Grognard

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  1. Pas mal ! En voilà un autre tout aussi croustillant : http://www.dailymotion.com/video/x1x359d_alain-marsaud-la-famille-merah-part-faire-le-djihad-en-syrie-grace-aux-allocations-familiales_news
  2. Peut être que l'explosion n'a pas eu lieu au bon endroit. Quand on creuse sur plus de 200 mètres sous terre, il y a le risque de dévier légèrement le tunnel de l'objectif visé. En tout cas, ces explosions de tunnel sont impressionnantes. A t'on des photos des cratères après l'explosion de ces mines ? Je me rappelle que ceux de Verdun son assez impressionnants.
  3. Un commentaire comme ça, c'est vraiment petit. Ok je ==>
  4. A mon avis, les rebelles se sont tiré une balle dans le pied quand ils ont commencé à enlever les journalistes, d'autant plus que ces derniers étaient pro-rebellion à 90%. Les rebelles libyens avaient bien compris l'importance des journalistes, et les ont chouchouté tout au long de la guerre, permettant au monde d'entier de voir la guerre de leur côté. Là, comme en Irak quelques années plus tôt, c'est l’appât du gain qui l'a emporté sur la volonté d'une visibilité internationale. Alors que la guerre était couverte par des reportages d'Envoyé spécial, par des journalistes du Monde, permettant d'avoir des infos en quantité et qualité, on n' a plus aujourd'hui que des dépêches insipides et redondantes (taper "syrie" sur google actualité, vous allez être affligés du peu d'infos). Ce manque d'infos au quotidien a clairement joué en leur défaveur (manque de volonté des européens d'intervenir en Syrie, image repoussante des rebelles). A part nous qui faisont l'effort que glaner des infos à droite à gauche, la plupart des gens ne se tiennent informés de ce conflit que par le jt de 20 heures. Je connais des gens qui, parce qu'on en parle plus, croyaient cette guerre terminée (mais c'est le cas extrême vous allez me dire). Il y a donc un problème d'offre et de demande. Les risques de faire un reportage dans ces conditions sont bien trop élevés au vu du peu d’intérêt des citoyens européens pour ce conflit.
  5. Qui dit mieux ? Syrie: 50 rebelles tués par des jihadistes http://www.lepoint.fr/monde/syrie-50-rebelles-tues-par-des-jihadistes-la-l-opposition-elit-son-president-05-01-2014-1777039_24.php Bachar n'a plus qu'à rester l'arme au pied en attendant que tout le monde s’étripe. 8)
  6. Je vois dans ce conflit pas mal d'éléments similaires à la guerre d'Espagne (plusieurs billets sur le net y font référence aussi) : - Soutien d'un conflit local par des puissances régionales (Iran, Russie, Arabie Saoudite) - Les voisins restent à l'écart prudemment du conflit, bien qu'ils accueuillent les réfugiés (Israel, Turquie, Irak, Jordanie, Liban) - Les grandes puissances mondiales brillent par leur hésitation (Uk, France, US) malgré un soutien aux rebelles - Soutien des différentes parties du conflit par des volontaires étrangers, prenant parfois le pas sur les syriens eux même (Hezbollah, djihadistes) - Stratégie du gouvernement pour reconquérir : des petites avancées sûres plutot que de grandes offensives - Faiblesse et division dans le camp rebelle : ASR contre djihadistes, kurdes qui font bande à part (parallèle avec les basques ?) - Excès des islamistes faisant baisser la cote de popularité des rebelles. Si vous en voyez d'autres...
  7. D'après les journalistes AFP présents en Syrte, il semble que les civils en majorité aient déserté la ville, donc c'est peu probable que la présence de civils soit disants "pro kadafi" joue un role dans la bataille pour Syrte. A mon avis, ce qui va se passer, c'est la même chose qu'à Ajdabya : quelques jours de siège par les insurgés, avec bombardements de l'otan, puis prise de la ville (l'artillerie conquiert, l'infanterie occuppe, en somme). Le fait qu'elle soit la ville natale de K n'y joue pas grand chose. Ce qui se passe à Misrata m'a l'air plus inquiétant. Il y a une sorte de guerrilla urbaine qui peut facilement tourner en faveur des pro k. Ils sont à mon avis bien commandés car ils ont su s'adapter aux frappes de l'otan : camouflage en civil, tir de sniper, intrusion des chars au coeur de la ville pour créer des dommages collatéraux en cas de frappes. Les pro k sont tout sauf de la chair à canon et semblent s'adapter à cette guerre asymétrique. Il est bien possible que malgrès la victoire des insurgés, les pro k continuent à faire du grabuge dans le désert, la montagne ou parmis la population, devenant ainsi une sorte d'OAS pro kadaf. Car, malgrès ce qu'on veut nous faire croire, K a de vrais soutien parmis la population, dont sans doute une bonne poignée de jusqu'au boutistes.
  8. C'est clair que les journalistes (à l'exception notable de ceux de France 24 qui donnent un vrai panorama militaire de la situation) sont complètement à côté de la plaque. Je ne regarde d'ailleurs plus les chaines d'info en continu tant ils donnent de "l'info" en boucle jusqu'à l'indigestion sans rien apporter de neuf. De même, zéro pointé ceux qui s'obstinent à rester à Tripoli pour entendre les discours du Guide sans pouvoir sortir de leur hôtel (et éventuellement se faire prendre en otage). Où est le journalisme là dedans ?
  9. Il ne faut pas se leurrer : Khadafi est malin. Beaucoup plus qu'on ne le croit. Hier encore il parlait de casser la gueule aux insurgés une fois arrivé à Bengazi. Maintenant, il voudrait presque passer pour un pacifiste hippie avec les cheveux longs et gras (oui je sais, il les a déjà) qui chante "We shall overcome" la guitare à la main. Mais il ne faut pas se leurrer, son but est bien de reconquérir tout le pays. Il choisira juste le moment opportun, c'est tout. Si on intervient pas militairement, on ne fait qu'accorder un un sursis aux insurgés. Khadafi n'est pas un "petit" dictateur. C'est du lourd. Il est capable d'attaquer les pays occidentaux pour lui avoir fait front, et ce même si on intervient pas. Les pays arabes semblent vouloir vraiment sortir des disctatures, tout comme les pays d'Amérique du Sud dans les années 80 et ceux d'Europe de l'est dans les années 90. La rebellion en Libye donne une occasion inespérée, un signe fort.
  10. Effectivement, Israel va de plus en plus loin dans son acharnement à isoler Gaza... mais quand on voit la tête des "humanitaires" (barbes et couteaux), on peut comprendre qu'ils n'aient pas eu envie de laisser passer le convoi. Essayons de nous mettre dans la tête des responsables israéliens : si un convoi passe malgrès le blocus grace à sa médiatisation, ce sont des dizaines d'autres qui seront organisés pour aller à Gaza. La situation peut vite devenir incontrolable. On fait un blocus ou on ne le fait pas. Rappellons qu'Israel tente de controler au maximum les passages vers Gaza. L'aéroport a été détruit, les tunnels vers l'Egypte sévèrement traqués et bombardés. Un tel évènement aurait été une humiliation pour Israel, l'aveu que ce pays, malgrès ses diverses formes de blocus, peut laisser des passer d'obscurs convois pour des raisons hamanitaires.
  11. Il faut dire que cette guerre pour la Finlande était une "victoire" à la Pyhrrus face à l'ogre russe. Il ne s'agit même pas d'une victoire puisque les finlandais ont perdu des territoires; mais si on compare aux objectifs initiaux de Staline (réintégrer la Finlande), les finlandais ont effectivement gagné la guerre. La défaite russe tient essenciellement à l'inorganisation dans l'armée russe (affaiblie par les purges de 1937), un manque total d'initiative que l'on retrouvera dans les premiers mois de l'opération Barbarossa, des moyens mis en oeuvres pas adaptés au terrain (attaques de chars en forêts), l'inventivité et la combattivité des finlandais qui ont par exemple utilisés les skis pour les actions rapides. On peut aussi citer l'efficacité des snipers finlandais (dont un à eu plus de 500 tués à son actif). Tout ça à permis à la Finlande de limiter les dégats. Les déboires russes tiendront sans doute une bonne place dans l'entêtement d'Hitler d'envahir la Russie.
  12. Les raisons du repli, entre autres : - tactiquement très difficile, les turcs tennaient les crètes (la résistance de Kémal fut d'ailleurs exemplaire), le terrain pas glop. -la maladie qui affecte les soldats alliés -l'impasse stratégique, l'effet de surprise passé, il n'était plus possible d'avancer vers Constatinople. -sans doute aussi les coûts de ravitaillement, exorbitants pour des pays à l'économie déjà surchauffée par la guerre sur le front ouest.
  13. Zamorana a a peu près tout dit sur les raisons de l'expansionisme japonais. Je rajoute quelques trucs : - L'invasion de la Chine était due à la volonté du Japon de s'assurer le marché chinois (les chinois faisaient jusque là l'embargo des produits japonais). Le Japon avait du mal à étendre ses exportations et avait donc besoin de débouchés en Asie, mais les marchés étaient tenus par les occidentaux. -L'objectif de l'invasion du Pacifique était avant tout le controle de l'Indonésie (colonie néerlandaise) pour son pétrole, ressource indispensable pour faire marcher l'énorme flotte japonaise. Mais évidemment, il fallait pour cela s'assurer le controle de tout le Pacifique afin que les américains (qui avaient pris l'invasion de l'Indochine pour un Casus Belli) ne mettent pas leur baton dans les roues au Japon. Il était donc nécessaire d'anticiper le coup. L'attaque de Pearl Harbor était donc un acte indispensable pour controler le Pacifique. Seul hic : il était impossible au Japon de gagner sur le long terme. Cette guerre était donc une grande fuite en avant. On peut aussi citer la collaboration entre le Japon et les puissances européennes de l'Axe. Elle fut en réalité très anecdotique, en effet, difficile d'interagir à 10 000 kilomètres de distance. Et là où ils auraient pu agir efficacement, ça a loupé. Premièrement le refus du Japon d'attaquer la Russie, très dommageable pour l'Allemagne, et ensuite l'obstination d'Hitler à attaquer les Etats Unis après la déclaration de guerre du Japon. Alors que celui ci ne lui demandait rien. Bref, difficile d'y voir une alliance solide. Et puis, il y a un trait de caractère inhérent aux régimes fascistes, qui est la méfiance vis à vis de tous les autres pays, même des alliés qui eux aussi sont nationalistes et qui partagent des interêts communs. C'est sans doute parce que dans les doctrines fascistes, le peuple (allemand/italien/japonais) est supérieur à tous les autres peuple, et donc ne peut traiter à égalité avec qui que ce soit, même avec les alliés, il ne peut y avoir que des vassaux. Difficile d'établir des projets communs avec ça...
  14. Clair, on dirait une nuée de frelons. T'imagine la tête de Sakashvili quand il a vu un Mi-24 russe au dessus de Gori alors qu'il pensait faire tranquilement une petite visite du front.
  15. On peut aussi noter les arbalètes de tranchée, qui servaient à lancer des grenades pendant la première GM.