TarpTent

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    Aviation, aérospatiale, nouvelles technologies et géopolitique
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  1. Tant que tu restes centré sur la seule question de l’infrastructure, tu perds l’essentiel de la complexité du secret-défense, même si c’est un point de vulnérabilité connue. Je vais le dire différemment : voici le team Razbam. Est-ce qu’un seul d’entre vous envisage de donner les caractéristiques les plus avancées et donc secrètes de nos appareils à ces gens-là ? https://razbamsimulations.com/index.php/our-team Le jour où l’on aura une équipe de moddeurs française, appartenant à l’Armée de l’Air (ou à Dassault) et ayant spécifiquement le niveau d'habilitation requis, alors oui, ce jour-là, j’envisagerai qu’il puisse exister un mod du Rafale possédant des caractéristiques confidentielles. Pas avant.
  2. Moi non plus, je ne suis pas inquiet pour ça. Mais c’est se donner beaucoup de mal pour un gain marginal, à mon sens, aussi bien en termes d’organisation, de management, de processus, de moyens de contrôle du secret-défense et des infrastructures. Ça me semble juste ne pas être la démarche la plus pragmatique, c’est tout (et la plus coûteuse et la plus contraignante, alors que le gros du gain attendu n’est pas là).
  3. De 2 choses l’une, soit Razbam - entreprise privée dont l’agrement secret défense reste à voir - est amené à développer un simulateur très réaliste (comportements dynamiques dans tous les domaines de l’enveloppe de col, radar à ses limites, armements, module « guerre nucléaire »), et ça sera une équipe déportée, isolée, dédiée à ce développement, et il n’y a effectivement aucune chance qu’en l’état, l’appareil arrive dans les mains du public. Soit ils développent le Rafale avec les données publiques et tout le monde en bénéficiera sans restriction ni besoin de confidentialité particulière , comme c’est le cas aujourd’hui pour le simulateur du Mirage 2000 directement utilisé par l’Armée de l’Air. https://moovely.fr/larmee-de-lair-francaise-sequipe-de-dsc-world-mirage-2000/ L’avantage de cette seconde solution, c’est que le piratage du réseau ou le vol du logiciel par des espions n’entrainerait pas de risque de divulgation de secrets de nos vecteurs et armements. Et comme il est dit dans la seconde vidéo, le simulateur doit être disponible aussi bien en métropole que sur nos bases déportées. Bref, je peux me tromper, mais si Rafale il y a, il sera directement en version publique et utilisé comme tel par les armées. Le problème majeur n’est pas la simulation d'armes complexes ou de modules « extrêmes », le problème est de créer un environnement complexe avec un grand nombre d’appareils en vol en même temps. Des exercices en patrouille à 4 ou 8 jusqu’aux équivalents Red Flag, la simulation a beaucoup à apporter sans pour autant devoir faire dans le secret-défense. Les logs des tactiques, ça par contre, c’est un autre sujet.
  4. A moins que ce soit l’Etat français qui compense auprès de Safran, vu qu’il s’agit d’un accord global de gouvernement à gouvernement. Mais ça reste bancal dans tous les cas, les indiens ont comme d’habitude des exigences qui partent dans tous les sens. Ce qui me surprend vraiment le plus avec eux, mais je l’ai déjà dit avant, c’est l’absence de continuité dans l’effort, et le fait qu’ils ne mènent finalement aucun projet au bout. En changeant continuellement les spécifications et les exigences, en ne suivant pas les recommandations (HAL ou DRDO, même combat, puisque pour le Tejas et pour le Kaveri, on en est au même point) et en n’acceptant pas de payer réellement ce qu’il faut pour apprendre, ils en sont toujours au même point : à courir derrière le savoir et à dépendre des autres. Step by step, c’est la base, et peu importe si les premières marches sont déjà obsolètes, elles demeurent indispensables.
  5. TarpTent

    Le F-35

    Il y a quand même un côté réellement mafieux à ce racket délibérément organisé par LM et le Pentagone, avec la complicité de beaucoup de sénateurs directement « rétribués ». Ce racket, c’est celui de l’argent du contribuable, et si l’intérêt direct de LM est facile à comprendre, celui des sénateurs est bien plus pervers : vendre des F-35 à tour de bras, c’est bon pour tous les États qui ont une usine, un mainteneur ou un fournisseur sur son propre sol. Mais c’est encore mieux si l’appareil est défectueux en plus d’être long et coûteux à entretenir, parce qu’il n’y a pas ainsi que quelques maintenances et évolutions à effectuer, mais au contraire de nouveaux contrats passés pour étudier les correctifs, les développer et les mettre en oeuvre, en modifiant le plus d’appareils possibles afin de générer encore plus de travail localement, et de revenus dans les hautes sphères. Outre les contribuables, les autres perdants sont les armées, mais comme tout cela est fait avec la bénédiction du Pentagone, peu importe après tout.
  6. Après l’offre d’achat du Groenland par les USA, le Danemark se propose de racheter les États-Unis : « "Comme nous l'avons déclaré, le Groenland n'est pas à vendre", a déclaré vendredi un porte-parole du gouvernement danois. "Nous avons noté, cependant, que sous le régime Trump, presque tout ce qui se trouvait aux États-Unis, y compris son gouvernement, était à vendre." "Le Danemark serait intéressé à acheter les États-Unis dans leur intégralité, à l'exception de son gouvernement ", a ajouté le porte-parole. Une disposition clé de l'offre d'achat, a dit le porte-parole, serait la relocalisation de Donald Trump dans un autre pays "à déterminer", avec la Russie et la Corée du Nord cités comme destinations possibles. Si l'offre du Danemark pour les Etats-Unis est acceptée, la nation scandinave a des plans ambitieux pour sa nouvelle acquisition. "Nous pensons qu'en dotant les États-Unis d'un système d'éducation et de soins de santé nationaux, les États-Unis pourraient se transformer d'une vaste masse terrestre en une grande nation ", a dit le porte-parole. » (Ou en VO) “As we have stated, Greenland is not for sale,” a spokesperson for the Danish government said on Friday. “We have noted, however, that during the Trump regime pretty much everything in the United States, including its government, has most definitely been for sale.” “Denmark would be interested in purchasing the United States in its entirety, with the exception of its government,” the spokesperson added. A key provision of the purchase offer, the spokesperson said, would be the relocation of Donald Trump to another country “to be determined,” with Russia and North Korea cited as possible destinations. If Denmark’s bid for the United States is accepted, the Scandinavian nation has ambitious plans for its new acquisition. “We believe that, by giving the U.S. an educational system and national health care, it could be transformed from a vast land mass into a great nation,” the spokesperson said. https://www.newyorker.com/humor/borowitz-report/denmark-offers-to-buy-us
  7. Quoi qu’il en soit, un peu « comme au bon vieux temps » avec Epstein, le FBI est (re)parti à la chasse aux journaux, carnets, photos et vidéos. Ca avait bien marché en 2008, on verra si la pêche est encore bonne cette fois-ci. Et puis ça offrira encore de belles pages, entre les fuites, les probables vraies-fausses ou fausses-vraies disparitions de preuves, les nouveaux complots, les tweets et autres déclarations à tort et à travers... ça va être beau. Jusqu’à la prochaine affaire qui chassera celle-ci. Business as usual.
  8. La dictature, c’est un régime dans lequel tous les pouvoirs sont entre les mains d’une même personne. Et encore, je prends l’explication simplifiée. Si tu approfondissais vraiment au lieu d’en rester à la caricature et la surface des choses, tu verrais qu’il y a des vraies différences en Iran et que les mots ont un vrai sens. Je le redis, l’Iran peut être qualifié de régime semi-démocratique, voire autoritaire, mais certainement pas de dictature. Mais bon, je ne te convaincrai pas donc on va arrêter là sur le sujet. En revenant sur ce sujet, le seul objectif qui pourrait me sembler pertinent en menaçant ainsi directement Israël serait d’effrayer la diaspora israélienne aux USA. L’objectif par bande serait dès lors que cette dernière fasse suffisamment pression auprès de Trump pour qu’il ne choisisse pas l’option militaire et recherche une voie de sortie à même de préserver l’intégrité d’Israël. En ce sens, ça aurait une certaine logique. De là à savoir si c’est réellement l'objectif, si les messages passent réellement et si cela infléchit la position des USA, ça... ça fait beaucoup d’hypothèses et de suppositions.
  9. Attendons au moins début septembre avant de conclure, le Brexit est devenu un feuilleton aussi tarabiscoté que Dallas. Alors qui sait...
  10. « Le Monde - Jeremy Corbyn veut annuler le Brexit en prenant la place de Boris Johnson » C’était sans doute trop simple de s’allier à Teresa May pour signer l’accord de sortie. Du coup Jeremy Corbyn propose maintenant à l’ensemble des partis d’opposition de s’allier à lui pour le nommer Prime Minister pendant une durée strictement limitée, juste le temps de s’opposer à Boris Johnson et éviter un hard Brexit. Comme il est, à l’image du Parlement, extrêmement clair sur ce qu’il souhaite, je suis bien certain que cette nouvelle tentative apportera enfin de vraies réponses à la situation anglaise... ou pas. « Mercredi 14 août, Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste, a envoyé une lettre à l’ensemble des responsables politiques du pays opposés au Brexit brutal brandi par M. Johnson depuis son entrée à Downing Street, le 24 juillet. Dans cette missive, le chef de file de l’opposition met son euroscepticisme notoire de côté pour proposer une alliance transpartisane afin de renverser M. Johnson juste après la rentrée parlementaire, prévue le 3 septembre. « Notre priorité devrait être de travailler ensemble au Parlement pour empêcher une sortie sans accord douloureuse, qui empêcherait les électeurs d’avoir le dernier mot », réclame M. Corbyn aux leaders du Parti nationaliste écossais (SNP), du Parti libéral démocrate, aux nationalistes gallois et à plusieurs députés indépendants et conservateurs connus pour leurs positions pro-UE. » https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/16/jeremy-corbyn-veut-annuler-le-brexit-en-prenant-la-place-de-boris-johnson_5499823_3210.html Visiblement, certains en arrivent quand même à un « Tout sauf un hard brexit », et même le fait de rester un peu plus longtemps dans l’UE leur apparaît une option plus viable pour le pays.
  11. Disons que l’Iran joue assez proprement sa partition, là où les USA ont tout fait pour se tirer 1 balle dans chaque pied avant même de commencer. Je ne sais pas réellement quelle sera la portée du Système de Compensation, et s’il apportera une vraie bouffée d’oxygène financière à l’Iran. Ce qui est certain par contre, c’est que Trump n’a pas réussi à créer l’étau politique qu’il souhaitait autour de l’Iran (enfin bon, c’était couru d’avance, entre sa sortie très peu populaire de l’accord sur le nucléaire iranien et la menace directe qu’il a fait peser sur le marché du pétrole et la sécurité des approvisionnements). Et sans cette coalition internationale, il a clairement tapé à côté. Les sanctions économiques demeurent, et elles font mal, en profondeur et durablement. On revient donc à la question de savoir combien de temps l’Iran peut tenir avec cette pression, et si d’autres pays (Chine, Russie, Inde, autre) lui offriront leur soutien pour l’aider à surmonter celle-ci.
  12. 2 noms à suivre dans le futur : « Netanyahu nomme ses deux successeurs apres sa retraite : Le chef du Mossad, Yossi Cohen et l’ambassadeur aux États-Unis, Ron Dermer » Pour Cohen, le focus est intéressant : « Le maître de guerre Cohen pourrait toutefois avoir des vues sur la plus haute fonction politique lorsque son mandat de chef du Mossad expirera, indique le rapport, bien qu’il le nie maintenant. Cohen, 57 ans, ancien conseiller à la sécurité nationale sous Netanyahou, est devenu chef du Mossad en 2016, (...). Son mandat (...) a été axé sur la lutte contre le programme nucléaire iranien et le développement de liens avec les États arabes. Proche confident de Netanyahu, Dermer était un opposant féroce à l’accord nucléaire iranien signé en 2015 entre Téhéran et six puissances mondiales, dont les États-Unis. Il a orchestré l’invitation indirecte de Netanyahu à s’adresser au Congrès et à souligner l’accord, provoquant la colère de l’administration Obama, et a supervisé le renforcement des relations entre Trump et Netanyahou. » Ça ne dit rien sur son leadership, mais sur ses vues, par contre... https://infos-israel.news/netanyahu-nomme-ses-deux-successeurs-apres-sa-retraite-le-chef-du-mossad-yossi-cohen-et-lambassadeur-aux-etats-unis-ron-dermer/
  13. A titre personnel, j’ai du mal à comprendre cette insistance en ce moment de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas sur la scène internationale à expliquer qu’ils peuvent à tout moment « détruire Israël » et qu’ils en ont les moyens. (encore moins en pleine période électorale en Israël) C’est selon moi un très mauvais calcul parce que : - (cyniquement) si Israël est vraiment l’ennemi et qu’ils tiennent réellement à raser le pays, autant lui faire croire qu’ils sont faibles et l’inciter à passer à l’attaque, pour bénéficier de l’effet de surprise et contrattaquer en étant certain qu’Israël n’y sera absolument pas préparé ; - toutes ces incitations ne font que renforcer dans l’opinion publique israélienne l’idée que le pays est sérieusement menacé, et qu’à ce titre seul un homme fort pourra les tirer de ce mauvais pas : ce qui rouvre largement la porte en grand à une réélection de Netanyahu ou un autre membre du Likoud, ce qui n’est quand même pas la meilleure des nouvelles pour l’Iran et ses alliés puisque Netanyahu pousse précisément avec MBS pour une intervention musclée en Iran. Et à Gaza. Et au Liban. ; - en connaissant le Hezbollah, celui-ci tenant d’abord et avant tout à l’intégrité du Liban, menacer ainsi Israël en sachant pertinemment que les représailles (Israéliennes ou américaines, peu importe) raseraient le pays, ça revient a dire « Retenez-moi ou je fais un malheur ! Retenez-moi, je vous dis !! ». Bref, ça n’est absolument pas crédible dans le contexte iranien, même en cas d’agression de l’Iran par la coalition US. Le seul moment où cette menace peut être considérée comme pertinente, c’est si Israël s’en prend directement au Liban. Dans tout autre contexte, c’est contre-productif. Que l’Iran explique qu’il a des relais lui permettant de mettre le feu partout, je comprends parfaitement. Mais qu’ils insistent autant pour expliquer que le petit territoire israélien est sous la menace d’être rasé, je ne pige pas. Sauf à annoncer clairement qu’ils sont tous des kamikazes (certains le sont, mais rarement les politiques eux-mêmes, ni leurs familles). Sur ce plan-là, on est vraiment pas obligé de les croire... Parce qu’à part pousser Israël à s’investir un peu moins ouvertement auprès des USA et de l’AS sur le cas iranien, ça n’apporte quand même pas grand chose, et à long terme tout comme sur la scène internationale, c’est nettement plus préjudiciable pour ces mouvements.
  14. Les mots ont un sens, et ce n’est pas parce que ceux-ci ne te plaisent pas que c’est faux pour autant. L’Iran est une démocratie théocratique. - Théocratique parce que de composante religieuse, avec un Guide Suprême et l’application de principes religieux faisant office de lois. - Démocratie parce que la souveraineté appartient au peuple. Ainsi, le Guide Suprême est désigné par l’Assemblée des experts, dont les 86 membres religieux sont eux-mêmes élus au suffrage universel direct pour 8 ans Le pouvoir exécutif revient au Président de la République, chef du gouvernement, qui est élu au suffrage universel direct pour 4 ans, renouvelable 1 fois. Le pouvoir législatif est lui détenu par un Parlement renouvelé tous les 4 ans au suffrage universel. Les élections présidentielles ont montré de vrais courants politiques différents, entre les modérés et les plus extrêmes, y compris des Présidents en opposition avec le Guide Suprême (cas de Mahmoud Ahmadinejad, Président de 2005 à 2013). Avec la prééminence des institutions religieuses sur les institutions étatiques, on peut toutefois considérer que l’on se rapproche d’un régime autoritaire. Mais certainement pas d’une dictature, qui n’a strictement rien à voir.