Salverius

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  1. Ce qui est acté par la Marine Britanique c'est qu'un navire construit pour accueillir un GAE composé de 36 avions de combat n'en emportera que 24 au maximum.
  2. Il n'y a pas/plus d'application terrestre actuellement: D'une part, il existe peu de pays qui produisent des déchets nucléaires; il n'y a donc pas de grosses quantités de matière première D'autre part, trop de pays craignent toute technologie "nucléaire"; à part la NASA, il n'y a pas de recherche sur les Générateurs Thermoélectriques à Radioisotope (GTR) A ce titre, je me suis demandé quelle quantité de Strontium 90 était produite chaque année par les réacteurs nucléaires français et je suis tombé sur ça: https://www.uarga.org/downloads/Le nucleaire/Dechets_radioactifs_verite_faits_exactitude_chiffres_D.GRENECHE-2019-12-07.pdf J'étais assez pro nucléaire, mais là je suis définitivement convaincu: la France produit moins de 10 tonnes/an de Déchets de haute activité et à vie longue. 10 tonnes de déchets "problématiques" pour produire 400 Tera Watt/heure d'électricité (72 % de l'électricité produite en France)! J'ose même pas calculer le nombre de tonnes de CO2 que cela représenterait si nous brulions du charbon à la place. Sur ces 10 tonnes, il y a environ 3 tonnes de strontium 90. Avec 3 tonnes de Strontium 90 produites par an, on ne va pas pouvoir mettre en oeuvre une armée de gros drones tueurs équipés de GTR surdimentionnés. Ce n'est pas non plus négligeable: de quoi alimenter 4 drones/an avec des GTR encore capable de générer 20 KW de puissance après 10 années d'utilisation (900 kg de Titanate de Strontium par GTR).
  3. Je reconnais que le simple mot "nucléaire" donne des boutons dans beaucoup de pays. Néanmoins, pas sûr que les arguments écologiques fassent mouches si l'on est engagé dans un conflit majeur. Sachant qu'une contamination serait très limitée car assez localisée. Par exemple, le naufrage du Koursk n'a pas déclenché une pollution majeure, alors qu'il s'agissait d'un réacteur nucléaire avec des opérations de fission. Par contre, même si je ne suis pas certain de mes calculs, la faible rentabilité ne semble pas être un inconvénient insurmontable.
  4. Salverius

    Le F-35

    Malheureux ! Il est plus de 22 heures ! Et le couvre feu ?
  5. Salverius

    Gripen

    Encore heureux. J'ai presque cru que SAAB déchargeait une maquette. Si le Brésil avait acheté des Rafale, ils seraient arrivés en volant (il y a cinq ans)...
  6. Dans un système "traditionnel" avec moteur diesel comme celui qui équipe l'Echo Voyager, le drone doit remonter en surface tous les deux jours pour recharger ses batteries (et demeurer en surface). https://www.globalsecurity.org/military/systems/ship/xluuv-specs-2.htm Un système AIP permet au sous-marin de rester en immersion pendant plusieurs semaines d'affilés ce qui renforce considérablement sa protection. Doter un drone type Echo Voyager d'un système AIP constituerait une avancé par rapport au système actuel. Toutefois, un Générateur Thermoelectrique à Radio isotope (GTR) présente deux avantages par rapport à un système AIP: Un GTR est un système très robuste: il peut fonctionner plusieurs années d'affilé sans maintenance et sans panne (par exemple, la sonde voyager 1 a fonctionné de manière continue pendant plus de 40 ans). A l'inverse, le système AIP est complexe. J'ai un doute sur la capacité d'un système AIP à fonctionner 6 mois en continu sans aucune intervention humaine. Or, sur un drone sous-marin, la moindre avarie sur la production d'énergie devrait entrainer la perte du navire. comme le GTR produit sa propre énergie, le drone peut rester en mission pendant plusieurs années. A l'inverse, sur un système AIP l'autonomie est limitée par la quantité de gasoil qu'il est embarqué. Impossible de mener des opérations de plus de 6 mois, sauf à inactiver le drone. Un GTR peut être de très petite dimension, de l'ordre de quelques dizaines de kilogrammes et être adapté pour des petits drones d'une à 5 tonnes, alors qu'un système AIP ne peut pas être trop miniaturisé Avec un GTR, tu peux laisser un drone patrouiller sur une zone éloignée de toute base pendant plusieurs années. Bien entendu, un GTR n'est pas une solution miracle. Son usage est surtout adapté à des drones de petites ou moyennes tailles et qui ont des besoins énergétiques limités. Par exemple, pour générer 45 MW d'electricité (comme un réacteur nucléaire K-15), un GTR devrait emporter... 1.940 tonnes de Titanate de Strontium. Une quantité sans doute impossible à trouver (et je ne parle même pas de l'encombrement).
  7. Je poursuis ma réflexion sur un drone de la taille de l'écho Voyager alimenté par un générateur thermoélectrique à radio isotope. Wired nous apprend que l'écho Voyager peut parcourir 12.000 km en 6 mois et qu'il consomme 1 gallon pour parcourir 7,5 milles, soit 3,8 litres pour parcourir 12 km (32 litres au 100 km). https://www.wired.com/2016/03/boeings-monstrous-underwater-robot-can-wander-ocean-6-months/ Il consomme donc 3200 litres de carburant en 6 mois pour parcourir 12 000 km. La combustion d'1 litre de gasoil libère 45 MJ de puissance thermique, soit pour 3.200 litres, 144.000 MJ. Le taux de conversion de la puissance thermique en puissance électrique est de l'ordre de 40 % pour un générateur électrique standard, soit 57.600 MJ de puissance électrique. 1 kwatt/heure représente 3,6 MJ. Sur 6 mois (4.320 heures), 57.600 MJ représente une consommation horaire de 13 MJ, soit 4 kwatt/heure (13/3,6). Pour produire 4 kwatt/heure de puissance électrique avec un générateur thermoélectrique à radio isotope au strontium il faudrait 175 kg de titanate de strontium (4000/290/8%). Sinon, merci de suivre mes délires et n'hésitez pas à me dire si je me suis trompé.
  8. En me penchant sur le sujet des drones sous-marin, je me suis interrogé sur les problématiques d’autonomie (en plongée comme totale) de ce type d’appareil. En effet, en plus de réacteurs nucléaires pour nos SNA et SNLE, nous avons développé une technologie AIP qui est parfaitement adaptée à des sous-marins de grande dimension avec présence humaine à bord. Mais qu’en est il des drones sous-marin ? Le système AIP ne me semble pas utilisable, car trop complexe pour se passer pendant des mois de toutes interventions humaines. Il est probable que la plupart des drones sous-marin construits actuellement fonctionnent sur une association moteur électrique/batterie, donc avec une autonomie assez faible. Du coup, difficile de disposer des drones pour assurer la surveillance de certains points stratégiques éloignés de nos bases pendant plusieurs mois. J’ai pris comme modèle l’ECHO VOYAGER de Boeing, qui mesure 16 mètres de long pour 50 tonnes. https://www.loceanalabouche.com/pages/newsletters/news-2016/mai-2016/17-mai/echo-voyager-veritable-drone-sous-marin-de-boeing.html Il a une autonomie importante (12.000 km en 6 mois), mais qui nécessite qu’il refasse surface régulièrement pour recharger ses batteries à l’aide d’un moteur diesel. Avec une consommation de 1 gallon pour 7,5 miles parcouru, il doit contenir 3 tonnes de gasoil. Ma réflexion est la suivante : pourquoi ne pas utiliser comme source d’énergie pour les drones sous-marin un générateur thermoélectrique à Radio-isotopes? https://en.wikipedia.org/wiki/Radioisotope_thermoelectric_generator Pour résumer le fonctionnement de ce type de générateur, il s’agit de transformer en électricité la chaleur émise par un élément hautement radioactif. La source d’énergie est d’origine nucléaire. Toutefois, le risque pour l’environnement est limité car il n’y pas de réaction de fission et le rayonnement de l’isotope utilisé s’amenuise au fil du temps, avec des demi-vie comprise entre 30 et 90 ans. Cette technologie a été essentiellement utilisée pour assurer l’alimentation de sondes spatiales destinées à explorer des zones éloignées du soleil, le tout avec une grande sécurité dans la production électrique puisque aucune intervention humaine n’est possible et que la mission peut durer plusieurs dizaines d’années. Le radio-isotope utilisé pourrait être le Strontium 90 (sans doute sous forme de Titanate de Strontium), qui est produit abondamment au sein de nos centrales nucléaires. Il constitue un des principaux déchets de fission et fait l’objet d’un retraitement à La Hague. Le coût de cet isotope n’est donc a priori pas un obstacle (contrairement au coût du plutonium 238 utilisé pour les engins spatiaux, dont le coût est élevé). Le strontium 90 a déjà été utilisé dans des générateurs Thermoélectriques par l'URSS et les Etats Unis pour alimenter (par exemple) des phares isolés en Arctique. Il existe donc des utilisations concrètes de cet isotope. L’objectif serait de faire bénéficier un drone sous-marin d'une puissance électrique d'au moins 100 CV (73,6 kW), pendant 10 ans, sans intervention humaine et sans obligation de remonter à la surface. De cette façon, le drone sous-marin pourrait rester tapi dans l’ombre plusieurs années tout en demeurant parfaitement opérationnel. Le drone peut également être équipé d’un système de batterie pour réguler les besoins de puissance du drone. Pour mémoire, il me semble (grossièrement) qu’un moteur diesel de 100 CV fonctionnant en continue pendant 3 mois consommerait 35 tonnes de gasoil (100/5 x 24 h x 90 j x 0,8 de densité). Pour une drone de 50 tonnes, cela me semble prohibitif. Je voulais donc calculer la quantité de Titanate de Strontium nécessaire pour atteindre les 100 CV. Je suis arrivé au résultat suivant : La puissance thermique d'un kilogramme de Titanate de Strontium est de 360 W environ (460W pour du Strontium 90 pur). Néanmoins, au bout de 10 ans, cette puissance thermique est descendue à 290 W/ kilogramme environ, la demi-vie du strontium 90 étant de 28,79 ans. Le rendement électrique des générateurs thermoélectrique est faible (de l’ordre de 8 % de la puissance thermique : c’est leur principal défaut, compensé pour partie par la fiabilité du système). Pour arriver à 73.600 W après 10 ans d’utilisation, il faudrait donc 3,2 tonnes de Titanate de strontium (73.600 W / (290 W x 8 %) = 3.172 kg). Cela me semble une masse acceptable pour un drone sous-marin de poche de 50 tonnes, même s’il faut compter 5 à 6 fois cette masse pour isoler le reste du drone de l’émission de rayon Beta (soit un total de 16 tonnes). Un drone sou-marin pourait sans doute se contenter d'une puissance plus faible. Bref, qu’en pensez-vous ? La puissance de 100 CV est elle suffisante ? Ou au contraire trop élevée? Avez-vous relevé des erreurs ? Merci !
  9. Le F 35 aux Émirats ? Ça se rapproche ! https://www.reuters.com/article/uk-israel-emirates-f35-exclusive/exclusive-u-s-and-uae-eye-december-goal-to-agree-on-f-35-deal-sources-idUKKCN26D1AI Les EAU souhaitent une signature début décembre et Trump est d'accord... Rappelez-moi: y a pas une élection truc machin chose aux USA en novembre ?
  10. Je nuancerai tout de même. Lors des évaluations suisse de 2011, le Gripen C/D a été jugé insuffisant pour les missions de police du ciel, inférieur au F18 C/D, avec notamment un "bingo fuel" qui arrivait un peu trop vite... Et ce sont les mêmes appareils qui sont présentés à la Croatie. Même si la Croatie est moins montagneuse que la Suisse, ce n'est pas non plus une vaste plaine et sa superficie est plus étendue (un gros tiers plus grande que la Suisse). En outre, sa forme en "machoire de Dinosaure" risque de gêner profondément les déplacements des avions, sauf à assurer la police du ciel bosniaque au passage (mes avis que cela ne va pas être possible). Je ne suis pas sûr que cela soit possible, mais l'idée me plait. Quelqu'un sait s'il existe des précédents (à part les états baltes dans le cadre strict de l'OTAN)? Ca nécessiterait sans doute un accord de défense spécifique entre la Croatie, le Montenegro et l'Albanie. Au moins, si la votation Suisse rejette le principe d'acquérir de nouveaux avions de combat, j'ai une idée de ce qu'on pourrait proposer à la Suisse (et à l'Autriche dans la foulée, si elle se débarasse de ses Typhoon tranche 1 et qu'elle maintien sa position hors OTAN).
  11. Initialement, je ne faisais qu'un constat: au 31 juillet 2020, le F35 n'avait été vendu qu'à des régimes démocratiques. Une vente de F35 aux Emirats Arabes Unis mettrait à mal cette observation. Mais cette vente n'est pas faite: quoi qu'en pense Donald Trump, les obstacles restent nombreux, et le fait que les EAU soit un régime autoritaire en est un. Mais on s'éloigne du Japon... Qui rappelons le deviendra le deuxième utilisateur du F35 (après les USA) et qui possède un régime incontestablement démocratique (hop, un virage à 9G pour échapper au HS).
  12. L'emploi n'est pas le même. L'A400 ne peut : opérer seul opérer loin d'une base Ne pas risquer de pertes humaines Le frappeur drone sous-marin à ces libertés. Néanmoins, on connaît le principal défaut du frappeur: son manque de versatilité. Et puis, quand l'employer ? Contre qui ? C'est quand même une arme de pute "ninja": frapper vite et bien, sans être vu. Pas sûr que ce soit bien compatible avec notre régime démocratique.
  13. Une idée comme ça: si tu veux vraiment un "frappeur" sous marin, c'est à dire bâtiment disposant d'une puissance de feu significative à coût maîtrisé (mais fragile en cas de ripostes et qui ne sert qu'à ça), il peut être envisagé de créer un baby soum "drone" armée de 6 à 8 MdCN, sans arme d'autoprotection si ce n'est sa discrétion (mais sans doute avec un mode d'autodestruction). Il se pose au fonds de l'eau en Méditerranée ou dans d'autres détroits sensibles où il peut rester pendant des mois, en attente d'instructions. Pour plus de discrétions, il remonte juste de temps en temps pour recevoir des instructions, pourquoi pas comme ceci (concept AUSS de Thalès): Tu n'as pas besoin qu'il soit gros : Juste de quoi placer un tube et des MdCN (les baby soum du projet SMX-22 sont déjà trop volumineux). Tu as besoin d'une frappe massive sur un ou plusieurs objectifs, il frappe avec la puissance de feu de l'opération Hamilton. Tu peux en faire intervenir 2 en même temps pour maximier la puissance de feu. Une fois qu'il a frappé, soit il arrive à se dissimuler et retourne à sa base lentement, soit il est détruit. Dans cette hypothèse, tu es proches du concept du frappeur si tu arrives à le fabriquer pour un coût raisonable (moins de 100 millions d'euros?), ce qui te permet d'envisager sa perte. On a pas mal de briques technologiques pour arriver à ce concept: - un fabricant de soum de qualité - les tubes et les missiles adaptés - une propulsion AIP opérationelle J'avoue que je ne sais pas où nous en sommes en matière d'IA de drone sous-marin. Il me semble quand même qu'il est plus facile d'évoluer un drone dans l'eau à 10 noeuds que de faire voler des Remote Carrier. Soyons fou, quitte à continuer dans les bétises: tu fabrique un drone compatible de la taille d'un M51 (12 mètre de long, 2,3 m de diamètre et 54 tonnes) et tu peux le faire déposer par un SLNE sur une zone sensible. Du coup, il n'a qu'à revenir à sa base après uen certaine période et économise le trajet aller ( pas taper: de l'audace toujours de l'audace! ).
  14. Salverius

    Le successeur du CdG

    La publication ne changerait pas grand chose dans les faits. C'est juste que nous, membres d'AD nous aimerions être dans le secret. Par contre, l'annonce du Président sur le successeur du CdG semble sans cesse repoussée. On a des infos ? Parce que si ça continue comme ça, il laissera le chantier à son successeur... Comme d'hab.
  15. J'ai vu l'article, mais je ne peux le lire en entier. Il semblerait que le journaliste pense que ce rapprochement peut favoriser une nouvelle commande de Rafale. J'ai du mal à faire le rapprochement. Peut être que l'intervention de MDBA sur MEKO montre un réchauffement des relations entre la France et l'Egypte?