Sard1

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  1. Quel est le meilleur Pistolet Automatique aujourd'hui... ... pour la Police ? ... pour les Espions ? ... pour les Forces Armée ? ... pour les Forces Spéciales ? En effet, entre les classiques, voir vénérable, SiG 2xx, Glock xx, H&K USP series, Beretta 92x, Five Seven, CZ, Jericho,… Quelle sont les solutions les mieux adaptés aujourd’hui et pourquoi ? Vaste sujet, car plus je creuse, moins la question me semble évidente… Avis au amateur, mais surtout au expert ;op. ;) .
  2. ...Et de la version. Bref, il ne faut pas oublier que les chasseurs Hi-Tech entièrement équipé et bien manœuvré ne sont pas si nombreux… et que ces systèmes d’armes restent valables (Une modernisation reste souvent plus abordable financièrement que le remplacement).
  3. Sans oublier, que tout cela a été développé et testé juste pour ce film ! Et qui ne voudrait pas tourner un film avec des jets... juste pour tout supervisé depuis le second siége(éjectable). ;)
  4. Plus le projet avance, plus il semble tourner à la défaveur de la France (abandon du système d’autodéfense, longueur de piste, taille des hangars,…)… Faire des économies OUI ! Mais bon pour ce (re)trouver avec un projet aussi « réussi » que le CdG… Rassurez-moi la france n'a pas planifié l'achat de F-35 ?! :P
  5. Il ne faut pas oublier que une armée reste un prisme grossissant de sa société. La surexposition / médiatisation de la population « musulmane » ou/et issue de « l’immigration » voir « défavorisée » post 9/11 ou sur la problématique franco-britanico-européenne de « l’intégration » de ses minorités peut-être jugé comme contre-productif, car (re)présentée à l’excès. Si on commence a douter de tout les militaires, policiers, agents, élus, citoyens… pour cause d’origine, de religion ou autres… c’est plus la peine de lutter : « On fabrique seul la 5ème colonne de l’adversaire ». Sans oublier qu’on se prive (seul) de gens « qualifiés ». Sinon, pour élargir le débat, on arrive parfois à des aberrations ! Pour reprendre un exemple bien de chez nous (L’Armée de milice Chuisse, main sur le cœur). Le citoyen-soldat apprend à utiliser des armes, des explosifs et autres… malgré des passifs d’extrêmes droite/gauche, de violences et autres casiers judiciaires bien rempli ! Mais cela ne choque (presque) personne… même si les autorités commence à ce poser des questions…Bref, il n y a pas que l’islamisme, qui dort dans nos murs… Pour finir, « la liberté de culte » offre parfois des situations cocasses : « La marine britannique a autorisé, il y a quelques mois, un adepte du satanisme à pratiquer sa religion sur l’un de ses navires. » Si ce rafiot coule faudra pas forcément privilégier la piste terroriste. :lol:
  6. Regain d'animosité entre Washington et Caracas par Anne Gearan WASHINGTON (AP) - Washington n'aime pas Hugo Chavez, le considère comme le trublion de l'Amérique latine et ne se prive pas de le dire. Mais l'administration Bush a pris ses distances, quelque peu embarrassée, après l'appel au meurtre du président vénézuélien lancé par le télévangéliste américain Pat Robertson. Le porte-parole du Département d'Etat Sean McCormack a qualifié »d'inappropriés» les propos du prêcheur, sans pourtant les condamner formellement. «Ce n'est pas la politique du gouvernement des Etats-Unis. Nous ne partageons pas ses opinions», a-t-il commenté, rappelant, gêné, qu'il s'exprimait à titre «privé». Pour l'opposition démocrate, cette réaction molle montre que Washington craint de mécontenter ses soutiens les plus loyaux, les évangéliques chrétiens. Pat Robertson, 75 ans, est une personnalité-phare de la droite évangélique chrétienne, coutumier des commentaires à l'emporte-pièce. Fondateur de la Christian Coalition for America, il est un fervent partisan de George W. Bush-le «born again» qu'il considère choisi par Dieu, président le plus religieux de l'histoire du pays, élu par deux fois avec le soutien écrasant du mouvement évangéliste chrétien. La semaine dernière, Pat Robertson avait suggéré aux services secrets américains d'éliminer Hugo Chavez pour éviter que le Venezuela ne devienne une «rampe de lancement de l'influence communiste et de l'extrémisme musulman». «S'il croit que nous essayons de le tuer, je pense que nous devrions y aller et le faire. Cela serait beaucoup moins cher que d'entamer une guerre... et je ne pense pas que les livraisons de pétrole cesseront», a-t-il ajouté. A Caracas, les autorités n'en reviennent toujours pas, savourant cette occasion offerte sur un plateau de dénoncer à nouveau Washington. «Il y a des mesures légales aux Etats-Unis qui condamnent et punissent les déclarations de cette nature», a lancé le vice-président Jose Vicente Rangel. «Que va faire le gouvernement américain au sujet de cette déclaration criminelle? La balle est dans le camp des Etats-Unis». Et d'ajouter que ces propos »montrent que le fondamentalisme religieux est l'un des grands problèmes de l'humanité à cette époque». »Toute accusation ou toute idée selon laquelle nous planifions de lancer une action hostile contre le Venezuela ou son gouvernement sont totalement sans fondement», a assuré pour sa part le porte-parole du Département d'Etat. Les Etats-Unis ont cependant une longue histoire en la matière, avec l'Amérique latine notamment. Ils sont soupçonnés d'avoir été impliqués dans l'assassinat en 1963 du président sud-vietnamien Ngo Dinh Diem, ainsi que dans plusieurs tentatives contre le cubain Fidel Castro. Et ce, sans compter, au fil des ans, les nombreuses opérations de déstabilisation des régimes «ennemis», au Chili, au Nicaragua. Si l'assassinat politique a été officiellement déclaré illégal par un ordre exécutif du président Gerald Ford, les Etats-Unis en revanche fait ces dernières années de l'intervention directe contre des régimes «ennemis» l'axe principal de leur politique étrangère, en Afghanistan puis en Irak. Washington se contente d'exhorter Caracas à «jouer un rôle positif» en Amérique latine, a ajouté McCormack. La semaine dernière, en visite dans les pays «amis» de la région, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld avait accusé Chavez d'être un facteur de déstabilisation, croyant voir son influence dans les crises qui secouent la Bolivie, le Pérou, l'Equateur... Washington reproche aussi à Caracas de soutenir la guérilla colombienne. Hugo Chavez l'ancien parachutiste putschiste, démocratiquement élu et donné favori pour la présidentielle 2006, est devenu le poil à gratter de Washington en Amérique latine: rhétorique contre »l'impérialisme» américain, rapprochement avec Cuba et l'Iran... Artisan d'une «révolution bolivarienne» autocratique et sociale, il a failli être renversé en 2002 et accuse Washington, principal acheteur de son pétrole, d'avoir soutenu cette tentative de putsch. En visite en Jamaïque avant de gagner la Martinique pour l'hommage aux victimes de l'accident d'avion de Maracaïbo, Hugo Chavez s'est fendu d'une envolée littéraire, comparant Robertson et ses détracteurs aux «chiens fous enragés» poursuivant Don Quichotte dans l'oeuvre classique de Miguel de Cervantes. «Les chiens aboient (...) parce que nous avançons.» Un peu plus tôt dans la journée, quittant Cuba, le flamboyant président s'était refusé à commenter les propos de Robertson, disant qu'il préférait «parler de la vie»: «Ce qu'ils disent ne n'importe pas du tout. Je ne sais même pas qui est ce monsieur.» C'est son ami Fidel qui est monté au créneau: «je crois que seul Dieu peut punir des crimes d'une telle ampleur», a-t-il lancé, parlant des paroles de Robertson. «Je dis toujours que Dieu est avec Chavez.» AP nc/v/st © AP - The Associated Press. Tous droits réservés. Il est toujours affligeant de constater jour après jour l’éternel deux poids deux mesures… Lorsque un prédicateur (ou autre) du tiers-monde appel au meurtre de quelqu’un, c’est une ignominie abjecte de gens ignorant tout des bienfaits salvateurs (et supérieur) de la démocratie. Partout (ou presque) on s’insurge sur la passivité et de la qualité douteuse du gouvernement où réside l’individu ! Mais quand il s’agit d’un citoyen issu d’une démocratie (ici des USA), influents de surcroît (communauté de 2000000 d’âmes), c’est juste un déclaration « live à la TV » d’un citoyen « privé » (Tant que c’est pas un bout de sein…). Ma diatribe terminée, je m’interroge sur un retour à l’éternel (et infructueuse) politique US Sud-américaine des années 50-70-90…
  7. C'est qui ça "Bill" ? Celui de l'histoire avec Monica... :lol: Propos orienté... Bref, aussi peu utile que d'affirmer que sans les colons, les amérindiens et autres n’auraient pas aussi bien « réussi » que « l’Amérique » d’aujourd’hui… Donc spéculer sur des possibles, sans possibilité de preuves. (Bref, du n'importe quoi) Pour en revenir au retrait de Gaza…, cela se limite à un coup stratégico-politico-économique du gouvernement israélien. Et c’est tout… Il n’y a pas d’accord de paix ou autres nouvelles « politiques » d’avenir… Bref, en déplaçant ~8500 personnes, Tsahal fait des économies, s’autorise un redéploiement stratégique plus favorable, un renforcement tactique... Et malgré le « retrait », Israël contrôle toujours le ciel, la mer et peut toujours effectuer des Raids… Sans plus risquer des vies de citoyens israéliens. Au niveau politique, c’est le « Jackpot » ! Le retrait est présenté comme un « pas vers la paix » envers la communauté internationale, qui va (cerise sur le gâteau) dans le sens « de la feuille de route de Washington » (restée longtemps lettre morte) et qui permet d’être plus « fréquentable » au nation unie, toute en discréditant un peu plus « l’autorité palestinienne ». En interne, elle permet d’envoyer un message fort au « Ultra », qui avaient tendance à trop « tirer sur la corde », tout en allant dans le sens du plus grand nombre, qui sont « blasés » par les « avantages » des colons (et des religieux, en général) et des « risques » qu’ils font courir à « leurs enfants »: là-bas dans les territoires... A cela on ajoute, les économies financières directes et « les retours surinvestissements » censé compenser ce pas vers « la paix ». Des arguments de poids, en cette période de crise économique… . Donc, non Gaza (c’est pas) fini, cela continue c’est tout… :cry: La suite (malheureusement) au prochain épisode... encore :!:
  8. Pour rappel: Ce sont 21 exemplaires (14 MiG-29S, 6MiG-29A et un biplace) rachetés par l'US Air Force à la Moldavie, en 1997. Au passage, l'US Air Force en avait profité pour racheter 507 missiles air-air. Si ces avions ont été intensivement testés en vol et étudiés sous toutes les coutures par les experts de l'USAF, leur utilisation actuelle, comme Agressors, n'a jamais été confirmée. Donc, qui a des nouvelles ou autres confirmations sur leurs utilisations (photos ;) ) de ces fameux MiG US ?!
  9. J'avais déjà posté (en VO) là deçu, A lire: http://www.air-defense.net/phpBB/viewtopic.php?t=2795
  10. J'ai cherché est pas trouvé donc... :oops: pis 2006 c'est proche non ;) Pour La source: Texte original: Wendell Minnick, "The year to fear for Taiwan: 2006", Asia Times, 10.4.2004 (comme plus haut quoi ;) ) Sinon, sa diponibilité ne se limite pas au site de checkpoint :rolleyes:
  11. A lire, c'est tout ;) : 2006 : l’année de tous les dangers pour Taiwan face à la menace d'une invasion éclair chinoise 13 juin 2004 Comment la Chine pourrait-elle décider de régler par la force la question de Taiwan ? Le correspondant pour l’Asie du Jane’s Defence Weekly a élaboré un scénario qui tente de répondre à cette question. Si la Chine décide un jour d’envahir Taiwan, il est improbable qu’elle le fasse par un assaut amphibie à large échelle comme en Normandie. En réalité, la Chine va plus probablement choisir une stratégie de décapitation visant à court-circuiter les systèmes de commandement et contrôle, anéantir les centres nerveux dans tout le pays et laisser l’adversaire désespérément perdu. Comme le dit le proverbe, « frappe la tête et le corps mourra. » Tout ce dont la Chine a besoin, c’est de prendre le centre du pouvoir, la capitale et ses dirigeants. «... Les experts dans les médias sont trop nombreux à mentionner une invasion du type Normandie, ou une frappe de missiles apocalyptique, sans considérer sérieusement le chemin le plus rapide entre deux points. » Si la Chine décide d’employer la force pour réunifier le continent avec ce qu’elle nomme une province dissidente, la meilleure opportunité pourrait se situer en 2006. Cela laisserait à la Chine deux ans pour réparer les dégâts avant les Jeux Olympiques d’été de 2008. La plupart des analystes estiment que la puissance militaire de la Chine va dépasser les capacités défensives de Taiwan à partir de 2005. De sorte que 2006, l’Année du Chien, semble clairement l’année de tous les dangers. Les responsables du Département de la Défense américain réexaminent actuellement la menace militaire chinoise pesant sur Taiwan. Cette réévaluation a provoqué un énorme changement dans la manière de penser la défense de Taiwan. Traditionnellement, l’île a toujours redouté un assaut amphibie – le scénario normand – et sa stratégie défensive était conçue pour repousser une telle attaque. A présent, avec une stratégie de décapitation potentiellement en préparation, les responsables américains commencent à penser ce qui était jadis impensable : la perte de Taiwan en seulement 7 jours. Le scénario de la conquête de Taiwan -------------------------------------------------------------------------------- Le déploiement par la Chine de ses forces spéciales et de ses forces rapidement déployables, conjugué à sa puissance aérienne et des tirs de missiles, représente la formule la plus probable pour une conquête réussie de Taiwan avec un minimum d’efforts et de dégâts. L’acronyme militaire KISS (Keep It Simple, Stupid !) s’applique ici pleinement. Les opérations spéciales, qui mêlent la force à la déception et au flair, offrent à la Chine des rayons lasers plutôt que des marteaux de forgeron pour défaire les forces armées taiwanaises. Un assaut aéroporté directement sur Taipeh par le 15e Corps aéroporté chinois (Changchun) et ses 3 divisions (43e, 44e et 45e) formerait le première phase de l’attaque, avec des parachutistes supplémentaires largués à Linkou, Taoyuan et Ilian afin de fixer les 4 divisions taiwanaises de la 6e Armée (Nord). Une division aéroportée chinoise compte 11'000 hommes, avec des chars légers et de l’artillerie autopropulsée. Certains rapports des services de renseignements ont indiqué que la Chine avait été capable, en 1988, de déployer une division aéroportée au Tibet en moins de 48 heures. Aujourd’hui, sa capacité à transporter des troupes s’est largement améliorée. Elle devrait être capable de déployer une quantité double – 22'000 hommes – en deux jours. La 6e Armée de Taiwan comprend 7 brigades d’infanterie (106, 116, 118, 152, 153, 176 et 178). Les Dragons des 152 et 153 ainsi que les Tigres de 176 et 178 sont réputés pour être les meilleurs. De même, un assaut direct sur les autres unités de la 6e Armée, soit la 269e brigade motorisée, la 351e brigade mécanisée et la 542e brigade blindée, serait obligatoire pour les forces chinoises. L’essentiel des premiers combats se dérouleraient dans le quartier Zhong Zheng de la capitale, qui contient le bâtiment présidentiel, le Ministère de la défense et la chambre législative. Dès que les troupes chinoises toucheraient le sol, elles devraient affronter le Commandement de la police militaire taiwanais (Military Police Command, MPC). Le MPC est responsable de la protection des principaux bâtiments gouvernementaux ainsi que des installations militaires. Son personnel détient toutes les clefs, garde toutes les entrées et est considéré comme sérieux et privé d’humour lorsque l’on s’en approche. Les forces aéroportées chinoises rencontreraient une résistance immédiate de leur part. Les unités régulières de l’armée, toutes basées en-dehors de la capitale, mettraient des heures – voire des jours – à répondre. Il reviendrait au MPC de retenir les Chinois jusqu’à l’arrivée de renforts – ce qui pourrait ne jamais se produire. Des forces spéciales prépositionnées, introduites à Taiwan des mois auparavant, assassineraient des dirigeants-clefs et attaqueraient des installations de détection et de communication dans toute l’île quelques heures avant l’attaque principale. Les éléments infiltrés pourraient recevoir des appuis de sympathisants au sein de l’armée et de la police taiwanaises, que l’on considère comme étant pro-Kuomintang à au moins 75%, et donc pro-réunification. Une grande partie d’entre eux pourraient utiliser des taxis pour se déplacer discrètement dans la ville. Les prostituées venant du continent chinois, déjà en abondance à Taiwan, pourraient être recrutées par le renseignement chinois pour faire office de femmes fatales et fournir des renseignements critiques sur l’emplacement des principaux dirigeants politiques et militaires durant la nuit ; la mort est l’aphrodisiaque ultime. La deuxième phase débuterait après la prise de l’aéroport de Sungshan par les troupes aéroportées. Avec une piste d’atterrissage sûre, la Chine déploierait des éléments de ses 14 divisions de « réaction rapide » en utilisant des transporteurs de troupes Ilyouchine Il-76, Shaanxi Y-8, Antonov An-26 et Xian Y-7, avec un appui aérien des 1000 bombardiers et chasseurs chinois. Les 10 avions Il-76 de la Chine peuvent chacun transporter 130 soldats, bien que ces limites puissent être dépassées en militarisant des avions appartenant aux courriers commerciaux et aux lignes de passagers. La Chine peut choisir parmi 500 Boeing et Airbus. Certains transporteurs lourds amèneraient des véhicules de combat aéroportés BMD-2 ainsi qu’une gamme de véhicules blindés. Ces éléments déployés par voie aérienne se déploieraient à travers la ville, en sécurisant des ponts et des carrefours-clefs. De plus, la Chine possède 200 hélicoptères de transport capables de déployer des commandos à Taiwan. Les Chinois pourraient rencontrer l’opposition venant de la nouvelle force de déploiement rapide taiwanaise. Récemment créé, le Commandement de l’Aviation et des Forces Spéciales (Aviation and Special Forces Command, ASFC) a rassemblé sous une seule autorité 3 brigades d’hélicoptères – les 601e, 602e et 603e – avec la 862e brigade de guerre spéciale. Cette 862e brigade constitue l’élite parachutiste de Taiwan et est formée sur le modèle des Rangers de l’US Army. Les brigades d’hélicoptères sont une combinaison d’hélicoptères de transport CH-47SD Chinook, d’hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra, d’hélicoptères d’observation armés OH-58D Kiowa Warrior et d’hélicoptères de transport UH-1H Huey. Taiwan possède également certaines unités de commandos plus petites et dignes d’attention. Deux d’entre elles appartiennent au corps des Marines : la patrouille de reconnaissance amphibie et la compagnie de services spéciaux. L’armée en possède également deux : le 101e bataillon de reconnaissance amphibie, ou les « hommes-grenouilles de l’armée », et la compagnie aéroportée de services spéciaux. Cette dernière est une nouvelle unité constituée sur le modèle de la Force Delta américaine, recrute à partir de la 862e brigade et remplit des missions de contre-terrorisme ou d’autres missions spéciales. Savoir si ces forces pourraient ou voudraient être engagées à temps dans la zone du conflit est une autre question. A la différence des forces spéciales et des fusiliers marins, il est improbable que le reste des brigades d’infanterie taiwanaises dispersées à travers l’île [dont la surface atteint 32'260 km2, note du traducteur] ne puissent faire grand chose. Les forces armées taiwanaises comptent bon nombre de soldats léthargiques et inefficaces qui n’attendent que la fin de leur service obligatoire long de 20 mois pour retourner vers leurs petites amies et leurs emplois. On appelle souvent la jeunesse taiwanaise, y compris ses jeunes soldats, la « génération des fraises » parce qu’elle est adoucie et gâtée par le haut niveau de vie. Les responsables militaires américains en visite à Taiwan se plaignent fréquemment du fait que les écoles militaires de base sont trop relâchées. L’armée semble davantage redouter la colère des parents des conscrits qu’une invasion chinoise, affirment les soldats US en visite. Un député politiquement correct s’est récemment plaint auprès d’Asia Times Online que « Taiwan doit faire quelque chose contre la violence à l’armée ». Le correspondant lui a rappelé que « l’armée est une institution violente », mais la conversation a cessé, et la leçon s’est perdue. Les forces armées taiwanaises traversent également une crise d’identité. L’idée selon laquelle Taiwan fait partie de la Chine conserve toujours une forte résonance au sein de l’armée. Les insignes d’unité portés par les soldats, par exemple, affichent souvent les contours de la Chine, et non de Taiwan. La 6e Armée, la 8e Armée, la 46e division et le Corps des Marines ont l’image de la Chine sur leurs insignes. La 117e brigade d’infanterie porte un aigle se posant sur la Chine continentale. La 34e division, la 157e brigade d’infanterie et la 200e brigade motorisée affichent la Grande Muraille. Aucun insigne ou emblème ne porte l’image de Taiwan. En fait, les visiteurs des bases militaires n’ont aucun indice de leur emplacement à Taiwan. La Chine est le thème central de toute l’expérience militaire transmise aux conscrits taiwanais. Même les noms des navires découlent de sujets chinois. La marine de Taiwan n’aurait pas grand chose à faire dans ce scénario de guerre, sinon couler comme un amas de pierres. Quelques bateaux abattraient un petit nombre d’avions chinois volant vers Taiwan, mais la plupart seraient mis hors de combat par les nombreux missiles anti-navires chinois. Le missile Sunburn de conception russe est un souci particulier : trois fois plus rapide que le missile anti-navire américain Harpoon, il ne s’écrase pas comme ce dernier sur le flanc d’un navire, mais s’élève au-dessus de la cible à proximité puis plonge directement à travers le pont. La vitesse et l’angle de l’attaque font qu’il est presque impossible d’abattre le missile ou de le mettre hors service par des contre-mesures électroniques. Les forces aériennes taiwanaises seraient occupées à réparer les dommages causés aux pistes d’envol par les quelques 500 missiles balistiques à courte portée déployés le long de la côte chinoise et visant l’île. Le 2e Corps d’artillerie chinois lancerait des missiles Dong Feng 11 (M-11) et Dong Feng 15 (M-9) par vagues multidirectionnelles pour mener des attaques de saturation contre les bases aériennes, les installations portuaires et d’autres emplacements stratégiques. Seuls quelques uns d’entre eux pourraient être interceptés par les 3 batteries taiwanaises de défense anti-missile Patriot PAC-2 Plus situées autour de Taipeh. Les PAC seront uniquement capables d’abattre les missiles visant le nord de l’île, et le sud ne dispose d’aucune protection contre les missiles balistiques. Les forces spéciales chinoises prendraient un vif intérêt à détruire les PAC ; et comme tout le monde connaît leur emplacement, cela ne serait pas trop difficile. Même si Taiwan parvenait à engager une partie de ses avions de combat, la Chine enverrait à leur rencontre ses nouveaux chasseurs Sukhoi 30, Su-27 et JH-7. Elle a reçu 154 chasseurs Su-27 russes au début de l’année, et elle devrait compter fin 2004 pas moins de 273 chasseurs Sukhoi modernes. Les pilotes taiwanais capables de décoller avant la destruction de leur bases s’opposeraient férocement aux Chinois, mais lorsque leurs appareils seraient à court de carburant, ils n’auront nulle part où atterrir. La plupart pourraient se battre jusqu’au bout avant de s’éjecter. Dans l’intervalle, les 100 bombardiers Xian H-6 (Tu-16) Badger et environ 500 Harbin H-5 (Il-28) Beagle chinois nettoieraient les secteurs que l’attaque initiale au missile n’auraient pas détruits. Les Chinois sont particulièrement attentifs à deux bases aériennes « secrètes » situées à l’intérieur de montagnes creuses à l’est de Taiwan, Chiashan à Hualien et Chihhang à Taitung. Celles-ci survivraient probablement au-delà de la frappe initiale, et nécessiteraient un effort supplémentaire de la part des forces aériennes chinoises. Gouvernement pro-Pékin et intervention étrangère -------------------------------------------------------------------------------- Dès la capture de Taipeh, un nouveau Gouvernement choisi par Pékin serait officiellement nommé. Un grand nombre de politiciens taiwanais sont disponibles. Il est bien connu que de nombreux députés prochinois ont des investissements en Chine, et plusieurs d’entre eux ont eu des rencontres privées avec des représentants de Pékin. L’inauguration serait couverte par les médias internationaux, ce qui lui donnerait une certaine légitimité psychologique aux yeux de la communauté internationale. Il y aurait trop de gens prochinois au Département d’État américain – secrètement soulagé de voir la question de Taiwan enfin réglée – pour que celui-ci dise quoi que ce soit en faveur de l’île. Après l’entrée en fonctions du nouveau Gouvernement, le nouveau Président déclarerait la fin de toutes les hostilités avec la Chine. Durant un discours télévisé diffusé dans toute la nation, il ordonnerait à toutes les forces armées de se retirer dans leurs casernes. Compte tenu du sentiment prochinois largement répandu au sein des Forces armées taiwanaises, il est probable que la plupart des militaires acceptent de mauvaise grâce le nouveau Président. Ce dernier contacterait ensuite le Département américain de la Défense via la nouvelle ligne directe installée en 2002 par le Gouvernement américain et le mettrait en garde contre toute action prise par les forces armées US au nom de Taiwan ou contre les nouveaux invités de Taiwan, les militaires chinois. Utiliser la ligne directe montrerait aux Etats-Unis que le nouveau Président et son entourage ont accès aux codes nécessaires à l’envoi de messages cryptés, et prouverait également qu’ils ont accès à la ligne depuis le Ministère de la défense nationale taiwanais – une démonstration de force. Les forces armées américaines pourraient répondre à ce scénario si elles en recevaient l’ordre. La question est de savoir jusqu’à quel point les Etats-Unis vont s’engager pour défendre Taiwan. Etant donné la vitesse de l’attaque chinoise, il est improbable que les porte-avions US soient initialement impliqués, à l’exception de l’USS Kitty Hawk. L’appui militaire américain le plus proche et le plus rapide à entrer en action se trouve à Okinawa, soit à 20 minutes de délai. Placée sous les ordres de la 5e Force aérienne stationnée au Japon, la base aérienne de Kadena sur l’île d’Okinawa abrite 2 escadrilles de chasseurs-bombardiers F-15 Strike Eagle (44e Vampires et 67e Fighting Cocks). De plus, la base aérienne de Misawa sur le territoire japonais principal compte 2 escadrilles de chasseurs-bombardiers F-16 Falcon (13e Panthers et 14e Samurais). La 7e Force aérienne en Corée a 2 escadrilles de F-16, alors que la 11e Force aérienne en Alaska a 3 escadrilles de F-15 et 1 escadrille de F-16. Le Corps des US Marines est une autre épine potentielle sur le flanc de la Chine. Dans leur 12e escadre basée à Iwakuni au Japon, les Marines ont 3 escadrilles de chasseurs-bombardiers F/A-18 Hornet, 1 escadrille d’avions de guerre électronique EA-6B Prowler et 1 escadrille de chasseurs-bombardiers Av-8 Harrier (celle-ci à Okinawa). La Chine a toutes les raisons de craindre la puissance aérienne des Etats-Unis. Les pilotes américains sont bien mieux entraînés que leurs homologues chinois ; la Chine a été laxiste dans ses programmes d’entraînement, et il ne serait pas surprenant de voir se multiplier les images télévisées d’avions chinois plonger en flammes au sol. On peut comprendre pourquoi la Chine espère tant un retrait américain de Corée du Sud et du Japon. Si les Etats-Unis étaient capables d’envoyer des porte-avions dans la région, la Flotte du Pacifique de la marine américaine compterait 6 vaisseaux pour ce faire : les USS Kitty Hawk, Carl Vinson, Nimitz, Abraham Lincoln, John C Stennis et Ronald Reagan. Ces porte-avions emmènent chacun 4 escadrilles de chasseurs-bombardiers – essentiellement des F/A-18 – et 1 escadrille d’EA-6B. Le Kitty Hawk est le seul porte-avions a être déployé en permanence de manière avancée. Basé à Yokosuka, au Japon, il a récemment visité Hong Kong et est souvent mentionné au sujet de conflits potentiels impliquant Taiwan. Le Corps des Marines compte 7 navires d’assaut amphibie dans le Pacifique, chacun équipé d’une gamme d’hélicoptères, de chasseurs-bombardiers et de troupes d’assaut, qui constituent somme toute des forces d’invasion indépendantes : les USS Tarawa, Belleau Wood, Peleliu, Essex, Boxer, Bonhomme Richard et Iwo Jima. Le Tarawa, qui constitue un petit porte-avions agressif, peut par exemple emmener avec son groupe d’assaut amphibie 4 hélicoptères d’attaque AH-1 Sea Cobra, 6 hélicoptères de transport lourds CH-53 Sea Stallion, 20 chars de combat M1 Abrams, 29 véhicules légèrement blindés LAV, 29 véhicules d’assaut amphibie AAV7 ainsi que les 1900 Marines d’un bataillon renforcé. La Chine pourrait également devoir considérer les récentes arrivées de la base aérienne d’Andersen sur l’île de Guam. En février, 6 B-52 Stratofortress de la 5e escadre de bombardiers basée à Minot y ont été déployés, à la demande du Commandement du Pacifique (Pacific Command, PACOM) situé à Hawaii. Ce dernier avait exigé « une force de bombardement effectuant des rotations sur l’île jusqu’à ce qu’il n’en ait plus besoin » en expliquant cette décision comme une réponse à la Corée du Nord, mais d’aucuns suggèrent que Taiwan constitue en fait la vraie raison. Ce qui est une méthode habituelle de la planification militaire américaine en Asie : la raison invoquée est la Corée du Nord alors que la vraie est Taiwan. Par ailleurs, Guam est actuellement considéré comme une base possible pour un groupe aéronaval qui serait déplacé d’Hawaii. Le Japon est un autre élément de l’équation, et il pourrait intervenir. Nombreux sont ceux qui affirment que si la Chine s’empare de Taiwan, aussi bien le Japon que la Corée du Sud développeraient et déploieraient rapidement des armes nucléaires – probablement en quelques mois. Perdre le détroit de Taiwan au profit de Pékin et affronter une Chine prompte à l’aventure militaire enverrait des ondes de choc dans toute la région. Si le Japon décide d’intervenir, il pourrait jeter dans la bataille 9 escadrilles de chasseurs-bombardiers F-15, alors que sa marine pourrait engager les forces navales chinoises avec près de 50 destroyers, 10 frégates et 16 sous-marins. Cependant, dans l’éventualité d’une escalade impliquant les Etats-Unis, il reste la possibilité que la Chine attaque les bases militaires dans la région. Faire pleuvoir les missiles à guidage terminal DF-21C sur Okinawa pourrait être un début. D’après plusieurs analystes, Pékin ne considérerait cette option qu’après des accrochages entre les forces US et les navires et avions chinois traversant le détroit de Taiwan. La Chine pourrait même être plus agressive en utilisant des forces spéciales contre des bases militaires américaines au Japon, en Alaska et à Hawaii. Toutes ces options donneraient à la Chine plus de temps pour consolider ses forces à Taiwan et devancer une intervention américaine. Bien entendu, les lignes qui précèdent ne sont qu’un scénario basé sur des faits choisis et marqué par la conjecture. Les spéculations sur ce que la Chine pourrait faire et ses actions véritables sont rarement comparables. Néanmoins, les experts dans les médias sont trop nombreux à mentionner une invasion du type Normandie, ou une frappe de missiles apocalyptique, sans considérer sérieusement le chemin le plus rapide entre deux points. Texte original: Wendell Minnick, "The year to fear for Taiwan: 2006", Asia Times, 10.4.2004
  12. Le RAFALE est un engin tout bonnement incroyable ! J'ai beau ne pas être français, je suis en amour (comme on dit à QC)... Mais, il a aussi des arguments de poids. Seul bémol, il faudrait se dépêcher de le vendre au plus grand nombre et de le produire en masse, avant qu’il ne soit trop tard et qu’il soit devenu médiocre… Au boulot Dassault !!! Plus vite, plus vite...
  13. USA vs CHINE : Peut-être une guerre froide ou une « simple » guerre si les pays asiatiques et du proche orient réclament leur argent au USA en même temps. De toute façon, l’Inde et la Chine on déjà gagné la guerre… des naissances… alors sauf utilisations massives de bombes, qui vont porté préjudices à tous... ils ont gagné. OCC vs MUS : Ben, faut pas croire tout ce que disent les médias… On est pas entré en guerre contre l’Amérique du sud, l’Asie et la Hollande, pour lutter contre les narcos (bien plus mortel que les terros). Même à l’époque des croisades, c’était pas une guerre de religion… Pour l’Europe c’est venu plus tard est en « famille » UE wars : Tout est possible, après la 1ère on disait (déjà) jamais plus, alors… Même si une implosion type Ex-Yougoslavie est tjrs possible. USA vs UE : Une Guerre économique c’est déjà le cas… un conflit armé difficile(mais tjrs possible), sauf si l’on retourne a un mode de pensée (type colonial) où l’Europe devrait intervenir pour garantir ses droits et défendre sa zone vitale, voir d’influence… donc là aussi de nature économique, mais plus militarisée. Autres : Une guerre civile mondiale (pour pouvoir manger/boire/procréer/prier/vivre)… Un affrontement entre Etat-nation et armée privée (employé par des Groupes Privés)… Race humaine contre petit gris/verts/robots/autres… Pas de 3ème : Ben celle-là les USA l’ont gagné…donc ?! Plus sérieusement, il ne tient qu’en partie a nous de ne pas y participer pour annuler les projets les plus mégalos ou favoriser une victoire facile du camps adverse, c’est selon…
  14. Personnellement, je ne souhaitais pas participé a ce poste, car de par sa nature, la question et son sens en sont biaisé. On ne peut simplifier les choses comme ça ! Ou dans ce cas on retombe dans les bêtises Pourquoi les noirs, pourquoi les blancs, pourquoi les blondes, pourquoi les … Bref, le débat ne sert qu’a s’auto congratuler de « notre » réussite, voir de « notre » supériorité vis-à-vis d’un groupe donné. Voir de propager des idées reçues et de se limiter à de la propagande de café... Rien de sérieux, qui fini toujours par un débat stérile où chacun se conforte dans ces certitudes. Déjà, parler de pays arabes ?! Lesquels : Monarchie, République, Maghreb, Machrek, Afrique, Asie, riche, pauvre, ancien, nouveau, avec ou sans constitution, économiquement fort/faible, technologique ou non, laïc ou non… Bref, on fait de cas particulier la norme ! Ce qui « autorise » toute les bêtises. Dont les classiques: pas de droit des femmes, religion a problème, pas de droit de l'homme, pas de respect des minorités,... . Il est important de faire de cas particuliers la norme, il n’existe pas meilleure terreaux pour entretenir l’ignorance, la haine, l’incompréhension et ces dérivés. Il ne faut pas avoir fait HEC ou SCPo pour connaître la tenue et l’orientation de ce « débat » basé sur une question où l’on peut lire : nation primaire…qui n’avance pas… arriérés… âge de pierre… l’absence d’économie viable ou avancée… le tout accompagné de fausse vérité et de comparaison orientée avec l’Asie, l’Amérique du Sud… et j’en passe et des meilleures. C’est un peu comme cette « vision économique » limitée à la notion de pétrole… est le reste ?! Faut-il vous rappeler que les prochaines guerres seront principalement basée sur la possession de source stratégique comme les nappes phréatiques et autres terres arables (Déjà la source d’une bonne partie des conflits actuels). L'ensemble de nos "visions" sont basée principalement sur des héritages et des expériences propres. Comme exemple "neutre", on sait qu'une majorité de ceux qui ont vécu la guerre froide on encore (et bien, malgré eux) une vision EST-OUEST du monde dont il est difficile de ce défaire. Donc impossible de répondre avec sérieux à ce genre de "question" ! Ou si on peut répondre comme ça: :arrow: Pour Galil10 and Co.: Car se sont des Arabes... (ou ce qui peut vous conforter) ou non mieux; Pas'ke (désolé, je débute en Chat speak :oops: ) :arrow: Pour les autres: Faite des recherches/études sérieuses et vous en apprendrez bien plus que les brèves de comptoirs ou les pseudos vérités présentées en format court dans les médias. Mais il est certain que ceci nécessite un investissement personnel… Pour finir, ne pas oublier le classique : AMOUR et PAIX pour TOUS ! Et TOUS avec le GRAND Golgote 24 !
  15. Bon, pour l'article tout le monde aura compris que le B-2 ne sert qu'à couvrir les actions des avions issus du programme "Aurora" :D ! Divers rappel pour le B-2: :arrow: Pour l'histoire Pour comprendre l'affaire du B-2, il faut connaître la menace contre laquelle il fut conçu ansi que le contexte de l'inimaginable mission qu'il devait accomplir. L'un des facteurs de la banqueroute soviétique a été l'obsession pendant 40 ans de bâtir un réseau impénétrable de défenses antiaériennes. La PVO (défense aérienne) était un service autonome d'égale importance à l'armée, la marine, l'aviation et les missiles stratégiques. Sa vocation était d'empêcher les bombardiers stratégiques de l'OTAN de pénétrer au coeur de l'URSS pour décapiter les centres de commandement et de contrôle hautement centralisés, ainsi que leurs responsables militaires et politiques. En fin de compte, le seul plan de l'Occident pour vaincre ce système résidait dans un scénario d'Apocalypse: utiliser les missiles stratégiques nucléaires pour "chambouler" les divers composantes de la PVO et permettre ainsi aux bombardiers d'atteindre leurs objectifs. Au cours des années 70, les Russes commencèrent à déployer des rampes mobiles de missiles intercontinentaux qui pouvaient se déplacer dans les vastes espaces de l'Union soviétique sur trains spéciaux ou véhicules à roues géants. Les Soviets savaient que chaque silo de missile faisait l'objet d'un relevé satellitaire précis qui ne lui laissait aucune chance de survie; chaque sous-marin était suivi par un réseau d'écoutes sous-marines et pisté par la Navy ou l'Otan, mais que pouvait-on faire pour détruire un complexe mobile de lance-missiles? la réponse américaine a été de traquer les missiles et leurs lanceurs avec un avion si révolutionnaire que rien de l'arsenal soviétique ne pourrait l'atteindre. L'idéal aurait été un avion invisible, se déplaçant à la vitesse de la lumière et armé d'armes de précision genre "rayon de la mort". Pourtant, un appareil subsonique, virtuellement invisible aux radars et capteurs infrarouges, armé de quelques missiles nucléaires de petite taille, pouvait faire l'affaire si (mais le "si" était de taille) son développement baignait dans un secret absolu pour priver ceux d'en face du temps et des indications pour forger des contre-mesures efficaces. Ainsi naquit le B-2A Spirit... :arrow: Pour les militaires Deux B-2, sans escorte ou ravitailleurs, accompliraient une mission qui nécessiterait 32 avions d'attaques, 16 chasseurs, 12 chasseurs-bombardiers de guerre électronique pour supprimer la défense antiaérienne, et 15 ravitailleurs. Général Chuck Horner, USAF (ER) :arrow: Pour les contribuables Difficile de faire passer la pilule de l'avion le plus cher jamais construit à des contribuables et à des parlementaires assez cyniques envers les industriels de la défense et dont le scepticisme est croissant devant les besoins militaires. En 1994, l'Air Force avait prévu l'achat de 20 B-2 d'ici '98 pour 44 billions de $US (soit 2.2 pièce). A l'origine, l'Arme voulait 132 exemplaires mais, en raison de leur prix astronomique et la fin de la guerre froide, le Congrès a limité le programme. Et, malgré la proposition de Northrop Grumann de construire 22 appareils supplémentaires d'ici à 2008 à un prix garanti fixe de ~570 millions de $US l'unité. En 1996, un groupe d'étude du Congrès avait même avancé le chiffre de 24 billions de $US pièce en coût réel! :arrow: Pour le reste Quoi qu'il en soit, le B-2 Spirit constitue le summum de l'aviation d'attaque et restera probablement en service jusqu'au milieu du notre siècle. Le temps à l'USAF de nous présenter le fameux "Aurora" ou son "suivant"...