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TarpTent

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Everything posted by TarpTent

  1. Capture vidéo provenant de chez SpaceX d’une simulation de « l’attrapage » d’un booster par la tour de lancement. Postée par E. Musk : Il s’agit essentiellement de simuler les paramètres du Booster, aucun amortissement n’étant visible côté tour.
  2. TarpTent

    [Rafale]

    Je vais devoir réviser mon jugement : ce Typhoon est finalement superbe
  3. Il est toujours intéressant d’avoir des proportions en tête. Celles du jour concernent le nombre de camions-citerne que représente le remplissage de Booster 4 et SN20 :
  4. Tentative intéressante de SpaceX hier, qui a essayé de réaliser 2 tirs statiques consécutifs pour le SN20, en comprenant l’ensemble du cycle de remplissage / vidage pour chaque. Le premier a été mené à bien, le second a été interrompu avant terme. Il y aura certainement d’autres essais en ce sens. Ce qui est intéressant, c’est que SpaceX commence de fait à tester la réutilisabilité de sa solution, dans un délai en outre assez court. Il avait déjà réalisé des mises à feu consécutives avant les 1ers vols afin de valider le bon redémarrage des Raptor en vol, il teste maintenant l’ensemble du cycle.
  5. On sent quand même que ça les dėmange : après 2 tests cryo complets pour Booster 4, voilà qu’ils testent la mise à feu, ou à tout le moins le système d’amorçage : À noter qu’un tir statique a été annulé ce jour, mais qu’il semblait concerner le SN20. Par ailleurs, le Raptor 2.0 vient de pousser son premier rugissement il y a quelques jours, a priori avec succès. Et maintenant, la « bonne » nouvelle : la FAA repousse sa décision concernant l’étude d’impact environnemental du pas de tir orbital A avec sa tour du lancement, initialement prévue le 31/12/2021 au… 28/02/2022. Bon, on parle quand même de 18 000 questions soulevées lors de la consultation publique, auxquelles doit répondre SpaceX, donc on peut imaginer que ça puisse prendre un peu de temps pour tout traiter. La FAA en profite pour rappeler qu’elle seule décide de l’attribution des licences de vol, et que celle-ci est soumise à des critères stricts, façon de dire que contente ou pas contente, SpaceX va devoir s’y plier et devra éviter les approches cowboy (il y a eu quelques tensions notamment après SN9, de mémoire, et la construction de la Tour en accéléré et mettant la FAA devant le fait accompli a très moyennement plu aussi). Bref, d’ici mars, il n’y aura pas de vol orbital.
  6. Histoire de patienter, encore et toujours : Outre cette petite vidéo de visualisation particulièrement claire du degré de mobilité des Raptor sur Booster (seuls ceux du centre sont mobiles, et à l’unisson uniquement, par manque de place pour qu’ils bougent indépendamment les uns des autres), E. Musk confirme que la production de Raptor 2 de +230 tonnes de poussée vient de commencer. Le degré de mobilité est de 15 degrés. Le prochain booster aura donc 33 Raptor 2, dont 13 auront des degrés de mobilité. Booster 4 vient d’effectuer son 1er test de remplissage cryo (et par la même occasion, la Tour de Lancement du Pad orbital A et la nouvelle ferme à Ergols viennent de passer leur 1er test de remplissage avec succès).
  7. Alors que Booster 5 est définitivement sorti de la highbay il y a quelques jours (et que l’on s’interroge sur son sort, puisqu’il a déjà rejoint le cimetière des Starships abandonnés sur leurs présentoirs), Booster 4 attendait sagement depuis des lustres que le Pas de tir Orbital A et les éléments de ravitaillement de la Tour de Lancement soient achevés. C’est désormais chose faite, et Booster 4 vient gentiment d’être repositionné sur le Pad Orbital A. La ferme à ergols du Pas de tir Orbital A avait déjà été testée, je pense que Booster 4 va très prochainement réaliser des tests de remplissage et de dégazage, ne serait-ce que pour valider les éléments de pompage et de connexion de la Tour de Lancement. Et l’on se rapproche doucement d’un premier tir statique du Booster 4. Je ne parierais pas nécessairement quand même sur cette année, parce que je ne sais pas où ils en sont du raccordement du pas de tir orbital au système de déluge d’eau, mais l’échéance se rapproche néanmoins.
  8. Dans la même interview. Clair net, chirurgical. Ce n’est pas nouveau, mais il semble qu’il faille le répéter souvent malgré tout.
  9. TarpTent

    [Rafale]

    La réponse universelle, c’est 42. Y’a pas à tortiller.
  10. TarpTent

    [Rafale]

    Ce n’est pas faute de t’avoir prévenu dès mon premier message, pourtant… Après, je comprends bien les certitudes qu’on peut avoir quand on veut utiliser du mastic d’entourage de baignoire pour faire un avion. La bonne nouvelle, c’est que les ailes sont faites en faitière de zinc et on utilise aussi du câble électrique 2.5 mm2 avec alimentation 12v pour les CDVE*. Toujours pour faciliter l’assemblage. Pas de raison que ça soit plus compliqué que de produire un grille-pain. Du coup pour l’Inde, ça sera parfaitement jouable au claquement de doigt avec leur zéro expérience mais de la place pour les usines de pâte à papier, sans compter l’adaptation immédiate du contrôle-qualité à la rigueur locale (tir au lance-pierres sur la verrière pour valider sa résistance, et pose de trompe d’éléphant sur le nez pour tester le bon amortissement du train d’atterrissage). Bref, c’est reparti en vrille comme d’hab’, quoi. *prudence quand même : toujours mettre un fusible 30 mA, faut pas déconner avec ça si on ne veut pas que tout crame.
  11. TarpTent

    [Rafale]

    Une illustration des délais incompressibles qu’occasionnent certaines manipulations sur la chaine de montage par une personne travaillant chez Dassault a effectivement mis à mal un exercice théorique décorrélé de la réalité, à l’époque. Il n’y a donc pas de « à tort ou à raison », il y a juste la dure réalité de la production, loin des fantasmes et des tableaux excel. (comme d’expliquer qu’on doit bien pouvoir faire sécher une peinture plus vite que ses 48h incompressibles si on met 5 personnes au lieu de 2 pour peindre le mur. Ce genre de chose… bah, j’imagine que si les 5 se mettent à souffler dessus, ça doit bien avoir son petit effet.) Autant renvoyer à tous les posts de l’époque plutôt que de relancer - encore - la discussion et l’exercice.
  12. En la matière, la Finlande a souvent entretenu un flou artistique. D’abord parce que d’une neutralité militaire vis-à-vis de l’Otan, elle fait aujourd’hui partie des partenaires non-alignés participant à ses exercices. Ensuite parce que l’état-major finlandais est nettement pro-Otan*, et en 2018 le gouvernement l’était aussi… sauf que le peuple lui s’était et reste fermement opposé à un rapprochement avec l’Otan (62% contre, 22% pour, dans les sondages de l’époque). Quant au Président Niinistö élu depuis 2012, dès 2016 il avait indiqué que la Finlande n’intègrerait pas l’Otan, et en 2017 il appelait fortement de ses voeux une politique de défense européenne commune. https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/interview/niinisto-what-is-a-union-that-cannot-provide-security-for-its-citizens/ Pour les journalistes, dont la subtilité est rarement le fort, trouver un juste milieu là-dedans ne doit pas être simple. Et comme l’achat d’un appareil est un message important, il reste à la Finlande : - le choix du Gripen, pour pérenniser l’axe Suède-Finlande, qui a toujours été vu comme le principal stabilisant de la région nordique - le choix du Rafale, en forme de plaidoyer pour une défense européenne aux moyens militaires opérationnels forts - le choix de l’Eurofighter, pour une défense européenne commune « molle » sans trop froisser les USA - le choix du F-35, comme affirmation au pilon de l’adhésion de fait à l’Otan et l’alignement sans nuance aux USA - le choix du F/A-18 pour ne rien affirmer ni confirmer et rester dans cet entre-deux de confort. Bref, ce dossier est l’occasion qu’ils se battent tous comme des chiffonniers entre états-majors, gouvernements, Président, partis, et bien sûr forces de frappe diplomatiques étrangères, en multipliant les clés de bras et les prises d’étranglement pour faire avancer leurs propres positions. Je ne suis pas eux, et ça me va bien. *comme le sont les états-majors belges, norvégiens, hollandais, canadiens, polonais, … (je cite ceux-là comme ça, en passant)
  13. Pendant que Booster 5 totalement assemblé vient de faire un petit tour hors de la high bay, juste le temps d’y être repositionné, E. Musk annonce le début de construction d’un pas de lancement orbital Starship à Cape, au 39A. Si l’ensemble sera similaire à ce qui est actuellement finalisé à Boca Chica, E. Musk indique qu’il sera amélioré. Autant je ne doute pas que c’était de toutes façons dans les cartons, autant je ne peux m’empêcher de me dire que le délai de validation par la FAA de l’installation à Boca Chica finit par lasser SpaceX qui profite donc à Cape Canaveral d’un ensemble d’ores et déjà « pré-validé » de fait pour essayer d’avancer malgré tout. Les plateformes pétrolières transformées en base de lancement restent pour le moment sous le radar, Musk avait annoncé qu’elles n’étaient pas des priorités.
  14. Quand on lit l’article, celui-ci mélange un peu les choux est les carottes. - sur la mise au point du Raptor : les derniers pouièmes de performance attendus sont difficiles à obtenir… mais ce n’est pas ça qui met l’usine en risque, et ça n’empêchera pas les vols spatiaux (même si ça pourrait grèver la capacité d’emport, en aparté) - la rentabilité de l’usine, qui aujourd’hui produit en masse les Raptor (il y en a au moins 66 sortis des chaines), ne peut être garantie que si SpaceX réalise avec le Starship au moins 1 vol toutes les 2 semaines en 2022*. c’est ce qui met réellement à risque la chaîne de production des Raptor, stricto sensus, puisqu’il parle même de « banqueroute » à ce sujet (bref, un risque de dépôt de bilan). - E. Musk insiste également sur la situation du site avec manifestement de vraies difficultés à industrialiser la production du Raptor, et donc d’en baisser le coût unitaire (à rapprocher de l’obligation d’un nombre de vols conséquents du Starship pour compenser). C’est là-dessus qu’il va faire un gros focus, pour amener sa ligne de production à maturité (en incluant le reconditionnement des Raptor ayant déjà volé, j’imagine) Avec la tête du responsable déjà tombée, son courrier est juste un avertissement qu’il passe en mode bulldozer et qu’il va faire le ménage. Ça ou tout le monde sera dehors courant 2022, dans ce qu’il annonce. * un vol de Starship, c’est 6 Raptor sur le starship + 29 (et bientôt 33) sur Super Heavy, tous réutilisables - modulo reconditionnement dont on ne sait pas grand chose (temps, coût, etc.)
  15. TarpTent

    Le F-35

    Je ne pensais pas qu’elle avait été prouvée, cette fameuse « domination du F-35 » à maintenir. Ils ont de sacrés simulateurs quand même, chez LM.
  16. L’explication technique : - la barge bouge énormément et compense en temps réel les vagues autour d’elle pour toujours être la plus stable possible à l’arrivée de la Falcon9 et s’assurer que cette dernière arrive bien au milieu de la cible. - la Falcon9 remettant en route ses réacteurs très tardivement et très fortement, cela génère pour la plateforme un surcroît brusque de perturbation de l’eau autour d’elle qu’elle doit donc compenser sèchement, tout en garantissant le centrage du Falcon9. - le flux vidéo est lui transmis au satellite via une antenne positionnée sur la barge et tournée vers lui. Cela nécessite un ciblage précis et une plateforme d’émission la plus stable possible. - à l’atterrissage de la Falcon9, l’antenne satellite de la plateforme ne peut pas se réorienter suffisamment rapidement en accord avec les mouvements de stabilisation de la barge pour assurer le bon ciblage du satellite et donc la continuité de son flux vidéo. D’où coupure systématique. Pour imager la chose : prends un pointeur laser et vise le centre d’une cible. Demande à quelqu’un de te secouer un peu pendant que tu tentes de maintenir le point du laser dans ta cible. Le pointeur, c’est l’antenne sur la plateforme mobile, le coeur de ta cible, c’est le satellite qui voit passer ton rayon partout autour de lui sans jamais être touché. Je propose que le système d’envoi du flux vidéo sur les plateformes de SpaceX soit rebaptisé « Stormtrooper » . SpaceX est d’ailleurs en train de tester l’adaptation de Starlink sur ses plateformes, en préparation d’une offre « mobile » de sa solution (pour bateaux, avions et camions dans un premier temps).
  17. S’il y a bien une chose que DA ne peut se permettre, c’est de lâcher la proie pour l’ombre. Ils ne l’ont pas fait quand l’Inde faisait miroiter un énorme contrat tout en jouant sur le fait que Dassault n’avait aucun client export. Avec l’Egypte signée puis le Qatar bruyamment en passe de l’être, l’Inde est tombée comme par hasard dans l’escarcelle de Dassault sans grosse exigence de créneau et à vitesse accélérée cette fois. Ici à mon avis, c’est pareil : le 1er qui signe gagne, les suivants négocient les slots et tout le monde fait de son mieux pour tenir les engagements dans la mesure de ce qui a été négocié.
  18. Bien sûr que non. Je n’étais simplement pas parti du principe que le gros du bataillon serait constitué de pilotes retraités de l’AEE, c’est tout. Il y a pas mal d’autres pays exploitant le Mirage 2000. Et puis à un moment, tout ce qui entre dans le cadre d’une société privée ne peut pas être contrôlé de la même façon qu’une armée d’un pays, qu’il s’agisse évidemment des acteurs principaux mais également des administratifs, de la chaîne logistique, des décideurs, etc. Bref, mon interrogation était surtout liée à nos besoins d’exercices et tactiques avancés. Pour faire le nombre lors d’exercices « simples » courants ou d’envergure, ces sociétés ont sans aucun doute un rôle à jouer, et le fait qu’ils puissent aligner des appareils performants est un plus pour l’ensemble des acteurs.
  19. Pas nécessairement, et même plutôt non en fait, selon moi. Non pas sur les caractéristiques techniques, mais bien pour des notions géopolitiques. Choisir un F-15 ou un F-35, c’est réaffirmer un alignement sur la politique américaine dans la région. À l’inverse, le Rafale dénote un choix médian, d’appareil performant mais sans alignement presqu’aveugle. Le même choix a été fait par le Qatar, qui est le seul pays dans le coin à avoir soutenu un règlement diplomatique de la question iranienne (et a été mis au ban pendant quelque temps à cause de cela). Le message des EAU resterait sérieux, avec des appareils performants donc à ne jamais sous-estimer. Mais la sensation de menace pour l’Iran due à un quasi-encerclement par des pays fortement influencés par les USA ne serait pas aussi prégnante. La réponse serait sans doute « pas grand chose ». Par manque de moyens d’abord : ils sont fortement dépendants des pays acheteurs en matière de pétrole, et ne sont plus seuls en tête dans leur capacité de production. À ce titre, ils n’ont plus les mêmes moyens d’influer sur les prises de position géopolitiques même si leur poids reste très significatif. Par manque de soutien ensuite : si l’AS a autant pris d’essor sous le gouvernement Trump, c’est parce que ce dernier a donné un blanc-seing à une opération conjointe Israélo-saoudienne face à l’Iran, et que cette dernière s’est finie en eau de boudin malgré l’enthousiasme de MBS… ça, c’était juste avant qu’il se fasse méchamment plomber une de ses raffineries (l’affaire Khashoggi a bien aidé aussi à faire sombrer MBS sur la scène internationale). Depuis, le nouvellement élu Biden a clairement signifié à l’AS qu’elle ne faisait plus partie de ses pièces maîtresses sur place - MBS désavoué, et la situation au Yémen finissant de rendre le Royaume toujours moins sexy aux USA et obligeant les politiciens américains à retirer leurs doigts pour ne pas se cramer sur la scène intérieure - . Bref, les AS sont dans le phase profil bas et avalement de couleuvres, d’autant qu’ils ont encore très fortement besoin du soutien militaire des USA - maintenance de leur matériel militaire, renseignement toujours très actif au Yémen, défense anti-missiles des villes et centres de production saoudiens, etc. - , et ce d’autant plus que leur rapprochement maintenant officiel avec Israël leur enlève ce moyen de pression qu’ils avaient il y a encore quelques années. Aujourd’hui, ils ne peuvent simplement pas se permettre de faire montre d’une quelconque mauvaise humeur (autre que de façade, j’entends).
  20. Ah, si l’AEE connaît les pilotes en question et que ce sont des anciens de la maison, évidemment que le paradigme est un peu différent.
  21. Tu as tout mon soutien également. J’attends même ton avis (et ta souffrance qui transparaîtra forcément) pour n’avoir absolument aucun regret de n’avoir finalement pas voulu ne serait-ce que démarrer le visionnage de cette série. Et je m’excuse par avance de t’utiliser comme bouclier humain en la matière
  22. Ça pour le coup, je ne me souviens pas que c’était mieux dans les livres Mais autant relire les bouquins dans ce cas, qui étaient excellents, si ça part comme ça. De toutes façons, à de très rares exceptions près, j’ai systématiquement préféré le livre ou la nouvelle d’origine à son adaptation cinématographique ou télévisuelle. Donc sans doute que je vais radoter si je m’exprime encore en ce sens.
  23. LM débute l’assemblage final du X-59 QueSST - pour "Quiet Supersonic Transport" - , qui pour rappel est une plateforme d’essai commandée par la NASA afin d’étudier les possibilités d’atténuer fortement le bang supersonique :
  24. J’imagine qu’il doit quand même y avoir quelques réserves au sein des états-major sur le fait d’avoir des sociétés privées à même de participer à des entraînements tactiques avancés et à être témoin des capacités dynamiques « réelles» des appareils en service. Parce qu’on amène rarement un Mirage 2000 pour faire de l’interception d’ULM… sauf dans les meetings aériens de l’Armée de l’Air d’antan, évidemment.
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