Nicks

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  1. Quelques problèmes d'organisation et de flux, ce qui est assez aisément compréhensible. Mais en l'occurrence, rien de dramatique. Ensuite, ce seront les décisions de politiques britanniques qui pourront faire la différence et c'est bien cela l'important : la possibilité du choix. Cela ne protège pas des mauvaises décisions, mais au moins cela autorise des marges de manoeuvre.
  2. Vous voulez qu'on compile les imprécations catastrophiques des européistes à propos de la sortie, des pénuries, des blocages sans fin etc ? Ca n'a pas eu lieu. La sortie en elle-même n'est pas factrice de catastrophe comme se plaisent à l'imaginer, plus fréquemment sous forme de menace, les tenants de l'Union. Ca c'est une leçon que l'on peut tirer immédiatement et qui relève bien du rapport de force institué pendant les négociations. En revanche, la réussite sur le long terme dépend de multiples facteurs et notamment des politiques économiques mises en oeuvre, des accords commerciaux passés auprès d'autres pays, de la capacité de la Grande-Bretagne à rester unie (ils n'avaient qu'à adopter un modèle jacobin !) etc. Le départ de l'Ue n'en sera qu'un des éléments.
  3. Le Covid a été déclenché par l'UE ? On s'en sort beaucoup mieux que les anglais ? En l'occurrence, le petit poucet s'en est sorti sans cataclysme contrairement aux imprécations habituelles des orthodoxes. Il faut bien évidemment voir sur le long terme pour juger de la réussite ou non du Brexit, mais pour en revenir aux négociations, il faut quand même savoir observer quand un rapport de force soit-disant déséquilibré est en réalité retourné par l'élément dit faible, pour les raisons structurelles que j'ai évoqué plus haut. Quant à la qualité des équipes de négociations européennes, le récent accord Ue-Chine devrait quand même éclairer les foules. C'est un désastre.
  4. Pour le moment, pas de rivières de sang et de nuages de sauterelles en Grande-Bretagne comme l'annonçaient les évangiles européistes. En fait, tout se passe comme prévu ou presque, à savoir que l'UE n'est pas un Etat et qu'elle a du mal à présenter une force de négociation capable de venir à bout d'un seul membre en partance, qui a certes du faire quelques concessions, mais qui globalement s'en sort plutôt bien si on met les pêcheurs de côté. Instructif pour les prochains.
  5. Hé bien, j'ai toujours dit ici que Biden était le plus mauvais candidat démocrate à opposer à Trump, mais je pensais que le virus allait tout de même l'abattre politiquement, à défaut de l'avoir fait physiquement. Mais il faut croire que mon impression première était quand même la bonne car à l'heure qu'il est, il a encore une chance de gagner. Ce qui est déjà un fait politique majeur, quelque soit le résultat final.
  6. Je pense depuis le début que ce projet est une erreur et une illusion et j'espère depuis le début que Dassault et dans une moindre mesure le gouvernement français (pour lequel je n'ai aucune confiance) se ménage une porte de sortie et la possibilité de mener seuls la conception du successeur du Rafale. Un élément de réponse : http://www.opex360.com/2016/05/31/le-successeur-du-rafale-ne-sera-pas-forcement-le-fruit-dune-cooperation-europeenne/
  7. Je ne vois pas comment on pourrait être optimiste très sincèrement. A ce train là, le confinement, qui en fait se résume à une situation où une part des cadres est en télétravail et tout ce qui reste continue à circuler, le confinement donc, va durer 6 mois. Mais selon toute probabilité dans 15 jours on serre la vis...
  8. Napoléon est le perpétuateur plus ou moins conscient de quelques principes de la Révolution. On ne peut pas réellement apparenter l'Empire à une anti-République sur le plan de l'histoire des idées politiques. L'héritage jacobin a énormément joué. Quant aux restaurations, elles non plus ne pourront jamais réellement se démarquer de l'oeuvre révolutionnaire. Il y a eu un avant et un après Ancien Régime. L'idée de Nation moderne est née après 1789. Son idée force, c'est qu'elle se constitue principalement autour de l'adhésion au contrat politique et non pas en fonction de l'ethnie, la religion etc...C'est son avantage quand ce modèle est promu et entretenu car il permet d'allier cohésion très forte et diversité, tant que celle-ci ne touche pas au coeur du vivre-ensemble républicain (la langue, le prosélytisme, l'autonomisme, etc). Mais s'il est ringardisé, voire détruit volontairement, la situation peut vite devenir instable. Erdogan et d'autres jouent sur cette fragilité aujourd'hui en mobilisant des sentiments identitaires exclusifs et indépendants de la citoyenneté française. Mais le terrain a été préparé depuis de nombreuses années, sous le coup de la mondialisation, de la standardisation véhiculée par la domination américaine et plus largement anglo-saxonne, par l'intégration européenne et bien entendu par tout le personnel politique qui a accompagné cette tendance, la société évoluant et s'adaptant plus ou moins à ces changements (dé)structurels.
  9. Un article intéressant sur le port du masque : https://theconversation.com/masques-et-protection-inhaler-moins-de-coronavirus-signifie-tomber-moins-gravement-malade-144915
  10. Histoire de remettre une pièce dans la machine. Le type de masque n'est pas précisé, mais la conclusion est finalement assez logique, même pour des béotiens. Après, il y a la pédagogie appliquée pour que le masque soit bien porté et inclus dans la totalité des gestes barrière. Mais pour cela, il faut en avoir. Ce serait quand même assez pertinent à mon sens de recréer une filière solide en France (et au vu de l'affaire Sanofi, un pôle recherche et production publique du médicament également) https://www.huffingtonpost.fr/entry/lefficacite-des-masques-sur-le-coronavirus-prouvee-par-des-tests-sur-des-hamsters_fr_5ec1a7f0c5b6fd9a5d8e0212
  11. Le problème des comparaisons avec les autres pays, c'est qu'on en oublie que justement, ce sont d'autres pays, avec une culture différente, qui souvent sont bons dans leurs domaines de prédilection parfois moins dans d'autres qui ne sont pas culturellement associés à leur façon de fonctionner. L'Allemagne se débrouille bien grâce à son tissu productif qu'elle a su maintenir et protéger. C'est un atout qui remonte loin dans son histoire, et elle a su le favoriser en faisant en sorte que l'Euro soit adapté à son économie. C'est une République fédérale, l'organisation régionale lui convient (bien que ce soit aussi parfois source de problèmes et de tirages). Elle est raccord avec son conatus si je puis dire, sûre d'elle-même et de son organisation. La France c'est le contraire. Depuis presque 40 ans, son modèle est décrié en interne et on lui dit qu'il faut se transformer et abandonner des structures dont les racines socio-culturelles remontent parfois à près d'un millénaire. Il faut aller chercher beaucoup moins loin si on parle de la Révolution, du premier Empire et du CNR qui ont modelé à la fois les institutions, le rapport des citoyens à icelles et la manière d'envisager l'économie. Cela ne vous étonnera pas, j'ai une tout autre lecture sur les évènements actuels que le mantra habituel qui est nous servi depuis des décennies. Ce n'est pas la centralisation, mais au contraire la décentralisation et le rabotage permanent des capacités de l'Etat à planifier et intervenir qui m'apparaissent en jeu. Et en fondamental, son pilotage et les capacités de pilotage des personnels que l'on place à sa tête depuis trois à quatre mandats présidentiels. Je suis suffisamment vieux pour avoir décelé cette évolution, dans quasiment tous les domaines, accompagnant bien entendu une transformation à l'échelle du monde, mais particulièrement en France où la place de l'Etat est bien sûr très singulière. Les managers de la "transversalité" ont remplacé les techniciens, les comptables et carriéristes les hommes d'Etat. La perte de sens a été immense, la perte de compétences également. Le culte du court-terme, l'obsession budgétaire, la manie de la rationalisation hors-sol sont pour moi des facteurs qui explique la difficulté à savoir anticiper et gérer des crises majeures. Cela permet aussi je le crois d'appréhender la défiance des citoyens envers leur représentation politique, même s'ils sont en partie responsables de leur médiocrité. Au maillage très efficace Etat, département, commune, s'est ajoutée la région, pour des raisons assez idéologiques et européanistes. Cela a coûté très cher financièrement, le dernier changement en date en fait témoignage et cela n'a servi de prétexte que pour le désengagement de l'Etat, sans que la gestion du bien commun en soit assurée par les régions, devenues pôles féodaux et théâtres des jeux de pouvoirs et de parades (les hôtels de région, les vice présidents de région dans la dernière mouture) et catalyseurs de la concurrence entre territoires, dont on voit à quel point elle est constructive en Espagne, mais aussi en Allemagne bien souvent. Par dessus tout, ce n'est pas dans la culture française, tout comme la gestion sanitaire des budgets ou de la monnaie. On ne fait pas d'un âne un pur sang, d'un coureur un cheval de trait. On ne peut pas faire de la France une Allemagne. C'est absurde, mais c'est pourtant ce qu'on nous vent depuis un bail. On ne marche pas vers l'excellence en délaissant son génie et en voulant singer les autres. Or la France essaie de le faire avec des résultats très peu probants et un lent déclin. Pour certains, la constitution d'un bloc continental européen en vaut la chandelle. Pour d'autres, c'est un suicide qui n'a pas de sens, quand on voit à quel point l'Union ne répond à quasiment aucun objectif de souveraineté. Je suis de ceux là bien évidemment. Ce n'est pas cette crise qui va me convaincre du contraire...
  12. Résumer les propositions aux yakafocon, c'est arriver droit dans la situation actuelle, faute d'avoir écouté les multiples voix qui se sont élevées depuis des années voire des décennies. Parfois, avoir un peu de recul évite le ridicule... Pour répondre à Christophe, gouverner c'est prévoir. Des rapports ont été cité sur ce forum à propos de mises en garde en cas de pandémie virale et ils datent de 2018. Mais le système économique est orienté vers les flux de court-terme, le juste à temps et la mise à l'écart de toute externalité qui ne convient pas aux grilles de lecture le nez dans le guidon. Donc oui, on pouvait prévoir et essayer de se préparer à ce genre de crise ou à une autre. Ma référence à un accident nucléaire n'est pas anodine. J'avoue que je n'ai pas trop confiance désormais, surtout quand on voit comment a été externalisé l'entretien des centrales. Si j'étais président, qu'est ce que je ferai ? Sûrement pas ce que font les néolibéraux depuis 40 ans et qu'ils souhaitent continuer à réaliser. Mais outre l'effort pour que la puissance publique retrouve des marges de manoeuvre, qui se joue sur le long terme, j'assumerai de lancer le pays dans une économie de guerre en préservant au maximum les moyens de l'Etat et les acteurs économiques "réels" . Bien entendu, puisque nous sommes plombés par l'euro, il est difficile aujourd'hui de saisir la banque centrale pour qu'elle finance un gigantesque plan de relance, en même temps que l'on puisse orienter en première urgence l'appareil de production vers la protection des gens. Car pour travailler sous la menace d'une épidémie, il faut éviter que les gens soient malades. Sans confinement, on peut calculer à plusieurs centaines de milliers de morts le coût du coronavirus, une saturation du système de santé, une mise en défaut de l'effectif du personnel soignant et un effondrement garanti au final. Protéger les acteurs, c'est aussi leur permettre de ne pas tomber dans la misère. La redistribution doit être donc encore renforcée, quel qu'en soit l'impact sur la dette pour l'instant. Et il ne faut pas tourner autour du pot, les plus riches vont devoir être sévèrement mis à contribution. Ce sont eux qui refusent le principal des efforts depuis des décennies là encore et qui sont en grande partie responsable de la dégénérescence des services publics. Le mieux serait de l'envisager avec nos partenaires européens, mais il n'y a pas grand espoir à avoir de ce côté là. Il faut être prêt à en assumer les conséquences. Pour le moment, on ne peut pas dire que le gouvernement soit très clair sur sa stratégie. Quid des flux internationaux ? On sait bien pourtant qu'il faudra soit les maintenir très bas, soit disposer de moyens de contrôle acérés pour éviter des contaminations externes. Où on est on de tout cela ? Les frontières sont toujours ouvertes... Qui ici peut dire ce que le gouvernement a en tête exactement ? Si le déconfinement se passe aussi bien que le confinement, la parenthèse va être de 14 jours avant qu'on y revienne. C'est ça l'objectif, jouer au yoyo en étalant les morts jusqu'à ce qu'on trouve un remède ? L'économie n'y résistera pas de toute façon... De toutes les façons qu'on retourne le problème, à moins de voir fleurir un vaccin d'ici quelques mois, ou que l'été accorde une forte accalmie, on voit bien qu'il va falloir changer de paradigme économique (Plus de flux mondialisé jusqu'à nouvel ordre...) Ca ne se fait pas en un claquement de doigt. Mais si on en refuse l'éventualité, on ne risque pas d'y arriver...
  13. En cas d'accident nucléaire, il faudra se procurer sa pastille d'iode aussi ? Oui, si on peut trouver son masque tant mieux mais bon, je trouve ça sidérant qu'on ne puisse pas assurer une production et une distribution minimale à tout le monde dans un pays aussi riche que le nôtre Tout est désorganisé, les collectivités essaient de prendre des initiatives de façon un peu aléatoire et dispersées, on encourage à faire ses propres masques (ce qui a été fait chez moi, mais à un seul exemplaire et avec quelle efficacité ?)... Comment un déconfinement peut-il bien se passer si on ne maîtrise pas la chaine de protection ? Les soignants doivent être en train de trembler à l'idée de revoir les wagons revenir dès le début juin...
  14. S'il n'y a pas de protection suffisante, la deuxième vague va avoir lieu très rapidement et l'économie sera de nouveau à l'arrêt. Si elle est suffisante, ça peut tenir cahin caha sur un palier de 10000 mort par mois. Ce que je vois de l'action du gouvernement avec un défaut apparent d'interventionnisme ne me rend pas optimiste, mais attendons de voir les annonces de la stratégie de déconfinement pour juger. Par ailleurs, un changement drastique, ce peut être d'envoyer de façon autoritaire les gens au front en mode darwinien, au risque de tensions ou même d'un effondrement, ou de repenser complètement le système de partage des richesses en impactant assez durement les plus riches façon Roosevelt, tout en réorientant réellement l'économie vers la guerre contre le virus (réquisitions et nationalisations pour produire de la protection, des moyens pour les soignants et l'approvisionnement stratégique dans un premier temps, puis ensuite raccourcir les circuits et relocaliser tout ce qui peut l'être, tout en négociant du mieux possible avec nos partenaires pour qu'on ne se lance pas dans des politiques de représailles commerciales) . La situation est évidemment très complexe, mais encore une fois, je ne vois pas comment on peut continuer comme avant s'il faut attendre un ou deux ans avant d'avoir un vaccin. Tout sera par terre bien avant... Laisser l'approvisionnement à l'initiative privée, ca vous paraît pertinent quand on voit à quel point la discipline de confinement a été diffusée et acceptée ?
  15. Je pense quand même qu'il ne serait pas superflu de penser à un changement drastique du modèle économique si l'immunité de groupe n'est pas accessible, et pour le moment, on se dirige plutôt vers cette difficulté. Je ne sais pas trop sur quoi compte le gouvernement en ce moment, la chaleur pour ralentir la contamination ou simplement relancer deux semaines l'économie pour tenir une nouvelle période de confinement, mais en tout cas, elle aura lieu si on ouvre les écoles et si on déconfine uniquement pour produire. Non pas que ce n'est pas nécessaire a minima, au moins pour l'approvisionnement stratégique, mais sans tests et sans masques, je ne vois pas comment ça pourrait durer plus de deux semaines. Il faut rappeler quand même que si la mortalité est "modérée", le système hospitalier et de santé en général a quand même été proche de la saturation et que les personnels ne pourront sans doute pas fournir le même effort tous les 15 jours. Plusieurs centaines de milliers de morts contre le business as usual, cela va être les deux facteurs d'une équation à résoudre dans les semaines à venir, avec les variables idéologie des gouvernants et inertie des populations pour complexifier le tout.