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amarito

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  1. Les russes ont frappé Yavoriv près de Lviv, un centre d'entrainement de l'OTAN et probablement une sorte de hub pour les livraisons d'armes occidentales aterrissant en Pologne
  2. Je ne sais pas si ca été posté ici, frappe d'artillerie guidée Krasnopol sur point de rassemblement ukrainien & dépot munitions Les deux infos du jour venant des gouvernements russes et ukrainiens respectivement. - La Russie pas contente des livraisons d'armes (ca leur fait tres mal surement) menace de frapper les convois. Mais j'y crois moyen perso, les livraisons d'ATGM/MANPADS sont discretes, voitures ou camions civiles roulant sur routes plein de réfugiés fuyant les combats - L'Ukraine réclamant des S-300 (après l'échec des MIG-29) qu'ils souffrent des sorties aériennes russes ? Je n'ai pas l'impression que le rythme des frappes aériennes ait augmenté pourtant. La météo s'y pretera certainement davantage dans prochains jours et semaines.
  3. J'attendrai quand meme la confirmation venant des russes pour la perte de ce général. Mais ce qui est sur c'est qu'ils ont de gros problèmes de communication, beaucoup d'amateurisme à ce niveau là et un grand nombre de communications se font en clair par radio (plein d'enregistrements dispos sur twitter) ou par réseau mobile ukrainien. Cependant il faut faire attention, les russes ne sont pas complètement débiles non plus et peuvent utiliser ses canaux faciles à intercepter pour induire en erreur les ukrainiens. Les séparatistes du Donbass ont utilisé ces techniques pendant la première guerre pour leurrer l'armée ukrainienne
  4. Enfin meme si les américains refilent des F-16 aux polonais, n'y aura t il pas une perte de capacité temporaire pour l'aviation polonaise ? Les pilotes de MIG-29 peuvent ils passer au F-16 rapidement. Dans le contexte tres incertain de cette guerre et le risque de généralisation, est-il bien sage d'envoyer les MIG-29 de l'OTAN dans un contexte où leurs chances de survie seront grandement amoindries du fait que l'OTAN n'est pas pleinement engagée ? Franchement les manpads/TB-2/atgm font deja un enorme travail de sape sur les capacités russes.
  5. J'aime bien ton post mais je ne suis pas d'accord avec la dernière partie. Oui les US atteignent des objectifs stratégiques (laisser l'Europe monter au créneau et payer pour le LNG américain) mais cela a un cout énorme. Maduro c'est pas une victoire, mais plutot une capitulation américaine, ils sont juste obliger de desserrer l'etreinte sur lui, nulle part il n'est question que le Venezuela va sortir de l'orbite des vilains Russie-Iran-Chine. Il n'y a que les americains qui concedent ici parce qu'ils sont sous pression. C'est encore plus evident lorsqu'on rapproche cela des enormes vents qu'ils se prennent des saoudiens et emiratis qui ne decrochent meme pas le téléphone, impensable. C'est un sacré jeu d'équilibriste auquel les US s'adonnent: j'abandonne un peu cet ancien allié, je sanctionne plus cet ennemi, je sanctionne moins cet ennemi,... A ce rythme plus personne ne va rien comprendre à leurs engagements. Et la meme chose qu'avec l'Arabie Saoudite risque de se produire en Europe. Toi meme tu analyses a juste titre dans la premiere partie l'histoire des MIG-29 comme un signe d'agacement des polonais. Il est illusoire de penser que les US en sortent grands gagnants, il y a beaucoup de grand perdants dans cette histoire, j'ai du mal à discerner pour l'instant les gagnants.
  6. Lol c'etait juste pour donner un ordre d'idees. Mais 0 c'est impossible, au moins 0,1% lol. Les USA ont quand meme un passif dans l histoire recente de sous-traiter et "dé-territorialiser" les trucs pas nets voire sordides (rendition, torture) Oui entierement d'accord. Il faut des preuves, si les russes decouvrent de banales recherches sur l'anthrax ca ne prouvera rien, c'est fini le temps de la fiole a Saddam. La communaute scientifique specialisee saura nous dire s'il y a qqch.
  7. Je precise que cette histoire de biolabs ne constitue en aucun cas une justification pour l'invasion russe et que dans tous les cas charge a eux de prouver qu'il y aurait des recherches illegales. Mais les US seraient bien inspires de fournir aussi des explications detaillees. A fortiori apres une pandemie pour rassurer la population mondiale sur la surete de ces labos.
  8. Je suis d'accord. Mais regarde bien la réponse de Nuland qui parle de "research material" (elle est sous serment) et Rubio qui enchaine direct "mais si un truc pas net bacteriologique se passe en Ukraine vous etes d'accord a 100% que c est les russes" Cette sequence a fait passer pour moi la credibilite des theories conspi russes de 1% à disons au moins 10%. Faut pas se cacher derriere son petit doigt si le MinDef US finance des dizaines de labs sur pathogenes dangereux, en Ukraine de surcroit, on peut difficilement ignorer cela et dire que c'est anodin tout en disant "mais attention faut pas que les russes capturent ces labos"
  9. Ah ? WSJ & C-SPAN & Nuland qui est au coeur du State Dept (neocon) c'est pas des sources sures, ok lol https://www.wsj.com/articles/saudi-emirati-leaders-decline-calls-with-biden-during-ukraine-crisis-11646779430
  10. Voilà l'extrait en question : Le MAE chinois Des labos financés par le Ministère de la Défense US pour travailler sur des pathogènes dangereux. Peut-être qu'il y a effectivement anguille sous roche, la réponse de Nuland est perturbante. On verra bien.
  11. Gros développements géopolitiques ces dernières 48h : - Négos Russie-Ukraine se poursuivent, un espoir de cessez le feu ? - La Pologne, faucon de l'OTAN en Europe de l'Est, mets Washington dans un gros embarras avec les MIG-29 : le message est clair, on veut participer mais c'est à vous de prendre le lead militaire. - La Russie prépare les contre-sanctions, ca risque de faire un peu mal aussi - Les USA essayent coute que coute de trouver sources alternatives de pétrole, offrant une quasi absolution au Venezuela (on parle meme d'une visite de Madura à la MB...). On attend aussi la fin des négos avec l'Iran - Dans la meme veine, l'Arabie Saoudite et les EAU ignorent les appels de Biden. - Les marchés de matières premières se disloquent, certains de manière cataclysmique (le nickel) EDIT : - Potentiel évolution rapide de théorie conspi à théorie mainstream : la Chine rejoint la Russie sur la "question" des labos biologiques en Ukraine. Et Victoria Nuland confirme l'inquiétude américaine de voir ces labos tomber entre les mains des russes
  12. Je ne sais pas trop où poser mon commentaire, dans le fil conséquences géopolitiques de l'Ukraine, Europe de la défense, mais je me suis résolu à le mettre ici car à mon niveau individuel c'est l'avenir de la France qui me préoccupe plus que celui de l'Europe (je suis pro-UE) ou de la guerre qui revient (je suis atterré par ce qui arrive). Il n'y a rien d'extraordinaire dans ce que je vais écrire, je le fais en grande partie comme une note mentale à moi meme de mon interprétation à ce jour. Ca n'appelle pas de réponses ou de commentaires particulièrement, si je me trompe sur toute la ligne n'hésitez pas à me le dire évidemment. La façon dont je vois les évolutions stratégiques de loin: 1)Retour de la Russie dans le grand jeu (Syrie, Iran, Pays du Golfe, Danse avec Turquie, Wagner en Afrique et bien sur Chine), tentative en cours de retourner sa perte d'influence sécuritaire en Europe, en particulier la nécessité de mettre un tampon devant le "Volgograd gap". 2)Sortie progressive des américains de leur rôle de gendarme du Proche et Moyen Orient ainsi que de l'Europe pour effectuer Pivot to Asia: -Début sous Obama qui "lead from behind" en Lybie et plante Hollande trépignant à l'idée de faire tomber Assad. -Poursuite sous Trump qui poursuit le désinvestissement d'Iraq Syrie Afgha Arabie Saoudite et qui en Europe mets le point sur les "i": les USA ne vont pas payer pour leur défense si le mercantilisme allemand refuse de dépenser pour s'armer et continue à privilégier les finances de son industrie (achats de gaz russe bon marché). -Parallèlement à Trump, 2016 voit le Brexit arriver et la sortie du RU de l'orbite européenne continentale pour former progressivement une alliance stratégique des anglos AUKUS qui privera en 2021 la France d'un deal sur les soums australien qui était au centre sa stratégie Asie Pacifique -Sous Biden, les tendances se confirment, abandon précipité de l'Afghanistan et poursuite du bras de fer économique avec la Chine initié par Trump. -Il y a une continuité assez nette entre administrations de cette évolution stratégique. Le seul hiatus notable est le fort tropisme pro-Israel+KSA anti-Iran de Trump qui semble être détricoté par Biden, reprise négos avec Iran qui avaient été entamées sous Obama. 3)L'Ukraine vue par les faucons de l'alliance anglo comme une prise majeure et élément central de leur stratégie russe. On notera que la stratégie anglo n'a pas beaucoup dévié au cours des administrations et a trouvé des alliés surs en Europe (Pologne et Lithuanie notamment) pour pousser l'avantage acquis en 2014. Les européens ont tenté de trouver une réponse diplomatique avec le format Normandie, les accords de Minsk. Mais tout cela est devenu caduque avec l'agression russe de 2022. Où on est on aujourd'hui : - Avec cette guerre, l'Europe avec l'Allemagne a sa tête qui voulait avoir le beurre (la paix, l'expansion de ses territoires, de sa population, de son influence politique,...) et l'argent du beurre (la croissance économique, le mercantilisme, le gaz pas cher, la main d'oeuvre pas chère, les marchés en Asie,...) se retrouve brutalement obligée d'adopter ce qu'elle considérait d'inacceptables diktats sous Trump. Il faut payer plus cher l'énergie, il faut renoncer à des marchés, il faut réarmer vite et il faut même envisager d'avoir à se défendre seul. Les sorties répétées de Le Drian et de Macron sur le fait que la France est une puissance nucléaire indiquent en creux qu'il y a un risque non négligeable que le parapluie nucléaire américain (et anglais par extension, ces derniers pouvant être considérés comme des vassaux) ne s'ouvrirait pas forcément en cas de conflit majeur sur le continent. On notera aussi que de toutes les réactions occidentales, la plus couteuse est celle prise par les européens: face à la menace, ils sacrifient immédiatement une grande part de leurs perspectives de croissance et risquent la sécurité de l'approvisionnement stratégique en énergie et matières premières. L'industrie européenne (allemande en particulier) se verra très fortement affectée par la guerre et les sanctions. A contrario, les américains et les anglais ont une grande partie de leurs lignes d'approvisionnement sécurisées et la disparition des sources d'énergie russes via sanctions ou auto-sanctions ne risque pas de les mener à des pénuries, l'inflation qui était déjà très importante chez eux va redoubler. - Au delà des diverses tournures catastrophiques que pourraient prendre la guerre en Ukraine, ce qui se dessine dans les grandes lignes pour l'Europe et la France est la même trajectoire que ce qui se passe pour les "protectorats" américains du Moyen-Orient. Prise de distance mais appui continu et lead from behind sur les points d'importance stratégique: présence en Syrie et soutiens à la guerre au Yémen par exemple pour contrer les divers arcs chiites, présence en Europe de l'Est et les pays Baltes pour contrer et pousser contre les Russes. Avec à la clé pour eux, conservation de leur leadership et de leurs grands objectifs stratégiques à moindre cout et retombées économiques certaines. Un "protectorat" qui était habitué à recevoir une protection géopolitique et qui se voit signifier qu'elle se fera désormais au cas par cas devra tout à coup payer cette protection via achats et diverses autres concessions stratégiques. Si on voulait être cynique, l'agression territoriale russe et ses conséquence ont l'effet de signaler le début d'une curée sur la bête européenne: anglais, américains, pays du Golfe, Turquie, Chine, etc. Tous peuvent potentiellement se servir sur la bête de la manière que leur sied le plus, chacun ayant pour ligne rouge stratégique que personne ne sorte grand vainqueur du conflit Eurasien. Bien sur aucun d'entre eux ne veut voir les russes gagner, mais il est certain aussi qu'ils ne voudront pas voir l'Europe continentale en sortir plus puissante. Cela a toujours été d'ailleurs le fil conducteur des stratégies anglaises puis américaines, pas de géant en Europe. - C'est avec tout cela en tête que je vais observer comment la France et l'Allemagne en tête vont aborder le réarmement et la nécessaire sécurisation de nos besoins vitaux d'énergies, de MP et de marchés. Je lirai notamment les commentaires éclairés postés ici sur les programmes d'achats et je suivrai de mon côté les évolutions sur les marchés (énergie, macro et finance mondiale).
  13. Oui c'est terrible. Mais ce genre de guerres ont un effet d'entrainement, beaucoup s'engagent dans des actions qui sont nuisibles a leurs intérets nationaux immédiats pour une cause géopolitique "supérieure", les suisses ont bien enterré leur neutralité... Du coup pour les iraniens et les chinois ca serait un pari risqué de penser qu'ils vont lacher les russes en rase campagne. C'est d'autant plus vrai qu'une bonne partie de l'establishment US continue à essayer de tuer le deal avec les iraniens, et que l'administration Biden poursuit le travail entamé par Trump vis a vis des chinois (et initié par Obama le fameux "pivot to Asia").
  14. Ils sont parties intégrales du deal, puisqu'ils doivent s'occuper du combustible nucléaire. Un deal aussi détaillé et longuement négocié, tu ne vas pas juste raturer le nom d'un des participants et basta tu signes. Je ne sais pas ce que ca va donner en pratique si le deal tombe à l'eau, mais une chose est sure le pétrole iranien ne va pas soulager les occidentaux. Parallèlement à cela, les américains poussent pour un embargo effectif du pétrole russe, ca ne le gene pas trop vu qu'ils ont moins de problemes d'approvisionnement. A noter aussi que les saoudiens ne semblent pas presser de booster la production, MBS est apparemment en froid avec Biden. Au passage, il y a eu aujourd'hui la visite surprise du PM israelien au Kremlin, il a du s'entretenir avec Poutine de la guerre en Ukraine et potentiellement de ce qui se passe avec l'Iran. Conclusion perso: ca sent pas bon Pour en revenir au pétrole russe, lire le communiqué de Shell qui s'excuse d'acheter d'en acheter, expliquant qu'on peut pas faire autrement mais qu'ils vont reverser les bénéfices a des oeuvres de charité. Lunaire.
  15. Les engrais je crois qu'ils ont arrêté. Le pétrole c'est compliqué comme je le disais plus haut, charbon et blé je ne sais pas. Mais pour répondre à ta question, l'argent qu'ils recoivent du gaz est certainement "épargné" des sanctions et doit pouvoir etre converti dans d'autres devises qui sont à l'abri des sanctions. Et plus généralement, la coupure nette des exportations stratégiques à l'occident est une carte à jouer pour les russes, un moyen de pression et une épée de Damoclès au dessus de la tete des européens principalement. Pour l'instant, ils disent qu'ils s'en tiennent à leur obligations contractuelles (les contrats longs de gaz) et vendent aussi sur le marché spot a des prix très elevés. Du point de vue de l'escalade de la guerre économique, les occidentaux ont quasiment usé toutes leurs cartouches, tout ce qui reste fera plus mal aux occidentaux qu'aux russes. Les russes gardent leurs dernieres (grosses) cartouches en réserve. Le prix du blé Dans le registre cartes géopolitiques à jouer, les russes pourtant éléments centraux de ces négotiations pourraient faire déraper le deal avec l'Iran
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