Tancrède

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    France
  1. On est d'accord, mais il faut noter que l'opposition au nucléaire, dans le sondage que tu mentionnes, est une opposition GLOBALE au nucléaire militaire, pas un avis sur le maintien de la bombe en France: la question suppose un renoncement global aux armements nucléaires.... Ce qui est évidemment un voeu pieux et ce genre de questions débiles que posent les journalistes qui présupposent que la diplomatie française est suffisamment puissante pour obtenir un traité international de désarmement nucléaire complet, et qui présuppose que puisse être créée une instance internationale capable d'imposer la chose et bénéficiant de la confiance de tous les Etats concernés en la matière. Ce genre de question omet aussi le fait que sans l'arme nucléaire, la France et son influence seraient rétrogradées dans l'ordre mondial. Toutes questions qui ne sont pas posées. Mais si la question était 'la France doit-elle renoncer à l'arme nucléaire SEULE et unilatéralement, laissant les autres faire ce qu'ils veulent", la réponse serait-elle la même? Y aurait-il toujours une majorité contre la bombe? Peut-être, peut-être pas, mais poser la question en précisant ou évoquant autant que faire se peut les conséquences changerait radicalement le débat, parce que suivant la manière de demander, tu peux obtenir tout et son contraire.
  2. A noter que pour la plupart, cette option d'opinion "vertueuse" n'existe que sous l'ombrelle nucléaire américaine, qui leur permet d'être idéologiquement hypocrites (anti-nucléaires parce que ça passe mieux auprès des bien-pensants et des opinions -surtout celles qu'on a travaillées au corps en ce sens-, mais pro-nucléaires dans les faits parce que c'est confortable -et budgétairement pratique- d'être un protectorat) ou pleins d'illusions (surtout après des décennies passées ainsi). La plupart des dirigeants qui condamnent ainsi le nucléaire militaire n'ont jamais vraiment eu (et leurs gouvernements n'ont même plus la mémoire institutionnelle pour) à être confrontés aux rapports de forces brutaux avec des puissances potentiellement hostiles (ou simplement "jouant le jeu") et pas toujours si éloignées. Quelque part, j'imagine que les pays d'Europe de l'est tendent à moins pencher dans ce registre d'opinions. Et si, cas hypothétique, une gouvernance permanente de l'UE commençait à émerger réellement, cad une prenant en charge TOUS les aspects primordiaux d'un gouvernement, sécurité/stratégie en tête, elle adopterait bien vite un changement culturel en la matière, une fois aux prises avec la pleine réalité du "grand jeu". A moins d'entrer pleinement (ce qui serait étonnant vu la taille et la puissance de ce nouvel ensemble) dans la mentalité du protectorat et du "la défense européenne, c'est l'OTAN", même une fois l'UE devenue une vraie entité géopolitique.
  3. USA

    It is not the case.... If you have studied your Agrippa. Which I (r)have.
  4. USA

    Je constate donc une bonne maîtrise du sujet qu'est le francocentrisme/nombrilisme nationaliste.J Honni soit qui vraiment très mal pense.... Et a des images franchement révulsantes dans la tête. Beeeuuuuuh.... Tu veux me faire rendre mon goûter, ou quoi? S'il faisait plus beau, je te convoquerais demain matin à Vincennes pour m'en rendre raison, tiens. Mais bon, là fait un peu frisquet pour s'ébattre avec des épées. le duel, c'est vraiment un sport de printemps/été. Z'êtes en position, les gars? Il a l'air de croire qu'il s'en est tiré? Qui a la camisole?
  5. USA

    Et vous croyez une seconde que les Américains en général, ou même les gens censément éduqués à CPAC, ont la moindre idée de qui étaient Ste Geneviève, Aliénor, Anne de Bretagne ou même Marie Curie? Sérieusement? Outre l'état de l'éducation américaine, faudrait essayez de se figurer la notion de provincialisme, de nombrilisme nationaliste, d'absence totale de curiosité pour ce qui n'est pas soi-même (individuel ou collectif): les Américains, de toutes obédiences politiques, en sont atteints au dernier degré, même, de façon plus sophistiquée (cad on connaît détails et anecdote, mais tout le raisonnement et la façon de voir le monde est articulé au travers d'un prisme 120% made in USA -et même plutôt made in Washington/NY/LA). Pour la Marine (Le Pen, pas la nationale): simple: jeune diplômé, j'ai fait un stage dans une station de radio. Elle est venue pour une interview, j'ai été forcé de humer le fumet. Et j'ai depuis eu d'autres confirmations par des amis en politique: c'est de notoriété publique dans ces petits milieux, et le sujet de nombreuses vannes.... Elle a la sueur, et l'humeur, mauvaises. J'ai aussi une certaine carrure, et assez de pratique martiale.... Autre détail utile: je ne m'approcherai jamais assez, puisque pour que ce genre d'échange ait lieu, faudrait que la cause en soit motivante.... Quelqu'un ici trouve Marine LP motivante? Si oui, cessez tout commerce avec les femmes ou même toute pratique onaniste pendant au moins un an et pensez sérieusement à votre vie. Vous savez que j'ai raison.
  6. USA

    Pas (totalement) cons à CPAC: y z'ont pris la jolie LePen, pas celle qui pèse encore quelque chose mais ressemble à (et sent comme -je peux confirmer personnellement) une poissonnière en fin de journée. Mais bon, que pouvait-on attendre d'autre de factions politiques dont certains membres ont comparé la petite Marion à Jeanne d'Arc (à mon avis surtout parce que ça doit être la seule femme française historique qu'ils connaissent)?
  7. Kathleen Kennedy est le diable et la mort de tout ce qui est bon dans Star Wars (ce qui bien sûr, avant elle, était TOUT.... Sauf Jar Jar et les Ewoks), en prélude à la mort de la franchise.
  8. Si tu veux faire mal au Wisconsin, tu tapes au coeur: le fromage.... Question: a t-on en Europe des importations de fromages du Wisconsin? Quelque part, je doute, mais on sait jamais.
  9. Allemagne

    Plus généralement sur les polémiques à répétition autour de la Bundeswehr: on voit là les résultats d'un cas extrême de "rognage invisible" au fil du temps, particulièrement visible dans la lourdeur des procédures, produit aussi bien que cause de l'absence de stocks dans à peu près tous les matériels, petits et grands, qui a conduit à des forces dont l'essentiel semble ne pouvoir faire tourner une partie (apparemment petite) de leurs matériels que quelques mois, voire quelques semaines par an. Et si c'est le cas pour les matériels principaux, on ose à peine imaginer ce qu'il en est pour les trucs moins flashy, et, pire encore, pour les personnels, qui ne doivent pas souvent s'entraîner, surtout au-delà du niveau individuel et/ou des sous-unités de base (avec micro-investissement "compensatoire" dans les FS qui doivent garder le niveau, plus éventuellement quelques unités fréquemment envoyées ici et là).... N'imaginons même pas la préparation en grandes unités. Vu la politique d'armement allemande qui vise à acheter du 100% made in Germany (jusqu'au moindre boulon), donc à surpayer pour avoir une politique industrielle, la réalité du retour sur investissement par rapport à leur budget d'acquisition doit être peu claironnante, malgré l'importance de leurs achats. Le bruit que cela a l'air de faire en politique actuellement est-il cependant une crise passagère correspondant à une petite gueulante arrivant régulièrement et donnant suite à bien peu de choses, ou bien est-ce une nouveauté de l'ère Trump (et de la réaction merkelienne aux derniers sommets OTAN) qui serait salutaire par les scandales en cascade qui sont tirés à la lumière du jour de façon tout sauf spontanée, afin de bâtir du capital politique autour du sujet pour le rendre traitable? Difficile à dire, mais les marges de manoeuvre budgétaires allemandes ne seront plus ce qu'elles ont été ces dernières années, vu la taille du problème des migrants (un dernier chiffrage table déjà sur près de 100 milliards nécessaires d'ici à 2020) dans le pays et les autres problèmes récurrents (notamment l'infrastructure), ainsi que ce que la réaction croissante aux problèmes liés aux migrants semble devoir représenter comme risque politique et contrainte d'investissement potentiel (sécuritaire, de solidarité avec une population autochtone mécontente....). Le tout avec un gouvernement fondé sur une très bancale coalition.
  10. Allemagne

    C'est l'éthanol: les navions ont chopé une cirrhose. Quand on vous dit qu'il faut vivre sainement.... Maintenant, apparemment, faut leur faire un lavement.... Des réservoirs. Ca va pas être joli.
  11. Tout cela et plus... Notamment la configuration du terrain qui avantageait la défense, la majorité des effectifs de Wellington étant derrière la "ligne de crête" (façon de parler dans ce relief de campagne) des collines en face de la Belle Alliance (où se trouve Napoléon et devant laquelle se trouve la Grande Batterie), et une bonne partie du reste étant embusquée dans les fermes fortifiées servant de points d'appui/fixation (Hougoumont étant en plus dans un coin boisé). L'historiographie de comptoir britannique a fait de ce positionnement une tactique innovante (sérieusement, ça a été tellement répété que la plupart y croient: il a inventé le fait de se planquer derrière le relief ), à coups de postulats très sérieux sur cet usage de la "reverse slope".... No comment. Quand les obusiers ont pu être amenés à portée, ils ont commencé à faire du dégât sur ces troupes planquées (tir courbe), mais y'en avait pas assez de dispo. Ca a commencé à saigner pour ces mêmes troupes quand la Haye Sainte a pu être prise et quelques pièces amenées devant: le relief était ouvert de cet endroit, et là, les carrés ont mangé.... Mais c'était un peu tard, et à ce stade, y'avait plus de réserves, toutes étant bouffées par l'endiguement des Prussiens. Y'a souvent un effet de dramatisation visuelle, mais un boulet de bon calibre qui arrive avec une bonne réserve de puissance sur de la terre meuble et suffisamment sèche, ça doit soulever une bonne vague de terre à l'impact, si l'angle est bon, il me semble. Et dans la boue, ça doit faire des beaux "flocs" qui feraient la joie des enfants aimant rentrer tout sales.
  12. Pas à cette époque pour les canons: les boulets étaient pleins. Sinon, il y avait les boîtes à balles/mitraille (essentiellement des boîtes de conserves bourrées de balles/shrapnell-like) qui servaient d'arme anti-personnel à courte portée. Les obusiers et les mortiers tiraient des projectiles explosifs (en fait des boulets creux remplis de poudre) dont l'emploi était délicat, puisque la détonation se faisait avec une mèche et que celle-ci devait être coupée en fonction de la distance à l'objectif visé, des tables de calcul standardisées (par Gribeauval) les aidant en cela (ce qui laissait beaucoup d'impondérables, dépendant notamment de l'humidité ambiante, de la mèche elle-même....). Les deux standards d'obusiers pour la période: - obusier de 6 pouces (6,4 inches pour les Anglais) du système Gribeauval - obusier de 5 pouces et demie (5,72 inches pour les Anglais) du système An XI (1803): le parc Gribeauval a continué à représenter une grande portion du parc total, donc les deux obusiers coexistaient
  13. USA

    Le simple fait d'une expression aussi réductive a une tendance à présenter le concept plus vaste comme une chose unifiée, monolithique et pourvue d'une intention unique et claire.... C'est tout le contraire quand on parle d'un système, ou plutôt d'un écosystème. Il y a cependant, dans le cas américain, des lignes globales constantes: cet "impérialisme" à l'américaine qui, aujourd'hui, implique un niveau de dépenses militaires et de renseignement hallucinant, l'entretien de forces de projection et d'un réseau de bases invraisemblables, et un multi-interventionnisme constant qui bypasse tous les dispositifs constitutionnels censément en place (mais pas prévu pour cette intention forte et constante de contourner les règles, de les ignorer quand c'est possible) et crée cette "forever war" qui est désormais la marque de fabrique de fait bipartisane à Washington. Le tout étant financé à crédit, au-delà des capacités de financement de long terme du pays. Autre point de consensus nié mais bien réel: la politique fiscale, commerciale et économique. Mais mon point en disant "trous du cul" est de signaler que dans l'esprit de la majorité de ceux utilisant des expressions comme "Deep State", c'est du pareil au même. Et ça alimente grandement les courants anti-élitistes de droite et de gauche, itération d'une défiance sans cesse croissante par rapport aux institutions.
  14. USA

    Le problème de ce terme ombrelle du "deep state" est qu'il s'agit d'une simplification complotiste d'une réalié plus vaste et plus complexe, voire de plusieurs réalités, que tous sentent et voient à divers degrés, mais sur laquelle on ne peut mettre de nom réellement pertinent ou sur laquelle on ne peut projeter une explication unique satisfaisante, tant elle est protéiforme. Derrière ce terme de "deep state", beaucoup de gens mettent des choses au moins partiellement différentes, recouvrant un ensemble de choses et phénomènes plus ou moins varié: - l'écosystème politico-médiatique, l'oligarchie régnante qui domine les processus de grandes décisions, d'élections et de débat - le système de reproduction et d'entrisme des élites, qui inclue entre autres médias, éducations, réseaux relationnels et accès aux bonnes carrières, ainsi que les "revolving doors" entre privé et public, entre médias et politiques, entre administratif et politique, au sein du monde corporate.... - la réalité des grandes administrations (civiles et militaires) qui, comme tout monstre bureaucratique, développe une vie propre échapant en partie aux systèmes de contrôle l'asservissant en théorie complètement au politique (pas toujours pour le pire, notons-le): des chapelles en émergent, des méta-chapelles, des écoles de pensées et coalitions d'intérêts et d'opinions poussant le vent des décisions et politiques de long terme dans certaines directions dont il est difficile de dévier.... Mais aussi une puissance propre de lobbying de fait (pas nécessairement par des coalitions de campagne -il y en a aussi-, et plus par un chantage à l'expertise, des pressions sur les décisionnaires, une façon de présenter le cadre des décisions aux élus, la cooptation des recrues et des élus, le jeu de l'influence et des relations....). - conséquence du fait précédent, mais aussi fait en soi-même: ces chappelles, écoles de pensées, réseaux relationnels/entristes et coalitions, interpénétrés avec les clans politiques, font émerger des hiérarchies de pontes, de caciques, à la puissance bien réelle, qui forment des groupes de pression/décision plus ou moins informels qui, côté positif, "font tourner la machine", et, côté négatif, la font tourner en de multiples instances dans certaines directions favorisées par les opinions de ces petits cercles, et/ou leurs intérêts matériels de court (paiement, statut....) ou long terme (carrière, reconversion), individuels ou de faction/parti. - avec la forte présence du privé (corporate, mais aussi non-profit/idéologique) dans le système de décision politique américain (local, fédéral....), le jeu devient encore plus complexe et toujours moins qualifiable par un terme ou un concept simple. De là, on en revient à des termes simplistes, voire du pur conspirationnisme, avec des trucs comme le "deep state" qui, par sa seule formulation, donne l'idée éternelle d'une pièce dans laquelle se rassemble un groupe de gens en costume (voire avec des cagoules) qui décident de presque tout (et apparemment sont toujours unanimes) et ensuite lancent leurs grands rires de méchants de cinéma, tout plein de leur autosatisfaction et tirant sur les extrêmités de leurs moustaches à la prussienne. Si on faisait une enquête sérieuse sur tous les gens employant l'expression "deep state", ou quelque chose d'assimilés (comme on disait "les hommes en noir", les illuminati, "eux/ils", l'oligarchie, les 200 familles....), je ne suis pas sûr qu'on trouverait dans les faits une proportion si impressionnante de conspirationnistes; certainement des gens évoquant par ce terme des réalités diverses, mais la plupart utilisant ce genre d'expression pour mettre un nom simple, rapide et commode qui évite les longs développement pour évoquer la réalité plus générale et complexe de l'écosystème de décision politico-économico-culturel présidant aux destinées du pays sans assez de contre-pouvoirs ou d'opinions divergentes, et qui semble par trop "truquer le jeu" depuis quelques décennies. Ce genre de terme, au final, reflète avant tout, et résume par commodité, la perte totale de confiance dans les institutions, et souvent même dans le système qui les staffe, sélectionne et remplace leurs décisionnaires. Alors oui, "deep state", ça sonne conspirationniste, stupide, même, mais ça va bien plus vite. Mais au final, ça pourrait aussi bien être "trous du culs".
  15. Importé de France, puis produit sous licence aux USA. C'était avant toute chose le canon officiel de l'armée française pendant la majorité du Second Empire. Aucune idée pour la mortalité moyenne des artilleurs en général ou par métier, mais j'imagine que c'étaient pas les plus planqués (particulièrement l'artillerie à cheval, ou "volante") vu la densité de la contre-batterie à l'époque, et la grande vulnérabilité des servants d'armes à la cavalerie, dès lors qu'il n'y avait plus de couverture d'infanterie (qui, si tout se passe bien, est loin en avant, ne laissant que le minimum derrière, et les réserves étant en retrait). Sur le sujet du recul, j'avoue ne vraiment pas assez connaître la chose: je mesure par exemple que le canon de 12 du système Gribeauval (la superstar des guerres napoléoniennes), distant de 2 générations du canon de 12 dit "Napoléon" (sous-entendu "Napoléon III") utilisé par l'armée française et les armées de l'Union et de la Confédération (et apparemment le préféré des deux camps, malgré l'arrivée de modèles plus récents), pesait plus de 800kgs (1 et demie avec l'affût), là où le Napoléon pesait 600Kgs (1200 avec l'affût), pour une puissance bien supérieure (progrès de la poudre et de la résistance des matériaux, réduction du "vent" de l'âme du canon) et une plus grande variété de projectiles (notamment les obus explosifs). Mais déjà sur le canon de 12 Gribeauval, le vent de l'âme était le plus réduit de son temps, donc avec un minimum de dispersion de la force de l'explosion. Je ne m'explique pas la réalité du recul: j'ai vu des vidéos où les canons font de véritables bons en arrière, n'ayant que peu de choses pour les freiner. Evidemment, sur un navire, l'effet est amplifié par la houle et l'instabilité générale de la plate-forme (et le besoin absolu de garder la pièce en place et de pouvoir la faire reculer et avancer pour la servir), mais j'ai lu à de multiples reprises les énormes dangers d'une pièce effectuant son tir et pouvant mutiler ses servants (il est aussi vrai que pour la marine, on parle souvent de pièces plus lourdes: le 24 livres -près de 2 tonnes sans l'affût- est le standard des vaisseaux de lignes et frégates lourdes). Le canon de 12 Gribeauval devait avoir une cadence soutenue d'un tir/minute: imagine le ballet qui va avec ça. Plus rapide que ce que la vidéo montre, qui est quasiment une cérémonie. C'était une opération complexe, surtout les manoeuvres de positionnement sur le champ de bataille (qui impliquent de bouger le canon sur son affût de la position "route" à la position "tir" et inversement), mais le système mis au point par Gribeauval était une petite révolution, et Napoléon insistait beaucoup sur le niveau d'entraînement des artilleurs, en étant un lui-même. Après, sûr qu'un canon isolé vivait mal une charge adverse, mais rappelons que contre les charges, il y avait les boîtes à balles/mitrailles.... Qui s'y frottait s'y piquait, et il fallait vraiment être assez près et savoir/pouvoir choisir son créneau pour lancer sa charge au tout début du rechargement adverse pour espérer cueillir l'artillerie sans se prendre au moins une volée de mitraille terriblement anti-personnel. Si la batterie chargée était un peu conséquente, elle pouvait tirer par roulement et assurer un feu plus continu rendant l'affaire encore plus délicate.