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SinopeMT

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Everything posted by SinopeMT

  1. Merci pour ce travail de veille. Je constate que la démocratie au niveau local fonctionne quand même pas mal, même si le court-termisme aboutit à des situations assez gratinées. Au moins, ils ont pu tester leur idée irénique et la réalité leur a cruellement rappelé que la paix civile n'était pas innée . Par rapport à notre ultra-centralisme où il n'y a que peu de démocratie locale, c'est tout de même notable.
  2. C'est pour ça qu'ils ont casté Seydoux: plutôt qu'une femme qui a du chien, un regard de chien battu incarné en femme. C'est effectivement loin d'être un film mémorable, rien à voir avec Dune, BAC Nord, le sommet des Dieux ou le dernier Duel en terme de qualité selon moi.
  3. Je ne l'ai pas compris comme ça. J'ai plutôt trouvé que la volonté de donner un arc narratif avec l'amouuuuuuuuuuûr au Bond de Craig ne s'est pas traduit par un grand succès d'écriture. Je ne suis certainement pas suffisamment fin analyste pour trouver ce genre de sous-texte si politique dans le film. En suivant le rasoir d'Ockham, je pense que les difficultés d'écritures rencontrées après QoS expliquent le sentiment mitigé de l'arc du Bond de Craig.
  4. Bon, je suis finalement allé voir le film en famille avec les petits cousins. Il s'avère que ça n'était pas si woke que ça et pas trop mal. Je mets le reste en spoiler
  5. Vraiment cette pastille vue en salle a enfoncé tous les planchers de la stupidité woke. C'était du niveau de Titiania McGrath. Je n'ai pas réussi à retrouver exactement la pastille sur YT mais je n'avais sincèrement jamais vu ça. Pour ce qui est des filles, malheureusement Lashana Lynch est une Marie-Laure Bonnet noire dans ce film, un repoussoir absolu pour un mec en somme. Quant à Ana de Armas, bien sûr qu'elle a un visage extraordinairement joli mais elle est frêle comme une brindille et la voir faire du Shaolin Kung-Fu est risible. Elle n'a pas l'air d'une monstrueuse compétence en tout cas, vu qu'au contraire de Lucas, elle n'a pas réussi à avoir suffisamment de fonds propres pour avoir la direction créative sur ses films malgré des succès assez importants dans la dernière ère (Casino Royale - QoS - Skyfall). On a tout de même l'impression que c'est plus souvent le partenaire d'EON qui a la main, et je crois que la décision de faire JB du blockbuster au tentpole était très mauvaise. En effet, Spectre est un accident industriel où le script est catastrophique tandis que les "set piece" ont coûté des millions pour des résultats décevants. Sans oublier que d'un point de vue narratif, ils ont bien échoués à créer une continuité intéressante dans l'ère Craig. Peut-être que je vis dans une bulle cognitive mais j'ai l'impression que le monde de la publicité suit totalement la même tendance. La pub Levis vue au cinéma d'ailleurs m'a également mis mal à l'aise de ce point de vue: Tous les gars sont totalement androgynes, "délicats", maquillés "à la femme".
  6. Je suis allé voir hier BAC Nord. Avant d'en faire une recension détaillée, je voudrais mentionner l'abyssale stupidité du teaser de James Bond d'environ 30 secondes correspond à cette vidéo Youtube (plus ou moins, la pastille était encore plus Woke en salle): En effet, dans la pastille Bond n'apparaissait que pour dire "C'est bien ce tu que fais" et les meufs lui répondent "Je n'en ai rien à foutre has been". Pour tout dire, c'était tellement putassier que toute la salle s'est marrée nerveusement et ce teaser a planté le dernier clou dans le cercueil de mon avis d'aller voir ce film: un James Bond sans Bond qui bonde. -------------------------------------------------------- Pour ce qui est de BAC Nord, j'ai trouvé ça une réussite dans l'ensemble avec des choix de montage et de mise en scène forts et cohérents. Il n'y a pas de surdécoupage de l'action, les rares passages de caméra à l'épaule sont dans le coeur de l'action, peu de musique extra-diégétique et le casting principal est top. Le morceau de bravoure du film a une intensité folle et une lisibilité parfaite. La critique d'une complaisance excessive vis-à-vis de la police et d'une déshumanisation de la population de la cité selon moi est exagérée. C'est un polar plus classique où le manichéisme n'a pas sa place et l'élément qui prend le plus cher est bien l'administration politique, paquebot errant sur son erre de lâcheté et de "pas de vagues". Pour le jeu, mention spéciale à Jean-Yves Berteloot (l'inspecteur Yvon) qui incarne à la perfection le lapin de corridor qui a l'hubris de la vertu zélée.
  7. Pour être honnête, l'ambiance est montée dans les tours en raison d'un intervenant (@cracou) -dont les connaissances sont rares et pointues -qui n'a pas la communication la plus fine. C'est un intervenant à plusieurs centaines de messages, dont les caractéristiques sont connues et auxquelles les membres du forum sont normalement mithridatés. @bubzy est lui aussi un membre, un pilier du forum dont les messages sont très souvent enrichissants et avec un contenu dense et réfléchi. Pour autant, et le contenu connexe qu'il a mis en signature permet de cerner un certain mode de pensée assez tranché et radical qui est vulnérable à certaines suggestions et biais, notamment le sophisme du retour à la nature ainsi qu'une rhétorique bassement anticapitaliste. Dans le cas d'espèce, je n'ai pas vu en quoi les propos de @bubzy ont été caricaturés, tous ses développements ultérieurs étaient dilatoires car le fond de sa thèse était erroné. Quand les prémisses sont fausses, on peut fermer le ban. Discussion il y a eu sur le fond et mis à part @cracou, elle a été courtoise mais ferme. Après, c'est évident que d'admettre son fourvoiement atteint son égo et rend très susceptible, d'où la nécessité d'avoir le triomphe modeste et d'être magnanime. C'est certain que ce n'est pas la mode de l'époque que d'appliquer ces deux principes.
  8. Un petit exemple de "Nobélite" par le meilleur sportif grecque actuel (qui est un joueur absolument magnifique à voir évoluer): https://www.eurosport.fr/tennis/stefanos-tsitsipas-repris-de-volee-par-le-gouvernement-grec-apres-ses-propos-sur-la-vaccination_sto8497751/story.shtml Le porte-parole du gouvernement grecque l'équarrit proprement, et c'est bien mérité.
  9. Et hop on retombe sur ses pattes ! J'ai lu quelques bouquins sur les élites françaises (leurs cercles, "Les Grands Fauves"), leur formation ("France, démocratie défaillante") et le problème en France semblerait beaucoup plus leur formation, leur élitisme microscopique et intolérant (avec un conformisme sidérant, je suppose que les Belges doivent bien rigoler du snobisme français), sans oublier les portes à tambours entre Etats et gros postes dans le monde marchand. La différence entre les entreprises privées mal gérées, c'est qu'elles périclitent in fine tandis que les services publics mal gérés sont de pure gabegies. Et en France, malheureusement, les mauvais de l'un se recyclent dans l'autres. Même si ceci commence à changer un peu, notamment chez Air France où l'intervention des gros actionnaires étrangers du secteur (American Airlines, China Eastern) a permis d'éviter à énième bouffon de prendre la direction.
  10. Et ça va te décevoir que d'apprendre que ça se serait déroulé chez France Télévision Publicité, filialle de FT, employeur public. Ceci blesse un peu ta narration du privé toujours méchant, mais ça confirme surtout que l'Etat est un très mauvais employeur et un actionnaire encore plus nul . Mais c'est vrai que c'est une dérive des grosses entreprises, peu importe leur statut (même si FTV à l'occasion de RG confirme que l'incurie règne là-bas, et sans vergogne ).
  11. Bof, j'ai l'impression que c'est plus un véhicule pour Pierre Lemaitre qui depuis "Au revoir là-haut" a beaucoup de grain à moudre tandis que Cantona est un amuseur à bobo via sa femme. Que lui soit une légende de Manchester United quand le Football anglais jetait les bases de sa reconstruction, soit mais sa carrière sportive est surestimée, et l'homme (tant bien même il ne faut pas juger) n'a pas l'air d'un sommet de sagesse, pondération, d'intelligence et de culture. En terme de jeu, il n'y a pas grand chose, c'est exactement le même accent, les mêmes intonations que le film avec Ken Loach il y a 10 ans, ou l'homme sandwich. Ce ne m'étonne pas qu'il joue dans cette série brocardant les multinationales impitoyables et avaricieuses, ça correspond à ses positions politiques caricaturales. Quant à Alex Lutz, il souffre un peu de typecasting dans ce rôle, il avait joué un personnage similaire dans "Un petit boulot" avec Romain Duris, petite comédie noire divertissante.
  12. ça serait très drôle si c'était vraiment legorafi ou charlie mais comme Usul est un influenceur, vidéaste, un passage sur sa page YT me laisse un doute sur son second degré. Pour moi, j'ai l'impression qu'il est très sérieux et je rigole de son Don Quichottisme, mais Usul lui ne rigole pas
  13. Effectivement le Mexique est dans une situation plus alarmante que les chiffres officiels indique. L'employeur de mon père a de grosses activités au Mexique (plusieurs centaines de personnes) et les dégâts du Covid sont bien supérieurs aux chiffres français. En effet, ils déplorent déjà plus de 10 décès de personnes âgées de moins de 50 ans, sans oublier tous les cas de réa.
  14. Merkle, la duchesse de Sussex qui veut faire du fric dans l'écosystème hollywoodien.
  15. Je dirais que cette brutalité américaine, cet impérialisme idéologique se manifeste avec l'offensive RP de Megan Merkle et son mari, l'interview avec Oprah Winfrey. Au-delà du fond, c'est la couverture et la complaisance dont bénéficie l'américano-canadienne qui sont très inquiétants. Je trouve qu'on atteint un stade supérieur dans la subversion et l'orwellisation du monde occidental. Et à propos de Ben Affleck, j'ai vu récemment des talks-show de lui où c'est un snowflake caricatural. Le pire étant effectivement son premier degré absolu dans la conviction de sa vertu supérieure (le vidéaste était un anti-woke et il a probablement édité le truc), ça contraste avec les films et les scénarios qui ont lançé sa carrière, ainsi que celle de Matt Damon.
  16. Ce qui m'étonne avec ce film le choix business est de faire un film de vigilante comme il y en a des tas à partir de ce bouquin dont les droits doivent être assez élevés (Tom Clancy étant un écrivain à succès dont les précédentes adaptations avaient bien fonctionnées), sans oublier ajouter toute la couche de political correctness qui va bien. De plus sur ce créneau, il y a la franchise (tentative) Jack Reacher adapté par Tom Cruise et qui n'a pas rencontré le public (mis à part la réserve sur Cruise étant Jack Reacher, un maverick de 2m à la Rambo, c'est une série B sans prétention mais dont l'exécution demeure très solide, Tom Cruise étant un cinéaste compétent) et dont les qualités cinématographique me paraissent bien supérieures à cette BA. Clancy est certes mort et son estate a pali, ceci peut expliquer le moindre standing en terme de casting et de production par rapport à danger immédiat mais là la BA est inepte n'est-ce pas? Le résumé de Rendbo explique bien que c'est une préquel bien faite mais pas remarquable (perso, je l'ai lu en anglais et j'ai appris pas mal de vocabulaire, les scènes de massacres ne m'avaient pas l'air trop réalistes) et apportait un bon arrière-plan psychologique à Clark, qui est un personnage récurrent de l'univers de Clancy. Mon bouquin favori de cet univers étant Sur ordre (avec les attaques biologiques à Ebola).
  17. La lecture de livres sur la Seconde Guerre Mondiale, de Ian Kershaw sur le nazisme, ou bien sur la corruption inouïe du régime nazi me rendent très sceptique quant à la validité des propos de l'auteur. En effet, le système nazi était plus anthropique, chaotique et haineux qu'agile, performant et productif. Par exemple, les équipements des armées n'étaient pas rationalisés, avec une quantité hallucinante de matériel conçus en parallèle par toutes les entités allemandes qui se faisaient la guerre, qui aboutissaient à des pénurie de pièces détachés et une logistique inexistante. Dans la course industrielle que fut cette guerre, même l'URSS réussit une bien meilleure économie de guerre. Quant aux USA et les liberty-ship, c'est une réussite industrielle tout simplement inconcevable dans le contexte nazi.
  18. Cette métaphore s'applique dans beaucoup de domaines sous le giron de l'Etat: les injonctions paradoxales chez EDF, les ingérences chez Renault, Air-France etc... Finalement l'ironie est l'un des seuls ilôts de compétence semblerait encore être la DGA, en fort contraste avec le complexe militaro-industriel américain.
  19. Alors c'est la masterisation des maitres d'école qui doit avoir lieu, encore pire.
  20. Merci pour cette réponse extrêmement détaillée. Bachelier 2007, dans mon lycée privé sous contrat à paiement libre (le barème suggéré allait de 200 euros à 2000 euros) de l'Ouest parisien nous étions 40 par classe. C'est tout de même inquiétant que le niveau baisse d'année en année alors que ton secteur ne semble pas être en voie de paupérisation. Ne me tape dessus mais j'ai un sentiment très mitigé quant aux pathologies dys entre réel problèmes ou bien complaisance exagéré. Pour ce qui est des difficultés de compréhension, j'avais déjà fait référence aux problèmes que je rencontrais dans mon hôtel avec l'analphabétisme fonctionnel: c'est très inquiétant. Néanmoins pour parler de moi à nouveau, mon lycée de bac avait 100% de réussite au bac à l'époque même s'il faisait à mon sens partie de la troisième catégorie : - la 1ère catégorie étant constitué par les lycées internationaux de la région, de St-Germain en laye au lycée franco-allemand de Buc notamment avec des élèves qui ont le double niveau scolaire: français + section étrangère. - la deuxième catégorie est constitué des gros lycées publics parisiens + lycées privés élistes de la banlieue tels que St-Jean-de-Passy, Franklin etc... allocataire des meilleures prépas et dont les problèmes de grèves, d'absence de professeurs et de discipline sont très mineurs. La population des élèves est bourgeoise, étriquée, égocentrique mais le niveau d'exigence scolaire fait que ceux qui restent ne sont pas bêtes. Je suis resté dans un tel endroit jusqu'en 2nd et j'ai abhorré chacune des minutes passées dans cet endroit. - la troisième catégorie est celle des lycées publics de secteur riches ou le privé sous contrat sans pression. La population est beaucoup plus brassée (ma proviseure avait une politique progressiste et avait pas mal de personne de Houilles, Nanterre, Carrière-sous-Poissy, Sartrouville), mais le cadre et les moyens demeurent supérieurs à un public lambda. Cela dit, le niveau d'exigence, la qualité des professeurs, le suivi administratif étaient bien en-dessous de mon lycée précédent. Mais surtout, le plus gros contraste venait des élèves dont une bonne moitié n'avait vraiment pas de mécanique intellectuelle: incapable de trouver une information, rechercher une solution et à chouiner dès qu'il fallait faire un truc nouveau. Mais ils avaient pour eux d'être plus tolérants, ouverts d'esprit. J'ai lu récemment la volonté de masteriser le métier de professeur, ce qui me semble être une aberration tout de même (d'autant plus si j'ai bien compris que le contenu loin d'être renforcé, n'est que dilué). En effet, bien que la perte de prestige du métier est déplorable, ce n'est pas un métier spécialisé, rare qui nécessite de très longues années d'études en soi. C'est un très noble métier qui nécessite d'énormes qualités mais qui n'est pas en première ligne de la compétition mondiale, qui nécessite une innovation permanente, de parler 5 langues etc... Si bien que c'est un métier qui est à la portée de tous et dont on devrait rapidement pouvoir en vivre. Ceci est aussi désastreux pour maintenir et élever la compétence institutionnelle. Quant aux remplaçants et contractuels, les journaux de droite ont toujours des articles bien putaclic sur le thème dans le tiroir: le niveau d'admissibilité au Capes est à 7, untel avec sa licence de bio se retrouve à enseigner la physique etc...
  21. Ciders, Si je ne me trompe pas, tu es prof d'histoire en Corse (ou alors d'origine corse et affecté ailleurs)? Je serai intéressé par quelques développement sur les difficultés que vous rencontrez tant avec vos élèves (si la violence physique s'accroit par exemple) que le fardeau administratif qui est lui aussi devenu kafkaïen. Mes insiders sont professeurs dans le privé très haut de gamme parisien et ils n'ont pas de problèmes particuliers, ce sont parait-il bien les seuls. Le lycée international de Saint Germain en Laye a des classes de français spécial à l'entrée de chaque cycle et ces élèves-là rattrapent le niveau français à une vitesse sidérante. Ce sont certes des fils d'expats pour la plupart dont le capital culturel est important mais j'ai l'exemple d'une Bulgare réfugiée politique qui a appris le français dans cette classe spéciale en un an, en 5ème elle était première de classe et in fine est passé par Oxford (en section britannique).
  22. Objection, c'est encore plus abject: - Ils enlèvent des points aux Asian-American, c'est-à-dire des Américains qui ont été éduqués sur le sol américain.
  23. Il est en tout cas assez triste d'avoir l'impression que la dégradation des performances des systèmes d'éducation semble similaire dans tous les pays occidentaux. Pour le cas de l'Asie, je n'ai pas la connaissance de la perception des société à cet égard. Pourtant la France avec son système de privé sous contrat a une formule originale et pas trop coûteuse pour les finances familiales pour l'éducation de base versus les pays américain Européens dont le privé coûte des centaines d'euros mensuel par enfant. Néanmoins, le privé hors contrat progresse à grand pas et n'est pas uniquement tiré par les écoles confessionnelles rigoristes, ni par les Montessorri ou Steiner mais bien par la lassitude d'un mammouth perçu comme kafkaïen et incompétent. Pour la Suède, mes quelques expériences là-bas, tous les touristes suédois que j'ai vu m'ont donné une impression mitigée: celle d'un effritement de leur confiance en eux, mais avec un messianisme protestant encore persistant. En quelque sorte, ils représentent une mise en abîme des Français qui ont le même sentiment alors que leur mentalité est très différente. Pour l'anecdote, en décembre, j'ai eu un client suédois - Nasir Gustafsson - qui était cyriaque (la notoriété de cette communauté a progressé via Jimmy Durmaz, joueur des Girondins de Bordeaux), réfugiée politique suite aux conflits du Moyen-Orient dans les années 80. Il tenait des propos particulièrement désabusés et antagoniste à l'égard des islamistes politiques et des actuels réfugiés islamiste. Apparemment, les mêmes événements qui les avait fait fuir le MO commencent à se reproduire en Suède et il s'est déjà fait tabasser une fois parce qu'il était cyriaque par des gens d'âge moyen.
  24. La vidéo est pas mal mais le livre enquête de Carreyrou (qui est la source principale de la vidéo) est bien plus exhaustif et précis. Notamment, il détricote très bien les pressions que lui et le journal ont subi, d'autant que Holmes a à plusieurs reprises mentionné à Murdoch -qui avait investi 120 millions de son holding- de l'enquête. Sur ce point-là, le mur de Chine a tenu. Néanmoins, à plusieurs reprises, il rappelle que les vrais connaisseurs et personnes compétentes à juger de la vision de Theranos ne se sont pas fait prendre (les fonds spécialisés en pharmaceutique, tests médicaux et hématologie). Fondamentalement, Theranos a joué sur les biais de personnes riches mais qui n'avaient pas le bagage pour juger avec l'oeil du maître (je te suggère de lire le cerf dans la grange de La Fontaine) de la technologie de Theranos qui restait un bullshit complet.
  25. Dix années après toi, j'ai fait mon intégration dans mon école post-bac et la loi Royal était déjà passé par là. Les anciens témoignaient de choses bien plus dégradantes: en toute objectivité, l'intégration n'était pas rude comme le sont celles des facultés de médecine de façon encore notoire. Pour nous, ce fut passage en canard sous la haie d'honneur des intégrateurs (majoritairement la promo précédente) où on s'est fait asperger de divers éléments tous plus collants les uns que les autres mais pas dégradants en soi (pas d'urine ou de bouse de Bleu Blanc Belge). Par la suite, divers jeux par petits groupes qui n'étaient pas d'une exquise subtilité, mais là encore, pas de pression insupportable ou non de la part des intégrateurs. Cette journée-là, la toute première des nouveaux est sobre jusqu'à la première soirée où la pression bacchique est en revanche plus forte et où beaucoup de nouveaux veulent montrer leur "valeur". Le WEI - Week-End d'Intégration- poussait en revanche les curseurs bien plus loin, notamment sous l'effet de l'alcool, de la black-list (ce sont les nouveaux qui ont droit à un traitement de faveur, un peu plus poussé mais qui deviendront les centres de pouvoir de la promo en cours, reprendront les associations etc..., et monopoliseront l'espace médiatique au sein de la promo) et du début de sédimentation entre les nouveaux "cools" ,connectés qui peuvent se comporter en kapo et le reste. C'est un contexte guère reluisant et il est clair que si on se sent en décalage, ce n'est pas drôle. Il n'y aura pas de sanctions explicites mais le rift sera créé et pas oublié. La pression des pairs, du contexte, et l'état d'esprit signifient que certes, il y a l'option de "sortir" mais c'est l'assurance de devenir mouton noir. Ce n'est une perspective que quasiment aucun jeune ne veut avoir. Pour le coup, les pires dérives ont eu lieu lors de la semaine au ski au mois de janvier, où nous étions une contre-société kafkaïenne où les repères sont renversés, avec force destruction des appartements, des restaurants, ski ivre morts et une pression absolument énorme de la part des "autorités" (les membres de l'association organisatrice) pour appliquer ce comportement déviant. J'ai absolument été estomaqué du comportement de la majorité des étudiants, honteux des actes que j'ai vu, d'un manque d'éducation abject. Je n'ai fait que donner le change, mais si j'avais voulu m'élever pour m'opposer et remettre en perspectives les comportements, j'aurai été immolé, trop difficile à assumer. Ce fut ma seule participation à la Ski School, quant bien même à 250 euros la semaine tout compris au 2 Alpes était un deal en or. La deuxième année, je fus intégrateur lors du WEI et je me sentais décalé, j'ai fait le seul alcool triste de ma vie - une expérience terrifiante -, le lendemain, nos brebis indisciplinées n'avaient pas suivi les consignes et certains bus étaient trop pleins. Je suis sorti, - on me promit de mettre la misère aux bizuths pour me venger -, je pris le train en 1ère sur la carte du BDE (bureau des élèves) pour rentrer chez mes parents essoré et ce fut ma dernière participation à tous ces rites d'initiations. En effet, je suis le contre-exemple du mouton noir, au collier du chien, je préfère la liberté du loup mais cela s'est payé par un stigma persistant de mes pairs. C'est vrai que dans quasiment toutes les circonstances, nous avons l'option de dire non ou stop, mais le prix du stigma, de l'ostracisme et de la solitude est très dur à payer quand on cherche à entrer en société. Soyons très clairs, la soif de conformité, de culte du groupe, et l'effet de bande sont des exhausteurs de sentiment de puissance bien plus jouissifs pour des jeunes dont l'oeuvre est encore vierge.
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