Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

judi

Members
  • Posts

    1,816
  • Joined

  • Last visited

Reputation

736 Excellent

About judi

  • Birthday 01/21/1995

Profile Information

  • Gender
    Male
  • Pays
    France

Recent Profile Visitors

2,676 profile views
  1. Ils ont réglé leurs problèmes de recrutement ? Parce que niveau artillerie, c'est plus que doubler le nombre de bataillons, ce n'est clairement pas rien niveau RH. Je suis curieux de voir la manière de créer les trois bataillons para à partir d'un seul régiment. Ils seront forcés d'utiliser l'autre régiment (qui sert à quoi alors ?). C'est aussi passer de 19 bataillons d'infanterie (tous types confondus) à max 25 d'entre eux. Là encore, ils vont devoir trouver la ressource humaine et régler les problèmes de recrutement qu'ils avaient encore il y a peu. Cela aurait pu être de la réserve, mais les numéros de bataillons ne correspondent pas (série 900 pour les bataillons de réserve). Je note d'ailleurs le passage du bataillon d'artillerie de la BFA sur roues alors qu'il a des PzH 2000 actuellement. Ce ne serait pas débile puisque le reste de la brigade est sur roues. En revanche, créer un troisième bataillon d'infanterie allemand à l'intérieur réduirait clairement le déjà faible intérêt militaire de la brigade pour la France. Celle-ci serait alors essentiellement une brigade allemande avec des moyens français à l'intérieur. L'articulation avec les moyens étrangers reste potentiellement un voeu pieux hors Paysy-Bas. La fameuse brigade multinationale en Lituanie mentionnée va avoir besoin d'unités permanentes proches. Et d'unités allemandes. Sinon, ce sera juste une unité cadre pour les bataillons tournant de l'OTAN dans la région. Et donc pas une unité de combat permanente, au sens où il y aura souvent des unités en train d'arriver, d'autres en train de partir, etc. Surtout quand, dans le graphique, ils te montrent la 41. Brigade comme une brigade à part entière. Ce qui n'est pas très clair. Bref, c'est intéressant mais perso j'attends 2017 pour voir la réalisation. Niveau matériel, ils peuvent réussir sans trop de soucis, il y a tout ce qu'il faut au niveau de l'industrie nationale pour ça. En revanche, c'est niveau humain que ça risque de coincer, sauf à relancer la conscription. Mais j'ignore complètement le coût politique en Allemagne d'une telle mesure potentielle (sans parler des efforts de réorganisation que cela implique). Il y a déjà une compagnie de reconnaissance, au sein du Jägerbattalion 291 à Illkirch. Je pense que c'est surtout officialiser le fait que celle-ci est sous le commandement opérationnel de la brigade, un peu comme nos anciens EEI (et EED encore avant) administrativement rattachés à un régiment mais sous les ordres opérationnels de la brigade.
  2. Change-t-elle réellement ? Je ne contredis pas pour le plaisir. Mais la situation sécuritaire de la France a-t-elle réellement changé ? La Russie va sortir largement affaiblie du conflit ukrainien et quand bien même elle annexerait l'est et le sud de l'Ukraine (cela reste très optimiste), le "conflit" serait plus sur le plan économique que militaire. Plan militaire où ce que nous avons, si les USA ne quittent pas l'OTAN, suffit. Là c'est de la mauvaise foi pure et dure. C'est invalide l'argument en cas de menace sur la sécurité nationale et de conflit. Personne n'ira râler pour un tir de missile pour défendre une base aérienne nucléaire. Beaucoup de camps ont de larges parties classées (voire le sont presque intégralement) et ça n'empêche pas les unités de s'y entrainer. Fermer sèchement une infra et un régiment n'est pas la même chose que le déplacer. Et tu remarquera que tous les déplacements, à quelques exceptions près (et je parle d'exceptions) concernent des déplacements vers des casernes qui avaient été vidées au préalable. Il ne s'agissait pas de créer de nouveaux bâtiments. A vue de nez, j'ai juste Meyenheim comme exemple où ils ont peut-être dû créer un ou deux bâtiments de logement. Mais pas plus. Donc ce n'est pas si courant que ça non plus les déménagements. De mémoire, de ce qui avait été ici-même à l'époque, la principale raison officielle du non-rapprochement entre l'EABC et l'EAI tenait du fait de la surface trop faible à Fontevraud (et peut-être des logements disponibles à Saumur, d'ailleurs). Y'a aussi moyen que les cadres préféraient Draguignan où tu as la mer pas loin à Saumur. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles le 57e RA a fermé et pas le 54e RA (qui avait de moins bons résultats en évaluations). Oui, ça a l'air con, mais les militaires prennent aussi ça en considération. Je suis d'accord pour l'aspect mutation. Mais pour moi, si on veut regrouper plus de deux régiments sur certains camps, il faudrait alors faire de vraies bases où tu regroupes une brigade entière et avec tout un centre de vie dans les communes aux alentours avec cinémas, magasins, supermarchés, etc. Parce que pour beaucoup de casernes et camps, ils ne sont pas desservis par le train et les bus ne sont pas toujours réguliers (et le vendredi midi et dimanche soir, c'est du mass transit sinon, pas juste quelques pélo) pour réellement limiter les mobilités. Mais ça, c'est encore un autre domaine. Bouger le 12e RC, je suis pour. Il est toujours à Olivet par héritage du 6e RC qui y était durant la Guerre Froide à partir de la fin des années 70 et dont la garnison était toujours rattachée à la brigade ou division dont l'EM était en région parisienne. Rien de plus. Mais, dans les faits, il n'a pas grand intérêt à être à Olivet. Au moins le 4e RD à Carpiagne avait un intérêt, être prêt de Toulon. Je pense qu'on est d'accord sur le fond que c'est préférable. Mais perso, j'essaye de me placer dans une vision prospective et là, j'y vois bien trop de freins pour le moment. Si demain, la défense se voit investir 30 milliards d'euros d'un coup sur deux ou trois ans, ce serait con de ne pas en profiter, évidemment. Mais j'ai comme un gros doute vu que la tendance dans l'administration est plutôt à la recherche de la réduction des coûts. Sans créer de nouvelles casernes ou créer trop de bâtiments, je vois le camp de Bitche, Mourmelon (où du temps de la Guerre Froide, il y avait deux régiments), Chaumont (pour y avoir habité, tu peux foutre un deuxième régiment sans souci si ce n'est pas un régiment de mêlée), La Courtine à la rigueur (mais les unités en manoeuvre seraient obligatoirement sous tente, ce qui ne serait pas forcément plus mal) et peut-être un ou deux autres. L'utilité au niveau de l'entrainement est alors discutable si chaque brigade n'est pas localisée sur un grand camp, puisqu'elles devront toujours y passer. A moins de créer de nouveaux camps. Reste l'utilité de la simulation et la baisse du nombre de mutations exclusivement au sein des unités de contact. En vrai, pas tant que ça : Laon-Couvron a fermé et est reconverti. Châlons a fermé et a été reconvertie (les derniers locaux sont occupés par un RSMV, mais pas assez pour héberger un régiment et même une partie correcte de son matériel). Dieuze, a été sacrément réduit (passé d'un régiment à un CFIM), Sourdun a fermé, Bitche a été réduit aussi (plus que le camp, qui sert à héberger la 5e compagnie de combat, de mémoire), Metz a été énormément réduit et n'est plus l'énorme pôle qu'elle était encore dans les années 2000 (Châtel-Saint-Germain reconverti, 1er RSMV, etc.). Compiègne, tout a été revendu, etc. Hormis sur quelques emplacements, il ne reste vraiment plus rien en casernes désaffectées qui ne sont pas encore des casernes, ne serait-ce que partiellement. Il faut aller sur google, taper le nom des quartiers concernés avec la ville. Et les journaux locaux ne sont pas avares d'articles sur les reventes/reconversions de ces derniers. Par contre, je suis totalement pour la reprise généralisée des manoeuvres en terrain libre à condition d'y mettre le budget. Cela entraine autrement mieux les militaires à des conditions plus réalistes que dans des camps sans frictions externes (logistique, civils, accidents de la route où il y a une vraie sécurisation à faire dans un environnement réellement incertain, etc.). Je ne dis pas que les passages en camps ne sont pas utiles. Mais que ça ne fait pas tout. Et s'ils veulent se préparer à un conflit en Europe de l'Est, il va falloir repasser par là et pas tous les 3 ans au niveau divisionnaire. C'est la bonne voie, effectivement. J'avais d'ailleurs lu un article protestant (il y a une paire d'années maintenant, 2012 ou 2014 je crois) contre le manque de réalisme dans le soutien logistique dans les exercices en camps hors préparation opérationnelle pour des départs en OPEX. Et que cela altérait la capacité des commandants des SGTIA et GTIA qui avaient progressivement tendance à considérer que l'intendance suivrait et que c'était acquis.
  3. Visiblement, le sens des réalités sur l'urbanisme, c'est toi qui ne l'a pas. Qui te dit que tous les terrains des camps sont constructibles, hein ? Tu as étudié chacun, un par un, je suppose ? Et tu as un plan précis ? Si c'est le cas, préviens l'EMA, je pense qu'ils seront intéressés. Vraiment, ces calculs simplistes sont du même ordre que 77000 pax pour la FOT (en fait non), 4500 pax par brigade donc on peut avoir 12 brigades et X brigades de soutien. C'est exactement le même genre de calcul débile qui n'avance à rien. Mais ils vont juste se voir au messe et de loin ? Ils vont pas aller manger ensemble tous les jours. L'exemple c'est pour les entreprises qui partagent des mêmes bâtiments. Le midi, tu vas en général manger avec tes collègues. Pas avec ceux d'une autre entreprise, même non concurrente, hormis si ce sont des connaissances. Et les MDR n'auront pas vraiment fait leurs classes ensembles, sauf à tout revoir là encore. Mais c'est encore un autre sujet. Le seul intérêt éventuel (mais ça prend d'autant plus de place) que tu pointes, c'est pour les systèmes de simulation. La maintenance dans les régiments n'est pas la maintenance très lourde. C'est fait en RMAT ou BSMAT ça, voire chez l'industriel. Mais ça fait cher en compensations pour les communes perdant les régiments, destructions d'entreprises donc de TVA et autres impôts, constructions de logements et autres bâtiments sur des camps (sans parler des primes pour les endroits pourris où ils sont) pour juste un gain sur certaines parties de l'entrainement. Pour Souges admettons. Mais ça reste un camp niveau SGTIA voire petit GTIA. Donc plusieurs régiments ne vont pas s'y entrainer simultanément dans leur intégralité. Pour les Ecoles de Saumur, il faut le faire exprès. Il n'y a plus la place à Draguignan. Mais je suppose que les casernes poussent comme des champignons Tu voudrais les y caser où ? Regarde un peu ça sur Google Maps avant de sortir, désolé du terme, des âneries pareilles. Si on doit y caser le génie, le nrbc (oui, ils sont tous les deux à Saumur également), la cavalerie, y'a plus la place pour enseigner sur le terrain. Sinon il faut aller à Canjuers. Où tu prends donc du temps et de l'espace disponible pour les unités d'active. Note que je ne parle même pas du 2e RD qui est à Fontevraud et qu'il faudrait déplacer pour y caser tes 3-4 régiments sortis d'on ne sait où. Je passerai sur les stéréotypes sur les cavaliers mais ça a été envisagé de regrouper l'infanterie et la cavalerie à Saumur. Mais si ça n'a pas été fait, c'est que les militaires doivent être bien trop cons. Franchement, tu aurais dû être CEMA à l'époque, visiblement l'armée serait de loin la plus puissante du monde. Une loi ayant "quasiment" force constitutionnelle ça n'existe pas. Le reste ce sont des considérations politiques. Je passerai sur ton opinion sur "l'opinion publique et bien pensante" qui n'ont rien à faire sur le sujet. Déplacer 12 régiments c'est : -Construire des bâtiments pour 12 régiments. Cela va prendre plusieurs années, au minimum -Muter les 12 régiments avec les familles. Et si tu ne construis rien pour les familles d'officiers et sous-officiers dans ton camp (et ils voudront des trucs confortables, pas des immeubles avec juste un studio), bah il faut les loger à l'extérieur. Ce qui fera donc renchérir les loyers et prix des habitations. Donc tu devras donner de plus grosses primes pour l'installation. -Fermer 12 casernes. Donc faire perdre à bien plus de villages et toutes petites villes ce qui est devenu leur seul moyen de subsistance. -Que cela accroisse effectivement l'efficacité opérationnelle de nos forces. Tu juges avec ton regard. Mais dans ce cas, je veux des preuves, des études ou quoi que ce soit. Pas juste l'idée de monsieur tout le monde ou d'éventuels spécialistes qui ont réfléchit vite fait à la question avant de revenir à leur sujet de prédilection. Et va voir un peu sur Google Maps les casernes et camps en question. Sinon tu ne sortirais pas des aberrations comme le déplacement de l'EABC à Draguignan. Concernant les Espagnols, les brigades sont en parties regroupées depuis déjà la Guerre Froide. Si tu t'étais renseigné au-delà de l'ODB actuel et n'aurait regardé que celui de 1990, tu t'en serais rendu compte et n'aurait pas sorti une comparaison qui n'en est pas une. Sauf si tu veux parler de ce qu'il aurait "fallu" faire en 1990. Mais à ce moment, ouvre un sujet dans la section uchronie.
  4. Je connais les chiffres. A l'époque, un tiers de l'AdT était en Allemagne, pour rappel. Et les manoeuvres de niveau division ou plus (très récurrentes je le rappelle) se faisaient généralement en terrain libre, pas uniquement en camp. Donc voilà comment on faisait. Il y avait aussi plus d'unités dans les camps : Sissonne avait un RI, Mourmelon avait deux RC complets, Mailly également un RC, Suippes deux RA dont un nucléaire, etc. Ah, si seulement l'urbanisme était si simple que les Yakafaucon. Pour travailler au contact de gens qui sont chargés d'évaluer les projets de toutes sortes, je peux clairement dire que tu ne fais pas juste le calcul surface/nombre de personnels. Ensuite, comme je l'ai déjà dit, mais visiblement tu as du mal à lire tous mes messages dans leur intégralité, il y a le problème de la surface pour manoeuvrer. Hors Canjuers, Mourmelon, Suippes et Mailly, c'est 6000 hectares. Déjà, on peut éliminer Fontevraud où tu as les écoles militaires de Saumur et le 2e RD qui occupent toute la place. Souges sert probablement essentiellement au 13e RDP. Ces camps sont considérés par l'Armée de Terre comme étant de niveau 2. Donc de niveau régiment. Donc tu ne peux pas y faire manoeuvrer plus d'un régiment. C'est quand que tu le comprendras ? Que l'équation n'est pas juste surface/nombre de personnels parce qu'il faut ajouter les familles en plus, leur trouver un emploi (et Mourmelon et cie, c'est clairement pas ouf). Donc ça ne sert à rien de vouloir caser quatre régiments à Garrigues. Ils n'auraient pas la place pour y manoeuvrer ensemble, sauf à les faire s'entrainer à de la défense ferme et uniquement dans ce cadre. Un régiment qui manoeuvre c'est un espace énorme actuellement, s'agirait de pas l'oublier dans les fameux calculs si géniaux (non) qui sont sortis. Si c'était aussi simple que ça (je ne parle même pas de l'opposition politique et à la perte économique pour de nombreux territoires pour un gain économique marginal en France), il y a longtemps que cela aurait été fait, à la professionnalisation à tous les coups. Et note que je ne parle même des familles qu'il faut loger, nourrir, blanchir, soigner, avoir des activités pour les enfants, etc.
  5. Comme d'autres ont répondu, certains ont plus grands. Ensuite, ce n'est pas parce qu'il est grand qu'il peut contenir une brigade entière avec tous ses soutiens. De manière standard pour une brigade à 4 GTIA et pour s'entrainer à une conquête de zone, c'est 400 km2 qu'il faut. Hormis s'entrainer à de la défense ferme, à de l'attaque/contre-attaque plus localisée ou sur un point précis, c'est même pas la peine d'essayer et y'a, à ce moment, essentiellement Canjuers qui le permet. Surtout si en face, tu dois avec une FORAD pour que ce soit un minimum utile, à moins de répéter les gammes. Je ne parle même pas de l'espace nécessaire à l'arrière pour tout le soutien logistique. Parce si tu t'entraines avec le soutien logistique considéré comme acquis et t'entrainer de manière réaliste, c'est moins utile de déplacer une brigade entière. A un moment, faut arrêter de se foutre de la gueule du monde. Cela joue et c'est valable pour tout le monde. Cela permet de protéger des espaces verts et de les rendre non constructibles ou à certaines conditions. Et comme je l'ai déjà dit, si tu construis sur ces fameux camps si grands que ça (qui n'existent pas), tu perds en surface utilisable pour la manoeuvre. A moins de faire manoeuvrer les personnels dans les bâtiments où ils vivent. Mais pas sûr qu'ils soient très chauds pour ça. Y'a l'espace constructible disponible qui rentre en ligne de compte. Si déjà le MINARM gérait correctement son foncier, on n'en serait pas là. Beaucoup de casernes/bases aériennes ont été revendues pour des clopinettes parce que le bâti était dans un état pas ouf et qu'on ne voulait plus l'entretenir/le rénover/etc. Donc même si l'espace foncier de la Défense française apparaît comme imposant, il ne faut pas oublier qu'une large part dépend des bases aériennes et des camps de manoeuvre, qui nécessitent de grandes surfaces. Cela joue énormément. My bad, j'ai inversé les deux. Cela dit, on a 4 (puis 2) escadrons de reconnaissance et investigation par brigade. C'est déjà pas mal. Et depuis la Guerre Froide, on a toujours eu des moyens de reconnaissance de la taille d'un escadron au sein de chaque brigade ou division (de 77 à 99 quand les brigades n'existaient plus). Donc l'AdT est habituée et entrainée à faire ainsi. Et la Suède, que tu pointes en modèle possible pour d'autres bataillons n'a aussi qu'un escadron de reconnaissance par brigade. D'ailleurs, les US utilisaient leurs bataillons de reco comme équivalent au GTIA en Irak/Afghanistan. Et comme il est pratiquement impossible de recréer de régiments, cela impliquerait la perte de chars et Jaguar. Donc une perte sèche de puissance de feu. Et si on supprimer la moitié des Leclerc, autant tout balancer parce qu'avec une centaine de chars, on sera à poil. Si les régiments sont plus petits (mais alors moins résilients), oui, tu peux en regrouper plusieurs. Mais il faudrait tout de même faire de gros travaux. Pour loger les nouvelles unités créées en 2016, on a fait du préfabriqué dans un certain de casernes, hein. Pas réutilisé de vieux bâtiments qui auraient été modernisés (hormis quand ils étaient dispo) et globalement, on a déjà eu un énorme manque de place en 2016. Rarement au niveau régiment (c'est vraiment rare) et jamais réellement au niveau brigade avec toute une brigade interarmes déployée (même en configuration campagne). Au point que l'exercice ORION de 2023 est présenté comme gigantesque et tout le tralala alors que c'est 10000 pax (en tout) dont une brigade pour un exercice avec un PC de niveau division. Genre y'a 30 ans, c'était bas comme niveau de déploiement. Et sans même être pleinement en terrain libre (c'est le complexe en Champagne qui sera essentiellement utilisé). Donc un environnement sans véritable frottements extérieurs, sans civils, etc. Oui, alors il y aura aussi les gens du 1er RCh et toutes les familles qui seront moins contentes. Parce que passer de Thierville-sur-Meuse (banlieue de Verdun) à Mailly, comment dire,... C'est clairement à chier. Tu passes d'un quartier pas loin du centre de Verdun et si y'a mieux comme ville de Garnison, tout n'est pas à jeter non plus. Mais Mailly, y'a rien. Genre vraiment rien et tu es obligé de prendre la voiture pour faire le moindre petit truc. T'as genre deux trois magasins d'après Google Maps, un petit cinéma. Mais vraiment, Mailly, en tant qu'officier, sous-officier ou EVAT, c'est à chier. Et y'a beaucoup de villes de garnison dans le même genre. Bitche, le train ne passe même plus régulièrement et c'est le bus avec toujours au moins une heure de route. Chaumont, c'est pas mieux (même si un peu plus grand, y'a rien à faire). C'est pareil pour beaucoup de garnisons de l'AdT. Faut être réaliste aussi à un moment. C'est aussi pour ça que ça attire moins. La surreprésentation des Paras est liée aussi aux tropismes expéditionnaires de l'Armée de Terre liés à la professionnalisation. Comme tu le pointes, au niveau de la carrière, c'est l'infanterie puis Para/Légion/TDM qui partent le plus vite. Donc ce sont les meilleurs et ceux qui font carrière. Donc qui sont plus nombreux proportionnellement arrivés à un certain niveau. Donc vont favoriser le maintien de leurs régiments. D'ailleurs, quand il a fallu dissoudre à partir de 2008, le seul régiment du tryptique Légion/Para/TDM qui a été dissous a été le 1er RAMa. Tout le reste qui a été dissous dans les brigades interarmes appartenait à la métro. Et quand il a fallu recréer un régiment d'infanterie, cela a été automatiquement un région légion parce que "plus simple" à recruter (résultat, ils n'avaient pas assez de francophones à un moment, de ce que j'ai vu passer comme articles à un moment donné). Cela dit, toutes ces théories sont cool. Mais y a un problème autrement plus grave que l'organisation proprement dite des brigades interarmes. C'est le sujet de la logistique. Et autant dire que comparé à 2007, c'est clairement le jour et la nuit, et pas dans le bon sens pour la situation actuelle. Hors, on le revoit actuellement, la logistique a une dimension essentielle contre un ennemi symétrique. Et là, on est clairement à poil.
  6. C'est le problème depuis les années 90. La professionnalisation et la fin de la Guerre Froide ont fait conserver la FAR. Presque tout le reste a été jeté à la poubelle (presque littéralement d'ailleurs pour le matériel). Les VBL avaient été ajoutés au moment de la suppression des PAD des escadrons. A mon avis, les personnels ont dû être reconvertis et mis sur VBL au fil du temps. Parce que dans les années 2000, il n'y avait pas encore le binôme XL/VBL. "Mais ça offre plus d'opportunités tactiques en Estonie" et surtout ça permet d'avoir des escadrons qui sont aisément au format Proterre et donc qu'il ne faut pas renforcer pour un déploiement à Vigipirate (au moment des changements) puis Sentinelle ou en déploiement Proterre dans un DOM-TOM. C'est pour la même raison que les DLOC sont constitués en tant que tel et placés dans les batteries de tir. Juste pour avoir des unités au format Proterre. Ces trucs là ne faisaient pas partie des compagnies d'administration et soutien ? Je demande car les rôles n'ont jamais été très clairs, en particulier avec la professionnalisation. Cela dit, les cellules que tu mentionnes, pour avoir vécu en régiment avec mes parents, sont très utiles, d'autant plus quand des militaires sont en permanence projetés ou en déplacement (plus vrai dans certains régiments que d'autres, cela dit). Pour moi, une large partie de ces effectifs peuvent être remplis par des civils et pourraient, même, faire l'objet de contrats pour les conjoints de militaire, histoire d'améliorer leur employabilité. Parce que bon, Mailly-le-Camp et Bitche, pour y avoir habité, y'a pas beaucoup d'emplois dispo à proximité (surtout s'il y a des enfants). De fait, les CCL étaient censées disposer, à une époque de capacités pratiquement équivalentes voire équivalents aux Forward Support Company américaines actuelles. Et c'est plus ou moins censé être leur rôle. Mais il y a un vrai voile d'obscurité sur la réalité de ces dernières depuis une grosse paire d'année et leur composition (même théorique). Cela dit, on sait déjà qu'il y a l'état-major du régiment, le bureau opérations instructions, des moyens de commandement et de transmissions et théoriquement des moyens de maintenance et logistique. Cependant, je dois admettre avoir des sources contradictoires sur les effectifs des CCL. Par exemple, la page du 92e RI sur le site du Minarm, indique 1500 pax dont 400 réservistes en 5 compagnies de combat, une CA, une CCL et deux CIR (les réservistes). Si on part sur des CCL à plein effectif (avec une grosse incertitude sur la dernière), cela laisse 113 pax pour la CCL. C'est d'un coup plus si gros que ça. Tu as des chiffres en ce sens ? Parce qu'il y a justement eu un sacré changement depuis une quinzaine d'années et la RGPP/LPM sous Sarkozy. On comptait en 2020 14 309 officiers, 38 528 sous-of, 61 491 MDR (chiffres du MINARM). Donc c'est déjà beaucoup mieux qu'il y a quinze ans où l'organisation était complètement macrocéphale. Surtout que la participation dans l'OTAN en nécessite un certain nombre. Par contre, aucune idée s'il y a toujours les politiques d'incitation au départ à la retraite des officiers (je crois que ça a été arrêté en 2015-2016). Cela dit, c'est énorme et le CFT et le CRR-FR n'en absorbent pas autant. J'ai peur de voir la gueule de l'EMAT et l'EMA en nombre d'officiers. Une large partie des camps en question est classée. Ce qui peut empêcher toute construction dessus. Ensuite, faut pas oublier la place pour manœuvrer. C'est cool d'avoir plusieurs régiments sur un même camp, mais ils doivent pouvoir s'entrainer ensemble alors. Hors, peut-être à une exception près, tous les camps sont plus au niveau GTIA qu'au niveau brigade. Doit y avoir uniquement Canjuers qui le permet réellement. Hors, les camps ne sont pas extensibles. Et si tu peux caser plus de monde en mettant plus de bâtiments, il faut aussi plus de hangars pour les matériels, etc. Donc tu perds en surface de manoeuvre au passage. Souges, c'est 2500 hectares (niveau 1 donc SGTIA plutôt). Mourmelon c'est 10000. Canjuers c'est 35000 hectares, c'est le plus grand de France. Et ça doit à peine suffire pour avoir une brigade dessus. La vraie différence, c'est qu'on a abandonné depuis les années 90 les manoeuvres en terrain libres de niveau brigade ou plus avec toutes les unités concernées. Même pour le fameux exercice Orion de 2023 de niveau divisionnaire, on n'aura pas les trois brigades de la division qui seront effectivement concernées. Donc ça reste juste pour faire beau. Et l'exercice devra être refait tous les trois ans. Pendant la Guerre Froide, les déploiements à l'échelle de la division (quelle que soit son format, même quand ça correspondait à une brigade actuelle) étaient réalisés plusieurs fois par an en terrain libre, en France ou en RFA d'ailleurs. Et tous les ans, chaque corps d'armée avait une à deux manoeuvres en terrain libre (niveau 1re Armée ou manoeuvre multinationale). Elle est là la différence. Les camps sont utiles. Mais on n'en a aucun assez grand pour réellement faire manoeuvre une brigade complète avec tout le soutien logistique derrière, ce qui manque souvent, sauf pour s'entrainer à la guerre de positions ou quasi-statique. Mais rien pour réaliser de "vraies" manoeuvres dans le sens, offensives ou retraites de brigades entières, combats à grande échelle, etc. A la rigueur, on a le complexe Mourmelon-Suippes-Sissonne-Moronvilliers. Mais c'est pas beaucoup plus grand et ça ne forme pas qu'un seul et unique grand camp.
  7. Cela aurait été mieux de lire le message concerné dans son entièreté et le cas échéant de le citer ? On n'a envoyé aucun MLRS ni Leclerc en Ukraine dans nos unités déjà en état de marche, des Caesar si pourtant. Donc le problème ne vient pas de là. C'est ce que je pointe : il faudrait les moderniser et ça coûte une fortune. Quant aux 80 XL, c'est plus qu'hypothétique dans ma théorie. Et je le pointe moi-même comme peu probable. D'ailleurs, dans un premier je parle de 12 MLRS. A moderniser. Et au pire, bah on peut acheter des HIMARS, comme tout le monde. Ce serait vraiment la fin du monde d'acheter 12 HIMARS ? A environ 6-7 millions de dollars pièce, c'est vrai que c'est ça qui coûterait une fortune. Cela dit, c'est probablement plus intelligent que de moderniser des MLRS qui ne sont plus en ligne depuis 2014 (où on en avait encore 24, pour info). Pour les Leclerc, si et uniquement si on a beaucoup d'argent "en rab", je pense qu'il serait plus opportun de transformer un ERI en escadron de Leclerc (je l'indique dans un autre post un peu plus bas que le premier). On aurait 4 RC70 et donc 280 chars en ligne. Mais même si c'est plus faisable que passer aux 4 RC80, (on était à 4 RC60 jusqu'en 2016 pour info) il n'en reste pas moins que ça coûterait cher et ça reste peu probable avec la volonté toujours marquée de vouloir faire "léger, félin et manoeuvrier" juste pour masquer le manque de moyen et officialiser l'utilisation du système D. Je ne parle même pas du fait qu'on parle, on parle (enfin, on écrit). Mais au final, même les premières étapes présentes (passages des MO 120 aux RI et passage des RA à 24 pièces) est très peu probable. Comme ça @Ciders tu es content, je descends moi-même mon propre post sans que tu n'aies besoin de le lire. Pourquoi ? Déjà, il y a les guerres de clocher au sein de l'Armée de Terre. L'artillerie ne voudra pas perdre les mortiers. Pourquoi ? Parce qu'avoir les mortiers dans les RA a un objectif : permettre aux artilleurs de plus souvent participer aux OPEX. Hors, les OPEX en Afrique ne sont pas prêts de se terminer. Certes, il y aura moins de monde, mais il y en aura toujours. Et je doute vraiment qu'on déploiera des groupements tactiques d'artillerie complets en Europe de l'Est à l'avenir. Donc ils voudront toujours aller en OPEX. Rien qu'à partir de là, c'est impossible que ça arrive dans un avenir proche (du genre 3-4 ans). Donc dans tous les cas, c'est pratiquement impossible que ça arrive. Cela l'est juste peut-être un peu moins que de se transformer en US Army-like avec du matos essentiellement français. Rien de plus.
  8. On ne les "gagne" pas directement. Mais le principe est le suivant : à l'heure actuelle, pour qu'une brigade dispose de mortiers de 120 et de canons de 155 en quantités raisonnables (soit respectivement 12 et 24), il faut l'apport d'un deuxième régiment d'artillerie. Autrement, il y a un max de 12 mortiers (deux sections de six avec de la chance, ce qui est incertain) et 16 canons (deux batteries de 8). Donc oui, indirectement, tu "gagnes" des effectifs au sens où tu les libères de certaines tâches pour les affecter à d'autres (sans non plus révolutionner leur métier, tous les artilleurs sol-sol actuels ayant la double compétence Caesar ou AuF1 ou LRU et mortiers. Peut-être, mais on parle de l'Armée de Terre française, pas Belge. Le parc immobilier de la Défense française est déjà particulièrement vieillissant. Surtout que, pour info, en 2016, on a créé un régiment d'infanterie et un de cavalerie, autrement plus gros que ceux en Belgique (genre plus d'un millier de pax pour la 13e DBLE et pas loin du millier pour le 5e RD aussi). Et pour ça, on a dû utiliser Mailly et La Courtine. Donc clairement, on n'a plus la capacité de créer de nouvelles casernes. C'est mort et enterré, il faut faire avec. Il faut, je pense, arrêter de prendre l'US Army en modèle. Elle a plus de 400 000 pax d'active et autant dans la Garde Nationale. Rien à voir avec l'AdT. Elle est organisée en grands camps où tu as de nombreuses brigades voire une division entière (ou même plus. Ce n'est pas le cas en France. Par ailleurs, les unités de reconnaissance dans les brigades ont existé jusque dans les années 2010. C'étaient les batteries de renseignement de brigades, contenant un groupe léger de guerre électronique, une section HUMINT, une section RASIT et une section drones. Résultat, on les a dissoutes parce qu'elles n'attiraient pas grand monde et conserver les compétences était compliqué. Donc on a essayé. Et on en est revenu pour avoir des batteries d'acquisition et surveillance plus classiques (qui n'existaient pas avant). Donc comme quoi, ça a déjà été tenté. Et on en est revenu. Je passerai sur le fait que nier des décennies de doctrine ne se fait juste parce que les autres font pareil. Cela ne marche pas comme ça. Et pour info, les brigades médianes et lourdes ont quatre ERI. Soit de quoi constituer un groupement en cas de besoin. Tu noteras que c'est une éventualité que je juge moi-même peu probable plus haut dans le même post. Par ailleurs, dans ce cadre, on aurait déjà été à 24 canons de 155 par brigade. Et il s'agirait surtout d'avoir à nouveau des régiments à 2 GE pour pouvoir en avoir en réserve. Mais de toute façon, ça n'arrivera jamais, ne nous faisons pas d'illusions. La seule réelle possibilité que je vois est de passer les régiments de chars à quatre escadrons de chars et un de reconnaissance par conversion de l'existant (ce qui est toujours plus facile à faire quand tu restes dans le même domaine et avec des structures identiques). Là, pas d'augmentation d'effectifs, diminution du nombre de VBL mais augmentation du nombre de Leclerc. Et on aurait alors 280 chars en ligne. Mais on retombe sur le problème de la modernisation et des pépètes qui manqueront dans tous les cas (déjà que l'Etat veut commencer à faire des économies dans l'administration,...). Encore une fois, pour la maintenance en temps de paix, ce qui compte dans ce modèle d'armée, c'est plus facile pour les suédois et américains. A quelques rares exceptions (Pau avec le 5e RHC et le 4e RHFS, Haguenau avec quelques régiments du COMRENS et La Valbonne avec le 68e RAA et le RMED), on n'a pas de grandes bases avec plusieurs régiments. Et pour la maintenance en temps de paix, ça change tout. Cela implique d'avoir des unités de maintenance plus grosses car devant gérer plus de matériels différents. Concrètement, tu pourrais avoir autant de monde, oui. Mais ça nécessiterait de beaucoup plus les former et plus régulièrement et donc les rendrait moins disponibles. Je parle bien en temps de paix. Pas en temps de guerre. D'ailleurs, cette structure à deux compagnies de chars et deux d'infanterie avait été testée dans les années 60 avec l'AMX-13 (AMX-13 VCI et AMX-13/90). On en est revenu parce que ça ne permettait pas au commandant de la brigade de disposer d'un poing blindé en réserve, en dehors du régiment de chars. Et les régiments étaient parfois trop faibles en infanterie. Pour la maintenance en temps de guerre, à ton avis, comment on fait à l'heure actuelle ? Bah on détache des éléments de la CCL du régiment de Leclerc (ou AMX-10 RC d'ailleurs) ou une SMM du RMAT déployé. Faut pas chercher plus loin. C'est à ça que les SMM des RMAT servent aussi et essentiellement. Assurer la maintenance des matériels. D'ailleurs, ton modèle a toujours une faiblesse. Les US s'en foutent car ils ont de la masse et des stocks prépositionnés énormes. Les Suédois sont dans le cadre d'une défense territoriale ferme (ce qui change beaucoup de choses). Mais en cas de déploiement inopiné, entre 10 et 20% du régiment va manquer. Il y aura les permissions, les stages, les congés maladies ou parentaux, etc. Bref, tu ne peux jamais partir à effectifs complets. C'est impossible. Sauf à prévoir des unités d'alerte en permanence avec un pool de gens (mais c'est difficile à gérer au niveau RH) pour combler les absences pour cause de maladies, etc (il y en a toujours). Je ne dis pas que ton modèle est nul ou autre. Je dis juste qu'en l'état des ressources humaines, financières et d'infrastructure de l'Armée de Terre, c'est inapplicable et totalement idéalisé. Perso je l'aime beaucoup. Mais c'est juste un TOE idéal. Pas un truc crédible dans l'état de l'Armée de Terre depuis une décennie maintenant. Après, hésite pas à faire une uchronie partant en 2012 voire en 2007 (avec Sarkozy et son penchant américain, ça aurait pu être ordonné à ce moment d'avoir des BCT comme les américains) dans la section idoine, je la lirai avec grand intérêt. A priori, il est prévu, pour une brigade médiane (et donc lourde logiquement) d'avoir deux batteries Caesar de 8 tubes (deux sections de quatre) et une batterie MEPAC de douze tubes (deux sections de six) en cas de déploiement complet. Cela dit, rien n'empêchera la double-compétence. C'est probablement plus ou moins ce qui serait adopté aujourd'hui (peut-être huit mortiers et non douze, mais ça dépendra sûrement du taux de dispo des VAB tractant les mortiers).
  9. Non. Parce que les pelotons AMX-10 RC ont 3 VBL. Pas quatre. Donc tu dois armer un quatrième VBL, donc trouver 12 pax en rab par escadron. Alors même qu'on est ric-rac sur le niveau humain. Parce que les escadrons 4/4 fonctionnement en binôme Leclerc/VBL. Idem pour les 3/3 avec AMX-10 RC et VBL. Là, tu serais en 4/3, ce qui n'a pas de sens. Je ne parle même pas du fait que, comme pour le Caesar, c'est pas parce que t'as moins de monde dans l'équipage que tu peux avoir plus de véhicules. Là, ce serait retirer tous les chargeurs des AMX-10 RC. Qui sont généralement les moins gradés. Sur chaque peloton, il faut donc, en plus de mettre sur pieds un équipage de VBL en rab (un sous-officier et deux MDR), faire passer un chargeur en sous-officier chef d'engin, etc. Bref, non, ça ne marche pas comme ça. J'ai répondu à ces messages dans celui-ci : Cela permet d'avoir les réflexions de ce genre dans le sujet idoine plutôt que de "polluer" le sujet de l'artillerie française avec ça.
  10. Je réponds ici pour éviter de polluer le sujet sur l'artillerie française avec des considérations qui n'ont rien à voir et donc des messages au 3/4 en HS. Cela ne concerne pas que ce message, mais la flemme de mettre les trois messages à la suite. Il ne sert à rien de vouloir recréer X régiments dans Y brigades. Il faut définitivement abandonner cette idée. Cela fait maintenant 10 ans que la France n'a plus l'infrastructure pour héberger en temps de paix plus de régiments qu'elle n'en a actuellement. Toutes les empreintes vidées ont été reconverties (et utilisées par d'autres services) ou revendues, parfois pour l'euro symbolique, aux mairies ou à d'autres organismes. Par exemple, l'ancienne caserne du 8e RA de Commercy appartient maintenant à Cockerill. A la rigueur, on doit avoir la place pour remettre un ou deux régiments sur quelques emplacements (genre trois ou quatre, mais guère plus. Et pas dans les endroits les plus intéressants pour les jeunes hommes et jeunes femmes qui vont les composer (genre La Courtine, Bitche et Chaumont ça fait pas rêver). Et dans tous les cas, il y a d'importants travaux d'infrastructures à faire. Donc on peut oublier, sauf deux ou trois régiments, si on a de la chance. La seule solution est de réorganiser les régiments existants en prenant comme bases l'existant. Les compagnies supplémentaires formées en 2015 n'ont pratiquement jamais atteint l'effectif requis. Actuellement, y'a de gros soucis de recrutement de personnels. L'opération Sentinelle a certes permis d'augmenter les effectifs mais : -Pas d'augmentation du matériel alors qu'il n'y en avait déjà pas assez pour tout le monde à cause de taux de disponibilité misérables (et c'est toujours le cas, suffit de voir les derniers rapports du Sénat sur l'équipement des forces) -A force d'envoyer des milliers d'hommes et femmes dans les villes pour "rassurer la population", bah ils se sont barrés. Beaucoup (je n'ai plus les chiffres en tête mais c'est significatif) ont mis un terme à leur contrat avant même la fin de celui-ci. Vigipirate, c'est un millier d'hommes, parfois un peu plus lors d'événements spéciaux. Là, c'était entre 7 et 10 fois plus en permanence. Il faut aussi ne pas oublier qu'une part des effectifs concerne l'administration et le soutien. On n'a pas d'immenses bases comme les américains ou même les britanniques où on peut caser des brigades voire des divisions entières dessus. Et nos camps ne sont pas assez grands pour cela. Dans tous les cas, remonter en puissance coûterait cher, très cher même. Réorienter massivement les effectifs actuels est impossible. C'est infaisable d'un point de vue RH. Les militaires ne sont pas juste des chiffres dans un tableau qu'on peut déplacer d'une arme à une autre. Il faut raisonner à minima en termes d'unités élémentaires (batteries/compagnies/escadrons dans l'AdT française) voire de sections/pelotons. Personne ne change complètement de mission ses unités, surtout dans le cadre d'une armée professionnelle où tu as déjà du mal à fidéliser tes militaires du rang. Donc il reste juste à monter en puissance au niveau matériel. Garder quatre compagnies de combat dans les régiments d'infanterie a un sens : même en cas de déploiement en urgence, tu es toujours assuré de pouvoir disposer de trois compagnies de combat à plein effectif. Ce n'est pas le cas avec trois compagnies. Cela a déjà fait l'objet de nombreux débats, y compris dans le sujet sur l'organisation de la section d'infanterie. C'est valable pour pratiquement toutes les unités de combat. Donc passer à trois compagnies c'est cool, mais il va toujours manquer près d'un quart de l'effectif (permissions, arrêts maladies, stages, etc.). Donc en cas de déploiement sans montée en puissance préalable, c'est râpé et ça devient le bordel. La France n'a jamais eu de bataillon de reconnaissance proprement dans ses brigades. Jamais. Les régiments de cavalerie légère sur AMX-10 RC et ERC-90 ont pu servir dans ce rôle. Mais uniquement dans les brigades d'engagement d'urgence et ils servaient également d'appui à l'infanterie, etc. Il n'en a jamais été question dans les forces lourdes. Donc c'est inenvisageable, sauf à réduire un peu plus le nombre de chars déjà très famélique de l'AdT et donc à rechigner encore plus de les déployer. Pour moi, la première solution serait, comme cela a été indiqué dans le fil sur l'artillerie, de redonner aux régiments d'infanterie les mortiers de 120. Ce serait l'occasion de renforcer un peu plus les compagnies d'appui qui, il fut un temps, avaient pratiquement l'effectif d'une compagnie de combat pour les déploiements Proterre. Ces derniers restant le dada des EM français (c'est pour ça qu'on a les plus gros escadrons de chars du monde en termes d'effectifs, pas pour autre chose). Cela libérerait les régiments d'artillerie des mortiers de 120. Avec six mortiers par régiment (comme pratiquement toujours jusqu'en 1999), cela serait largement suffisant à mon avis. Cela permettrait de passer directement à 8 Caesar par batterie dans les brigades et 8 LRU par batterie au 1er RA. Déjà, pour le déploiement d'une brigade lourde standard (2 RC, 2 RI, 1 RA, 1 RG), on passe de potentiellement une grosse vingtaine de pièces à 36. C'est pas la même chose. Tout en ne perdant pas d'effectifs ou en n'en gagnant pas. Et on passera alors de 109 pièces de 155 à 144. On ne peut pas vraiment aller plus loin. C'est même impossible d'un point de vue RH Créer de nouveaux régiments d'artillerie n'est possible que dans un cas : un régiment sol-air en récupérant des batteries un peu partout. Là, c'est possible. Autrement, l'artillerie n'a plus les effectifs depuis près de 10 ans pour avoir plus de huit régiments comprenant six régiments de brigade, un de feux en profondeur et un de lance-roquettes multiples. Sauf, bien sûr, à réduire la protection antiaérienne déjà famélique. Et avoir de vrais véhicules sol-air n'aiderait pas beaucoup dans ces circonstances. L'étape suivante éventuelle serait de changer les régiments de chars pour repasser à 80 chars par régiment, comme dans les années 80. Mais ça nécessiterait un repyramidage de la Cavalerie Blindée, une modernisation de plus d'une centaine de Leclerc supplémentaires et aussi de repenser l'organisation complète du système. Alors même qu'on manque d'appuis. Même revenir à l'organisation de 2007 (avant RGPP-LPM-PEGP) est impossible tant humainement qu'en nombre de casernes. Créer des régiments pleinement interarmes (comme aux US ou en Suède) est illusoire en France. C'est possible en Suède ou aux Etats-Unis où tu as plusieurs unités basées au même endroit. Cela permet de réduire les coûts de maintenance. Autrement, cela prend beaucoup de place et coûte encore plus cher. Alors même que nos unités ne s'entrainent déjà pas assez souvent. Ce serait encore plus diminuer leur budget pour l'entrainement. Pour donner un exemple : actuellement, on a quatre régiments pour les Leclerc. Avec la proposition, on passerait à au moins huit. Donc deux fois plus de personnels à former (ce qui coûte du temps et de l'argent), à maintenir les qualifications (qui seront probablement doubles), d'autant plus de stocks minimaux à posséder et donc à héberger, et ainsi de suite. Bref, ce serait un enfer sans nom pour la maintenance des unités. Je ne parle même pas du fait que ça n'existe plus depuis les années 90, et à l'époque, les régiments d'infanterie mécanisée étaient moins interarmes (les AMX-30 B ou B2 avaient pour mission de soutenir l'infanterie). Bref, je pense qu'il faudrait arrêter d'essayer d'établir des plans sur la comète pour la remontée en puissance. Si déjà elle arrive (et on connait tous ici le fait que le budget des armées est l'un des premiers auxquels les politiques pensent quand il faut économiser des sous), la remontée en puissance concernera déjà probablement les stocks de munitions, qui sont prioritaires par dessus tout. Peut-être avec un peu de chances les stocks de pièces détachées (parce que bon, si t'as les munitions pour 4 ans de guerre mais que ton matériel tient trois semaines fautes de pièces détachées, c'est pas mieux). Et après, éventuellement, ça concernera des commandes additionnelles de matériels qui ne seraient pas des Griffon ou des Serval, certes plus adaptés (au moins visuellement) à la BSS qu'à la Lituanie, mais ce serait déjà ça.
  11. Cela ne marche pas vraiment comme ça.
  12. La première partie est faisable puisque les 5e compagnies de combat vont être transformées et former notamment une section de reconnaissance régimentaire (qui avaient disparu il y a une paire d'année maintenant). En revanche, passer à 32 pièces, donc une quatrième batterie de tir sera compliqué. Il faudra de gros effectifs pour cela et l'artillerie est déjà passé de deux à trois batteries de tir après 2015. Sans augmentation du nombre de tubes en service. Donc, avant d'augmenter le nombre de batteries en service (nécessitant un important effort RH), il faudrait d'abord passer les batteries à 8 canons Caesar en ligne. Et plus 12 à 16 canons par régiment répartis en trois batteries. Rien que ça ferait déjà passer le nombre de canons de 155 à 144 en ligne. Pour les LRM, c'est le même problème. On a 13 LRU à répartir dans les trois batteries mixtes LRU/mortiers du 1er RA. Autrement dit, avant de mettre sur pieds une quatrième batterie de tir, il vaudrait mieux d'abord faire moderniser plus de MLRS (jusqu'à 48 en ligne dans les années 2000 dans deux régiments). Et rien qu'avec ça on doublera pratiquement notre capacité. Donc même sans recruter grand monde et avec un seul effort RH pour la "reconversion" dans les RI, tu peux déjà largement augmenter les capacités. Mais cela a un coût financier non négligeable (plusieurs centaines de millions d'euros au bas mot). Et ça reste moins prioritaire, à mon sens, que de disposer à nouveau de stocks conséquents et appropriés.
  13. Yep, c'est justement mon point. Globalement, les pays européens ont presque entièrement abandonné leur industrie contre un adversaire symétrique, typiquement la Russie et d'autant plus pour une défense aux frontières. Même les US ne produisaient plus que des MRAP, quelques Abrams neufs (encore que j'ai un doute pour eux) et du HIMARS pour l'Armée de Terre. Les M109 subissent une énième modernisation, les M2 Bradley sont toujours là et ils vont à peine remplacer les M113. Les seuls à pouvoir proposer plusieurs systèmes sont les coréens. Ils ont du matériel qui doit marcher et ne sert pas à dormir dans les hangars, qui doit défendre à la frontière du pays et n'a pas besoin de faire remplir des conditions comme faire 5000km et se battre dès son arrivée. Sans parler du fait que l'industrie de défense sud-coréenne monte en puissance de façon cohérente. Et évidemment qu'ils allaient faire des concessions (encore que quelqu'un veut acheter 1000 Leclerc à la France, t'inquiète pas qu'il peut produire sous licence lui aussi) et si tout se passe comme prévu, bah ils auront mis un pied énorme en Europe pour y aller concurrence l'Allemagne et même la France. Pour le MGCS, il y a aussi une différence. Les polonais voulaient rejoindre le programme. Pas juste fabriquer sous licence, alors que c'est bien de cela qu'il s'agit pour le K2 Black Panther. C'est pas totalement la même chose.
  14. Heu, j'ai juste une question parce que je ne l'ai pas vu dans le fil ou dans les articles. Ils vont financer, entretenir et armer tout ça comment ? Je pose sérieusement la question parce que je n'ai rien vu. Je pose la question parce qu'on parle d'un pays qui a 14 milliards de dollars de budget de défense et qui, même s'il l'augmente de moitié (par rapport à 2021), le fait passer à 21 milliards. Comment ils vont financer un millier de chars (faut pas oublier les 250 Abrams pas encore livrés), 650 obusiers automoteurs, le remplacement de l'intégralité des BMP-1 en service (et y'en a un paquet), etc ? Je ne parle même pas du fait que derrière il faudra entretenir tout ce matériel, au risque de se retrouver dans un état similaire à l'armée ukrainienne de 2014, à avoir des masses de matériels non entretenus (et l'image renvoyée serait alors catastrophiques). Au-delà de l'entrainement, il y a aussi la formation des unités associées. S'ils veulent augmenter le nombre d'unités d'active, un moment va falloir passer par la conscription. Ou alors un renforcement de la défense territoriale avec des chars, VCI et autres canons automoteurs de manière similaire à l'US National Guard (ce qui aurait un sens). Cela dit, le choix polonais de s'orienter vers la Corée du Sud est intéressant d'un point de vue plus général. Les USA ne fournissent plus tellement de matériels terrestres possibles pour leurs alliés, à l'exception des Abrams qui coûtent une blinde à opérer à cause de leurs besoins logistiques démentiels. L'Europe est plutôt en ordre dispersé et les entreprises fabriquant des chars ou des automoteurs se content sur un seul doigt (les polonais faisant leur propre VCI). Les sud-coréens ont construit une industrie d'abord pour leurs propres besoins. Qui sont approximativement les mêmes que ceux des pays de l'Europe durant la Guerre Froide : défendre à la frontière et repousser un ennemi symétrique dans le cadre d'un conflit d'une violence et d'une ampleur non vue depuis 1945. Hors, c'est bien ce que craignent ces pays en Europe de l'Est. Et comme les matériels allemands sont lourds (genre 10 tonnes de plus au moins pour le Leo 2A7 face au K2, plus ou moins pareil pour le PzH 2000 face au K9) et donc plus chers à opérer tout en étant plus chers à l'achat, le choix est rapidement fait. Perso, c'est surtout ça que je retiens.
×
×
  • Create New...