvoir, on peut par exemple recourir au scrutin à vote unique transférable (2-5 sièges) ou au vote alternatif. Il y a bien sûr des solutions plus simples mais moins "consociative" dirions-nous. Dès lors que les deux chambres de la législatures européennes seraient élus au suffrage direct, donner plus de poids à une chambre revient à fausser le système en faveur d'une minorité de peuples membres (chambre à représentation pondérée dite basse) ou d'une minorité de citoyens (chambre à représentation homogène dite haute). Le mieux serait de laisser les citoyens européens se représenter eux-même par la voie des référendums en cas de crise: On pensera par exemple à l'Italie où certaines crises parlementaires ont été réglé grâce aux référendums abrogatifs. Je crois qu'une majorité de politiciens européens et nationaux ne sont pas mûrs pour ce genre de chaose
  11. Je ne connait pas la raison précise, j'émettrai donc une hypothèse. La COSAC est un organisme interparlementaire chargé de vérifier l'application du principe de subsidiarité. Je suppose qu'il y avait l'idée qu'il fallait organiser ce contrôle sur base d'une concertation entre le Parlement européen et chaque parlement national: ils ont donc tous six délégués dans cette conférence. Dans mon idée, on transfère le rôle de seconde chambre législative du Conseil de l'Union (des ministres nationaux non éligibles au suffrage direct et peu disponibles par nature) à la COSAC existante (des parlementaires plus disponibles et potentiellement éligible au suffrage direct). Pour peu que la COSAC devienne la seconde chambre, il sera toujours temps de supprimer les délégués du Parlement européen ultérieurement ou de limiter leur rôle au contrôle de la subsidiarité.
  12. Tu as raison mais ce n'est pas moi qui ai appelé la chambre basse communautaire "Parlement". J'emploie simplement les noms actuels des différentes institutions pour rester aussi clairs que possible. Je pense, sinon, que tout le monde a compris le principe: le Parlement européen joue un rôle de la Chambre des représentants américaine, la COSAC celle du Sénat. Dès lors que l'on applique le compromis du Connecticut à l'Europe, il n'y a plus de risques d'exploitation des petites pays par les gros (COSAC) ou des gros par les petits (Parlement européen).
  13. Effectivement. Le Président français exerce la fonction protocolaire de co-prince laïc d'Andorre depuis que la République a succédé au Royaume de France. On est bien conscient que l'exécutif andorran est plutôt primo-ministériel que monarchique: Source Donc, oui, la monarchie andorrane s'inspire fortement du système français mais la situation politique correspond, au pire, à celle des cohabitations françaises plutôt que d'une main mise des co-princes sur le pays.
  14. Oui, à ceci près que ton commentaire suggère que la France est une régime parlementaire dualiste. Si l'on considère que les pouvoirs exécutifs se répartissent en pouvoirs d'influence, pouvoirs de crise et pouvoirs de gouvernement, il est évident que le Président français n'a (délibérément) reçu aucun pouvoir de gouvernement avec dispense de contreseing ministériel, seulement des pouvoirs d'influence (dissolution) et de crise (art. 16). C'est bien pour cela que les cohabitations sont possibles. Conformément au vœu de De Gaulle, le pouvoir exécutif, c'est le Gouvernement, pas le Président, le Premier ministre, le Parlement ou une Assemblée. Le régime français est donc plutôt un régime moniste à correctif présidentiel. La Constitution consacre le Gouvernement comme moteur politique de l'Etat et cette situation est d'avantage concrétisée par la discipline partisane que par l'usage des pouvoirs de rationalisation parlementaire. Le Conseil des ministres dirige le Gouvernement. Le Premier ministre contrôle l'ordre du jour du Conseil des Ministres, est le principal exécutant de la politique et coordonne l'action des administrations, notamment en ce qui concerne la défense nationale. Le Président de la République, par son arbitrage, permet l'adaptation du régime parlementaire au contexte français: il compense les dysfonctionnements induits par l'absence de bipartisme de type britannique. L'arbitrage présidentiel consiste à étudier les propositions des factions politiques de référence et à proposer un programme susceptible de générer la majorité parlementaire la plus pérenne et étendue. Avant la révision constitutionnelle de 2008, les factions de référence étaient les groupes parlementaires. Depuis 2008, ce sont les factions de l'électorat. Désormais, les Français choisissent un programme à l'élection présidentielle et votent contre la cohabitation aux élections législatives: N'est-ce pas leur droit? Ont-ils l'obligation de récréer une nouvelle cohabitation comme celle de Chirac et Jospin? Quand les Français choisissent d'élire un Président qui a la volonté d'appliquer son programme et qu'ils choisissent de lui donner une majorité parlementaire, le Président français a un peu moins de pouvoirs qu'un Premier ministre britannique ou un chancelier allemand avec deux mandats consécutifs au maximum: Où est "le coup d'Etat permanent" ou la "monarchie présidentielle"? Sommes-nous, nous Français, le seul peuple de la Terre qui n'ait pas le droit d'élire un Président apte à appliquer son programme? Quoiqu'il en soit, sommes-nous d'accord sur le fait que critiquer le système politique français sur base d'une vision caricaturale ou mettre en cause systématiquement l'élection présidentielle dans les problèmes réels ou imaginaires de la France ne permet pas d'invalider toute revendication ou proposition de l'Etat français à l'échelon européen? Si oui, laissons aux Français le soin de juger eux-même de la pertinence de leur parlementarisme rationalisé: je n'ai pas le sentiment que mes concitoyens sont majoritairement convaincus par le parlementarisme italien ou même par le parlementarisme belge.
  15. Tu remarqueras que Bechar06 est Algérien et qu'il n'a pas plus d'intérêt à soutenir les grands pays d'Europe que les petits. Il donne un ressentis extérieur. Il y a en Europe une majorité de pays bénéficiaires nets, pas forcément petits, et une minorité de pays qui sont contributeurs nets, pas tous gros comme tu le fait remarquer. Est-ce une situation normale et durable? Peut-on en discuter? La France et, dans une moindre mesure, l'Allemagne sont accusées de vouloir tirer la couverture à eux dès qu'elles mettent une proposition ou une demande sur la table. Oui, ce sont des gros pays mais il y a une différence entre tout décider et être mis en demeure d'approuver et financer l'Europe des autres sans avoir leur mot à dire. Dans une Europe fondée sur l'égalité des Etats, tout le monde doit avoir son mot à dire sans se faire coller systématiquement des étiquettes, plus particulièrement par des pays qui ne s'intéressent qu'aux subventions européennes et ne sont solidaires que des Américains. Je relève qu'une même proposition est perçue comme arrogante ou impérialiste quand elle émane des Français et de manière plus positives et de manière plus positives quand elles émanent des "petits" pays. Je pense plus particulièrement au Président Macron qui a été conspué par les députés quand il a proposé la création d'une circonscription électorale européenne et de partis européens. Ces mesures, soutenus par d'autres pays dans le cadre de la Conférence sur l'Avenir de l'Europe, sont devenus des réformes nécessaires à inscrire dans le prochain traité européen. Le Président Macron n'avait pourtant pas fait preuve d'une quelconque arrogance vis à vis des députés européens; c'est plutôt vis à vis de la plèbe française qu'il se comporte ainsi. Je pense que l'UE gagnerait à mettre en oeuvre un fond souverain communautaire et à financer les fonds structurels par ses dividendes plutôt que par des cotisations. On éliminerait ainsi la séparation des Etats membres en gagnants-bénéficiaires nets et perdants-contributeurs nets. Qui s'y opposerait? Les Français? Avantage annexe: Si un autre pays devait subir une crise de la dette, il serait possible de le soutenir en créant un fond d'investissement temporaire, ventilé par une partie de dividende du fond souverain communautaire. Ce fond d'investissement soutiendrait directement les entreprises du pays en difficulté et les dividendes générés seraient employé au remboursement des créanciers. On n'enfonce personne, on ne ruine personne, pas même les Français. Si les petits pays craignent d'être exploités par les gros, il y a une solution simple et éprouvé, le Compromis du Connecticut adapté au contexte européen: 1° La législature européenne européenne actuelle serait remplacée par un Congrès européen composé de la COSAC et du Parlement européen. Tous les pouvoirs législatifs du Conseil de l'Union sont transférés à la COSAC. 2° La COSAC comprend six délégués de chaque parlement national et six députés européens (représentation homogène). Dans l'immédiat, les Etats établissent le mode de désignation de leurs délégués. Ultérieurement, on imposera l'élection des délégués des Etats au suffrage direct. 3° Chaque Etat membre a un nombre de siège proportionnel à sa population (représentation hétérogène) 4° Au Parlement, chaque pays serait représenté en proportion de sa population sans surreprésentation des petits pays (ou d'ailleurs des gros pour ceux qui voudraient aller en sens inverse) 5° Les actes législatifs sont adoptés à la majorité simple par le Parlement et à la COSAC. Il n'y aurait donc plus besoin de surreprésenter les petits pays au Parlement ou d'y imposer la double majorité: la reconnaissance de la COSAC comme seconde chambre rend ces dispositions obsolètes.
  16. Lame

    Bonjour

    Bienvenue. J'avoue être étonné que la guerre en Ukraine amène tant de nouveaux forumeurs dans notre girons. Les précédents conflits avaient-ils provoqué de telles vagues de conver... pardon...d'inscriptions. Si cela continue, on va se croire dans "Fight Club". geoint, c'est "geointelligence", je suppose.
  17. Et pour cette période, il faudrait citer les croisades hussites. Au sein de la mouvance hussite, les armée taborites et orebites sont deux armées de paysans disciplinés et motivés qui emploient habilement les charriots et des armes à feu primitives. Leurs victoires achèvent de discréditer les chevaliers à une époque où l'Europe cherche le moyen de stopper l'Empire ottoman. La solution: déployer des régimes d'arquebusiers et des batteries d'artillerie. Main d’œuvre: Le monarque. Conséquence: Centralisation accrue du pouvoir permettant une collecte plus massive et systématique des ressources.
  18. Merci pour tes infos. Une précision toutefois: Le méthane de biomasse, c'est celui qui se dégage naturellement des déchets organiques. Le principe d'une filière écologique du méthane de biomasse serait donc la collecte et le compostage des déchets organiques et la collecte du méthane émis. Il n'est pas question de sacrifier une partie des produits agricoles pour produire le méthane. Je pense même que dans ce cas, il est plus rentable de produire du biocarburant que du méthane.
  19. Si c'est le cas, alors l'opinion publique allemande a une perception simpliste de la perception. La France a misé sur le nucléaire et les centrales hydroélectrique parce qu'elle devrait, sinon, misé sur les centrales à hydrocarbure comme source d'énergie principale. Cela ne veut pas dire que les énergies renouvelables sont marginalisées. L'hydrogène a été longtemps critiqué par la moitié de la population parce qu'il était perçu comme une énergie concurrente du nucléaire. Mais seulement la moitié et par le passé. Les éoliennes ont mauvaise presse parce que leur voisinages est pénible ce qui ne veut pas dire que la France n'en produit pas et n'en utilise pas. Le solaire, les pompes à chaleur et la géothermie ne sont pas rejetés. Je pense que les Allemands assimilent des investissements moins important que les leurs à un rejet: c'est plutôt la conséquence des difficultés budgétaires de l'Etat français. Et le refus d'appliquer la solution: "sobriété maximale+renouvelable uniquement".
  20. Très intéressant: Merci pour l'info. A titre complémentaire: Sais-tu si la majorité des Allemands seraient tentés par un "Airbus de la biotechnologie"? (Je suis pro-hydrogène mais je mise sur l'hydrogène biosourcé ou extrait du méthane de biomasse plutôt que sur l'hydrogène d'électrolyse) De fait, c'est assez absurde du point de vue français: - Pourquoi compter sur la protection éternelle des USA s'il n'y a pas de menace? - Pourquoi participer à l'OTAN si la protection reçue en échange est inutile? - Pourquoi croire que seul les pays voisins peuvent être des menaces? -Mais, surtout, pourquoi se persuader qu'il ne faut pas se préparer à se défendre parce qu'on est temporairement entouré d'alliés? Espérons que les Allemands vont vite changer leur perception des choses et durablement. Pour l'alignement sur les USA, oui. Parce qu'il faut reconnaître que le Royaume-Uni fait des efforts pour entretenir une armée performante, avec une capacité expéditionnaire. Il faut aussi voir l'attitude pro-active du R-U en matière de coopération militaire: - participation à l'Union occidentale, à l'UEO à l'Iniative Européenne d'Intervention - fourniture d'armement performant (Les premiers avions à réaction français étaient britanniques et ils ont armés les Scandinaves quand les USA refusaient d'armer des pays neutres. Le R-U développe le Tempest.) - pactes militaires n'impliquant ni la participation des USA et de l'OTAN (Je pense au JEM conclu avec les Scandinaves le CJEM conclu avec la France)
  21. Merci pour cette documentation. Quelques considérations : 1) Les vecteurs habités ne seront furtifs que pour une courte durée dans le meilleur des cas. Maintenir la furtivité suppose la production continue de modèle de plus en plus furtif, sans doute de plus en plus cher. 2) Pour réduire le coût des vecteurs habités, il faut faire le plus rustique possible : pas de masse de gadget. 3) Pour faciliter le rétrofitage des vecteurs habités, il faut de gros engins avec des espaces disponibles pour l’installation d’option. 4) Il est impossible de faire un engin capable d’assurer toutes les missions évoquées de manière optimale à moins d’avoir au moins un siècle d’avance technologique sur tous les compétiteurs géopolitiques. Par exemple, il faut choisir entre l’excellence en combat aérien et la capacité multirôle. 5) L’équipage limite la vitesse des engins supersoniques par la force des choses : l’avion ne peut voyager à des vitesses mortelles pour les passagers. Ma proposition : J’appliquerais une stratégie des moyens inspirée de celle de la Fédération des Planètes unies dans Star Trek : a. Développement continu de systèmes embarqués de tout type. b. Développement de loyal wingmen à long rayon d’action, de missiles longue portée et d’engins inhabités supersoniques pour tous les usages. c. Lancement tous les trente mois de la conception d’un nouvel aéronef d’expérimentation à long rayon d’action (hémisphérique) si possible qui incorporerait les nouveaux systèmes du moment. Il doit être par avance pour faciliter le rétrofitage. d. Production des aéronefs d’expérimentation en série limitée. e. Déploiement des aéronefs d’expérimentation en petit nombre, de façon à faire durer le stock. f. Lancement tous les trente mois d’un programme de rétrofitage pour les aéronefs d’expérimentation démodés. g. En s’inspirant du Tornado, lancement tous les 90 mois de la conception d’une nouvelle gamme dans le style de celle du Tornado : On crée un prototype de châssis à partir duquel on extrapole un intercepteur, un chasseur-bombardier polyvalent, un engin de reconnaissance/frappe nucléaire, un chasseur de guerre électronique/contrôle de drones. Cette stratégie est dispendieuse dans un contexte capitaliste mais c’est sans importance puisque le budget est illimité dans le cadre de ce scénario. Bien sûr, la production continue de nouveaux engins peut poser problème au niveau logistique mais qu’elle génère des inconnues et surprises : L’ennemi n’est pas de facto au courant des forces et faiblesses des nouveaux engins engagés contre lui. Le temps qu’il apprenne à les combattre, ils sont rétrofités et des remplaçants méconnus commencent à les remplacer. L’adaptation repose surtout sur et la gamme de loyal wingmen et le rétrofitage. Les formations aériennes s’adaptent à la réalité du théâtre d’opération grâce à la bonne combinaison de robots aériens. La transformation des engins habités en cercueils volants est ralentie par le rétrofitage. Ultérieurement, on peut droniser les engins habités devenus trop vulnérables.
  22. Lame

    Le F-35

    Hum. Es-tu conscient de la coopération entre l'Inde et la Russie? Sinon, on peut s'inquiéter de la qualité des engins produits dans ces conditions. Les Européens ont déjà fort à faire avec les corrections du F-35 "opérationnel" sans subir en plus des défauts de construction à la va vite et au moindre coût. Euh non, parce que le A10 est un avion antichar adapté au CAS, pas un chasseur-bombardier. En supposant qu'on puisse vraiment classer le F-35 comme chasseur-bombardier plutôt que comme bombardier tactique monoplace. Si des F-35 européens devaient engager un combat aérien avec des avions russes, je suis sûr que les survivants réclameraient des Rafales ou des F-15.
  23. Lame

    Le F-35

    Oui et? Faut-il abandonner les F-35? Faut-il accroître la production de F-35 sous licence en Europe? Faut-il acheter plus de pièces détachées pour constituer des stocks stratégiques? General Dynamics et Boeing ne sont plus des concurrents crédibles?
  24. Lame

    Le F-35

    Effectivement, ce n'est pas le Pentagone qui a des difficultés à concevoir le F-35 mais cela ne change rien au fond de l'affaire: Ce n'est pas Lockheed-Martin qui a fixé le cahier des charges et il est apparemment si ambitieux qu'il était impossible de concevoir un F-35 dans les délais qui auraient satisfait les Européens. Etait-ce le but? Il faut croire que les délais conviennent au Pentagone et au Gouvernement puisque non seulement le programme JSF n'a pas été abandonné ou confier à un autre maître d'oeuvre mais Lockheed a reçu d'autres contrats d'importance. Curieux pour un entrepreneur raté... Partons du principe que le F-35 est avant une plate-forme d'expérimentation des systèmes destiné à l'avion de 6e génération. Lockheed-Martin n'a alors pas encore échoué à sa mission du point de vue des objectifs américains. Les systèmes seront au point au moment où le Pentagone en aura besoin pour concevoir le prochain chasseur. Le fait que le F-35 ne soit pas au point n'est pas un problème côté américain: il n'a pas été engagé au combat si l'on excepte les bombardements de jihadistes ou talibans et il y a toujours des F-15 et F-16 pour faire le boulot. Mais ceci ne change rien pour l'Europe dans l'immédiat. La Russie est bien une menace. Les Etats européens doivent bien se préparer à une agression qui n'est pas aussi improbable qu'on l'affirmait. Oui, l'invasion de l'Ukraine traîne en longueur mais, pour le moment, elle n'a pas échoué. Peut-on dire que la Finlande et les Pays baltes n'ont plus rien à craindre? C'est douteux. Donc, il faut bien préparer une défense commune avec ce qu'on a. Dommage, on des prototypes F-35 proclamés opérationnels mais il faut faire avec. J'insiste donc sur la nécessité de penser l'emploi des F-35 avec les Rafales, Typhoon, etc contre les avions russes et non la lutte entre F-35 et Rafale; on en parle assez peu ici. Et j'insiste sur la nécessité de ne pas fixer un cahier de charge trop lourd aux développeurs du Tempest et du NGF sous peine de reproduire les problèmes actuels.
  25. Et pourtant, il est difficile de nier qu'un programme Apollo européen complèterait bien l'action de l'ESA, aurait des retombées technologiques et économiques intéressantes, ferait basculer les Etats européens participant dans le haut du panier des puissances spatiales. S'il y a effectivement un désintérêt allemand pour ce genre de programme et les grands projets industriels, cela explique la désintérêt allemand pour les forums tels qu'air-defense. Les sujets abordés ici n'intéressent que ceux qui aspirent à une certaine indépendance nationale, à la montée en puissance ou à la conservation de sa puissance. D'après ce que tu m'as dit, les Allemands se satisfont que leur pays soit un second Royaume-Uni, avec un certain leadership dans la zone Euro histoire de se rendre plus attrayant aux yeux des USA. Tu constateras que cela n'a pas très bien marché sous l'Administration Trump... Espérons que les Allemands verront les choses autrement avec le temps...
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