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LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)


Napoléon III
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Il y a 1 heure, collectionneur a dit :

La, cela ne quelques mois que les bases en France sont perdu, Au niveau munitions et carburant, avec le soutien britannique, il ne devrait pas avoir de gros problème. Mais il est sur que pour les gros carénages, il faudra passé par les arsenaux aux Etats Unis et au Royaume Uni. 

Au niveau des munitions, cela risque d'être difficile : les armes françaises et britanniques sont globalement incompatibles au niveau des munitions

Il y a en fait une plus grande compatibilité entre les munitions françaises et américaines ( c'est une conséquence de la première guerre mondiale ) qu'entre munitions françaises et britanniques

Prenons l'exemple du Richelieu : celui-ci n'a qu'un lot réduit de munitions lorsqu'il prend la mer ( défectueuses de surcroit ) et ce sont les américains en 1943 qui produiront les munitions nécessaires à son retour au combat à la fin 1943 ( ainsi que les réparations et les mises à niveau du navire )    

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D'ailleurs, le Roosevelt de LFC devrait, je pense, tout faire pour soutenir une France qui continue la guerre (en restant neutre bien entendu)

Mars 1941

La Bulgarie adhère au pacte tripartite et le lendemain, d’importantes troupes allemandes pénètrent dans le pays et se prépositionnent aux frontières grecques et yougoslaves. C’est un bon moyen de pression sur la malheureuse Yougoslavie dont le Régent, Paul, est convoqué à Berchtesgaden et se voit réclamer par Hitler l’adhésion de son pays au pacte tripartite, un droit de passage pour les troupes allemandes chargées d’envahir la Grèce en échange de l’annexion du port de Salonique et d’une partie de la Macédoine grecque. Hitler explique que la Yougoslavie n’a comme possibilité que celle de choisir l’Alliance allemande ou bien celle des Franco-britanniques.

Mais, malgré les menaces du Führer, le régent tergiverse. En effet, les Alliés semblent bien plus forts qu’il ne se l’était imaginé suite au désastre de Mai-Juin 1940 et des émeutes anti-allemandes et anti-italiennes éclatent en Serbie.

Néanmoins, face aux pressions allemandes, le régent se résout à signer. Plusieurs de ses ministres, qui y sont opposés, démissionnent.

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Le Régent Paul de Yougoslavie.

La population serbe est furieuse et un coup d’état mené par le général Simovic renverse le régent tandis que le jeune roi Pierre II est déclaré majeur et en âge de régner.

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Pierre II. Porté au pouvoir par les partisans des Alliés.

A Belgrade, on pavoise aux couleurs de la France et de la Grande-Bretagne à l’annonce de la prise du pouvoir par Simovic, qui devient premier ministre.

Hitler est furieux et ordonne de préparer la conquête de la Yougoslavie et l’opération châtiment, la destruction de Belgrade par la Luftwaffe.

De Gaulle et Dill se rendent en urgence à Belgrade où ils rencontrent Simovic et promettent à leur pays toute l’aide possible mais Simovic reste inflexible lorsque De Gaulle lui conseille de préparer un vaste mouvement de retrait de l’armée yougoslave vers la Macédoine. En effet, les Yougoslaves préfèrent défendre l’ensemble de leur territoire en dispersant leurs forces tout le long de leurs frontières. Ils préparent même une offensive contre l’Albanie.

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Le général Simovic

De Gaulle et Dill se doutent déjà de ce qui va se passer mais les Etats-majors alliés conviennent de l’entrée des forces françaises (et notamment la 1ère Division blindée) en Macédoine yougoslave dès le déclenchement des hostilités.

Mais déjà, les forces allemandes qui sont entrées en Bulgarie attaquent la Ligne Metaxás tandis que la Luftwaffe massée dans ce pays se bat pour la maîtrise du ciel grec. En conséquence, les gouvernements alliés déclarent la guerre les uns après les autres à la Bulgarie.

Aux États-Unis, les deux chambres du Congrès américain votent la loi prêt-bail, qui permet aux États-Unis de livrer des armes aux pays dont la sécurité est vitale à la défense des États-Unis, en clair, les Alliés. Presque immédiatement, le Président Roosevelt, le véritable initiateur de la loi, fait livrer des navires de guerre à la Grande-Bretagne, du matériel et du ravitaillement pour les forces terrestres françaises ainsi que des avions de guerre pour l’Armée de l’air française.

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La Luftwaffe n'a qu'à bien se tenir !

En Afrique orientale, la conquête alliée se poursuit et ceux-ci s’emparent d’Asmara, la capitale de l’Érythrée italienne, de Massaoua, dernier port d’Érythrée encore possédé par les forces italiennes, et d’Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

Désignés par le suffrage réellement universelle le mois précédent, les élus du « Conseil de l’Empire » commencent leur travail en entamant la rédaction d’un rapport sur la situation des colonies, allant du statut de ses habitants, les réformes proposées pour le changer à l’opinion des populations quant à la guerre.

 

 

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J'ai édité Octobre 1940. L'Ark Royal désormais participe à la bataille du Détroit d'Otrante.

Et voici la suite

Avril 1941

Opposé à la future participation de son pays à l’invasion de la Yougoslavie par les forces de l’Axe, le premier ministre hongrois, le Comte Teleki, se suicide. Il est remplacé par le germanophile Laszlo Bardossy.

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Laszlo Bardossy

Le lendemain, les gouvernements franco-britanniques rompent leurs relations diplomatiques avec la Hongrie en attendant d’aller plus loin lorsque les armées de l’Axe attaqueront la Yougoslavie depuis le territoire hongrois.

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Drapeau du Royaume de Hongrie.

En attendant la plus que probable invasion de la Yougoslavie, les Franco-britanniques, épaulent les Grecs contre les Allemands qui attaquent de front la Ligne Metaxás. La puissance de la ligne fortifiée et le courage des Grecs leur permettent de tenir bon mais les États-majors alliés, grâce à des reconnaissances aériennes et leurs réseaux d’espionnages, savent que l’effort principal des Allemands se fera par un contournement de la Ligne Metaxás depuis le territoire yougoslave.

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La Ligne Metaxás.

Mais la 1ère division blindée et les autres divisions de l’Armée d’Orient se tiennent prêtes à s’opposer au plan allemand en se tenant prêtes à entrer en Macédoine yougoslave.

La Yougoslavie, voyant que la guerre est inévitable suite au départ des légations allemandes, italiennes et bulgares, décrète la mobilisation générale.

La cruauté nazie se montre une nouvelle fois au grand jour lors du déclenchement de l’invasion de la Yougoslavie. En effet, l’entrée des Panzers en Yougoslavie est associée à l’opération dénommée « Châtiment », la destruction de Belgrade par la Luftwaffe. Malgré la résistance héroïque de l’aviation yougoslave, la ville est rasée. On dénombre des milliers de victimes. Les forces de l’Axe pénètrent en territoire yougoslave depuis les territoires italiens, hongrois, roumains et bulgares. Les Alliés, en conséquence, déclarent la guerre à la Hongrie et à « l’Etat national légionnaire roumain », précision réclamée par la France qui considère que ce pays a un gouvernement illégitime et que par conséquent les Alliés ne sont pas en guerre contre le peuple roumain mais contre son gouvernement.

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Belgrade est en ruine

L’armée yougoslave, dont l’équipement est dépassé, est rapidement écrasée par l’Axe, y compris par les divisions italiennes, non sans opposer une résistance héroïque, résistance néanmoins bridée par le fait que les soldats croates retournent leurs armes contre les Serbes et rejoignent les forces de l’Axe ! Pire, un état indépendant croate est proclamé et Ante Pavelic, le chef des redoutables oustachis, en exil à Rome, rentre à Zagreb pour en devenir le Poglavnik, le chef.

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Ante Pavelic

Si l’offensive en direction du nord de l’Albanie place les forces de l’Axe dans ce pays dans une position difficile quelques jours, l’effondrement rapide de la Yougoslavie permet à Rommel de reprendre rapidement les choses en main et, même, d’attaquer les Alliés qui occupent toujours le sud de l’Albanie.

Face à cette déroute, le gouvernement de Simovic et le roi choisissent comme le gouvernement de la France, qu’ils admirent, la voie de l’exil, pour montrer que si l’armée yougoslave est vaincue, le pays est toujours en guerre contre l’Axe. Le gouvernement en exil siégera à Alger. Néanmoins, des ordres ont été (enfin) donnés pour que les débris de l’armée royale de Yougoslavie retraite en direction de la Macédoine pour rejoindre les alliés stationnés en Grèce. Imitant leurs glorieux pères qui, en 1915 fuirent les Empires centraux pour continuer la lutte auprès des Alliés, l’armée de Pierre II entame sa grande retraite vers le sud.

Malheureusement, cette retraite, sous les assauts enragés des Stukas, sera un échec. En effet, l’Armée d’orient est rapidement écrasée et contrainte à la retraite, dépassée en nombre et en tactique par les forces allemandes. L’État-major allié se rend rapidement compte qu’il ne pourra rien faire pour s’opposer à la marche en avant des Panzers, trop supérieurs en nombre, et ordonne la retraite générale sur la ligne de l’Aliákmon et, par conséquent, l’abandon de la Ligne Metaxás, néanmoins considérée comme le tombeau des troupes alpines allemandes.

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Stukas en Yougoslavie.

Néanmoins, beaucoup de soldats de l’armée royale, ne pouvant rejoindre les Alliés, prendront le maquis. Ils constitueront un terreau de recrutement pour les Partisans de Tito mais, surtout, pour les Tchetniks, les résistants royalistes.

Désormais, les Alliés ne mènent plus qu’un combat retardateur pour permettre au gros du Corps expéditionnaire allié de pouvoir se replier vers l’Afrique ou la Crète, que les Anglais veulent transformer en tête de pont avancée pour pouvoir bombarder Ploiesti, suivi en cela par le Gouvernement Mandel, unanime dans sa décision d’ordonner au généralissime Doumenc d’envoyer plusieurs des divisions françaises qui retraitent en Grèce vers la Crète.

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Chars britanniques Mk II abandonnés dans la retraite.

La grande île de la Mer Égée devient dont une forteresse franco-britannico-grecque. Mais pourra-t-elle résister une fois que les Allemands jetteront leur dévolu sur elle après un terrible mois d’Avril 1941 qui a vu la chute de la Grèce continentale ?

L’URSS, quant à elle, se prépare toujours plus pour sa probable confrontation avec le Reich en signant un pacte de non-agression avec le Japon, allié d’Hitler. En parallèle, le Kominterm, présidé par le Bulgare Dimitrov, ordonne aux partis communistes des pays occupés par l’Axe de se montrer plus fermes vis-à-vis de l’occupant.

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Georgi Dimitrov (à droite) en compagnie de Staline. Accusé par les Nazis après l'incendie du Reichstag, il fut innocenté !

Les États-Unis, dont le président désire plus que tout aider les Alliés franco-britanniques, envoient des troupes occuper le Groenland, colonie danoise, suite à la signature d’un accord avec l’ambassadeur danois à Washington, Kauffmann, qui est révoqué par le gouvernement danois, qui, contrairement à la plupart des gouvernements des pays occupés par l’Axe, ne s’est pas exilé et est donc toujours à Copenhague.

En Afrique orientale, les combats cessent avec la reddition du Duc d'Aoste et de ses armées.

Edited by Napoléon III
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Il y a 11 heures, collectionneur a dit :

@loki Comme dès la bataille de France de 1940, il y a déjà une commission chargé de faire des achats militaires auprès de l'industrie américaine, on peut imaginé que l'on peut avoir les dites munitions bien plus tôt ;)

Bonjour,

Ca dépend de quelles munitions on parle : des munitions d'artilleries de 75 et 155 mm sont en stock, pas le reste 

Des munitions navales elles doivent être commandées : en 1943, il faudra presqu'un un an entre la commande de munitions de 380 mm et leur livraison ( commande en mai 1943, livraison en mars 1944 )

Pour résumer : les américains peuvent fournir des munitions d'artilleries et quelques livraisons d'avions ( quelques centaines d'avions en 1940 ) mais ne peuvent rien pour la marine et pour les munitions d'infanteries

Ce qui signifie que l'aviation en AFN va très vite décliner pour le matos français et devoir ensuite se contenter de matériel US disponibles de façon limité en nombre ( quelques groupes )

Pour la marine, les unités lourdes disponibles ( ça ne comprends pas les unités de la classe Richelieu ) seront vites hors de service ( à échéance d'un an ) tandis que les unités légères ( torpilleurs et contre-torpilleurs ) auraient une durée de vie plus longue 

Côté armée terrestre : il y a aux USA de quoi équiper quelques divisions d'infanteries mais pas de matériels blindés disponibles avant fin 1941

Ca signifie une armée française en AFN capable d'opérations défensives en AFN mais n'ayant aucune ( ou presque ) capacité offensive et aucune capacité de projection

 

Edit :

Bonjour Napoléon III : dans votre scénario comment les moyens économisés par le Reich en Afrique sont utilisés en URSS ?    

Bonne fin de journée

Edited by loki
complément
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Merci pour les dates concernant les obus de 380 mm.

Pour l'Afrika Corps, elle ne représente que 2 divisions blindés, cela ne fera pas une grosse différence. Et la campagne des Balkans qui se profile userait plus l'armée allemande qu'en réalité. Il faut voir si les parachutistes du Reich sont aussi à la peine ou non.

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La campagne des Balkans peut difficilement user plus les allemands qu'historiquement ( le corps allié ne fait pas vraiment le poids même avec d'éventuels renforts français, le gros de l'usure est lié aux déplacements et aux pertes des parachutistes ( opération Merkur ) mais ceux-ci ne sont de toute façon pas de la partie dans Barbarossa )

Aux 2 divisions blindées de l'Afrika Korps, il faut ajouter les 2iè et 5iè divsions blindées qui sont retirées des réserves de Barbarossa pour être tropicalisées en juillet 1941 puis réaffectées à Barbarossa en septembre 1941

Il faut aussi y ajouter les blindés produits durant l'été qui sont conservés pour créer 4 autres divisions tropicalisées au lieu d'être employées à reconstituer les divisions affectées à Barbarossa ( la production dépasse les pertes ) sur ordre express de Hitler : celui-ci interdit de même l'envoi de moteurs de rechanges

ca fait quand même un corps blindé supplémentaire disponible dès le 22 juin 1941 

un autre ( 2iè et 5iè PzDivisions ) disponible fin juillet 1941 au lieu de fin septembre 1941

Et la capacité à reconstituer les divisions blindés en ligne en pièces et blindés de rechanges au lieu de préparer des divisions supplémentaires pour l'Afrika Korp ( en fait pour le Mesopotamy korp pour être plus précis )  

ca fait une grosse différence au final : un exemple si l'Afroka Korp avait été déployé au sein de PzGruppe 4, celui-ci aurait eu son 3iè corps blindé et aurait pu prendre Leningrad dès juillet 1941 avec 2 corps blindés ( pendant que le 3iè couvre le flanc ) 

Ca aurait permis dans un second temps aux allemands d'engager Typhon dès le début septembre avec 2 groupes blindés tout en déployant un 3iè groupe vers le sud-est en prenant à revers les forces soviétiques défendant Kiev     

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Bonjour Loki,

Si je comprends bien, niveau munitions, les unités lourdes françaises en ont environ pour un an de stock. Comme vous l'avez expliqué, les US ont mis IRL un an pour pouvoir fournir des munitions à la Marine française libre. Donc ça devrait être tendu mais pas impossible de tenir jusqu'à l'arrivée des munitions américaines.

Pour les unités "économisées" par l'Allemagne du fait de l'absence de campagne du désert, j'espère en expliquer de manière satisfaisante les conséquences dans les chapitres suivants.

 

Mai 1941

Ayant terminé la conquête de la Grèce continentale, les Allemands se lancent à l’assaut des îles de la Mer Égée. Les Alliés se concentrant sur la défense de la Crète, leur conquête est assez aisée même si, parfois, des éléments de la Flotte alliée lancent des raids de nuit sur les flottilles de débarquement de l’Axe, composée principalement de bateaux de pêches capturés en Grèce. Le jour, en revanche, la Luftwaffe harcèle la Flotte alliée qui défend la Crète mais la Flotte italienne reste dans ses ports, car trop inférieure aux marines alliées. Les États-majors alliés se doutent que l’assaut allemand viendra du ciel, du fait de leur domination navale, et ils concentrent leurs troupes autour des aérodromes de Crète. Les Allemands, qui ont entamés des reconnaissances aériennes, ont relevé le dispositif de défense allié et tente de dissuader Hitler d’attaquer la grande île avec ses parachutistes, attestant que cela serait du suicide, mais le dictateur n’en démord pas et veut son assaut au prétexte, il est vrai que sur ce point,  l’Autrichien a raison, que les Alliés menacent l’approvisionnement en pétrole du Reich depuis Ploiesti en tenant la Crète.

Le nom de code de l'opération de conquête de la Crète portera le nom de Hermes.

Mais le Reich allemand ne compte pas s’en prendre aux Alliés uniquement en Crète. En effet, depuis plusieurs mois, la Kriegsmarine lance ses forces de raids contre les convois alliés mais souffre de plus en plus de la présence de la Marine nationale qui épaule efficacement la Royal Navy qui aurait grandement souffert sans l’aide française. Mais le Führer pense tenir un atout maître avec son Cuirassé géant, le « Bismarck », qui, associé au croiseur lourd « Prinz Eugen », est lancé dans l’Atlantique à la poursuite des convois ravitaillant les Alliés depuis l’Amérique. C’est l’opération « Rheinübung ».

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Le Bismarck

En URSS, Staline tourne casaque et alors qu’il se préparait à l’invasion allemande, les messages envoyés par Churchill pour le prévenir de la concentration de troupes allemandes à ses frontières lui font croire à un complot Franco-britannique ayant pour objet de déclencher prématurément la guerre entre l’URSS et l’Allemagne ! Malgré les rapports de ses espions, dont le célèbre Richard Sorge qui espionne au Japon, Staline croit désormais à une tentative de le manipuler…

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Richard Sorge

Ce qui devait arriver arriva, les divisions allemandes tombent du ciel sur les aérodromes des Alliés en Crète après que l’Axe eut achevé la conquête des îles de la Mer Egée (y compris la reconquête du Dodécanèse italien) et, immédiatement, les pertes sont lourdes parmi les parachutistes de l’Axe. Pris sous le feu des mitrailleuses prépositionnées, les Allemands doivent, en outre, faire face à des contre-attaques blindées, notamment de la part des quasi-indestructibles chars Mathilda II britanniques. La première vague est laminée mais les Alliés aussi ont souffert du fait de la domination aérienne de l’Axe dont les avions matraquent les positions alliées ainsi que la Flotte qui défend l’île. C’est ainsi que le porte-avion français Béarn finit par succomber sous les assauts enragés des Stukas non sans que ses canons de DCA et ses avions n’aient abattus nombre d’agresseurs. Si les plans allemands prévoient que l’essentiel des troupes seront aérotransportées, plusieurs milliers d’hommes attendent dans les ports grecs, au cas où la Flotte alliée serait contrainte de se replier. Cependant, ni Churchill, ni Mandel n’envisagent de retirer la Flotte malgré les pertes qu’elle a subie, voulant défendre la Crète jusqu’au bout.

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Assaut des parachutistes allemands sur la Crète

L’escadre du Bismarck, commandée par l’Amiral Lutjens, est rapidement repérée par l’aviation britannique, ainsi que par la résistance norvégienne lorsque le Bismarck et le Prinz Eugen font une escale dans le fjord de Bergen ce qui permet à Churchill d’ordonner la mobilisation de la Royal Navy contre le Cuirassé allemand. Mandel promet l’appui de la Marine nationale au premier ministre britannique et notamment celui des unités navales françaises stationnées dans le port de Gibraltar et faisant partie de la redoutable Force H qui garde l’entrée de la Méditerranée. La marine britannique surveille tous les passages entre la Norvège et l’Atlantique nord et l’Amiral Lutjens décide de passer le plus au nord, entre l’Islande et le Groenland. Rapidement détecté, le cuirassé allemand n’en remporte pas moins la première manche en coulant le Cuirassé britannique Hood et en contraignant à la retraite le Prince of Wales.

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Le HMS Hood

En Crète, malgré l’échec de la première vague, Hitler s’entête et ordonne de lancer la seconde à laquelle sont associés les planeurs géants Me 323, qui peuvent transporter un Panzer II, apte à lutter contre les R-35 dont disposent les Français, et notamment les courageux Goumiers marocains, qui défendent la partie occidentale de la Crète autour de La Canée et de l’aérodrome de Maleme. Faisant leur jonction avec les survivants de la première vague et se concentrant sur la région de La Canée et Maleme afin d’y constituer une tête de pont d’où on pourra ensuite conquérir le reste de l’île.

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Le monstrueux planeur Me 323 dont les Allemands ont accéléré la mise en service pour le faire participer à Hermes.

Les stratèges alliés, Catroux pour les Français et Freyberg pour le Commonwealth, se rendant compte que les Nazis se concentrent sur l’ouest de l’île, décident d’y expédier des renforts britanniques depuis la partie est de la Crète, toujours sous le feu de la Luftwaffe. D’ailleurs, pour plus de sécurité, le roi de Grèce, Georges II, et son gouvernement, sont évacués de nuit en direction d’Alexandrie. Plusieurs croiseurs alliés sont encore coulés par l’aviation allemande, ce qui fait espérer au Führer qu’un assaut naval en plein jour, sous le couvert de la Luftwaffe, est possible. Ce sera un échec cuisant tandis que les Parachutistes du IIIème Reich, savent à peine tenir leurs positions autour de La Canée tandis que ceux parachutés plus à l’ouest, autour de Réthymnon et d’Héraklion, ne forment plus que de petits groupes de survivants traqués par les soldats du Commonwealth.

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Le général Student qui commande les Parachutistes allemands en Crète.

Ces insuccès au sud et les importantes forces qui y sont mobilisées n’empêchent pas Hitler de rester concentré sur les opérations à l’est, l’opération Barbarossa étant prévu pour le 22 Juin suivant. Quitte à ce qu’elle soit déclenchée avant le retour des divisions utilisées en Grèce, en partie mobilisée sur place du fait de  la présence alliée en Crète. Hitler pensant que l’URSS s’effondrerait au premier assaut.

Dans l’Atlantique, le Bismarck apparaît néanmoins condamné lorsqu’il est repéré et laminé par les bombardiers torpilleurs du Porte-avion britannique de la Force H. Pris sous le feu des avions alliés, ceux-ci finissent par le ralentir. Lutjens ordonne alors au Prinz Eugen de fuir vers Brest qu’il finira par atteindre. Mais le Bismarck, quant à lui, est coulé par les vaisseaux de ligne alliés, victoire à laquelle participent plusieurs bâtiments français. Tandis que les destroyers s’occupent d’un sous-marin allemand qui a été repéré dans le secteur, les autres vaisseaux britanniques et français repêchent les survivants du Bismarck.

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Les Alliés repêchent les survivants du Bismarck

Cette victoire tombe à pic après la monumentale claque prise par les forces alliées en Grèce continentale. Heureusement, celles-ci reprennent du poil de la bête en Crète où les forces allemandes voient leur unique tête de pont autour de La Canée et Maleme se réduire comme une peau de chagrin. Mais Hitler s’obstine tandis que Goering fanfaronne en promettant que sa Luftwaffe pourra ravitailler et envoyer les renforts nécessaires aux forces engagées en Crète.

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Il y a 3 heures, Napoléon III a dit :

Bonjour Loki,

Si je comprends bien, niveau munitions, les unités lourdes françaises en ont environ pour un an de stock. Comme vous l'avez expliqué, les US ont mis IRL un an pour pouvoir fournir des munitions à la Marine française libre. Donc ça devrait être tendu mais pas impossible de tenir jusqu'à l'arrivée des munitions américaines.

Pour les unités "économisées" par l'Allemagne du fait de l'absence de campagne du désert, j'espère en expliquer de manière satisfaisante les conséquences dans les chapitres suivants.

 

Bonjour Napoléon III, je parlais plutôt de pièces détachées plus que de munitions : les grosses unités ( cuirassés et croiseurs ) sont de gros consommateurs de moyens divers si on veut les garder opérationnels et évidemment si on veut pouvoir réparer les dégâts occasionnés au combat

Ces moyens n'existent pas hors de métropole et en 1940 les pays alliés ne peuvent se substituer aux arsenaux français ( Brest et Toulon ) faute de moyens compatibles avec les normes françaises

A terme, les USA peuvent effectuer des réparations voire relancer des productions de munitions pour certains calibres mais compte tenu du caractère encore précoce de la mobilisation industrielle US, ça signifie plutôt 1942 que 1941

Certaines classes ( je pense en particulier aux cuirassés de la classe richelieu ) sont totalement inutilisables au combat avant d'avoir pu lancer les productions de munitions adéquates ( le Richelieu est parti presque sans munitions et en plus avec des obus souffrant de vices de conceptions qui entraine un risque d'éclatement prématuré ( sur 24 obus tirés lors de la bataille de Dakar, 2 endommage sa propre artillerie ) ) ET surtout effectuer de longs essais ( dans la réalité, il ne sera opérationnel qu'en 1944 et ses problèmes réglés qu'en 1948 ).

Bonne soirée   

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Il y a 15 heures, collectionneur a dit :

Donc heureusement que notre flotte n'ai pas eu de bataille navale en haute mer avec des munitions ''made in France'' de cette piètre qualité :blink:

Pas toute la flotte heureusement, le problème est spécifique à l'artillerie de 380mm de la classe Richelieu et est résolu en 1942 ( par l'insertion de ciment dans les cavités coupables des problèmes ) puis définitivement en 1944 avec la livraison d'obus made in USA réellement opérationnels ( sauf qu'ils n'explosent pas toujours à l'impact )

Un problème plus général des grosses unités française tient à l'adoption de tourelles quadruples qui sont "naturellement" cause d'imprécision ( les canons se "gênent" les uns les autres en cas de tir simultané ) et évidemment qui sont une insulte aux lois de Murphy ( à savoir un obus mal placé et c'est 50% de l'artillerie en moins alors que sur les unités étrangères c'est plutôt 25% à 33% selon le type de disposition )

Mais cela affecte surtout les grosses unités.

Les croiseurs, les torpilleurs et contre-torpilleurs ainsi que les sous-marins n'affichent pas les mêmes défauts et sont utilisables au combat  

  

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@loki

insertion de ciment dans les cavités coupables des problèmes  Dans les obus ?

Il faudra que je mette à jour l'article du wiki sur ces pièces d'artillerie, si les deux incidents de tir à Dakar sont indiqué dans l'article sur le Richelieu, un seul l'ai ici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_de_380_mm/45_Modèle_1935

Tu peut indiqué les références ? Il s'agit de ce livre ; Robert Dumas, Le cuirassé Richelieu 1935-1968, Rennes, Marine Éditions, 2001 ?

Edited by collectionneur
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J'ai utilisé comme source : "French Battleship 1922-1956" de Robert Dumas et John Jordan ( le livre de Robert Dumas que tu indiques est hélas quais-introuvable )

Si tu le souhaites, je peux aller identifier les pages qui traitent des problèmes du Richelieu 

 

 

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  • 2 weeks later...

Bonjour à tous,

Désolé de ma "disparition" mais je n'avais plus la tête à LFC pendant cette période.

Voici la suite.

Merci de me suivre :)

Du 1er au 21 Juin 1941

La victoire tend les bras aux Alliés en Crète. En effet, après avoir vaincu les dernières poches de résistance allemande autour d’Héraklion et Réthymnon, les Alliés, quoi que matraqués par la Luftwaffe  qui domine le ciel, continue leur offensive contre les Allemands concentrés autour de La Canée et de Maleme. Les Flottes alliées continuent à payer le prix pour la défense de la grande île grecque avec la perte de plusieurs unités mais le moral reste élevé, les marins sachant qu’ils ne se battent pas pour rien.

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Une attaque de Stuka.

A l’est, les préparatifs de l’opération Barbarossa s’accélèrent avec la concentration d’un nombre élevé de divisions le long de la frontière entre le Reich et l’URSS, au cœur de la Pologne occupée, en Finlande et en Roumanie. Malgré cela, Staline continue à croire en une tentative de manipulation et refuse aux divisions de l’Armée rouge de la frontière ouest de l’URSS de se mettre en position en dépit des multiples informations sur la prochaine invasion qu’il recevra sur son bureau de la part de déserteurs de l’Axe et de ses espions. Pourtant, l’invasion apparaît si prochaine que des caricatures se moquant de la passivité de Staline face à la menace hitlérienne sur son territoire fleurissent dans la presse britannique et de l’Empire français.

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Concentration de Panzers en Pologne occupée.

Cependant, Staline continue à « ménager » son front Est en signant un accord commercial avec le Japon.

Néanmoins, Hitler doit faire avec le maintien de forces allemandes en Grèce bien plus important  qu’il ne l’avait escompté du fait de la menace des Franco-britanniques présents en Crète sur la Grèce continentale. Le Führer décide donc de convoquer l’Amiral Horthy, régent du Royaume de Hongrie, au Berghof, et de lui faire part de ses projets d’invasion de l’URSS, à laquelle il demande à la Hongrie de participer, en alternant les promesses et les menaces. Le Régent cède et accepte de faire participer l’armée hongroise à l’attaque et la présence de troupes allemandes qui attaqueront l’URSS depuis le territoire magyar. La Roumanie d’Antonescu, elle, était déjà au parfum de Barbarossa et la rencontre entre les deux dictateurs sert à mettre au point les derniers détails de la participation roumaine à l’attaque de l’Union soviétique.

Dans le même temps, le maintien de forces en Grèce oblige l’État-major allemand à revoir complètement la disposition de ses forces pour l’attaque de l’URSS et le contraint à redéployer en urgence ses forces le long de la frontière tandis qu'Hitler décide de lever 10 nouvelles divisons d'infanterie qui serviront à remplacer 10 divisions de vétérans utilisées pour le moment à des tâches d'occupation, notamment en France, et qui seront expédiées sur le Front russe une fois la formation des conscrits achevée soit environ 1 mois.

Aux Pays-Bas, l’ex-empereur allemand, Guillaume II, meurt le 4 Juin à l’âge de 82 ans et la Croatie de Pavelic adhère au Pacte tripartite.

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L'Ex-Empereur allemand, Guillaume II

Les États-Unis continuent à se préparer à intervenir dans le conflit, notamment en votant leur plus gros budget militaire depuis la Première guerre mondiale et en gelant les avoirs de l’Axe et des pays occupés par celui-ci sur son territoire.

Le Japon, lui, après l’échec des négociations avec les Hollandais pour la fourniture des ressources des Indes néerlandaises à l’Empire nippon, accélère leur préparatif de guerre en négociant secrètement avec la Thaïlande une alliance offensive contre les Alliés. En échange du retour à l’État Thaï des territoires lui ayant un jour appartenu, la Thaïlande acceptera l’installation de troupes japonaises sur son territoire au « moment opportun » et se joindra à son offensive contre les Occidentaux.

Désormais soutenue par les quasi-invincibles chars britanniques Mathilda II, la contre-offensive alliée contre les Parachutistes allemands autour de La Canée et Maleme continue de progresser jusqu’à reprendre définitivement le contrôle de l’Aérodrome de Maleme où était acheminé le matériel et les renforts des troupes de l’Axe. Les Panzers II qui ont pu être acheminés dans la poche, s’ils ont permis de tenir tête aux R-35 français, ne peuvent rien contre les Mathilda II du Commonwealth. Le général Student, commandant en chef des parachutistes allemands, après avoir demandé à Hitler d’autoriser la retraite et ce l’être vu refusé, disperse ses forces afin de constituer une guérilla. Mais cette tentative sera un échec car elle a lieu en terrain hostile, la population grecque haïssant ses envahisseurs.

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Un char britannique Mathilda II

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Vu l'absence de vrai port en Crête, il suffit d'un groupe de Stuka ( accompagné d'un groupe de chasse ) pour sécuriser le flanc sud ( c'est moins que ce qui est historiquement alloué à Rommel ou à la protection de ses lignes de ravitaillement ) et 3/4 divisions allemandes de 2ème catégorie pour empêcher tout débarquement

Sinon à mon avis, la création de divisions ( alliées ou allemandes ) en un mois est un peu rapide : seuls les soviétiques y arrivent mais en sacrifiant l'instruction tactique

En occident il faut compter 6 mois à un an pour créer et entraîner une division 

 

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Bonjour,

Je souhaite ajouter ces paragraphes au chapitre du 17 Juin. Qu'en pensez-vous ?

"Darlan, désormais ministre de la Marine d'un gouvernement désireux de continuer la guerre depuis l'AFN s’attelle à une tâche immense. En effet, les bases de Bizerte, Mers-El-Kébir ne sont pas vraiment en mesure d’accueillir sur le long terme les grosses unités de la Royale tandis que l'industrie quasi-inexistante de l'Afrique française mettra du temps à fournir les munitions nécessaires à la Flotte pour lui permettre continuer le combat. Certes, on peut compter sur l'appui américain pour pallier à cette défaillance (tout comme pour l'équipement de l'Armée de terre), mais l'industrie US mettra elle aussi un certain moment avant de pouvoir soutenir efficacement la Marine nationale. De plus, on ne pourra compter sur l'aide britannique, les types de munitions étant incompatibles.

 

Le ministre décide donc d'évacuer massivement vers l'AFN les stocks de munitions de la Royale entreposés à Toulon, quitte à monopoliser des transports qui auraient dû servir à évacuer une partie de l'Armée des Alpes vers l'Afrique.

 

Mandel, rapidement convaincu par les arguments de son Ministre, lui donne carte blanche pour réquisitionner les navires nécessaires à cette évacuation."

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22 Juin 1941

Les gardes-frontières soviétiques le long de la ligne de démarcation entre les deux empires totalitaires s’attendent à passer une nuit plutôt calme. En effet, le dernier train, l’express nocturne Moscou-Berlin, apportant des fournitures soviétiques au Reich, vient de franchir la frontière et aucune alerte de guerre ne les a mis en garde.

Pourtant à 3 heures 15 du matin, la Luftwaffe lance un assaut général contre les aérodromes soviétiques en vue de préparer le terrain à l'offensive terrestre à l'aube.

L’Armée rouge est complètement prise au dépourvue et doit reculer. En Lituanie éclate même un soulèvement nationaliste. Les rebelles s’en prennent aux soldats de l’Armée rouge en retraite tandis que les Lituaniens incorporés dans celle-ci désertent en masse. Au Centre, les Allemands établissent de nombreuses têtes de pont le long du fleuve Bug, principale ligne de défense soviétique dans cette partie du front. On recense notamment le véritable exploit du 18ème régiment blindé de la 18ème Panzerdivision de Manfred Stachwitz qui traverse le fleuve à l'aide de chars sous-marins ! Au sud, en Bessarabie, les troupes roumaines commencent leur avance en territoire soviétique, bien que la défense russe soit plus efficace sur cette partie du front qu’ailleurs du fait que c'est là que les Soviétiques attendaient que se porte l'effort principal des Allemands. Néanmoins, l’ancienne forteresse polonaise de Brest-Litovsk, dans le secteur du Centre, tient bon face à l’invasion mais elle se retrouve très rapidement coupée du reste de l’Armée soviétique.

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La 18ème Panzerdivision traversant le Bug à l'aide de chars sous-marins.

La Luftwaffe, elle, lance un assaut massif sur les aérodromes soviétiques mais la multiplicité des fronts auxquels elle doit faire face (Angleterre, Sicile, Grèce et, maintenant, URSS) fait qu’elle manque d’un certain « punch » à l’heure de l’assaut contre la chasse soviétique et qu’un certain nombre d’appareils russes peuvent décoller et l’affronter malgré la surprise, du fait qu’elle n’a pas pu attaquer tous les aéroports russes suffisamment vite.

D'ailleurs, une partie des troupes soviétiques doivent être utilisées pour maintenir l'ordre dans les villes bombardées par la Luftwaffe, laissant les gardes-frontières du NKVD seuls face à l'invasion. Si, comme on l'a vu, certains secteurs, comme Brest-Litovsk, résistent héroïquement. Dans d'autres, la défense soviétique s'effondre rapidement. Partout, elle est totalement désorganisée malgré les ordres de vigilance émis trop tardivement par la STAVKA, le Haut-Commandement de l'Armée rouge. Pire, jusqu'au dernier moment, Staline s'efforcera de croire à une provocation d'officier allemands anti-communistes !

A l'aube, il finit par ordonner une contre-attaque générale tout en prescrivant à ses troupes de ne pas franchir la frontière !

En totale contradiction avec la barbarie avec laquelle ils mèneront cette guerre, les Allemands transmettent dans les formes, via leur ambassadeur à Moscou, Von des Schulenburg, une note dénonçant les activités subversives de l’URSS en Europe occupée et la concentration de l’Armée rouge aux frontières du Reich, justifiant ainsi l’invasion. La même mascarade ayant lieu en même temps à Berlin, avec la remise par Ribbentrop à Dekazenov, ambassadeur de l’Union soviétique en Allemagne, d’une note similaire.

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von Ribbentrop, Ministre des affaires étrangères du Reich.

Un quart d’heure avant l’assaut général…

La réaction dans le reste du monde ne se fait pas attendre. Churchill, dans un discours radiodiffusé, promet tout le soutien de son pays à l’Union soviétique. Mandel fait de même en compagnie de Blum, Daladier et de De Gaulle, dont la verve est bien connue des auditeurs de Radio-Alger. Mussolini, lui, déclare la guerre à l’URSS et prépare l’envoi d’un Corps expéditionnaire italien en Russie tandis que l’Espagne s’apprête à envoyer les volontaires de la « Division Azul » sur le front de l’Est. La Finlande, elle, bien que non officiellement en guerre contre son puissant voisin, sert déjà de base aux Allemands. Alors qu’à l’extrême nord du pays, à Petsamo, 2 divisions allemandes entrent en Finlande pour attaquer Mourmansk depuis cette étroite langue de territoires finlandais, des bombardiers allemands, après avoir largué des mines dans le port de Leningrad, se ravitaille sur l’aérodrome finlandais d’Utti. Enfin, en violation complète du traité de Moscou de 1940 qui démilitarise ces îles, des bombardiers finlandais atterrissent dans les îles Åland.

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Winston Churchill est déterminé à détruire le Nazisme !

Nonobstant, alors que Staline est presque effondré par ce qui lui arrive, l’ambassadeur bulgare, dont le pays ne participe pas à Barbarossa malgré son soutien à l’Allemagne, lui remonte le moral en lui expliquant que quoi qu’il arrive, son pays finira par l’emporter sur l’Allemagne.

Autre note d'espoir pour le dictateur soviétique, les discours de Churchill et Mandel le rassure sur les intentions de ses derniers. En effet, Staline ne pense plus à une collusion entre les Franco-Britanniques et les Allemands pour détruire l'URSS !

En France occupée, l’attaque contre l’URSS réveille les Communistes français qui se rangent définitivement dans le camp de la Résistance. L’Humanité appelle, en effet, à la lutte contre l’occupant et les collaborateurs.

En Espagne, à l’annonce de l’assaut allemand contre l’URSS, une importante manifestation a lieu devant l’ambassade britannique réclamant le rattachement de Gibraltar à l’Espagne.

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Fin Juin 1941

Face à l’état de guerre désormais manifeste avec l’Allemagne et ses satellites, Staline nomme le général Timochenko à la tête de l’État-major, mais celui-ci ne peut cependant prendre de décisions importantes sans l’accord du dictateur.

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Le général Semion Timochenko

Il est décidé de rappeler sous les drapeaux les réservistes nés entre 1905 et 1918 et de déménager les industries vers l’est, vers l’Oural.

Churchill, qui a expliqué à la radio qu’il soutiendra sans réserve l’Union soviétique dit en privé que « Si Hitler envahissait l’enfer, il s’entendrait avec le diable ».

A Alger, Mandel annonce aussi son soutien « inconditionnel » à l’URSS même si, secrètement, Mandel et De Gaulle se préparent déjà à limiter au maximum l’emprise stalinienne à l’est de l’Europe.

De même, Roosevelt informe la nation américaine à la radio qu’il enverra de l’aide à l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

Mais certains préfèrent aider l’Allemagne. C’est notamment le cas de Franco qui, bien que neutre et voulant le rester, autorise la création d’une « Division Azul » de volontaires espagnols pour le Front de l’Est. De son côté, l’Allemagne cherche à dresser l’Europe contre le « Bolchévisme ». Ainsi, les Allemands forment, en Norvège occupée, une Légion de volontaires.

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Drapeau du 3ème bataillon de la "Division Azul"

La Suède, bien que neutre et démocratique, accepte le transit d’une division allemande depuis la Norvège vers la Finlande.

Sur le front, l’armée allemande avance rapidement au nord (où elle profite du soulèvement de la Lituanie contre l’Armée rouge avant de prendre des mesures contre le Conseil national lituanien) et au centre (où résiste néanmoins la forteresse anciennement polonaise de Brest-Litovsk) mais fait face à une résistance acharnée au sud, car elle fait face à des forces soviétiques mieux préparées.

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Char KV-1 soviétique détruit en Lituanie. Ces engins constitueront une surprise de taille pour les Allemands !

Dans les pays baltes, les Soviétiques lance une violente contre-attaque blindée contre les flancs des Panzers mais elle échoue du fait que beaucoup de chars tombent en panne tandis que d'autres partent au combat sans munitions ! De plus, après avoir atteint Dvinsk/Daugavpils en Lettonie, les colonnes panzers reçoivent l'ordre de stopper leur avance pour attendre l'infanterie. Au sud, la contre-offensive des chars du général Kirponos donne le même résultat. En dépit du fait que les Soviétiques aient 3 fois plus de blindées que leurs ennemis, leur assaut échoue à cause de l'artillerie allemande et de la Luftwaffe bien que leur attaque ait ralenti les Allemands.

Répliquant à l’aide apportée à l’Allemagne par la Finlande, l’URSS lance une série d’attaques aériennes contre les aéroports finlandais et plusieurs villes de ce pays. L’armée finlandaise entre donc à son tour à l’action contre l’Union soviétique tandis que l’Allemagne déclenche à l’extrême nord du pays une offensive pour prendre Mourmansk.

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Les guetteuses finlandaises à l'affut des bombardiers soviétiques.

La Luftwaffe est maîtresse du ciel mais fait face à la résistance désespérée de l’aviation soviétique tandis que Moscou subit ses premiers bombardements aériens.

Le 30 Juin, un Comité d'État de la défense, avec Staline à sa tête, est formé, renforçant la centralisation des pouvoirs. Il est formé de Molotov, Beria, Malenkov et Vorochilov.

Mais on ne se bat pas qu’en URSS. En Crète, les Parachutistes allemands, auxquels Hitler a ordonné de se battre jusqu’à la mort, se battent avec acharnement contre les Alliés dont la supériorité numérique est de plus en plus écrasante, vu que l’État-major allemand a compris qu’il était désormais inutile d’expédier d’autres Parachutistes dans l’île et qu’il est impossible d’y envoyer des renforts par mer, vu l’écrasante domination alliée sur la Mer Égée malgré les attaques enragées de la Luftwaffe contre les navires français et britanniques.

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Juillet 1941

Les États-Unis font plusieurs pas en plus vers l’entrée en guerre aux côtés des Alliés Franco-Britanniques en envoyant des Marines relever la garnison britannique présente en Islande depuis l’invasion du Danemark en Avril 1940 tandis que la Marine américaine reçoit l’ordre de protéger tout navire se rendant en Islande et donc, les navires britanniques et français.

Dans le même temps, les USA reconnaissent le gouvernement tchécoslovaque en exil à Londres comme le seul représentant légal de la Tchécoslovaquie tandis que Roosevelt demande au Congrès de prolonger le service militaire dans l’armée et la garde nationale de un an à 30 mois.

Enfin, Harry Hopkins, conseiller du Président Roosevelt, arrive à Moscou en vue de préparer l’envoi de matériel à l’Union soviétique tandis que le gouvernement Sikorski signe un accord avec l’URSS en vue de rétablir des relations diplomatiques entre les deux pays.

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Harry Hopkins

En France, les Collaborationnistes créent la LVF, Légion des Volontaires Français afin qu’elle combatte sur le Front de l’Est aux côtés des Allemands. Cependant, Hitler n’est pas ravi de cette aide et ne veut pas que cette armée de volontaire l’oblige de quelque façon que ce soit envers le gouvernement de Pétain. De plus, il souhaite limiter ses effectifs à 15 000 hommes. Dans les faits, les volontaires seront très peu nombreux tandis que les Allemands, en plus des réticences évoquées plus haut, montrent peu d’enthousiasme à former des hommes sans expérience du combat et peu disciplinés. De plus, Pétain et Laval sont dépités de voir fondre les effectifs de leur « Force de Sécurité de l’État français », car certains de ces traîtres préfèrent rallier la LVF plutôt que de continuer à servir de force de police à l’État collaborateur.

L’Italie envoie combattre à l’Est un Corps expéditionnaire sous le commandement du général Messe.

Le 2 Juillet, l’Empereur du Japon Hiro Hito réunit un Conseil avec les hauts responsables politiques et militaires de son pays. On y décide de la future politique d’expansion du pays qui se fera au dépend des Occidentaux tandis que la guerre contre l’Union soviétique, malgré les demandes pressantes d’Hitler dans ce sens, est reportée à plus tard, en fonction du succès ou non de Barbarossa. C’est la victoire de la Marine contre l’Armée de terre.

L'Empereur Hiro Hito en uniforme
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Cependant, les Américains, qui savent décoder les messages japonais, savent tout des intentions du gouvernement nippon.

Le lendemain, 3 Juillet, Staline sort enfin de sa réserve et fait un discours à la nation soviétique appelant à la résistance contre l’envahisseur.

Mais ce n’est pas que par des discours que Staline souhaite remotiver ses troupes. Il adjoint de nouveau des Commissaires politiques aux divisions soviétiques, chose qui avait été abolie en Août 1940.

Bien qu’elle soit en guerre depuis les bombardements soviétique de la fin du mois de Juin et que les Allemands ont attaqués à cette date en direction de Mourmansk, ce n’est qu’en ce mois de Juillet que l’Armée finlandaise lance son offensive en vue de récupérer la Carélie.

Néanmoins, rapidement après l'entame des opérations finlandaises contre l'URSS, des pourparlers de paix s'engagent entre les deux pays, en secret. La Finlande exige le retour des territoires cédés à l'URSS au Traité de Moscou de 1940 mais Staline, qui ne peut se permettre politiquement, en dépit des déboires de son armée, de céder des territoires à un ennemi, fait traîner les négociations.

Au Nord, les Soviétiques se sont réorganisés. C'est désormais le Maréchal Vorochilov qui commande, assisté par le Général Vatounine, un brillant officier. Ils ont comme mission de barrer la route de Leningrad aux Allemands. Leurs contre-attaques intelligentes sur les flancs des Panzers mettent plusieurs fois ceux-ci en difficulté. L'OKW ordonne donc une nouvelle fois aux chars d'attendre l'infanterie avant de reprendre leur marche vers la Capitale de Révolution bolchévique.

Pire, les difficultés logistiques s'accroissent pour les Allemands alors que les routes ne sont pas sûres du fait de la présence de débris de l'Armée Rouge sur les arrières de la Wermacht. De plus, Vorochilov peut s’appuyer sur l'ardeur patriotique des habitants de Leningrad pour compenser en partie les lourdes pertes subies par l'Armée Rouge tandis que l'aviation soutient efficacement les défenseurs soviétiques et que Vorochilov reçoit un important matériel en renfort, dont des surpuissants chars KV !

La chute de Leningrad avant la fin du mois apparaît donc comme un chimère pour les Allemands…

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Soldats soviétiques faits prisonniers.

Au centre, ce n’est qu’après avoir résisté héroïquement pendant un mois et subi les tirs d’un super mortier allemand que la forteresse soviétique de Brest-Litovsk capitule. Cependant, les Allemands attaquent déjà plus à l'ouest grâce aux assauts osés des Panzers de Hoth et Guderian. Faisant face aux commandants soviétiques Eremenko et Timochenko, qui réorganisent leur secteur du front, les Allemands, après une rude bataille, franchissent le 13 le Dniepr et investissent Smolensk le 19. Mais Guderian et Hoth n'ont d'yeux que pour Moscou et préfèrent attaquer toujours plus vers l'Est que de boucler les poches de troupes soviétiques qu'ils sont parvenus à créer. Mieux, Staline ordonne à ses généraux de tout faire pour sauver leurs troupes encerclées et c'est sous les assauts furieux de la Luftwaffe (parfois contrée par le VVS soviétique) qu'ils se fraient un chemin vers l'Est. Cette région du front voit d'ailleurs pour la première fois l'utilisation par l'Armée Rouge des bientôt célèbres « Orgues de Staline ».

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Soldats allemands à Minsk

Lorsque que le 23 Juillet, les Allemands s'emparent d'Elnya, sur la rivière Desna, Staline prend peur car c'est la porte de Moscou qui est ouverte aux Nazis. Il ordonne immédiatement à Timochenko de reprendre la ville. Certes, ce sera un échec mais les Allemands sont incapables de continuer leur marche vers Moscou.

Au sud, un début de guerre d'usure s'installe et c'est au prix de rudes difficultés que les Allemands s'apprêtent à refermer la poche d'Ouman au prix de l'abandon provisoire de l'objectif que constitue Kiev, la capitale de l'Ukraine.

Dans le même temps, les Roumains ont quasiment achevé la reconquête de la Bessarabie.

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Soldats roumains en Bessarabie

Cependant, les Alliés ne se contentent pas de subir, ils comptent aussi passer à l’action. En effet, depuis le début de Barbarossa et les premiers contacts Soviéto-britanniques, les 2 pays, conscient que ravitailler l’URSS depuis Vladivostok est impossible du fait de la menace japonaise et très difficile depuis Mourmansk et Arkhangelsk en Arctique, lorgnent sur l’Iran et envoient un ultimatum au Shah pour qu’il accepte le passage des convois alliés à travers son pays et expulse les citoyens de l’Axe présents dans son pays.

Celui-ci refusant et ayant des sympathies pour l’Axe, l’Union soviétique et l’armée britannique envahissent l’Iran et la balayent en moins de deux semaines. Le Shah abdique en faveur de son fils, Mohammed Reza Shah Pahlavi.

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Reza Shah Pahlavi qui abdiquera en faveur de son fils suite à l'invasion alliée.

La France a consentie du bout des lèvres, bien consciente de l’intérêt vitale de ravitailler l’URSS et de la sympathie pro-axiste du souverain iranien mais l’attaque d’un État neutre a tout pour lui déplaire, elle qui n’oublie pas qu’elle a été envahie justement parce qu’elle défendait l’indépendance d’un autre État.

Pendant ce temps, en Irak, arrestation de Rachid Ali et démantèlement de son réseau pro-allemand par le gouvernement, soutenu discrètement par les services britanniques.

En Crète, les Alliés nettoient les dernières poches de résistance des Parachutistes allemands et peuvent annoncer leur première grande victoire sur l’Armée allemande (mais pas sur l’Axe car les Alliés ont, en effet, déjà triomphé de l’Armée italienne en Afrique du nord). Les Franco-britanniques réparent les aérodromes endommagés par les durs combats et bientôt les premiers bombardiers chargés de matraquer Ploiesti en Roumanie se posent sur l’île.

Lors du défilé du 14 Juillet 1941, un nouveau chant de guerre sortait des poumons et des cœurs des soldats de la République française qui défilaient à Alger, devant le Président du Conseil, Georges Mandel, du Chef de l’État, Albert Lebrun et des membres du gouvernement (dont le Général de Gaulle, qui siégeait aux côtés du Chef du gouvernement) ainsi que des membres de l’État-major.

Composé par Félix Boyer (un évadé d'un Stalag de Métropole, tout un symbole), il reprend une marche des soldats marocains de la Première guerre mondiale, ayant modifié les références au Maroc au profit de références à l'Afrique en général.

I

Nous étions au fond de l'Afrique,
Gardiens jaloux de nos couleurs,
Quand sous un soleil magnifique
A retenti ce cri vainqueur :
En avant ! En avant ! En avant !

Refrain

C'est nous les Africains
Qui revenons de loin,
Nous venons des colonies
Pour sauver la Patrie (pour défendre le pays)
Nous avons tout quitté
Parents, gourbis, foyers
Et nous gardons au cœur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu'un venait à y toucher,
Nous serions là pour mourir à ses pieds
Battez tambours, à nos amours,
Pour le Pays, pour la Patrie, mourir au loin
C'est nous les Africains !

II

Pour le salut de notre Empire,
Nous combattons tous les vautours,
La faim, la mort nous font sourire
Quand nous luttons pour nos amours,
En avant ! En avant ! En avant !

Refrain

III

De tous les horizons de France,
Groupés sur le sol Africain,
Nous venons pour la délivrance
Qui par nous se fera demain.
En avant ! En avant ! En avant !

Refrain

IV

Et lorsque finira la guerre,
Nous reviendrons dans nos gourbis,
Le cœur joyeux et l'âme fière
D'avoir libéré le Pays
En criant, en chantant : en avant !

Refrain

Ce chant était entonné par tous les cœurs, par tous les hommes qui allaient un jour libérer la France, qu'ils viennent de Métropole, d'Algérie ou bien du reste de l'Empire. Ce nouveau chant ému, dit-on, le Général de Gaulle qui, d'habitude, ne laissait jamais transparaître ses émotions tandis que la foule algéroise, musulmane ou pieds-noire, célébraient à grand coup de vivats ses héros qui la protégeait de la fureur de l'Allemagne et qui, avaient déjà vaincus les Italiens l'année précédente par ailleurs.

Le « Chant des Africains » devînt le symbole de la France d'Alger, le « Chant du Départ » de 1941. D'ailleurs, les Collaborateurs ne surnommaient-ils pas avec mépris les hommes d'Alger, les « Africains » ? Joli pied de nez fait aux traîtres donc.

La propagande pétainiste s'empressa de tenter de détourner encore une fois le sens du chant en en faisant un acte de soumission de Mandel aux colonisés, mais les Français, qui subissaient chaque jour la botte allemande, y virent bien évidemment un acte d'espoir. Celui d'une libération prochaine tout d'abord et, même, celui de la possibilité de construire un monde meilleur après la guerre. Un monde où la devise "Liberté, Égalité, Fraternité", prendrait tout son sens, que ce soit en France ou ailleurs.

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Août 1941

Signature d’un accord entre le gouvernement Sikorski et l’URSS stipulant la création d’une armée polonaise en Union soviétique sous le commandement du général Anders.

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Le premier ministre polonais, Władysław Sikorski

Aux États-Unis, Roosevelt obtient le prolongement du service militaire dans l’armée et la garde nationale. De plus, son pays met en place un embargo pétrolier principalement à destination du Japon.

Cependant, la trahison est l’apanage de tous les pays occupés par l’Allemagne. Ainsi Léon Degrelle fonde-t-il la Légion Wallonie qui a pour vocation de combattre sur le front de l’Est.

Sur le front, alors que les Allemands se sont emparés de Smolensk, le Führer ordonne de disperser les Panzer Corps du groupe d’armée centre vers les groupes d’armées du nord et du sud, pour aider le premier à mieux bloquer Leningrad et le second à isoler le maximum de troupes soviétiques dans la région de Kiev.

Mais les Russes sont vaillants. Non seulement ils se battent avec acharnement en défense mais mènent aussi, ponctuellement, des contre-attaques localisées avec des blindés et leur aviation. De plus, le répit inespéré donné par Hitler aux défenseurs de Moscou leur permet de mettre en place une série de lignes défensives afin de défendre la capitale soviétique.
Staline refuse d’écouter Joukov qui voulait évacuer Kiev, menacée par l’encerclement allemand et le démet de ses fonctions. Temporairement cependant.

Les Soviétiques qui ont bloqués les Allemands le long du Dniepr et qui se battent dans les rues de Kiev voient déferler du nord une importante force blindée.

La résistance acharnée et parfois même, efficace, de l'Armée rouge impressionne les Finlandais. Doivent-ils en profiter pour conclure une paix séparée avec les Soviétiques avec comme clause principale la rétrocession des territoires cédés à l'URSS en Mars 1940 ? C'est ce que souhaiterait le Maréchal Mannerheim, commandant en chef de l'Armée finlandaise et héros de la guerre d'Hiver. Mais une bonne partie des dirigeants finlandais, désormais enivrés des impressionnants succès allemands, en viennent à rêver d'une Grande Finlande comprenant même la péninsule de Kola ! Les négociations sont donc sur le point de capoter avec Staline alors que celui-ci en était arrivé au point d'accepter un traité de paix avec Helsinki !

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Le Maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim

À Alger, on connaît les sentiments francophiles du commandant en chef de l'Armée finlandaise (qui parle couramment français d'ailleurs). On a même de la sympathie pour ce courageux petit pays qui, en plus, n'a pas, malgré l'alliance allemande, sombré dans la dictature fasciste et est resté une démocratie.

La France n'étant pas en guerre avec la Finlande, le chargé d'affaire à Helsinki de la République française (c'est en effet le représentant de l’État français qui a rang d'ambassadeur en Finlande, petite concession faîte par Helsinki à Hitler) fait le siège du Président Ryti pour le convaincre de signer la paix avec l'URSS, en jouant de la menace d'un retour de bâton violent de la part de Staline lors de son inévitable contre-offensive tandis que dans la même temps, il promet si la paix est conclue maintenant, les Occidentaux pourront encore « protéger » la Finlande contre Staline, sous-entendant par ailleurs, que l'alliance française avec Staline n'est que de circonstance.

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Le Président finlandais, Ryti

Cependant, Ryti réclame des garanties contre l'inévitable réaction allemande et explique que s'il signe la paix avec l'URSS, l'Allemagne déclarera la guerre à la Finlande et que dès lors, il devra ouvrir les portes de son pays à l'Armée rouge. La Finlande serait alors sous domination soviétique ce que son gouvernement cherche à tout prix à empêcher !

« Mais, Monsieur le Président, c'est ce qui arrivera forcément si vous vous obstinez à rester en guerre avec Staline, et là, Londres, Paris ne pourront plus rien pour vous... » Rétorqua le chargé d'affaire de la République. La référence à Paris comme capitale de la République française ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd et cette confiance absolue en la victoire finale des Alliés du chargé d'affaire français ébranla la propre confiance, mêlée de crainte, en une victoire de l'Axe, du chef de l’État finlandais.

Le nom de l'homme d'Alger à Helsinki ? René Cassin, ardent partisan de la continuation du combat contre le Nazisme.

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René Cassin

Sur le front méditerranéen, les Franco-britanniques entament une campagne de bombardement sur les puits de pétrole de Ploiesti en association avec l’aviation soviétique qui mène ses propres raids. Cela contraint Hitler à maintenir beaucoup d’unités de la Luftwaffe en Roumanie pour la défense des champs pétrolifères de ce pays, unité qui ne peuvent pas servir sur le front de l’Est, ce qui soulage l’Armée rouge.

Enfin, Roosevelt, Churchill et Mandel se rencontrent sur un bâtiment de guerre ancré près de Terre-neuve et posent les jalons d’une coopération future en établissant les principes qui seront connus comme la Charte de l’Atlantique.

« Le Président des États-Unis, M. Churchill, Premier Ministre, représentant le Gouvernement de Sa Majesté dans le Royaume-Uni et M. Mandel, Président du Conseil de la République française s'étant réunis, croient devoir faire connaître certains principes communs de la politique nationale de leurs pays respectifs sur lesquels ils fondent leurs espoirs d'un avenir meilleur pour le Monde.

Premièrement, leurs pays ne recherchent aucune expansion territoriale ou autre.
Deuxièmement, ils ne désirent voir aucune modification territoriale qui ne soit conforme aux désirs librement exprimés des populations intéressées.

Troisièmement, ils respectent le droit qu'ont tous les peuples de choisir la forme de Gouvernement sous laquelle ils entendent vivre ; et ils désirent voir restituer, à ceux qui en ont été privés par la force, leurs droits souverains.

Quatrièmement, ils s'efforceront, tout en respectant comme il se doit leurs obligations existantes, d'assurer, sur un pied d'égalité, à tous les États, grands et petits, vainqueurs ou vaincus, l'accès et la participation, dans le monde entier, au commerce et aux matières premières indispensables à leur prospérité économique.

Cinquièmement, ils désirent faire en sorte que se réalise, dans le domaine économique, la plus entière collaboration entre toutes les nations, afin d'assurer à toutes de meilleures conditions de travail, le progrès économique et la sécurité sociale.

Sixièmement, une fois définitivement détruite la tyrannie nazie, ils espèrent voir s'établir une paix qui offrira à toutes les nations les moyens de demeurer en sécurité à l'intérieur de leurs propres frontières et qui assurera à tous les êtres humains de tous les pays la possibilité de vivre durant toute leur existence à l'abri de la crainte et du besoin.

Septièmement, une telle paix doit permettre à tous les hommes de parcourir sans entrave les mers et les océans.

Huitièmement, ils sont convaincus que toutes les nations du monde, pour des motifs aussi bien réalistes que spirituels, devront finir par renoncer à l'usage de la violence. Puisqu'à l'avenir aucune paix ne saurait être durable tant que les nations qui menacent ou pourraient menacer de commettre des actes d'agression en dehors de leurs frontières continueront à disposer d'armements terrestres, navals ou aériens, ils sont convaincus qu'en attendant l'institution d'un système permanent de sécurité générale établi sur des bases plus larges, il est essentiel de désarmer ces nations. En outre, ils entendent faciliter et encourager toutes autres mesures pratiques susceptibles d'alléger, pour les peuples pacifiques, le fardeau des armements.»

Le 21 Août, Pierre Georges, alias le Colonel Fabien, membre du Parti communiste, abat un soldat allemand dans le métro parisien (station Barbès-Rochechouart).

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Le colonel Fabien

La réaction des Allemands est très violente. Ceux-ci menacent de prendre 100 otages, d’en exécuter la moitié puis d’exposer leurs corps place de la Concorde (!) si le Gouvernement Laval n’institue pas un tribunal spécial pour juger les Communistes et les Anarchistes et n’accentue pas la répression contre ces 2 mouvements, qu’ils jugent trop molle !

Pétain mais surtout Laval, prennent les devants pour satisfaire les Allemands et envoient d’importants renforts FSL à Paris. Mais les Résistants se replient alors en Province, dans ce jeu du chat et de la souris entre eux et les Occupants/Collaborateurs.

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