Tancrède

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  1. Dans un tel cas, si j'étais un écolier américain, je manifesterais contre le drapeau... Parce qu'il serait trop compliqué à apprendre et dessiner. D'où tu tiens ça? Tu as des sources là-dessus (je n'accuse pas, je demande, juste)? Le thé envoyé au fond du port de Boston était estampillé EIC, en protestation non seulement du "Stamp Act", puis du "Townshend Act" qui surtaxaient les importations de thé pour renflouer les caisses britanniques post guerre de 7 ans, mais aussi sur la concurrence déloyale imposée par l'EIC qui s'était faite octroyer (via son monopole colonial et son énorme puissance de lobbying) des avantages incroyables contre les importateurs de thé (et d'autres produits) des 13 colonies, dont beaucoup étaient de Boston, notamment John Hancock, un des premiers pères fondateurs, notable à ce moment clé avec John -futur 2ème président US- et Samuel Adams -fondateur des "Sons of Liberty". Et ça n'empêche pas, depuis avant même la parution de ces essais, ou de leur absurde prix Pulitzer, ce monument de propagande d'avoir été intégré au cursus scolaire dans de nombreux Etats, comtés et villes. Bourrage de crâne and co...
  2. Apparemment, les choses n'ont fait qu'empirer, au point qu'un représentant de la police a osé évoquer la chose à voix haute, pointant du doigt une criminalité "importée" de gangs spécifiquement entrés dans le pays pour profiter d'un espace pour ainsi dire vierge qui est aussi une "soft target pour de telles activités. La violence qui accompagne la chose atteint des sommets complètement aberrants pour les Suédois, surtout ceux de plus de 40 ans qui ont un univers de référence radicalement différent, mais qui sont aussi choqués par la résignation qu'ils voient chez les plus jeunes pour qui il est désormais, dans de nombreux quartiers, "normal" de se terrer chez soi et d'entendre des coups de feu et les désormais "traditionnelles" explosions de grenades et autres explosifs, "spécialité" de cette nouvelle criminalité du pays. Pour qui ne connaît pas la culture suédoise, le fait qu'un responsable policier en activité ait osé l'ouvrir publiquement contre les directives en place ne choquera pas plus que ça, mais dans ce pays, c'est une quasi révolution: le Suédois est taiseux et s'aligne sur les directives d'en haut et la pression sociale informulée, mais terriblement forte, qui interdit de sortir des clous. Pour un haut fonctionnaire, surtout sur des questions sensibles, ce genre de pression est infiniment plus forte encore. La répression contre des confessions et sorties de flics et ex-flics sur les médias sociaux depuis plusieurs années a été assez féroce (coupure d'accès aux médias sociaux, amendes, suppressions de pension, menaces sur carrières, démissions forcées....) même si niée et opérée dans une discrétion forcée, donc cette interview donnée sur un ton inquiétant, mais mesuré, laisse supposer une réalité bien plus noire. Il y a eu plus de 200 fusillades cette année, et 24 morts, et plus encore, dans et autour de nombreux quartiers à forte composante "ethnique", une atmosphère de peur est devenue la norme, ce qui est une nouveauté radicale dans ce pays, un choc culturel qui fuele déjà une forte réaction de la part d'une droite qui a repris du poil de la bête après avoir été mise sur la touche par la politique bien acceptée de lutte contre le COVID de la part du gouvernement social démocrate. Un choc culturel accru quand, il y a 2 semaines, des gangs ont tout simplement établi des barrages routiers pour contrôler les allées et venues autour de certaines zones... En toute impunité. Ce qui s'ajoutait au meurtre d'une fillette de 12 ans (balle perdue lors d'un échange entre gangs) et à l'admission (après des années comme secret de polichinelle) de la généralisation "d'incivilités" à l'encontre des citoyens suédois "du cru", notamment les plus jeunes, dans et autour des écoles (humiliations, agressions, viols). Dans l'ensemble, les meurtres en Suède sont, proportionnellement, bien plus fréquents qu'en Allemagne à présent. Le premier ministre a aussitôt répliqué dans les lignes attendues: lier la criminalité à une quelconque origine ethnique ou culturelle, c'est mal. Il admet désormais que le problème criminel est grave, mais refuse de l'envisager autrement que selon les lignes prescrites par son script très très PC. Mais outre l'activité criminelle fondée sur, apparemment, une quarantaine de "clans" familiaux, et son empreinte toujours plus grande sur certaines parties du territoire, la démonstration spectaculaire des barrages routiers (depuis, de nombreux services publics et privés impliquant déplacement ne sont plus assurés dans le coin) était un bras d'honneur à l'Etat suédois, et une proclamation de pure domination territoriale. https://www.ft.com/content/67b04d32-da13-440e-ad68-099b533470e1 https://www.spectator.co.uk/article/swedens-crime-problem-has-become-too-big-to-ignore
  3. En politique? Personne n'en veut dans un parti. Mais le cas de cet Etat n'est qu'un des multiples exemples de comment une élite politique et administrative peut parasiter un processus électoral bien en amont de l'élection, parce qu'aucune force civique organisée, ou presque, ne peut suivre le rythme de changements constants dans les micro (et moins micro) détails du dit processus. Aucune ne peut multiplier les recours, demandes d'informations, enquêtes, suivis juridiques, ou intenter tous les procès nécessaires. Aucune n'a les moyens, la capacité d'attention soutenue, la "masse de manoeuvre" salariée ou amateure (bénévoles), experte ou non, pour mettre des bâtons dans les roues des traficoteurs en tous genres. Et les partis, censés faire une bonne partie de ce job en se surveillant mutuellement? Il semble aussi que quelque chose soit sévèrement grippé à ce niveau. Où l'on voit quand même que chaque parti a ses méthodes préférées de triche: les républicains semblent souvent plus impliqués dans le "redistricting" (gerrymandering), ou en tout cas être plus souvent pointés du doigt par les médias sur ce sujet (qui pense que ceux d'en face sont cleans là-dessus?), les démocrates semblent avoir un penchant pour la manipulation des listes électorales (voter registration... Fantaisiste) et le vote par correspondance généralisé (mail in voting vs absentee voting -ce dernier étant maîtrisé et sûr). Mais au-delà des abus, fraudes et manipulations, la multiplication constante de telles choses, de part et d'autres, produit un effet bien plus néfaste: le grignotage constant de la confiance dans le système électoral et la politique (qui n'a déjà pas beaucoup de capital confiance à rogner à ce stade), et le renforcement toujours plus affirmé des méfiances et antagonismes tribaux. Le tout par des gens qui passent leur temps à insulter les "autres", avec la puissance d'hostilité que peut maintenant créer l'environnement média interactif et omniprésent de notre époque, sa capacité à créer un niveau de haine sans précédent dans des sociétés modernes qui n'ont jamais été si désunie tant le concept d'Etat Nation a été endommagé et amoindri... Et ces mêmes gens alignent quand même les formules d'usage après avoir passé l'essentiel de leur temps à dépeindre l'adversaire comme moins qu'humain, ou comme le diable, en disant que "on a plus en commun que de choses qui nous divisent", et en prétendant oeuvrer pour "l'unité" du pays. En soi, rien de très nouveau en politique, si ce n'est le niveau d'intensité et la puissance de ces rhétoriques à notre époque... Et la faiblesse accrue de la dite unité de nos jours. A titre d'exercice de style, j'essaie de temps en temps de computer ce qui se passerait aux USA si un nouvel événement type 11 septembre arrivait aujourd'hui: la société US pourrait-elle encore produire une réaction d'union (aussi mal guidée ensuite qu'elle ait été) analogue à celle de 2001? Ou serait-ce maintenant un coup de marteau enfonçant encore plus le clou qui divise cette société, déclenchant une réaction en chaîne accélérant les tendances en cours, amplifiant les lignes de fracture existantes?
  4. Beaucoup de politiques ont prouvé, de façon répétée, qu'ils se foutent bien du lendemain s'ils peuvent faire le "coup du jour". Micro-exemple ici: Harry Reid (ex leader démocrate au Sénat) s'est débarrassé du Filibuster, pour l'essentiel, pour faire pièce à son usage par les républicains et passer ce qu'il voulait passer à l'époque... Si cette procédure parfois caricaturale était encore disponible dans sa forme la plus pleine, la question d'un remplacement accéléré de RBG avant l'élection ne se poserait même pas. Qu'il s'agisse de supprimer des libertés ou de sabrer un dispositif constitutionnel pour le besoin du jour, les politiciens ne s'intéressent réellement qu'à ce qui est commode pour eux dans l'immédiat, à ce qui leur facilite la vie et est expédient. Avoir de la perspective, de l'ampleur de vue, de la responsabilité avec un horizon qui va au-delà du lendemain ou, au mieux, de la prochaine élection? Ca, c'est pour les hommes (et femmes, soyons charitables) d'Etat. Et y'en a rarement de dispo.
  5. Pas forcément: - les récents arrêts de la CS ont montré que 2 des juges "conservateurs" (Gorsuch et Kennedy), voire 3 (Roberts) ne le sont pas tant que ça, et sont beaucoup plus "politiques" que conservateurs, et même qu'un 4ème (Kavanaugh) oscille aussi sur bien des sujets. Le big business est ce qui bénéficie des juges choisis par droite et gauche, pas besoin d'un marqueur politique tel que présenté par les partis et médias. Les sujets "sociaux" sont juste du paravent pour masquer le fait que, comme ailleurs, les directions des deux partis se font plus souvent les détaillants du même grossiste. - il y a un juge "conservateur", voire deux, qui ne sont pas de la première fraîcheur et pourraient très bien clamser dans la décennie à venir, ou se retirer (spontanément, ou dans le cadre d'un accord politique d'arrière salle) - des démocrates ont évoqué la possibilité de simplement augmenter le nombre de juges ("packing the court") à la CS, dont la limitation à 9 n'est pas gravée dans le marbre. Plutôt sur du plâtre. Mais en attendant, il n'y a plus d'autre actualité aux USA pour un moment: attendez-vous à de l'hystérie, de l'horreur, et une disparition quasi totale de toute forme de vérité, si on pouvait encore en trouver dans les médias et le discours politique US.... Ca va être une foire d'empoigne absolue fondée sur des accusations, pointages de doigt, inventions, campagnes de dénigrement, invocation de l'apocalypse et du 3ème Reich.... Ou, pour les cyniques anglophones.... A day of the political week that ends in "y"
  6. Des promesses, toujours des promesses.... Où sont ces super bombasses germaniques en uniforme SS? Parce qu'à part dans le domaine du porno et de quelques mauvaises fictions télé/ciné, on les attend toujours.
  7. Tu veux dire.... Enfin des nouvelles productions un peu intéressantes à la télé? L'article est à prendre avec plus que des pincettes, vu la façon dont il présente le cas Rittenhouse, suivant la meute de médias qui déforment ou inventent sur son cas, le présentant comme un dangereux terroriste raciste venu de très loin pour foutre la merde: c'est un gamin, apparemment pro-Trump, qui habite à 20 minutes de Kenosha (mais dans un autre Etat, ce qui facilite la fausse narration) et y bosse. En l'état des choses qu'on connaît, il n'est pas un afficionado de "sites d'extrême droite" (ce qui est clamé partout... Mais évidemment, tout ce qui est à la droite d'une fenêtre d'Overton qui va de Bernie à Biden est fachoraciste), ni un taré de la gâchette, mais fait partie de ce mouvement plutôt spontané, vu un peu partout aux USA (et pas que chez les blancs, loin de là), qui a vu des citoyens s'organiser pour essayer de protéger leur voisinage face aux émeutes et à l'absence de réaction d'une police qui, bien souvent, a vidé les lieux depuis la fin mai, ou s'est abstenue de faire quoique ce soit. Résultat, il s'est trouvé dans une situation pourrie dont il n'apparaît pas qu'il était responsable (de ce qui est connu de l'altercation initiale qui a lancé la chaîne d'événements qui a suivi), et dont il est sorti vainqueur (et contrairement au tueur d'un supporter de Trump à Portland et d'autres agresseurs, il n'a pas fui et s'est spontanément rendu à la police). A ce jour, rien n'en fait un personnage néfaste, sinon la volonté de la majorité des médias de dépeindre ces "miliciens" spontanés sous les traits du nazisme (en omettant, pour ce faire, tous les groupes analogues noirs et latinos, comme "Black Guns Matter" et d'autres). afin de dire qu'il y a des tonnes de nazillons dans les rues. Réalité: les groupes d'extrême droite sont infiniment plus petits aux USA que ceux d'extrême gauche, beaucoup moins organisés et financés, quasiment sans "méta union" ou coordination au niveau national, et sans relais médiatiques ou politiques. Et au constat de la réalité.... Y sont pas bien malins: faut pas attendre du "social hacking" ou des tactiques efficaces de manipulations de manifs ou d'émeutes de leur part, ou de tactiques et stratégies élaborées en ligne, ou de grandes capacités de hacking . En d'autres termes, ils n'ont qu'un petit pouvoir de nuisance locale dans le "meilleur" (pour eux) des cas, même si une de leur spécificité (je pense personnellement que c'est en bonne partie du à cette absence de capacité de faire quoique ce soit = désespoir) est de voir, régulièrement, quelqu'un de leurs rangs péter un câble et se lancer dans une fusillade suicidaire, là où les groupes d'extrême gauche ont la capacité de plus planifier et de s'organiser pour, en général, rester volontairement juste sous le seuil létal (mais de commettre un bien plus grand nombre d'actes violents, qui marqueront ainsi moins les newscycles) et impacter de façon bien plus et mieux pensée, à une bien plus large échelle, avec des relais et alliés objectifs dans les médias et la politique (qui s'aplatissent, pardonnent, omettent ou encouragent, voire aident), ce qui donne une vraie capacité politique/stratégique en terme de résultats. Mais la petite présence de certains agitateurs et fouteurs de merde d'extrême droite est bonne pour la trame narrative voulue, qui "dédouane" en partie la gauche radicale via le whataboutisme, voire la présentation de cette gauche militante comme "rempart" contre les "nazis". Avec, comme c'est devenu la norme dans la presse moderne, pas/peu de quantification des forces en présence, aucune enquête réelle, et une sélection extrême de ce qui est observé sur place assortie de beaucoup de créativité. Et, comme les manifestants anti-confinement du mois de mai, les gens qui essaient de défendre leur quartier et de sauver ce qui peut l'être sont soit ignorés (noirs et latinos), soit présentés comme fachos (l'usage du mot "milicien", souvent ambigu aux USA, est indicatif). Bref, la demande de nazis excède de très loin l'offre effectivement disponible, mais la presse pallie à ce manque. Le cas Rittenhouse est assez indicatif à cet égard: un gamin qui n'aurait pas du se trouver là, mais qui, comme d'autres, ne voyait pas vraiment quoi faire parce que la police était aux abonnés absents, souvent de par la volonté des autorités politiques, se retrouve dans une situation merdique (et face à des gens dont quelques-uns étaient des ordures certifiées avec le casier ad hoc) et a en plus le tort de s'en tirer. La presse s'en prend à lui.... Et les autorités, responsables de la création de ce merdier? Nada!
  8. En passant, sur les médias... (Le Babylon Bee est un site satirique, comme The Onion) Ca n'a pas manqué: CNN a traité le sommet en insistant sur l'absence de distanciation sociale, réalisant la prophétie d'un site voulant faire une blague potache.... Quand parodie et réalité se confondent (parce que ce n'est qu'un exemple parmi des milliers de ce qui est devenu une constante dans les médias anciennement "sérieux"), comment on appelle ça?
  9. Je peux sans réfléchir placer tous les Etats américains et leurs capitales, ainsi que les reliefs et types de terrains (par grandes régions), grands cours d'eau.... Ce qui doit me placer au même niveau que le top 5% des Américains quand à la géographie basique de leur pays. Mais chaque fois qu'on se moque des ricains sur ce sujet, on devrait toujours regarder les questionnaires écrits ou oraux (genre micro-trottoirs) en Europe quand à la géographie de l'Europe (un continent bien plus petit).... Et la même chose au niveau national: combien de Français seraient capables de nommer, et placer, les 5 plus grandes villes du pays? Combien sauraient placer Napoléon dans l'Histoire (juste les dates... Approximatives)? Ou la Révolution? EDIT: je viens de tomber là-dessus... Jusqu'à quelle taille vos yeux peuvent-il s'équarquiller? https://www.theguardian.com/world/2020/sep/16/holocaust-us-adults-study?utm_term=Autofeed&CMP=twt_gu&utm_medium&utm_source=Twitter#Echobox=1600229566 Perso, je ne suis même pas si sûr que les scores français seraient tellement plus impressionnants. Faut se méfier de l'effet de loupe quand on regarde ce genre d'étude sur un endroit particulier... Et qu'on évite de regarder dans son propre voisinage.
  10. Dans des ilôts, même nombreux, oui, ils survivront, peut-être même au sein d'une majorité dans chaque pays... Mais une majorité éclatée, divisée idéologiquement, et ce bien au-delà de ce qu'un vrai sentiment national convenablement entretenu serait capable de surmonter en fournissant un "tronc commun" suffisant. C'est là qu'est l'os, pour moi. Et cet entretien, normalement, ne peut venir que d'une synergie entre d'une part un Etat qui assure un service minimum raisonné (cad pas le jingoisme institutionnel de l'avant 14) via l'éducation et un vrai travail sur la "liturgie nationale" (productions médias, cérémonies, diverses incitations et récompenses pour faire activement participer des pans de population à plein d'activités -utiles et/ou symboliques-...), et d'autre part une population qui fait vivre la chose par elle-même et garde le sentiment actif (quand la dynamique est en place, pas la peine de savoir quel versant est la poule et lequel est l'oeuf dans cette synergie). Or c'est tout l'opposé qui a été fait depuis au moins 40 piges, si bien que l'idée même de sentiment national sent souvent le formol (j'ai rien vu d'inspirant de la part de l'Etat depuis TRES longtemps, à tous niveaux), toute tentative de mise en avant est plus souvent condamnée comme suspecte, et que le principe même semble devenu étranger aux mentalités de vastes pans de population (surtout dans la jeunesse). Résultat, là où il vit, c'est "hors institutions" et approprié de manière sévèrement tribale avec des interprétations très.... Particulières et diverses. C'est pas un malentendu: c'est de la rhétorique politique parfaitement consciente et calculée, aggravée par l'impossibilité croissante de tout dialogue dans la scène publique telle qu'elle fonctionne aujourd'hui.
  11. Un des multiples bloqueurs "moraux" au protectionnisme: comme le montre bien le traitement de la question en Europe, quand on parle de protection vs libre circulation, ça ne concerne pas que les biens, services et capitaux... Ca inclue aussi les idées/informations... Et les gens. Donc dès qu'on parle, même pas de "protectionnisme", mais de meilleur équilibre entre ouverture et protection.... Le débat devient patate chaude parce que le mot "immigration" sera introduit immédiatement. Et on sait ce que cela veut dire dans un débat sur une plate-forme publique. Beaucoup de "ismes" et de "phobes" peuvent alors être employés et assénés en toute impunité, la "conversation" est vite détournée sur un plan en apparence moral pour mieux empêcher toute discussion en martelant depuis une position auto-proclamée comme supérieure moralement. Et pourquoi en irait-il autrement? Il y a un intérêt puissant pour les factions libre-échangistes/internationalistes à le faire, et elles seront nécessairement présentes à tout débat sur la question, avec toute la préparation et le soutien voulu (sachant que l'essentiel de ceux qui possèdent les plates-formes de débat sont en plus dans ce camp), et en plus une alliance objective avec les anti-frontières et immigrationnistes idéologiques de tous poils qui se font volontiers les idiots utiles de la mondialisation la plus débridée. Il y a un fort blocage sur ce point (et dans l'UE, il est d'autant plus contraint par la quasi impuissance des Etats -là où se passent les débats et prises de conscience- vs l'échelon européen), et je ne vois vraiment pas de manière de le voir contourné à brève ou moins brève échéance. Ni d'intérêts organisés suffisamment puissants pour commencer à changer la donne, même sur le seul plan de la discussion. Et d'ici à ce que quelque chose parvienne à s'organiser, j'ai cette peur lancinante que les sentiments nationaux soient si affaiblis qu'il n'y aura plus vraiment d'impetus pour même penser en des termes tels que "protectionnisme", dissous que nous serons en multiples tribus et factions, en silos séparés de discussions et débats (chacun sa bulle informationnelle de petite/moyenne audience), pour la plupart insignifiants dans de grands ensembles de plusieurs centaines de millions d'habitants.
  12. "Parler" est le mot: vu qui gravite autour de l'équipe Biden/Harris (et l'absence totale de connaissances économiques -ou d'intérêt pour la chose- de ces deux là), il n'y aura rien d'autre que des mots de ce côté. Si jamais il y a un peu de "reconstruction" de certaines chaînes de fabrication, crois-bien que ce ne sera pas en changeant quoique ce soit aux accords commerciaux et au culte libre-échangiste, mais en subventionnant comme pas deux (= déficits qui explosent encore plus, conséquences reportées à une présidence ultérieure).
  13. Ah, je me rappelle de ce truc là, avec la "Hungry" (le présentateur a été intentionnellement vachard en prononçant mal le nom) et la "Turkey", elle s'est fait servir un beau repas dont elle ne connaissait pas les ingrédients. A noter le fait qui n'était pas important à l'époque et serait maintenant le coeur des commentaires: - j'écoute mais je n'entends que ce que je veux - ça s'appelle être une femme Aujourd'hui, si la prod décidait de laisser dire ça... Le gars serait viré le lendemain. Le reste, la géographie, c'est tout aussi inimportant qu'à l'époque, mais pour des raisons différentes: au moment où ce truc est sorti, on se serait moqué de la "white trash" sans éducation et sans doute républicaine, et la droite (la partie non éduquée) s'en serait foutu. Aujourd'hui, on s'apercevrait que 70 à 80% (et mon cynisme me dit... Que c'est en fait encore plus) des diplômés de fac sont en fait tout aussi ignorants de la géographie, sont démocrates... Et que les démocrates s'en foutraient tout autant, mais continueraient à regarder le reste du monde avec condescendance en se jugeant intelligent, éduqué et cosmopolite. Le nombrilisme messianique est une tare qui ne connaît pas de préjugé dans la répartition: quand un pays a la maladie, tout ses citoyens peuvent l'attraper. Regardez combien l'ont encore en France alors qu'on sait depuis Suez qu'on n'est plus une grande puissance.... Le changement d'habitude (et de préjugés sur ce que le pays peut/doit faire) rentrerait mieux si seulement plus de 2 ou 3% des Français savaient à quel événement (Suez) je fais référence.... Peut-être ... Je me disais bien que les Ewoks avaient un accent familier. Sinon, je ne me souviens pas de scènes où ils se réunissent à une table de café, boivent un verre avec un air grave et parlent de la mort.... Mais bon, ceux du film n'étaient peut-être pas des Viennois.
  14. Ah ben non: demain les incendies, apparemment. (Non, je ne cours même pas vers la sortie ) Le signal-prix est puissant, jeune padawan. Parfois littéralement (après une tempête, dans certains coins du littoral). Et du pas très frais. La vase, le limon, les déchets agricoles, les maisons qui ne peuvent pas avoir de cave dans ces zones (sols trop humides et meubles)... Ca fait un cocktail parfois très... Parfumé. Pour ceux qui se font innonder, c'est une découverte des joies de la nature. Sans compter ce qui les attend plus tard avec l'impact ultérieur sur les murs de leurs maisons "de fabrication récente" . Heureusement pour nous, la baraque de famille en a vu d'autres depuis le siège de la Rochelle. Elle a été mieux pensée... Par des mecs qui ont bâti à la va vite (à l'époque), étaient probablement tous illettrés et ne construisaient là que des petites résidences temporaires pour des officiers du siège. Quand ça sent le pâté, c'est que ça vient de dehors (la vase à marée basse + les rejets de l'agriculture moderne dans la mer).
  15. Je crois pas qu'on aie de grandes leçons à donner aux ricains: en Vendée et en Charentes (le coin de la maison familiale), je vois toutes les zones "non constructibles", surtout en raison des risques d'innondation (crues, mais surtout la conjonction forte marée/tempête) être bourrées de toujours plus de lotissements chaque année depuis que je suis tout petit. A l'île de Ré (là où est précisément la baraque de famille), c'est réellement caricatural: en théorie, il n'y a plus rien de "constructible" depuis plus de 20 ans... En pratique, plusieurs villes qui étaient séparées par de vastes espaces sont aujourd'hui des conurbations, et les côtes, à bien des endroits, sont construites en continu. A chaque marée qui passe par-dessus les digues (et avec le recul des plages sur le versant atlantique), devine ce qui se passe et à quelle vitesse l'addition monte.... Sur le continent (les côtes, tout au moins), c'est encore plus catastrophique dans toutes ces zones qui sont encore essentiellement des marais côtiers à peine drainés, et/ou des zones agricoles gagnées sur des champs de vase et des zones hautement innondables (pour être méchant, ce sont des polders.... Sans digues de protection). Mais ça construit de la résidence secondaire par paquets, sans ralentir, depuis 30 ans.