Berezech

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  1. Une prise de pouvoir de l'armée, c'est pas une des clauses d'exclusion du Mercosur ? J'ai beaucoup de mal à comprendre la logique de Bolsonaro face à l'épidémie (liée à la politique interne brésilienne j'imagine), j'aurais pensé que sa priorité était de défendre le big business brésilien.
  2. Je déguste avec parcimonie ma dernière bouteille de Barbancourt hors-d'âge. Et je n'ai plus du tout de vieux Guadeloupéen de ma réserve stratégique. Qu'est ce que ça descend vite ... Il va falloir passer à l'Armagnac que me file parfois les parents d'élèves reconnaissant, et c'est pas du très haut de gamme. Côté alcool, je n'ai jamais autant consommé de bière (Fisher ou Stout) et de vin (ce que j'ai, ni du bon, ni du mauvais) ... dans mes petits plats pour la famille. Les enfants se régalent. Et un ou deux verres de rouges par semaine, pour le cœur. Rien de mieux qu'un bon ragoût par temps gris pour embaumer la maison.
  3. Sur l'immunité j'en étais resté là : https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/covid-19-immunite-de-groupe-mission-impossible Quelques jours ? Quelques mois ? Des années ? On n'a pas assez de recul.
  4. A leur décharge, une majorité d'américain vit en flux tendu, sans épargne ni patrimoine leur servant de matelas de sécurité. L'interruption de l'activité menace durement une grande partie de la population, surtout si les transferts sociaux et les mécanismes de solidarité ne sont pas en place pour relayer l'arrêt de la production. Certes voir des types manifester fusil d'assaut à la main me fera toujours halluciné, et les demandes de réouverture des coiffeurs sont caricaturales (mais les journalistes ne cherchent ils pas aussi un peu le bon client en faisant du micro trottoir ?), mais quand les types expliquent qu'ils ne peuvent qu'aller à Wall Mart, et qu'ils sont au chômage, qu'ils vont devoir dépendre des timbres alimentaires ou d'un programme d'assistance, ça peut effectivement faire grincer des dents, surtout si comme chez nous la menace du Coronavirus n'a pas été comprise. Enfin pourtant il y a déjà un bodycount important dans le Michigan ... certes.
  5. J'ai fait remonté ta remarque. Il est possible que le ressenti de la personne en question soit assez influencée par la multiplication récentes des images et témoignages de soignants habillés en sac poubelle et/ou en blouses artisanales, avec des masques un peu tout venant, faute de moyens adéquats. D'ailleurs, et c'est une question, la montée en puissance de notre capacité de lits soin intensif est-elle liée à un effort de planification, ou à la remarquable improvisation sur place des équipes médicales ? Comment la mobilisation (au même sens que militaire) s'est elle concrètement organisée ? Ouvrir mon journal local tous les jours est un incroyable boost au moral et me redonne une foi inespérée en l'humanité (organisation d'impression 3D de visières à la fac, mobilisation des ateliers artisanaux pour les masques/blouses, distributions de repas, afflux de volontaires et d'initiatives de solidarité). Mais je me demande aussi dans quelle mesure on peut (et on doit) compter sur ce genre de choses quand on organise la mobilisation contre une pandémie.
  6. Etude d'impact du confinement et des stratégies de sorties (en IDF ici) https://www.epicx-lab.com/uploads/9/6/9/4/9694133/inserm-covid-19_report_lockdown_idf-20200412.pdf?fbclid=IwAR3qIh-iinByBiZpimUUuxLBgceuL7SFWDgG7UAStJrQztxc2UYMKJBJ8sI Je vous mets le résumé/commentaire du copain qui l'a passé au peigne fin et que j'ai trouvé intéressant. On y trouve quelques bonnes nouvelles, et d'autres plus inquiétantes. "Il s'agit d'un modèle à compartiments de la même famille que celui utilisé par l'équipe de Neil Ferguson de l'Imperial College London. Celui-ci est centré sur l'Île-de-France, et il est calibré sur les données d'hospitalisation. Ce sont les données les plus fiables : encore une fois, le nombre officiel de cas confirmés ne vaut absolument rien, et le taux de décès ne traduit qu'imparfaitement l'ampleur de l'épidémie, car il va dépendre justement de la surcharge ou non du système de santé – ce qu'on cherche précisément à évaluer, si ce n'est à éviter. De plus, le critère principal choisi pour évaluer les projections du modèle est le nombre de patients hospitalisés en soins intensifs ("ICU", pour intensive unit care), ce qui constitue un sous-ensemble des patients hospitalisés. Ce critère (qui était aussi le critère d'évaluation du modèle de l'équipe de Ferguson de l'ICL) se justifie car 1. c'est là que se comptent les cas graves, et que se joue en principe la survie ou non (et donc l'essentiel de la variabilité du taux de mortalité), 2. c'est le principal facteur limitant dans notre capacité à affronter l'épidémie (c'est la première chose qui est débordée). Tant que tous les cas graves peuvent être bien accueillis en soins intensifs, le taux de mortalité reste dans les mêmes eaux qu'une grippe particulièrement agressive (moins de 1%) ; si la capacité en soins intensifs est dépassée, le taux de mortalité peut monter en flèche (3% en Lombardie de tête). De ce point de vue, la France est un pays sous-développé niveau capacité hospitalière, dans les mêmes eaux que l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni. Pour rappel, l'Allemagne ou la Corée du Sud ont plusieurs fois notre capacité en soins intensifs (lits/population). Les "compartiments" du modèle répartissent la population entre : les personnes non touchées ("susceptible"), infectées mais encore non contagieuses ("exposed"), contagieuses en fin d'incubation donc sans symptômes ("prodromic phase"), contagieuses ("infectious") asymptomatiques, paucisymptomatiques (très peu symptomatiques), moyennement symptomatiques (mild symptoms – du rhume au syndrome grippal en gros), ou sévèrement malades (severe symptoms – troubles respiratoires ou cardiaques justifiant une hospitalisation en gros), ces dernières évoluant en hospitalisations normales ou en hospitalisation en soins intensifs ("ICU"), puis en personnes guéries ("recovered") ou décédées ("deceased"). Ce qui fait 11 états possibles couvrant l'ensemble de la population d'IDF (cf. figure 2 p. 4). La population est de plus répartie en trois classes d'âge : 0-18 ans, 19-64 ans, +65 ans. Chacune de ces catégories se voit affecter une probabilité différente de développer des symptômes (aux différents degrés ci-dessus), d'être hospitalisée, éventuellement en soins intensifs, puis de guérir ou de décéder. Cf. annexe tableau S1 p. 20. Ces chiffres sont évidemment attribués à partir des données de terrain dont on dispose. En particulier, les enfants se voient attribués une probabilité zéro de développer des symptômes moyens ou sévères (et donc d'être hospitalisé). Les probabilités de contagion sont également différenciées en fonction de la classe d'âge. Voir les "contact matrices" en annexe p. 21. Pour la situation normale ("baseline matrix"), elles sont établies à partir de données de fréquence des contacts sociaux en fonction de l'âge (les enfants ont, en temps normal, plus de contacts entre eux qu'avec des adultes, etc.) déjà obtenus sur l'IDF par des enquêtes dans le passé. Pour les périodes sous mesures de distanciation sociale, elles font l'objet d'estimations à priori par les chercheurs. Le modèle est calibré sur les données d'hospitalisation allant jusqu'au 3 avril, et tente de faire des projections pour les mois à venir, avec deux données en sortie : le nombre d'admissions quotidiennes en soins intensifs, et le nombre de lits en soins intensifs occupés au jour j (c'est ça la valeur critique à suivre). Ces projections dépendent des mesures mises en place, et le modèle teste une fin de confinement "sèche" au 30 avril, 30 mai ou 30 juin, et différents niveaux de "ralentissement social" combinés à une identification-isolation intensive des nouveaux cas ("case isolation", CI) plus ou moins efficace (25% des cas isolés, 50%, ou 75%). Le détail des scénarios testés est figure 3 p. 7. Que penser des résultats ? D'abord ce qui est clair. 1. Bonne nouvelle : le confinement marche ! Ce n'était pas évident dans le dernier modèle de l'ICL que j'avais commenté, qui donnait 1 chance sur 4 de passer le taux de reproduction R de l'épidémie en-dessous du seuil fatidique de 1. Là le modèle nous assure que le R serait passé d'environ 3 le 16 mars, à 0,6-0,7. Il prédit donc la poursuite régulière de la baisse du nombre d'admissions quotidiennes en soins intensifs (déjà observé ces derniers jours), qui se traduira avec un certain délai dans le nombre de lits occupés (et oui, parce que les gens restent longtemps en réanimation…). Le modèle prévoit de repasser en-dessous du seuil de saturation des soins intensifs (2500 lits), autour du 26 avril (voir figure 5 p. 9). Ça veut dire aussi que les hôpitaux seront donc encore largement sous tension le 11 mai. 2. Mauvaise nouvelle, mais on le savait déjà avec les modèles de l'ICL : la levée "sèche" du confinement nous laisse un mois de délai avant de revenir à la situation actuelle. Le rebond épidémique est brutal et très rapide. La durée de répit et l'ampleur du nouveau pic dépend de plus très peu de la durée du confinement, à partir du moment où la baisse du nombre de lits de soins intensifs occupés est bien amorcée. Voir figure 6 p. 10. Deux lectures possibles. Le verre à moitié vide : quoi qu'il arrive, on ne peut pas simplement lever le confinement et revenir à la normale, au moins pour les 8 mois à venir. Une stratégie offensive d'identification-isolation systématique des nouveaux cas est indispensable, probablement non suffisante. Le verre à moitié plein : quelle que soit la stratégie de sortie/levée partielle/passage à un nouveau régime, à partir du moment où elle est prête à être enclenchée à une date D, elle ne dépend que peu de la date de fin du confinement strict. De ce point de vue, si les mesures qui doivent prendre la suite sont prêtes le 11 mai, alors autant y aller le 11 mai, on ne gagnerait pas grand chose à poursuivre un confinement strict et socialement pathogène jusqu'à fin mai, fin juin ou plus. Maintenant ce qui n'est pas clair. Que penser des mesures post-confinement strict envisagées ? (figure 7 p. 11) 1. D'abord, *elles incluent toutes un maintien de la fermeture des écoles*, contrairement à ce qui a été annoncé (de manière assez floue) par Macron. Qu'est-ce que ça changerait si on ajoutait une ouverture partielle des écoles aux scénarios testés ? Impossible à dire comme ça, mais la dynamique de l'épidémie serait forcément plus importante. Ça me fait penser que c'est sûrement une grosse bêtise d'imaginer reprendre l'année scolaire avant septembre. Et même septembre est peu probable. Mais reprendre une situation d'apprentissage et d'occupation pour les enfants éloignés de l'école est en même temps un objectif important qui doit être mis en balance avec les objectifs sanitaires. Peut-être qu'on se tournera vers un accueil de type "soutien scolaire" avec un peu plus d'enfants accueillis dans les établissements qu'aujourd'hui, sans une reprise des "cours" proprement dits et sans accueillir la majorité des enfants. Ça me semblerait sage. 2. Une stratégie très agressive d'identification-isolement des nouveaux cas, *dès la sortie* de confinement, *pourrait* permettre de rouvrir l'essentiel des commerces et lieux de rencontre, et laisser 75% des gens reprendre le travail physiquement (scénario "exit 3"). Une vie "presque normale", modulo la fermeture des écoles. Le régime qui avait été imaginé lors de la première intervention de Macron, quelques jours avant le confinement total, à peu de choses près. Qu'est-ce que cette stratégie implique ? Des tests massifs, on l'a dit, en commençant par les gens symptomatiques et tous ceux qui ont pu être en contact avec eux jusqu'à J-2 (J début des symptômes). Mais il faut que ce soir des tests fait très rapidement : on doit être capable de confirmer le coronavirus *le jour même* du début des symptômes, et identifier 75% des cas (en comptant 20% de cas asymptomatiques qui seront difficiles à identifier…). C'est un défi. Ensuite, il faut être capable d'isoler efficacement les gens contagieux, en mobilisant massivement des hôtels pour des semi-hospitalisations de fortune. Il n'est pas possible de continuer à renvoyer chez eux des gens qui vont contaminer ensuite leurs enfants ou conjoint.e. Si cette stratégie se révèle un peu moins efficace (50% de succès), une fermeture intermittente (un mois sur 2, scénario "exit 4"), ou partielle mais continue (scénario "exit 1") des commerces non-essentiels, pendant de longs mois, donnerait sensiblement les mêmes résultats, des oscillations en plus dans la charge sur le système de santé dans le scénario intermittent. Si cette stratégie se révèle peu efficace (25%), impossible de rouvrir les commerces non-essentiels et de laisser plus de 50% des gens reprendre le travail physiquement… 3. Avec ce programme, on peut tenir jusqu'à la fin de l'année civile. Les scénarios "exit 3" et "exit 4", les moins lourds à supporter socialement mais les plus risqués, nous feraient atteindre à nouveau les capacités limites du système hospitalier vers le mois de décembre. D'ici là, de l'eau aura coulé sous les ponts, on peut espérer avoir identifié des traitements fiables, et un vaccin ne serait plus très loin. "Enfin, je termine avec les limites du modèle. 1. La question du nombre de porteurs asymptomatiques est l'une des grandes inconnues. L'article est basé sur la fourchette basse de 20% d'asymptomatiques. Des simulations ont aussi été faites pour la fourchette haute de 50% (voir en annexe, p. 22-23). Les auteurs concluent que plus il y a d'asymptomatiques, plus c'est cool pour nous. Certes, c'est plus difficile à tracer pour la stratégie d'identification-isolement des cas. Mais ça veut dire aussi une immunité acquise plus vite et à moindres frais pour le système de santé. Les hôpitaux peuvent souffler, et à condition de mesures barrière et d'une identification-isolement moyennement efficace on peut rouvrir tous les commerces et reprendre le travail à peu près normalement (modulo les écoles qui, dans le modèles, sont toujours fermées…). 2. Ce modèle est valable moyennant l'hypothèse d'une immunité conservée longtemps (> 8 mois) après guérison. C'est probable, mais ça fait encore débat. Il est possible que cette immunité se perde au bout de quelques mois. Ce serait la merde, je vous fais pas un dessin. 3. A l'inverse, le modèle est construit sur la base d'une hypothèse d'absence d'effet saisonnier sur l'épidémie. Certaines épidémies, comme la grippe, s'arrêtent spontanément l'été et passent alternativement de l'hémisphère nord à l'hémisphère sud avec les saisons, sans qu'on sache très précisément comment ça se passe (combinaison de facteurs : le froid peut favoriser un peu l'infection, les habitudes sociales changent, le virus survit moins longtemps sur les surfaces, etc.). Pour l'instant, l'évolution de la pandémie Covid-19 apparait corrélée à la température moyenne. C'est peut-être une coïncidence. Ou pas. Si elle régresse l'été, c'est une super nouvelle pour nous, qui nous permettra de reprendre une vie normale fin mai si on constate un net ralentissement. Mais il faudra être prêt pour la seconde vague qui nous frappera alors inéluctablement – et d'autant plus fort – à l'automne. A l'inverse ce serait une très mauvaise nouvelle pour l'Afrique et l'Amérique du Sud… 4. Le modèle n'intègre pas non plus un effet potentiel de la généralisation des masques dans la population, faute de données suffisantes. Les masques chirurgicaux semblent diminuer la propagation des virus respiratoires, en particulier les coronavirus (la famille de virus, pas celui de Covid-19) – cf. https://www.nature.com/articles/s41591-020-0843-2. Équiper toute la population en masques chirurgicaux jetables est impossible, ils doivent être réservés aux soignants. Et il n'y a pas de données sur l'efficacité des masques lavables en tissu. Mais en équiper toute la population pourrait peut-être être un gain surprise bienvenu, qui assouplirait les prédictions de ce modèle, pour un coût très modéré. Donc à mon avis il faut s'y préparer sans plus attendre. 5. L'identification d'un traitement efficace fiable changerait singulièrement la donne. Mais on y est pas encore. Je ne développe pas plus ici. 6. Enfin, dernière limitation qui est une vraie faille de l'étude à mon goût : elle ne tient absolument pas compte de la situation dans les EPHAD. C'est, à mon avis, une faute. Le modèle ne se concentre que sur les gens hospitalisés en soins intensifs. Et en première approximation c'est censé (cf. début de mon post). Sauf que les personnes âgées en EPHAD décèdent en masse *sans passer par la case hôpital*. Aux chiffres du 16/04, ça représente 38% des décès décomptés. C'est énorme. Et le modèle passe *totalement* à côté de ces 40% de morts. Alors certes, il n'a pas été conçu pour ça. Il a été conçu pour estimer l'engorgement des lits de soins intensifs. Et comme les vieux meurent en ayant le bon goût de ne pas passer par les soins intensifs… ils sortent de l'équation. Ce n'est pas la faute du modèle ou des chercheurs qui l'ont conçu en particulier, c'est révélateur de la façon dont on considère ces personnes aujourd'hui en France. Ils ne "pèsent pas" sur les indicateurs choisis. Et lorsqu'on regarde la réalité à travers des indicateurs on ne voit que ce qu'ils veulent bien montrer. Dans le cas du modèle, ça révèle ce qu'on peut appeler la dimension performative des modèles scientifiques : ils ne font que grossir ce qu'on leur demande de montrer. Si vous créez une catégorie vous la faites exister, inversement si elle n'existe pas le discours elle n'apparaitra pas dans le modèle, et le modèle comme aide à la décision ne vous recommandera rien à son sujet, la maintenant hors des radars… Le raisonnement est ici circulaire. Ceci dit, les personnes en EHPAD sont une population bien spécifique, déjà "assignée à domicile", il serait donc *normalement* bien plus facile d'élaborer des stratégies dédiées et efficaces pour les protéger. Encore faudra-t-il que quelqu'un (politique ou scientifique) trouve ça important…" "
  7. Faut voir qui va douiller, mais j'avoue ne pas réussir à verser une larme pour l'industrie du divertissement audiovisuel. Elle fonctionne par cycle et elle avait poussé le pêché trèèèèès loin lors de la phase euphorique de celui-ci. Pas grand chose de bien intelligent à dire en dehors de ça. On risque curieusement de voir essentiellement survivre les structures publiques audiovisuelle, avec les bons et les mauvais côtés que ça comporte. (regarder Louis la Brocante, Drucker, le JT de Fr2 le reste de son existence sonne comme une malédiction), la mafia CNC va s'en tirer ... malheureusement. La demande restera forte, donc il y aura une industrie après la crise. Peut être qu'on aura une phase un peu comme celle qui a suivi la fin de l'âge d'or d'Hollywood ou un cinéma d'auteur plus simple et nécessitant moins d'investissement deviendra plus bankable que les superproductions. (dur à imaginer mais ce fut brièvement le cas). Ensuite les leçons seront oubliées, business as usual ...
  8. Les pays baltes, les hongrois, (et dans une certaine mesure les tchèques et les slovaques) sont économiquement/politiquement (dans une certaine mesure pour ce 2e aspect) les vassaux de l'Allemagne. Les scandinaves et les néerlandais sont eux totalement alignés sur eux. Si tu fais des coronabonds avec seulement la moitié de l'Europe la moins austère budgétairement tu manques de crédibilité et tu risques juste de mutualiser un taux d'intérêt qui reste dégueulasse. Concrètement c'est comme une cordée, avec la France qui tire alors qu'elle tient à peine elle même aux rochers. Et que t'as déjà plusieurs cadavres au bout : la Grèce et Chypre en particulier. L'idéal serait donc d'avoir une cordée avec plus de monde et certains membres plus solides, mais les élites allemandes sont en mode "je couperai bien la corde". Faut lire les témoignages des conseils européens ou de l'eurogroupe pour piger à quel point ces instances sont sous l'influence allemande, à quel point nombre de pays sont aux ordres (sous la menace) des allemands, ou parfois font démonstration d'un àplatventrisme spectaculaire. Un truc essentiel ça serait de rendre ces réunions publiques, transparentes, ou au moins d'en publier les minutes. Nombre de dirigeants européens agiraient autrement si c'était le cas. Je persiste à penser que la meilleure solution c'est d'arriver effectivement à faire monter l'Allemagne à bord. ça commence quand même à bien remuer outre-rhin d'après ce que je vois dans la presse, mais ils ne le feront que si ils n'ont pas d'autres options, et si la France, l'Espagne et l'Italie font front commun. ... Et ne se couchent pas quand Merkel les menace de mentionner à la conférence de presse de fin de réunion que leurs banques ont un problème de liquidité, pour provoquer des attaques et fuites de capitaux vers les banques allemandes.
  9. La même FED qui a déjà dû replâtrer le marché interbancaire entre octobre et janvier ... et qui essaye surtout d'éviter trop de mauvaises nouvelles à l'économie américaine d'ici l'élection de cet automne. Que le coronavirus ait mis le commerce et la production à l'arrêt OK. Mais ça révèle quand même un grave défaut structurel préalable. Et je l'ai déjà pointé ici, la zone euro était au bord de la déflation avant l'épidémie, avec un choix à faire entre sa politique monétaire et la solvabilité de ses banques (qui n'était pas encore tranché, qui ne l'ai toujours pas vraiment d'ailleurs). Aux US les fondamentaux étaient pas bons non plus, du fait de la redistribution des richesses et du patrimoine vers le haut. Et plus généralement dans le monde une crise de surproduction latente par rapport à la capacité de la demande globale, portée à bout de bras par le crédit et les bulles. D'ailleurs une fois les plans de relance en oeuvre, je me demande ce qu'on va bien pouvoir faire face à ces problèmes structurels. Les expédients du socialisme pour riche ne vont pas fonctionner indéfiniment (surtout vu les volumes). Tout simplement si j'ouvrais un business demain je serai d'avance incité à ne rien produire, ne pas engager d'investissement dans le climat actuel. Trop d'incertitude, une demande en spirale descendante, une baisse de la demande des matières premières (et donc un beau bordel en perspective sur la moitié la moins industrialisée de la planète), un effondrement du commerce, et sans doute la tentation d'un repli protectionniste général réduisant la taille des marchés.
  10. Les alliés ont la supériorité aérienne totale le jour du débarquement. Même comme ça une bombe A ne détruirait qu'une fraction infime de la flotte. Il faudrait réussir à nuker chaque plage en plein jour J pour avoir un effet sur la logistique qui soit réellement décisif (en faisant abstraction de la confusion qui règne alors dans les rangs allemands) Et l'armée rouge s'étend sur des milliers de kilomètres. Idem, l'effet d'une bombe est très local et limité. C'est même assez difficile de concevoir comment l'utiliser sur le front de l'est tant les opérations y sont diluées dans l'espace / temps. Le territoire US est complètement hors d'atteinte d'une attaque sérieuse. C'est pas un IBCM moderne. l'effet de destruction total ne porte que sur une quinzaine de km², et se dégrade ensuite.
  11. En essayant de me mettre dans la tête d'un Hitler ultra parano post Valkyrie ultra centralisateur des décisions et absolument nul (ça me fait très mal à la tête), je me dis que la seule utilisation possible que le vieux puisse en faire ... serait de l'utiliser contre son propre peuple. "Ha ma PanzerArmee de gamins de 15 ans s'est faite étriller ? Je la nuke pour faire un exemple" "Ha les Soviets ont pris Budapest avec la complicité de cette race de traitres, les hongrois ? Je nuke" "Ha mon bunker est encerclé ? Je nuke" "Himler m'a trahi, je nuke Lubeck." "Goering m'a trahi, je nuke Goering". etc ... Accessoirement à la fin de la guerre les soviétiques mettent directement la main sur l'arme nucléaire et les scientifiques qui vont bien, ce qui change un peu la guerre froide.
  12. Il va falloir de sérieuse contre-parties pour avoir du consentement/consensus là-dessus. Et se poser un certain nombre de questions préalables (qu'est ce qu'on garde, le système bancaire on en fait quoi, qui doit diriger l'économie, la bande de grands détenteurs du patrimoine qu'on a sauvé au frais du contribuable en 2008, puis à nouveau en 2020 doit contribuer, mais dans quelle proportion ?). Il y a un contrat social entier à renégocier. Perso je ne vois pas pourquoi j'irais bosser 50h pour payer le redressement de certaines sociétés propriétés de grandes fortunes, dont l'utilité sociale ne paraît pas établie. Ou pour repartir sur les bases d'une société ou le patrimoine se concentre vers le haut avec les mêmes problème économiques (un rapprochement des cycles de crédits de plus en plus intense, une répartition à la rationalité limité des moyens de production et une division du travail inégalitaire, un problème de définition de ce qu'est la valeur, la responsabilité des organisations humaines). Avant de demander aux gens des efforts (je partage avec toi l'idée de leur nécessité) il va falloir leur fixer des perspectives (autres que la dette/austérité éternelle de la Grèce par exemple). En particulier si dans deux ans on siffle la fin de la récrée pour revenir au statu quo ante et à l'austérité, ça va pas le faire. Enfin vu qu'on va vers une spirale déflationniste, la question de l'investissement / et du soutien à la consommation va se poser. Et probablement pas dans un contexte de sécurité international apaisé. D'ou peut être l'utilité de ce sujet, et sans doute de partir des besoins sécuritaires de notre population. On risque d'en revenir rapidement à des choses discutées depuis longtemps, a t-on besoin d'un PA supplémentaire, de regarder l'évolution géopolitique sur le continent, de protéger l'outre-mer ou d'avoir des moyens en prévision de la prochaine pandémie ? Et lequel de ces moyens prioritaires est susceptible d'aider l'économie nationale durablement (développement technologique en particulier, soutien à la consommation de biens intermédiaires, filières industrielles, aménagement du territoire, soutien aux ménages les plus fragiles ...)
  13. 1 - Mener une guerre d'embuscade et d'attrition entre le mur et Winterfell (vue que l'armée ennemi ne maitrise pas le terrain, qu'on sait ou elle va, sa taille, sa vitesse etc ... et qu'on a des drones reco avec Bran, l'ennemi n'a aucun élément ni moyen de reco (en dehors du dragon), ce qui expose son chef à une mort prématurée). Virer la population en l'envoyant massivement vers le sud. Laisser tomber le terrain, conserver ses hommes (Mao). 2- Creuser des lignes successives de tranchées cloisonnées avec des levées de terre ... Et blindées d'épieux pour "adoucir" l'adversaire, lui tomber dans le dos, le canaliser, l'anéantir en évitant le cac. (pratique quand on a des tas d'archers et des lanciers lourds). Inonder les glacis pour former du verglas devant les retranchement. Modifier les cours d'eau pour créer des barrières. Bref faire du César à Alésia ou du Vauban à l'improviste. 3- Utiliser la cavalerie pour harceler l'ennemi en le prenant à revers. Foutre le feu aux forêt autour de Winterfell. militairement cet épisode n'a aucun sens. Le roi de la nuit prend des pertes prohibitives dans un assaut frontal. La stratégie des défenseurs est particulièrement stupide (usage de la cavalerie, et infanterie lourde massacrée d'entrée de jeu, passivité dans la phase d'approche). Alternativement, Le roi de la nuit n'a qu'a s'installer à proximité (et même pas besoin de circonvallation vue la nature de son armée) et laisser les défenseurs crever de faim et de froid. Envoyer une partie de ses forces raser le Nord et lever des troupes fraîches (haha). Je ne comprends pas pourquoi il est pressé. Même les dragons de Dany et Jon doivent bouffer, donc en plus opportunité parfaite de les choper en embuscade durant une sortie.
  14. Nuker Paris, Bruxelle, ou Londres me paraît dans le délire d'Adolf, si tant est qu'il puisse intellectuellement saisir ce qu'il a entre les mains et comment s'en servir. Si tant est que ses bombardiers puissent atteindre leur cible (de nuit ?). Et que les V2 soient assez précis, (bof). Tactiquement l'utilité me paraît nulle (à employer en rase campagne contre les soviétiques ou même les alliés). Pour le reste ça change quoi ? Je suis les alliés je répond en incinérant un peu plus les villes allemandes en conventionnel (si c'est possible). Je ne pense pas que le tempo des opérations soit drastiquement modifié, même si la log dans la manche est visée. Au pire les soviétiques grattent plus de terrain ? Le sort de l'Allemagne ne fait plus aucun doute en décembre 1944, et une demi douzaine de nuke ne sont pas susceptibles de retourner la situation. Au pire on décide de découper en plus petits morceaux l'Allemagne, et les nazis savent que la corde ou le goulag les attendent. En revanche ça justifie encore plus l'utilisation des bombes US contre le Japon quelques mois plus tard. Mais on sait que ça n'est pas non plus décisif dans la décision de se rendre côté japonais. EDIT : pour l'usage des troupes conventionnelles, de toute façon l'Allemagne subie toute l'année 1944 le rythme que lui impose les alliés. A l'exception de la contre attaque dans les Ardennes ? Au pire le front de l'ouest rompt un peu moins vite. Ou Hitler peut gratter quelques jours/semaines à l'est en jetant ses maigres réserves dans les jambes de la machine soviétique.
  15. Petite lecture de la presse locale avec le café du matin : - Les soignants de mon département (Hautes Pyrénées) se sont constitués en asso indépendante pour partager des infos, collecter des dons et du matériel - Ils ont mis en place en partenariat avec les labos locaux équipés un dépistage réservé aux personnels de santé, caissière de supermarché, éboueurs etc ... (pas de dépistage massif). - Les tests dans ce département encore "peu" touché (on a quelques morts tous les jours, en particulier en EHPAD, et 16 lits de réa occupés sur 20) révèlent que 25% des personnes testées dans les personnels essentiels ont été en contact avec le virus. Au niveau national on serait autour de 30% ! - Ils indiquent qu'ils ont 15 jours de réserve de matériel de protection, gants, masques, blouses ... si l'épidémie ne s'aggrave pas. (et à priori on est encore en phase ascendante, ce qui est le cas de toutes les régions jusqu'ici moins touchées). L'article en entier : https://www.nrpyrenees.fr/2020/04/02/prelevements-covid-les-infirmieres-aux-petits-soins,8828821.php