Tancrède

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  1. Les surprises du film: - le retour de Goose, sa mort n'ayant été qu'une couverture pour des opérations secrètes - Maverick et Iceman sont mariés depuis des années.... WOKE POINTS! - depuis le début, Maverick est un agent russe Mind. Blown. A noter aussi: le retour du solo de guitare dans les bandes originales de film.... Est-ce que ça (re)prendra?
  2. Je serais moins inquiet s'il y avait (à peu près) autant de trotskystes/wokistes que de nazillons: ils se contrebalanceraient. En l'occurrence, malgré les hauts cris de la presse mainstream et militante, on cherche toujours les nazillons: ils étaient à peine 600 au fameux rallye de Charlottesville qui s'est terminé en tragédie, et plus de la moitié avait passé la date de péremption (= c'est une espèce qui meurt plus vite qu'elle ne se reproduit), alors même qu'ils avaient alors des circonstances qu'ils jugeaient favorables, et qu'ils avaient préparé leur meeting des mois à l'avance dans un pays où circuler est assez peu cher et où les moyens de coordination longue distance sont gratuits ou presque. Pour comparaison, le KKK pouvait réunir 20 à 40 000 militants à capuches blanches sur un court préavis dans les années 20-30, alors que les transports longue distance et la communication étaient infiniment moins développés, moins performants, et accessibles, ce qui veut dire que l'essentiel venait des comtés environnants. Donc l'actualité a beau pointer une menace d'extrême droite qui serait partout et grandissante, la réalité est qu'elle est assez inexistante en tant que force constituée et nombreuse. Au plus, c'est sa composante moins raciste (ou non axée sur le racisme) et peu/pas autoritariste, qui constitue un danger potentiel au niveau local/microlocal dans certains endroits: les "individus souverains" et autres milices anti-Etat du type survivalistes extrêmes qui n'aiment pas les impôts et ont beaucoup de flingues. Au total, le FBI chiffre les nazis/KKK/White supremacists de tous types à 10 000 environs: même s'ils se gourent de beaucoup, c'est pas plus de 15-20 000 personnes, à moyenne d'âge élevée, répartis dans un pays à 3 fuseaux horaires (rien que pour la partie continentale sans l'Alaska) qui a 330 millions d'habitants. Pas vraiment une menace pressante. Quand il est parfois mentionné que le nombre de groupes a augmenté, c'est en oubliant de mentionner que deux-trois connards, qui ont toujours pensé ainsi (et sont connus de la police), autour d'un verre dans un bled de l'Alabama peuvent décider de créer un site web et deviennent pour un analyste un nouveau "groupe". A l'opposé, les ultra-gauches ont certes des chapelles dont certaines sont incompatibles (tout ce qui est marxiste ou apparenté d'un côté, soit du messianisme socio-économique allant des anars-cocos aux "purs" stalino-Maos, et de l'autre les "post-modernes", soit des réformateurs idéologico-autoritaires nihilistes sans cohérence, avec les écolos "durs" dans le mix qui peuvent être mis à part mais sont souvent des marxistes ou apparentés), mais elles fonctionnent de fait dans une forme de syncrétisme coordonné au moins tant qu'il y a des bords opposés à critiquer et détruire. Et encore une fois, ce bord contrôle tout le secteur de l'éducation et ne se prive pas d'en faire un système d'endoctrinement pernicieux et plus ou moins insubtil, dès le jardin d'enfant. Et avec ça les médias, et toute une galaxie d'organisations de toutes tailles, hyper militantes, hyper financées, qui par comparaison réduisent les collectes de fonds des religieux évangélistes à des boutiques de quartier: certaines sont nées ainsi (Mediamatters, BLM, Sleeping Giants, Justice Democrats....), d'autres sont des organisations existantes (avec une raison d'être légitime et consensuelle -think tank, organisation professionnelle....-, ou militante mais modérément) qui ont progressivement été politisées, gagnées de l'intérieur par le recrutement et un changement "culturel" interne graduel (le planning familial, dernièrement l'ACLU, Emily's List, l'APA....). A l'arrivée, on est d'accord: ce sont les éléments les plus militants qui, même minoritaires, poussent le débat parce qu'organisés, permanents et persistants (voire hargneux). Mais c'est justement aussi le problème: à droite, il n'y a rien de comparable à ce qui existe aujourd'hui à gauche, ce qui fait peur soit parce qu'il n'y a rien pour compenser, soit parce que ce contre-balancier pourrait bien un jour commencer à se créer (mais pour l'instant, y'a rien). Contrairement à ce qui est caricaturé, Trump, c'est juste de la réaction verbale à la gauche: pour le reste, il n'a pas gouverné autrement qu'à l'habitude, loin des hurlements au fascisme qui dominent les médias depuis 3 ans. Si c'est un fasciste, il est super mauvais à fasciser, parce qu'Adolf avait déjà cramé le Reichstag et établi les bases essentielles de sa domination quelques mois après sa prise de fonction. Trump est toujours pas foutu de gouverner sa propre Maison Blanche. Et personne n'a vu de phalanges d'un nouvel "ordre noir" défiler dans les rues ou enlever les gens chez eux, ni n'a vu de libertés supprimées.... Ah, si, par les GAFA et dans les discours de candidats et élus démocrates qui veulent réglementer la parole et l'accès au débat public. Oups. La faussement cohérente doxa qui domine maintenant à gauche a sans doute tous les ingrédients pour se désunir si elle parvient au pouvoir, mais ce jour là il sera trop tard, et en attendant, la structure d'un régime à deux partis et la domination culturelle d'un bord favorisent une certaine union de circonstance sur le plan politique, et surtout ce lent pourrissement de l'arène publique, de l'éducation et des esprits, cette manichéisation à sens unique du débat. Rien de bon n'est à attendre du résultat quand une démocratie ne peut être un libre marché effectivement concurrentiel des idées, avec la plus large ouverture possible.
  3. Très certainement: les mécanismes ont énormément de points communs en tous temps et en tous lieux, mais là, c'est le péril du jour, juste comme il y a encore une dizaine d'années, j'aurais pointé de la même manière encore la droite, surtout évangéliste, américaine, à ceci près qu'elle jetait ses derniers feux, et surtout, que même à son apogée des années 80-90 ("moral majority" et toussa), elle n'a jamais eu la même emprise sur la société américaine: elle n'exerçait qu'une influence absolument mineure sur l'enseignement en général (les polémiques sur le fait d'inclure le "intelligent design" aux côtés de la théorie de l'Evolution -elle aussi attaquée par la gauche, maintenant- n'étaient qu'anecdotiques, et sans grand espoir d'aboutir en grand) et les universités en particulier (là où, entre autres choses, sont formés les profs), et la proportion de l'arène médiatique qu'elle dominait était plutôt limitée, et n'a fait que devenir plus limitée depuis, et sa présence dans le monde culturel/médiatique est encore plus microbienne aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a 20 ans (au point qu'il est légitime de parler d'un nouveau mccarthyisme culturel pour tout ce qui n'est pas woke -pas seulement conservateur/religieux). Avec les GAFA et la tendance corporate du moment à ce "globish-isme" mercantilo-wokiste (pour utiliser des néologismes censés résumer bien des choses), ça fait un certain monoculturalisme triomphant qui a toutes les cartes en mains pour s'imposer et imposer ses tendances profondes, sinon un programme précis (penser qu'il y en a vraiment un, de même qu'une faction de décideurs le poussant, serait du conspirationnisme pur jus).... Et ça fout les jetons à bien des égards. Je n'ai aucun doute que si les dits conservateurs/religieux "durs" avaient la moindre occasion ou capacité d'agir, ils feraient exactement la même chose (contrôle, limitations de la liberté d'expression et de la fenêtre d'Overton, méthodes d'ostracisme social/professionnel....), mais le simple fait est que leur moment est passé depuis un certain temps et qu'ils n'ont plus aucune carte en main pour imposer ce genre de domination socioculturelle qui reste même quand leur parti de choix n'est pas aux commandes et parvient à imposer bien des items de son agenda à celui qui y est, et à dicter les termes de la conversation (ce que les wokistes et ceux qui les accompagnent -notamment côté pro-big business- font désormais). L'important est moins les fanatiques en soi, parce qu'il y en a toujours, de toutes sortes, en tout temps et tout lieu: ce qui compte, c'est où sont les gros bataillons qui peuvent les épauler dans une société, vers ou pointe la puissance de feu médiatico-socio-culturelle (qui fixe les termes du débat national, son cadre et ses limites -la fenêtre d'Overton-, soit ce qui est "bien" et "mal", et détermine ceux qui peuvent accuser les autres gratuitement sans être inquiétés eux-mêmes ou contredits efficacement), qui est appuyé par ceux qui manient le plus d'influence (visible ou non). "Politics is downstream from culture" (la politique est en aval de la culture) comme le disait, ironiquement, le fondateur de Breitbart (mort depuis, et qui se retournerait sans doute dans sa tombe s'il voyait qui lui a succédé et ce qu'il a fait de son journal); et la culture dominante aujourd'hui penche lourdement d'un côté, sans grande nuance.
  4. C'est pourquoi il faudrait parvenir à généraliser un vocabulaire pour bien cerner ces gens: "fachos rouges", "wokistes", "gardes rouges" (plus particulier aux "organes" d'imposition de la "loi", d'antifa aux groupes militants ou "de défense" de ci ou ça, en passant par les groupes plus ou moins informels en ligne et dans les médias). Ils ont des formes, ils ont un coeur idéologique commun, ils ont des factions "spécialisées" dans un thème ou un autre (pas encore vraiment de pape ou d'organes centraux, mais certainement un clergé), ils doivent donc avoir un ou des noms. Sinon, ils profitent de ce que leur développement comme courants d'idées plus ou moins disparates a produit depuis 40-50 ans: cette impression d'un ennemi invisible, indéfinissable, présent partout sans y être jamais complètement, qui donne l'impression de lutter contre des nuées de pets avec un fleuret.
  5. Comme toute religion, surtout celles portées au niveau du fanatisme, celle-ci se comporte de manière purement communautariste en mode hyper-autoritaire et intolérant de la dissidence, avec une fenêtre d'Overton interne réduite par l'imposition d'un dogme, et une externe inexistante, réduite à un tribalisme unitaire et agressif. Toute déviance est équivalente à l'apostasie en Islam: il ne suffit pas d'ostraciser le fautif, il faut détruire sa vie, parce que ce genre de mouvement à tendance totalitaire (=adresse tous les aspects de la vie, même les plus infimes, qui s'inscrivent forcément dans un grand schéma "d'oppression", dont le dogme, nécessairement, vous "libère" en adressant aussi tous les aspects de la vie et en dictant la façon de les vivre) ne se contente pas de votre acceptation passive, il exige votre participation enthousiaste en tout. Et quiconque n'applaudit pas le nombre requis de fois (cf Staline) est suspect, voire direct coupable. Et ne faites jamais l'erreur de croire, même si vous êtes dans le mouvement et engagé à fond, que vous n'êtes pas sous surveillance et passible d'excommunication d'une seconde sur l'autre (sauf, à un certain degré, si vous êtes quelqu'un d'important dans le mouvement, évidemment: "rules for thee, but not for me"): dans ces organisations du côté "progressiste", tout le monde est prêt à juger et dénoncer le voisin sur un soupçon, ou une remarque faite par quelqu'un d'autre (atmosphère que l'on retrouve sur nombre de campus américains.... Pas en ex-Allemagne de l'est).
  6. Il a fait moins de 320 millions mondialement, pour un budget de 150, ce qui veut dire que, en déduisant la facture des exhibiteurs (les salles de cinoches et leurs réseaux), il a fait environs 190 millions de recettes au mieux. Si au budget tu ajoutes le marketing (de 50% au minimum et jusqu'à 100% du budget de prod pour les blockbusters), on a au bas mot 225 millions à recouvrer: donc ce film a été un four et une sérieuse perte nette. Avec un chiffre comme ça, le marché ancillaire (droits télé, vidéos à domicile, diffusions "contraintes" diverses -avions, hôpitaux, hôtels....-, et produits dérivés) n'a pas du être férocement bon. Une audience de cette taille pour un truc censé être un film-événement, ça veut dire qu'il n'a pas attiré une grosse foule de "normaux" et a vu les fans sur-représentés, mais surtout que personne (ni les premiers, ni les seconds) n'est allé le revoir, et que le bouche à oreille chez les "normaux" (ici, surtout les familles, cad au moins 2-3 tickets pour un seul enfant) a été exécrable. Donc pas de suite. C'était une mauvaise adaptation, et un flop d'assez grande ampleur. Mais dans un tel cas (personne n'a essayé de harponner le récit pour promouvoir une trame narrative différente: politique ou autre), il est difficile de savoir si c'est juste un mauvais script, ou si l'histoire originelle elle-même est forcément bien adaptable au cinéma. Ce qui marche en bouquin, en BD ou à la télé n'est pas toujours si heureusement transposable au format film, et vice versa. Un film, c'est une histoire plus ou moins complète qui doit tenir en 1h30-2h en moyenne, et être suffisamment claire et dynamique d'un côté, tout en étant riche, originale (cad "différente du reste") et développée de l'autre (surtout quelques persos), et avoir un début et une fin. Pas si facile. Et quand on parle d'un budget de cette taille, il y a beaucoup de contrainte pour en faire un événement unique (on n'a pas le droit de faire petit, précis, trop accro à un matériau de base dans les détails). Bien peu de bons/grands récits écrits peuvent réellement être bien retranscrits sur le grand écran. Parfois ils le sont et ont du succès, et peuvent devenir leur propre genre de "bons", mais ont dénaturé le livre/la série originelle, et parfois on réussit de grands films à partir de mauvais bouquins. Difficile de dire si ça ne tient qu'à l'art du scénariste de film ou s'il y a juste des histoires qui marchent bien dans un format et pas dans un autre.
  7. Pour James Bond, un bon descriptif, moins à propos du film et de sa conception, qu'il y ait ou non du "woke" au coeur du scénario, un soupçon dans son implémentation, ou pas du tout, et plus à propos du marketing dans le divertissement (et en fait dans d'autres secteurs économiques) à notre époque, comme "idée géniale" du moment, ou comme recours quand on sent que le produit a peu de buzz et/ou qu'il sent le moisi par lui-même (mauvais échos du tournage de cet opus de JB: acteurs, producteurs et réalisateur qui se sont barrés, quantité de "correcteurs de scripts" embauchés, plusieurs changements de scripts en cours de route, disputes, accidents....). https://www.telegraph.co.uk/films/2019/07/16/james-bond-must-not-become-morality-tale-toxic-masculinity/ (désolé, paywall) Sinon, il y a cette explication de texte, mais il faut garder de la distance vis-à-vis du propos: j'aime bien ce gars, mais il est très partisan (anti woke, pur geek, ex libraire en comics), tout en ayant cependant des relations et "informateurs" dans les milieux du comics, de la télé et du ciné. J'aime bien cependant le terme de "PR Dark Arts" dans l'article originel: la partie "magie noire" des relations publiques. Ou l'usage de la polémique via l'identitarisme (racial/sexuel....) et le wokisme pour détourner l'attention et/ou susciter l'intérêt par l'outrage, partant du principe qu'il n'y a pas de mauvaise publicité (soit la méthode Trump) du moment qu'on crée de la notoriété, qu'on fait suffisamment de buzz pour trancher dans le décor et créer des camps, en comptant sur les divisions existantes de la société, en les exploitant et en les accroissant, une engueulade à la fois. On use des tribus existantes et on fait tout pour qu'elle se foutent encore plus sur la gueule, et ce en leur procurant un sujet d'indignation et de pointage de doigts de plus dans le flot ininterrompu de telles conneries qui nous tombent sur la gueule toutes les minutes via un paysage médiatique aussi hyperabondant qu'échouant à trouver un business model viable. Le fait que les médias existants s'accrochent toujours plus à ce genre de sujets montre autant la nullité de leur force de travail (désormais essentiellement faite de militants et diplômés sans expérience -et pas les premiers de la classe-, payés au rabais) que l'aiguillage complet, et quelque part désespéré, sur la polémique permanente pour faire du clic (et ne pas avoir à montrer que peu de gens les lisent/regardent, et infiniment moins lisent plus que les titres ou regardent plus de quelques secondes). A bien des égards, ce genre de marketing est un peu un cri de désespoir, autant des médias que de nombreuses productions peu inspirées/inspirantes, qui essaient tous de surnager comme ils le peuvent. Ce qu'on ne verra jamais, et qui serait du travai de journaliste (raison pour laquelle on ne le verra jamais: ça demanderait qu'on ait des journalistes), c'est l'audience réelle de telles polémiques: au-delà de quelques dizaines de pros-semi-pros sur twitter en consorts, qui sont payés ou complices pour lancer et alimenter ces débilités, plus quelques centaines ou milliers de leurs followers cliquant "like"/"retweet", combien de gens y prêtent réellement attention? Même là, y'a pas de hordes de ces fameux geeks sexistes/racistes (et surtout imaginaires) qui réagissent et alimentent autre chose qu'une discussion d'assez petite échelle, malgré tout ce que le système médiatique s'acharne, comme à l'habitude, à vouloir essayer de créer, décrivant "les médias sociaux en feu", et surtout s'abstenant d'essayer de faire un comptage de la réalité de ces tempêtes dans un verre d'eau qui dépassent rarement ce stade. Mais bon, faut bien, de leur point de vue, toujours arriver à leur conclusion pré-établie (blanc et mâle = beurk, non-woke = beurk, hétéro = beurk....), quel que soit le sujet du jour. J'aime aussi la distinction clairement opérée par l'auteure de l'article entre le public, les fans et ce qu'elle appelle le "commentariat", cad les critiques; ces derniers se souciant généralement peu des franchises ou des films critiqués (si tant est même qu'ils les voient avant de les critiquer), et beaucoup plus des supposées "analyses" sociopolitiques que les dits films seraient censés justifier de par leur soi-disant contenus "chargés" que ces génies insoupçonnés se targuent de savoir déceler. Qu'on se le dise, l'évasion, le divertissement "pur" n'existe pas pour ces gens: tout est révélateur des "structures d'oppression" et des "archétypes" politiquement orientés supposément perpétués par ces films qui deviennent pour eux des vecteurs d'une hypothétique propagande qu'ils veulent voir remplacer par la leur.... Qui produit généralement des oeuvres de merde, ou à tout le moins démolit/dénature des franchises et genres existants. Les fans sont certes un public plus difficile, mais c'est aussi celui qui produit des avantages pour la production, permet de démultiplier un marketing "naturel", accroît exponentiellement la rentabilité d'une franchise, fait du buzz gratuitement, maintient l'intérêt dans le temps.... Et peut transformer un one shot en franchise. Les écouter fait rarement du mal, et s'ils se déchaînent contre vous, alors que le grand public se pointe, cela peut souvent être révélateur que, certes, vous avez réussi votre coup cette fois-ci, mais que l'intérêt pour des films/série appelant une suite pourrait s'effondrer parce que, précisément, le succès du jour repose sur la notoriété et le charme acquis avant, et le marketing "choc" du jour, et qu'il a été réalisé au prix des fondamentaux, compromettant l'avenir. James Bond a déjà connu cela: abus des gadgets, bagnoles et du martini (ces trucs ne rendent pas JB cool: c'est lui qui les rend cool, donc insister trop sur ce genre de détail efface plus JB derrière des gimmicks et facilités, et lui font mal), humour douteux prenant trop de place (période Roger Moore), inadéquation de l'acteur et des performances physiques du perso (Roger Moore a trop vite eu l'air trop vieux pour faire ce qu'il faisait, Pierce Brosnan trop vieux et trop freluquet).... Mais, à notre époque d'avalanches permanentes de productions ciné-télé alors que les streaming wars sont engagées, ce processus nous fournit à tous une grande aide dans le développement nécessaire des outils de triage préalable des films et séries qu'on va choisir de regarder: quand le marketing est woke, ça veut dire que l'histoire ne vaut pas tripette, soit parce que le film est woke, soit, et c'est plus souvent le cas, parce qu'ils essaient de compenser la nullité par la polémique. Donc voilà une méthode pour vous simplifier la vie: si ça polémique woke-style, ne perdez ni votre temps ni votre argent avec ce produit! Merci qui? Merci James Bond (même si pour une raison différente de d'habitude)!
  8. J'ai cru, pendant une minute, à un crossover avec Cat's Eyes.... Ce sera juste un caméo . Mais à votre avis, au tarif des cinoches maintenant, quel effectif a des chances de se pointer pour aller voir ce qui n'est au final que l'équivalent d'un téléfilm cheap? Z'auraient mieux fait de passer par Netflix.
  9. On penserait qu'avec toute la connerie présente jadis et maintenant dans nos universités, Foucault aurait eu un plus grand rayonnement par chez nous.... Mais c'est aux USA qu'il a été déifié. Comme quoi, pour citer George Orwell: "il y a des théories si stupides que seul des universitaires peuvent y croire".
  10. En même temps, ils l'avaient sélectionné parce qu'il était, sur le plan du physique, de l'expression, du langage corporel, plus près du James Bond des romans, qui est blond, peu expressif, flegmatique, avec certaines expressions décrites comme parfois cruelles, ou en tout cas dures. Mais je ne trouve pas que Craig donne l'impression physique d'un bourrin: il a un peu un regard éternellement blasé, pas vraiment présent, à l'occasion un soupçon déprimé ou emmerdé, et effectivement, un visage plutôt figé. Mais faut aussi dire qu'il n'est pas servi par le script: à part Casino Royale, j'ai trouvé les histoire assez médiocres, donnant l'impression qu'elles cherchent à savoir où elles vont bien pouvoir finir (et comment elles arriveront là), usant de ficelles trop grosses et trop vues ailleurs, avec l'irruption d'un sentimentalisme de niveau adolescent qui n'a pas sa place dans l'histoire d'un personnage comme James Bond, qui est un fantasme pour adulte, pas pour post ados/jeune adulte émo.
  11. Raison pour laquelle on ne te donne pas les clés du feu nucléaire et autres responsabilités triviales. Y'a un truc qui cloche chez toi (avis TOTALEMENT objectif) . Au plus, on a le droit de dire qu'on aime LE brie. Et il plus intérêt à être de Melun que de Meaux (encore une fois, avis très objectif).
  12. Je doute fortement de ça: Trump lui-même n'a pas dit non, mais ne semble pas avoir poussé très fort, ou avoir eu à pousser très fort, pour dégager de l'accord avec l'Iran. L'essentiel de l'establishment US n'aimait pas cet accord, et cela inclue des gens de tous bords. L'essentiel de l'establishment de politique étrangère à Washington est dans une vision hostile, résolument hostile, à l'Iran, et il n'y a pas ou peu de voix discordantes tant l'influence (en grande partie payante) des pays arabes du Golfe y est forte, et tant celle de différents lobbies (avant tout le militaro-industriel, mais aussi des lobbies plus idéologiques) y est dominante. Donc sur ce coup là, il est essentiellement allé avec le courant, les indignations de la presse étant juste là parce qu'il est Trump et que leur "mission statement" depuis 2016 est de gueuler contre lui, même s'il sauve un bébé phoque. J'ai toujours beaucoup de mal à croire à cette "nouvelle politique": Trump en 2016 n'a pas vraiment amené aux urnes un nouvel électorat qui s'abstenait avant, en tout cas pas un qui pèse. Il a bougé un certain nombre, pas énorme mais parfois décisif, d'électeurs démocrates déçus par Obama et révulsés par Clinton, mais sinon, il avait essentiellement le même électorat que Romney en 2012, en moins nombreux. Rappelons qu'il a gagné les fameux Etats décisifs du "blue wall" avec moins de voix que Romney en 2012.... Qui les avait perdu. C'est vraiment plus un cas de Clinton qui a fait fuir du monde (restés à la maison, ne cochant pas la case présidentielle sur le bulletin, ou la cochant de façon volontairement invalide) et perdu l'élection qu'un cas de victoire de Trump par un raz de marée de supposés nouveaux électeurs. En revanche, on constate une accélération brutale de la déconnexion entre la scène publique/médiatique et la population: les modérés, indépendants, centristes.... Sont bien chassés de quelque part et donnent l'impression de ne pas compter, d'avoir à finir par suivre (illusion), et ce quelque part, c'est l'arène médiatique, la classique et les médias sociaux. Twitter est une course aux extrêmes et semble incarner "l'air du temps", mais c'est un faux semblant. Comme pour le reste de médias dont les audiences et la cote de confiance sont en berne (qu'on réalise qu'aujourd'hui, les médias sont moins populaires, et jugés plus indignes de confiance.... Que le Congrès, régulièrement noté comme moins populaire que la diarrhée, la vérole, les crottes de chiens sur les trottoirs ou les sorcières). Donc les personnalités comme AOC ont certes un avantage, seulement c'est pas sur l'arène qui compte réellement au final, même si cet avantage a une certaine réalité (donne de l'audience, un certain capital politique, une liberté d'action par la polémique...), jusqu'à un point donné, et comporte aussi de forts inconvénients hors de l'audience d'afficionados qu'on se fait (AOC fait apparemment fuir les électeurs indépendants et démocrates modérés, n'étant populaire que chez des progressistes qui ne sont pas si nombreux).
  13. T'es un peu verre à moitié vide, comme gars, toi
  14. Je préfère celui qui est bouffé par des bars mutants (les piranhas étant alors indisponibles car espèce protégée). En même temps, JB est violent depuis le début; est-ce si sûr que le bodycount par film a augmenté? Ou le degré de violence dans l'image? Ce qui est plus James Bond, c'est le contraste entre l'extrême polissage des manières, du décorum, du comportement, des apparences, des propos, jusqu'au moment où la sauvagerie fait irruption, brutalement, dans cet univers strict, soit par surprise, soit parce qu'il n'y a pas d'autre choix.