Tancrède

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  1. Tancrède

    Armée Allemande

    Chais pas.... Comment on dit, en flamand, "ceux qui fabriquent la garniture des frites (la saucisse)?"
  2. Tancrède

    Allemagne

    En somme.... Comme tout le monde: les emplois type "classe moyenne" et "moyenne supérieure" se sont raréfiés en proportion du total, une partie d'entre eux, même s'ils sont stables, ne sont plus réellement au niveau de ce qu'on conçoit comme "classe moyenne" (principalement en raison de l'augmentation de nombreux coûts fondamentaux, à commencer par le logement, surtout urbain), les emplois partiels/instables sont devenus une catégorie à part entière représentant autour d'un tiers du total (sous diverses formes), et le top de la chaîne alimentaire concentre proportionnellement plus de revenus et d'investissements (quand on est dans le top 10% des emplois, tout est fait pour faciliter le progrès pro/perso et les avantages s'accumulent disproportionnellement plus qu'avant: formations, accès/opportunités, réseaux interpersonnels, intermédiaires....). Si l'on combine la chose avec le vieillissement de la population dans les pays développés (insuffisance de la natalité, investissement nécessaire pour un enfant plus grand qu'avant....), l'accroissement moyen de la charge fiscale (tous types de contributions obligatoires confondus) et du coût d'un standard de vie considéré "décent" (sens très large), on arrive à une réduction du revenu discrétionnaire disponible pour le vaste pan des "moyens" sur qui la pression de financer le fonctionnement de la société tombe disproportionnellement plus, contribuant à alimenter la boucle de leur affaiblissement. Contradiction difficile: d'un côté, on a la tendance lourde de tout régime confédéral/fédéral à aller naturellement vers plus de fédéralisme/centralisme, affaiblissant les parties au profit du centre, et ce à une époque contemporaine, surtout en Europe, où le centre tend partout à devenir plus prescripteur, autoritaire, technocratique.... Même si en partie pour des raisons bonnes ou inévitables (optimisation des coûts de certains dispositifs nécessitant la centralisation, un centre décisionnaire unique....). De l'autre on a la tendance naturelle des parties à résister à cela, et dans le cas allemand, l'un des coeurs mêmes du système du pays et de sa corruption: la décentralisation allemande est l'un de ses plus grands problèmes du point de vue de la corruption et de la gabegie de dépenses (universités avec peu/pas d'étudiants, et surtout peu/pas de valeurs, banques de länders qui sont des centres de corruption et de gaspillage, mais surtout d'endettement planqué à grande échelle -bien commodes pour les partis et les statistiques nationales de dette publique/PIB....). Numériser les écoles allemandes est typiquement le genre de grand projet qui fait ressortir de telles tensions au grand jour: long terme, énorme investissement, complexité administrative, marchage sur nombre de pieds, exposition de pratiques locales, mise en place d'innombrables "comités directeurs", contrôleurs.... Qui permettent (pour l'échelon national) de placer copains et prébendes et de bousculer les scènes politiques locales à son profit....
  3. A noter quand même à quel point la mutualisation de nombre de compétences purement exécutives/juridiques à l'échelle voulue (essentiellement la technocratie, si on veut être crasse mais direct sur ce point) rend les pays-membres dépendants: l'option d'un Brexit sans traité est impossible pour les Brits parce que la transition serait meurtrière en quelques mois/années, simplement parce que le RU ne peut recréer assez vite et à une échelle suffisante les moyens et conditions d'exister comme pays indépendant (négociateurs, juristes, experts.... En nombre suffisant et réunis en organisations pouvant assumer la masse de travail et la continuité des opérations dont aujourd'hui des instances UE ont la charge). Il n'y a de fait pas d'options pratiques autres que de se coucher face à ce "not really Brexit deal".
  4. Peut-être que personne ne veut prendre le risque d'avoir à prendre son job et se retrouver la cible de tout le monde.... Donc on garde le punching ball en place.
  5. Tancrède

    USA

    Sur le quantitatif, je ne m'en ferais pas trop: il y a vraisemblablement trop d'historiens formés aujourd'hui aux USA, quand on compare les populations concernées. Dans les années 60, il ne devait pas y avoir plus de 10%d'une classe d'âge qui allait à l'université (probablement un peu moins: j'avais vu quelque chose comme 7% pour l'Angleterre à cette période, aux USA ce devait être un peu plus), contre pas loin de 30% aujourd'hui (et on s'étonne qu'il n'y ait pas assez de ressources et besoin d'un endettement massif, surtout avec en plus l'inflation des coûts en termes réels), dont au moins 1/3 ne trouvera pas d'emploi correspondant à leur niveau d'éducation (inadaptation des diplômes, trop plein de diplômés au regard des besoins....), et une autre proportion abandonnera en cours de route. Le tout sur une population qui est pas si loin d'avoir doublé (180 millions d'habitants en 1960, 328 aujourdhui). Correction après rapid check: je ne sais pas exactement pour une classe d'âge, mais aujourd'hui, environs 35% de la population US a un diplôme d'université, contre autour de 8% dans les années 60. Qualitativement, c'est autre chose: tout le monde s'engouffre dans un tas de matières historiques ou à composante "historiques" dont le nom se termine par "studies", (black studies, women's studies....) et qui sont juste des fabriques à activistes hautement idéologisées et sans grande valeur si on considère que l'histoire est une science. Plus encore, la méthodologie de l'enseignement dans les matières historiques a renoncé depuis les années 80 à enseigner ce que les ricains appellent des "survey courses" pour les cursus historiques, cad environs 2 ans où on apprend, outre la méthodologie de l'histoire, l'Histoire elle-même, cad une histoire du monde et d'un maximum d'endroits et de sujets du début à nos jours, la matière de base nécessaire pour avoir la "big picture" à l'arrière du crâne, dans laquelle se grefferont des spécialités ultérieures. J'ai lu pas mal de profs se plaignant vainement de la chose depuis très longtemps, et condamnant l'ignorance crasse d'étudiants de 3ème ou 4ème année, voire plus (l'univ aux USA, c'est d'abord 4 ans d'un bloc -dont 2 pour rattraper un peu de la nullité de l'école- avant de poursuivre en spécialités plus pointues), tant en histoire qu'en géographie. L'école est aussi à blâmer dans ce registre. Mais quand on critique l'ignorance totale de l'histoire géo par les ricains, c'est pas une caricature (même si c'est pas toujours glorieux par chez nous). Mais c'est en tout cas dans ces cursus qu'on trouve des gens idéologisés à mort sur un sujet sans contexte (généralement une histoire ou une autre "d'oppression" d'un groupe désigné) et totalement ignorants sur tout le reste.
  6. A noter aussi que l'hyper-règlementation impacte lourdement la construction immobilière, tant en quantité qu'en qualité: grosso modo, en caricaturant un peu, on fait que de la merde en masse ou du luxe/hyper-luxe au compte goutte, et pas grand-chose (en quantité significative) entre les deux.
  7. Ben, pour y avoir une maison de famille (dans la famille depuis les années 40), je peux te dire que même si la caricature fait rire, la réalité sur la majorité des rétais (dont la plupart étaient agriculteurs quand j'étais petit) n'a pas été très drôle: une minorité ayant beaucoup de propriétés a fait fortune, une majorité, pourtant propriétaire, et malgré l'explosion du prix à mètre carré, a été simplement taxée à mort et boutée hors de toute activité, et pour beaucoup hors de l'île, avec pas grand-chose.
  8. Ca va pas: je ne mettrai JAMAIS la main là-dessus: à la moindre pensée de ce genre de contact physique, je me prends un METOO carabiné, avec hashtag, campagne de dénigrement, procès et tout le tralala. Donc non, je n'approche pas ce cahier des charges. D'ailleurs, par prudence, on va éviter de parler de femmes, de parler à des femmes, de parler de sujets pouvant se rapporter à des femmes, ou même de mentionner leur existence. On sait jamais.
  9. On peut même rajoute que pour certaines catégories de revenus censément hauts, ou qui devraient être hauts, on a des effets particulièrement dissuasifs qui ont des conséquences disproportionnées sur le pays: le cas exemplaire est celui des professions libérales, dont la gestion particulière en fait des professions "winner takes all", où une toute petite minorité gagne beaucoup (pour certains en s'asservissant de fait à de grandes entités, au mépris de leurs obligations censément garanties par le caractère "libéral" de leur statut), et où le reste rame plus ou moins, au point que depuis maintenant pas mal de temps, elles ont eu tendance à devenir dissuasives pour pas mal de monde, et de devenir des denrées de plus en plus rares. Les avocats, surtout les bons, sont ainsi (l'accès, en tout cas un bon accès, la justice, devient donc encore plus problématique), ainsi que tout un tas d'expertises en tous genres. Mais le pire est avec les médecins: la dernière fois que j'ai regardé, il en manquait plus de 20 000 en France (avec impact disproportionné dans certaines spécialités, et j'ose pas imaginer ce qu'un tel chiffre recouvre en terme de manques d'heures ouvrées/an, d'années de carrière....). Et c'est pas les tergiversations sur le numerus clausus et un éventuel changement sur ce sujet qui changeront la loi des grands nombres côté effectifs en formation. Le système dissuade plus qu'il n'incite.
  10. Cad: elle a rempli en son temps tous les critères de qualifications très stricts établis par Roger Ailes à FoxNews.
  11. Ca lui ressemble bien en terme de dispositions individuelles, mais ce genre d'histoires est du putaclicage. Sur quelque chose où il y a aussi peu de sources, et surtout des sources "anonymes", on ne peut plus aujourd'hui y accorder la crédibilité jadis donnée aux journalistes: il y a 20 ans, un journal sérieux citant des sources anonymes était quelque chose de généralement fiable. Aujourd'hui, c'est à fuir comme la peste. Je crois que peu de gens se rendent compte à quel point la déformation totale et complète des propos (y compris par leur tronçonnage), la décontextualisation pour ré-instrumentalisation d'un fait ou d'un dire, ou le mensonge pur et simple sont devenus monnaie courante dans ce business qui n'a de fait aucun contrôle, et trop peu de répercussions (peu/pas de gens vont au procès, à part des gens très puissants), surtout aux USA où, du moins pour l'instant encore, le principe de liberté d'expression tel qu'il est formulé rend les procès en diffamation, insultes ou calomnies très difficiles (définition très étroite et stricte). Et en plus quand c'est dans le Daily Beast.... Pour mémo, une petite échelle de mesure comparative sur les critères intégrité/crédibilité: - Daily Beast, Newsweek à gauche = Alex Jones à droite (ou apparenté) - Vox, Vice, Buzzfeed, Huffpost, Mashable = Breitbart, Daily Caller Ce sont des tabloîds férocement partiaux et dont l'intégrité journalistique est inexistante pour les deux premiers, très limitée et hautement sélective pour le 2ème peloton. Et des titres comme The Atlantic ou Politico ont sévèrement viré dans cette direction. Et même tout ce qui se retrouve, dans de "grands titres" censément respectés, aux rubriques culture, société, tendances ou dans les éditoriaux est maintenant à classer aussi dans ce marigot. C'est ce qui arrive quand des journalistes viennent tous du même pool de formation, ont pas/peu d'expérience, sont sur twitter à H24, n'apprennent plus des "grands anciens", n'ont aucune incitation à le faire (et surtout pas le salaire), ne pensent qu'au buzz de court terme qu'ils peuvent faire (et dont dépend leur carrière fantasmée comme star des médias sociaux), sont gouvernés par le clickbait et une idéologie, vivent tous au même endroit, et ont l'absolu impératif de tout faire coller, quel que soit l'info, à une méta-trame narrative prédéterminée. La quête de la vérité n'existe plus dans cette profession.
  12. ????? Pourquoi te persuades-tu que c'est à toi que je répondais, ou après ton propos en particulier que j'en avais? Calmons le narcissisme. J'ai juste fait un post générique en voyant le ton monter et les phrases tendre vers des invectives; le seuil entre "vigoureux débat" et "échanges d'affirmations" (purement improductif), en prélude à l'échanges d'accusations (qui dérive ensuite vers l'agression) est par nature difficile à cerner, mais il avait été clairement franchi, avec un niveau tendant inexorablement vers le café du commerce. Et j'ai juste réagi en essayant d'impulser une pause. Mes convictions et opinions n'ont rien à voir à l'affaire.
  13. Comme déjà mentionné, c'est une relance par la demande qui ne marche que si on achète surtout local. Par ailleurs, la suppression de l'ISF est en grande partie un faux semblant: il n' a de fait pas du tout été supprimé pour ce qui concerne la propriété immobilière, juste de fait, pour les valeurs mobilières (cad le marché financier, pour stimuler l'investissement). Vu que les Français tendent à investir dans la pierre, le résultat est que beaucoup de gens qu'on dit "aisés" mais qui sont dans la partie basse de ce spectre, paient jusqu'au trognon, et la plupart d'entre eux sont des retraités.
  14. J'ai regardé un peu ce truc: tout tourne autour d'un opérateur politique véreux qui a fait ce genre de saletés pour les deux partis (ce coup-ci, apparemment, c'était pour le GOP) et qui a l'air d'un hurluberlu visqueux que tout le monde était habitué à voir dans le paysage local, ou juste d'un de ces parasites qui accompagnent la politique "de terrain". Il semble qu'il ait mené une bizarre opération en obtenant la signature de gens n'ayant pas l'intention de voter sur des bulletins vierges qu'il a ensuite rempli (formellement, y'a pas forcément illégalité; j'attends de voir confirmation par des juristes, parce que la presse ne sera pas fiable).
  15. Tancrède

    menaces intérieures

    Les chevaux actuels des unités de cavalerie montée, cad la Garde Républicaine, ne sont certainement pas entraînés à la charge, juste à l'apparence de la charge (cad pour des démonstrations, mais pas contre des masses humaines avec des objets pointus ou des armes à feu): ils refuseraient pour la plupart, ou s'arrêteraient au contact. Et ce sont de loin les plus entraînés des chevaux à la disposition des forces de l'ordre (grande gamme de savoirs-faires pour des démonstrations et spectacles, pour les manoeuvres ordonnées à la parade....). Le reste, ce sont des chevaux de monte normalement entraînés. Si tu veux voir des charges en haie, et des chevaux acceptant de "rentrer dans le tas", faut une machine à remonter le temps, ou entraîner une nouvelle génération de montures avec des méthodes qu'on a plus du employer depuis l'avant 1914 (ou peut-être un peu plus, en Afrique du Nord et en Syrie). Les vavaux, ça aime pas les masses humaines hostiles, les objets longs et pointus, et les explosions et coups de feux (comme quoi, ils sont pas si cons que certains le croient). Et ils n'ont aucun sens du devoir et du patriotisme qui leur diront de persévérer quand ils y sont confrontés. Entraîner et conditionner un cheval de guerre, au temps jadis, c'était très long et très cher par rapport à l'entraînement d'un cheval de monte.