Grognard

Members
  • Content Count

    334
  • Joined

  • Last visited

Everything posted by Grognard

  1. Pas mal ! En voilà un autre tout aussi croustillant : http://www.dailymotion.com/video/x1x359d_alain-marsaud-la-famille-merah-part-faire-le-djihad-en-syrie-grace-aux-allocations-familiales_news
  2. Peut être que l'explosion n'a pas eu lieu au bon endroit. Quand on creuse sur plus de 200 mètres sous terre, il y a le risque de dévier légèrement le tunnel de l'objectif visé. En tout cas, ces explosions de tunnel sont impressionnantes. A t'on des photos des cratères après l'explosion de ces mines ? Je me rappelle que ceux de Verdun son assez impressionnants.
  3. Un commentaire comme ça, c'est vraiment petit. Ok je ==>
  4. A mon avis, les rebelles se sont tiré une balle dans le pied quand ils ont commencé à enlever les journalistes, d'autant plus que ces derniers étaient pro-rebellion à 90%. Les rebelles libyens avaient bien compris l'importance des journalistes, et les ont chouchouté tout au long de la guerre, permettant au monde d'entier de voir la guerre de leur côté. Là, comme en Irak quelques années plus tôt, c'est l’appât du gain qui l'a emporté sur la volonté d'une visibilité internationale. Alors que la guerre était couverte par des reportages d'Envoyé spécial, par des journalistes du Monde, permettant d'avoir des infos en quantité et qualité, on n' a plus aujourd'hui que des dépêches insipides et redondantes (taper "syrie" sur google actualité, vous allez être affligés du peu d'infos). Ce manque d'infos au quotidien a clairement joué en leur défaveur (manque de volonté des européens d'intervenir en Syrie, image repoussante des rebelles). A part nous qui faisont l'effort que glaner des infos à droite à gauche, la plupart des gens ne se tiennent informés de ce conflit que par le jt de 20 heures. Je connais des gens qui, parce qu'on en parle plus, croyaient cette guerre terminée (mais c'est le cas extrême vous allez me dire). Il y a donc un problème d'offre et de demande. Les risques de faire un reportage dans ces conditions sont bien trop élevés au vu du peu d’intérêt des citoyens européens pour ce conflit.
  5. Qui dit mieux ? Syrie: 50 rebelles tués par des jihadistes http://www.lepoint.fr/monde/syrie-50-rebelles-tues-par-des-jihadistes-la-l-opposition-elit-son-president-05-01-2014-1777039_24.php Bachar n'a plus qu'à rester l'arme au pied en attendant que tout le monde s’étripe. 8)
  6. Je vois dans ce conflit pas mal d'éléments similaires à la guerre d'Espagne (plusieurs billets sur le net y font référence aussi) : - Soutien d'un conflit local par des puissances régionales (Iran, Russie, Arabie Saoudite) - Les voisins restent à l'écart prudemment du conflit, bien qu'ils accueuillent les réfugiés (Israel, Turquie, Irak, Jordanie, Liban) - Les grandes puissances mondiales brillent par leur hésitation (Uk, France, US) malgré un soutien aux rebelles - Soutien des différentes parties du conflit par des volontaires étrangers, prenant parfois le pas sur les syriens eux même (Hezbollah, djihadistes) - Stratégie du gouvernement pour reconquérir : des petites avancées sûres plutot que de grandes offensives - Faiblesse et division dans le camp rebelle : ASR contre djihadistes, kurdes qui font bande à part (parallèle avec les basques ?) - Excès des islamistes faisant baisser la cote de popularité des rebelles. Si vous en voyez d'autres...
  7. D'après les journalistes AFP présents en Syrte, il semble que les civils en majorité aient déserté la ville, donc c'est peu probable que la présence de civils soit disants "pro kadafi" joue un role dans la bataille pour Syrte. A mon avis, ce qui va se passer, c'est la même chose qu'à Ajdabya : quelques jours de siège par les insurgés, avec bombardements de l'otan, puis prise de la ville (l'artillerie conquiert, l'infanterie occuppe, en somme). Le fait qu'elle soit la ville natale de K n'y joue pas grand chose. Ce qui se passe à Misrata m'a l'air plus inquiétant. Il y a une sorte de guerrilla urbaine qui peut facilement tourner en faveur des pro k. Ils sont à mon avis bien commandés car ils ont su s'adapter aux frappes de l'otan : camouflage en civil, tir de sniper, intrusion des chars au coeur de la ville pour créer des dommages collatéraux en cas de frappes. Les pro k sont tout sauf de la chair à canon et semblent s'adapter à cette guerre asymétrique. Il est bien possible que malgrès la victoire des insurgés, les pro k continuent à faire du grabuge dans le désert, la montagne ou parmis la population, devenant ainsi une sorte d'OAS pro kadaf. Car, malgrès ce qu'on veut nous faire croire, K a de vrais soutien parmis la population, dont sans doute une bonne poignée de jusqu'au boutistes.
  8. C'est clair que les journalistes (à l'exception notable de ceux de France 24 qui donnent un vrai panorama militaire de la situation) sont complètement à côté de la plaque. Je ne regarde d'ailleurs plus les chaines d'info en continu tant ils donnent de "l'info" en boucle jusqu'à l'indigestion sans rien apporter de neuf. De même, zéro pointé ceux qui s'obstinent à rester à Tripoli pour entendre les discours du Guide sans pouvoir sortir de leur hôtel (et éventuellement se faire prendre en otage). Où est le journalisme là dedans ?
  9. Il ne faut pas se leurrer : Khadafi est malin. Beaucoup plus qu'on ne le croit. Hier encore il parlait de casser la gueule aux insurgés une fois arrivé à Bengazi. Maintenant, il voudrait presque passer pour un pacifiste hippie avec les cheveux longs et gras (oui je sais, il les a déjà) qui chante "We shall overcome" la guitare à la main. Mais il ne faut pas se leurrer, son but est bien de reconquérir tout le pays. Il choisira juste le moment opportun, c'est tout. Si on intervient pas militairement, on ne fait qu'accorder un un sursis aux insurgés. Khadafi n'est pas un "petit" dictateur. C'est du lourd. Il est capable d'attaquer les pays occidentaux pour lui avoir fait front, et ce même si on intervient pas. Les pays arabes semblent vouloir vraiment sortir des disctatures, tout comme les pays d'Amérique du Sud dans les années 80 et ceux d'Europe de l'est dans les années 90. La rebellion en Libye donne une occasion inespérée, un signe fort.
  10. Effectivement, Israel va de plus en plus loin dans son acharnement à isoler Gaza... mais quand on voit la tête des "humanitaires" (barbes et couteaux), on peut comprendre qu'ils n'aient pas eu envie de laisser passer le convoi. Essayons de nous mettre dans la tête des responsables israéliens : si un convoi passe malgrès le blocus grace à sa médiatisation, ce sont des dizaines d'autres qui seront organisés pour aller à Gaza. La situation peut vite devenir incontrolable. On fait un blocus ou on ne le fait pas. Rappellons qu'Israel tente de controler au maximum les passages vers Gaza. L'aéroport a été détruit, les tunnels vers l'Egypte sévèrement traqués et bombardés. Un tel évènement aurait été une humiliation pour Israel, l'aveu que ce pays, malgrès ses diverses formes de blocus, peut laisser des passer d'obscurs convois pour des raisons hamanitaires.
  11. Il faut dire que cette guerre pour la Finlande était une "victoire" à la Pyhrrus face à l'ogre russe. Il ne s'agit même pas d'une victoire puisque les finlandais ont perdu des territoires; mais si on compare aux objectifs initiaux de Staline (réintégrer la Finlande), les finlandais ont effectivement gagné la guerre. La défaite russe tient essenciellement à l'inorganisation dans l'armée russe (affaiblie par les purges de 1937), un manque total d'initiative que l'on retrouvera dans les premiers mois de l'opération Barbarossa, des moyens mis en oeuvres pas adaptés au terrain (attaques de chars en forêts), l'inventivité et la combattivité des finlandais qui ont par exemple utilisés les skis pour les actions rapides. On peut aussi citer l'efficacité des snipers finlandais (dont un à eu plus de 500 tués à son actif). Tout ça à permis à la Finlande de limiter les dégats. Les déboires russes tiendront sans doute une bonne place dans l'entêtement d'Hitler d'envahir la Russie.
  12. Les raisons du repli, entre autres : - tactiquement très difficile, les turcs tennaient les crètes (la résistance de Kémal fut d'ailleurs exemplaire), le terrain pas glop. -la maladie qui affecte les soldats alliés -l'impasse stratégique, l'effet de surprise passé, il n'était plus possible d'avancer vers Constatinople. -sans doute aussi les coûts de ravitaillement, exorbitants pour des pays à l'économie déjà surchauffée par la guerre sur le front ouest.
  13. Zamorana a a peu près tout dit sur les raisons de l'expansionisme japonais. Je rajoute quelques trucs : - L'invasion de la Chine était due à la volonté du Japon de s'assurer le marché chinois (les chinois faisaient jusque là l'embargo des produits japonais). Le Japon avait du mal à étendre ses exportations et avait donc besoin de débouchés en Asie, mais les marchés étaient tenus par les occidentaux. -L'objectif de l'invasion du Pacifique était avant tout le controle de l'Indonésie (colonie néerlandaise) pour son pétrole, ressource indispensable pour faire marcher l'énorme flotte japonaise. Mais évidemment, il fallait pour cela s'assurer le controle de tout le Pacifique afin que les américains (qui avaient pris l'invasion de l'Indochine pour un Casus Belli) ne mettent pas leur baton dans les roues au Japon. Il était donc nécessaire d'anticiper le coup. L'attaque de Pearl Harbor était donc un acte indispensable pour controler le Pacifique. Seul hic : il était impossible au Japon de gagner sur le long terme. Cette guerre était donc une grande fuite en avant. On peut aussi citer la collaboration entre le Japon et les puissances européennes de l'Axe. Elle fut en réalité très anecdotique, en effet, difficile d'interagir à 10 000 kilomètres de distance. Et là où ils auraient pu agir efficacement, ça a loupé. Premièrement le refus du Japon d'attaquer la Russie, très dommageable pour l'Allemagne, et ensuite l'obstination d'Hitler à attaquer les Etats Unis après la déclaration de guerre du Japon. Alors que celui ci ne lui demandait rien. Bref, difficile d'y voir une alliance solide. Et puis, il y a un trait de caractère inhérent aux régimes fascistes, qui est la méfiance vis à vis de tous les autres pays, même des alliés qui eux aussi sont nationalistes et qui partagent des interêts communs. C'est sans doute parce que dans les doctrines fascistes, le peuple (allemand/italien/japonais) est supérieur à tous les autres peuple, et donc ne peut traiter à égalité avec qui que ce soit, même avec les alliés, il ne peut y avoir que des vassaux. Difficile d'établir des projets communs avec ça...
  14. Clair, on dirait une nuée de frelons. T'imagine la tête de Sakashvili quand il a vu un Mi-24 russe au dessus de Gori alors qu'il pensait faire tranquilement une petite visite du front.
  15. On peut aussi noter les arbalètes de tranchée, qui servaient à lancer des grenades pendant la première GM.
  16. Connaissez vous des exemples de "gadgets" utilisés par les armées au cours de l'Histoire pour faire face aux difficultés? (manque de moyen, terrain hostile). Le plus fort pour moi est la torpille humaine, inventée par la marine italienne durant la seconde guerre mondiale pour pallier à leur infériorité sur le plan logistique face aux britaniques. Pilotée par deux hommes, ce "cochon" comme l'appellaient leur équipage servait à poser une bombe directement sur la coque du navire au port. L'équipage devait alors repartir le plus vite possible pour ne pas sauter avec leur bombe. Les américains en Normandie avaient beaucoup de difficulté à progresser dans le bocage. Ils mirent donc au point à l'avant du char des dents en fer pour arracher les haies. Les allemands mirent au point une bombe mobile sur chenille, téléguidée qui devait exploser sur les lignes ennemies. Cet engin (le Goliath) fit un bide total, car trop facile à neutraliser par l'ennemi qui n'avait cas tirer une petite rafale pour l'arrêter.
  17. LOl, c'est un blague ? Sudden Strike était déjà graphiquement dépassé dès sa sortie en 2000. Et ce mod ne l'a pas amélioré d'un iota. Seuls la modélisation des véhicules et les explosions donnaient un aspect un peu moderne. Mais aujourd'hui, même dans les jeux de stratégie, la 2D a disparu. C'est même scandaleux que ce jeu soit vendu et pas tout simplement donné, sortout qu'il s'agit d'un simple mod. Mais sans doute les concepteurs ont ils négocié des droits d'auteurs.
  18. Tu es tombé sur la mauvaise montre. Générallement, les mécaniques tiennent plus longtemps, et les mouvements ETA sont réputés. Mais je fais plutot confiance à Seiko, qui cultive l'innovation et l'excellence depuis quarante ans.
  19. L'avantage avec le mécanique, c'est que ça peut durer toute une vie. Ce n'est pas un hasard si les montres les plus prestigieuses sont toutes mécaniques. La Rolex Submariner est quand à elle la championne de toutes les montres méca et terme de durée de vie, solidité, fiabilité, précision. Bien sur, le prix est inabordable pour le commun des mortels. La Seiko 5 est très bien, par contre, je doute qu'elle soit aussi solide que la diver's 200. Mais elle a l'avantage d'avoir une meilleure visibilité (et d'être moins chère).
  20. A noter que nos APC sont particulièrement utiles pour le combat anti-gerrilla en montagne. Ils ont plusieurs fois sauvé la vie à nos soldats en Afghanistan.
  21. La guerre Russie Géorgie a déjà inspiré un jeu Vidéo en Russie qui apparemment utilise le moteur de Sudden Strike : http://www.russobit-m.ru/catalogue/item/protivostoyanie-prinuzhdenie_k_miru/
  22. De toute façon, l'Indochine de par sa position, était totalement indéfendable pour la France, contre quelqu' ennemi que ce soit. De la même manière que les îles Carolines pour les allemands ou les philippines pour les espagnols. Alors évidemment, après la défaite, ça ne pouvait qu'être pire. Quand on voit qu'on a eu du mal à défendre ce territoire contre la Thaïlande, on peut s'imaginer ce que ça aurait été contre le Japon.
  23. Au Sri-Lanka, l'armée s'empare du dernier bastion des Tigres tamouls LEMONDE.FR | 25.01.09 | 16h12 Réagissez Classez Imprimez Envoyez Partagez Partagez : L'armée sri-lankaise a annoncé, dimanche 25 janvier, la capture du port de Mullaittivu, dernière ville aux mains de la guérilla séparatiste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). "Après un mois de combats, nous avons totalement libéré la ville de Mullaittivu", a annoncé à la télévision nationale le chef de l'armée sri-lankaise, le général Sarath Fonseka. Découvrez le Desk, votre écran de contrôle et de suivi de l'information en temps réel. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Sur le même sujet Compte rendu Dans le sud de l'Inde, les Tamouls affirment leur solidarité avec leurs "frères" du Sri Lanka Les faits L'armée sri lankaise s'empare du centre de commandement des Tigres tamouls Infographie La population tamoule en Inde et Sri Lanka Infographie Les régions contrôlées par les Tigres Edition abonnés Fiche pays : Sri Lanka La chute de cette localité est une défaite cuisante pour les rebelles qui ont déjà perdu le 2 janvier leur "capitale" politique, Kilinochchi, dans le le nord, après avoir été éjectés de leurs bastions de l'est à l'été 2007. La prise de Mullaittivu, dont les LTTE avait pris le contrôle en 1996, coupe à la guérilla sa dernière voie d'approvisionnement en armes. Cette défaite accule désormais les séparatistes à se replier dans la jungle. LE DÉBUT DE LA FIN POUR LES LTTE ? Par ailleurs, les organisations humanitaires internationales s'inquiètent depuis des semaines du sort de 150 000 à 300 000 civils coincés dans la région de Mullaittivu et que les Tigres utiliseraient comme boucliers humains. Les échanges de tirs d'armes lourdes des derniers jours ont fait une centaine de victimes civiles, ont déclaré les autorités, qui accusent les séparatistes de ne pas avoir respecté le périmètre de sécurité établi par l'armée pour la population prise entre deux feux. Pour autant, toutes ces défaites militaires ne signent pas la mort des LTTE. Mais elles sonnent peut-être "le début de la fin", avancent des experts locaux, après 37 ans de conflit dans l'ex-Ceylan, une île de 20 millions d'habitants située au sud-est de l'Inde et colonie britannique jusqu'en 1948. Depuis 1972, les Tigres tamouls, hindouistes, se battent pour l'indépendance du nord et de l'est de ce pays peuplé à 75 % de Cinghalais bouddhistes. Au moins 70 000 personnes ont perdu la vie dans cette guerre civile, dont des milliers depuis le regain des violences fin 2005.
  24. La guerre au Congo suite et fin La nouvelle alliance Congo-Rwanda marque la fin d'une guerre de douze ans Nairobi, correspondant régional Il avait fait trembler l'armée congolaise, s'était rêvé un destin de chef d'Etat. Laurent Nkunda, le chef rebelle congolais, a été arrêté par les autorités rwandaises et assigné à résidence dans la ville frontalière de Gisenyi, jeudi 22 janvier au soir. La plupart de ses hommes, au cours des semaines précédentes, avaient déjà fait défection à l'appel du pouvoir rwandais, indéfectible soutien jusqu'ici de sa rébellion tutsie, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Le lâchage de Nkunda est un événement inédit. Le pouvoir rwandais a constamment soutenu une rébellion "amie" en RDC depuis que s'est ouvert le cycle des guerres du Congo, en 1996. La dernière de ces rébellions vient d'être détruite en vol, revirement qui s'explique par un basculement d'alliances régionales. Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Sur le même sujet Décryptage Le chef rebelle Laurent Nkunda victime de la nouvelle alliance Congo-Rwanda Les faits RDC : Laurent Nkunda arrêté au Rwanda Compte rendu L'armée rwandaise entre en RDC pour y traquer les rebelles hutu Les faits L'armée rwandaise traque des rebelles hutus au Congo Edition abonnés Archive : La France prépare une initiative de paix pour l'est de la République démocratique du Congo Les forces rwandaises, qui ont mené deux guerres meurtrières et destructrices au Congo (ex-Zaïre), y sont entrées pour la première fois à l'invitation du pouvoir de Kinshasa mardi. Ensemble, les armées du Congo et du Rwanda doivent s'attaquer aux bases arrière des rebelles hutus rwandais installés dans l'est congolais, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Depuis plus de dix ans, Kigali insistait pour que ces rebelles, qui menacent directement le Rwanda, soient neutralisés. Pendant des années, ils ont bénéficié du soutien direct de Kinshasa ou de sa complaisance. Des rebelles hutus ont porté l'uniforme congolais aux moments où l'armée nationale vacillait. Leurs combattants bénéficient d'une réputation d'ardeur au combat, fondée par les plus âgés d'entre eux, qui avaient pris part au génocide rwandais de 1994. MENACES DE GUERRE RÉGIONALE Pendant des années, rien n'a changé. Les rebelles hutus étaient trop utiles au Congo pour êtres chassés. Les rebelles tutsis étaient trop utiles à leur communauté et à l'influence rwandaise à l'est pour être arrêtés par leurs parrains. La population, elle, a enduré un martyre, en raison des exactions de tous ces groupes armés. Pour en finir avec ce blocage, il a fallu la percée de Laurent Nkunda, fin 2008, menaçant d'entraîner une guerre régionale. A Kigali comme à Kinshasa, on a soupesé les risques de cet embrasement, et opté pour un renversement d'alliances destiné à sauver à fois la réputation et la stabilité des deux capitales. Un ennemi commun a été trouvé pour sceller cette union de circonstance, les FDLR. En dépit de leur discours "propre", anti-génocide, les chefs militaires hutus dans l'est congolais, espèrent encore revenir au Rwanda les armes à la main et "terminer le travail" d'extermination. Kigali se refuse à toute négociation avec leur mouvement. Avec de forts encouragements internationaux (les Etats-Unis fournissent des écoutes électroniques destinées à localiser une liste de vingt responsables des FDLR considérés comme les plus extrémistes), le Rwanda et le Congo ont donc monté une opération conjointe contre les rebelles hutus, commencée mardi, qui devrait avoir aussi l'avantage d'être salutaire pour leur réputation. En décembre, un rapport des Nations unies avait mis en évidence l'appui du Rwanda à la rébellion de Laurent Nkunda, tout en montrant l'étendue des trafics de ressources minières du Congo opérés par l'ensemble des groupes armés, à commencer par les forces gouvernementales congolaises. Kigali a rejeté avec force les conclusions de ce rapport. Mais deux bailleurs de fond parmi les plus fidèles du Rwanda ont jugé indispensables d'interrompre leur aide directe budgétaire, tandis qu'un troisième allié de Kigali, la Grande Bretagne, affirmait se poser des questions. Jean-Philippe Rémy Pas facile de comprendre ces guerres africaines. Aussi compliquées que les guerres féodales qu'on a connu au Moyen-Age. En gros, si j'ai à peu près compris : le Rwanda aide le Congo à se débarasser des tutsis, et en échange le Congo aide le Rwanda à neutraliser les hutus...