Berezech

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  1. Ou les douanes non ? Les divers services nationaux ont étaient tellement déshabillés qu'on ne contrôle quasiment plus les flux de marchandises. Si on parle sérieusement de lutte contre le terrorisme (mais aussi lutte contre l'importation de drogue ou de médicaments, de contrefaçons, trafics divers et variés qui alimentent tels et tels conflits en Asie et au MO ...) c'est par là qu'il faudrait commencer. Pour les gardes frontières oui, mais les bases de la discussion sont faussées. Il y a déjà un tel secteur de la sécurité privée / de contractors / publicains sur les rangs dans ce domaine qu'on accouchera forcément d'un monstre. Bon et puis à titre personnel c'est vraiment un sujet sur lequel je trouve qu'il est vain de dépenser des milliards en dispositif sécuritaire, j'ai déjà étalé ma position ailleurs je ne reviens pas plus dessus, je pense que vu le poids des pays de l'est et l'évolution idéologique dominante je suis de loin très minoritaire sur ce sujet.
  2. L'article du monde à ce sujet est dégoulinant de wishful thinking http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/07/defense-europeenne-la-fin-d-un-tabou_5139983_3232.html Industriellement on va partir de petits projets vu le volume du fond en question. Mais je vois vraiment pas comment on peut arriver à un consensus sur les gros programmes. Faut voir l'histoire de l'A400M ou du NH90 pour voir à quel point c'est complexe ct'affaire. J'ai surtout peur qu'on se retrouve à financer le complexe sécuritaire anti-immigration au lieu de s'occuper des priorités ou des sujets structurels.
  3. Pas si simple quand par ailleurs ça entre en conflit avec l'obligation de protéger tes ressortissants , dont tu es techniquement censé préserver le droit à la vie (la mort n'étant possible que dans un cadre très restrictif juridiquement, par exemple la légitime défense face à un type armé). On peut certes dire qu'on est purement et simplement sur le terrain du droit humanitaire (mais en fait de toute façon osef, ça ne suspend pas les obligations d'un Etat vis à vis de ses justiciables), l'ordre juridique qui régit ces gens là continue de s'appliquer à leur personne. La sous-traitance ça paraît une solution mais on reste sur une prise de responsabilité dans l'homicide. De mon point de vue, la stratégie du gouvernement aurait sans doute dût être de faire un peu plus profil bas sur ce sujet, il me semble avoir lu des sorties dans la presse assez franche de responsables politiques (le livre testament de Hollande, au hasard). Surtout si on fait de l'assassinat ciblé et planifié. L'Etat Major ne s'y trompe pas d'ailleurs : il nie l'existence de listings fournis aux irakiens et le principe même d'élimination ciblée. Pas folle la guêpe.
  4. Tient d'ailleurs, nos FS qui "chassent" des français, ça pose un problème de légalité assez important. Puisque techniquement il s'agit de meurtre de ressortissant français (puisqu'on est pas dans un cadre qui autorise à donner la mort légalement, et en dehors de toute procédure) sur d'autres ressortissants français (pas de sympathie pour eux, mais les familles au pays seraient en droit d'entamer des actions devant la justice).
  5. Assez surpris par cette news : http://www.courrierinternational.com/depeche/la-russie-proche-dun-contrat-pour-la-vente-de-s-400-la-turquie.afp.com.20170603.doc.p80zu.xml?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&link_time=1496499068#xtor=CS1-9
  6. Berezech

    USA

    ça me rappelle une vieille blague soviétique : "En 1969, lors d'une cérémonie officielle au Kremlin, un jeune officier tenta d'assassiner Brejnev, mais il manqua son coup et sa balle blessa un cosmonaute qui venait de se faire décorer. Boudionnyï, vétéran de l'Armée rouge, était là. Son voisin l'entendit grommeler : - Si cet imbécile avait eu un sabre..." EDIT : l'anecdote est répertoriée dans le "le communisme est-il soluble dans l'alcool", recueil de commérages et blagounettes à l'humour noir qui circulaient parmi la population au temps de l'ère soviétique. Est-elle vrai ? Je ne crois pas. En revanche le mec qui l'a inventé était franchement drôle dans le contexte de l'époque.
  7. Berezech

    [Les fameux 2% PIB OTAN & Dépenses militaires]

    Des experts j'en suis pas si convaincu que ça. Les institutions oui, elle fonctionnent avec de l'expertise. Mais à la lecture des différents programmes dans DSI, (en fait plus de la façon dont ils sont formulés) j'ai pas mal de doute sur les partis politiques eux mêmes. J'ai peur qu'en fait tu es surtout beaucoup de profils Sciences Po / Ecole de commerce qui CROIENT savoir ou qui ont une culture superficielle des questions de défenses, ainsi qu'un pool de "personnes ressources" variées (les "experts") qui ont aussi des priorités, des objectifs, des chapelles ou des places à prendre en ligne de mire (pour prendre un exemple simple, un mec proche de l'industrie de l'armement, n'est pas forcément l'expert le plus objectif et souhaitable au moment d'élaborer ses choix stratégiques, dédicace aux tazus). ça se ressent justement quand les orientations stratégiques sont formulées purement en terme de moyen et pas d'objectifs, de priorisation et de choix, ainsi que dans la sous estimation des carences. Aimer l'armée française ne doit pas conduire par exemple à occulter le fait que le niveau d'entraînement de l'AdT par exemple se dégrade ou que le contrat opérationnel pour les opex n'est plus tenable dans la durée. (ou que le service militaire nouveau il va falloir le financer sur des crédits déjà existant en puisant sur un outil déjà sous financé) La question du budget à 2% fait consensus, mais curieusement dans la pratique on a jamais trouvé d'arbitrage dans ce sens au moment de la décision. Tout simplement parce que pleins de gens ne savent juste pas ou ils veulent aller en terme de défense ou les impératifs à l'instant t n'en font pas la priorité. Au moment du choix ils priorisent autre chose, et je pense qu'il vaudrait mieux l'assumer que continuer à tenir ce discours dangereux, qui révèle surtout l'incompréhension fondamentale de l'outil défense en tant que tel par les politiques.
  8. Berezech

    Hermann Goering

    L'incarnation de la médiocrité nazie par excellence, et de tous les vices concentré arbitrairement dans un mec à l'autorité (pas que) disproportionnée. Que dire de plus ? Je n'ai jamais compris comment les plus hauts dirigeants nazis ont pu tous, mais alors tous (avec peut être Speer comme exception en tant qu'organisateur capable, mais tout aussi coupable des crimes nazis et corrompu), être d'aussi médiocres gangsters / intrigants.
  9. Berezech

    menaces intérieures

    Je jetterai pas le bébé avec l'eau du bain. (bon BFMTV voilà voilà ok), J'ai quand même trouvé les premières réactions mesurées et raisonnées sur des sites de presses (écrites) qui relevaient les inconséquences ainsi que les faits propres à l'auteur de l'attaque d'hier soir et à son affiliation. Pour le coup j'ai rapidement été voir sur twitter, et c'était guère plus digne que la télé en direct, surtout avec le contexte qui a fait que tout le monde a absolument tenu à prendre position dès la première minute sur les faits sans savoir de quoi il retournait. (mentions spéciales aussi bien aux "ça va aider telle candidate" qu'aux "et alors monsieur l'ouvrier de chez ford, on désarme toujours la police ?") De grâce épargnons la presse (je vais plagier Pascal), si tout le monde la lisait avant de l'ouvrir on aurait parfois moins de réactions spontanées en deux lignes. Et pour le coup sur Air-Def on est pas parti en vrille, c'est que le poste menace intérieure est planqué dans la section actu armée de terre ou qu'on devient plus résilient ?
  10. Berezech

    menaces intérieures

    Attaque sur les Champs-Elysées: le point sur l'enquête http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/live/2017/04/21/en-direct-au-lendemain-de-la-fusillade-sur-les-champs-elysees-les-reactions-des-politiques_5114700_4854003.html Pendant ce temps là le bruit bat son plein. Comme il se doit. Et untel et untel se lient les mains en promettant des task forces trucs, et vas-y qu'on va aller faire la guerre. Il en est même un, bien en vu pour gagner, qui te raconte qu'il y a eu d'autres attaques à Paris hier soir. Niveau résilience en haut, ça donne le ton.
  11. Je suis comment dire ... de plus en plus, vis à vis de Trump ... je n'ai pas d'adjectif. https://www.washingtonpost.com/news/the-fix/wp/2017/04/18/the-white-houses-misleading-statements-about-trumps-armada-heading-to-north-korea/?utm_term=.47f02c8de923 Le battlegroup du Carl Vinson voguait vers le sud quand Trump a lancé sa démonstration de force en disant l'envoyer devant la Corée.
  12. @Tancrède : truc que j'ai pas mentionné dans mon poste, mais c'est bien évidemment le problème de l'acceptabilité (et la préparation mentale des populations européennes au phénomène) qui risque de pêcher dans mon argumentation. Mais là encore je l'attribue aux divers discours de l'autruche des élites politiques qui ont préféré de pas prendre le problème à bras le corps. Pour l'intégration dans le système économique tu marques un point. Reste que je perçois ça comme solvable via des investissements et une politique de long terme. Pour ne pas être trop confus j'y vois personnellement une politique de résilience face à une Turquie ou une Russie qui nous menacerons systématiquement avec cet outil là (et via la subversion qu'ils exercent sur le débat démocratique). Pour la distinction migrant/réfugié on peut en faire une sur des critères juridiques, mais franchement dans la réalité la différence est toute théorique quand tu te retrouves face à la personne. Les chaînes de causalité des migrants économiques sont liés à des questions elles mêmes politiques mais dont la violence s'exerce par des voies plus subtiles. Et plusieurs années dans le travail avec les populations qui demandent l'asile m'ont enseigné que tout est possible dans le domaine. Tu trouves ? Je m'attendais plus à me faire incendier sur l'immigration d'après guerre (celle des populations issues de l'Empire colonial). Parce que les migrants italiens/polonais/espagnols/portugais/orientaux, centraux, russes blancs, métèques et juifs de tout poils, ils se sont au final bien intégrés je trouve. Plus généralement sur l'intégration des populations migrantes il y a des réussites et des échecs (je parle de phénomène macro, pas d'Omar Sy dans Intouchable), et je pense que ça nécessite un bilan plus nuancé que "c'est évident". EDIT : j'en profite pour glisser ceci ici : http://mobile.lemonde.fr/societe/article/2015/10/13/l-insee-bouscule-les-idees-recues-sur-l-immigration_4788773_3224.html Des stats édifiantes. Au niveau français on est sur un solde très faible. Niveau UE à 500k c'est aussi très faible démographiquement.
  13. On risque de partir sur un HS déjà mainte fois discuté (mais bon fait c'est fait). Je ne suis pas de cet avis. On sait comment le gérer, je l'ai vu pour avoir passé du temps à la frontière macédonienne et à Chios l'an dernier, il y a plusieurs dizaines d'agences financées par les fonds européens et notamment ECHO sur place qui (sous) traitent la question de la gestion du flux en urgence (mais une urgence qui se pérennise faute de solidarité européenne). Il y a à Bruxelles même des gens qui savent gérer ces problèmes parce qu'ils les traite déjà de fait depuis plusieurs années en Europe, (impossible de faire autrement), mais aussi via la coopération internationale un peu partout dans le monde. Installer des gens et les dispatcher on sait le faire, et les flux dont tu parles ne sont pas insurmontables, pour les réfugiés syriens on est probablement même plus sur du million (il n'y a pas de réserves illimitées de migrants voulant venir en Europe, et ils sont très largement minoritaires dans les flux de migrations mondiaux). Je rappelle que la "crise" de 2015 c'était bêtement le niveau du flux habituel de réfugié en Europe de 1989, sur un ensemble politique et géographique beaucoup plus réduit et ayant à gérer la réunification allemande. Je renvoie aussi à l'exemple plus personnel de "l'exode espagnol" de 1939. On a accueilli plus de 500 000 personnes (en France, seule) à la chute de la république Espagnole, dont 50% sont repartis dès les hostilités terminées, puis progressivement après 39-45 (ou ils se sont intégrés durablement, comme ma famille qui s'est mixée rapidement). Le mix est d'ailleurs jamais assez souligné, mais il est très réel en statistique matrimonial. En terme de politique publique ça n'a rien de très différent de l'effort produit dans les années 50-60 pour loger, éduquer et valoriser des pans de population qui jusque là n'étaient pas pris en charge par les pouvoirs publics. Tu peux tout au plus y coller des éléments spécifiques (inter-culturalité, prise en charge des traumatismes post conflits, lutte contre la criminalité organisée ...) mais sur des pays fortement peuplés et riches, et en coordonnant l'effort via les pays de l'UE qui sont prêts à participer (difficulté que je ne sous estime pas), c'est franchement pas l'echelle de l'Exode. Les réfugiés pris en charge en France à l'année c'est actuellement 0,03% de la population. Et puisqu'on parle de flux, il y a les flux entrant, mais surtout les sortants (que curieusement on ne souligne jamais dans le débat public). En moyenne un étranger réside 10 ans en France, puis repart vers son pays d'origine ou une autre destination. J'avais pointé il y a plus d'un an que la France était à la lisière du déficit en terme d'entrée-sortie. (chiffres issus du rapport du comité de contrôle sur l'immigration de 2014 ) Pour le reste de ton message j'ai déjà pointé les difficultés de la Grèce (j'ai constaté sur place les limites de la générosité des populations et autorités locales qui m'ont franchement impressionné). Tant que les gouvernements européens continuent d'avoir la trouille des possibles réactions de leurs opinions et de faire des concessions (légitimant ainsi les discours nationalistes-identitaires) à ces représentations idéologiques du problème, cela bloque le processus de coopération et de solidarité pourtant absolument nécessaire pour traiter le problème. En attendant on se bloque dans des postures faussement urgentes en laissant ces fameux "drames" que tu décris se produire. Au grand bénéfice de nos "partenaires" turques. (pour recoller au sujet).
  14. Non. (l'AME et c'est tout, c'est pas une aide c'est une prise en charge médicale minimale parce que faire autrement est con/plus cher en terme de santé publique). Désolé de réagir (une énième fois) sur ce sujet, mais deux pages sur le sujet du référendum, et tout ce que je vois c'est des plaintes sur "l'Europe est faible", "les migrants vont déferler/nous manger"; "Erdogan est machiavélique et nos démocraties sont lâches/désarmées". En terme d'impact de relation internationale il y a mille autre choses à commenter : - Déjà la définitive coupure politique avec l'UE, Erdogan est définitivement hors course pour une adhésion, je me demande même si il ne risque pas des conséquences au sein du Conseil de l'Europe (en tout cas son système judiciaire est clairement plus compatible). - ça risque d'entraîner des répercussions sur les divers accords UE/Turquie. Et Erdo peut bien menacer tant qu'il veut de nous noyer de réfugiés, ça ne marche pas comme ça (l'immense majorité des syriens aspirent à retourner en Syrie quand les hostilités auront cessées) et ça pourrait même pousser l'UE à organiser sérieusement sa politique d'accueil (à savoir décharger notamment la Grèce et l'Italie de leurs surplus, mettre la convention Dublin aux chiottes, créer des fonds et des programmes d'intégrations communs, canaliser les nouveaux arrivant pour organiser leurs répartitions, communiquer en direction des populations ...) et d'affronter enfin les fameuses conséquences sociales et politique, les prendre à bras le corps au lieu de continuer à faire la tortue qui s'émeut à chaque naufrage. - Erdogan va t'il basculer définitivement vers Moscou ou chercher d'autres appuis au MO, la Turquie sous Erdogan s'est beaucoup isolée et est montée en tension à répétition avec presque tous ses voisins. Les conséquences pour l'OTAN, le contrôle des détroits devient dès lors problématique. - La question chypriote qui vient de se re-bloquer après de récentes avancées. - Si la Turquie devient un pays peu fiable, faut-il investir en moyens en Bulgarie et en Grèce pour protéger le flanc sud est de l'OTAN. Ouip. Depuis longtemps pour la Grèce, plus récemment pour la Bulgarie (au début de la décennie), et avec le soutien opérationnel de l'UE pour le renforcement du dispositif et de la surveillance. ça avait pas mal fait scandale parce qu'au début la cloture avait rouillé en moins d'un an, coutant une véritable fortune à installer, puis remplacer, et les migrants passaient assez facilement à travers les patrouilles bulgares. Depuis le renforcement de l'obstacle et la violence avec laquelle les migrants ont été traité en Bulgarie se sont montré assez dissuasifs pour les passages directs. Cela étant ça passe toujours (mais plus lentement, plus cher, et en renforçant au passage les réseaux de criminalité qui se structure autour de ce business), ou directement via des visas (vrais-faux, faux vrais, vrais vrais, faux faux ... toutes les combinaisons sont possibles) ou avec des flux qui se déplacent vers le nord (avec des passages par l'Europe de l'est, plus cher, plus long, mais ça passe). Pour l'entrée via les îles grecs ça se fait via des bateaux gonflables. L'activité peut être menée par des opérateurs privés avec des capitaux modestes. (modeste du genre le bateau qui cale au bout de 5 km dans le bras de mer entre Lesbos et l'Anatolie ...), et le principal outil dissuasif c'est que l'accord UE-Turquie prévoit le refoulement (très certainement illégal au regard des conventions internationales qu'ont signé les parties, mais c'est un autre sujet) une fois arrivé en Grèce (sur les îles grecques en fait) (confinement dans des camps sous équipés et administrés, puis renvoie vers la Turquie). L'eau reste un obstacle toujours aussi efficace. La Grèce est réellement dépassée en terme de capacité d'accueil (les populations locales et le gouvernent local font vraiment beaucoup) mais ils n'ont pas les capacités pour gérer le flux, je ne parle pas de gardes frontex ou de bateaux de patrouilles supplémentaires, je parle vraiment de moyen de traitement administratif et d'une prise en charge sociale durable et rationnelle des populations arrivantes ET locales. Il est bien évident que caler tous les réfugiés sur les îles d'arrivée, ou même à Athènes, est une idée stupide (et celle retenue par défaut en attendant des solutions durables).
  15. Berezech

    [Les fameux 2% PIB OTAN & Dépenses militaires]

    Il y a une prise de conscience, je pense, (après le gueulage de pas mal d'expert de défense dans les cercles et la presse spécialisée) de la bosse budgétaire, ou en tout cas de certains énormes programmes dont le financement va se poser dès le quinquennat (notamment le successeur du Charles de Gaulle, dont les premiers financement se pose dès 2020). Pas sur que les candidats aient saisi l'ampleur de l'effort budgétaire qui va être nécessaire mais en tout cas le message est parvenu aux équipes de campagne (les staffers quoi, le cercle qui bosse sur les diverses questions et tentent de les articuler dans un programme plus ou moins cohérent), que se lancer dans des folies gadgets comme le SM d'été, c'était pas le moment. Je crois que c'est un des trucs sur lesquels tout le monde est d'accord. Et ce qui est encore plus rigolo c'est les deux autres mois de campagne électoral qu'on va se payer derrière jusqu'au second tour des législatives. Pour rester dans le sujet, je suis franchement inquiet de savoir quelle sera la qualité du personnel politique issue de la grande recomposition à laquelle on va assister, et de savoir si il y aura encore les cadres capables de défendre la Défense et son budget au Parlement. Je parierai pas ma chemise dessus.