Nicks

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  1. Puisqu'on parlait de Breton, et du pantouflage, un autre exemple : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/le-lobby-bancaire-perd-sa-directrice-generale-qui-rejoint-bercy-832021.html Ne pourrait-on pas légèrement modifier le titre en "Le lobby bancaire place sa directrice générale à Bercy" ? Voilà pourquoi la candidature de Breton peut également poser problème comme celle De Goulard avant lui. Pourquoi systématiquement envoyer des gens possiblement en conflit d'intérêt représenter les citoyens (ou pas) ?
  2. Je crois que j'ai cité un article Je crois que j'ai cité un article. En voilà un autre : https://www.ouest-france.fr/europe/ue/commission-europeenne-anticor-veut-rouvrir-une-enquete-impliquant-thierry-breton-6582362 Des gens qui connaissent le sujet il y en a des dizaines. Pourquoi choisir ceux-là ? Par ailleurs, le pantouflage n'est pas synonyme de compétences, ça se saurait...
  3. Avec ce choix d'un autre beau symbole du pantouflage, on ne peut pas dire que la macronie n'a pas de suite dans les idées. Une certaine vision de la représentation politique... https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/24/de-la-direction-d-atos-a-bruxelles-thierry-breton-un-patron-tres-politique_6016742_3210.html
  4. Tout se passe vraiment comme prévu. L'Europe est à la fois pathétique et sournoise. Comme je l'avais déjà évoqué, je crois que tous les pays membres ont une peur bleue d'une sortie sans accord, mais encore davantage d'une sortie tout court. Les seuls dupés dans ce triste jeu sont les brexiteurs sincères et il n'y en a aucun à la tête de la Grande-Bretagne. S'il y a quelques vainqueurs, il n'auront pas à rougir devant Pyrus, quels qu'ils soient... Macron est fidèle à lui-même. La France continue son déclassement géopolitique, rapide désormais. Attendons les décisions définitives, mais pour le moment, les hypothèses que j'avais pu formuler sont plutôt vérifiées.
  5. Tout se passe comme prévu donc, pour le moment...
  6. Il y a des pénuries de médicaments en France en ce moment. On est sorti de l'Union et personne ne m'a rien dit ? J'ai du champagne au frais pourtant.
  7. @Alexis En matière de finance, il ne faut pas trop travailler de près avec la rationalité...La situation est sans doute encore plus problématique qu'en 2007. https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/faut-il-craindre-une-prochaine-crise-financiere-811618.html Il suffit d'un mouvement vendeur pour que l'ivresse retombe et que tout le monde s'aperçoive qu'il faut rapatrier les petits parce que tout tient sur du sable. Qu'est-ce qui peut déclencher ce moment ? Difficile de le savoir. Je serai un de nos dirigeants, pour autant qu'ils soient informés de la situation et qu'il la considèrent avec la gravité nécessaire, je ferai en sorte d'éviter tout risque, si je suis orthodoxe bien sûr. Ensuite l'orthodoxie peut obéir à des priorités différentes. Macron veut s'appuyer sur une Europe solide et fédéraliste, ce qui légitime son travail d'achèvement de destruction du modèle français, donc il souhaite que l'UE ne soit pas vue comme un paillasson dont se servent tranquillement les allemands pour assurer leurs intérêts, ce qui alimente l'opposition à l'Union en interne et donne des arguments pour combattre sa politique socio-économique. Merkel elle, veut continuer à préserver les intérêts allemands avant tout. Ces intérêts reposent sur un maintien de l'orthodoxie ordo (néo)-libérale et la GB est un allié intéressant à ce titre, puisqu'elle présente en plus l'avantage de ne pas être dans l'euro, tout en permettant d'éviter un tête à tête avec la France, dont on se méfie encore qu'elle retrouve ses esprits et son modèle économique, même si c'est loin d'être le cas en ce moment (mais prévenir, c'est guérir). Si on regarde de près, on voit que Macron est tout de même relativement isolé en Europe, le seul appui réel pouvant venir de l'Espagne. Certains pays s'agacent probablement du petit jeu plus ou moins contrôlé britannique, mais pas suffisamment pour qu'il n'y ait pas un report significatif à mon sens. Y aura-t'il Brexit en revanche ? Cette question explique également la nécessité du report pour une autre orthodoxie qui coiffe à mon sens les autres, à savoir celle qui n'entend pas la possibilité de sortie d'un pays membre pour ne pas avoir à gérer un précédent. Que la démocratie soit la victime collatérale de cet objectif n'est en revanche pas son problème. La suite du feuilleton départagera les points de vue.
  8. Au risque de radoter, mais il me semble que ça ne percute pas beaucoup alors que ça m'apparaît fondamental, la situation économique est très très volatile, parce qu'il y a une conjonction entre des fondamentaux qui ne se sont jamais vraiment remis de la crise de 2007 (qui pour moi n'est pas terminée) et un secteur financier qui recommence à montrer son postérieur à tous les passants en torchant le champagne, du haut d'une bulle gonflée à craquer. Une étincelle, une simple petite étincelle et tout prend feu. Nos dirigeants sont pour la plupart des outres idéologisées, ce qui expliquent leur persistance à se cogner dans le mur depuis des années, mais ils n'ignorent pas ou pas totalement que le contexte est problématique. C'est à cette aune que je vois la prolongation du report. Il y a d'autres paramètres que j'ai déjà cités, comme la volonté de ne pas rendre possible une sortie et à défaut de la rendre la plus mortifère possible pour le pays partant, le désir de voir un pilier de l'économie libérale ne pas trop s'éloigner etc... A noter qu'à titre personnel, je souhaite un no deal le plus bordélique possible et que je n'ai jamais eu beaucoup de sympathie pour la perfide Albion. Mais je pense qu'il y a aura une prolongation du report, si demandé par la GB, à certaines conditions, pour ne pas perdre la face bien entendu, jusqu'à la fin de l'année minimum, sous pression allemande et de ses satellites. Je me demande même si l'UE n'accorderait pas un sursis au cas où la demande n'en serait pas faite. Si le départ de la GB est effectif, il sera le premier d'une série. Si les pointures européennes ne l'anticipent pas, c'est qu'elles sont encore moins compétentes que je le pense. A priori, je suppose qu'elles travaillent plutôt à ce qu'il n'y ait pas de sortie du tout en guidant vers un nouveau referendum. L'UE néolibérale ne peut que survivre au prix de la démocratie.
  9. Je pense que beaucoup sous-estiment ici la peur des orthodoxes de l'Union de voir avérée la sortie d'un membre, qui plus est, très important, par son poids économique et sa tradition très libérale économiquement, qui correspond énormément aux fondamentaux gravés dans les traités européens. Cela pourrait remanier le rapport de force sur le continent, à la faveur d'une élection donnant la victoire à une formation hétérodoxe. Les allemands peuvent s'en préoccuper par exemple, tout comme les pays de l'est. Par ailleurs, une sortie sans accord, peut, dans un contexte économique très fragile (cf bulle financière totalement de nouveau hypertrophiée, croissance anémiée etc) être l'étincelle qui entrainera vers une nouvelle récession. A ce titre, je parie pour un nouveau report sans trop de problème s'il est demandé par la GB, et même s'il y aura à nouveau de grands moulinets de bras. Il me semble bien pour le redire à nouveau, qu'on assiste à un cas pratique de dissuasion du faible au fort et que finalement le calendrier est plus ou moins dessiné par les britanniques, même si le moteur en est leur tergiversations ridicules. Quant à ma référence au levier énorme de négociation pour un pays de la zone euro qui mettrait sa sortie en balance, elle est je le crois bien réelle si bien préparée. Un gouvernement qui est décidé à reprendre la main sur la monnaie et prêt à mobiliser et/ou créer tous les outils pour l'assumer, sera toujours moins fragile qu'une orthodoxie qui sera paniquée par les ravages à venir sur son tissu bancaire notamment, puisque par essence, elle ne pense qu'orthodoxie économique.
  10. C'est vrai, mais bien préparé, ce qui veut dire également auprès de la population, ce qui est sans doute le plus délicat, surtout pour accéder au pouvoir, cela a de quoi peser dans une négo. En tout cas, on voit bien que les anglais, même totalement foutraques, sont finalement ceux qui orientent le calendrier.
  11. Mais qui donne un sacré levier de négociation.
  12. J'ai une conviction profonde depuis le début de cette affaire, c'est que si no deal il y a, il n'aura pas été provoqué par l'UE, qui n'en veut pas, du moins ceux qui décident, pas plus Macron que les autres. Si les outre-manchots n'ont rien décidé avant le 31 octobre, il y a selon moi une très forte probabilité qu'un nouveau report soit accordé. En tout cas, cette séquence est déjà très riche d'enseignement pour tout pays qui souhaiterait entamer un rapport de force avec pour levier de négociation sa possible sortie, surtout s'il fait partie de l'euro (ce qui compense le fait de n'être pas la Grande-Bretagne, pilier du libéralisme économique et amie de la finance).
  13. Ils sont à peu près sur la même ligne, ce serait probablement intéressant.
  14. Certes. Mais les institutions comme en France prévoient un remplacement en cas d'incapacité à exercer le pouvoir. Je n'ai rien contre des représentants politiques jeunes, mais je préfère un vieux sage qu'un jeune con.
  15. Il peut aussi y avoir des phénomènes de relocalisations s'il devient plus cher de produire à l'extérieur des produits qu'on vend sur le marché intérieur, du moins pour ce que les outre-manchots savent encore faire...