Asitane

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  1. 1/ La zone où prospecte l’Oruç Reis est la ZEE et non les eaux territoriaux. Je le précise parce qu’il semble y avoir confusion entre les deux dans l’esprit de certain. Ce n’est pas la même chose. Les zones économiques sont des eaux internationales et la navigation n’est pas limitée. Il n’y a donc aucune obstruction juridique au déploiement d’une escadre turque. Et l’usage de la force n’est absolument pas légitime pour l’empécher. 2/ Les ZEE sont régis par un traité international avec des négociations bilatéraux en cas de chevauchement. Le problème est que la Turquie n’a pas signé ce traité. Elle se sent donc pas concerné par son application. Du point de vue turc tout se passe comme si vos voisins partageaient entre eux votre jardin, puis devant vos protestation disaient qu’on a pas à la ramener car (presque) toutes la rue est d’accord. 3/ La Turquie n’est pas la seule à ne pas avoir signé ce traité. Les États-Unis ne l’ont pas non plus signé. Ce qui explique leur relative passivité dans ce dossier. Alors qu’ils sont les premiers à intervenir et à jouer les médiateurs à chaque crise gréco-turque. 4/ La France, qui depuis quelques temps essaye d’évincer les États-Unis dans leur leadership, profite de cette absence pour « prendre les choses en mains » Malheureusement, au lieu d’essayer de calmer la tension, son seul action a été de la raviver. Elle porte une grande part de responsabilité dans ce qui pourrait arriver. 5/ La neutralité affichée par de nombreux pays de l’UE semble indiquer que les choses ne sont pas si évident que ça. 6/ Il serait hasardeux de ramener la confrontation actuelle au seul président turc. Le partage des eaux a toujours été pour tous les gouvernements turcs une question sensible. Un gouvernement plus modéré aurait agit pareillement.
  2. Rien ne se passera, n’en déplaise à certaines. Les navires turcs vont faire quelques passages et s’en iront. Puis, les navires grecs viendront, feront quelques tours et s’en iront. Juridiquement c’est une impasse et tous le monde le sait. Finalement le statu-quo prélavera, comme c’est toujours le cas dans les relations gréco-turques. Sauf, si un certain pays continu à exciter les Grecs.
  3. Je pense que la coordination était le point d’achoppement. Je ne suis pas spécialiste de la chose mais en absence d’une ligne de communication direct (genre TSF) l’appel à l’aide ou les corrections de tires avec les navires au large devaient prendre du temps et être hasardeuses. Enfin, il faut aussi utiliser un langage et des procédures communs. Je doute que c’était le cas à cette époque. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de support naval. Tous les attaques alliées sont précédées d’un bombardement naval. Les marins essayent de maintenir une présence naval près des côtes, même après le 27 mai et la décision de retirer les grosses unités trop vulnérables (destruction du Goliath le 13 mai, le Triumph le 25 et le Majestic le 27) La marine fait aussi face à de multiples problèmes. Le relief accidenté et la proximité des lignes adverses (parfois quelques dizaines de mètres) faisaient que, pour éviter de toucher ses propres lignes, les tires avaient tendance à être allongés et tombaient souvent à l’arrière. Enfin, je crois (si quelqu’un pouvait le confirmer) que l’artillerie naval est plutôt conçue pour les tires tendus et donc ne pouvait qu’apporter un soutient qu’aux troupes basés le long des côtes. Toutefois, en quelques cas, les navires vont apporter une aide précieuse aux militaires sur le terrain. Par-exemple lors de l’attaque nocturne du 19 mai, les unités n’hésiteront pas à se rapprocher de la côte pour éclairer avec leurs projecteurs le champs de bataille et fournir un feu dévastateur.
  4. Bonsoir De lourdes pertes influence plus les effectifs des bataillons plutôt que le nombre de ceux-ci, je crois. Le passage de divisions de 12 bataillons à 9 est plus une organisation opérationnelle. Au début du conflit on a des divisions à deux brigades de deux régiments chacun, hérités de guerre du XIX siècle, et plus adaptés aux guerres de mouvements qu'aux guerres des tranchés. Avec des divisions à trois régiments non seulement on supprime le niveau des brigades, ce qui accélère la transition des ordres, mais on peut se permettre de mettre en ligne deux unités et en garder une en réserve/repos. Avec des divisions plus classiques on tient un front plus important mais on risque de voir la réserve intervenir à l'autre bout du dispositif avec comme conséquence les lignes de commandement des brigades qui s’entremèlent. A noter que l'armée ottoman avait déjà adoptée ce dispositif en 1913 suite à son expérience des Guerres Balkaniques.
  5. Les pilotes turcs ont toujours été formés en Turquie. Mais devant le manque criant de pilote confirmés, le rapport avions/pilotes serait actuellement de 1/0.8, ont a rappelé des pilotes civiles et essayer d’accélérer la formation de nouveaux. Pour cela l’armée demande des instructeurs supplémentaires et a fait appelle aux utilisateurs du F-16. Les Pakistanais ont répondu favorablement mais les États-Unis ont mis leur véto. Les Américains ne refusent pas de former les Turcs mais veulent que cela se déroule en Amérique, ce que les Turcs refusent. Il existe une école à Konya que les Turcs essayent de perfectionner depuis des années avec l’objectif d’offrir une alternative au Red Flag américain, d’où peut-être l’explication du rejet des Etats-Unis.
  6. Deux prototypes du char de combat turc « Altay » exposé à IDEF 2017 : la version MBT et la version dite de guerre asymétrique.
  7. La vidéo date déjà de quelques semaines… et non ce n’est pas un VBIED. D’ailleurs, il n’en a pas le comportement : il fait demi-tour et s’éloigne de la ligne de front, puis s’arrête lorsqu’il se croit en sécurité.
  8. L’EI a rendu le corps de deux militaires turcs qu’il détenait. Il semblerait que les autorités les aient échangés contre cinq activistes que la Turquie détenait. Ces deux hommes, membres des forces spéciales, sont tombés dans une embuscade le 29 novembre après qu’ils se soient égarés en territoire hostile. On avait cru dans un premier temps qu’ils avaient été faits prisonnier mais on sait aujourd’hui qu’ils ont succombé aux blessures reçues durant le combat. http://www.hurriyet.com.tr/deasin-kacirdigi-askerlerden-aci-haber-40331488
  9. L’armée turque reconnait la perte de 5 chars depuis le début de l’opération (avec celui d’aujourd’hui) Reconnaissons que les équipages des chars présentent de sérieuses lacunes dans leurs conduites. Je pense que cela est du à un manque d’expérience. La menace ATM est nouveau pour l’armée turques contrairement aux autres services qui ont eut le temps de se roder face au Pkk. D’ailleurs sur la vidéo on voit les blindés légers (un Cobra, un Kirpi et probablement un ACV-300) réagir plus promptement que les chars (Un excès de confiance envers leur blindage de la part des tanks ? Difficulté d’avoir un aperçu du champ de bataille ?) Déjà avant l’attaque les blindés légers semblent être moins statiques.
  10. Bien que dépourvu de tous insignes de reconnaissance visuelle, il semblerait que ce soient des hommes du 1er Komando de Kayseri. Ils sont équipés de HK-33 et non du G-3.
  11. A noter que les textes présentés par la partie russe et par la partie turque présentent une différence subtile : Selon les Russe la Turquie « ...présente ses condoléances à la famille du pilote et s’excuse (özür dileriz) » tandis d’après les Turcs « ...présente ses condoléance et les prie de ne pas leur en vouloir (kusura bakilmasin) » Bon, ceci dit, si les deux parties font mines de s’en contenter…
  12. L’Etat-major turc n’a pas encore reconnu les faits mais il semblerait bien qu’un T-155 ait été détruit (équipages absents au moment des faits) et que deux autres engins (probablement des M-60T Sabra placés là en couverture du T-155) aient eu des dégâts mineurs. A première vue exposer des obusiers si près de la frontière semble être une grossière erreur. Mais si vous les déplacez à distance de sécurité vous permettez à vos adversaires de se placer à la limite de votre portée et exposez votre frontière (et les civiles) à des tirs, sans possibilité de contre-batterie. Ceci dit, je reconnais que les positions auraient put être mieux préparées. Il semblerait qu’il y ait eu quelques négligences dans ce cas.
  13. J’ai l’impression que la BBC se base sur les pertes reconnues par l’organisation terroriste pour avancer ces chiffres (moins de 400). Mais alors le nombre de 40 000 tuées depuis le début est lui-même à mettre en doute. Après tout parmi ces morts 25 000 sont considérés comme étant ceux des terroristes alors que le Pkk n’en reconnait qu’un quart pour une revendication de plusieurs dizaines de milliers de membres de forces de l’ordre.
  14. « Capturé » c’est tomber aux mains de l’ennemi malgré une résistance. Le plus souvent blessé, il est vrai. « Blessé » fait référence à ceux qui ont pu être évacués et donc ne se sont pas fait capturés. Les statistiques font la distinction entre un blessé évacué par ses compagnons et celui qui s’est fait prendre. Après tout un blessé peut reprendre le combat après s’être fait soigné tandis que celui qui est capturé est définitivement hors course. De même il y a distinction entre « capturé » et « rendu ». Ces derniers peuvent notamment jouir des avantages accordés par la loi des « repentis »
  15. Avant le terme utilisé était « capturé mort » ou « capturé vivant ». Mais cela ne prenait pas en compte les morts suite à leur blessure ou ceux dont on a substitué le corps. Actuellement le décompte des pertes se fait d’une manière plus systématique : interrogation des prisonniers, écoute des communications adverses et quelques preuves physiques comme la présence de sang. Pour ce qui est du ratio morts/blessées, il est normal. Les militants du Pkk sont très idéologisés, très encadrés et soumis à une discipline rigoureuse. Il existe un système de « paire » parmi ses membres : vous êtes responsable de votre « paire » et devez l’empêcher qu’il ne tombe entre les mains de l’ennemi (mort ou vivant) en cas d’échec la sanction peut aller jusqu’à la mort. De même les dirigeants subalternes sont responsables de la conduite de leurs hommes et peuvent être châtiés en cas de faiblesse de leur troupe. Conséquence taux de mort supérieur à ce qu’on pourrait s’attendre. D’ailleurs, les statistiques font la plupart du temps la différence entre la capture et la reddition. Sinon la réciproque est aussi vraie : les forces de l’ordre se font très rarement capturées et se battent jusqu’à la mort lorsqu’elles sont acculées.