mehari

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    Belgium
  1. Je continue ici: La dissuasion nucléaire restera longtemps l'apanage de la France, jusqu'à ce que celle-ci disparaissent dans la Fédération Européenne. Tant que la France et ses forces armées existeront elle garderont leurs forces de dissuasion pour elles-même. Il s'agit aussi de quelque chose qui est politiquement difficile pour beaucoup de pays, dont la Belgique, qui s'ils comprennent leurs utilités militent quand même pour un désarmement complet et global. Ces pays pourraient ne pas être ultra-partisan de voir des forces nucléaires au centre de l'Europe de la Défense. Quant, la France, la Belgique ou l'Allemagne commenceront à disparaître, remplacés par des "Régions fédérales" ou "États fédérés" de Flandre, Brabant (ou District fédéral dans ce cas-ci), Bourgogne-Franche Comté ou Rhénanie-Palatinat, on en rediscutera. Je pense qu'à ce stade, les Forces nucléaires seront juste gardées en l'état: pas étendue (car politiquement difficile), pas supprimées (car pertes de capacités et d'outils de politique étrangère), simplement maintenues opérationnelles. Mais on parle de très long terme-là.
  2. La Composante Air belge

    L'absence de réaction de la Défense belge est intéressante. Vu le climat actuel, je me dis que Vandeput serait sorti contre ces déclarations si elles avaient été complètement fausse. Il y aurait probablement eu une tentative de la N-VA de décrédibiliser toute la proposition française. Il reste donc deux possibilités: Soit cette déclaration est partiellement vraie et du coup trop proche de la réalité pour être complètement démentie. Par exemple, il aurait pu s'agir d'une proposition française ayant piqué la curiosité belge où la France proposerait que la Belgique participe à ses opérations depuis le CdG (autrement dit sur la ligne de front, les porte-avions étant parmi les premiers sur zone) lorsqu'elle le souhaite voire même en mettant sur la table une potentielle proposition de PA européen qu'elle entend faire aux Allemands, le sister-ship du remplaçant du Charles de Gaulle où la Belgique fournirait une partie des appareils (6 comme à l'accoutumée), l'Allemagne une autre et la France encore une autre. Sans être intéressante pour la Belgique per se, cette proposition serait une démonstration de jusqu'où la France serait prête à aller pour relancer l'Europe de la Défense, au delà des mots: le partage d'un de ses plus grands atouts militaires avec un pays tiers et le cofinancement d'un autre avec l'autre grand qui peut encore s'engager dans ce genre de projets (à part peut-être les espagnols mais le besoins de remplacement sous peu de leurs Harriers est un problème) et à ce titre titille peut-être la curiosité belge. Soit la déclaration du parlementaire français est complètement fausse mais les négociations franco-belge se passent suffisamment bien pour que le MR et les deux partis flamands disent "Steven, tu te calmes. On est en train d'obtenir trois ou quatre fois plus que ce qu'on aurait pu espérer normalement, tu es prié de ne pas tout gâcher.". Le fait que le parlementaire ait fait une déclaration aussi incongrue fait qu'il ne peut pas avoir sorti ça de nulle part. C'est tout simplement trop invraisemblable pour ne pas être basé sur un fond de réalité. Je pense que la partie "Les Belges sont intéressés par le Rafale" est partiellement vraie dans le sens où nous sommes intéressés/intrigués par la proposition française et que, dans le ressenti du parlementaire, ça se traduit par un intérêt pour le Rafale tandis que la partie Rafale naval n'est pas une demande belge mais une proposition française ayant intrigué la Belgique. Pour ce qui est de l'utilité pour la Belgique, l'absence de côte ou de marine d'importance et la faible taille de notre force aérienne fait que je ne supporte pas forcément une potentielle décision belge de s'engager dans les opérations aéronavales françaises. Si, politiquement, cette proposition ne manque pas d'intérêt pour la Belgique (la rapidité du déploiement belge sur un théâtre étant plus grande, ça donne plus d'importance à la position belge sur la scène internationale (déjà démesurée par rapport à la taille de notre pays)) ou l'Europe en général, elle est déraisonnable à accepter pour un pays comme nous du point de vue de nos moyens et expériences dans le domaine maritime. En théorie, un Rafale M nous permettrait aussi d'opérer depuis les Nimitz ou les Ford mais l'absence de compatibilité du Rafale avec les armements US (en dehors des Paveway) rend cette possibilité intéressante mais peu réaliste. Si nous pourrions en théorie embarquer MICA, Meteor, SmartGlider, AASM et Exocets sur un Nimitz, il serait plus intéressant logistiquement parlant de rendre le Rafale capable de tirer les JDAM, AIM-9, AIM-120 (pour en citer quelques uns). Ça reste symboliquement intéressant. On notera par ailleurs que personne d'autre n'a relayé cette information,17h après sa publication sur Defensenews.
  3. La Composante Air belge

    Pas une grande surprise là-dessus. Il faut quand même voir ce qui l'a poussé à faire cette déclaration, même si elle est complètement fausse.
  4. La Composante Air belge

    Je remets ce lien posté par @prof.566 sur le fil Europe de la Défense ici: https://www.defensenews.com/naval/2018/02/20/belgium-wants-to-buy-rafale-fighters-for-naval-capability-says-french-lawmaker/ À prendre avec les pincettes habituelles mais la Belgique voudrait des Rafale navals pour décoller du CdG, d'après un député français. Ça me semble assez peu probable, les opérations aéronavales étant quelques chose d'assez spécifiques, surtout pour un pays comme le nôtre demandant un entraînement particulier et je vois mal nos militaires demander quelque chose comme ça. Cependant, si c'est ça qu'il faut pour nous lancer, pourquoi pas? Il faut voir si c'est repris ailleurs.
  5. Il y en a 17 qui ont été acceptés dans la PESCO. J'en avait fait une liste rapide sur ce post avec les pays participants dans les pays d'Europe de l'Ouest à voir ici (ou page précédente) Le lien avec les détails avait été posté par @Boule75 : http://club.bruxelles2.eu/2017/12/la-pesco-comportera-18-projets-la-liste-definitive/
  6. Oui et non car si l'UE décide en premier de la posture qu'elle veut que ses états-membres défendent à l'OTAN, elle peut fort bien bloquer une décision US et la politique de défense de l'UE se fera toujours en concordance avec celle de l'OTAN. Le problème est qu'à 27, les US auront très peu de difficultés à jouer sur des dissensions au sein de l'UE pour arriver à bloquer un front uni européen. Quand bien même, les traités européens n'empêchent pas les états-membres de s'associer en dehors du cadre exact de l'UE ou de l'OTAN, le BeNeLux en est un exemple. Dans cette optique, l'Europe à plusieurs vitesse n'est pas interdite par les traités européens et un bloc Inner Six + Ibériques a largement le poids économique, militaire et politique nécessaire pour constituer un obstacle aux US au sein de l'OTAN voire même une alternative à ceux-ci, pour autant que nous nous donnions la peine d'affirmer l'existence concrète d'une institution collective dotée d'une volonté politique forte1 et affirmant son attachement à l'assistance de ses alliés en cas de problèmes ou de dangers vis-à-vis de la sécurité de leurs citoyens, leur intégrité territoriale ou de l'intégrité de leurs institutions. Il s'agit en somme de créer une entité politique solide et indépendante si nécessaire de l'Union Européenne (mais faite d'États-membres de celle-ci) dont le poids est suffisant pour boucher le trou créé par le manque de leadership US actuel. 1 Par opposition à une simple convergence de vue gouvernementale dont la lenteur et l'indécision n'est plus à prouver et croît avec le nombre de participants. Ce projet devant être inclusif vis-à-vis des États-membres (ceux qui le souhaitent peuvent venir), un fonctionnement supra-national (ou tendant vers le fédéral) est préférable à un fonctionnement intergouvernemental. De plus, ce type de fonctionnement est de nature à décourager ceux qui traditionnellement bloqueraient la méthode intergouvernementale sur ce genre de sujet.
  7. Tout ce que ça dit c'est que la Défense européenne, quelle qu'elle soit, ne doit pas empêcher les états européens à remplir leurs obligations vis-à-vis de l'OTAN. Ça ne dit pas que l'UE a délégué complètement sa défense à l'OTAN par traité ou qu'elle n'a pas le droit de faire quoique ce soit au delà du cadre OTAN, y compris se développer suffisamment pour, au final, s'affranchir petit à petit de la dépendance absolue à l'OTAN.
  8. Blindés européens à roues

    Il y a une typo quelque part. On verra bien quand on en saura plus sur le véhicule. Pour l'instant, on sait juste qu'une version est en cours de test par l'armée finlandaise.
  9. Blindés européens à roues

    Pour ceux qui les auraient manqué. Voici quelques infos sur la version 6x6 du Misu https://corporalfrisk.com/2017/12/23/misu-the-green-cat/ https://www.armyrecognition.com/finland_finnish_army_wheeled_armoured_vehicle_uk/pmpv_6x6_misu_mrap_vehicle_personnel_carrier_technical_data_sheet_pictures_video_12611154.html A ma connaissance, c'est la première fois qu'on voit la version 4x4 du véhicule.
  10. Avion de combat Franco Allemand

    Arrêtons de croire que la construction européenne dépend du choix belge d'avion de combat (alors que ces mêmes belges achètent un paquet de matos européens). Ce serait même plutôt l'inverse. La Belgique ne peut pas se reposer sur la construction européenne en matière militaire car celle-ci n'existe pas. On a certes l'EATC, l'Eurocorps, les EUBG, etc. mais, en l'absence de lead politique européen, ces organismes ne servent pas à grand chose. Par conséquent, la Belgique ne peut se reposer que sur l'OTAN. Si une Europe militaire et une Europe politique existaient, les choses auraient été bien différente et acheter des appareils faits en Europe pour renforcer l'indépendance politique et industrielle de celle-ci aurait un sens. Un pays comme la Belgique n'a pas les moyens de se lancer dans un investissement aussi important sur base de simple supposition: il nous faut du concret et pour l'instant, il n'y a rien alors qu'on attend toujours l'arrivée du gouvernement Merkel IV. Si les décisions du gouvernement belge pouvaient signifier la vie ou la mort d'une initiative européenne avant même le lancement des négociation ça se saurait... En attendant, ceux qui clament être le moteur de l'Europe, ce n'est pas la Belgique mais le "couple franco-allemand" qui pour l'instant n'est pas en mesure de faire grand chose.
  11. Avion de combat Franco Allemand

    Le même Général qui s'était opposé à la CED en 1952? En refusant la CED en 1952, la France a créé un vide dans la création d'un Union politique qui a encouragé les fédéralistes à se limiter aux dossiers économiques. Il ne faut pas s'étonner si les US se sont empressés de combler ce vide... Alors il a peut-être essayé autre chose plus tard mais ça ce moment-là, le mal était fait.
  12. ETO HILFORMA/DGA

    Prochaine étape, la tourelle de 20 ou 30mm sous le nez et ce sera parfait...
  13. La Composante Air belge

    Oui et non parce que vous aviez d'autres appareils à remplacer. Le Rafale n'est pas directement pensé pour être le remplaçant du 2000. Nous, on prévoyait d'avoir juste du F-16 qu'il n'aurait pas fallu remplacer avant les années 2020...
  14. La Composante Air belge

    Pourquoi faire? À l'époque, on avait reçu notre premier batch de F-16 juste 4 ans auparavant. Pire, on a acheté plus de F-16 l'année suivante avec un deuxième batch reçu en 1991. Rentrer dans le programme Rafale ou Eurofighter n'a donc pas beaucoup de sens à cette époque. Imagine si en 2008, l'Allemagne vous avait proposé de faire un E-F-X. Vous auriez aussi dit "C'est bien gentil mais on est encore en train de mettre le Rafale en service".. Le JSF avait un planning plus adéquat mais on a dit non...
  15. Avion de combat Franco Allemand

    Évidemment qu'ils vont essayer. Ils jouent les cartes qui vont les avantager pour tirer le maximum du contrat, en terme de profit économique et de poids marketing. Rien de plus normal. Ça par contre...